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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 septembre 2025 17 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSantéInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Andréa Kotarac : "L’instabilité est le fruit du « front républicain » !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteÉludée

    Vous pourriez changer d'avis ? Vous pourriez finalement vous abstenir, par exemple ?

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Et pourquoi ne pas prendre ça ? C'est toujours ça ? Vous pourriez rentrer dans une forme de négociation et obtenir certains points, comme avec Michel Barnier ?

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Il va multiplier les gestes, François Bayrou, comme ça, là ?

  • 1:44OuverteRéponse directe

    Pourtant François Bayrou multiplie les interventions. Ce n'est pas terminé, je crois qu'il fait un média tous les jours jusqu'à lundi.

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Mais qu'est-ce qui pousse en faisant ça ?

  • 6:41RelanceÉludée

    C'est vrai que la stratégie du RN c'est de finalement censurer les uns après les autres, les locataires de Matignon, pour pousser Emmanuel Macron à démissionner, c'est ça votre stratégie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:04Invité politiqueFait
    « À l'heure où un Français sur trois refuse à se faire soigner pour des raisons financières, on ne comprenait pas pourquoi des clandestins, des illégaux qui séjournent illégalement sur le territoire national, eux avaient une couverture à 100% avec, dit-il, de la balnéothérapie, etc. »
  • 0:23Invité politiqueFait
    « À quelques dizaines d'heures de sa chute, M. Bayrou, tout d'un coup, accepte de transformer l'AME en aide médicale d'urgence. »
  • 0:49Invité politiqueChiffre
    « M. Bayrou cherche 44 milliards. L'AME, c'est un principe, c'est un symbole. On fait passer des clandestins avant les Français, certes, mais c'est 1,7 milliard. »
  • 1:00Invité politiqueChiffre
    « 1,3 exactement dans le budget, 1,7. »
  • 3:10Locuteur non identifiéChiffre
    « plus de 8 Français sur 10, dépités par une classe politique qu'ils ne trouvent pas à la hauteur de la situation »
  • 3:37Locuteur non identifiéChiffre
    « près de 4 Français sur 10 ne se sentent proches d'aucun parti »
  • 3:48Locuteur non identifiéChiffre
    « 20% des personnes interrogées par Elab disent se sentir proches du RN »
  • 6:55Invité politiqueChiffre
    « 67% des Français quand même »
  • 9:53Invité politiqueChiffre
    « 1300 milliards de dettes supplémentaires sous le macronisme en 13 ans »
  • 10:04Invité politiqueChiffre
    « 100 milliards de dettes supplémentaires lorsque vous étiez aux affaires »
  • 10:13Invité politiqueChiffre
    « Les 5 années sous la présidente Sarkozy, c'est 100 milliards par an »
  • 16:37Invité politiqueFait
    « la dissolution donnera peut-être le même rapport de force »
  • 16:42Invité politiqueFait
    « vu la volonté des Français de retourner aux urnes, ils en ont plus cassé à la fois du Front républicain, à la fois de l'instabilité »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié30 %
  • Andréa Kotarac23 %
  • Locuteur non identifié 211 %
  • Locuteur non identifié 311 %
  • Locuteur non identifié 49 %
  • Locuteur non identifié 58 %
  • Locuteur non identifié 65 %
  • Présentateur4 %

6,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Andréa Kotarac

Vous dites merci François Bayrou de reprendre finalement nos propositions ? Mais sur le fond, nous on l'a toujours dit, parce qu'à l'heure où un Français sur trois refuse à se faire soigner pour des raisons financières, on ne comprenait pas pourquoi des clandestins, des illégaux qui séjournent illégalement sur le territoire national, eux avaient une couverture à 100% avec, dit-il, de la balnéothérapie, etc. Maintenant, on n'est pas dupes. À quelques dizaines d'heures de sa chute, M. Bayrou, tout d'un coup, accepte de transformer l'AME en aide médicale d'urgence. Pourquoi, à votre avis, il le fait maintenant à cinq jours du vote de confiance ? Mais je n'en ai aucune idée, je ne sais pas.

0:35
Locuteur non identifié

Vous pourriez changer d'avis ? Vous pourriez finalement vous abtenir, par exemple ?

0:38
Andréa Kotarac

Mais pas du tout. L'année dernière, on lui avait proposé la même chose. Il n'avait pas voulu revoir l'AME.

0:43
Locuteur non identifié

Et pourquoi ne pas prendre ça ? C'est toujours ça ? Vous pourriez rentrer dans une forme de négociation et obtenir certains points, comme avec Michel Barnier ?

0:49
Andréa Kotarac

M. Bayrou cherche 44 milliards. L'AME, c'est un principe, c'est un symbole. On fait passer des clandestins avant les Français, certes, mais c'est 1,7 milliard. 1,3 exactement dans le budget, 1,7. Donc si vous voulez, et ça, à quelques dizaines d'heures de sa chute, nous, on est des gens sérieux. On avait apporté un contre-budget général avec la contribution de l'Union Européenne. Donc ça ne vous pouvait pas changer d'avis ? Mais pas du tout.

1:13
Locuteur non identifié

Il va multiplier les gestes, François Bayrou, comme ça, là ? Une sorte d'initiative, mais qui ne sont un peu contre-intuitives. Quand on entend le chef de l'État intimer à ses chefs de parti de discuter, de travailler avec le Parti Socialiste. Il faut dealer, c'est ce qu'il leur dit. Dealer, multiplier les contacts, mais surtout avec le Parti Socialiste, considérant hier, ajoutant, hors LFI et hors Rassemblement National. Ce matin, ce que l'on retient de cette interview face à la politique de Mermerbe, c'est ce petit geste vers le Rassemblement National. Donc c'est vrai que ça ne peut plus rien y comprendre du tout. – Pourtant François Bayrou multiplie les interventions.

Il était donc chez nous ce matin. Ce n'est pas terminé, je crois qu'il fait un média tous les jours jusqu'à lundi. – Peut-être même jusqu'à lundi inclus. – Ah bon ? – Jusqu'à… – 14h30. – Non, mais jusqu'à peut-être sans doute une matinale lundi matin. – Mais qu'est-ce qui poursuit en faisant ça ? – Sa stature. – Le fait de partir avec l'image de celui qui jusqu'au bout aura à ses yeux dit la vérité aux yeux et en face de ceux qui, à ses yeux, eux, ne tiendraient pas compte, si j'ose dire, de ce désastre français comme il en parle également. – Donc là en fait, il s'adresse aux Français. En fait, il sait qu'il part, donc c'est un message qu'il envoie aux Français.

– Absolument, et c'est intéressant de voir effectivement que quand le président Macron, comme le dit Marie Antime, a ses partisans de discuter avec le Parti Socialiste, il y a une double stratégie. Ça permettra aussi au président de la République, ensuite d'échanger avec les autres forces politiques et de dire « Mais moi, dès le début, je voulais négocier avec les socialistes. Regardez, les messages, je les ai envoyés. C'est François Bayrou qui porte l'entière et unique responsabilité de cette non-discussion avec les socialistes. » – Justement, on va voir ce qu'en pensent les Français.

C'est avec vous maintenant, François Gapillon, parce qu'on a les conclusions d'un nouveau sondage Elab pour BFM TV sur cette situation politique telle que les Français la regardent. – Et qui regarde ça avec des yeux très négatifs, un regard très négatif et même qui évoque cela comme un spectacle navrant pour plus de 8 Français sur 10, dépités par une classe politique qu'ils ne trouvent pas à la hauteur de la situation, avis ultra majoritaire, quelle que soit la catégorie sociale ou encore l'électorat, même s'il est particulièrement partagé cet avis chez les retraités et chez celles et ceux qui votent RN. L'opinion publique dans un état d'esprit très sombre, vous l'aurez compris.

Résumé par quelques mots. Inquiétude, exaspération, colère viennent ensuite, c'est pas mieux, lassitude, peur, fatigue, tristesse, bonne ambiance. Pas étonnant qu'on en arrive au chiffre qui suit, près de 4 Français sur 10 ne se sentent proches d'aucun parti. Le pays apparaît aujourd'hui particulièrement fragmenté, même si 20% des personnes interrogées par Elab disent se sentir proches du RN, qui arrive en tête dans la plupart des catégories de population, 20% également d'un parti de gauche et 17% de l'un des partis du socle commun, comme on l'appelle.

Les oppositions pas mieux considérées que l'exécutif, 73% des sondés ont le sentiment qu'elles se contentent, ces oppositions, de critiquer et qu'elles agissent de façon intéressée, là encore bien que sceptique sur la capacité de ces oppositions à faire mieux qu'Emmanuel Macron. L'opinion accorde quand même davantage de crédit au Rassemblement national. Quand on regarde ces chiffres, Jonas Haddad, on se dit, un peu comme le dit d'ailleurs Nicolas Sarkozy, pourquoi les LR votent la confiance à François Bayrou ? Non, je pense surtout que quand on voit ces chiffres, on se dit que les Français sont parfois plus adultes que certains responsables politiques.

Quand on voit que le fait qu'on ait commencé à discuter depuis le 25 août des mesures pour trouver des moments, des financements sur le budget et que certaines oppositions disent, non mais ça, ça suffit pas, ça, ça va pas assez loin, alors qu'on est, là pour le coup c'est vrai, au bord de la falaise, on s'en étonne et on se dit, mais vraiment, il n'y a que des gamins dans les oppositions, je le dis comme je le pense. Je répète encore qu'on va avoir une séquence qui va être très importante, du 8 au 12 septembre. Le 8, il y a la confiance. Le 10... Qui ne sera pas voté ? Je n'en sais rien, je suis pas devin. Le 10, il y a les manifestations, bloquons tout.

Le 12, on a les agences de notation qui vont se pencher sur notre budget. Et les oppositions disent, oui mais là, par exemple ce matin, l'AME, c'est que 1,5 milliard. Bah pardon, il y a des efforts qui sont trouvés, saluons-les. Je précise donc, c'est pas l'AME qui est supprimée. Non, non, non, je propose François Bayrou, je crois que c'est une cinquantaine ou une soixantaine de millions. Mais quand Bayrou le 15 juillet vient et qu'il dit, voilà, moi je vais mettre des propositions sur la table, on va faire en sorte de les amender, les Républicains ont dit, banco, on reste au gouvernement. Mais vous êtes contre les jours fériés et supprimés ? Bah oui.

Mais ils y sont toujours dans le plan Bayrou ? Bah du 15 juillet au 8 septembre, l'objectif c'était de faire évoluer. Bah là ça n'a pas évolué, puisque François Bayrou dit toujours, bah ils sont là, si vous trouvez mieux, d'accord, mais pour l'instant ils sont là. Donc nous ce qu'on a fait comme contre-proposition, c'était de faire en sorte que les jours qui seront travaillés soient payés par le socle libératoire, c'est-à-dire que dès que vous travaillez plus, vous gagnez plus. Donc ça... Sauf que François Bayrou n'a pas repris cette proposition. Pas encore, mais l'AME vous aurait... Pas encore, il y aurait 5 jours.

Mais l'AME vous aurait dû changer votre bandeau, parce que tout à l'heure vous dites que c'était un cadeau pour le RN, la réalité c'est que c'est une demande de Bruno Rotaillot depuis une semaine. C'est vrai aussi. Depuis plus longtemps, en janvier dernier on l'avait reçu, il avait demandé à ce que l'AME soit remis. En réalité au Sénat ça fait même 10 ans que la droite le demande. Donc c'est plutôt un cadeau aux Républicains. Et nous on préfère être des adultes responsables qui font avancer un budget, plutôt que d'être là, LFI, bon on fait des merguez le 10 septembre, et le RN, allez vite il faut une élection présidentielle. Donc à un moment il faut arrêter pour se faire un adulte.

C'est vrai que la stratégie du RN c'est de finalement censurer les uns après les autres, les locataires de Matignon, pour pousser Emmanuel Macron à démissionner, c'est ça votre stratégie ? Mais en fait il y a deux solutions.

6:51
Andréa Kotarac

Ou bien le Président de la République. Il démissionne, parce qu'on a l'impression que le sentiment monte, vous ne l'avez peut-être pas indiqué ici, mais 67% des Français quand même. Et deuxièmement... Il n'en a aucune intention. Mais c'est très bien, mais la réalité c'est que le peuple est souverain dans ce pays. Donc effectivement il y a des gens qui n'avaient pas envie de démissionner. Et vous faites comment ? Parce qu'il n'y a pas de procédure de destitution. Excusez-moi monsieur, c'est un peu moins arbitraire du Président de la République, c'est lui qui décide. Mais en tout cas la dissolution, on voit bien qu'elle est nécessaire.

J'entends monsieur Haddad, des LR, qui nous dit les oppositions font ci ou font ça. Mais vous êtes où vous ? Vous êtes la majorité ou l'opposition ? Au gouvernement. Non parce que j'ai l'impression que... Et je vous rappelle... Non mais excusez-moi, excusez-moi. Dans votre groupe, vous avez un tiers qui va voter contre monsieur Bayrou, le reste qui vote pour, qui s'abstient. On ne comprend plus vraiment.

7:37
Locuteur non identifié

Excusez-moi, je ne sais pas qui est adulte ou pas, mais moi je n'arrive pas à comprendre. Alors on en est où chez les LR ? Qui va voter la confiance ? Qui va s'abstenir dans le groupe ? Qui votera contre ? Je vais être très clair. On a un Président de Parti qui est au gouvernement. Donc si on est au gouvernement, on vote la confiance. Vous me posez une longue question.

7:55
Andréa Kotarac

Non mais apparemment ce n'est pas le cas. Laissez-moi une courte réponse. Moi je ne vais peut-être pas de merguez, mais j'aimerais savoir si vous votez pour ou contre.

7:59
Locuteur non identifié

Donc je dis que lorsqu'on est au gouvernement, on vote la confiance. Il se trouve qu'il y a à l'intérieur du groupe des personnes qui considèrent que notamment... Non, non, je n'ai rien dit. Notamment qui ont été élus contre le RN dans leur territoire, parce que eux, ce ne sont pas des gens qui ont juste mis la photo de Marine Le Pen ou la photo de Jean-Luc Mélenchon. De Jean-Luc Mélenchon. Ce sont des gens... Lapsus. Lapsus. Ah oui, ils sont ensemble. Ce sont des gens qui ont été élus sur leur nom. Et dans leur circonscription, on leur dit, moi Bayrou, je n'en peux plus. La réalité, ce qu'on essaie de dire aux députés républicains en question, c'est... La question, ce n'est pas Bayrou.

Je pense que tout le monde a déjà dépassé, toujours a dépassé la question. Mais non, parce que nous, on n'est pas rentrés au gouvernement, parce qu'on est des Bayrouistes. On est rentrés au gouvernement. On est rentrés au gouvernement. On a fait une une de Valeurs Actuelles en disant que le macronisme n'était plus d'actualité. On est rentrés au gouvernement pour éviter Lucie Casté, Rima Hassan aux affaires étrangères, et Bernalissis à l'intérieur. C'est assez caricatural, excusez-moi. Mais non, mais c'est une réalité. Soyons sérieux. Non, mais c'est une réalité.

8:55
Andréa Kotarac

Vous expliquez ça, vous avez l'air à regarder le son français. C'est une réalité. Nous, on propose la dissolution.

8:59
Locuteur non identifié

Qu'est-ce que vous en pensez ? Alors, moi, je trouve que la dissolution n'aurait... Et Nicolas Sarkozy pense qu'elle sera inévitable. Oui. Alors, je trouve d'abord, non seulement que la dissolution n'aurait pas d'intérêt, et deuxièmement, qu'elle a coûté déjà très cher aux Français. Aujourd'hui, dans Challenge, l'ensemble des organisations dites patronales, ceux qui représentent les entreprises des TPE jusqu'au MEDEF, disent simplement, laissez-nous bosser. Vous vous comportez en insurrectionnel, alors que le pays a juste besoin... La dissolution, c'est pas insurrectionnel. Vous savez combien ça coûte chaque dissolution ? La majorité des Français sont pour. Ça coûte extrêmement cher.

Donc, vous pensez vraiment que lorsqu'une agence de notation... Alors, je sais bien que vous venez de LFI, M. Kotarak, mais lorsqu'une agence de notation va se pencher le 12 septembre sur notre cas, ils vont dire, attendez, eux, ils n'ont pas de budget, pas de gouvernement, ils sont en dissolution. Vous croyez qu'on va être bien notés ?

9:44
Andréa Kotarac

Excusez-moi, M. Haddad. D'abord, un, j'aimerais vous dire que vous êtes dissous dans le macronisme. Parce que vous nous dites que la dissolution coûte cher. Mais enfin, 1300 milliards de dettes supplémentaires sous le macronisme en 13 ans. J'entendais aussi M. Sarkozy, les LR, j'entendais M. Rotaillot nous expliquer qu'au 20h, ça fait des années qu'il alerte sur la dette. Mais pardon, 100 milliards de dettes supplémentaires lorsque vous étiez aux affaires. Donc si vous voulez, nous ne faisons pas... Ça fait combien de temps qu'on est rentré au gouvernement ? C'est depuis Barnier ? Non, mais dites à la vérité. Les 5 années sous la présidente Sarkozy, c'est 100 milliards par an.

Donc si vous voulez, moi je veux bien vous faire confiance. Je veux bien être considéré comme un enfant et vous comme des adultes. La réalité, c'est que vos résultats sont catastrophiques.

10:24
Locuteur non identifié

M. Haddad, M. Kotarak, Marie Chantré, on est à J-5. Qui lui reste à rencontrer à François Bayrou ? Qui doit-il voir encore pour essayer le fameux trou de souris ou le chat d'aiguille ? C'est ça, le trou de fourmi. Rendez-vous que l'on annonce crucial demain matin, 9h30, avec le Parti Socialiste. S'il rendra le candidat putatif à Matignon, Olivier Faure, qui a fait offre de service, qui appelle même ses lieutenants à ne refuser aucun coup de fil. Si leur téléphone sonne, il faut répondre parce que possiblement Emmanuel Macron serait au bout du fil. Mais là encore une fois, comment imaginer que le Parti Socialiste change sa position ? Aujourd'hui, c'est non, ils voteront contre.

D'autant plus que François Bayrou n'a pas de mots très aimables pour l'EPS et pour Olivier Faure. Alors c'est assez curieux de recevoir quelqu'un, de négocier et en même temps... En expliquant en matinale la veille... Je vous remercie de réécouter François Bayrou ce matin, pour le plaisir. En quoi le plaisir ? Oui, bien évidemment. Moi qu'on l'entend peu.

11:27
Présentateur

Bon, pas de mystère. Olivier Faure pense qu'il peut être nommé Premier ministre. Olivier Faure, il dit « Je vais constituer un gouvernement sans LFI ». Fort bien. Et donc la question, c'est avec quelle majorité ? Il veut abattre le gouvernement qui est soutenu par ce qu'on appelle le bloc central. Est-ce que c'est le bon moyen de trouver une majorité ? Est-ce qu'il est logique, cohérent de dire « Je vais abattre votre gouvernement et après vous me soutiendrez ? » Je ne suis pas sûr que ça marche. C'est une des raisons pour lesquelles la réflexion sur une abstention lundi prochain devrait être à l'ordre du jour si on veut constituer un gouvernement.

12:07
Locuteur non identifié

Emmanuel Macron a demandé à François Bayrou de tendre la main aux socialistes. On a connu une meilleure façon d'ouvrir la porte aux socialistes. C'est intéressant parce que, comme on le disait, il y a un peu de stratégie parallèle. Il y a François Bayrou qui cogne encore plus fort sur les socialistes et qui tend un peu la main à droite et au Rassemblement national. Et effectivement, Emmanuel Macron qui fait passer des messages à l'égard de la gauche.

Alors, il ne faut pas être dupe de la stratégie politique, mais par exemple, il y a une très proche du chef de l'État qui me disait il y a quelques heures qu'effectivement, alors c'est peut-être à dessein que ce type d'information est donnée, mais qu'Emmanuel Macron avait toujours été très correct avec Olivier Faure, qu'il a toujours considéré, qu'il a toujours donné des consignes à son entourage, de ne pas cogner dessus. Donc, vous voyez, il y a une façon d'envoyer des messages politiques et de dire, regardez comment ça se passe Olivier Faure, c'est presque imputatif Premier ministre, et regardez qui porte la responsabilité, on disait, de cet échec, c'est François Bayrou.

Et ce type de prise de parole, juste, met très en colère certains ministres et certains, notamment dans le bloc central, parti Renaissance, l'aile gauche, où on se dit, franchement, il faut qu'il s'arrête de parler, parce qu'il va contre l'Occident, et ce n'est pas gagné, il faut qu'il arrête cela. Il va parler jusqu'à lundi, on l'a dit. Grande colère de cette fois. Jonas Haddad, si Olivier Faure s'installe à Matignon, que faites-vous chez les LR ? Il faudra m'expliquer comment on pourrait soutenir quelqu'un qui a fait une alliance avec LFI. Mais qui dit, aujourd'hui, ce n'est plus à l'ordre du jour. Mais il dit que c'est terminé. Oui, mais il l'a quand même fait.

Moi, je me souviens des cris d'orfraie, ou même des procès en intention qu'on nous a fait pendant des années, en disant, la droite, elle flirte avec l'extrême droite, avec le RN. Là, ce n'était pas du flirt, c'était une relation totalement assumée. Et donc, moi, je ne vois absolument pas comment on peut se mélanger se mêler avec des gens qui ont fait une alliance avec LFI. Et je terminerai par là pour débunker, enlever, annuler une fake news que j'entends beaucoup. Et jamais les Républicains, aux dernières législatives, n'ont appelé à voter pour qui que ce soit de LFI. Que y ait des gens, je termine. Excusez-moi. Que y ait des gens. Il n'a pas le fond des LR à la salle. Que y ait des gens.

Monsieur Vauquet, réélu avec l'électorat de Sandrine Rousseau. Non, non, non. Il n'était pas dans le Front Républicain. Non, c'est faux. Excusez-moi. Non, c'est faux.

14:14
Andréa Kotarac

Jamais. Il ne l'a pas retiré. Il l'a accepté pour évincer le candidat de l'URN. Monsieur Cotard, je peux bien être considéré comme un enfant. Il y a des faits. Marie Giraud, c'est fief de Laurent Vaugier en Haute-Loire.

14:28
Locuteur non identifié

Je vous donne des faits tout simples. Parfois, lorsqu'il y a des candidats qui se retirent, c'est avec des gens qui ont voté plutôt pour l'extrême-gauche, votent pour l'extrême-droite. Vous en êtes l'illustration. Vous étiez à l'extrême-gauche avant, maintenant vous êtes à l'extrême-droite. La gauche à droite n'existe plus. Mais moi, j'ai toujours été contre le macronisme.

14:41
Andréa Kotarac

Frère-moi à vous, qui êtes sous le macronisme.

14:48
Locuteur non identifié

Vous ne pourrez pas donc rester ministre d'un Premier ministre de gauche ? D'Olivier Faure. Ou d'un autre. Vous imaginez ce qu'on est en train de dire là ? Que Bruno Rotailleau serait ministre d'Olivier Faure. Moi, je suis... Mais là, est-ce que... Vous avez quand même... Et en fait, Olivier Faure, dans la réalité parallèle qu'ils ont construit, il pense vraiment qu'il peut être Premier ministre. Qui autour de cette table pense qu'Olivier Faure peut être Premier ministre ? Mais vous avez dans votre bouche quand même parfois le mot de compromis. C'est ça. Et à chaque fois qu'est annoncé un non, c'est non. Non.

Gérard Larcher, hier, publie tout de suite une interview dans Le Parisien pour dire que c'est hors de question. Est-ce que le compromis ne commence pas par ça ? Il y a une différence entre le compromis et la compromission. Moi, je ne vais pas avec des gens qui se sont associés à LFI. Mais il fait des questions d'Olivier Faure, aujourd'hui, il dit que ce ne sera pas le programme du NFP, rien que le programme du NFP. D'ailleurs, ça rend fou furieux les insoumis. Il dit justement qu'il y a une assemblée, il faut faire des compromis, donc on ne pourra pas appliquer tout notre programme. Il est dans ce compromis ? Oui, mais enfin, l'assemblée va être la même.

Donc même si vous mettez Olivier Faure à Matignon, il y a un moment où il va se heurter à un bloc qui ne lui votera pas la confiance ou qui le censurera. Donc le problème restera le même, de toutes les manières. Sauf que si vous faites des calculs d'apothicaires, la politique, ce n'est pas que de l'arithmétique, mais un petit peu, le pari d'Olivier Faure, c'est de dire la France insoumise ne pourra pas voter contre un Premier ministre venant du Parti Socialiste. Encore une fois, Et avec un gouvernement où il y aurait des gens de droite, on peut poser un euro sur la table tout de suite. Allez, on sort les...

Et là, du coup, ça donne raison à ceux qui disent que tout ça va aboutir à la dissolution,

16:22
Andréa Kotarac

parce que même vous-même, vous n'y croyez pas. Mais évidemment, je veux dire, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Vous avez une Assemblée nationale qui a les mêmes rapports de force. Vous changez M. Bayrou par M. Lecornu et M. Lecornu par Marniebis. Oui, mais la dissolution donnera peut-être le même rapport de force. Eh bien, je ne crois pas. Je pense que les Français sont un peu hautement de politique. Vous pensez que vous aurez la majorité. Et que, vu les sondages, vu la volonté des Français de retourner aux urnes, ils en ont plus cassé à la fois du Front républicain, à la fois de l'instabilité.

Je pense que c'est une dynamique qui va être mise en œuvre et que Jordan sera à Matignon, je l'espère. Je pense que c'est une dynamique qui va être mise en œuvre.