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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 2 juillet 2025 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsImmigration & asileSécurité

Antoine Armand, député EPR de Haute-Savoie : «Le changement à accomplir est dans le budget»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    Cette proposition de hausse d'impôt de Yaël Braun-Pivet vous semble-t-elle crédible ?

  • 2:30RelanceRéponse directe

    Le gouvernement privilégie-t-il vraiment les baisses de dépenses plutôt que les hausses d'impôts ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous dites que la solution est dans le budget. Pouvez-vous préciser quelles dépenses doivent être réduites ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Cette proposition LR sur les OQTF vous semble-t-elle justifiée ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que le Conseil constitutionnel validera cette mesure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Antoine ArmandChiffre
    « Nous sommes à la fois le pays qui taxe le plus au monde et le pays qui dépense le plus au monde. »
  • 3:30Antoine ArmandFait
    « Si la solution était d'augmenter les impôts, mais mes pauvres amis, on aurait pas 3000 milliards de dettes et 6 % de déficit. »
  • 4:30Antoine ArmandFait
    « Baisser 1 € de dépenses publiques aujourd'hui en France, c'est difficile. »
  • 10:30Antoine ArmandChiffre
    « Une procédure sur deux devant les tribunaux administratifs en France concerne le droit des étrangers. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

avec mes camarades de la première. Bonsoir Catherine, bonsoir Pierre, bonsoir Louis Dragnel, bonsoir Pierre. Merci d'être avec nous Antoine Armand, bonsoir.

Bonsoir député PR de Haute Savoie, ancien ministre de l'économie. On va écouter Sophie Prima qui ce matin était au micro de Sonia Mabrook sur ces news et sur europein. Elle répondait à Yelle Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale qui jugeait nécessaire une hausse d'impôt.

En tout cas, elle disait qu'on pouvait pas s'en sortir autrement. Écouter la porte-parole du gouvernement. C'est son point de vue.

Elle le défendra devant le premier ministre encore une fois et c'est le premier ministre qui tranchera. Vous savez depuis 2 mois, il y a beaucoup de ballons d'essai qui sont envoyés dans la nature. Ce ballon parmi il fait mal hein parce que là dans un contexte dire qu'on peut pas exclure une hausse d'impôt bien sûr c'est c'est pas la volonté je le répète ce n'est pas la volonté du gouvernement ce n'est pas l'option privilégiée que nous prenons.

Nous prenons d'abord en considération les baisses de dépenses de l'État. C'est donc la voie qui a été globalement choisie. On verra dans la pratique où nous en serons à la fin des discussions parce que vous savez, il va y avoir des arbitrages proposés par le premier ministre au mois de juillet et puis après il y aura un temps de discussion avec les partis politiques.

Ça vous aide ce genre de proposition dans la presse ce matin ? C'est pas une canicule que nous allons aborder. C'est probablement des vents très très forts.

Antonirement qui ment dans l'histoire. Préciser votre question Pierre qui mentre YL Bron Pivet qui dit on s'en sortira pas si on ne hausse pas les impôts et madame Prima qui semble dire bah il y aura des arbitrages mais il y aura pas de hausse d'impôt pour le moment le gouvernement n'a pas encore présenté son budget on l'attend maintenant la vérité en tout cas celle qui me semble éattend c'est ce que j'attends de vous celle qui me semble évidente c'est que nous sommes à la fois le pays qui taxe le plus au monde et le pays qui dépense le plus au monde. Donc si la solution était d'augmenter les impôts, mais mes pauvres amis, on aurait pas 3000 milliards de dettes et 6 % de déficit. 3345.

C'est c'est une évidence. Ensuite, et là je mets de l'eau au moulin de tout le monde. Ensuite baisser 1 € de dépenses publiques aujourd'hui en France, c'est difficile.

Baisser 1 € quel que soit le secteur parce que ce sont des dépenses qui ne datent pas d'hier ou d'avant-hier, sont des dépenses qui datent d' ans et donc dans tous les domaines à chaque fois des dépenses structurelles et et non, elles ne sont pas à chaque fois structurelles. Premièrement, mais les dépenses les plus importantes reposent sur des prémisses que nous avons posé il y a 50 70 ans maintenant. Euh la sécurité sociale élargie est toujours plus forte.

Euh la prise en compte la prise en charge d'un transport sanitaire quand vous avez une consultation, euh un nombre de médicaments sans limite quand vous allez à la pharmacie et cetera et cetera. Donc le la gratuité, le changement à accomplir, il est politique, il est dans le budget, mais il est avant tout, comment dirais-je, dans notre dans notre mentalité. Quand je vois que des députés socialistes à parti de gouvernement sont incapables de proposer ou d'accepter la moindre économie, je me dis qu'on habite pas absolument dans le même pays.

Et donc, je veux bien qu'on parle d'impôts, je veux bien qu'on ait ce débat là, mais arrêtons par pitié de faire comme si le problème numéro 1 n'était pas la dépense publique incontrôlée. Madame de Montchalin aujourd'hui a dit effectivement qu'elle allait faire le maximum pour baisser la dépense publique. Mais enfin, tout cela ce sont des mots et en attendant, on ne voit pas de résultat.

Si vous avez lu-même parler de 3345 milliards de de dettes publiques, je vous confirme que l'heure est aux travaux pratiques pour le gouvernement et que malgré la photo, donc il y a une belle photo de classe mais en attendant il se passe rien. Alors le le processus budgétaire a su son cours. Je crois que le premier ministre doit s'exprimer dans les prochains jours.

On a un ordre de grandeur 40 milliards. Très bien. Mais j'ai appris de ma brève expérience à Bery quelque chose de très simple, c'est que ça fait rire Louis Droganel que ce soit.

Bref, mais euh euh c'est j'ai appris quelque chose. J'ai j'ai appris quelque chose de très simple. Vous pouvez dire qu'on va faire 30, 40 milliards d'économies si vous ne dites pas la mesure, la ligne, si vous ne parlez pas d'un côté du transport sanitaire, de l'autre du nombre d'agents publics dans certains secteurs centralisés d'État ou des fonctionnaires sont derrière un bureau plutôt que d'être sur le terrain.

Si vous ne nommez pas les choses, mais vous n'avez aucune chance d'arriver à cette économie là et à la fin vous avez dit 40 milliards pendant le budget pour l'année à prévoir et puis à la fin vous avez pas grand-chose. Si vous si vous nommez les choses comme pour les taxis, ils viennent à Paris, ils encombrent toutes les rues et enfin Paris est bloqué puis on et puis on négocie et puis ce qui devait rapporter beaucoup d'argent en rétropédale. Mais parce que je le dis sans je veux dire je veux dire sans esbrouff mais parce que nous ne mesurons pas la gravité potentiel de notre situation et que nous sommes un grand pays avec un PIB important avec une économie diversifiée mais nous sommes isolés mais nous sommes toujours un grand pays mais nous sommes en train de tomber dans l'isolement financier.

Je vous donne un exemple très simple. au niveau européen, nous sommes les seuls à ce niveau de déficit et dans 2 ou 3 ans, nous serons les seuls au-dessus en dessous, pardon, des 3 %. C'est-à-dire que là, je vous parle pas de de comment dirais-je de de de grand verbiage, de grandes évidence et il faut qu'on la regarde en face.

Louis de moi je suis entièrement d'accord avec ce que vous dites Antoine Armand. Il y a quand même deux remarques, une remarque sur le fond et une sur la forme. S'agissant de François Baou, de la situation dans laquelle il est. sur le fond, l'immense problème de ce gouvernement, mais comme des précédents, c'est que personne n'est capable de dire quelle est la priorité absolue.

Tout est prioritaire. Donc en fait, dès que vous dites on va baisser cet endroit-là, ah bah non, immédiatement c'est une priorité. Ah bah là il y a voilà, il y a la défense d'intérêt catégorielle.

C'est immédiat à chaque fois c'est exactement la même chose qui se qui se produit. Et tant que le gouvernement ne dira pas et bien en fait euh cette pour les 10 prochaines années, voilà l'aspect prioritaire pour pourquoi pas d'investissement supplémentaire, donc d'augmentation des dépenses publiques et et de l'autre côté de baisse des dépenses publiques parce que on considère soit qu'on a pas les moyens, soit que le la vie a changé en société et donc qu' y avait des choses qui étaient peut-être des aides par exemple qui étaient importantes il y a 30 ans et qui ne le sont plus ou moins aujourd'hui. Voilà, tant qu'on ne fera pas ça en réalité on n'y arrivera pas.

Et ensuite sur la forme euh moi je viens de voir que François Beerou a expliqué donc on s'attend tous à ce qu'il fasse une présentation euh de ses proposition de baisse des 40 milliards d'euros euh autour du 14 juillet et il vient de dire "Je vais proposer aux partis politiques de me faire des propositions et ensuite on verra ce qu'on ce qu' ce qu'on ce qu'on baissera." Mais avec une méthode pareille, on voit une seule chose, c'est que François Baou cherche à acheter un surcil supplémentaire pour rester à Matignon un peu plus de temps. Mais au niveau du fond, du coup je reviens à la première au premier sujet, on voit bien que si on demande à toutes les forces politiques de faire ses propositions, on sait très bien qu'il y aura pas de consensus, donc il y aura pas de décision prise et le le en politique normalement quand enfin décider c'est choisir et donc choisir c'est un renoncement.

Vous non mais vous choisissez, vous dites euh la priorité c'est la réduction des dépenses publiques. Donc aujourd'hui euh on a plus de 1 € enfin pour 1000 € de dépenses publique, il y a plus de 570, ça doit être même un peu plus 580 qui partent dans le social. Et bien dans le social, qu'est-ce qu'on doit réduire en priorité ?

Voilà pourquoi on doit le faire. Et c'est vrai que à aucun moment on a ce discours-là à part Améline Monchalin qui est la ministre du budget. On voit bien qu' en fait elle fait ses propositions un peu dans son coin, elle va les proposer ensuite à François Baou qui dira lui-même "Mais c'est pas moi qui vais choisir, c'est les partis politiques et et en fait il se passera rien et je trouve que c'est assez concernant.

La méthode était plutôt ambitieuse et bonne initialement se dire on va anticiper le budget, on va faire ses propositions 14 juillet mais en réalité on sait bien que le 16 juillet et bien on sera toujours au même point." Anton Armand réponse. Je je pense que c'est assez clair que le gouvernement va prendre ses responsabilités en déposant un projet de budget.

De toute façon, ce sera le cas avant la fin du mois de septembre, qu'il soit juillet première chose et j'espère que le gouvernement d'ici la fin du mois de juillet pourra mettre sur la table son projet, si ce n'est ligne à ligne, au moins dans les les réformes les plus importantes. Ce que je trouve pas inintéressant néanmoins dans le fait de demander aux partis politiques, aux groupes politiques de s'exprimer, c'est que j'aimerais bien que une partie de la gauche, celle qui aspire à gouverner, pas celle qui aspire à mettre le bazar absolument partout à chaque fois que c'est possible. que cette partie de la gauche soit capable d'assumer au moins 1 € d'économie quelque part.

Quand vous leur demandez une piste d'économie, vous disent "On va baisser les aides aux entreprises." En fait, ça c'est un mot poli pour dire augmenter les impôts. Bon, si vous n'avez pas y compris chez les socio-démocrates ou chez la gauche une capacité à faire un euro d'économie, d'abord ils sont complètement isolés partout en Europe les sociémocrates la réponse à votre question.

Vous vous espérez que le Parti socialiste fasse ces propositions là ? En réalité, ça fait des mois qu'ils auraient pu faire ces propositions là et ces propositions sont dans ce que vous dites. Ils vont dire "Bon bah, faut réduire entre guillemets les aides pour les ultra riches, les aides, les niches fiscales et donc augmenter les impôts." Donc le le problème, c'est que tout le monde joue à tendre la main à l'autre.

En réalité, personne ne tend la main à personne. Et vous trouvez pas que c'est un peu trop duré ? Moi je me dis simplement, ça fait maintenant 5 6 ans qu'on parle de réduire les dépenses de l'État et on attend des autres qui fassent le premier pas.

En réalité maintenant c'est vous qui êtes au pouvoir. Alors dans une situation qui est pas facile, ça je j'en suis bien d'accord, maintenant ce qu'il faut c'est décider, faut trancher et si vous envoyez le message aux oppositions que vous pouvez reculer, bien évidemment que les oppositions vont tout faire pour vous faire reculer. Il peut faire comme puisqu'il cite beaucoup Mendes France.

Mendes France et le quand le général de Gaul est arrivé au pouvoir, il proposait des un plan qui était assez drastique pour relever la France et le général n'en a pas voulu. Il a démissionné. Donc quand il se compare à Mendes, est-ce que c'est parce que pour une fois parce que jusqu'ici nous a pas habitué dans son passé à prendre des mesures très franches et très rigoureuses ?

Enfin, il a toujours parlé de la dette. Ça c'est quand même un sujet qui le préoccupe depuis toujours. Ça c'est vrai et ça il n'a pas varié.

Mais dire comment il fallait la réduire, il il ne l'a pas dit. Mais maintenant, s'il se compare à Mendez, est-ce que il va enfin sortir quelque chose d'assez courageux puisque il peut aurait et à et et où il pourrait démissionner la clé, c'est la démission. Soit on ne fait rien et on reste et ça arrange tout le monde de durer encore 2 ans parce qu'il faut bien dire que tous les partis dans le fond, ils se disent on va le faire tomber mais on veut leurer parce que il a dans le fond l'inaction lui est imposée compte tenu aujourd'hui de ce qui est aujourd'hui l'hémicycle.

Voilà, je je crois que enfin je je suis assez d'accord avec ce que vous avez dit tous les deux. Je je crois que enfin j'ai appartenu à un gouvernement qui a souhaité réduire les dépenses, le gouvernement de Michel Barnier et et le Premier ministre Barnier a eu le courage de ne pas céder quit à ce que ça veuille dire tomber. Je suis assez d'accord avec ce que vous voulez dire et je veux insister sur ce point.

On ne peut pas attendre 2 ans. C'estàd que au aux auditeurs qui nous écoutent et qui se disent après tout euh peut-être que dans le contexte politique euh il y a pas besoin de réfléchir à travailler davantage aujourd'hui, il y a pas besoin de réduire dès l'année prochaine, on peut encore se donner un an. Ce n'est pas possible.

Il ne faut pas laisser croire que politiquement, économiquement, on peut attendre. Alors oui, c'est extrêmement dur parce qu'il y a pas de majorité, parce que le socle commun et ce qu'il est pour plein de raisons, c'est difficile mais je crois, j'espère qu'on ne gouverne pas pour attendre et qu'on ne gouverne pas pour sier. On gouverne pour choisir et pour avancer. 19h27, Antoine Armand est avec nous sur Europin et revient dans un instant.

Merci Mael à tout à l'heure pour l'information. Europin soir 19h 21h Pierre de Villna toujours avec Louis de Ragdel Catherine et l'ancien ministre de l'économie actuel député EPR EPR c'est ensemble pour la République comme les réactions nucléaires avoir un peu plus d'ailleurs voilà c'est ça de Savoie de Haute Savoie pardonnez-moi Ansy l'actualité c'est aussi cette proposition de loi LR pour faciliter la rétention des 100 papiers rallonger la durée de rétention dans les cras à 210 jour mesure qui était voulue par Bruno Retaillot alors qu'il venait est arrivé à Bovau. C'était sous le gouvernement que vous avez connu vous-même Antoine Armand.

Écoutez une une passe d'arme à propos de cette proposition de loi entre le député LFI de Lon Antoine Léumand et Bruno Retaillot sur cette proposition de loi. C'était hier soir. Vous utilisez les étrangers et les immigrés pour masquer l'ensemble des violences, des viols, des meurtres qui sont commis non pas par des étrangers mais souvent au sein de la famille elle-même.

On t'avoue, monsieur Rota qui salissait ce drapeau. La pratique de l'inversion des valeurs, c'est la pratique courante des insoumis. Vous m'accusez des pires mots.

Votre parti, c'est le parti qui souffle quotidiennement sur les presses de l'antisémitisme en se cachant bien sûr contre leuditionnisme. Un de vos membres était il y a quelques jours en Algérie, rien sur Boem sans sale. Il a pas parlé du drapeau français.

Il a dit "Moi, j'embrasse le drapeau algérien." Le seul drapeau, chers collègues, que moi j'embrasse, c'est le drapeau bleu, blanc, rouge. C'est une inversion des valeurs, c'est irresponsable, c'est une honte et vous êtes le parti de l'indignité.

Est-ce que vous saluez Antoine Armand l'opiniaté de Bruno Rotaillot ? Ben je je dans cette passe d'armes, je pense que pour chacun, il est une évidence que il y a quelqu'un qui défend des choses élémentaires qu'on devrait tous soutenir. Et puis de l'autre côté euh euh la France insoumise qui au fond essaie de détourner le sujet.

Vous avez entendu dans l'extrait que la France insoumise parle des étrangers, mais cette loi, elle parle des étrangers en situation irrégulière qui ont épuisé toutes les voies de recours, qui ont une obligation de quitter le territoire et qui présentent une dangerosité pour les Français. Et on est le on ne les retiendrait pas. Je suis euh député d'une ville qui euh pour la plupart des Français apparaît plutôt calme, ANSY et dans lesquels il y a de plus en plus de personnes en OQUTF qui traînent dans les rues et qui parfois créent des incivilités ou des violences.

Et notre réponse à nos compatriotes, à nos concitoyens, aux étrangers en situation régulières qui vivent, qui travaillent dans le pays, c'est au fond d'essayer de noyer le poisson. C'est absolument déconnecté de ce que vivent les Français tous les jours et c'est ce qui explique ce ce ralbol sécuritaire qui s'exprime dans le pays. Est-ce que vous pensez que si ce projet est voté que le le ministre de l'intérieur peut compter sur le soutien du Conseil constitutionnel ?

B je ne peux pas parler à la place du Conseil constitutionnel. Je je je comprends qu'il y a une question très importante de des motifs de rétention et et de et de la de la retenue, mais le droit doit pouvoir évoluer quand la société évolue. Ça fait des milliers d'années que c'est le cas.

Et et je veux dire, moi j'ai pas de tabou. Si le droit constitutionnel ne permet pas de faire des choses de sécurité, de bon sens élémentaire pour protéger les concitoyens, le le droit constitutionnel doit évoluer. Et ben il fait prim sécurité.

Ça c'est la jurisprudence en l'occurrence. Et donc s'il faut affirmer plus clairement les choses, mais faisonsle. Et et je vais vous dire en général quand j'en parle avec les concitoyens, les gens ne comprennent même pas cette discussion.

C'est que nous parlementaires, nous sommes chargés de faire évoluer le droit pour qu'il corresponde à la société. Donc si je viens vous voir et que je vous dis Pierre de Villot, non, je ne ferai pas évoluer le droit parce que ça voudrait dire qu'on change le droit, qu'est-ce qu'on raconte ? Donc non, il faut être à l'aise.

Il faut dire que quand on a une difficulté qui est la nôtre, en terme de sécurité, on y répond. Ensuite, pas de Faribol, pas de fable. Le problème numéro 1 des obligations de quitter le territoire, c'est un problème diplomatique.

C'est que les pays de retour n'accepte pas ces personnes et ça c'est long, c'est frustrant et c'est pénible. Pedragnel. Alors non, moi ce que je trouve particulièrement scandaleux dans cette histoire, c'est que ce texte intervient parce qu'il avait été réfléchi après la mort de Philippine qui avait été sauvagement tué justement par un OQTF qui était sorti de prison.

Euh et donc Bruno Rotaillot s'est dit il faut absolument que cette histoire ne se puisse pas se reproduire ou le moins possible. Et donc euh la disposition la plus fort de ce texte, elle concerne en réalité des gens euh qui sont donc euh clandestins sur le territoire français, donc qui de toute façon devraient être expulsés dans un monde normal. Et ils accumulent d'autres éléments.

Ce sont des gens qui présentent des troubles à l'ordre public ou alors des gens qui ont déjà été condamnés à diverses à divers crimes et délit infraction sexuelles notamment. Et donc on parle du même pas de tous les OQTF, on parle des OQTF les plus dangereux et on on parle pas de mesures extrêmement difficiles. On dit simplement qu'il faut qu'on puisse les garder un tout petit peu plus longtemps dans les centres de rétention administratif simplement justement pour avoir plus de temps pour obtenir des laissés passés consulaire de pays qui coopent difficilement avec la France ou tout simplement de avoir toutes les pièces pour pouvoir bien préparer une expulsion.

Donc effectiv là où je vous rejoins totalement, c'est que c'est un débat qui non mais normalement on devrait même pas débattre de ce sujet et je rappelle simplement qu'il y a d'autres pays de l'Union européenne euh dans lesquels le placement dans l'équivalent dans les pays de centre de rétention administratif euh ça va jusqu'à 800 jours, 900 jours 1000 jours pour certains pays. Donc on n'est absolument pas le pays le plus répressif en la matière. On a un énorme problème d'exécution de ces obligations de quitter le territoire français.

Alors vous vous avez dit en raison notamment des difficultés qu'on a avec certains pays mais aussi en raison du droit français. Et quand vous regardez aussi toutes les toutes les OQTF qui sont attaquées devant la justice euh par des associations, par des lobbyes, des ONG euh pro immigration, bien vous vous rendez compte euh que euh la plupart du temps euh ces ONG euh obtiennent euh enfin font casser, font annuler euh l'obligation de quitter le territoire français. Et ça provoque, et je termine simplement d'un mot là-dessus, euh un engorgement énorme dans les tribunaux administratifs.

Je rappelle quand même que simplement que une procédure sur deux devant les tribunaux administratifs en France concerne le droit des étrangers. Et donc normalement, les tribunaux administratifs sont faits pour gérer énormément de contentieux, mais pas euh la pour la moitié d'entre eux euh du contentieux qui concerne des étrangers qui contestent des mesures d'expulsion de la France. Enton Oui, c'est ce que c'est ce que nous avions porté dans la loi immigration.

Il y avait une vingtaine de procédures différentes de recours en cas de d'obligation de quitter le territoire. On l' ramené à 6 pour l'asile mais pas que. Et et pour pouvoir réduire cette pension là.

Il faut il faut quand même comprendre aujourd'hui ce qui'est le travail dans une préfecture des agents publics qui montent pendant des semaines des dossiers pour expulser quelqu'un qui un n'a pas le droit d'être sur le territoire et qui deux a commis des délits par le passé. Et en face ce travail, il a un travail d'investigation de d'instruction très long et après des semaines et des mois, souvent on est débouté, on est renvoyé à un jugement en appel, tout ça, tout ça c'est du temps, ça va pas assez vite, c'est du temps perdu et surtout on le disait à l'instant, c'est pour nos compatriotes dans le sujet budgétaire qu'on abordait juste avant totalement incompréhensible. Bien sûr.

Et puis vous en fait l'état est très faible par rapport au moyen qui auquel il fait face et et aux déconstruction de ce que vous avez dit, c'està-dire les différentes associations qui avec des tutos clandestin en disant regardez ce qu'on veut pour détourner la loi. Un système totalement absurde qui est pas lié à Bruno Rotaillot ni même à son prédécesseur. En fait, il y a 30 ans, le ministère de l'intérieur a délégué une compétence de service public à des associations pour exactement pour gérer la prise en charge de ces immigrés qui soient clandestin ou pas.

Et le problème c'est que le ministère de l'intérieur paye deux fois. Une fois parce que vous il finance les associations et une deuxième fois parce que souvent le l'État est débouté dans ces demandes d'expulsion et donc est condamné à verser même des dommages intérêt à ces personn et plusieurs fois ici même et ailleurs dans d'autres émissions à rep. te poser la question pourquoi est-ce qu'on ne supprime pas des associations comme la Simade ?

Alors, ce qu'il faudrait en réalité c'est que le ministère de l'intérieur assume de récupérer l'entièreté de la gestion de l'immigration en France, mais même la la prise en charge financière même humaine, pourquoi pas humanitaire ? Et comme ça là, si vous voulez, vous avez une chaîne de commandement totalement unifiée sur cette questionlà. Euh il y a aucun problème, je pense pour personne euh de laisser la possibilité à des gens membres d'association euh tout simplement pour voir que les conditions de d'accueil d'hébergement des migrants qu'on cherche à expulser euh correspond enfin respectent les critères humains.

Il y a aucun problème par rapport à ça. Mais le problème c'est que c'est un système totalement hypocrite. Et puis je vous donne un détail mais le premier conseil que donne la plupart de ces associations financées par le contribuable parce que c'est financé par l'État et bien c'est de jeter ses papiers d'identité quand les les clandestins sont interpellés. et et je vous je vous donne la suite de l'histoire.

Que doit faire l'État du coup pour prouver la nationalité de certaines personnes ? Comment vous faites ? Et bien, vous devez payer des interprètes pour qu'ils vont deviner à l'oreille le dialecte ou alors mais je vous assure ou l'accent de de la personne qu'ils ont en face d'eux.

Et donc c'est extrêmement compliqué pour certains pays et bien vous avez par exemple des clandestins qui imitent un autre accent ou et donc c'est très difficile de trouver le bon interprète et entre-temps et bien le temps s'écoule et donc les procédures euh tombent et les personnes sont relâchées, sont dans la nature et on sait plus quoi faire de ces personnes. Ça doit être dur d'entendre tout ça en tant que responsable politique. Antoine vous êtes parfaitement c'est une construction malheureusement c'est une construction qu'on connaît qui est une construction lente parce que vous l'avez décrit.

On a parlé de jurisprudence. Je je sais pas si je dois rire ou si je dois enfin c'est Cafken. Comm mais ça fait partie.

Vous voyez moi qui appartient à une génération politique qui fait pas de la politique depuis 30 ou 40 ans. Ça fait partie des problèmes avec lesquels nous sommes entrés en politique et face auquel on ne peut pas se dire que c'est une question de d'anathème de droite de gauche, d'extrême ou de l'un ou de l'autre. C'est une préoccupation centrale de nos concitoyens qui considère qu'on ne peut pas continuer avec ces délais et avec cette ineffectuit.

Alors, il faut faire quelque chose, monsieur Armand et puisque vous êtes responsable politique, faites quelque chose. Faites nous commencerons par voter euh la loi qui est proposée ici euh et que soutient le ministre de l'intérieur. 19h43.

Merci beaucoup Anton Armand. Ça c'est par le studio d'Europe.