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Discours du Coprince Français Emmanuel Macron devant la population andorrane.

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Chapitres

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Propositif 83 %Attaque 3 %Défensif 14 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 28:30Emmanuel MacronChiffre
    « 40 nationalités étaient présentes »
  • 31:13Emmanuel MacronFait
    « Admis aux Nations unies en 1993, »
  • 33:13Emmanuel MacronChiffre
    « de plus de 400 millions de citoyens du monde. »
  • 34:35Emmanuel MacronFait
    « Parité parfaite »
  • 43:07Emmanuel MacronPromesse
    « Il sera signé avant l'été »

Temps de parole

  • Invité54 %
  • Invité 234 %
  • Locuteur non identifié9 %
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Locuteur non identifié

Sous-titrage Société Radio-Canada

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Invité

et les valeurs qu'ils le définissent. Depuis près de huit siècles, la coprincipauté est à la fois le fondement et le frontispice de notre souveraineté, la garantie de notre indépendance et le reflet de notre volonté commune de coexistence et de respect mutuel. Et les coprincipauté, leurs représentants, ont toujours été des fidèles alliés, les défenseurs de notre singularité et les moteurs de notre progrès. Il est incontestable que la personnalité politique andorrane telle que nous la concevons aujourd'hui trouve son orige dans l'octroi de paréages de 1278 et 1280.

Ces accords ont établi une coprincipauté qui vient que cela puisse paraître paradoxal, nous a permis d'exister depuis près de huit siècles en tant que pays indépendant et souverain, devenant ainsi à travers le monde un exemple de co-existence pacifique de résolution intelligente de conflit. Les paréages qu'ont mis fin aux différents entre le vecteur d'Urgeil et le compte de foi dont le successeur nous honore aujourd'hui de sa visite sont l'origine de notre système institutionnel que nous avons su préserver avec fierté et responsabilité et que nous avons également su moderniser à la fin du XXe siècle avec lucidité et générosité.

La candidature transnationale au patrimoine mondial de l'UNESCO que nous avons déposée en janvier dernier et qui comprend 10 monuments endormants, parmi lesquels la Casa de la Valle ainsi que le Château de Foix et l'ensemble cathédrale de la Seu-de-Urgeil concrétisent cette réalité unique et diffusent de la meilleure manière possible une réussite dipartite. Aujourd'hui, avec la deuxième visite de M. Emmanuel Macron, accompagné de Monseigneur Joseph-Louis Serrano-Pentina, cette longue et solide histoire se renforce un peu plus. Votre Excellence, M. le coprinso-français, près de sept ans se sont écoulés depuis votre première visite.

En septembre 2019, sur ce même lieu, personne n'aurait pu imaginer que six mois plus tard, le monde s'arrêterait de tourner. Nos routines et nos attentes et même nos prétendues certitudes ont été bouleversées par une réalité clue et inattendue. La pandémie de Covid nous rappelle à quel point nous vivons une époque d'incertitude, de fragilité, où ce que nous tenons pour acquis peut changer du jour au lendemain. Mais au milieu de cette confusion, une autre grande vérité s'est également opposée, notre capacité à réagir et à surmonter l'adversité.

La société Andorran a fait preuve d'une admirable capacité d'adaptation et d'un grand sens collectif de responsabilité et de sensibilité animée par un fort esprit de solidarité. En ce contexte, la collaboration de la France a été cruciale pour garantir la santé et la sécurité de notre population, mais aussi pour préserver notre économie. La fourniture des vaccins, les conseils techniques et logistiques, ainsi que l'ouverture de France-Pers lors du confinement ont été d'exemples concrets d'une relation qui va au-delà d'excellentes relations bilatérales et qui repose non seulement sur la confiance de la fraternité qui unise nos deux pays, mais aussi sur le lien unique qui nous unit à moi.

Plus de six ans se sont écoulés depuis, mais nous continuons de vivre une période d'incertitude. Le changement climatique nous interpelle avec urgence. Les tensions géopolitiques mettent à la preuve de valeur que nous prévenions bien établies. Et la transformation économique et technologique redéfinit l'avenir de nos sociétés. Dans ce contexte exigeant, où le défi mondial requiert des réponses communes et des visions à long terme, aucun pays, pas même l'Andorre, ne peut rester en marge. L'accord d'association avec l'Union européenne représente une opportunité historique pour l'Andorre. Il signifie passer de l'isolement à l'appartenance au marché unique européen.

Il signifie renforcer la diversification et la compétitivité de notre économie et, par conséquent, garantir le bien-être des générations futures. Mais cela implique aussi de renforcer, aujourd'hui plus que jamais, des valeurs profondément endorrennes et européennes. Le respect de droits et de libertés, la démocratie parlementaire et l'état de droit, ainsi que la résolution pacifique de conflits. Dans cette voie, le soutien du coopérance français reste fondamental.

Votre engagement personnel, celui de vos représentants et celui du gouvernement français, nous a permis, au cours de ces sept années écoulées depuis votre dernière visite, d'avancer avec assurance et confiance dans les négociations avec la Commission européenne. Des négociations qui se sont conclues en décembre 2023. Nous sommes pleinement conscients que si cet accord illustre plus que tout autre ce jour est le respect de l'Union européenne pour le caractère unique et les spécificités de l'Andorre, c'est aussi parce que vous avez contribué à le rendre possible.

Chers citoyens et citoyennes, cette année scolaire marque le 125e anniversaire de l'arrivée du système éducatif français dans notre pays. La présence et la pérennité du système éducatif français en Andorre ne sont pas seulement une question historique, mais aussi un élément clé de la richesse et de l'équilibre éducatif culturel et linguistique qui caractérisent notre pays. Elle nous rend plus ouverts, plus pluriels et nous permet de connaître, de parler une langue, le français, que nous partageons avec près de 400 millions de personnes dans le monde et dont le rayonnement culturel est immense.

La volonté commune de l'Andorre et de la France de garantir et de consolider cette voie commune s'est clairement manifestée avec le renouvellement de l'accord éducatif le 11 de juillet dernier, ainsi qu'avec l'intention partagée de promouvoir l'enseignement supérieur français auprès des étudiants andorrans. A l'éducation s'ajoutent de nombreux autres domaines de coopération entre l'Andorre et la France. C'est le cas, par exemple, de la coopération transfrontalière avec la région d'Occitanie.

En octobre prochain, nous célébrerons le 10e anniversaire du dialogue transfrontalier Occitanie-Andorre ou de projets communs dans le secteur de l'énergie, en particulier le projet hydroélectrique d'Hospitalet qui sera réalisé par FEDA et EDF et qui nous permettra de nous apporter d'avoir davantage d'énergie renouvelable pendant l'hiver lorsque notre demande est la pluie forte. Un projet que le coopérance français a eu l'occasion de voir de ce propre lieu hier. J'ai évoqué précédemment l'équilibre éducatif et culturel, mais nous ne pouvons pas négliger l'équilibre économique nécessaire que l'Andorre doit également maintenir avec ces deux pays voisins.

Le flux de touristes en provenance de France est très important et a augmenté ces dernières années. Cependant, bien que la France soit le deuxième partenaire commercial de l'Andorre, seuls 15% des importations et des exportations andorranes proviennent de ces pays où ils sont destinés. L'écart avec l'Espagne est très important et ne cesse de se creuser. Dans ce contexte, il est essentiel de continuer à améliorer les liaisons terrestres entre l'Andorre et la France.

Les événements de cet hiver, avec le voulement rocher qui a rendu la route nationale d'un praticable et gravement affecter le pas de la case, ont mis en évidence la vulnérabilité d'un axe routier absolument et stratégique tant pour notre pays que pour le territoire voisin. À cet égard, je tiens à exprimer notre gratitude au Prince Macron et aux autorités françaises pour la gestion rapide et efficace de cet évolement. Leur action a été déterminante pour garantir la sécurité et minimiser l'impact de l'incident. Face à cette réalité, il est nécessaire de renforcer davantage la coopération bilatérale afin de garantir des infrastructures sûres, résiliennes et adaptés aux changements climatiques.

La galerie Paravalanche H2, inaugurée en novembre dernier, en est un exemple concret, un projet clé pour la sécurité routière réalisé sur le territoire français grâce à un investissement commun de 26 millions d'euros qui illustre notre engagement ferme en faveur d'une mobilité plus sûre et du bien-être commun de nos citoyens. Cet engagement n'est pas nouveau. Dès 1967, le coprince Charles de Gaulle soulignait la nécessité d'améliorer la liaison qui nous unit à la France.

Par la suite, en 1978, le coprince Valéry Giscard d'Estaing également lors d'une visite de notre pays pour commémorer le septième anniversaire de la signature du premier paréage, a rappelé que l'endort ne pouvait rester isolé. Aujourd'hui, ces paroles résonnent toujours aussi fortement et nous incitent à continuer à travailler ensemble avec une vision tournée vers l'avenir et un esprit de coopération pour veiller à ce que nos territoires restent connectés, accessibles et prêts à relever les défis de demain. Votre Excellence, le coprince, en 2019, vous nous avez clairement mis au défi de faire progresser l'égalité de traitement d'opportunités, en particulier les droits des femmes.

Nous avons écouté ce message et avec convention, nous l'avons fait notre. Aujourd'hui, nous pouvons affirmer qu'Andorre a réalisé des progrès très significatifs dans le domaine de l'égalité. Nous avons créé et consolidé le service global d'aide aux femmes. Nous avons mis en place un cadre réclamentaire solide avec une loi ambitieuse sur l'égalité entre les femmes et les hommes. Nous avons doté les institutions d'outils concrets pour faire de cette égalité une réalité. Cette semaine même, nous approuverons la loi sur la promotion du partage des responsabilités familiales entre les femmes et les hommes. En ce qui concerne l'interruption volontaire de grossesse, nous n'esquivons pas le devas.

Nous savons qu'il s'agit d'une question complexe aux implications institutionnelles profondes, mais nous savons aussi qu'il s'agit d'une révindication présente dans notre société à l'ordre du jour international. Le gouvernement s'efforce de trouver une solution mûrement réfléchie et négociée qui permette les adoptions de l'avortement sans compromettre notre système politique, car nous le savons, la précipitation ne mènera à aucun progrès, mais l'inaction non plus.

Un autre défi majeur pour notre pays est de retrouver l'équilibre, bien que dans ce cas, il ne s'agisse pas d'un équilibre entre nos deux pays voisins ni entre l'extension de droits des femmes et la préservation de nos institutions, mais entre la croissance soutenue de notre économie qui nous permet, jour après jour, de consolider notre rétraprovidence et la nécessité de limiter les effets négatifs de cette croissance. L'accès à un logement abordable est la principale prévocation d'une grande partie de la population, aussi de ceux qui ne crient pas aujourd'hui. Et par conséquent, c'est, et cela restera, la priorité principale de ce gouvernement.

Ainsi, malgré tout ce bruit ici sur la place, nous continuerons à développer de part publique de logements locatifs. Nous continuerons à promouvoir des programmes d'accession à la propriété. Nous resterons attentifs à la nécessité de protéger et de soutenir le locataire sans compromettre le droit légitime de propriétaire, toujours dans le respect de cet équilibre dont j'ai parlé. Votre Excellence le co-prince. Chers concitoyens, nous expliquons généralement l'histoire à travers de grandes figures, des événements marquants, des intrigues politiques ou la lutte de pouvoir. Mais l'histoire est faite par des personnes, des femmes et des hommes.

Or, ce qui peut sembler une évidence est trop souvent négligé, car les grands événements historiques ont tendance à reléguer de nombreux noms dans l'oubli, surtout dans des pays comme le nôtre. Mais derrière chaque événement et chaque fragment de notre histoire se cache une femme ou un homme. L'Andorre est un pays qui a sa propre voix et sa propre identité.

Nous sommes les héritiers d'une génération des femmes et des hommes sages, généreux et couragés qui, pendant des siècles, ont survécu grâce à l'agriculture et à l'élevage dans un climat rigoureux, qui, ayant entrevu à peu près plusieurs siècles difficile la possibilité de créer une modeste industrie manufacturière avec leurs forges et leurs ateliers de cardage, ont été en peu de temps anéantis par la révolution industrielle contre un nombre de nombreux d'entre eux à l'exil, qui, malgré toutes ces épreuves, ont pris part, dans la première moitié du XXe siècle, à une histoire d'hospitalité, de solidarité dans une Europe ravagée par la guerre et qui, depuis lors, ont travaillé sans relâche avec intelligence pour vautier un pays prospère et moderne.

Aujourd'hui, plus que jamais, si les personnes ici présentes nous le permettent, nous devons rappeler et nous inspirer de l'esprit de ces femmes et de ces hommes endorrants, sages, générés et courageux, qui ont pris part à une histoire qui nous oblige à ne jamais oublier que notre liberté et notre dignité sont indissociables du bien-être de tous les peuples, de toutes les personnes. Et c'est cet esprit que nous devons également savoir transmettre à nos jeunes. En 1997, votre prédécesseur, le coprince Jacques Syrac, s'est rendu dans notre pays depuis cette même place à déclarer.

Je découvre un pays très ancien dont les habitants sont les gardiens de traditions et des valeurs profondément racinées dans une histoire millénaire, doté d'une culture forte, d'une grande identité. Je découvre un État très jeune, le plus jeune d'Europe, dont la population est ouverte vers l'avenir et sur le monde extérieur. Je découvre un pays et un peuple fiers de leur passé, qui ont choisi de faire évoluer de manière originelle un héritage séculaire de coutumes et de règles pour entrer avec assurance dans la modernité.

Ces mots ont non seulement saisi le sens même de l'Andorre en ce moment de transition constitutionnelle, mais ils ont également défini une réalité qui demeure pleinement d'actualité. Aujourd'hui, l'Andorre reste ce pays aux contrastes harmonieux, ancré dans son histoire, mais déterminé à se tourner vers le futur. Nos institutions ont mûri, mais elles maintiennent vivant l'esprit de consensus et d'équilibre. Et notre société est devenue moderne et cosmopolite sans oublier ses origines. Les coprins, et vous en particulier, avez toujours dans l'exercice de votre fonction parfaitement compris ce pays, ses institutions et surtout cette société et son peuple.

Permettez-moi donc de vous exprimer, au nom de l'ensemble du gouvernement et du peuple indorrent, notre plus sincère gratitude pour votre dévouement, votre proximité et votre engagement vers l'Andorre. Vive le coprins, vive l'Andorre ! Monseigneur, cher coprins, M. le chef du gouvernement, M. le syndic général, Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, Mesdames et Messieurs les conseillers généraux, Mesdames et Messieurs les consoses, Mesdames et Messieurs en vos grades et qualités, chers habitants de la principauté d'Andorre, c'est avec une joie profonde que je vous retrouve aujourd'hui, 7 ans après. C'était long, en tout cas, ça m'a paru long.

Et je suis très heureux de vous retrouver sur cette place. Je me souviens vous avoir quitté, il y a 7 ans, par un discours, le jour tombé, et nous échangeons. Et vous retrouvez aujourd'hui au coeur de la Plaza del Poblé, conformément au serment que je vous avais fait, voilà, 7 ans en vous quittant, signifie pour moi beaucoup. Ce n'est pas simplement ici le coprince qui s'exprime. De là où je suis, je parle avec ma fonction, mon coeur, empli de l'amitié pour Andorre et l'attachement profond à nos Pyrénées en partage. Et je sais qu'il y a beaucoup de Pyrénéens qui sont là aussi avec nous. Une joie d'autant plus grande que je vous retrouve en compagnie de M.

le coprince, Mgr Serrano, qui fait l'amitié d'être là et pour la 1re fois de notre histoire, d'être ensemble, d'avoir été ensemble à l'instant devant vos parlementaires et de nous retrouver ensemble, président de la République et évêque d'Urgel, témoignant d'une confiance mutuelle, présence double, main dans la main, ce qui est l'héritage de la construction même de la principauté au long des siècles, réaffirmée par les Andorrans à travers leur constitution adoptée il y a 33 ans. C'est un symbole formidable et merci, Mgr, d'être là. Merci à vous. Et vous savez, cette histoire vient de loin.

Plus de 7 siècles nous oblige l'histoire des paréages qui a ensuite conduit la principauté à avoir ces 2 coprins qui sont là pour servir le peuple d'Andorre. Mais elle a été revigorée, réaffirmée, voulue de manière pleinement souveraine il y a 33 ans par le peuple andorran qui s'est doté d'une constitution et a voulu pleinement libre, souverain, dire nous gardons cette singularité. C'est aussi ça ce qui rend ces institutions si fortes et ce qui traduit au fond la force de la principauté. Garder sa tradition et embrasser la modernité, ce que vous avez toujours su faire. Et je vous remercie, M.

le chef du gouvernement, de m'avoir accompagné à chacun de mes déplacements il y a 7 ans, comme aujourd'hui. J'exprime aussi ma sincère reconnaissance à M. le syndic et Mme la vice-syndic ainsi qu'à tous les conseillers et celles et ceux qui étaient là pour l'accueil chaleureux que nous avons reçu ce matin au Conseil général. Je me réjouis aussi de retrouver ce midi les maires de Canillo, Ancan, Ordino, La Massana, Andorra-la-Viera, San Giulia de Loria, Escaldez, Angordani, dont les noms m'évoquent des souvenirs liés à mon précédent séjour. Je n'ai pas pu repasser aujourd'hui dans toutes les paroisses, mais je reviendrai.

Parce qu'aujourd'hui, nous avons été aux côtés de la jeunesse d'Andorre et nous avons fait le choix, j'y reviendrai, d'être au sein des écoles, de notre jeunesse, qui est l'avenir de la principauté et au fond, qui est ce qui nous oblige toutes et tous. Il y a des défis du quotidien, mais tout doit être fait au service de notre jeunesse. Alors, depuis 7 ans, je voulais commencer par d'abord parler des avancées avant d'évoquer ce qu'il nous reste à faire. Depuis 7 ans, beaucoup a été fait. Et ne sous-estimez pas ce que vous avez réussi. D'abord, résister au Covid. Ça a été un défi pour toutes les nations.

Et ici, ce défi a pris un tour, je dirais, encore plus difficile dans cette principauté où le tourisme est si important, là où tout était fermé pendant plusieurs mois. vous l'avez relevé avec beaucoup de courage, le sens des responsabilités et vraiment, c'est le chef du gouvernement, je salue ainsi que vos ministres et toutes les équipes qui ont été mobilisées. Vous avez tenu. Vous avez, non pas simplement tenu, mais vous en êtes ressorti plus fort avec une croissance économique qui, je peux vous le dire, susciterait beaucoup d'envie dans le reste du continent. Alors oui, c'est cette croissance économique qui crée les effets qui vous rendent mécontents. Je l'ai bien entendu.

Je ne suis pas parfaitement bilingue en catalan, mais j'ai cru comprendre ce qui se passait. C'est le fruit, non, mais c'est le fruit de déséquilibre qu'il va falloir régler. Et je le comprends très bien et je l'ai vu aussi écrit en français, je vous rassure. Mais c'est en effet parce qu'il y a eu des résultats extrêmement forts qui ont créé ces déséquilibres. Ensuite, vous avez su continuer à avancer pour préserver ce patrimoine extraordinaire que sont nos montagnes, nos vallées, nos rivières, l'avenir de nos enfants. Engagement inscrit dans les fondements de la Constitution andorrane.

Et je veux saluer à ce titre l'engagement environnemental exemplaire de l'Andorre au niveau international, puisqu'en tant que parti à l'accord de Paris sur le climat, l'Andorre a été le premier pays, le premier à présenter le rapport biennale de la transparence, mais aussi parce que fidèle à son identité montagnarde, l'Andorre fait partie des nations qui font avancer cette cause au niveau international, en particulier lors des conférences des Nations unies. Et puis, durant ces sept années, nous avons fait aussi avancer nos liens linguistiques, éducatifs et culturels. J'ai pu le constater ce matin, c'est le ministre de l'Éducation, à vos côtés, peut-être celle du chef du gouvernement.

La force de l'Andorre réside aussi dans sa jeunesse, qui bénéficie d'un enseignement où s'éprouve toute la richesse de cette identité singulière. Un fameux chanteur français chantait, il y a quelques décennies, les deux écoles, pour ce qui est en France, parlant plutôt de l'enseignement public et de l'enseignement privé et de ce qui peut les diviser. Vous, vous avez trois écoles, et si je comptais l'enseignement privé, encore davantage. Mais un enseignement public, Andorran, français et espagnol, c'est un trésor. Chérissez-le. Et soyez fiers de préserver ainsi un pluralisme scolaire, un atout qui prépare chacune et chacun à s'ouvrir au monde, et une vraie force.

J'ai pu tout à l'heure, au sein de l'école andorrane, voir, avec des enseignants formidables, le catalan et le français enseigner au quotidien. Et puis nous avons vu avant, au lycée français, la qualité de cet enseignement, ce qui nous rend fiers, aux côtés de notre rectrice. Et cette singularité, vous avez un lycée français en Andorre. Ce n'est pas un lycée à l'étranger. Il est rattaché aussi au rectorat par cette convention, vous l'avez dit à l'instant, c'est le chef du gouvernement que nous avons renouvelé en décembre dernier. Cela n'existe nulle part ailleurs. C'est ce qui permet de faire cohabiter ces trois systèmes publics, et c'est une force.

Et donc, de l'école de Santa Coloma au lycée Comte de Foix, j'ai pu voir des enseignants extraordinaires, la force de cet enseignement, la tradition d'ouverture d'Andorre. 40 nationalités étaient présentes parmi les élèves. Et la force, oui, de nos systèmes, qui, au fond, dans cette principauté lovée dans le coeur des Pyrénées, fait cohabiter des choses qu'on penserait absolument impossible de marier. C'est ça, la force d'Andorre. Si je pouvais me permettre cette référence à la vie politique française, c'est une forme d'en même temps qui existe depuis des siècles.

Et je suis très heureux que nous ayons célébré le 125e anniversaire de l'arrivée des premiers maîtres d'école français dans la principauté. Et nous avons passé le cap des 52 ans du lycée Comte-de-Foy, ce qui monte la force. Mais avec la convention renouvelée, on avance, on regarde l'avenir, on veut renforcer cet investissement. De la même manière, nous voulons consolider l'université d'Andorre et vous aider à ce que les jeunes Andorrans puissent accéder aux études supérieures. Et je veux ici redire aussi que tous les jeunes Andorrans, tous les jeunes Andorrans sont les bienvenus dans nos universités, nos écoles d'ingénieurs et sont les bienvenus pour étudier en France.

Et parlant de la jeunesse et de notre coopération, comment ne pas évoquer la volonté commune d'Andorre et de la France de protéger nos plus jeunes des réseaux sociaux ? Ah, ces réseaux sociaux ! On sait ce qu'ils font à notre démocratie, c'est un autre sujet, on y reviendra, et c'est un combat que je compte mener dans les prochains mois, qui déresponsabilise, qui désinhibe la haine et l'irrespect pour les adultes, et donc le bon fonctionnement d'une démocratie respectueuse. Mais pour nos enfants, il est maintenant établi que les réseaux sociaux ne sont pas bons. Et je me félicite que vous ayez pris la décision, pour les moins de 16 ans, de les interdire.

La France est en train de passer une loi qui le fera pour les moins de 15 ans. L'Espagne, d'ailleurs, comme la France le fait, et nous suivons en cela l'exemple de l'Australie qu'il a fait il y a quelques mois, et nous avons créé, avec nos partenaires espagnols, grecs, et quelques autres, un mouvement dans lequel nous avons engagé plus de la majorité des Etats de l'Union européenne. Ceci va continuer, et c'est essentiel pour protéger nos enfants. Et puis, parlons de notre coopération, je veux évoquer aussi ce que nous faisons en matière d'environnement, de culture, en faveur du patrimoine naturel et vivant, d'autant plus indispensable que c'est une vision partagée.

L'Andorre et la France regardent, avec la même détermination et le même engagement, notre monde commun. Et je veux ici rendre hommage au positionnement courageux de l'Andorre sur la scène internationale. Admis aux Nations unies en 1993, Andorre défend cette neutralité active qui m'est chère en tant que coprince et par laquelle vous avez, ces dernières années, ces derniers mois, tenu des positions courageuses qui honorent la principauté et qui, partout, refusant quelques doubles standards de l'Ukraine au Proche et Moyen-Orient, a toujours défendu le droit international et son respect, le droit humanitaire, la souveraineté des peuples et l'intégrité territoriale.

Il n'y a pas de paix possible dans le monde si nous ne défendons pas ces principes et la force de notre droit international. Monseigneur, vous l'avez rappelé avec beaucoup de force hier devant les ambassadeurs dont nous recevions les lettres de créance. Je crois que les deux coprince se tiennent à vos côtés, aux côtés de cette position de dignité, de primat du droit international et d'un ordre international respectueux de tous qu'Andorre défend. Et je salue aussi votre place éminente au sein de la communauté politique européenne. Nous nous y retrouverons dans quelques semaines.

Et puis, parlant de l'international, comment ne pas dire aussi la place éminente que joue Andorre au sein de la francophonie. Et au fond, le modèle que j'évoquais en parlant de l'école, c'est aussi celui qui vaut quand on parle de la langue. Vous avez réaffirmé la place officielle du catalan. Mais Andorre n'existe que dans le plurilinguisme. Et Andorre se définit aussi par un attachement à la francophonie.

Et je salue les enseignants, les artistes, les citoyens, les parlementaires engagés au service de la francophonie, qui est au fond le service d'une langue en partage, mais qui est aussi une force pour permettre à tous les jeunes et les moins jeunes d'évoluer dans cette communauté linguistique de plus de 400 millions de citoyens du monde. C'est une force immense. Soyez-en fiers. En tout cas, je vous en ségrerai. Ayant parlé de tout ce que nous avons renforcé ces dernières années, tout ce que vous avez fait, permettez-moi d'évoquer maintenant les défis qui restent à relever. Ils sont nombreux.

Nos sociétés sont bousculées par l'ordre international, et je me garderai bien ici de l'évoquer longuement. Mais il y a beaucoup de défis qui sont devant nous, devant vous. Le premier, c'est le progrès. C'est au fond ce qui porte nos sociétés démocratiques partout. Cette volonté de toujours vivre mieux, d'améliorer les choses pour nos générations et les générations à venir. Le progrès. Le progrès n'est pas un mouvement erratique en avant. Il repose toujours sur une définition qu'on s'est donnée de l'intérêt général, de la vie juste. Il n'est pas soumis à la tyrannie d'une modernité. Il cherche toujours un équilibre. Mais oui, le progrès suppose d'avancer sur quelques chantiers.

Le progrès en particulier pour le droit des femmes. Nous devons agir pour garantir une égalité pleine et réelle dans chaque aspect de la vie. J'ai pu voir l'égalité en acte à l'instant, quand il s'agit de vos représentants. Parité parfaite que beaucoup de parlements européens pourraient regarder. Notre Constitution nous permet de poursuivre avec courage et détermination le combat essentiel qui doit garantir leur liberté, leur autonomie et par là même la pleine place des femmes dans la société. J'espère à ce titre que le fruit du dialogue engagé et dans le respect de la conscience de chacun, des avancées attendues par le plus grand nombre pourront être prochainement enregistrées.

Je sais que lorsqu'on parle de l'interruption volontaire de grossesse, beaucoup d'Andorra ne le réclament. Nombre de nos partenaires l'attendent. Ceci doit se faire dans le respect des institutions, des équilibres, des consciences de chacun, de la tradition aussi et de la principauté. Mais votre gouvernement a fait une proposition d'avancer. Elle me paraît proportionnée et avançant sur la dépénalisation pour les femmes, elle va sur ce chemin. De là où je suis, sans préempter vos débats à venir, je souhaite avec affection que ce débat progresse. et qu'il permette de répondre à une demande que j'entends.

Comme dans la plupart de nos démocraties, l'Andorre est confrontée à la difficulté de concilier aussi droits des justiciables et exigences d'une justice efficiente. Et je veux saluer là les efforts déployés, M. le Président du Conseil supérieur de la justice, pour renforcer les moyens de la justice. Là où des magistrats étrangers, en particulier français et espagnols, apportaient autrefois leur concours, ce sont désormais des juges endorrants qui disent le droit et font vivre l'état de droit. Vous pouvez compter sur mon soutien et sur la coopération constante des autorités judiciaires françaises, notamment la convention triennale avec l'École nationale de la magistrature, renouvelée en 2024.

Et tant que l'Andorre le souhaitera, la France sera heureuse d'accompagner des réformes courageuses que vous menez pour consolider un système judiciaire équitable et transparent. Progrès dans la vie quotidienne aussi. Le défi du logement, je vous ai bien entendu, est au coeur des préoccupations des Andorrans et des Andorranes, comme dans beaucoup d'autres pays. Mais c'est vrai que la croissance économique des dernières années, les spéculations, maintenant régulées, menées par certains, ont conduit les prix du logement à monter. J'étais ce matin à l'école, des enseignants me l'ont dit.

Et donc, je sais que votre gouvernement, vos élus l'entendent, et je veux saluer leur engagement comme celui des forces vives pour bâtir un système qui jusqu'alors n'existait pas. C'est toujours difficile de changer les règles et donc de construire un système qui permet de rendre le marché plus accessible. Et je note avec espoir aussi l'émergence d'un premier marché de logement à prix abordable qui est un élément indispensable d'une politique globale. Et donc, j'entends l'impatience. Je sais, votre ministre et votre chef du gouvernement à la tâche, les élus de toute sensibilité vigilant et engagé.

Et je vous souhaite d'y arriver parce que c'est nécessaire pour que nous continuions de permettre à toutes les Andorranes et les Andorrans d'avoir un logement digne, de permettre, en particulier, à toutes celles et ceux qui servent dans nos services publics de pouvoir bien se loger et bien loger leur famille. Quand on parle aussi des défis, il y a celui de l'énergie. Vous avez un modèle historique qui est très fort, on l'a vu hier, et je me félicite des projets à venir entre FEDA et EDF qui vont permettre de le consolider dans le temps et d'avoir de nouvelles réserves reposant sur l'hydroélectricité. Et puis, en parlant d'avenir, il y a évidemment aussi le transport.

J'avais eu l'occasion de dire, il y a sept ans, combien il m'apparaissait important que nous poursuivions les investissements. Je me réjouis de l'aboutissement du projet Paravalanche-Hospitalet 2, qui est le fruit d'un partenariat exemplaire entre l'Andorre et la France, cofinancé à parts égales. Mais il nous reste beaucoup à faire. Et nous le savons. Et ce qui s'est passé avec la RN20 cet hiver, l'a encore montré. D'abord, ça nous a montré la vulnérabilité de nos axes face au dérèglement climatique. Ça nous a rappelé l'humilité que doivent avoir tous les montagnards dans ce contexte, mais enfin, la nécessité d'y répondre par des investissements pérennes.

Nous nous sommes organisés pour aussi que les activités soient préservées. On sait les travaux qui viendront. Mais je veux vous dire ici que la France continuera d'être un partenaire de confiance pour améliorer les accès routiers, ferroviaires et continuer le travail aussi sur l'aérien. Et que nous comptons le faire également en mobilisant, parce que c'est ce que nous vous devons, c'est l'intérêt économique d'Andorre. C'est aussi la demande, parce que c'est un intérêt partagé avec nos compatriotes arriégeois qui le demandent tout autant. La RN20, on en parle des deux côtés, je vous rassure. Le ministre est là pour vous le témoigner en tant qu'élu de l'Ariège.

Mais c'est aussi ça qui permet de continuer le véritable destin d'Andorre, principauté au cœur des Pyrénées, mais qui a vocation à ne jamais se laisser enclaver et à toujours communiquer, accueillir, échanger. C'est une puissance ici de commerce, d'échange et d'accueil. Et, fort de cela, je souhaite que ces partenariats, tout ce que nous allons faire sur le transport, nous puissions l'appuyer également sur des financements européens, car, je tiens ici à le rappeler, les financements de la Banque européenne d'investissement peuvent bénéficier à Andorre, ça a commencé il y a peu, et ça va continuer. Et ça, c'est un formidable acquis.

Alors, évoquant la Banque européenne d'investissement, vous me voyez venir, je vais vous parler d'Europe. L'Europe. L'Andorre est une grande et vieille démocratie. On vient de le voir par l'esprit de contestation, la force. Je sais aussi que votre Parlement est plein de celle-ci. C'est une bonne chose. Mais quand je regarde la principauté, elle est une forme de précipité d'Europe par sa culture démocratique, par son attachement pyrénéen au cœur de notre continent, par sa capacité à vivre dans le multilinguisme, par sa tradition d'accueil et toutes les nationalités qu'elle a ici. Et donc, l'Europe a quelque chose d'une évidence quand on en parle ici. L'Europe.

Je sais que, néanmoins, ça éveille des inquiétudes. L'Union européenne, ah, on dit toujours, c'est un machin bureaucratique, terrible. Ça va nous enlever notre singularité. Tous ces débats, je les connais par cœur, ils existent en France. Ils ont existé et continuent d'être là, vous savez. Il ne faut pas penser que partout dans les 27 pays de l'Union européenne, ces débats n'existent plus. Et donc, vos débats sont légitimes. Ce sont des craintes qui sont tout à fait légitimes et estimables. Mais permettez-moi de vous dire comment je vois les choses, une fois encore, en tant que coprin, c'est de là où je suis. On parle d'un accord d'association avec l'Union européenne depuis des décennies.

Des décennies. Il a été commencé, arrêté, repris. Il a été amélioré. Et j'ai beaucoup d'estime pour les gouvernements successifs, pour les conseils généraux successifs qui se sont engagés dans ces débats et qui ont permis ce cheminement. Mais je crois que vous y êtes, que nous y sommes. Parce que cet accord, il a été finalisé. Il sera signé avant l'été par la Commission européenne, par les Etats membres, ce qui permettra d'engager la ratification au Parlement européen et en Europe en fin de cette année et en début d'année prochaine. Cet accord, il a été bien négocié. Dans le sens où il est complet, il permet d'avoir l'accès au marché unique et à sa force.

Et il a été aussi bien négocié, si je puis dire, avec mon autre casquette en tant que membre de l'Union européenne, parce que vous avez des périodes transitoires très longues qui vont permettre aussi de dire si on n'est pas content sur telle chose, on peut revenir en arrière. Et donc, ça n'est pas un accord pour solde de tout compte. C'est intelligemment fait. C'est pour l'Andorre une promesse d'avenir, un jalon naturel pour cette principauté profondément européenne par sa géographie, son histoire et sa culture. Il va permettre de renforcer l'accès aux universités européennes.

Il va permettre à vos entreprises d'accéder plus facilement au marché unique, à votre culture de mieux rayonner, à vos acteurs économiques d'être beaucoup plus forts, en même temps qu'il préserve les singularités d'Andorre et qui permettra d'évaluer à chaque fois pour revenir en arrière si ça ne vous va pas. Mais là où je veux attirer votre attention, c'est que si maintenant vous dites non, en fait, on ne veut plus de cet accord-là, en tout cas, pas celui-là, on va continuer de l'améliorer, alors vous prendriez une responsabilité qui n'est pas à considérer à la légère. Et je le dis parce qu'en tant qu'État membre, je me suis beaucoup engagé pour vous aider à finaliser cette négociation.

C'est que si à la fin, vous disiez non, ou pas maintenant, on va renégocier, nous, on sera meilleurs, on va faire une meilleure négociation, la porte ne se rouvrira pas. Je vous le dis en toute sincérité parce que la Commission européenne et tous les gens qui se sont engagés pendant des années pour arriver à cet accord, maintenant concluent. Ils diront on en a marre de ces gens-là. Je vous le dis avec affection, ils diront on en a marre. Ça fait des années qu'ils nous font le coup. Ça fait des années. Ils ne veulent pas de cet accord. Il est déjà formidable. On ne va pas se fatiguer. Et vous savez, les 27, ils ont déjà tellement... Je me suis battu pour inscrire cet accord dans l'agenda.

Parce que quand on a à gérer l'Ukraine, l'Iran, la crise énergétique, la crise migratoire, l'union des marchés de capitaux, il faut convaincre la Commission européenne d'avoir du temps pour notre Andorre. Ils me regardaient tous en disant vous êtes sympas vous, mais c'est vos affaires. Et donc ne vous trompez pas. Ne vous trompez pas. Le mieux est l'ennemi du bien. Ça fait très longtemps qu'on le pousse. Et je le regarde en regardant ceux qui ont fait ça. D'autres principautés en Europe ont un peu fait ça il y a quelques années. Fini. Et si au fond vous dites ça ne nous intéresse pas maintenant, on va l'améliorer, les Européens seront là.

Ils diront vous reviendrez plus tard quand on aura le temps et quand vous aurez bien réfléchi. Et pendant longtemps les gouvernements n'oseront plus rouvrir ce chapitre. Vous savez, me replongeant dans ce qui est notre identité, il y a cette sage Maxime héritée de 1748 et du viguier épiscopal d'Andorre Anthony Fitter-Hirossel. Il écrivait avant d'entreprendre les choses il faut les consulter 100 fois. Une fois résolues les exécuter rapidement dès que l'occasion se présente car elle s'échappe et s'envole très vite. Que cette parole de 1748 nous inspire parce que cette Maxime vaut. On peut toujours mieux faire mais c'est là, maintenant, c'est très bon, très fort, ça vient de loin.

Saisissez-le. Parce que c'est bon pour Andorre dont la vocation est européenne. Parce que cette principauté a vocation à rayonner en Europe en gardant sa singularité. Parce que la force d'Andorre est d'avoir justement toujours tenu cet ancrage et ce rapport à l'universel. Cette singularité pyrénéenne et cette capacité d'accueil. Cet amour du catalan et cette générosité avec le français et tant d'autres langues. Cette petite enclave pyrénéenne est européenne. Qu'elle la saisisse pleinement en respectant ces singularités. Cet accord le permet. Allez-y.

Voilà, mes chers amis, mesdames et messieurs, chers Andorran, chers Andorran, et vous toutes et tous qui faites la richesse de ce pays dans les épreuves comme dans les moments de joie et d'espoir à l'image des deux jours que nous sommes en train de vivre parmi vous. Laissez-moi vous dire avec mon cher coprince, mon seigneur, la conscience éminente que nous avons de notre rôle l'un et l'autre. Nous en avons beaucoup parlé ensemble. La conviction que nous sommes là pour servir le peuple d'Andorre, pour vous servir, ce pays libre, franc, ouvert à tous les peuples et à toutes les nations, pour citer toujours le même auteur.

Et nous sommes là avec beaucoup d'affection, beaucoup de soutien, beaucoup d'amitié. Et à chaque fois que vous doutez, n'oubliez jamais que vous avez deux coprince qui sont là à vos côtés pour vous soutenir et qui sont là non pas en surplomb, même si vous ne nous voyez pas tous les jours. Monseigneur est plus présent que moi. Mais nous sommes là plutôt en soutien à vos côtés pour vous aider à cheminer. Endorpez bien dans ce monde si compliqué. Et vous pouvez être fiers de ce que vous êtes. Et vous continuerez à bien faire. Et en tout cas, chaque jour, soyez convaincus que vous êtes dans mes pensées et dans mon coeur que de là où je suis, nous vous aimons.

Et regardez l'avenir avec espoir, espérance même. Et avec cette volonté de continuer de l'avant pour cette jeunesse avec laquelle j'ai commencé. Vizca Europa, vizca Andorra !

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Locuteur

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