Charlotte Parmentier-Lecocq, députée Horizons est l'invitée politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour, merci de passer ce matin sur le plateau de France info. Alors, une actualité particulière hier à l'Assemblée nationale, un vote à l'unanimité. Donc, ça c'est la première particularité.
La deuxième, c'est l'abrocation du code noir qui nous vient de Louis XIV hein et qui était encore non pas en vigueur mais qui a survécu à l'abolition de l'esclavage et qui donc codifiéit l'esclavage euh français dans les colonies en particulier aux Antilles. Euh c'est un moment important. 254 députés présents, 250 votes pour.
Assez rare pour en parler. C'est assez rare pour en parler et c'est vrai que il y a parfois des moments comme ça importants et beaux encore à l'Assemblée nationale où de façon unanime on réaffirme nos valeurs républicaines. Moi, je suis en plus native de la Guadeloupe, donc je suis particulièrement touchée qu'on ait pu adopter à l'unanimité ce cette proposition et puis ainsi réaffirmer la volonté de balayer complètement toute tout lien avec ce passé esclavagiste dans notre code.
Alors, un certain nombre de députés, en particulier ultramarin bien évidemment balille cette partie de l'histoire, mais en disant maintenant l'heure est est aux réparation. Est-ce que euh ça doit passer par un quoi un projet de loi, une proposition de loi qui doit s'installer maintenant après cette abrogation qui sera sans doute faite aussi par le Sénat ? Vous pensez que c'est un un débat qui doit être éventuellement pourquoi pas un débat de la de la présidentielle mais en tout cas débouché sur une proposition de loi parce que certains disent et c'est l'un des éléments d'ailleurs qui a été voté hier, il faut un rapport sur ce qui subsiste encore de l'esclavage dans les territoires ultramarins.
Je pense que c'est important de ne rien euh occulter. de continuer à cheminer dans cette réflexion et surtout les symboles aujourd'hui sont très importants. Donc là, c'était quand même un symbole très fort de pouvoir dire que on abroge complètement, on supprime complètement des même s'ils sont dévitalisés parce qu'évidemment ça n'existe plus heureusement.
Euh mais c'était important d'avoir ce symbole et on sent encore euh aux Antilles notamment que ce passé, cette histoire, elle elle porte encore certaines marques, certains stigmates aussi dans ce que ressentent encore les esclaves. Et c'est important de commémorer aussi l'abolition de l'esclavage. C'est important de continuer à avoir ces ces symboles, à les porter, à avoir ces messages.
Donc moi je crois qu'il faut continuer de laisser les réflexions, les débats, les échanges se poursuivent. C'est important. Et on a vu effectivement l'émotion du rapporteur du texte, le le député du groupe Lotte de la Guadeloupe, Max Pazzin.
Voilà. et beaucoup de de députés particulièrement touchés par cette histoire ont réclamé effectivement que que ce débat soit prolongé avec peut-être celui des réparation. Nous verrons bien.
Alors, nous vivons depuis plusieurs jours une canicule très précoce puisque nous sommes à peine au mois de mai. Le gouvernement est accusé de de d'inaction climatique, on va dire, sur cette période. Alors, vous vous étiez ancienne ministre mais vous n'êtes plus tenu par cette solidarité gouvernementale.
Est-ce que vous pensez que le gouvernement est passé à côté de cette canicule là en se projetant comme hier par exemple lors d'une réunion interministérielle sur l'été prochain ? Est-ce qu'il y avait pas une urgence qui a été un peu ratée par ce gouvernement ? Je crois pas euh très sincèrement.
On a quand même des procédures et une organisation qui existe en France. Euh et j'ai pu le constater moi-même en tant que ministre. Bien évidemment, l'année dernière, on avait pu un peu plus anticiper la canicule qu'arrivée sur juin-juillet août.
Là, elle est arrivée plutôt. C'est un phénomène particulier et ça ne fait que démontrer qu'il faut continuer à investir dans la transition écologique, dans la décarbonation de notre activité économique. Donc ça c'est ce que nous portons.
Mais je crois pas que le gouvernement est manqué de de réaction. Vous savez, moi j'ai pu voir aussi dans les territoires euh d'abord les services de l'État sont parfaitement formés, informés et savent porter la mise en œuvre de toutes ces procédures. Mais aussi dans les communes, les CCAS sont aussi présents sur le terrain auprès des personnes mais aussi dans les ÉPAD.
Les personnes, les professionnels savent très bien gérer les épisodes de canicules auprès des résidents. Simplement, je crois que c'est toujours très important de rappeler à chaque fois les messages de prévention. Faut pouvoir se mettre à l'abri, s'hydrater, ne pas prendre de risque comme faire du sport à des heures très très très chaudes.
Enfin voilà, c'est un certain nombre de de choses qu'il faut toujours rappeler. Ça c'est vraiment gérer l'urgence et la réaction à un épisode de canicule. Et puis je crois que c'est quand même ce qu'a fait aussi le gouvernement et c'est ce que nous portons quand même aussi depuis plusieurs années.
Il faut continuer à adapter finalement notre mode de fonctionnement, nos modes de fonctionnement, nos modes de vie, nos logements, notre industrie, nos activités. Et justement, vous parlez à la transition écologique. Voilà, vous parlez du logement, on peut parler aussi du bâti scolaire.
Alors, même si c'est de la responsabilité des collectivités locales, le fameux fond vert qui a été créé, certains se plaignent qu'il n'est pas abondé régulièrement. Est-ce qu'il y a pas besoin à un moment donné d'un d'un plan massif par exemple pour les bouilloirs thermiques, pour le bâtis scolaire ? On prend l'exemple alors comparaison des parisons, l'Espagne vient de débloquer 9 milliards pour sa transition écologique en partie pour la décarbonation pardon.
Euh est-ce que ça ne manque pas ? Alors on sait que les caisses sont vides mais pour autant cette urgence là et vous le disiez la précocité de cette canicule va être régulière dans les plusieurs années qui vont suivre jusqu'en 2050. Je pense qu'on peut pas dire que rien ne n'est fait, rien n'est investi parce que dans les différents budgets qui ont été c'est pas ce que je dis, c'est que par exemple le conseil du climat d'investissement.
Il faut continuer évidemment à investir sur ce champ et puis il faut le faire et c'est ce que porte Édouard Philippe sur des activités qui ont de forts impacts. C'est-à-dire que dès lors qu'on a des activités qui ont de forts impacts en matière de pollution de gaz à effet de serre, c'est là où il faut mettre le paquet pour pouvoir être efficace. Il faudra continuer à l'être aussi évidemment sur le bâtis sur le logement.
Et ce qu'on porte aussi, c'est qu'il y a quand même à investir dans l'innovation, certaines innovations qui permettent de euh réduire aussi certains impacts de la chaleur et et je crois que c'est aussi nos comportements qu'il faut continuer à adapter. Là, on commence à préparer les incendies de feu de forêt. On voit bien que 9 fois sur 10, ce sont les gestes humains qui provoquent ces feux de forêt.
Donc, on a aussi nous à intégrer des gestes de prudence, de précaution, de vigilance. Alors, vous l'avez dit, Édouard Philippe, votre candidat à la présidentielle a évoqué hein le le enjeux climatiques en disant que ça devrait être une des priorités de la campagne et sans doute sans doute se rappelle-t-il qu'il a été quand même premier ministre. Donc, comme quoi l'action est en cours et l'urgent ne peut plus attendre.
Alors on va parler de cette campagne. On a eu Christophe Béchu également comme ministre de la transition écologique a notamment porté le fond vert, le fond de relance pour pouvoir permettre qu'on investisse justement dans la décarbonation. Donc on verra effectivement comment il s'en empare au pluriel de fait dans cette campagne.
Alors un premier mot avant de parler du programme, Édouard Philippe est perturbé par par la justice puisque le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire. Alors, soupçon de détournement de fond, favoritisme et prise légal des terrés d'intérêt lié à la gestion d'un d'un lieu au Havre. Euh, il dit que aucune décision non définitive ne l'empêchera d'être candidat.
Pourtant, quand François Fillon avait été mis en examen, Édorard Philippe avait demandé à ce qu'il se retire de la campagne comparaison, là aussi, il n'est pas raison et il a changé d'avis. il a dit qu'il était euh très euh serein, qu'il était innocent et qu'il répondra à toutes les questions de la justice. Euh et puis euh je pense qu'il faut aussi euh euh resituer un petit peu dans le contexte de cette histoire qui est euh en cours euh d'une ancienne collaboratrice qui se pose un peu comme lanceuse d'alerte et donc qui a lancé ses accusations.
La la justice fait son travail et chemine. Voilà. Euh Édouard Philiippe est serein par rapport à ça.
Il a expliqué question peut arriver que quelqu'un vous vous accuse et donc il faut répondre à ces accusations. Donc nous verrons comment cette affaire évolue. Alors il parlait d'un programme massif.
C'est pour quand ce programme massif ? Alors il parle par exemple des retraites. Il évoque éventuellement un référendum juste après son élection avant même une dissolution.
Il a changé de stratégie au regard de la je dirais concurrence de de Gabriel Atal ou est-ce que il a juste adapté sa communication pour cette campagne ? Alors Édouard Philippe est très authentique. C'est quelqu'un qui suit son cap.
Euh, il a fait un long travail, ça fait déjà plus de 4 ans qu'il travaille à à construire son programme en écoutant tous les Français un petit et puis et puis il a commencé à le construire avant euh en rencontrant les Français partout sur le territoire euh euh national. Donc ce ce programme se construit, se construit aussi avec des membres d'horizon qui va continuer aussi à s'enrichir. Et moi je j'invite nos concitoyens à participer au meeting d'Edouard Philippe le 5 juillet à l'Adidas Arena à Paris pour pouvoir entendre ce qu'il a à dire et puis d'autres événements vont ponctuer aussi ce ces échanges.
Il va disyer progressivement son programme, c'est ce qu'il a dit, et affirmer ses positions. que c'est c'est pas de de changement de de cap mais simplement maintenant nous sommes rentrés dans la campagne, il y a ce rendez-vous du 5 juillet qui est important et a le rendez-vous du 25 juin aussi où il y aura des réunions d'appartement en simultané dans toute la France organisé avec les militants d'horizon. Donc ça permettra aussi aux Français qui commencent à s'intéresser à cette campagne présidentielle de mieux connaître au Édouard Philippe ses propositions et de pouvoir échanger sur sur ce programme pour les présidentiels.
Dernière question rapidement, est-ce qu'il y a un candidat trop entre Gabriel Atal et Édouard Philippe ? Est-ce que réellement l'un l'un des deux se retir au profit de l'autre ? Oui, il le faut absolument.
Moi, je pense que Gabriel Atal a des choses à apporter, mais que clairement Édouard Philippe est beaucoup plus en position de pouvoir accéder au second tour. C'est une évidence. Il est aussi beaucoup plus en position de pouvoir rassembler et sur le centre voire jusqu'au centre gauche et sur la droite.
Ce que n'est pas en capacité, je crois, de faire ou Gabriat ou Bruno Retaillot. Euh, il est toujours celui qui peut euh passer au 2e tour, mais moi ma conviction c'est qu'il faut qu'on soit le plus fort possible dès le premier tour. C'est ce qu'on démontrait aussi euh les élections municipales.
Si on est uni, on crée une dynamique. Si on y est divisé, on ne crée pas de dynamique. Donc très clairement, il faut qu'on avance tous ensemble.
Chacun à sa place. Mais je le souhaite derrière Édouard Philippe. Et bien, merci beaucoup d'être venu sur le plateau de France.
Bonne journée à vous. Merci à vous. Merci.
Charlotte Parmentier-Lecocq