"La pire chose qui puisse nous arriver ce serait une crise financière" : Astrid Panosyan-Bouvet|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour madame Astrid Panossian Bouvet bienvenueê ministre du Travail de l'Emploi peut-être une première réaction bien d'entendre votre consur à l'éducation qui condamne les violences les actions violentes des des agriculteurs quel est votre sentiment sur ce mouvement qui a repris lundi non ce mouvement traduit un une forte inquiétude des agriculteurs et il faut il faut l'entendre elle est légitime mais le recours à la violence n'est pas quelque chose de souhaitable ça a été dit par ma collègue de l'agriculture comme Monsieur Bruno rotaillo ministre de l'Intérieur et donc les blocus ne sont pas acceptables alors je voudrais revenir à cette annonce inquiétante pour l'emploi à reince à Donin Arcelor mital envisage la fermure de deux sites il y a 130 emplois qui sont menacés est-ce que déjà vous avez des informations est-ce que vous avez été contacté ou vous avez contacté la direction pas été je n'ai pas été contacté à ce stade j'ai eu des informations au préalable sur un certain nombre d'autres plans qui ont été depuis annoncés mais pas sur sur sur celui-ci je pense qu'il faut être extrêmement vigilant mais pas vers c'est dans le catastrophisme et le fatalisme non plus je moi je veux dire ici quand même ce matin que le rythme des embauches mensuelles qui sont déclarés et suivis par les par les URSAF reste soutenu reste soutenu on est toujours à 786000 déclaration d'embauche en moyenne par mois sur les sur les 9 derniers mois c'est moins que l'année dernière mais ça reste nettement supérieur au niveauauovid madame la ministre la problématique là s'agissant des entreprises qu'on évoque c'est Michelin ac réglementairp marché contesté partout il y a un problème de compétitivité souvent c'est le c'est le résultat c'est qu'il a jamais de licenciement sans raison c'est le résultat d'un problème de compétitivité on a un coout du travail et c'est votre sujet en France qui reste deux points deux points au-dessus de la moyenne européenne oui vous avez vous avez tout à fait raison de de de dire qu'il y a sur ce sujet effectivement des destructions d'emploi qui sont signalées à la fois quand même des au long cours on parle de l'automobile on parle de la sidérurgie on parle de la grande distribution où c'est des modèles économiques qui sont en profondes transformation g non ou des profondes transformations que ce soit le modèle numérique sur sur la grande distribution que ce soit la question de la voiture la fin de la voiture thermique dans l'auto et tous les tous les fournissursvec pour l'instant mais il quand même un point commun évident me semble-t-il c'est que ce sont des emplois qui sont malheureusement bassement qualifiés des gens qui ont peu de qualification de formation nécessement pas nécessairement quand regardz sur la question de l'industrie et quand vous discutez effectivement avec des dirigeants de grandes entreprises industrielles ça concerne la question de la compétitivité sur l'ensemble des niveaux de qualification sur l'ensemble des niveaux de qualification et pourquoi on a aujourd'hui du travail aujourd'hui supérieur effectivement c'est aussi parce que le travail finance et beaucoup une grande majorité de la protection sociale ce qui fait qu'on a aujourd'hui ce problème en France de cet écart entre le super brut de l'employur le coût complet de chargé de l'employeur et puis le salaire et c'est ce qui explique que depuis 30 années on a fait des allègements généraux justement pour exonérer sur lesquels on va revenir dessus parce que on est revenu dessus cette nuit parce que ça reste extrêmement coûteux pour aujourd'hui les finances publiques ça coûte voilà vous avez 800ors pardon juste par pour les gens madame qui n pas avec vous au cén cette nu par vous très tard il y a 3 milliards enfin de charges supplémentaires pour les entreprises qui ont été décidées par le Sénat mais ça reste marginal ça reste marginal mais ça permet quand même parce que ces exonérations de charge c'est ce qui va moins pour l'assurance maladie ou les assurances retraite sur lesqueles il y a aussi des des des équilibres à à préservver mais ça permet dans les arbitrages qui ont été décidés au Sénat cette nuit à la fois de ne pas toucher justement aux exonérations sur les bas salaires parce que nous avons été très vigilants notamment sur les secteurs de la propreté des services à la personne donc ils ne seront pas impactés et par ailleurs on on termine la fin des exonération non pas à des salaire plus élevé qui était 3,5 fois le SMIC mais TR trois fois le SMIC donc on reste extrêmement vigilant tout en disant qu'aujourd'hui et ça a été aussi un des rapport de deux économistes commandés par par par la la ministre la première ministre de l'époque Elisabeth borne il y a des sujets aussi de trappe à bas salaireite Surut gabrielal ancien Premier ministre qui est de votre de votre camp ne veut pas entendre par de suppression d'allgement argant du fait que ça va augmenter le chômage je pense que ce qui a été décidé cette nuit euh par par par le Sénat c'est pour ça que nous avons donné un avis de sagesse sur la proposition sénatoriale c'est de ne pas toucher aujourd'hui au au aux exonérations de charge sur les sur le SMIC le SMIC est autour du SMIC et d'aller par contre chercher une baisse des exénérations sur les haut salaires sur les haut salaires oui mais il y a un certain nombre aussi d'économies qui ont d'économistes qui ont montré que l'impact sur l'emploi était moindre par contre moi je veux quand même dire quelque chose parce que il y a un on arrive au bout de de de de quelque chose qui s'est construit ces 30 dernières années en raison effectivement de cet écart entre le CLR que vous percevez chaque mois à la fin et puis le coût de l'employeur on a fait des allègements de charges qui coûtent effectivement comme vous l'avez dit Monsieur 80 milliards d'euros 80 milliards c'est 1,5 fois le le budget du ministère de l'Éducation nationale et puis pour stimuler aussi les salaires qui sont trop bas effectivement on a fait de la prime d'activité et on a construit des effets de seuil qui sont aujourd'hui plus tenables plus tenables il quelques jours leuront voqué àarî au VUR de TF1 invité évidemment il annonce alors il est député il n'est pas ministre il annonce que l'ensemble des retraités dont le la revalorisation était gelée à priori de janvier à juillet allait finalement bénéficier de la moitié de l'inflation revalorisation jusqu'au mois de juillet puis ceux qui sont en dessous du SMIC de la deuxè partie de de de revalorisation est-ce que du coup pardonnez-moi la formule mais est-ce que vous confirmez l'annonce du député du député voquier on est oui oui oui tout à fait mais je pense que c'est une très bonne nouvelle je vais vous dire pourquoi parce que pour la première fois depuis longtemps on arrête de regarder les retraités comme un bloc homogène ouais les retraités sont à l'image de la société il sont à l'image du monde salarié puisque beaucoup sont d'anciens salariés produit oui et donc c n'est pas un bloc homogène et donc je pense que de commencer à faire des différenciations de revalorisation de pension en fonction des niveaux de vie des retraités c'est une c'est une c'est une petite révolution copernicienne et c'est une bonne une bonne nouvelle parce que chacun doit à sa mesure aussi contribuer à l'effort retraité compris en fonction de ces de ces de ces possibilités DEES capacit on sait il y a beaucoup de membres de l'ancienne majorité qui sont étranglés devant leur télévision en regardant Laurent voquier ancien opposant pas numéro 1 mais un des grands opposants d'Emmanuel Macron annoncer cette mesure est-ce que quelque part il y a pas du détournement de d'annonce quand c'est Laurent vier c'est c'est c'est ce que les Français ont ont ressenti quand ils ont regardé cette voilà cette annonce je pense qu'il faut qu'on se détourne un petit peu des des des accommodements ou des inquiétudes des uns et des autres du monde politique pour se dire ce pourquoi on est là et le sujet c'est d'abord la trajectoire des finances publiques et comment est-ce que on fait à la fois participer tout le monde à l'effort en fonction de ses capacités c'est ce qu'il faut retenir de cette de cette de cette proposition audelà voilà des petites anecdotes politiques qui ne intéressent pas grand monde au-delà du monde politique mais quand vous parlez de cette trajectoire précisément budgétaire plus vertueuse que le premier ministre est allé défendre à Bruxelles auprès de Madame fer Leyen depuis son retour il y a quand même un certain nombre de renoncement à un certain nombre de d'engagements qui avaient été pris soit côté dépenses soit côté économie pour app ça un dérabotage comment comment gérer ça c'est et tenir cette promesse faite à Bruxelles je pense que ça fait partie des sujets de discussions qui sont sur la table aussi avec le Sénat sur à la fois écouter les inquiétudes des collectivités locales je pense en particulier au département hein qui font face à des augmentations quasiment automatiques de leurs dépenses sociales notamment lié au vieillissement au sujet de l'aide sociale à l'enfance il faut faire attention à ce sujet et puis la discussion qui va qui qui continue à s'ouvrir sur le PLFSS ou le PLF au Sénat sur des gains supplémentair en tout cas il y a des discussions sur la table juste une toute petite question on tourne autour du pot mais pour financer le modèle social améliorer les retraites il faut travailler plus vous pensez qu'il faut sortir des 35 heur oui ou non moi je pense que le sujet aujourd'hui monsieur c'est la question des taux d'activité c'est qu' le en France pourquoi est-ce qu'on trava pas ass en fait on travaille pas assez parce qu'on a pas suffisamment de jeunes dans le monde du travail et on sort les seniors qui est un vrai scandale français depuis des années des décennies plutôt sur le marché du travail le sujet c'est augmenter le taux d'insertion des jeunes on y travaille notamment avec cette révolution culturelle qui a été l'apprentissage on pensait que c'était possiblem Suisse sera pis on va moduler les aides à l'apprentissage parce qu'on se rend compte ça devient des niveaux voilà élevés mais ça va rester une une vraie ambition nationale et sur les seniors on n' pas parlé encore de l'accord des partenaires sociaux sur les seniors mais c'est une avancée qui va nous permettre de pouvoir sereinement continuer sur ce sur sur ce front j'ai un tout dernier mot s'il vous plaît vous avez travaillé tard cette nuit vous avez l'air d'être tout à votre tâche vous avez combien de temps encore devant vous pour travailler parce que Marine Le Pen a 10 que si le pouvoir d'achat des Français était légèrement impacté il voterait la censure ce que nous explique sois Kem entre expert politique et ce que dit tout le monde c'est que c'est fini ils vont voter la censure avec la gauche et donc le gouvernement va sauter à à Noël je pense que ce qui serait le pire pour le pouvoir d'achat des Français comme pour les entreprises comme pour la capacité des entreprises à se projeter ce serait que il y ait tellement de tension financière sur la dette française qu'on se retrouve dans une situation très difficile donc c'est dire vous dites aux Français changez pas de changez pas de Parlement changez pas de gouvernement et dites à vos députés de ne pas nous faire sauter non non je dis d'abord que euh la pire des choses qui puissent nous arriver ce serait une crise financière on a une on a quand même aujourd'hui une trajectoire des finances publiques qui devient anormal par rapport aux autres pays européens c'est ça le sujet c'est ça la responsabilité qui nous incombe aujourd'hui merci beaucoup madame ministre d'avoir été avec nous ce maend direct sur LCI
Astrid Panosyan-Bouvet