Laurent Nunez : "Il y a une crise d'autorité dans notre pays" #cdanslair 05.10.2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
L'état de tension entre la police et une partie de la population, résumé en une image.
- 0:07OuverteRéponse directe
Il y a deux semaines, un agent pris à partie braque son arme sur des casseurs dans une manifestation contre les violences policières.
- 0:51OuverteRéponse directe
La police a toujours une bonne image. Auprès de 77% des Français, rappelle Laurent Nouniès, un chiffre en moins en baisse de 9 points depuis 2016.
- 1:39RelanceRéponse directe
Une crise d'autorité et de confiance aussi parfois, notamment après l'affaire Naël, tué par un policier, aujourd'hui inculpé pour homicide volontaire.
- 1:48OuverteRéponse directe
Le nombre d'enquêtes de l'IGPN sur l'usage des armes à feu par les agents a augmenté l'an passé de 23%.
- 2:43OuverteRéponse directe
Pour des fonctionnaires en tout cas éprouvés par un printemps agité, des visites royales et papales, la coupe du monde de rugby et bientôt les JO dans moins de 300 jours.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« Ça n'existe pas, ça n'existe pas. Il y a parfois des cas individuels, des fautes individuelles qui sont sanctionnées, lourdement sanctionnées, mais qui sont extrêmement minoritaires. »
- 0:35Invité politiqueFait
« Je rappelle que les policiers, mais aussi les gendarmes dans notre pays, font un usage de la force qui est encadré. »
- 1:48PrésentateurChiffre
« Le nombre d'enquêtes de l'IGPN sur l'usage des armes à feu par les agents a augmenté l'an passé de 23%. »
- 2:28Invité politiqueChiffre
« L'usage de l'arme administrative dans les refus d'obtempérer, il est minoritaire, extrêmement minoritaire. On est à moins de 1% d'usage d'armes administratives. »
- 3:47PrésentateurChiffre
« 35 000 membres des forces de l'ordre devraient être mobilisés. »
Temps de parole
- Laurent Nuñez68 %
- Présentateur30 %
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L'état de tension entre la police et une partie de la population, résumé en une image. Il y a deux semaines, un agent pris à partie braque son arme sur des casseurs dans une manifestation contre les violences policières, un terme que le patron des policiers parisiens rejette.
Ça n'existe pas, ça n'existe pas. Il y a parfois des cas individuels, des fautes individuelles qui sont sanctionnées, lourdement sanctionnées, mais qui sont extrêmement minoritaires et qui ne suffisent pas à en tirer des considérations d'ordre général, comme ça a pu être fait lors de cette manifestation. Je rappelle que les policiers, mais aussi les gendarmes dans notre pays, font un usage de la force qui est encadré. Et ils encourtent d'ailleurs, quand il y a des fautes, leur responsabilité administrative et judiciaire, bien plus que n'importe quelle autre catégorie de fonctionnaires.
La police a toujours une bonne image. Auprès de 77% des Français, rappelle Laurent Nouniès, un chiffre né en moins en baisse de 9 points depuis 2016, signe que le climat se dégrade.
Tous les effectifs que je dirige ont pour mission aussi d'aller au contact. C'est ce que le ministre de l'Intérieur appelle le « aller vers », c'est-à-dire aller au contact, discuter avec la population. Et cette relation de confiance, elle existe, elle est bien là. Alors évidemment qu'il y a encore des choses à améliorer, évidemment, ça, personne ne le nie. Mais si on résume ça à un problème de relation police-population, je pense que c'est qu'on n'a rien compris au problème. On n'a rien compris au problème. Un, il y a une crise d'autorité dans notre pays qui concerne bien d'autres acteurs que les policiers.
Et deux, bien souvent, les policiers et les gendarmes sont les seuls à leur rempart face à cette crise d'autorité.
Ils sont en première ligne. Une crise d'autorité et de confiance aussi parfois, notamment après l'affaire Naël, tué par un policier, aujourd'hui inculpé pour homicide volontaire. Le nombre d'enquêtes de l'IGPN sur l'usage des armes à feu par les agents a augmenté l'an passé de 23%.
La police est contrainte de répondre à une violence qui monte. Évidemment que l'usage, l'intervention des forces de l'ordre augmente de ce fait parce qu'en face, il y a un recours accru à la violence. Et le refus d'obtempérer étant d'ailleurs le meilleur exemple de tout cela, puisqu'on a de plus en plus de refus d'obtempérer. Il n'y a pas de réflexion à avoir sur l'usage des armes. Il y a des lois qui sont très claires, qui tournent autour du concept de légitime défense, ou d'interrompre une action qui risque de mettre en danger la vie d'autrui. Ça, c'est le cadre légal. Et l'usage de l'arme administrative dans les refus d'obtempérer, il est minoritaire, extrêmement minoritaire.
On est à moins de 1% d'usage d'armes administratives.
Pour des fonctionnaires en tout cas éprouvés par un printemps agité, des visites royales et papales, la coupe du monde de rugby et bientôt les JO dans moins de 300 jours.
Ce sera une période de mobilisation intense, mais qui sera sans doute précédée d'assouplissement dans l'engagement des forces. Et puis il y aura un après-JO évidemment, où on aura sans doute l'occasion de permettre aux forces de l'ordre de souffler un peu, de respirer un peu.
Mais avant cela, il faudra éviter le fiasco de l'an passé au Stade de France pour la finale de la Ligue des Champions, sous les yeux du monde entier.
C'est un événement où il y a eu des incidents, mais il n'y a pas eu de mort. La finale de la Ligue des Champions a eu lieu, certes avec retard, mais elle a eu lieu. Donc on amplifie parfois ce type d'incident. Quoi qu'il en soit, il faut rester modeste, il faut toujours tirer les enseignements de ce qui peut se passer ici ou là. On a constaté par exemple pendant la Coupe du monde de rugby, on l'a vu à Marseille, que les supporters de rugby arrivent très tard au Stade. Donc il a fallu qu'on renforce un certain nombre de dispositifs. On s'adapte toujours aux situations et bien malin est celui qui peut prévoir ce type de difficultés.
Pour la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques en plein air à Paris, 35 000 membres des forces de l'ordre devraient être mobilisés. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Laurent Nuñez