Hausse des prix des carburants : Nicolas Ray, député LR de l'Allier, réclame une commission d'enquête parlementaire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:30OuverteRéponse directe
C'est quoi le but d'une telle commission ? Voir s'il y a, comme on dit, des profiteurs de guerre ?
- 1:17OuverteRéponse directe
Quand on parle de transparence, vous disiez, beaucoup de choses circulent. On a beaucoup pointé, par exemple, Total du doigt. Est-ce que ça pourrait être un des profiteurs ? Est-ce qu'il y en a d'autres ?
- 3:08OuverteRéponse directe
L'idée, c'est aussi de voir, j'imagine, l'impact de ces aides, si elles sont efficaces.
- 3:16FerméeÉludée
Vous-même, vous possédez des actions de Total.
- 4:39OuverteRéponse directe
Vous parliez de tout ce package de mesures mises en place par le gouvernement. L'idée de la Commission, ça va être aussi de les évaluer. Qu'est-ce que vous, vous attendez, à votre avis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Invité politiqueFait
« Ils réclament une commission d'enquête parlementaire sur la hausse des prix des carburants. »
- 1:27Invité politiqueChiffre
« Total, je rappelle, c'est quand même 5,8 milliards de bénéfices entre janvier et mars, 50% plus que l'année précédente. »
- 2:09PrésentateurChiffre
« l'État ne fait pas de cagnotte. Il n'a pas fait de cagnotte, puisqu'aujourd'hui, la situation fait qu'il a perdu 105 millions de recettes. »
- 2:32PrésentateurChiffre
« Effectivement, au tout début de la crise, il y avait 260 millions de recettes supplémentaires. »
- 2:52PrésentateurChiffre
« Et il y a effectivement à la fois une baisse de recettes liées à la TVA et la TICPE surtout. Et enfin, il y a 470 millions de mesures de soutien que le gouvernement a mis en place. »
- 5:17PrésentateurChiffre
« On avait fait des remises à la pompe de 30 centimes. Ça avait coûté 7,5 milliards aux caisses de l'État. »
- 5:23PrésentateurChiffre
« 3 500 milliards de dettes. »
Temps de parole
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- Nicolas Ray28 %
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A qui profite le crime ? Plusieurs députés s'interrogent sur la flambée des prix à la pompe. On en parle avec votre invité Delphine Marion.
Plusieurs dizaines de députés de droite qui ont signé un texte. Ils réclament une commission d'enquête parlementaire sur la hausse des prix des carburants. On devrait savoir dans la semaine si cette commission se tiendra ou non. Parmi les signataires, il y a le député Les Républicains de la troisième circonscription de l'allié Nicolas Ré. Bonjour. Oui, bonjour. C'est quoi le but d'une telle commission ? Voir s'il y a, comme on dit, des profiteurs de guerre ?
Je pense que c'est pour se donner un peu de transparence. On écoute beaucoup de choses par rapport à l'augmentation de ces prix, la constitution d'éventuelles marges. Donc, avec un certain nombre de collègues, dont mon collègue Antoine Vermorel de la Loire, on a souhaité effectivement lancer cette commission d'enquête. Nous ne savons pas si elle ira jusqu'au bout. On a d'autres sujets aussi sur lesquels nous pourrions engager des commissions d'enquête. Mais c'est un vrai sujet. Il y a beaucoup de gens, beaucoup de formations politiques qui font courir de fausses informations.
Donc, c'est l'occasion de faire un peu de transparence sur ce sujet qui est important et qui touche la vie des Français, notamment dans nos régions rurales, puisque le véhicule est indispensable aujourd'hui pour beaucoup de gens pour travailler, pour aller chez le médecin, pour se déplacer.
Quand on parle de transparence, vous disiez, beaucoup de choses circulent. On a beaucoup pointé, par exemple, Total du doigt. Est-ce que ça pourrait être un des profiteurs ? Est-ce qu'il y en a d'autres ? Total, je rappelle, c'est quand même 5,8 milliards de bénéfices entre janvier et mars, 50% plus que l'année précédente.
Oui, alors Total, on n'est pas là pour cibler Total particulièrement. Bien sûr, Total sera auditionné dans le cas échéant. Rappelez quand même que Total, c'est l'entreprise qui a proposé un plafonnement des prix certains week-ends. On se rappelle des files d'attente aux pompes de Total, ce qui n'est pas ce qu'il y a des autres entreprises. On sait que Total ne fait pas de profit en France. Les profits sont faits à l'étranger. Donc, il y a aussi beaucoup de fausses informations là-dessus. Et moi, ce qui m'intéresse surtout dans cette commission aussi, c'est de rappeler que, contrairement à ce qui est dit, l'État ne fait pas de cagnotte.
Il n'a pas fait de cagnotte, puisqu'aujourd'hui, la situation fait qu'il a perdu 105 millions de recettes. Pourquoi ? Parce qu'il y a moins de consommation. Je trouve que les Français le sachent.
C'est l'inverse de ce que disait M. Wauquiez, président du groupe, justement qui disait, l'État a engrangé des recettes et devrait les redistribuer.
Alors ça, c'était la situation au début, depuis la crise. Effectivement, au tout début de la crise, il y avait 260 millions de recettes supplémentaires. Sauf que depuis, on est maintenant en mai, les choses se sont inversées. On a effectivement une baisse de consommation durable. Et il y a effectivement à la fois une baisse de recettes liées à la TVA et la TICPE surtout. Et enfin, il y a 470 millions de mesures de soutien que le gouvernement a mis en place. Des aides sectorielles pour les secteurs très impactés, les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs, le bâtiment. Et puis, 220 millions d'aides ménages pour les gros rouleurs, notamment.
L'idée, c'est aussi de voir, j'imagine, l'impact de ces aides, si elles sont efficaces. On doit préciser, me semble-t-il, M. le député, quand même, que vous parliez de Total. Vous-même, vous possédez des actions de Total.
Alors, ça, c'est... Vous parliez de transparence. Alors, de toute façon, on est très transparent, puisque... Tout est déclaré. Tout est déclaré sur la chatte EVP. Je vais vous raconter la petite histoire. Effectivement, j'ai acheté quelques actions totales il y a 25 ans, parce que je ne suis qu'un patriote. Je ne sais pas la seule. Mais c'est extrêmement faible. Je crois que c'est 5 000 euros, quoi. Ces 80 actions, c'est extrêmement faible. J'avais hésité à les vendre pour être tranquille. Mais je considère que, voilà, je ne fais jamais de décision en fonction de ces actions. Voilà, c'est extrêmement faible, extrêmement marginal. Je crois que c'est un faux procès.
C'est assez attristant qu'on fasse ce procès-là, parce que je ne prends pas de décision.
Ce n'est pas un procès, c'est juste pour être bien au clair, quand vous parlez, effectivement. Vous parlez de transparence.
Mais je vois sortir ce petit jeu, là. Mais c'est absolument anecdotique. Ça peut être vérifié. Ce n'est pas ça qui me fait vivre, évidemment. Je ne sais même pas ce que ça me rapporte. Voilà, j'ai fait ça il y a très longtemps. Parce que, à d'autres entreprises, je ne veux pas les citer, mais j'ai fait quelques petites actions comme des millions de Français. J'ai hésité à les garder, mais j'ai dit quand même, on est en démocratie. Voilà, et ça ne joue pas du tout sur mes décisions et sur la façon dont je défends les Français, en tout cas.
On revient sur les mesures. Vous parliez de tout ce package de mesures mises en place par le gouvernement. L'idée de la Commission, ça va être aussi de les évaluer. D'autres mesures vont être amenées demain, normalement, annoncées par le Premier ministre. Qu'est-ce que vous, vous attendez, à votre avis ? Est-ce que, par exemple, on peut encore avoir un geste ? On espère encore un geste. Vous parliez justement des Français qui vivent dans le monde rural. C'est le cas des Auvergnats, notamment.
Oui, alors, effectivement, il faut une réponse. Ça va être une crise durable. Je rappelle que c'est une crise extérieure qu'on subit. Effectivement, on ne peut plus faire des grandes remises comme on a fait il y a en 2022, lors de la crise ukrainienne. On avait fait des remises à la pompe de 30 centimes. Ça avait coûté 7,5 milliards aux caisses de l'État. Moi, je suis un député responsable. On n'a plus les moyens. 3 500 milliards de dettes. Donc, il faut des aides ciblées, des aides rapides. Je regrette que les aides n'aillent pas plus vite. Par contre, je sais qu'au niveau des transporteurs ou des agriculteurs, c'est un petit peu lent au démarrage, le versement des aides. C'est dommage.
Mais voilà, il faut continuer là-dessus, sur des aides ciblées, pour les gros rouleurs, je pense aux infirmières, aux aides-soignants, pour effectivement les aider à passer ce cap et en espérant vraiment que cette crise pétrolière ne dure pas trop. Et puis, j'ai un dernier mot aussi. Il faut qu'on avance sur l'électrification. Il faut être moins dépendant de ces énergies qui viennent de l'autre bout du monde.
Et qui impacte notre porte-monnaie à chaque crise internationale. Je suis désolée, le temps nous manque, Nicolas Aré, mais merci en tout cas d'avoir répondu à nos questions ce matin, député de l'Allier, qui a signé ce texte pour demander une commission parlementaire. En plus de vous, il y a un autre député Auvergnat, c'est Jean-Yves Bonny, député Les Républicains, dans votre parti également, député du Cantal. Merci à vous et belle journée.
Belle journée.
Nicolas Ray