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interviewC à vous (sur YouTube)· 8 septembre 2025 9 min

Retailleau- Wauquiez : LR, la guerre des chefs est de retour !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

est très LFI-dépendant, je crois que c'est raisonnable. - A.-E.Lemoine: C'est un exercice d'équilibriste.

Il y a les municipales et les présidentielles, au plus tard en 2027. - L.Vigogne: Tous ceux qui peuvent prétendre à cette échéance font bien attention à ce qu'ils font.

Ils n'ont pas forcément envie de se compromettre avec untel ou untel. Ca complique encore plus la donne. Il faut s'entendre avec le PS sans pousser par la sortie Les Républicains.

La diplomatie est indispensable. - L.Amar: B.Retailleau, L.Wauquiez, épisode 2.

Ils étaient déjà rivaux au printemps dernier pour prendre la tête des Républicains. Il a suffi d'une déclaration de L.Wauquiez pour raviver les tensions. - L.Wauquiez: On ne censurera pas un gouvernement socialiste ou du RN.

J'essaie d'être cohérent avec ce que je vous dis. Je suis pour la stabilité politique. Nous ne faisons pas partie de ceux qui font tomber des gouvernements, dans ce pays.

Quels qu'ils soient, je pense que l'instabilité est catastrophique pour le pays. - L.Amar: L.Wauquiez voudrait laisser sa chance au RN ou au PS.

Il y a une phrase que B.Retailleau n'a pas beaucoup aimée. Il se fendait d'un tweet moins de 24 heures plus tard. ... - B.Retailleau: Ecoutez...

Parfois, la cacophonie...

Notre mouvement, s'il n'est pas un casernement, ne doit pas être une auberge espagnole. Il est hors de question qu'on accepte demain qu'un Premier ministre socialiste soit nommé à Matignon! - L.Amar: Regardez bien l'attitude de L.Wauquiez pendant le discours.

Elle est très parlante. Il est assis au premier rang, mais ses yeux sont rivés sur son téléphone. Pas de poignée de main, pas d'image d'unité entre les 2 leaders.

Ecoutez la colère de cette militante qui soutient L.Wauquiez. - Je n'ai pas trouvé ça très malin de recaler L.Wauquiez au premier rang.

On ne fait pas ça en voulant montrer un message d'unité. Il veut verrouiller le parti pour B.Retailleau 2027.

Je ne suis pas la seule à le dire. La famille, ça ne va pas du tout, en ce moment. - L.Amar: Une famille divisée jusqu'au vote de cet après-midi.

D'un côté, B.Retailleau appelait à voter la confiance. De l'autre, L.Wauquiez a insisté sur la liberté des députés LR.

Résultat: 13 députés des Républicains ont voté contre tout à l'heure. B.Retailleau-L.Wauquiez, un duo qui risque bien de continuer à fracturer la droite.

Entre l'un qui croit de plus en plus à son destin présidentiel et un autre qui n'a jamais complètement renoncé. - A.-E.Lemoine: Ca peut accentuer la fracture au sein de cette famille? - L.Vigogne: C'est compliqué pour eux.

F.Bayrou, c'était déjà compliqué pour eux. C'était l'ennemi des Républicains.

Il n'avait pas soutenu N.Sarkozy en 2012. Faire partie d'un même gouvernement que lui, ce n'était pas simple pour Les Républicains.

Ca s'annonce encore plus compliqué. Ils sont associés désormais de plain-pied au bilan d'E.Macron.

Dans la perspective de 2027, pour s'en distinguer, ça va rendre les choses encore plus compliquées. Ils ont beaucoup de contraintes à gérer. B.Retailleau veut rester au gouvernement.

Rester trop longtemps, c'est peut-être trop compromettre ses chances pour 2027. - A.-E.Lemoine: Tout comme le PS, aucun intérêt à une dissolution. - P.Perrineau: On voit dans ce mouvement des Républicains le retour des refoulés de la droite française, qui se tire toujours une balle dans le pied par une guerre des chefs.

Souvenons-nous Sarkozy-Chirac, Fillon-Copé, maintenant, Retailleau-Wauquiez...

Alors que dans l'électorat, le parti républicain connaît une vraie dynamique. Ils évitent la marginalisation électorale, mais toutes les enquêtes montrent que ça y est, ils ont redécouvert un score à 2 chiffres. Ils commencent à être dans les 10-11 % des suffrages exprimés, alors qu'ils étaient dans une voie de marginalisation.

B.Retailleau est une des figures politiques les plus populaires. Il y a un paradoxe.

Le succès, avec de multiples guillemets, revient vers eux. Le vieux refoulé de la guerre des chefs met les choses un peu en l'air. - A.-E.Lemoine: Le pari d'E.Macron, c'est de compter sur une non-censure du PS en demandant à son bloc de travailler avec eux et de trouver des compromis.

Il parie aussi sur le fait que Les Républicains ne fermeront pas la porte. - L.Vigogne: B.Retailleau veut rester au gouvernement.

Les Républicains ont le sentiment d'être revenus au premier plan, aux affaires. Ca leur a redonné de l'oxygène, notamment de l'oxygène électoral. Tout leur intérêt est de contribuer, de continuer à rester aux manettes.

Il ne faut pas rester trop longtemps. C'est une vraie question qui sera posée à B.Retailleau, à un moment donné.

Pour l'instant, il considère que la balance des "plus" est encore supérieure à celle des "moins". - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'E.Macron pense que le Premier ministre qu'il va nommer tiendra jusqu'en 2027?

C'est l'objectif, a priori. - P.Perrineau: Le président nous a réservé régulièrement des surprises.

Et croyez bien que la dissolution post-européennes allait changer les choses. Ca a aggravé profondément les choses. Il y aura peut-être une seconde erreur de diagnostic.

Je ne crois pas que quel que soit le profil, la nature du Premier ministre, on pourra éviter à terme de revenir devant ce qui reste l'arbitre des élégances, les électeurs. - L.Vigogne: Ce qui était le plus marquant cet après-midi, c'était le discours de M.Le Pen.

Elle a fait un quart d'heure à la tribune. Elle a parlé 5 minutes de la dette et 10 minutes de la dissolution qu'elle souhaitait. Elle a développé le raisonnement qui ferait qu'E.Macron serait obligé d'y recourir.

On sentait une certaine puissance dans son discours. Il y avait un bloc très fort derrière elle. Ca va être toute la question des dernières semaines et des prochains mois.

Est-ce que le Premier ministre que va choisir E.Macron va le sauver et va sauver son quinquennat en faisant en sorte de tenir jusqu'en 2027? - A.-E.Lemoine: G.Attal a accordé une interview au "Parisien" aujourd'hui, avant même que soit officialisée... - L.Sénéchal: La chute de F.Bayrou.

Il propose la nomination d'un négociateur dont on acterait d'entrée de jeu qu'il n'irait pas à Matignon. Est-ce que c'est une proposition qui pourrait aider à sortir de l'impasse? - P.Perrineau: Ce n'est pas absurde.

Il faut changer de méthode. Les 2 méthodes précédentes n'ont pas marché. Il y a la solution qui prendrait des mois... - L.Sénéchal: Sauf qu'il faut voter un budget. - P.Perrineau: Il faut aller vite.

Pourquoi pas un négociateur neutre? Ce ne serait pas un politique. Il mettrait en discussion les différentes forces du bloc qui irait des LR aux socialistes. - P.Cohen: Un nouveau conclave, en quelque sorte.

Avec le succès qu'il a connu la dernière fois... - P.Perrineau: En espérant que la fumée soit blanche et non pas noire. - L.Vigogne: C'est une solution qui peut avoir un mérite aux yeux du chef de l'Etat.

Il peut s'exprimer. Il y a un an, tous les chefs de partis avaient défilé pendant des jours à l'Elysée. - E.Tran Nguyen: Il avait dit qu'il allait nommer le Premier ministre dans les tout prochains jours. - L.Vigogne: Il ne veut pas qu'il y ait le même cérémonial pour s'exposer le moins possible. - P.Cohen: Encore une phrase de G.Attal dans cette interview.

Il dit: "E.Macron doit montrer qu'il est prêt à accepter de partager le pouvoir." C'est un ancien Premier ministre qui dit ça, un macroniste. "Il l'a fait en nommant un de ses opposants l'année dernière." - P.Perrineau: C'est une parole d'expert. - L.Vigogne: On ne voit pas bien E.Macron partager le pouvoir.

Il faut s'entendre encore davantage avec les socialistes. C'est vers cet horizon qu'il faut aller. - A.-E.Lemoine: Un négociateur, ça pourrait être qui?

On a l'impression qu'on va régler un conflit social. - L.Vigogne: Un député vend beaucoup cette hypothèse, R.Lescure, député des Français de l'étranger, très proche d'E.Macron.

Il a beaucoup plaidé pour cela. Il voit beaucoup de dirigeants, de droite, de gauche, en essayant