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Discours / meetingLCP (sur YouTube)· 30 juillet 2026 3 minActualité / polémiqueSantéInstitutions & élections

Sandrine Rousseau revient sur l'évocation de sa mère pendant les débats sur la fin de vie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Sandrine RousseauFait
    « ma maman s'est suicidée. Elle s'est suicidée alors qu'elle était en fin de vie parce qu'il n'y avait pas l'aide à mourir. »
  • 0:25Sandrine RousseauFait
    « Son agonie a été insupportable, épouvantable. Elle a duré extrêmement longtemps parce que elle a fait ce que vous appelez un suicide libre. »
  • 0:40Sandrine RousseauPromesse
    « C'est pour cela que je milite pour le droit à mourir. »
  • 1:00Sandrine RousseauFait
    « ce qui s'est passé lors de sa mort, c'est exactement l'inverse de ce que nous voulons là. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je ne voulais pas en parler dans cet hémicycle, mais vous m'y forcez. Et donc je vais vous le dire, ma maman s'est suicidée. Elle s'est suicidée alors qu'elle était en fin de vie parce qu'il n'y avait pas l'aide à mourir.

Elle s'est suicidée dans des conditions abjectes. Son agonie a été insupportable, épouvantable. Elle a duré extrêmement longtemps parce que elle a fait ce que vous appelez un suicide libre.

C'est-à-dire qu'elle a pris dans sa table de chevet tous les médicaments qu'elle avait gardé depuis des semaines et elle les a avalé d'un coup. Et je peux vous dire que c'est pour cela que je milite pour le droit à mourir. C'est pour cela que je que je vous invite à ne pas voter les amendements de suppression parce que ce qui s'est passé lors de sa mort, c'est exactement l'inverse de ce que nous voulons là.

C'est-à-dire que cette loi, elle permet la sérénité, elle permet l'organisation, elle permet de faire en sorte qu'il y ait les proches qui soient à côté et qui tiennent la main des personnes qui sont en train de mourir et qui souhaitent [musique] mourir. Et le suicide, c'est tout à fait autre chose. C'est dans une agonie d'une violence que vous ne pouvez pas imaginer.

C'est pour cela que je vous ai dit ça. Je ne souhaitais pas en parler dans cet hémicycle, mais puisque vous vous m'y forcez, ça n'est pas une pensée totalitaire, c'est une pensée pour tous les proches des personnes qui se sont suicidées. [musique] Je voulais pas euh en parler euh dans l'hémicycle, j'en avais parlé dans le [musique] débat public, mais euh le moment de faire la loi est un moment collectif.

Ça n'est pas un moment, c'est un moment de [musique] bien commun, ça n'est pas un moment personnel, mais on m'avait taxé de pensées [musique] totalitaire. Incroyable. Et après cette prise de parole, je dois dire que il y a des députés de tous [musique] les bons, tous les bons qui euh sont venu me voir, certains en pleurant, en me disant que chez eux aussi, il y avait eu des cas similaires, y compris d'ailleurs des députés qui étaient opposés à la loi.

Et et en [musique] fait peut-être que c'est aussi important de montrer aux citoyens et citoyenne ce qui nous anime en tant que député parce que on a l'impression parfois que parce qu'on fait de la politique, [musique] on perd toute humanité, on perd toute sensibilité, on perd nos émotions, on perd notre histoire et il y a rien de plus injuste que ça. [musique] On se met pas dans une arène comme l'Assemblée nationale aussi complexe, [musique] aussi violente, aussi toxique si on n pas des choses dans les tripes qui font qu'on [musique] on veut changer les choses.