Budget : les Socialistes attendent la "copie complète" de Lecornu - reportage #cdanslair 29.09.2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
jeudi, et prévoit de rencontrer à nouveau des cadres du Parti socialiste vendredi, qui attendent désormais une "copie complète du budget". - Au roi du silence, S.Lecornu aura tenu longtemps, jusqu'à cette interview samedi. ...
Le Premier ministre y donne ses 1ers arbitrages. Il maintient l'objectif d'un déficit sous la barre des 3 % du PIB en 2029, et ce n'est pas tout. Exit la taxe Zucman, exit le retour de l'ISF, et maintien de la réforme des retraites telle quelle.
Mais le Premier ministre rappelle que les parlementaires auront le dernier mot. ...
Une copie loin de rassurer les syndicats, à la veille d'une nouvelle mobilisation jeudi. - S.Binet: 1/20.
L'élève S.Lecornu n'a toujours pas décollé. Dans cette interview, les seules choses qui sont claires, ce sont les portes qu'il ferme.
Il donne l'impression de minimiser l'ampleur de la crise démocratique et sociale que traverse le pays. On a le sentiment que c'est toujours E.Macron et le patronat qui tirent les ficelles. - Pour la gauche réunie ce week-end, changer de gouvernement sans changer de politique, c'est non. - R.Glucksmann: Je ne sais pas ce qu'il a voulu faire avec cet entretien.
Etait-ce une stratégie de négociation? On peut en avoir au Parlement européen. Il peut nous arriver de dire "ce sera comme ça et pas autrement" pour faire monter les enchères et lâcher du lest.
Est-ce réellement sa conviction profonde exprimée là? Si c'est réellement sa conviction profonde exprimée, ça ne va pas le faire. - S.Lecornu est-il prêt à négocier?
A y regarder de plus près, dans son entretien, le Premier ministre ne ferme pas la porte à une répartition plus juste de la fiscalité. ...
La question fiscale, certainement au menu du déjeuner ce midi à Matignon. Le Premier ministre recevait les représentants du socle commun, dont certains sont clairement sceptiques et n'hésitent pas à le faire savoir, à l'image de M.Fesneau dans "Le Monde". ...
Le Premier ministre aurait-il plutôt écouté son allié de droite? - B.Retailleau: Le problème aujourd'hui, c'est que c'est la matraque fiscale.
Ce n'est pas toujours avec plus d'impôts qu'on arrivera à relever le pays. - S.Lecornu sur une ligne de crête pour composer son gouvernement, pour échapper à la censure aussi, d'autant que le RN pose ses exigences. - Sur l'aide médicale d'Etat, nous ne voulons pas des petits aménagements.
L'AME, nous voulons la transformer en aide médicale d'urgence. Aujourd'hui, l'aide médicale d'Etat, il y a dans notre pays des Français qui n'arrivent plus à se soigner car ils n'en ont plus les moyens. Ils renoncent à avoir une bonne santé.
En parallèle, quand vous êtes un clandestin, que vous entrez illégalement sur le territoire national, vous avez le droit à une immense palette de soins. Ca constitue une injustice. - S'il veut respecter les délais, S.Lecornu doit rendre sa copie budgétaire mercredi au Haut conseil pour les finances publiques, jour de l'ouverture de la session ordinaire de l'Assemblée nationale.
Avec A.Duhamel sur ce qui pouvait se passer. Question. - A.Duhamel: Ouf...
Il y a théoriquement une contre-position socialiste. Ils ont fait leur contre-programme budgétaire. On sait ce dont eux rêveraient.
Je ne dis pas ce qu'ils feraient s'ils étaient au pouvoir, mais ce qu'ils rêveraient. - C.Roux: S.Lecornu a fermé quelques portes, notamment sur la taxe Zucman. - A.Duhamel: A mon avis, S.Lecornu va commencer à être intéressant vendredi.
Auparavant, il réfléchissait, il prenait des contacts, il demandait des notes...
Vendredi, on saura ce qu'il veut vraiment. Pour l'instant, tout le monde commente et personne ne sait. - C.Roux: J'ai des dépêches de l'AFP de cet après-midi.
S.Lecornu ouvert au débat sur la justice fiscale, sans nous abîmer la croissance et l'emploi... - A.Duhamel: Une taxe sur le haut patrimoine... - C.Roux: Il proposera que certains impôts diminuent, notamment en faveur du travail.
S'il y avait une censure, s'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord vendredi, on peut recommencer, nouveau Premier ministre? - B.Morel: Bien sûr.
On l'a déjà fait. Il faut comprendre où on en est. Aujourd'hui, le projet de loi de finances ne bougera plus jusqu'à son dépôt.
Il a été déposé devant le Conseil d'Etat. Vous ne pouvez plus y toucher. Quel que soit le deal avec les socialistes, ça se passera après le 13 octobre en débat parlementaire.
A quoi il joue, S.Lecornu? Pendant des semaines, il n'a pas parlé.
Il espérait un deal au préalable. Il n'a pas eu lieu. On va rentrer dans un débat parlementaire avec 2 choses qui jouent pour lui.
D'abord, envisager un retournement de la CFDT, ce qui rendrait plus compliquée la situation pour les socialistes. De l'autre côté, faire pression par la base. Il parle de décentralisation et de statut.
Pourquoi? Les maires, aujourd'hui, ont peur d'une dissolution concomitante avec les élections municipales. - A.Duhamel: Leur budget de l'année prochaine... - B.Morel: Un effet ricochet sur l'élection municipale.
Dans ce cadre-là, pour S.Lecornu, l'important est de tenir plusieurs semaines, jusqu'à début décembre, en espérant que, d'ici-là, il y ait une pression de la CFDT et des maires. Le PS, pour l'instant, peut avoir un intérêt objectif à la dissolution.
Quand vous prenez les enquêtes, il y a un mois, le PS n'avait pas intérêt à une dissolution. Aujourd'hui, il voit que le centre s'effondre et que LFI n'augmente pas. Une dissolution pourrait leur permettre d'être en meilleure position.
Ce ne sera peut-être pas le cas au mois de novembre. Si les données changent, un budget pourrait être acceptable par le PS. - A.Duhamel: Les projections de sièges, même en intentions de vote, se sont trompées dans des proportions considérables à de nombreuses reprises. - C.Roux: Ce serait périlleux de faire ce calcul. - A.Duhamel: "On gagnera tant de sièges", c'est une blague.
On n'en sait rien. - C.Roux: Revenons à vos questions.
Question. Vous la connaissez... - E.Sire-Marin: Oui, ce n'est pas une décision rendue par une juge, mais par 3 magistrats.
Elle n'a pas manifesté contre N.Sarkozy. Elle a participé à un mouvement massif pour demander des moyens à la suite d'une déclaration de monsieur Sarkozy, qui reprochait à un juge débordé d'avoir laissé en libération conditionnelle quelqu'un qui, finalement, avait tué une jeune fille.
Malheureusement, la justice n'est pas prédictive. Deuxièmement, ce que cette magistrate disait à l'époque...
Elle était responsable syndicale et disait, comme des greffiers, des experts, des avocats, que si on avait plus de possibilités d'étudier les dossiers...
Un juge d'application des peines a 300 à 400 dossiers. Malheureusement, toutes les personnes ne sont pas examinées selon leur personnalité et leur risque de dangerosité et de récidive. Elle fait partie, peut-être, des 70 % de magistrats qui, à l'époque, manifestaient.
C'est vrai. - C.Roux: Question.
Sébastien Lecornu