Le débat : Michel Barnier peut-il tenir ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci à tous les trois merci beaucoup d'avoir accepté le débat avant de revenir sur les dossiers les déclarations de Michel Barnier on voudrait vous entendre sur la composition de ce gouvernement Barnier qu'on connaît donc depuis samedi soir comment vous le qualifiez ce gouvernement Yan brossin de droite c'est l'alliance de la droite avec la droite pour constituer un gouvernement de droite qui mènera une politique de droite mais surtout je pense qu'il y a un bug entre ce gouvernement sa composition et ce que les Français ont exprimé à l'occasion des élections législatives par parce que ce qu'ils ont voulu dire par leur vote du fait de la décision de dissoudre du président de la République c'est une volonté de changement c'est une volonté de tourner la page ils l'ont exprimé par le vote nouveau front populaire d'autres par le vote rassemblement national mais en tout cas ils souhaitaent que ça change et ce qu'il souhaitait ça n'est pas la continuation des politiques menées depuis 7 ans c'est un changement profond il souhaitait une cohabitation or le moins qu'on puisse dire c'est qu'on n pas affaire à une cohabitation d'ailleurs Michel Barnier l'a dit très clairement hier c'est donc la perpétuation des politiques qui ont été sanctionnées aux élections européennes et aux élections législatives un peu plus à droite sans doute mais très loin de ce que veulent les Français c'est-à-dire l'abrogation de la réforme des retraites l'augmentation des salaires le retour du service public l'hôpital l'école la sécurité et donc mon sentiment c'est qu'il y a une forme d'anomalie démocratique avec ce nouveau gouvernement sans vouloir faire un jure à tel ou tel membre de ce gouvernement il y a des gens qui sont par ailleurs intelligents mais ce qu'il porte politiquement est très loin de ce que pensent les Français Olivier Paco est-ce que ce gouvernement c'est la continuité du macronisme comme le dit y brossa en plus à droite je ne le souhaite pas je suis pas d'accord avec tout ce qu'a dit mon collègue y brossa bien évidemment mais il a raison sur une chose c'est que les Français avaient évoqué une volonté de changement peut-être dans les hommes et dans les femmes qui composaient le gouvernement mais dans la politique amené ou mené par le gouvernement cette politique nous attendons les déc de politique générale du Premier ministre on a eu des déclarations hier assez intéressantes sur le le plateau de France 2 pour revenir sur le gouvernement lui-même moi je me félicite que quelques hommes et femmes de qualité notamment des sénateurs LR mais pas seulement udi et plus rentrer au gouvernement on les connaît on pourra en parler après je regrette qu'il y ait autant d'anciens ministres qu' ait eu un renouvellement dans leur fonction ils sont 7 ou il il aurait pas fallu garder de de ministre du gouvernement mental je pense sincèrement oui après que voulent les Français alors j'ai entendu l'énumération de de Yan brossa je suis d'accord sur effectivement la revalorisation du travail le pouvoir d'achat il y a aussi des une volonté d'ordre et de sécurité alors vous l'avez dit en tout dernier je pense que c'est pas en tout dernier et tout ça effectivement ça passait par de nouvelles têtes certainement une nouvelle politique après vous avez parlé d'anomalie démocratique je comprends quand on est à gauche effectivement qu'on soit pas forcément satisfait de voir le nouveau au gouvernement mais l'échiquier de l'Assemblée nationale tel qu'il est aujourd'hui si on voulait comme certains disent que le gouvernement soit vraiment l'émanation de cet échiquier il aurait fallu 15 ministres reen puisque c'est le premier parti je n'y peux rien de l'assemblée il aurait fallu SEP ministres de LFI il aurait fallu un ministre communiste il aurait fallu trois ministres LR c'était et puis une dizaine de ministres ensemble c'est totalement impossible la gauche n'est pas contente mais on lui avait donné la possibilité de prendre matigon avec Bernard casenu vous ne l'avez pas souhaité vous souhaitiez imposer Lucy castetz mais c'est pas comme ça que ça se passe c'est le président de la République qui effectivement sollicite une personnalité pour former un gouvernement donc aujourd'hui faut pas jouer les caliméos et les pleureuses je comprends vous êtes dans votre rôle de effectivement protester quant à la nomination de ce gouvernement moi ce que je souhaite c'est que ce gouvernement puisse travailler ça va pas être facile et puisse proposer des choses et ce sont les Français qui on je pense qu'en matière de pouvoir d'achat il faut qu'il y ait des propositions en matière d' sécurité aussi on va venir sur les dossiers je vous laisse répondre après je vous donne la parole évidemment Isabelle Floren j'entends bien depuis quelques semaines maintenant ce récit selon lequel la gauche aurait refusé le pouvoir la gauche n'a pas refusé le pouvoir elle a été privée des responsabilités qui aurait dû êtreosé vous n'z pas mais quelle est la réalité c'est que le Président de la République et j'en sais quelque chose puisqu'il a dialogué avec un certain nombre de gens que je connais bien notamment Fabien Roussel qu'est-ce qu'il a dit à ses interlocuteurs il leur a dit deux choses il leur a dit premièrement je veux un Premier ministre qui peut-être de gauche mais je veux un Premier ministre qui assure une stabilité institutionnelle et il a adjoint ce premier critère qu'on peut entendre un deuxième critère je ne veux pas qu'on remette en cause la politique économique et sociale que j'ai mené depuis 7 ans c'est-à-dire que la conditions pour avoir un premier ministre de gauche c'est qu'il continue les politiques menées par Emmanuel Macron depuis 7 ans et je note d'ailleurs ça n'a pas dû vous échapper non plus que AB Bery ce sont les macronistes qui restent en poste et donc la réalité c'est que sur le plan économique et ce sera la même politique qui sera menée par conséquent quand on est gauche on n pas vocation à entrer au gouvernement à forcierie pour occuper les premières responsabilité si c'est pour continuer la politique menée depuis 7 ans et donc évidemment que Bernard casenu comme n'importe qui d'autrre issu de la gauche aurait refusé d'entrer dans un gouvernement qui continue à faire ce qui a été fait depuis 7 ans mais je voudrais pas empêcher Isabelle Flor ou Isabelle Floren le MoDem a hésité avant de rentrer dans ce gouvernement pourquoi vous y êtes allé finalement en tout cas mes mes collègues députés ont émis des réserves V beaucoup échanger euh parce que au-delà des postes qui sont des beaux postes ministériels pour notamment Jean-Noël barreot et jeuneviev dariosek qui sont des personnalités et qui sont des personnalités compétentes pour ces postes et et que je connais bien euh au-delà même de ces questions euh il y avait la question de la ligne politique et effectivement Olivier Paco le dit très bien nous allons attendre le discours politique général du Premier ministre il question vous avez des inquiétudes encore il y a une question et Hervy Marseille l'a également pour l'Union centriste très clairement dit il y a une question qui a été exprimée aussi par les Français lors des législatifes qui est une question de justice sociale euh qui est aussi un attachement au service public qui est une question que tous ces enjeux notamment pour nous les enjeux aussi pour les centristes institutionnels qui sont la la la question de la proportionnelle que nous portons depuis de longues années euh des interrogations et un souhait de les voir en tout cas porter par ce gouvernement nous n'en savons pour le moment pas grand-chose j'ai entendu Premier ministre hier ça va dans le bon sens sur la question des services publics ça va aussi dans le bon sens sur des sujets comme les retraites parce que vous savez très bien que les centristes ont ont exprimé quelque peu des réserves et certains se sont même abstenus sur le vote du projet de loi retraite du dernier de la dernière réforme des retraites et puis la question de la justice fiscale c'est un sujet que nous portons d'ailleurs avec une partie de la gauche depuis longtemps aussi bien à l'Assemblée nationale C Sénat et j'ai entendu rvé Marseille s'exprimer hier sur ce sujet effectivement la taxation des surprofits des super profit c'est un sujet que j'espère le Premier ministre et ses ministres qui sont au budget aux finances j'espère entendront dans la prochaine loi de finance et ben on va en parler tout de suite puisque le premier dossier au menu du gouvernement et du Parlement ce sera le budget Michel Barnier l'a rappelé hier soir la situation est très grave la dette est très élevée alors il y aura-t-il des augmentations d'impôt le Premier ministre et ses ministres ont donné quelques pistes hier Jérôme Rabier c'est une question sensible que Michel Barnier et son équipe gouvernementale vont devoir rapidement trancher faut-il augmenter les impôts pour rétablir les comptes publics le nouveau Premier ministre a présenté hier ses premières orientations et ses limites ni sur les gens les plus modestes ni sur les gens qui travaillent ni sur les classes moyennes mais je ne vais pas exclure dans l'effort national qu'il faudra faire pour redresser la situation je pas exure que les personnes les plus fortunées participent comme il font partie de la communauté nationale participe à cet effort national Michel Barnier a aussi cité les très grandes sociétés multinationales comme pouvant contribuer à cet effort des hausses d'impôt ciblé qui pourrait être rapidement décidé en rupture avec la doctrine que Bruno le s'est efforcé pant 7 ans à ber et qu' a rappelé au moment de transmettre le flambau vous ne trouverez pas dans un tiroir de mon bureau je ne sais quel recette miracle pour établir nos comptes publics vous ne trouverez que des propositions de réduction de dépenses dans ce tiroir en revanche vous ne trouverez aucune augmentation d'impôt car vous le savez je refuse depuis ans cette solution de facilité omie a lui déjà prévenu qu'il ne s'interdisait rien dans le contexte budgétaire exclure d'office certains prélèvements exceptionnel et ciblé ne serait pas responsable les nouveaux ministres de l'économie et du budget devront réussir rapidement à faire adopter le budget pour 2025 premier obstacle à franchir à l'Assemblée pour la nouvelle équipe gouvernementale si on comprend bien si on comprend bien Oliv Vaco il y aura des augmentations d'impôts mais ciblé sur les plus fortunés est-ce que c'est la bonne méthode est-ce que c'est la bonne ligne j'ai bien compris ça aussi moi je suis pas pour les hausses d'impôts évidemment les plus riches sont les plus faciles à à taxer si si on se limite au pluré je veux bien maintenant je pense que les super profits et ça pu l'être fait assez récemment quand même mais ça avait pas tellement rapporté pourquoi pas mais il y a deux autres soltion vous vous dites comme Bruno le augmentation d'impôt c'est la solution de facilité un c'est la solution de facilité de si c'était la vraie solution la France pour reprendre l'expression du nouveau ministre ce serait la première puissance mondiale on est le pays le plus fiscalisé au monde bon donc si c'était vraiment la solution ça ce serait donc vous vous y opposerez y compris pour les plus fortunés bah écoutez on verra sous quelelle forme on verra sous quelle forme maintenant quand même il y a deux autres façons de d'aller chercher effectivement une réduction du de la dette ben une baisse de des dépenses publiques alors il y a des domaines qu'il faut pas toucher tout tout ce qui est régalien l'école j'y suis très attaché la sécurité la justice les hôpitaux évidemment mais je vais vous donner une piste qu'au Sénat on creuse depuis un petit moment les agences l'agencification de l'État moi ça me gêne profondément qu'il y a un ministère des Sports et à côté une agence nationale du sport qui est un ministère de la Santé et de l'accès aux soins j'aime beaucoup le le nouveau mot accès aux soins puis à côté il y a des ARS on a l'Agence nationale de la cohésion des territoires qui a été créé il y a 6 7 ans à quoi sert il y a pas un seul élu local qui est capable de vous le dire on peut faire des économies est c'est suffisant pardon est-ce que c'est suffisant non il y a un troème une troisème voie pour aller effectivement réduire la dette et le déficit mais on en est loin pour l'instant c'est retrouver de la croissance voilà donc il y a trois voies à choisir est-ce que l'augmentation de l'impôt qui est la plus facile est la meilleure j'en suis pas persuadé parce que les plus riches souvent c'est les champions de l'optimisation fiscale ou alors des fois ils partent à l'étranger est-ce que c'est une bonne chose ça c'est jamais une bonne chose néanmoins les plus fortunés il faut quand même rappeler que c'est quand même eux qui payent le plus d'impôts et c'est normal parce que la solidarité nationale passe par l'impôt progressif Isabelle Floren augmenter les impôts des plus fortunés est-ce que c'est une ligne que vous soutenez et concrètement qu'est-ce qu'il faut faire est-ce qu'il faut rétablir les SF est-ce qu'il faut taxer les super profits concernant les entreprises est-ce qu'il faut augmenter l'impôt sur les sociétés quelle solution vous allez prender en tout cas il il y a plusieurs solutions possibles la taxation des des super profits ou sur profit momentané parce qu'il faudra l'encadrer est une solution une piste que nous avons toujours soutenu et que les centristes ont porté comme je le disais à l'Assemblée nationale au Sénat sans être entendu par le ministre de finances de l'époque il a d'ailleurs redonné sa ligne dans le reportage donc vous souhaitez que ce soit dans ce budget oui absolument il faut il faut y aller là il y a un moment il faut il faut y aller sur ces sujetsl et nous avons des propositions après il y a la il y a sûrement euh revoir l'IFI parce que bon je pense que là-dessus je suis pas une spécialiste du sujet is l'impô sur la fortune immobilière il y a en tout cas une piste qui peut-être étudiée il y a la question de la TVA euh sur lequel effectivement la question de la TVA réduite sur les restaurateurs il faut en faire un bilan il faudra en faire un bilan il faut il faut voir quelle est la création d'emploi derrière et quel est le retour derrière sur sur ce type de de baisse et en tout cas il pour tout le monde hein les plus modestes il payent la TV absolument mais il faut tou la TV pour vous moi je dis qu'il y a des pistes et qu'il faut les étudier que la question la TVA reste une question à à étudier aussi une piste la question des agents je suis absolument d'accord avec Olivier Pacot il faut se poser la question également de la fonction publique je pense que il y a un moment il faut il faut y aller il faut regarder les renouvellements de postes sur un certain nombre de postes aussi bien sur l'état central que l'État déconcentré donc je pense que là il y a des pistes il y a énormément de choses depuis des années à la Cour des comptes aussi en terme d'économie il y a énormément de rapports qui s'accumulent année après année Pierre Moscovici s'exprime depuis déjà un mois sur vos antennes notamment sur les marges de de réduction euh et évidemment ne pas stopper la croissance donc faire un effort de rigueur quand vous disiez c'est c'est pas le changement il y a quand même une volonté de d'aller sur un changement je crois que là on a une pas une cohabitation parce qu'il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale il y a pas de majorité il faudra la trouver moi je crois que ce gouvernement est en charge est en recherche de cette majorité qui est de 220 ou 230 députés possible qui ont élu la présidente de l'Assemblée nationale c'est quand même là que se situe cette recherche de majorité et qu'il faudra faire des compromis et que ce gouvernement sera un gouvernement de compromis d'alliance c'est dans cet esprit que les centristes il participe est-ce que sur cette question des impôts il y a des compromis possibles Yanne brossa quand vous avez entendu hier Michel Barnier est-ce que vous dites bah oui il y a un pas qui est fait vers plus de justice fiscale je bois du petit lait et je constate que le bon sens chemine simplement il y a quand même un certain nombre de comp contradiction qui me paraissent majeure les macronistes ont passé toute la campagne des élections législatives à nous dire attention ne faites pas élire de députés du Nouveau Front populaire ils vont dégrader la situation financière de notre pays excusez-moi enfin la situation des Comptes publics qui est aujourd'hui désastreuse elle est après 7 ans avec Emmanuel Macron président de la République et Bruno Le Maire ministre des Finances premièrement deuxièmement ils nous ont dit matin midi et soir ne votez pas pour la gauche ils vont augmenter les impôts et aujourd'hui les mêmes sont condamnés à augmenter les impôts précisément pour essayer de combler le déficit et donc bien sûr que nous pour ce qui nous concerne à gauche nous aurons des propositions à faire d'ailleurs nous n'avons pas attendu d'être en 2024 pour faire des propositions afin d'avoir une fiscalité plus juste parce que cette question de la justice fiscale elle est au cœur de ce qu'on entend depuis longtemps c'est y compris d'ailleurs ce que disaient les gilets jaunes quand il disaient il faut que les petits payent petit et que les gros payent gros et ce sentiment d'injustice face à l'impôt il est fondamental il doit être traité donc nous ferons des propositions pour ce qui concerne les parlementaires communistes à l'Assemblée nationale et au Sénat nous ferons des propositions et par ailleurs il y a un certain nombre d'économie à faire je l'assume parfaitement notamment sur la question de l'aide aux entreprises on a 200 milliards d'euros d'aide publique aux entreprises il faut continuer à aider les PME continuer à aider les entreprises qui créent des emplois en revanche il y a besoin de mettre sous conditions ces aides on ne peut pas admettre qu'on continue à aider de très gros entreprises qui par ailleurs font de l'optimisation fiscale licenci verse des dividendes à leurs actionnaires et donc nous allons proposer la mise sous conditions de ces aides parce que on peut pas gâcher l'argent public comme on l'a trop fait avec Bruno Le Maire à Bery alors qu'on a vu en direct Michel Barnier qui arrive à Matignon pour le petit déjeuner gouvernemental il faut revoir les adids aux entreprises Olivier Pacot dans certains cas certainement néanmoins ceux qui créent l'emploi ce sont les entrepreneurs hein c'est pas l'état c'est pas les collectivités ce sont les entrepreneurs et il faut les mettre dans les meilleures conditions pour effectivement attirer du côté de de l'étranger alors il y a certainement des entreprises surtout les plus grosses je suis tout à fait d'accord qui ont peut-être abuser des faits d'è de certaines aides fiscales maintenant sur les entrepreneurs toujours faut pas toujours dire que c'est la faute de l'entreprise au contraire il faut dire on a besoin d'entrepreneur alors favorisonsles ça peut être de façon fiscale mais pas seulement il y a un problème dans notre pays au sujet des normes et et les les patrons sont les premiers à s'en plaindre petit ou grands donc effectivement là on peut faire des économies qui ne coûtent que de la loi entre guillemets ou du règlement est-ce que la situation des finances publiques c'est l'échec d'Emmanuel Macron et de Bruno Le Maire Isabelle Floren c'est pas oui non mais alors là je je je pense que on aurait pu avant se poser la question de de certaines économies effectivement et aussi de retrouver plus de justice fiscale et ça euh les centristes l'ont toujours dit euh je regrette que nous n'ayons pas été entendu plusôt et j'espère que ça sera le cas nous n'ayons pas été entendu plusut tôt par Bruno Le Maire sur ces sujets ça a été l'objet de vive discussion entre entre le ministère des Finances et et les différents groupes et les différents députés et sénateurs et donc je j'espère que ça sera entendu après la question des économies la question de la dette il fallait à un moment ouvrir à un moment nous avons subi des causes qui étit exogène c'est-à-dire la question du covid il fallait aider les entreprises il fallait ouvrir à ce moment-là les aide notamment pour les maintiens de l'emploi et les entreprises nous en sommons reconnaissantes maintenant il y avait des sources d'économie elles n'ont pas été suffisamment exploité on reproduit d'année en année il fallait en revanche soutenir des secteurs je pense à la question d'éducation je pense à la question de la sécurité et je pense aux investissements importants qui ont été fait aussi en matière de justice autre sujet évoqué hier par Michel Barnier la question de la réforme des retraites on l'a entendu il est prêt à rouvrir le dossier notamment sur la question de la carrière des femmes de la pénibilité des carrières longues il dit même les 64 ans ne sont pas un marqueur banco bingo il dit deux choses à la fois qui me paraissent très contradictoires il il reconnaî manifestement qu' a un problème avec cette réforme des retraitess il y a pas besoin d'avoir une loupe pour voir qu'il effectivement un problème il des millions de Français qui ont manifesté dans les rues parce qu'il n'en voulaient pas il y a eu un vote aux élections législatives qui était particulièrement clair puisqu'il y a au moins deux des principales coalition qui proposait l'abrogation de la réforme des retraites et puis il dit dans le même temps donc il faudra bouger mais dans un cadre budgétaire contraint donc à un moment donné un moment donné il y a un problème d'équation et donc je ne vois pas bien ce que les partenaires sociaux vont pouvoir discuter la réalité c'est qu'il y aurait besoin nous l'avons dit et nous continuerons à nous battre pour ça d'abroger cette réforme des retraites et d'ailleurs dans le cadre de la discussion sur le PLFSS les députés communistes proposeront l'abrogation de cette réforme avec évidemment des propositions de recette en face en tout cas ce que je constate c'est que ce sujet dont on nous a dit qu'il était terminé est un sujet qui n'est pas terminé pour une simple et bonne raison c'est que quand il y a une grande majorité de la population qui n'en veut pas c'est un sujet dont on ne se débarrasse pas et tant mieux ça prouve qu'on est encore dans un pays où il y a une vitalité démocratique Paco il a eu raison de rouvrir ce dossier de dire on va revoir cette réforme alors Yan brossa n'était pas encore au Sénat lorsque nous avons étudié le texte et parce que nous on a débattu on a débattu 12 jours et 11 nuits j'y étais et ce que je peux vous dire c'est que la copie sortie du Sénat était bien meilleure que finalement ce qui a été adopté et il y avait des choses concernant justement les femmes concern Conant la pénibilité l'index seigor tout ce qui n'a pas finalement été gardé par le gouvernement effectivement on peut le reprendre ça c'est clair donc des aménagements je ne dirais pas à la marche mais des aménagements importants doivent être pris quand à la philosophie générale c'est-à-dire travailler plus longtemps parce qu'on a un allongement de la durée de vie parce qu'on a beaucoup plus de retraité désormais et qu'il faut financer leur pension que je ne veux pas voir baisser et bien non ça on ne peut pas y toucher parce que mathématiquement vous savez c'est une des réformes qui est la limite les plus simples à comprendre puisque c'est des mathématiques pures mais ça ça nécessite des efforts de tout le monde donc je comprends que beaucoup de gens a pas envie de travailler plus longtemps mais dans les autres pays du monde ils sont encore en train de de vouloir décaler l'âge de départ à la retraite on parle de 67 68 70 ans dans certains pays nous on veut revenir à 62 ou 60 ans c'est totalement irresponsable je pèse mes mots il c'est responsable mais vous savez on a eu ce débat et et les Français ont entendu tout tous ces arguments qui leur ont été assainés pendant des mois voire même des années et ils veulent l'abrogation de cette réforme à un moment donné il y a un principe démocratique qui existe dans notre pays d'ailleurs je pense que le meilleur moyen pour sortir de ce débat aurait été de soumettre cette proposition à référendum et qu'on permett aux Français de s'exprimer je crois d'ailleurs que les Suisses ont voté ce weekend sur une réforme des retraites comme quoi c'est tout à fait c'est tout à fait possible et donc non je pense que on a besoin de revenir sur cette réforme parce qu'elle est rejetée par les Français FR et parce que des millions de Français ne peuvent pas travailler plus longtemps contrairement à ce qu'on leur dit il y a des choses à revoir moi je je note simplement quand même que il y avait une bonne chose qui avait été faite c'était la réforme Touren l'allongement de la durée de cotisation et que c'était un bon point de départ et que le Sénat d'ailleurs à l'époque a travaillé en ce sens c'est la gauche qui voulait allonger et et et absolument puisque c'était le gouvernement sous la période de François Hollande qui a voté cette cette réforme même qui veul là le travail qui a été fourni effectivement par le Sénat peut-être repris et un certain nombre de choses ne l'ont pas été nous l'avons regretter effectivement aussi à l'époque au mod on comprenne bien pour vous le marqueur ça doit pas être les 64 ans làdus vous êtes d'accord avec Michel Barnier ça doit être la durée de cotisation qu' faut augmenter du coup s bien sûr elle elle est elle est naturellement si l'application de la réforme Touren se fait et elle se fait naturellement il y a un allongement de de la durée de cotisation ce qui est normal effectivement allongement de la durée de vie va dans ce sens mais ce que nous avons regretté en particulier sur cette réforme c'est sa méthode c'est sa méthode dans le travail avec des marqueurs qui crispent forcément et qui tendent les relation et qui crispe avec notamment les partenaires sociaux qui souhaitaent que nous travaillons dans un dialogue social plus fluide et puis la méthode d'adoption forcément était brutale le 493 c'est éétait pas notre souhait c'était pas une bonne chose nous l'avions dit à l'époque donc effectivement il faut reprendre et je pense que Olivier Paco a raison un certain nombre de propositions du Sénat qui étai SAG qui aurait pu être maintenu sur la question notamment des femmes et de la pénnibilité devront être mises c'est la volonté je l' cru comprendre du Premier ministre donc j'espère qu'il le dira le 2 octobre prochain autre sujet dont as parlé Michel Barnier hier c'est la question de l'immigration c'est Bruno rotillot qui aura la charge de ce dossier désormais le Premier ministre on a dit un peu plus sur sa ligne hier soir on va faire des choses pratiques pour maîtriser et limiter une immigration qui devient souvent insupportable et qui d'ailleurs conduit à ne pas bien accueillir ce qu'on accueille chez nous et c'est aussi un problème d'humanité comme je viens de dire il y aura pas d'idéologie il y aura pas de sectarisme il y aura des mesures pratiques comme tous nos voisins en prennent on va essayer de les prendre aussi en bonne intelligence avec eux Olivier Paco qu'est-ce que vous attendez comme mesure pratique puisque ce sont les mots de Michel Barnier oui alors euh il a parlé effectivement d'une maîtrise de l'immigration ben oui il la faut et moi je la dernière fois que j'étais venu vous voir j'avais rajouter un mot qui était dans la loi chez nous c'est l'intégration aujourd'hui on a un problème d'intégration parce qu'il y a une immigration trop forte et incontrôlée et donc pour pouvoir retrouver effectivement cette maîtrise faut prendre certaines mesures et avec Bruno retaillot qui a subit certaines critiques très injustes en tous les cas on a quelqu'un qui est à la fois courageux de caractère de conv fiction et un homme qui sera ferme donc après la politique générale s'il y a pas que le ministre de l'Intérieur he mais on peut être assuré du fait que il voudra mettre un terme à une immigration totalement incontrôlée et qui aujourd'hui pose problème qu'on le veutille ou non et c'est pas manquer de cœur que de le dire Isabelle fin il y a besoin de plus de fermeté sur ce DESS migatoire exprimé dans la dernière loi immigration et effectivement c'est un souhait des Français et ils l'ont clairement exprimé lors des dernières élections législatives maintenant je pense que sur cette question euh le Premier ministre a été clair il a dit il faut du pragmatisme donc je suis pas sûre que ça soit une nouvelle loi euh qui soit nécessaire sur ce sujet en revanche une coopération entre euh le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l'Intérieur et je fais confiance à Jean-Noël barreot qui connaît très bien ces sujets il a été rapporteur longtemps sur ces questions à l'Assemblée nationale je pense qu'il faut vraiment ce trava pragmatique de terrain entre le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l'Intérieur pour travailler avec les pays d'origine notamment sur les reconduites et sur les retours ça c'est un vrai travail il a été entamé par Gérald armanin il faut il faut pas dire le contraire mais c'est un travail de longue haleine qu'il faut absolument poursuivre ensuite c'est ça qui fait qu'on peut retourner et rendre au Pays la question aussi du départ de ces de ces migrants à travail donc avec les pays d'origine sur ces questions ça nécessite vraiment une coopération importante entre ces deux ministères je j'y tiens je vais écouter le ministre et les deux ministres sur ces sujets voilà j'ai compris le sens en tout cas de l'intervention du Premier ministre hier pas de nouvelle loi je ne pense pas que ça soit nécessaire après le travail il se fait aussi sur le terrain dans les préfecture et et c'est là qu'on peut être pragmatique effectivement il y a un besoin de fermeté mais il y a aussi surtout un besoin de mieux intégrer de mieux pouvoir accueillir en France ces ces immigrés fermeté humanité a dit hier le premier minist je ne connais pas un seul gouvernement ces dernières années qui n''est pas utilisé exactement les mêmes termes et et par ailleurs donc pour vous il y aura pas de durcissement de la politique migratoire on verra bien par ailleurs je suis quand même frappé par une chose hier le Premier ministre ne dit pas un mot de la première préoccupation des Français à savoir le pouvoir d'achat vous me direz il y av peut-être pas de question sur le sujet il y a pas un mot sur le pouvoir d'achat et sur la rémunération du travail il y a le choix volontaire de remettre sur le devant de la scène les questions d'immigration alors que nous sortons de moi débat sur la loi immigration qui s quand même excusez-moi de le dire traduit par un fiasco absolu puisque censuré par le Conseil constitutionnel et pour le reste moi je ne partage pas l'idée avancée hier par Michel Barnier selon lequel l'immigration en France serait insupportable c'est le terme qu'il a employé il y a des choses qui sont insupportables ce qui est insupportable par exemple c'est qu'on a des campements anarchi sans possibilité d'hébergement pour des personnes qui se retrouvent à la rue oui ça c'est insupportable que la Méditerranée soit devenue un cimetière ça c'est insupportable et donc ça pose la question des politiques publiques qu'on met en place pour arrêter ce ce ce ces éléments absolument insupportable et pour le reste il ouvre la voie malgré tout à une remise en cause de l'aide médicale d'État puisqu'il dit ça n'est pas un tabou en quoi un engagement du précéd gouverement quoi oui mais en quoi remettre en cause l'aide médicale d'État limite l'IM alors même qu'on sait que plus de la moitié de ceux qui ont droit à l'aide médicale d'État n'y ont pas recours alors même qu'on sait que les personnes qui aujourd'hui bénéficie de l'aide médicale d'État si on la supprime et qu'on la transforme par une aide médicale d'urgence se tourneront vers l'hôpital public alors que l'hôpital public est déjà engorgé donc ce sont des débats que nous aurons mais en tout cas nous aurons évidemment une voix à exprimer qui sera très différente de celle à l'évidence de Bruno retaillot et de et de Michel bar merci merci beaucoup à tous les trois merci d'être venu débattre sur ce plateau [Musique]
Ian Brossat