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DébatC à vous (sur YouTube)· 27 novembre 2025 10 minContradictoireMixteDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Service militaire volontaire : les Français prêts à s’engager pour leur pays ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Et pour le retour des jeunes à la vie civile, ce passage dans l'armée pourrait être un bon point sur un CV?

  • 1:30FerméeRéponse directe

    L'armée française peut absorber ces milliers de jeunes à former?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Vous évoquez l'idée de la référence au drapeau. Dans votre étude, 80 % des sondés se définissent comme des patriotes.

  • 3:30RelanceRéponse directe

    Quand on demande aux Français s'ils sont prêts à s'engager pour défendre la France en cas de guerre, là, les chiffres sont en baisse par rapport à il y a un an.

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Ce qui pose une question: est-ce qu'on y arrivera un jour, à cette paix?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Gal J.PellistrandiChiffre
    « 3000 pour cette année et 4000 l'an prochain. »
  • 2:00G.SlimanChiffre
    « 80 % des sondés se définissent comme des patriotes. »
  • 3:00G.SlimanChiffre
    « 4 personnes sur 10, presque 1 sur 2 disent qu'ils seraient prêts à mourir pour la France. »
  • 4:00Gal J.PellistrandiPromesse
    « Depuis bientôt 4 ans, je dis que la guerre ne cessera que lorsque Poutine aura cessé de nuire, ou d'exister. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

ou de faire quelque chose... - A.-E.Lemoine: Ni pour faire de l'éducation, quoi. - Gal J.Pellistrandi: L'objectif, c'est de permettre à des jeunes de servir, de participer à la sécurité et de valoriser ce service. - P.Cohen: Et pour le retour des jeunes à la vie civile, ce passage dans l'armée pourrait être un bon point sur un CV? - Gal J.Pellistrandi: Exactement.

L'idée, c'est ce qui se passe en Norvège...

En Norvège, le service militaire volontaire a été réinstauré face à la menace russe car ils sont encore plus près. En Norvège, dans un CV, le fait d'avoir, pour un jeune Norvégien ou une Norvégienne, servi sous l'uniforme est une plus-value. C'est comme ça que nous concevons la mise en place de ce service.

Il doit être une plus-value dans le parcours professionnel et personnel des volontaires. - A.-E.Lemoine: L'armée française peut absorber ces milliers de jeunes à former? - Gal J.Pellistrandi: Oui. 3000 pour cette année et 4000 l'an prochain.

Chaque année, nous recrutons environ 20 000 jeunes qui vont s'engager pour des durées... - A.-E.Lemoine: Ca ira jusqu'à 50 000. - Gal J.Pellistrandi: En 2035.

Il faut rappeler quelque chose. Nous maintenons 2 dispositifs importants qui fonctionnent déjà: le service militaire adapté dans les départements d'outre-mer...

Sous un statut militaire, on permet à des jeunes gens d'acquérir une formation professionnelle. On a aussi le service militaire volontaire, introduit par F.Hollande suite aux attentats du Bataclan, qui va être maintenu.

Les jeunes du SMA et du SMV, c'est des jeunes qu'on absorbe sans problème. Là, c'est 3000 qu'on va absorber sans problème. - P.Lescure: Vous évoquez l'idée de la référence au drapeau.

Dans votre étude, 80 % des sondés se définissent comme des patriotes. Cette idée d'être fiers d'être français s'est imposée en 20 ans. - G.Sliman: Oui.

Ca ne date pas d'il y a 1 an, 2 ou 3 ans. C'est un changement. Dans les années 80 et 90, le drapeau tricolore pouvait être confisqué par l'extrême droite ou par la droite.

Dans la définition du mot "patriote"...

C'est pas un hasard si un lieutenant de M.Le Pen, F.Philippot, a choisi de nommer ainsi son parti. - P.Cohen: Le RN se définit comme patriote, aussi. - G.Sliman: Il y avait un clivage politique.

Aujourd'hui, tout le monde se définit comme patriote. Une majorité de Français, quel que soit leur bord politique, se sentent patriotes. Ca progresse avec l'âge.

Mais chez les jeunes, les deux tiers disent qu'ils sont patriotes, fiers d'être Français. Ca avait commencé à bouger après la Coupe du monde 98 et ça s'est accentué avec le risque, les attentats, les guerres un peu partout. Il y a cette fierté qui explique cette adhésion à l'armée.

On fait des baromètres sur l'image des armées qui montrent une image qui ferait pâlir d'envie le chef de l'Etat et d'autres. - A.-E.Lemoine: Quand on demande aux Français s'ils sont prêts à s'engager pour défendre la France en cas de guerre, là, les chiffres sont en baisse par rapport à il y a un an. - G.Sliman: Oui.

Là, c'est un parti pris de mon côté...

Je trouve qu'il y a un niveau très élevé. 4 personnes sur 10, presque 1 sur 2 disent qu'ils seraient prêts à mourir pour la France comme les Ukrainiens et à s'engager militairement si notre pays était attaqué, c'est très élevé. - P.Cohen: Dans un moment de repli sur soi qui est manifeste. - G.Sliman: Mais quand on compare par rapport à il y a 1 an, on a 20 points de baisse auprès des plus concernés, les jeunes en âge de le faire.

Quand on a plus de 50 ou 60 ans, on peut dire qu'on serait prêt à prendre les armes, mais on sait qu'on ne nous le demandera pas. Quand on a 25 ans et qu'on dit qu'on est prêt à le faire, en ce moment, ça a du sens. Je pense que les propos de F.Mandon n'y sont pas pour rien.

Il a employé un mot...

Sur les bateaux, il y a des mots qu'il ne faut pas employer. Dans l'armée, on dit qu'on est prêt à se battre pour son pays. Dire qu'on est prêt à voir mourir ses enfants... - P.Cohen: C'est dans le texte de "La Marseillaise". - G.Sliman: Oui, mais les gens ont ça en tête quand ils répondent à notre enquête et ça les refroidit. - Gal J.Pellistrandi: La devise des sapeurs-pompiers de Paris, c'est "sauver ou périr".

On ne s'engage pas pour dire qu'on va mourir pour la France, mais il peut y avoir une part de risque. Aujourd'hui, on le voit sur le terrain, même sur le territoire national, on a des pompiers, des policiers, des militaires, des gendarmes qui sont blessés ou tués. Ce sont des métiers où il y a une part de risque qui existe.

L'objectif n'est pas de dire qu'on va mourir pour la France, mais de dire qu'on va participer à la défense de notre pays. - A.-E.Lemoine: Ils sont 45 % des jeunes à être prêts... - G.Sliman: C'est énorme.

Il y a de quoi envoyer un message fort vis-à-vis de l'étranger. - E.Tran Nguyen: Justement, sur le terrain ukrainien, la guerre continue, surtout dans les airs avec des Mirage 2000 français en action face aux missiles russes.

Moscou dit avoir abattu une centaine de drones ukrainiens dans la nuit. Apparemment, il y a eu des ratés. Un drone russe a atterri en Moldavie et il a atterri à l'entrée de l'ambassade russe.

Une sorte de retour à l'envoyeur. Une autre manière de se montrer fort face à la Russie. V.Poutine était en déplacement au Kirghizistan.

Voici ce qu'il répond quand on lui demande s'il veut attaquer l'Europe. - E.Tran Nguyen: Un mensonge éhonté.

Le président russe a réitéré ses conditions pour parvenir à un accord de paix avec Kiev, C'est-à-dire laisser à la Russie les 4 régions ukrainiennes de l'Est, celles dont il est question dans le 1er plan de paix américain, soupçonné d'avoir été dicté par la Russie. D.Trump, pour s'en sortir, tente de défendre les intentions russes.

En revanche, il ne donne plus d'échéance concernant la date d'une fin de la guerre. ... - E.Tran Nguyen: Ce qui pose une question: est-ce qu'on y arrivera un jour, à cette paix?

Du côté de nos téléspectateurs, plus personne n'y croit... - A.-E.Lemoine: On ne se trompe jamais dans nos sondages! - E.Tran Nguyen: Voici ce que disent nos téléspectateurs.

Pour les Européens, il est hors de question de répéter un scénario à la Crimée après presque 4 ans de guerre. Donc on est dans l'impasse? - Gal J.Pellistrandi: Complètement.

On est dans une impasse stratégique. Il faut que nous aidions au maximum les Ukrainiens à tenir. Il faut faire pression à la fois sur D.Trump, pour qu'il comprenne qu'il faut sauver l'Ukraine, la démocratie en Ukraine, et contre V.Poutine.

Depuis bientôt 4 ans, je dis que la guerre ne cessera que lorsque Poutine aura cessé de nuire, ou d'exister. - E.Tran Nguyen: Vous dites comme les Français... - Gal J.Pellistrandi: Bien sûr.

Quand on lit la littérature russe géopolitique, Poutine a une vision où il veut aller jusqu'au bout. La problématique, c'est jusqu'où il veut le fixer. Il veut continuer au-delà de Kiev.

Il veut la capitulation de l'Ukraine et avoir la mainmise sur ce qui est l'Europe de l'Est ou l'est de l'Europe. - P.Cohen: Les territoires russophones. - G.Sliman: On sonde les Français et aussi les Européens sur le sujet depuis le début de la guerre en Ukraine.

On observe une double tendance. D'abord, le sujet fait peur. On a beaucoup dit que c'est la 1re fois qu'on voit la guerre en Europe depuis 60 ans.

Il y a eu la guerre en ex-Yougoslavie, mais c'était une guerre civile. Ca fait très peur pour les 3/4 de nos concitoyens. C'est pareil dans les autres pays européens.

Il y a aussi une tendance à la solidarité malgré tout avec l'Ukraine. La peur n'empêche pas les Français et les Européens de continuer à soutenir l'Ukraine. Vous parliez de votre sondage... - A.-E.Lemoine: Un sondage au doigt mouillé. - G.Sliman: En l'occurrence, ce que vous observez est assez en conformité avec ce qu'on enregistre sur des chiffres qui donnent une apparence plus statistique, on va dire ça comme ça...

Et avec ce qu'observent nos partenaires de Backbone