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InterviewLa Croix· 6 avril 2022 15 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Arlette Laguiller : "Face à la violence, on a une carapace qu’est la force de nos idées"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Arlette LaguillerFait
    « on a sûrement une carapace qu'est la force de ses idées »
  • 1:00Arlette LaguillerFait
    « j'ai été agressé physiquement par des jeunes juifs intégristes »
  • 2:00Arlette LaguillerFait
    « les mots peuvent tuer »
  • 4:30Arlette LaguillerFait
    « je me suis jamais senti inférieur parce que j'étais femme ni supérieur »
  • 5:00Arlette LaguillerFait
    « une déclaration malheureuse d'un soutien vous coûte »
  • 5:20Arlette LaguillerPromesse
    « mois président de la république je ne serai pas le chef de la majorité »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

oui c'est vrai que quelquefois dans le feu du débat on peut prononcer des phrases que l'on regrette après oui on a sûrement une carapace qu'est la force de ses idées je me suis jamais senti inférieur parce que j'étais femme ni supérieure dès hier dans une élection présidentielle il ya toujours l'affirmation d'un projet et le roger du prédécesseur avant l'élection présidentielle lacroix rencontrer des ex candidates et candidats ils reviennent sur leur campagne et sur leur investissement personnel comment vit-on cette expérience il raconte [Musique] une est vécue comme un moment douloureux dans la campagne c'est je suis plus à quel moment c'était à paris lorsque j'ai été agressé physiquement par des jeunes juifs intégristes et lorsqu'un vieux monsieur don qui tapait sur mon vélo etc et j'ai été très choqué par ça et j'en garde une je trouve que c'est très blessant un vieux monsieur qui étaient là qui disait ne le touchez pas ne le touchez pas il est antisémite et jusqu'à quand mon fils partis à l'école tous les matins sur la porte de mon immeuble il y avait une croix gammée donc ça je sais ça m'a beaucoup ça m'a beaucoup blessé j'ai d'ailleurs été protégés pendant toute la durée de la halle toute la fin de la campagne par des deux agents de sécurité du gign moi ça m'est arrivé une seule fois j'étais très jeune c'est la campagne de 2002 et en été entre 2 et 3 dans les sondages comprenez pas parce que les adolescents qui me croisez dans la rue ils disaient mais eux c'est parce que c'était en fait c'étaient les guignols donc j'ai réuni mon staff j'ai dit mais qu'est ce que c'est ces trucs il n'avait pas osé me le dire j'ai dit bon écoute et vous me faites en montage je veux voir toutes les émissions les six derniers mois des guignols sinsin fait à ce sacré électrochoc et là pendant une demie nuit je me suis dit je peux pas supporter ça il est moment weather disait pas c'est vachement dur oui effectivement c'est très dur enfin on y est arrivé tentation d'abandonner moi jamais non non ça ne s'est jamais jamais venu quand vous êtes lancés dans la campagne il n'y a pas de plan b il faut continuer jusqu'au bout quel que soit le score que vous allez réaliser vous connaissez le chiffre de 70 milliards vous ignoriez mais pas du tout sur les 70 là pour nous dire je sais tout je ne sais pas mais c'est pas vous qui posez les questions et c'est pas vous qui donnait les notes oui c'est vrai que quelquefois dans le feu du débat on peut prononcer des phrases que l'on regrette après qu'ils peuvent être violentes les mots peuvent tuer j'ai toujours essayé d'être équilibrés moi je suis pas j'ai mangé la langue bien pendue je suis connu pour ça pour dire les choses comme elles sont je suis assez assez crash mais j'aime pas comme on dit j'aime pas attaquer les gens j'aime bien de dire les vérités comme elles sont alors chiche en face de quelqu'un qui ment je dois bien monsieur ce que vous dites et madame c'est inexact et je vais vous expliquer pourquoi mais je le fais pas par souci de l' attaque personnelle je l' ai toujours fait par souci de la vérité et souci de justifiait de convaincre du bien fondé de ce que je disais forcément des réponses qu'il faut de fer à l'adversaire principal ou et être quelquefois dans la véhémence alors que je pensais qu'il fallait être dans l' équilibre dans l'harmonie j'allais dire dans une forme de normalité ce que j'avais tenu à ce mot oui on peut dans un débat parce que l'attention monde parce que voilà parce qu'on a l'impression d'être roulés par le discours d'untel ou d'untel on on peut avoir des formules qui sont bons qui n'apporte pas grand chose au débat politique qui sous une forme de défoulement en fait il ya un moment où la passion tout emporter où la violence peut verbal en tout cas peut trouver sa place donc faut-il faire attention parce que il faut essayer bien sur deux d'être attentif vigilance qui dit de votre campagne par votre concurrent principal mais faut pas laisser se laisser déborder ou a tiré sur un terrain où il avait tout à perdre une bonne expression que jacques chirac m'avait donné que j'ai retenu qui était de ne parlait jamais de votre concurrent laissez-le oublier le avancé tenez bon sur vos propositions mais c'est pas toujours facile parce que il se rappelle à votre attention assez régulièrement oui on a sûrement une carapace qu'est la force de ses idées mais vous savez quand j'entends une déléguée du personnel j'étais devant les patrons fallait répondre il fallait pas se laisser avoir par les arguments ben c'est un peu pareil possible campagne électorale si vous êtes dans un débat avec d'autres candidats après faut savoir ce qu'on définit par violence parce que tout la confrontation politique soit parfois brutales quelque part vous sur une bataille d'idées vous êtes sur une bataille du conception de la société ça peut être vif ça peut être brutale ça peut être partir du moment où on en reste aux idées et pas la personne qu'on n'a pas une attaque sur la personne elle même ça ne me choque pas ça me j'ai parfois moins moi même dans des interventions certainement affirmer mes idées de façon forte sur un stade de rugby si vous voulez pas aller dans la mêlée ouverte faut pas jouer au rugby si vous voulez pas de plaquages il faut pas jouer au rugby c'est un c'est un sport en engager et même parfois un peu plus que ça non je jamais eu ce sentiment 2 je vais vous dire autrement je n'ai jamais vécu une campagne en me regardant de l'extérieur jamais jamais mélanger acteurs et observateurs je sais que je suis plutôt honnête y compris dans mes rapports avec mes adversaires dans le combat je suis pas envahi d'amour pour eux mais je les respecte tous mais j'ai jamais eu le sentiment que je dépassais les limites est ce que la politique était plus violente dans ces années là où aujourd'hui qu'elle ne l'était dans les années 70 65 ans tu ne sais pas je n'en suis pas sûr je suis peut-être sûr que plutôt sûr qu'une cette espèce de politiquement correct qui règne un peu en ce moment fait que les affrontements sont moins violents pendant une campagne vous est entièrement mobilisée et donc l'esprit d'affrontements y compris d'une certaine antipathie que vous avez pour celui qui vient contester votre score vous voulez des électeurs vous critiquer de manière que vous considérez comme comme scandaleuses ça se répercute dans les rapports personnels en se serrent la main mais c'est froidement on s'aime pas pendant une campagne en est on est rivaux c'est en candidate de la rupture que christine boutin a lancé sa campagne présidentielle la députée apparentée udf a créé son propre parti le forum des républicains sociaux envers et contre tous y compris françois bayrou à qui elle pourrait prendre quelques voix je suis une femme libre rien ne pourra m'arrêter je suis parti aujourd'hui et je continuerai quoi qu'il arrive je ne suis pas sûr que c'était très différent pour christine boutin christiane taubira même arlette laguiller qui était une habituée à n'était quatre femmes quatre petites candidate si je puis dire donc en plus il y avait une espèce de mépris qui consistait à nous inviter toutes les quatre ensemble pour s'en débarrasser parce que à partir du moment où on avait nos signatures on pouvait plus nous éviter bon mais surtout ne pas nous comparer à d'autres candidats je pense à jean pierre chevènement qui pensait être élu président de la république et qui que j'ai rencontré dans un je ne sais plus quelle quelle chaîne de télé où j'arrivais il partait et je dis tu vas bien dit ouais ça va marcher utah 5% ou 6% je vais telus bon il y avait un côté un peu comme ça est très machiste dans le traitement de la campagne politique n'est pas l'abri des dérives de la société et le machisme ambiant dans la société on le retrouve en politique quand je faisais des débats avec des hommes les utiliser la force de leurs voix pour couvrir la mienne ne voit pas et ça je trouve ça vraiment très désagréable donc quelquefois je les dis et de manière assez assez carré j'ai ressenti des x men misogynie dans les questions même des fois c'était des femmes qui me posait la question du maquillage alors vous êtes maquiller pour la télé ce que mc irait en sortant enfin des choses comme ça où des hommes qui me sortait un journaliste qui m'avait demandé si fidel castro me plaisait je crois pas qu'on aurait posé cette question à un homme c'était bon voilà non autrement moche il me semble que j'arrive à me faire respecter me semble peut-être que je me trompe il me sens que j'arrive à me faire respecter je me suis jamais senti inférieur parce que j'étais femme ni supérieur d'ailleurs je pense qu'on est différente là dessus j'ai la même vision des choses que celle qu'avait simone veil avec laquelle j'en ai très souvent parlé je trouvais ça un creusement sexiste machiste et stupide mais voilà sans plus dans la première campagne j'étais la seule femme et il y avait finalement un petit malaise pour les candidats hommes à se dire mince elle parle des problèmes des femmes nous on n'en parle pas il faut qu'on en parle le plus utile dans une campagne ce sont pas les adversaires ce sont les et les soutient soit parce qu'ils viennent à manquer soit parce qu'ils ont commis des erreurs ils ont fait des fautes d'expression ou utilisent des arguments qui ne sont pas les bons ou émis des critiques à l'égard de de ma campagne donc voilà c'est pour ça que l'organisation et le travail collectif sont absolument indispensables si le candidat est trop seul il va finir par décourager ou laisser faire un certain nombre de déclarations venant de ses propres amis s'il est trop collectif c'est aussi un problème parce que tout ce qu'il va dire sera rapportée et il y aura des fuites devant la presse donc faut trouver le bon équilibre mais c'est vrai que une déclaration malheureuse d'un soutien vous coûte puisque votre concurrent immédiatement l'utiliser soit parce que le financement aura été peu bredouillé ou parce que il y aura une proposons qui n'est pas là la mienne qui aura été fait par un supposé amis bon bref toute faute d'un d'un partenaire est utilisé par l'adversaire mois président de la république je ne serai pas le chef de la majorité je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'elysée - président de la république je ne traiterai pas mon premier liste de collaborateurs mois président de la république je ne participerai pas des collectes de fonds pour mon propre parti dans une élection présidentielle il ya toujours l'affirmation d'un projet et le rejet du prédécesseur donc il faut savoir alterner dans un vote présidentiel il ya toujours un aspect contre le sortant et pour un espoir s'il n'y a que du contre il ya effectivement un manquement mais si vous oubliez votre adversaire vous vous manqué aussi à une partie de votre électorat du pays qui veut changer tout l'expression le changement c'est maintenant j'avais étudié en tout cas ce qu'il faisait dans les meetings pour préparer précisément le débat de deuxième tour car il les arguments se rôde dans les meetings et généralement ce qu'on dit dans un débat on l'a déjà exprimé il comprit l'anaphore d'ailleurs déjà présente dans dans mes rassemblement voilà pourquoi je connaissais bien nicolas sarkozy c'était sans doute un des candidats que je connaissais mieux les heures qui précèdent le premier tour sont des heurts extrêmement fébrile et tendus quoique le moment le plus le plus douloureux ça a été le soir quand on a eu des résultats et qu'il a fallu que j'aille voir mes militants pour dire quelque chose vous vous y attendez quand même un peu en espérant que ça se fera pas ça oui je pensais que c'était possible j'ai pensé que le deuxième tour était à portée de la main [Musique]