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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 23 avril 2026 26 minActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSantéÉconomie & entreprises

Leur eau est devenue un poison… le scandale des PFAS - Reportage complet

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Fait
    « Ces molécules utilisées depuis les années 60 dans beaucoup d'objets de notre quotidien sont cancérigènes. »
  • 5:30Chiffre
    « Étienne Malcuit est lui aussi bien au-dessus des limites acceptables. »
  • 13:30Fait
    « Le PFO et le PFOS sont reconnus cancérogènes notamment sur le rein et le testicule. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ah oui, maintenant on a le fieste. Tu vas en chercher ? Oui, là j'ai 2 4 5 6 7.

Donc je suis allé en rechercher hier soir, j'ai repris h paqs d'eau. On fait 6 jours quoi avec h packs d'eau. Depuis l'été dernier, Aurore Tio, comme tous les habitants de Malandri peut plus consommer l'eau du robinet.

Les services de l'État ont été clairs. Les recommandations de la RS, c'est juste on a plus le droit de la boire. On peut quand même normalement l'utiliser en pour faire le café et tout le bazar, mais nous on préfère pas.

Despifac. Ces polluants éternelles ont été retrouvées à haute dose dans les sources de la commune. Ces molécules utilisées depuis les années 60 dans beaucoup d'objets de notre quotidien sont cancérigènes.

Alors toute la famille est inquiète. Nous ça fait 17 ans qu'on habite ici donc ça fait 17 ans qu'on boit de l'eau du robinet. Mais ça fait combien d'années que l'eau est pollué ?

On ne sait pas. Donc on verra bien. On sait pas à quoi nous attendre plus tard parce qu'on pourrait avoir des maladies ou je sais pas peut-être avec l'eau.

Pour Aurore, l'eau est devenue une obsession. Tu les rinceras de une véritable source d'angoisse dans 13 villages ruraux loin des sites industriels. C'est l'histoire de 3000 habitants des Ardenes qui découvrent en juillet dernier que leur eau du robinet est infestée au Piface.

L'eau, c'est la vie. On l'a pollué pour des centaines d'années et ça c'est quelque chose qui est inadmissible. C'est l'histoire de journalistes d'investigation qui vont faire de nouvelles révélations encore plus alarmantes.

Normalement à ce stade de la soirée, vous vous posez une question et c'est qui est responsable de cette pollution ? C'est l'histoire d'un état démuni face à ce qui pourrait être un nouveau scandale sanitaire. Il est probable qu'on soit au début de au début de certaines découvertes sur les péphases.

C'est vrai que c'est un dossier compliqué en fait. Non, sans blague. C'est surtout l'histoire d'un duo de choc.

Deux petits élus révoltés et eux-mêmes contaminés. Annique du fils a dans le sang plus de six fois les doses de piface considérées comme dangereuses. Étienne Malcuit est lui aussi bien au-dessus des limites acceptables.

Voyage dans les Ardaines où l'eau est malade en immersion auprès d'élus qui se battent pour eux et pour leur village victime de polluance [musique] éternelle. Dans les Ardaines tout près de la frontière belge, les cicatrices de deux guerres mondiales sont encore présentes. Ici, les gens ont souffert et mené des combats.

Le nouveau champ de bataille, Danique et Étienne est en pleine nature. au milieu [musique] de 300 hectares de bois. Il y a pourtant des gens qui vont beau en voici le [musique] captage de source d'eau qui ont été déclaré pollué. [musique] C'est une galerie drainante de 21 m de long.

Il y a sep sources qui arrivent perpendiculièrement à la galerie pour alimenter la commune de Malanderie et les communes de Blan et Liné à qui on vend de l'eau. Cette pollution là vient de du plateau d'Olisie. C'est comme ça qu'on a fait le rapprochement avec l'épée face qu'on avait dans l'eau.

Le lieu dit, c'est les sep fontaines. Les sep où on a eu des épingages de bout. Ce sont donc des épendages de bout qui sont responsables de la pollution.

Des bou pleines de piface [musique] produites à 20 km de là. Dans cette papéterie à l'arrêt depuis 2 ans, cette usine a utilisé durant des dizaines d'années d'épiface pour rendre les papiers imperméables. Aujourd'hui, Annieque et Étienne jouent les enquêteurs et nous emmène sur le plateau d'olisie. 60 hectares de culture, mais pas seulement.

C'est l'eau là, c'est la c'est la source qui alimente le captage de vigie que tu vois passer là. Donc à un moment, elle est superficielle puis après elle rentre dans la terre pour avant d'être captée. Donc on est bien au milieu des cultures.

Et dans ces champs des sortes de roches. Tu regardes, regarde le gros bout là. là regarde un peu.

Ah, je suis sidérée. Et voilà. Ça c'est des bouts de pape.

Etienne parle de papes pour nommer la papetterie. Mais c'est pas des cailloux. Tiens Etienne, ça c'est un caillou.

Ça c'est de la bou de papette. D'accord. Ettienne à l'origine c'était c'était c'était c'était pas semi-liquide mais ça faisait 30 30 35 % de matière sèche.

Mais avec le temps ça se déshydrate. Oui. Et ça mer et ça devient dur.

Ça devient dur comme ça quoi. Regarde. Et pour cause, au milieu des années 90, les bouts de la papéterie ont commencer à être répandu tout à fait librement.

Ce n'est qu'après 2016 que l'État décide de réglementer ses rejets dans la nature. Étienne, l'agriculteur s'en souvient bien. Fin des années 18 19, il y a commencé à avoir des plans d'épendage.

Alors, il fallait avoir de la superficie et puis fallait s'était réglementé à 30 tonnes hectares sur tous les 3 ans. La chambre d'agriculture était elle chargée d'organiser les épendages. On ne connaissait pas dans ces années-là la toxicité des bouss.

Alors, les agriculteurs, ils pensaient mettre de l'engrais pour fertiliser leur champ. Le monde agricole à cette époque-là servait des pottoirs Oui. À la papéterie. de la papéterie pour les terres sur leur terre agricole quoi.

Oui. Annique et Étienne sont scandalisés car ils ont appris que dès 2011, avant l'organisation des plans dépendage par l'État, un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire, l'INES soulignait déjà les déchets solides produits par les industries synthétisant ou utilisant des pifacces constituent une source de contamination potentiellement importante. Alors, pourquoi a-t-on continué à épondre des bout quand aujourd'hui ?

Son représentant, le préfet Christian Chassin, a été nommé au début de la crise de l'eau dans les Ardaines [musique] à l'été 2025. Il a beaucoup hésité avant de nous recevoir car dans ce dossier, il se sent un peu démuni. Est-ce que vous pensez que l'État à un moment a pas pris en compte ce problème d'épiface en organisant les plans des combates ?

Ouais. On ça je franchement je franchement je n'en sais rien ce sujetlà j'avais jamais entendu parler de Pifas avant le mois de juillet 2025 comme la plupart des gens d'ailleurs en fait oui l'an ses étudesl vous savez les épendages de bout industriel de la de la papetterie ils ont commencé bien avant 2011 hein moi j'ai pris d'ailleurs en septembre dernier un arrêté interdisant l'épendage de bout dans les aires de d'alimentation de captage bout industriel bout sortant de métaniseur s'agissant des bouts des sols qui sont déjà contaminés. Ma fois, je ne sais pas.

Cette crise de l'eau est révélatrice des frictions entre l'État et les communes rurales. Amalandri PC de la mairie à Nique du fils. Là tout est bien en place.

Eston manette je crois j'ai entendu un bruit tout faire ici. Oui. Il faut être polyvalent.

Polyvalente ? C'est elle en tant que maire qui gère l'eau de la commune. Alors quand la pollution a été découverte, Annieque a reçu un courrier de la préfecture aux injonctions contradictoires et elle n'a pas su comment réagir.

Donc au-dessus, on nous dit considérant qu'il y a pas de solution et en [grognement] dessous on nous dit vous devez dans les plus brefs délais fournir un plan technique pour remettre l'eau en conformité. C'est l'arrêté du 10 juillet 2025. C'est celui qu'on a reçu tout au début euh il y a il y a 8 mois pratiquement maintenant.

C'est celui-là que euh qui nous a laissé vraiment sidéré quand on l'a reçu et on l'a reçu les tous les collègues impactés à peu près en même temps. Au départ c'est de la sidération. La colère, elle est venue après.

Monsieur, bonjour. Le bureau d'Annique est devenu une sorte de QG de la révolte. Les élus trouvent tout aberrant.

Exemple, quand Annieque a demandé une analyse à l'agence régionale de santé, on a demandé à la RS, il a fallu faire intervenir la sénatrice, le député, il voulait pas se déplacer, il voulait pas analyser pas analyser les non, c'est pas dans les dans le protocole et que des conneries. Et finalement, qu'est-ce qui a été analysé ? Alors, alors les sour, il y en a cinq qui ont été analysées.

Les cinq sont pollués. Donc comme elles sont analysées séparément, en plus on nous compte cinq analyses hein et à chaque fois c'est au frais de la de la commune. Mie devancer les problèmes, on essaie de les ignorer.

Maintenant, à nous d'être intelligent, de savoir avancer. D'autres villages espèrent que des solutions techniques vont régler le problème. À Rour, le maire Frédéric Latour a fait intervenir Véolia.

Et ce jour-là, il se rend sur le chantier auprès de son employé communal. Est-ce que tu sais quand est-ce qu'ils sont venus les derniers là ? Le truc de forage que la dernière fois qu'ils sont venus, c'était La dernière fois qu'ils sont venus, c'était mardi.

Veolia lui propose d'installer une station avec des filtres à charbon actif, une cuve à plus de 350000 € hors taxe. Mais le maire n'est pas content. Déjà là, ça va prendre 5 à 7 semaines de plus et ça va me coûter du pognon s'il faut mettre des pie des pieux ou je sais pas quoi.

Ouais, c'est des pieux. Ouais. Car pour la commune, le temps c'est de l'argent.

Plus le temps passe, plus ça nous coûte cher puisque on doit fournir aux habitants de l'eau potable. Encore, tant qu'on n'est pas relié à cette station, on doit fournir de de l'eau potable nos habitants et ça nous coûte 5000 € par mois. La station est certes subventionnée par l'État, mais le coût des études du sol est à la charge du village et ça Frédéric l'a bien compris.

Donc ça nous coûte 6000 € en gros là pour l'instant en plus là qui sont pas du tout subventionnés quoi. Donc il va falloir déjà sortir cet argent là. Donc c'est ça plus ça plus ça plus ça.

Comme d'habitude, on fait n'importe quoi et après il faut payer les pot cassé. Et ceux qui payent les pot cassés bien souvent c'est la base hein. C'est une parce que c'est subventionné mais les subventions c'est nos impôts.

C'est une directive européenne qui nous dit que depuis le 12 janvier on doit prélever sur l'eau potable l'épiface et cetera, faire des prélèvements et des analyses. Mais ça fait très longtemps qu'aux États-Unis c'est fait. Ça fait très longtemps au Canada c'est fait.

Ça fait très longtemps qu'en Allemagne c'est fait. En Walloni en Belgique et notre à la frontière c'est fait. Et nous ben on découvre.

D'autant que les mauvaises nouvelles vont s'enchaîner. Ce jour-là à la fierté sur Chiè, de nouvelles révélations vont aggraver l'inquiétude des habitants. Cette fois, il n'est pas question seulement de pollution de l'eau, mais aussi de pollution de la terre.

Étienne et Annique ont organisé une réunion publique sur l'épiface avec un invité de taille, le professeur Sébastien Sauvé, l'un des éminents spécialistes mondiaux de ces polluants. Tout droit, arrivé du Canada. pour l'avoir vu ailleurs.

Souvent il y a petites municipalités, [grognement] les maires ont la difficulté à faire valoir leur point de vue. Les citoyens de de se faire entendre puis les autorités publiques, la santé publique ont presque toujours le même réflexe de minimiser l'enjeu, de dire que c'est pas trop grave et donc ils ont besoin d'aide et donc j'apporte plus d'informations, plus de données pour essayer d'aider. Oui, c'est et ça on vous en remercie beaucoup professeur.

On vous attendait. Ce scientifique a analysé des prélèvements de la terre des communes alentours. Pas par hasard.

À la demande de ces deux journalistes d'investigation, membre de Disclose et France 3, Nicolas Cossic et Émilie Rosseau enquète sur les Ardaines et la région lyonnaise depuis un an. qui interrog en fait ce qu'on voulait quand même c'est que avant la réunion euh Annieque et Étienne ne découvre pas les résultats au tableau sur en tout cas les les parcelles où on sait qu'il y a eu les pendages qui ont été prélevés. Euh, on a des taux dans les sols qui sont, je vous laisse les qualifier, les taux dans les sols dans les terres agricole qui qui ont reçu des les seuls endroits où j'avais vu des niveaux aussi élevés, c'est sur des sites d'incendie industriel, des aéroports avec des exercices de pompiers puis des bases militantes.

On est dans les niveaux de contamination industrielle. C'est-à-dire qu'on est, pour que vous ayez une idée, on est au-dessus même de ce que on a pu prélever à côté de l'usine Arquema près de Lyon ou qui est un producteur d'épace. Produit d'piface sur son usine.

Les élus n'en croient pas leurs oreilles et ce n'est pas tout. Ils vont réaliser que dans tous cpifac, certains sont plus inquiétants que d'autres. l'épiphos notamment encore plus l'autre information un peu inquiétante qu'on a sur les sols, c'est que la molécule majoritaire, c'est aussi le pifos qui est donc une molécule extrêmement persistante et cancérogène probable.

Et donc celle-là qu'on retrouve dans les bou anciennes, on la retrouve massivement dans les sols. H pour vous citer euh donc une autre chercheuse que que qu'on a eu au téléphone, Auréliia Mich, elle nous disait que ces concentrations dans les sols sont entre 20 et 200 fois supérieures à ce qu'on peut voir ailleurs dans les sols agricoles en France. En France.

OK. Hm, c'est énorme. Moi, je tombe de haut déjà.

Je me doutais bien qu'il y avait de la pollution dans les sols, mais pas un niveau comme ça. Moi je pense, j'essaie de réfléchir dans ma petite tête des conséquences quoi, des conséquences demain. Et et donc je les vois pas belle.

On a donné Étienne, le paysan s'inquiète pour la santé des siens, pour le monde agricole aussi. Il s'agit désormais d'annoncer la réalité des faits aux habitants qui se massent dans la salle communale. On se sert car ici tout le monde est inquiet.

Il y a il y a beaucoup de PFS, beaucoup plus que ce qu'on voudrait voir dans dans des sols agricoles. J'avais pas vu des concentrations comme ça. Ensuite vient une ingénieure chimiste et pharmacienne qui va répondre à la question essentielle.

Donc sur la partie impact sur la sur la santé. Donc on a des impacts sur la thyroïde, on des impacts sur le foie, des impacts aussi sur le niveau de cholestérol. Euh le PFO et le PFOS sont reconnus cancérogènes notamment sur le rein et le testicule.

Et il y a également euh des impacts sur l'enfant un être avec un plus petit poids de naissance, un impact sur le système immunitaire aussi des enfants qui vont moins réagir au vaccin. Ce qui se passe dans la salle, les questions fusent. Je voulais vous demander, vous avez dit que par semaine, on pouvait absorber une certaine quantité de bah de de pface.

Quelle quantité l'organisme arrive à évacuer ? [grognement] Selon le type de Pfas, ça prend entre euh mettons 1 an et 7 ans pour éliminer la moitié. Notre sous-préfet à la dernière réunion qui s'est passée à Chrocour nous a affirmé que c'était le principe de précaution était bien appliqué en en interdisant la consommation de l'eau en boisson.

Mais le reste c'est possible. Alors, les habitants, ils voudraient savoir effectivement si on peut se laver les dents, s'il y a des risques pour les bébés, tout ce qu'on cuisine qui va intégrer l'eau. Donc si on fait de la soupe, si on fait du riz, si on fait des pâtes, il faut l'éviter.

Mais mais le message pour faire la vaisselle, pour prendre la douche, là je suis vraiment pas inquiet, j'ai pas d'inquiétude. Dans le public, Anne Abraham est particulièrement attentive. Avec son mari, ils se sentent en première ligne parmi les victimes de cette pollution.

C'est nos pauvres petits élus sur les petites communes qui essayent de se démener mais que plus haut, il y a rien qui se fait. Après oui, voir l'ampleur des dégâts. Nous les retrouvons chez eux le lendemain.

Belge, Anne et [musique] Sébastien Abraham ont changé de vie il y a 3 ans en achetant cette ferme dans les Ardaines. Leur projet, vivre dans la nature et cultiver des produits sains sans pesticides. Ici, c'est toutes les parties qu'on a cultivé depuis 3 ans depuis qu'on est arrivé sur l'exploitation.

Mais aujourd'hui, tout est à l'arrêt. C'est de la désolation quand on voit qu'il y avait encore des poivrons sur les pieds qu'on a pas récolté, des aubergines. Il y a quelques mois, à la demande de l'État, des prélèvements ont été réalisés sur leurs légumes.

Et quand les résultats sont tombés, c'est fameuse blette. qui dépasse le taux de limite européen et pour lesquels on a une interdiction de commercialisation parce que potentiellement dangereuse pour la santé. Carottes, navet, chou, la moitié de leur production s'avèrent finalement contaminée.

Les betteraves affichent même un taux de PFOA, le plus cancérigène d'épiface, 240 fois au-dessus du seuil d'alerte. C'était un choc. Là, on a fermé définitivement la notre entreprise.

On est arrivé ici en 2023 et que les épendages, ce n'est pas nous qui avons décidé de les pratiquer. Ça ça a été fait par l'ancien propriétaire. Donc nous ici, on est vraiment victime de de de ce qui s'est passé avant.

C'est pas la chambre d'agriculture qui a autorisé, c'est la préfecture. Et donc c'est pas les agriculteurs qui sont responsables si on les prévient pas que c'est des produits potentiellement pollués, il l'auraiit pas fait. Je pense pas, je souhaite pas qu'il y ait quelqu'un qui l'aurait fait consciemment.

Tout le monde ici connaît l'histoire du couple Abraham et redoute que ce soit pareil ailleurs et si toutes les cultures étaient contaminées dans une zone rurale comme les Ardaines, le 10e département le plus pauvre de France ce serait une catastrophe économique. La chambre d'agriculture n'a pas trouvé le temps de nous recevoir. et même le préfet mesure ce que pourrait être pour le département l'ampleur des dégâts.

J'imagine que le monde agricole doit être un peu crispé. Oui, oui, c'est c'est des discussions qui ont lieu en ce moment pour faire un état des lieux précis de de la contamination des sols et voir quels impacts cela peut avoir sur les productions agricoles, sur quel que soit leur nature, marécher, grande culture, élevage, le lait pour que l'on voit quel est l'impact réel. l'impact réel, sachant que les analyses que nous avons faites jusqu'à présent ne nous montrent pas que tous ces produitsl sont contaminés.

Donc pour l'instant, il y a encore des c'est encore à l'étude. [musique] À force de remuer ciel et terre, Annieque et Étienne ont obtenu une petite victoire. Ils sont reçus avec d'autres élus de la région lyonnaise concerné par l'épiface au ministère de l'écologie et Annique n'a pas perdu son franc parler.

Ça fait 8 mois que je suis remonté [rires] 8 mois 8 mois que je suis en colère 8 mois qu'on nous fait endosser une responsabilité qui n'est pas la nôtre et puis 8 mois que la le principe pollueur payeur n'est pas respecté c'est pollué payeur. Donc la colère elle est là. Il y a un scandale sanitaire, il y a un scandale environnemental et on ne nous écoute pas.

La chef de cabinet de la ministre va les écouter durant plus d'une heure. Refaire le état des lieux de la situation, aucune solution concrète ne leur ait apporté. Alors elle a sorti comme les autres élus.

Anque est déçu. Dans nos commune, on a des gens malades, on a des jeunes qui ont des cancers. Il faut quand même que il y ait des solutions.

On ne peut plus dire "Ah bah ça va, vous aurez des réponses dans 6 mois, on est en train de travailler dessus, on va vous fournir des documents pour que la population sache ce qu'elle peut faire, ce qu'elle ne peut pas faire." Ça ce n'est plus possible. à Malandri Aurore la mère de famille donc là c'est notre page Facebook là est à la tête d'un collectif [musique] d'habitants qui proteste et veut demander réparation donc là la une réunion courieux après engager une plainte pour empoisonnement mise en danger de la vie d'autrui pas se laisser faire quoi.

Puis il y a pas que les il y a pas que les mères de concernés quoi. Les habitants sont là aussi derrière leur mère et puis tout le monde au combat quoi. Un engagement qui n'est pas le fruit du hasard.

Son mari souffre d'une maladie touchant le pancréas et le rein. Et Jade, sa petite dernière de 14 ans, a dû être opérée il y a un mois et demi. Pour elle aussi, une affection au rein.

Le rein est toujours dilaté. Oui. Ils ne savent pas si le rein deviendra un jour ou pas sa taille normale ou s'il va rester comme ça.

Et ça va là ? Tu vis normalement ? Ouais ben de temps en temps encore, j'ai un peu mal mais c'est normal, c'est récent.

Quand je suis allée voir un spécialiste sur Reince, je lui ai dit ça ne serait pas dû au Pface. Et le spécialiste m'a dit "C'est quoi les PF ? Si nous arrive quelque chose plus tard où nos enfants qui va payer si rien n'est pris en charge ?

Ce sera pas le pollueur non plus, ça sera donc ouais en colère. en colère. Partout en France, depuis janvier dernier, l'eau est censée être testée au Piface pour appliquer la réglementation [musique] européenne.

La pollution des 13 villages des Ardenes n'est peut-être que le [musique] début d'une longue série. [musique] [musique]

Leur eau est devenue un poison… le scandale des PFAS - Reportage complet — Annick Dufils · Pourquijevote