49-3, censure de Michel Barnier... Que va-t-il se passer ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir vous êtes au club Le Figaro politique le Premier ministre vient de recourir à l'article 493 d'ici à 48h et bien il pourrait tomber puisqueun motion de censure devrait normalement rencontrer une majorité à l'Assemblée nationale vous ny comprenez rien ça tombe bien vous êtes avec les meilleurs spécialistes au club politique qui vont tout vous expliquer et qui vont vous tracer les perspectives d'avenir bienvenue pendant 52 minutes vous vous allez être [Musique] surpris avec Vincent Trémolet villire le directeur délégué des rédactions du Figaro avec luoui au alter euh l'Élysée pour lui n'a pas de secret donc on va rentrer dans la tête vous allez voir de du président de la République avec Emmanuel Galiero lui c'est la droite qui n'a pas de secret pour lui donc il va nous raconter un petit peu quel est l'état d'esprit notamment de Michel bar Barnier faut pas oublier qu'il est quand même issu de Sant justement de la droite les républicains et puis alors quelqu'un qui voilà voilà c'est cette Constitution qui nous protège et ben justement on va voir si elle nous protège si les institutions sont plus raisonnables que les hommes et les femmes qui la pratiquent bah c'est avec Anne Charl beina qu'on va en parler et qui vient de de sortir donc cette somme cette Constitution qui nous protège c'est simple vous l'ouvrez vous prenez article par article et vous comprenez tout euh Ann Charlen justement c'est à vous que avec vous qu'on ouvre le bal alors le le Premier ministre a recouru à l'article 493 de la Constitution qui lui permet d'enjamber d'une certaine façon et bien la vie des députés mais les députés en retour ont déposé euh alors devrait déposer des motions de censure les différents groupes de l'Assemblée nationale hostille justement à cette mesure et il y a des chances que dans 48 heures quand elle sera analysée et bien une des motions de censure probablement celle de la gauche de la France insouise rencontre une majorité de 279 euh députés et que à cette occasion à l'issue de ce vote le le le gouvernement tombe en eff sans gouvernement c'est ce n'est pas arrivé il faut le dire parce que 493 on en a beaucoup parlé mais c'est jamais arrivé avec Madame Bourne ni avec Monsieur hat c'est important de dire que c'est surtout la deuxème fois de toute la 5e République seulement la première c'est 1962 sur quelque chose de totalement feuilletonnesque hein en réalité en 1962 c'est presque la majorité qui se cinde pour un problème très multifacette mais constitutionnel au fond l'Assemblée nationale veut s'en prendre au président de la République qui a décidé un référendum de ga et comme l'Assemblée nationale ne peut pas rverser le président bien renverseor Pompidou SAF que le général de Gaulle est bien dissous l'Assemblée nationale en disant et bien ce conflit finalement au sein des différentes têtes du pouvoir prouve qu'il faut redonner la parole au peuple ici peut pas on peut pas alors qu'est-ce qui se passe TR qure pistes qu'est-ce qui va se passer alors déjà je vais vous donner peut-être un petit peu les éléments de l'avenir la première chose qu'on sait c'est que le soir même de cette motion de censure si elle obtient les 2 29 voix et bien Michel Barnier devra signer sa lettre de démission au président de la République et la déposer sur son bureau alors j'entends parfois fleurir l'hypothèse d'un re gouvernement Michel Barnier c'est vrai que ça s'est passé pour georgees Pompidou sauf que la petite subtilité constitutionnelle c'est que l'Assemblée avait été dissoute entre-temps donc renommer un premier ministre avec la même assemblée qui lui a retiré sa confiance compliqué ça me semble constitutionnellement contraire au texte de la Constitution et compliqué elle pourrait le renverser et on pourrait faire ça pendant un mois autre hypothèse autre hypothèse et bien ce qui va se passer le lendemain alors on a plus de Premier ministre on a plus de gouvernement et donc on est on a plus de budget de la Sécurité sociale ça ça m'inquiète un petit peu moins parce que c'est vrai que le budget de la Sécurité sociale est un acte plutôt d'objectif même s'il y a des impôts sociaux qui sont votés à l'intérieur mais la première conséquence c'est qu'on a plus de budget puisque a priori le budget étant associé à un gouvernement peut-être qu' tire des affaires courantes Michel Barnier pourrait venir à la tribune défendre ce budget mais on s'orienterait vers un rejet c'est ça qui est grave c'est ça qui est grave pourqui à ce là on peut adopter une loi spéciale qui permet de récupérer le budget de l'année précédente 2024 et de le prolonger quelques temps alors c'est c'est c'est le la 2è et la trème piste on va dire c'est que là vraiment on est dans le concret pas de budget au pire un vote de rejet à l'Assemblée nationale et au 20 décembre voilà un un inédit d'accord ça nous est arrivé deux fois sous la 5e République de voter nos budgets après la deadline du 31 décembre parce qu'il faut savoir que le 1er janvier chez nous c'est une date cruciale fiscale comptable et financière c'est-à-dire que sans ça il y a plus de fonctionnement de l'État c'est-à-dire que cette loi elle permet de payer les fonctionnaires de prélever l'impôt et de faire marcher les services publics exactement c'est ce qu' c'est ce que l'article 47 appelle une loi d'urgence c'est-à-dire on va aller devant l'Assemblée nationale et le Sénat comme si c'était une loi avec un Premier ministre qui pour le coup sera complètement démonétisé mais l'idée c'est juste qu'on ait au moins l'article 1er de cette loi de finance laissez-nous percevoir les impôts et nous on Parra au plus urgent sauf que ça ne bloque pas du tout le Budet ce budget 2025 on va être obligé de l'adopter en janvier en février en mars et pour ça il faut alors non ça peut être le gouvernement démissionnaires qui continue à discuter avec l'Assemblée nationale mais jusqu' où sur quoi c'est là la grande inconnue c'est ce qu'on appelle des 12è provisoires autant de mois autant de 12e du budget 2024 avec les préscisions 2023 qui sera à adopter avec tout ce que ça a comme conséquence pour les Français le barê de l'impôt sur le revenu qui n'est pas revu donc des assujétis qui auraiit dû être non assujéti tous les crédit d'impôt voilà on est dans une vraie nansland d'ord et la possibilité pour le président de la République de nommer un autre Premier ministre donc là il pourrait se pencher par exemple vers la gauche enfin c'est c'est c'est ça c'est jouable ça c'est ce dont on va parler là ensemble alors c'est jouable oui et non c'est-à-dire qu'il faut solder ce budget 2025 donc le conseil que je donnerai au successeurs c'est essayer de tout faire pour clore ce budget qui soit en janvier peut-être mais au moins un budget de simple fonctionnement et ensuite pourquoi pas politiser trouvé l'initiative mais dans un budget rectificatif pourquoi on en est là alors Vincent je voudrais d'abord poser la question parce que c'est passionnant est-ce que le gouvernement démissionnaires qui serait chargé de l'application du budget 2025 du vote du budget 2025 à partir de janvier peut-être censuré ou est-ce qu'un gouvernement un gouvernement démissionnaire c'est comme un peu tiré sur une ambulance c'est-à-dire que ça ne sert plus à rien il est déjà démissionné donc au pire le vote du motion censure n'aboutira qu'à un texte qui existe déjà donc Emmanuel Macron a intérêt à garder un gouvernement démissionnaire et à la fois l'initiative dans ce budget elle va être complètement nulle c'est-à-dire que de ce fait ça ne sera que des budgets de reconduction donc on a plutôt tout intérêt à solder très vite cette affaire alors Vincent pourquoi on en est là alors ou là là là vous m'amené à des c très profondise je reconnais que la question est mauvaise ça commence le 9 Juen avec la dissolution mais je peux tout vous raconter mais ça va prend la question est mauvaise c'est le président de la République c'est aujourd'hui lui qui est sur la Cellette en fait parce que on le voit bien et Madame Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon et Monsieur fort et d'autres évidemment c'est-à-dire que les causes les causes profondes sortez de là les causes immédiates de la crise politique que l'on vit et que l'on va vivre c'est que Michel Barnier et Marine Le Pen ne se sont pas entendus sur des motifs à la fois de caractère de propositions avec des éléments extérieurs notamment sans doute judiciaires pour pour Marine Le Pen la cause profonde de la crise politique dans laquelle on est elle remonte quand même à la dissolution de l'Assemblée nationale qui a complètement déréglé euh la politique française avec un premier effet au soir du premier tour qui est la création d'un front républicain qui a créé une majorité bidouillé face à une minorité surpuissante qui était celle du rassemblement national et à partir de là cette majorité bidouillée s'est disloquée au lendemain même de sa victoire sur le rassemblement national et la France s'est retrouvée de mois plus tard avec un premier ministre dont le parti a 47 députés h alors que leur Assemblée nationale a le premier groupe de députés à l'Assemblée cette anomalie arithmétique dit tout de la crise politique que que l'on vit aujourd'hui Emmanuel j'enchaîne justement c'est non non mais parlez-nous aussi de l'état d'esprit du Premier ministre que vous le con vous connaissez pour pourquoi parce que on s'est dit euh j'ai oublié quand même ça compte dans le dans le j'allais dire le scénario il a cédé sur plusieurs points qui étaient exigés par Madame Le Pen il a cédé sur le desindexations des médicaments il a cédé sur l'aide médicale d'État je parle au titre de la sécurité sociale et là elle lui demandait de céder sur la les retra indexations des retraes pourquoi au bout d'un moment c'est l'humiliation il a voulu l'éviter l'humiliation il a à l'heure où on en est on s'interroge à matigon sur les motivations réelles de Marine Le Pen on se dit que on comprend pas pourquoi elle veut aller aussi loin alors qu'elle a pratiquement tout obtenu si on regarde he sur la liste et compris sur la proportionnelle en la liste est assez importante donc c'est pour ça qu'on explique qui ne relève pas du du PLFSS mais bon donc du coup Barnier avait offert beaucoup de portes de sortie pour pour Marine Le Pen et en plus il s'était positionné dans une dans une discussion ouverte et c'est d'ailleurs pour un premier ministre la première fois qu'on entendait quelqu'un dire qu'il allait respecter Marine Le Pen et c'estes 11 millions d'électeurs donc il a vraiment posé les choses et il a ouvert le le débat et il a même pardon je vous coupe Emmanuel il a même répondu à la demande la plus récente de Marine Le Pen dans la tribune dimanche où elle demandait exactement ou le rembourse le dérembboursement des des médicaments ou l'histoire des retraites elle demandait pas les deux tout à fait et le ù est devenu un e en 48h exactement alors il y a eu trois appels aujourd'hui entre Matignon et et Marine Le Pen un premier appel le matin où Michel Barnier appelle Marine Le Pen pour lui dire on fait un point ça fait 7 jours qu'on s'est vu à Matignon je vous explique où on en est deuxième appel un peu plus tard où il lui dit je vais publier un communiqué dans lequel je vais annoncer ce que vous demandez pour le non dérembboursement des des médicaments euh et le troisème appel c'est Marine Le Pen qui le passe un peu plus tard pour lui dire non enfin c'est très bien mais moi je voudrais la désindexation des retraites c'est un trème point donc elle pose ça après coup sur la table Michel Barnier lui dit lui répond me diton don Tacte mais à ce moment-là il comprend qu'en fait elle est dans une forme de surenchère et qu'elle a elle est motivée par d'autres d'autres raisons euh c'est tout c'est tout le mystère de ce qui va se passer entre maintenant et jeudi aujourd'hui c'est jeudi ou mercredi mercredi ou jeudi on sait pas trop mais en tout cas le délai qui nous sépare de ces deux deux jours Michel Barnier ne se projette pas d'ailleurs il se projette pas non plus sur la censure il pose le débat tel qu'il est il a annoncé le 493 et il laisse la balle est dans le camp de Marine Le Pen en fait est-ce qu'il a encore une porte de sortie on ne sait pas mais c'est c'est c'est c'est très intéressant de de de voir toute la démarche qui a été entreprise par Michel Barnier et qui n'est pas aujourd'hui par Marine Le Pen donc elle règle ses comptes non pas avec lui probablement et c'est pour ça qu'à mon avis Michel Barnier paye la facture Macron et il a fait un gouvernement que vous le disiez Vincent complètement délirant avec en essayant d'associer non mais il associe des contraires les les acteurs du gouvernement sont pas délirants eux-mêmes mais non mais les forces politiques associé des gens qui se qui se qui étaient en rivalité et les mettre autour d'une table pour dire écoutez maintenant vous oubliez vos différences on va essayer de construire quelque chose pour le pays c'était c'était la mission impossible qui était déjà annoncé d' dè juin avant même que Michel Barnier soit nommé on savait exactement ce qui est en train de se passer le l'instabilité politique dans laquelle on est elle était écrite programmée et donc on peut pas être vraiment surpris aujourd'hui sauf que et on en parlera peut-être un peu plus tard mais mais toute la période Michel Barnier il a incarné quelque chose de nouveau il a créé une une forme de respect dans le pays une attente une écoute des gens l'ont découvert il était pas programmé d'ailleurs pour prendre le poste ça s'est fait au dernier moment hein si on se souvient exactement de du film il est arrivé là et il a dit bon bon mettons-nous autour de la table et il a trouvé son fameux socle commun en demandant aux forces politiques qui voulaient le rejoindre de bien venir de partager ce projet euh le PS a dit d'ailleurs au passage nous on vient pas on reste avec le nouveau front populaire et et c'est c'est làdessus qu'il a construit donc c'était mission impossible enfin dès le départ on verra si effectivement c'estes mission pible ou si alors c'est un extraordinaire négociateur qui aura réussi mais là c'est quand même très mal engagé oui aux alter si jamais ça casse il y a une petite musique dans le dans le landerno pour reprendre une expression enfin dans le microcosme c'était plutôt ça le l'expression du Premier ministre sortant bientôt qui dit il faudrait peut-être que à ce moment-là matigon se déporte un petit peu sur la gauche qu'on essaie de décrocher quelques députés qui ne sont pas tout à fait satisfaits de Jean-Luc Mélenchon et qu'on élargisse finalement la majorité avec des députés euh socio-démocratees compatible avec avec le centre et peut-être un peu la droite oui alors ça a été mis notamment sur la table par Boris valallot qui est le chef des députés socialistes et Jean-Luc mélenchan lui est imméiatement tombé dessus en disant regardez il est en train de rompre le l'alliance de la gauche du nouveau front populaire si on raisonne comme ça en fait on peut aller faire des combines jusqu'à la prochaine élection présidentielle parce que c'est ça en réité qui nous pointé c'est qui nous point onner c'est que il y ait tous les 3 mois même ça fait même un peu plus de 2 mois donc à peine 3 mois que le gouvernement Barnier est en place que tous les 3 mois on cherche en fait une nouvelle combine une nouvelle combinaison pour échapper à la situation dans laquelle le président de la République a mis pays en en dissolvant l'Assemblée nationale qui désormais est ingouvernable à cause de sa fracturation en trois BO et qui oblige à faire des compromis qui ne se font pas on le voit bien et on voit bien aussi que c'est pas uniquement de paramètres budgétaires qui est qui qu' est question dans cette négociation on voit en fait on comprend depuis quelques jours que derrière ces ces fameuses ligne rougge euh et ces ces objectifs qu'elle essaie d'atteindre en disant donnez-moi l'alignement des retraites sur l'inflation donnez-moi le remboursement complet des médicaments on voit bien que Marine Le Pen a autre chose en tête l'impression qu'elle fait cette censure une question de principe pourquoi parce que ça fait plusieurs semaines que des des députés Ren proches d'elles le disent elles lui disent à elle et puis elles le disent aussi ils le disent aussi à des journalistes euh le les sympathisants de Marine Le Pen verrai plutôt d'un bon œil une censure du gouvernement qui a un gouvernement qui Emmanuel le disait rassemble des macronistes DLR un ministre de la Justice de gauche Didier migos qui n'envoie pas un signal très c'est leement qu'on pu dire très favorable à l'électorat RN au fond un gouvernant qui incarne quelque part toute cette classe politique que Marine Le Pen a pris l'habitude de fustiger à l'électeur RN moyen j'ai envie de dire ne vois pas d'inconvénient à ce que un gouvernement comme cela soit censuré les députés le savent ils l'ont entendu sur le terrain donc on aimpression et notamment depuis ce weekend que Marine Le Pen est prête à saisir des prétextes désormais pour censurer ce gouvernement et aujourd'hui vu la la façon dont elle est allé très loin dans cette déclaration à l'encontre de Michel Barnier du gouvernement je vois très mal comment elle pourrait revenir en arrière et expliquer à ses électeurs que tout compte fait elle ne censura pas alors c'est là où c'est intéressant elle ne censure pas euh Vincent mais euh est-ce que le président ident de la République peut nommer après un premier ministre ou une première ministre qui vient de des rangs du rassemblement national non ça c'est absolument impossible c'est ça qui est très compliqué dans le le scénario qu'on est en train de vivre c'est le ce qu'on appelle en arm militaire les buts de guerre c'est-à-dire qu'on comprend très bien ce que vient de dire Louis répondre à la colère des électeurs du rassemblement national qui ont l'impression d'une double dépossession démocratique ils ont l'impression qu'on leur a volé leur élection législative et qu'on est en train de leur voler à cause des réquisitions dans le procès de Marine Le Pen leur élection présidentielle donc ils veulent se venger et la faire tomber le gouvernement Barnier est une expression de vengeance mais derrière il n'y a rien c'est stérile c'est-à-dire que comme le dis Charlotte Bina il peut pas y avoir d'élection et la possibilité d'une élection présidentielle anticipée apparaît comme aussi farfelu que le les complots de Don Salus la loui de funesse dans la folie des grandeurs là quand le perroquet devient Ren et cetera bon ça c'est c'est des constructions de l'esprit ça nous amuse beaucoup mais c'est il y a rien de il y a rien qui oblige Emmanuel Macron à quitter la présidence de la République avant la fin de de son mandat donc on on voit très bien les motifs immédiats pour Marine Le Pen d'une censure on comprend moins bien ce qu'elle en tirera après alors qu'en revanche si elle elle décidait de ne pas censurer là elle aurait des gains immédiats le premier gain euh c'est qu'elle pourrait dire à ses électeurs grâce à moi vous avez obtenu des économies des baisses de taxes et cetera ensuite elle aurait toute la gauche qui dirait elle tient dans sa main le gouvernement donc elle serait la la la et enfin pour son électorat de conquête elle sortirait de l'imageouro voilà de candidat tribunicienne pour montrer qu'au terme d'une négociation elle est capable de se présenter comme une force d'alternance plus apaisée apparemment c'est pas ce qu'elle a choisi elle a choisi une stratégie de de rupture alors est-ce que l'élément judiciaire compte voilà je ne sais pas c'est la question sans parler de l'Alliance avec l'extrême gauche elle a changé euh complètement euh le soir de la réquisition euh du réquisitoire dans dans son procès des des des assistants parlementaires européens c'est vrai et à la fois j'ai le sentiment que c'est c'est un mal comprendre les réquisition le sens d'un procès et de sûrement mal comprendre aussi la France et le le sens en fait de la gouvernance d'une assemblée oui parce que quand vous précipiter un gouvernement dans sa chute soit c'est ça c'est c'est c'est vraiment stratégie d'opposition comme on l'a dit mais encore faut-il choisir son moment c'était tout l'enjeu d'ailleurs sous la 3e et la 4e République c'est-à-dire que il y avait des motions de censure très fréquentes un gouvernement pouvait tomber parfois c'est arrivé une seule fois en 48h mais enfin bon ça ça pose quand même le le débat hein et le choix du moment était un choix aussi d'alliance c'est-à-dire on se disait bah si un tel est prêt à décrocher de tel groupe et bien sur tel texte on le fera à tel moment et cetera ce moment c'est le pire pour la France c'est-à-dire que on on ne va plus avoir de budget de la Sécurité sociale on ne va plus avoir de budget et surtout bon quand bien même on Colm sur l'urgence dans quoi selon ce temps en 2025 avec une chance en plus d'avoir fait une marche à un gouvernement social-démocrate parce que si finalement on se dit bah le gouvernement de centre-doit ne fonctionne pas prochaine alternative peut-être le gouvernement de centre-gauche donc si c'est Marine Le Pen qui amène Bernard casneu à Matignon il y il y a quand même quelque chose d'un peu antitéthique qu'elle va devoir vendre à ses électeurs et puis il y a autre chose c'est-à-dire que on nous dit souvent et bien ça c'est la précipitation de la dissolution c'est une vérité ça a recomposé l'Assemblée nationale mais le groupe LR et le groupe RN avaient fait savoir d'ailleurs que quand bien même on n'aurait pas dissous l'Assemblée nationale sur ce budget-l qui soit présenté donc par Gabriel Atal et bien il y aurait eu motion de censure parce que justement les Français ne méritent pas d'austérité et cetera donc en fait on est presque dans le scénario sans dissolution c'est-à-dire que toutes les oppositions choisissent le négatif par rapport au positif et ça c'est quelque chose de complètement inédit sous la 5e République parce que on dit souvent mais faut-il changer de constitution et CEA on voit bien qu'en fait fait ce sont les forces politiques qui décident complètement de l'avenir de la nation et là en fait chacun a dit dès le mois de juillet je ne veux pas travailler avec un tel le gouvernement ne doit pas être issu de mes rang je ne veux pas de tel thème mais on na jamais proposé quelque chose qui puisse réunir et donc aujourd'hui on aura certes changé de gouvernement c'est un peu ce qui est pernicieux dans la 5e c'estàd qu'en fait les Allemands quand ils renversent ils proposent une alternative nous on renverse mais on n pas d'alternative et donc je pense que ce qu'il faut vraiment dire c'est que si jeudi soir on a plus Michel Barnier on ne sait pas dans quoi on se lance pour le budget et pour Matignon et certainement pas pour l'avenir de Marine Le Pen parce que précisément ça risque d'être une grande période d'incertitude financière constitutionnelle et politique et on sait que les citoyens certes peuvent être fant d'un acte d'opposition un peu fort mais se préoccuper des conséquences c'est quand même la la première chose pour un un dirigeant Emmanuel Gal ce qui pense ce qui paraît d'autant plus absurde dans cette situation c'est que Michel Barnier la gouvernance Barnier c'est une marque un peu aujourd'hui on l'a découvert il a instauré dans le pays un climat qui est bienvenu j'étais au au au Congrès des des maires de France les élus locaux hein c'est assez important c'est intéressant ass en colère parce que justement on leur tirait de l'argent très en colère il leur retirait de l'argent oui très en colère parce que le budget c'est presque ça a été chiffré à 14 milliards donc c'est c'est énorme c'est pas ce qu' init et en même temps si j'ose dire euh il y avait dans le chez ces locaux une attitude très très bienveillante à l'égard de de de Michel Barnier disant mais c'est ça qui nous faut aujourd'hui on en a marre et on veut on veut vraiment de la Pise et euh c'est l'homme de la situation je l'ai entendu par plusieurs plusieurs élus locaux et ça on voit bien parce qu'il faut rappeler qu'il a passé d'élus local hein il a un passé d'élu local il a aussi un ton et puis il ne serace que de dire les choses il aurait pu aussi d'ailleurs c'est assez marrant mais dans ce gouvernement où il y a eu des tensions où ce socle commun est un peu turbulent ou même Emmanuel Macron parfois a eu des attitudes bizarres même s'il est resté quand même dans son couloir depuis le début il aurait pu se fâcher plusieurs fois il l'a pas fait et ça aussi ça ça tient de sa stratégie euh politique qui consiste à dire moi je veux incarner une forme de rupture j'ai on a suffisamment dénoncé la gouvernance macroniste hyper présidentialisation mépris du Parlement mépris des élus locaux enfin cétait vécu comme ça en tout cas pendant toutes ces années donc il y a quelque chose qu'il faut changer et il il s'y tient c'està-dire qu' il il ne tombe pas dans la petite phrase c'est même très difficile de parfois de travailler avec les équipes de Barnier parce que il refuse de commander le le tout venant il dit il faut habituer il il disent même ça il faut habituer les gens et les journalistes à une nouvelle façon de gouverner et alors ça quand on nous on suit la vie politique c'est vrai que c'est on voit quelque chose de nouveau et on voit aussi un intérêt pour le pays surtout en période trouble difficile et et avec toutes les incertitudes budgétaire on se dit que c'est peut-être effectivement une voie et donc casser ce gouvernement de 2 mois et demi alors qu'il vient à peine d'être d'être il a rien il est en train de lancer il a envoyé des gages assez incroyables avec certains ministres qui sont euh sur le terrain tous les jours euh d'ailleurs ils ont projeté encore pas mal de choses comme si les choses allaient continuer Bruno rotaillot qui fait quand même un parcours presque sans faute sur le régalien qui est une attente très forte et d'ailleurs peut-être que une attente notamment de l'électorat de Marine Le Pen de Marine Le Pen et et et c'est c'est une attente très très forte de de de cet électorat mais mais mais il joue cette carte là et peut-être que Michel Barnier qu'on avait dit à un moment donné un peu centre droit il est il est conscient de ces urgences là et donc il se fait un peu violence et il accepte d'ailleurs il travaille en très bonne harmonie avec le le ministre de l'Intérieur il accepte d'aller très loin sur certains sujets ils veulent faire d'ailleurs le geste qu'il a fait aussi pour Marine Le Pen sur la me il a annoncé qu'il y aurait des évolutions c'est des sujets très compliqué très compliqué qu quand on a un socle commun comme lui où il est critiqué immédiatement dès qu'il dit quelque chose et de toute façon même s'il est renversé on il critique qu'on lui fera sur le fait qu'il tend la main au RN il les récoltera de toute façon parce qu'on lui dira c'est pour ça que vous êtes tombé vous avez trop pactisé avec le le rassemblement national donc tout ça explique enfin n'explique pas c c c choix de Marine Le Pen on a du mal à comprendre quoi Louis qu'est-ce que comment comment on peut vivre tout ça quand on est à l'Élysée comment on garde passer les balles par procuration d'abord puisque le président n'est plus de faittranger lui déjà il est en Arabie Saoudite pendant 2 3 jours donc là il sera encore à l'étranger pourant la motion de censure si la censure est est votée donc il pourra déjà se se s'abiller de des habits du du du président qui est sur la scène internationale loin y compris géographiquement du chaos intérieur sauf que la balle elle va revenir à l'Élysée c'est automatique puisque celui qui nomme un premier ministre c'est le président de la République il s'il n'y a plus de Premier ministre et bien le le la balle lui reviendra à lui alors important de noter qu'il n'y a pas il n'est pas tenu par des délais constitutionnels c'est-à-dire queun dé là il y a pas il peut prendre le temps constitutionnel en tout cas sauf erreur il n'y a pas et d'ailleurs on l'a bien vu cet été il a mis 2 mois euh a nommé un premier ministre euh il a laissé passer les Jeux Olympiques il a expliqué que il fallait pas le faire en plein été qu'on allait voir à la rentrée bon il en a quoi ça mois après d'interminablees consultations des noms qui sont sortis dans dans tous les sens certains qui ont été rangés dans la boîte aussi vite qu'il qui en sont sortis bon bref c'était quand même un sketch cette cette histoire de nomination là le ce qui nous pé c'est que ça recommence sauf que on ne va sans doute pas pouvoir se le permettre il faut un budget avant la fin de l'année la conséquence de cette censure on le rappellera jamais assez c'est qu'il n'y a pas de gouvernement mais surtout qu'il y a pas de budget là enance il y a pas de budget de sécurité sociale et on ne voit pas pourquoi il y aurait un budget de l'État puisque c'est une un projet de loi distinct mais pour lequel il faut ben que le gouvernement défende son Dex et que un parlement l'adopte il n'y aura plus de gouvernement et il y aura un parlement qui l'aura qui l'aura renversé donc Emmanuel Macron va sans doute devoir réagir plus vite que ce qu'il a fait la dernière fois le problème c'est que il n'y a pas de plan tout préparé la surprise elle intervient aussi à l'Élysée parce que rappelez-vous quand Emmanuel MACR a fait tout son casting pour avoir un premier ministre à la rentrée le premier critère qui a été mis en avant c'était le fait que ce premier ministre ne soit pas censuré ne sont pas censuré dans une courte période c'està-dire à l'échéance du budget qui se profilait bon bah s'il y a sens macredit ce plan est raté dans déjà il est raté si Michel Barnier tombe sur le budget qui est le premier vrai projet de loi d'ampleur qu' aura engagé ça veut dire que le Paris d'Emmanuel Macron est raté il avait présenté la nomination de Barnier comme le le la principale le principal avantage de cette nomination était justement qu'il a un consens pour n'y ait pas de censure immédiate et c'est notamment pour cela qu'il avait rangé dans sa manche la carte Xavier Bertrand précisément parce que Marine Le Pen avait dit je le censurerai immédiatement Marine Le Pen a donné sa chance à Michel Barnier pour les raisons diverses variées et qu'on distingue dont on a encore du mal à distinguer les fils elle elle la compte finalement le le censurer donc le plan d'Emmanuel Macron n'a pas marché c'est à lui désormais qu'il revient de trouver une solution mais je comme je le disait tout à l'heure si on fait ça tous les 3 mois en fait c'est lui qui sera fragilisé c'est dors et déjà lui qui est fragilisé par cette situation parce que laion originale de la dissolution c'est évidemment la sienne Vincent on parle beaucoup d'un enfin on parle beaucoup on a parlé beaucoup mais là il y a certaines voix qui disent mais pourquoi pas nommer un Premier ministre technique euh c'est notamment le maire de saint-toin qui a une petite côte actuellement à gauche là mais c'est qui un premier ministre technique c'est Monsieur vil roi de Galot c'est le ben on cherche quand on cherche la personnalité de la société civile de la haute administration qui serait capable d'imposer son autorité sur l'Assemblée nationale on on en trouve une mais qui n'a pas d'ambition politique et qui ne sera jamais nommé c'est juste un jeu théorique c'est le général François lecorointre moi je pense c'est le général Lecointre je pense que c'est le seul qui est le gouverneur de qui est grand chance de la Légion d'onur encore une fois c'est c'est c'est si vraiment on cherche et on fait un jeu le jeu du qui est-ce en disant qui est-ce qui tiendrait face à une assemblée on on à la fin on s'arrête sur lui mais je pense que lui il n'en a aucune envie et que Emmanuel Macron n'a aucune envie de le nommer donc on est vraiment dans dans le jeu des hypothèses mais ce jeu des hypothèses qui va jusqu'à l'absurde montre que la notion de gouvernement technique en France avec la situation tripartite dans laquelle on est et la tension politique extrême dans laquelle est le pays apparaît comme tout à fait euh ça me paraît très très incertain et ça veut dire tenir de de façon jusqu'à épuisement jusqu'à la prochaine dissolution et au mois de juillet mais dans ce cas-là là où il y a aussi des solutions non techniques ou semi-techniques François baayerou par exemple est un comme il est au commissaire au Plan on peut le considérer comme technique et politique et c'est espèce de solution d'attente mais on pensait et c'est là où ça devient compliqué et je rejoins ce que dit Louis auxalter c'est que on pensait qu'émanuel Barnier jouait ce rôle d'homme politique à moitié Michel Barnier jouit ce rôle d'homme politique à moitié technique et il n'y est pas parvenu et le la stratégie dpture de Marine Le Pen si elle nous annonce qu'elle fera ça avec chacun des Prem ministres qui se présentent ouais on est vraiment dans dans une crise qui va monter en intensité et je ne crois pas qu'il y a en magasin beaucoup d'hommes politiques capables de montrer autant de de largesse et de capacité de dialogue avec le rassemblement national comme Michel Barnier il y en a pas il y en a pas énormément donc si elle le censure ça veut dire qu'elle a choisi une stratégie radicale avec pour objectif il me semble ça je je elle le dit pas mais on peut le décrypter une volonté de d'accélération du calendrier électorale en fait ça fait quand même deux figures des chacune aux extrêmes qui sont des Figur qui qui qui aujourd'hui nous conduisent au Koo d'une certaine façon imaginez on n'arrive pas à trouver un premier ministre enfin pas nous mais le premier le président de la République n'arrive pas à trouver un premier ministre euh au mois de mars madame leupen est condamné en justice quelle est la situation du pays là tout tout dépend du niveau de la condamnation qui estam mais si elle est condamnée suiv le qui on rappelle on rappelle la petite subtilité qui est lié inéligibilité ne nous semble pas complètement encambolesque la la la seule chose qui semble être a priori vraiment en tension c'est l'exécution immédiate c'est-à-dire cette idée que même l'appel ne suspendrait pas et de ce fait il y aurait une éliggibilité aujourdi qu'elle pourrait pas se présenter en 2027 elle ne pourrait évidemment pas se présenter en 2027 elle garderait son siège de député jusqu'à une prochaine élection mais est inéliggible à toute à toute fonction élective euh je crois que le scénario dans lequel on s'oriente est certes celui de de l'accélération du d'une certaine menace autour du président de la République je crois vraiment qu'on on peut pas dire en quelque sorte que on n'en revient pas vous savez s la 3e et la 4e République on avait dit ça notamment de de de ferry quand on on on voyait qu'il y avait Jules en effet quand il y avait eu c'éit c'était une république des Jules hein d'ailleurs on avait ferry grev et ceon euh à partir du moment où vous aviez deux à trois renversements successifs on mettait en cause un peu les qualités de négociateur du président de la République alors une fois ça passe mais c'est vrai que là on sent bien que c'est le président de la République qui va être en fait en face de de ce jeu du cillè c'est-à-dire l'Assemblée nationale ne bougera pas jusqu'au 9 juin quand bien même il y a une nouvelle élection moi je je sais que je suis un peu la Seu à le dire mais qu'il y ait une nouvelle dissolution en juillet ne me semble pas changer complètement la donne l'opinion n'a pas évolué ces trois blocs sont sont très ancrés dans des localités diff on va reavoir sensiblement la même chose d'accord et peut-être même que s'il y avait eu dissolution d'automne nous auriion eu sensiblement la même chose donc je crois qu'en fait il faut s'habituer à cette tripartition c'est ce qui a causé la chute de la 4e mais mais elle a existé pendant 4 ans on a pas pu faire autrement donc si on a cela la la précipitation de l'enjeu présidentiel à mon sens n'est qu'ajajouter du chaos au chos parce que déjà une présidentielle là le président n'ayant pas une nouvelle Assemblée nationale sur qui compterit que pourra-t-il faire il y a pas de 100 jours hein sans Assemblée nationale il y a pas de programme donc il aura pas de Premier ministre non plus donc changer juste le locataire de l'Élysée mais pour lui permettre de ne rien faire c'est vraiment mal mal comprendre la France néanmoins on se dit alors peut-être qu'on attend juin on change l'Assemblée nationale on change le président de la République mais encore une fois la capacité d'émergence elle elle s'est pas démontré dans cette dissolution dans cette période Barnier on ne voit pas émerger de nouvell forces donc je crois qu' qu'obamo on va s'orienter vers des solutions comme l'avait pu proposer un député du du du PS qui s'appelle Philippe brin qui avait dit on devrait créer des accords de non motion de censure c'est-à-dire à mon sens une politique qui va devenir ostère minimale où on votera CQ lois durant toute une législature et où on essaiera pendant des mois et des mois d'aller rechercher des alliances pour ne pas tomber je crois que c'est comme ça qu'on a terminé la 4e République et je crois que c'est comme ça mais alors on légifère sur quoi par exemple alors à mon sens voilà le budget va être un budget de pur fonctionnement c'est-à-dire les 60 milliards d'économies on peut complètement les oublier l'idée ça va être de de que chaque ministère a son enveloppe et puis terminé on légifère sur quoi admettons les les prochains sujets du moment étent l'immigration je pense que on ne peut absolument pas se permettre avec un premier ministre technique ou avec un premier ministre de gauche d'aller vers ça donc tous les sujets irritants vont être sortis tout simplement du calendrier législatif on prendra les urgences euh pas de réformme possible en fait voilà il y a pas de réformeible qui ose quelque chose politiquement tant qu'on est dans ce calendrier politique sauf à ce que finalement un accord se fasse avec des des groupes qui se désolidarisent sous la 4e République c'était comme ça avec l'émotion de censure qu'on voyait les avenirs moi si le PS nous dit je suis prêt à participer à un gouvernement technique ou à un accord de nos motion alors que j'ai voté la motion de censure au pire moment pour la France j'avoue je n'arriverai pas à lire dans la stratégie de ce centre gauche donc très difficile de savoir comment on sortira de ce bloc là oui euh sur le la présidence oui euh la question on envie de se poser c'est est-ce que Emmanuel Macron est prêt à démissionner parce que c'est a une théorie B oui oui bien sûr a priori tel c'est pas une théorie ça va devenir une ça va actualité une actualité on se pose la question mais est-ce que lui comment il est dans sa tête à quoi il pense est-ce qu'il est capable de le faire t qu'on le connaitt on a vu comment il gouvernait ça semble peu probable comme ça vue de l'extérieur il y a un élu c'est Jean-François coupé qui est à fond sur cette hypothèse oui qui a changé d'ailleurs hein parce que char Courson également ça c'est surprenant surprenant aussi voilà donc ça c'est alors l'hypothèse simple c'est euh ok Macron est acculé il est obligé de démissionner et alors là le la personnalité qui surgit tout de suite c'est celle qui a déjà commencé à travailler c'est Michel Barnier ouais et et et donc du coup il pourrait en cas de d'élection anticipée se présenter être élu parce que les sondages sont plutôt bons ah oui là vous faites moi je vous renvoie une discussion que j'ai eu avec jeanfis il est vraiment là-dessus il est convaincu qu'en fait Macron ne pourra pas tenir ah c'est ce que dit Jean-François Copé il le pense non non qu'il peut pas tenir mais il pense que c'est Barnier qui peut se il est à fond sur cette hypothèse là ah oui ah oui mais ça c'est quand même assez c'est c'est c'est Jean-François Copé qui qui rêve la nuit quoi c'est en tout cas il est sur cette option là parce qu'il regarde comment ça se passe et vu dans la la situation qui est compliquée qui est inextricable et d'ailleurs ce qui est fou c'est que on dit on dit que on perd du temps finalement faire beaucoup de temps dans et on est en France avec toutes les urgences qu'on connaît alors c'est ça que je voulais poser effectivement à Louis c'est que pendant ce temps-là et bien les taux d'intérêt vont monter pendant ce temps-là la situation économique est quand même très compliquée avec des entreprises qui souffr notamment du contexte international mais qui souffre aussi des exigences nées de la des transitions écologiques et autres euh qui sont très compliqué à à négocier à opérer et qui coûte de l'emploi dans un premier temps en tous les cas ça ça ça ça risque de dégrader considérablement l'état social du pays oui et puis on est dans une période on le voit bien avec la situation géopolitique on est dans une période où les on est dans une choc un choc de puissance donc chaque puissance doit essayer de survivre euh à ce moment-là il faut à la tête de d'une puissance si elle se prétend si elle prétend encore être une puissance un gouvernement qui puisse être en ordre une de marche qui puisse faire les réformes et qui puisse avoir une légitimité qui puisse euh euh avoir une une légitimité populaire démocratique derrière lui pour mener les réformes quand vous avez un Donald Trump qui arrive retourne au pouvoir aux États-Unis euh en janvier quand vous avez une Chine euh qui menace d'envahir le marché européen de produit notamment automobile avec des enjeux industriels et sociaux qui sont énormes à la clé quand vous avez une Europe qui est affaiblie de tout côtés avec des Allemands qui sont pas dans une meilleur situation politique et économique euh que nous et donc un leadership européen qui est euh nécess et dont la France pourrait s'emparer si seulement le président de la République était moins affaibli quand vous avez tous ces enjeux là et encore j'ai pas parlé des enjeux plus intérieurs bah normalement oui c'est précisément serait précisément le moment où il devrait avoir un leadership fort pour le gouvernement donc c'est pour ça que c'est très embêtant d'être coincé dans cette situation là jusqu'en 2027 dans une situation de 3e ou 4e République dans les périodes les moins heureus jusqu 2027 et c'est pour ça que la démission d'Emmanuel Macron et bien c'est un sujet qui émergéord dans le débat public ça ne date pas de la semaine dernière rappelezvousand édard Philippe annonce sa candidature à la présidentielle à la rentrée il est il dit qu'il sera candidat à la prochaine élection sous-entendant qu'elle pourrait arriver avant 2027 et maintenant ce sont d'autres personnalités comme Charles de Courson comme Jean-François Copé je parle pas de Jean-Luc Mélenchon qui en rêve la nuit et le jour qui imagine la la la démission du du président de la République donc la crise si en cas de censure il y aura une crise politique euh si elle se transforme en en crise de régime parce que la classe politique et les Françaises rendre compte que il n'arrive plus à faire avec ces institutions c'estàdire que il y a normalement un mode d'emploi il y a un message électoral parce que comme disait an Charl c'est vrai que le résultat des dernières législatives c'est plutôt un résultat clair c'estàdire que c'est quelque chose qui existe dans le pays ces trois blocs existent le la participation importante conféit une une légitimité assez bonne à ces électionsl et il y a eu des messages très forts premier tour le RN arrive en tête donc ça ça ça donne une idée de de l'agenda des d'un grand nombre de Français 2è tour une majorité de Français refuse pour autant que le RN soit au pouvoir et avec un messageent à la classe politique qui est débrouillez-vous et on voit aujourd'hui tous ces responsables politiques au Parlement un peu pris comme des lapin dans devant les phardes de voiture qui n'arrivent plus à actionner les manettes qui n'arrivent plus à faire fonctionner ces institutions avec le message qui leur est envoyé c'est un peu comme si tout le monde était désemparé parce que Emmanuel Macron Michel Barnier ne sont pas les seuls he à être désemparés ceux qui se planquent derrière et qui n'ont rien dit pour venir ces derniers jours au secours du Premier ministre c'est ceux qui sont censés le soutenir Gabriel Atal pour les macronistes Laurent vquier pour les républicains et Philippe pour horizon on a tous ces gens-l donne le sentiment d'enjamber de passer déjà à la prochaine séquence qui pour eux et bien tiens en cas de chiffre ça s'appelle 2027 toute la question est de savoir si on abaisse un de ces chiffres pour que ce soit un petit peu plus tôt et le débat pourrait s'accentuer si la crise politique se confirme alors justement est-ce que Vincent vous l'évoquiez tout à l'heure elle veut accélérer le calendrier peut-être Madame Le Pen comp tenu de ces problèmes judiciaires est-ce qu'elle pourrait c'est très compliqué à dire vous faire en sorte qu'il a une étion présidentielle d'ici au mois de mars vous vous souvenez de la phrase de Flaubert l'auteur doit être comme dans son œuvre comme Dieu dans la nature euh présent partout visible nulle part je pense que le procès de Marine Le Pen est présent partout dans tous les actes qu'elle choisit mais que il est visible nulle part et qu'elle ne le dira jamais donc c'est très compliqué de mesurer à quel point il est il est le pivot de sa stratégie politique mais tout homme politique qui se retrouve dans la situation de judicier qui ne vit qu'avec sa cette réalité prioritaire et elle a employé le mot de peine de mort politique donc elle considère qu'elle vit un risque politique existentiel si je prends ces mots hein donc ça doit certainement jouer dans le dans cet élément et s'ajoute à ça le ce que Marcel Gauchet dans son dernier livre appelle le nœud démocratique c'est-à-dire que il y a une majorité de Français qui ne veulent pas du rassemblement national mais il y a une majorité de Français qui veulent des thèmes qui font le succès du rassemblement national c'est-à-dire pouvoir d'achat immigration insécurité h et on est dans cette réalité là et elle elle est au centre de ça donc elle se dit qu'elle va peut-être essayer d'avoir jusqu'ici on pouvait se dire qu'elle pouvait avoir une proposition majoritaire en allant chercher les 5 % qui lui manque là où l'affaire judiciaire vient un peu casser sa stratégie c'est que je reviens à ce que je disais tout à l'heure cette dimension gouvernementale elle est en train de de la quitter pour reprendre une fonction tribunicienne une stratégie de rupture peut-être parce qu'elle est contrainte euh parce qu'elle risque au mois de mars il y a le risque est pas certain mais il y a un risque réel qu'elle soit exclu pendant 1 ou 2 ans de de la vie politique élective immédiatement oui parce que il faut dire que euh on parle beaucoup légibilité mais c'est l'exécution provisoire qui est terrible parce que l'exécution provisoire euh et ben euh fait que l'appel n'est pas suspensif hein c'est c'est ça qui qui estrible et d'ailleurs si elle fait si elle va en appel et que en appel elle part pour la cassation en appel il y aura aussi l'exécution provisoire elle peut être prononcé pas nécessairement ça pas nécessement mais la décision de compqué ce qui est important à dire c'est qu'en fait on a une affaire très particuli je vais pasevenir sur l'affaire de Marine Le Pen qui est vraiment 1 ans de procédure hein donc c'est c'est très long on a affaire à une personne qui occupe un mandat national de député qui est pour le coup en justice pour un mandat qu'elle n'occupe plus de parlementaires européens et qui est embêté pour un avenir qu'elle projette de mandat présid donc c'est c'est pour ça en fait qu'il y a qu'il y a autant de problèmes sinon l'affaire est assez simple c'estàdire que un député européen misise en cause perd son mandat de député européen c'est c'est vraiment toujours comme ça que ça ça se solde relativement facilement facilement étant encore à prendre avec beaucoup de guillemets je voudrais quand même qu'on qu'on voit un peu quels sont les les éléments qui nous ont jusqu'à présent quand on a eu des crises je pense notamment à nos républiques précédentes permis de sortir de ça le sentiment des des des précipitations dont on a parlé justement crise financière crise écologique crise peut-être institutionnelle crise politique normalement c'était le terreau fertile de ce qu'on appelait auparavant les gouvernements d'union nationale vous souvenez ce terme là dont on nous a beaucoup parlé ces derniers temps mais ces gouvernements d'union nationale c'est pas forcément un mot complètement tabou on pourrait y repenser c'est-à-dire en fait l'Assemblée nationale étant composée de forces qui ne s'entendent pas il faut que le gouvernement lui-même reflète les formes sils s'entendent pas bon c'était une idée qui a permis parfois de surmonter des crises assez graves je pense notamment à toutes nos grandes lois de la 3e république séparation des Églises et de l'État loi sur les délits de presse loi sur l'enseignement privé tous ces éléments là ont été négociés pendant des années avec des duels entre entre députés donc ça prouve que la conflictualité peut normalement amener à ce que le sens du consensus réémerge donc c'est un message vous l'aurez compris de responsabilité politique à l'égard de nos élus sortons de là par le haut c'est encore possible la deuxième solution vous l'avez évoqué le gouvernement technique c'est pas complètement insensé parce que quand c'est arrivé en Italie en réalité on cite souvent Mario dragi mais c'est arrivé bien avant c'est arrivé dans les années 92 pour la première foisoui avec euh je saurais pas me souvenir du du du du Premier ministre de cette époque là du président du conseil mais 92 et 93 d'ailleurs l'un a succédé à l'autre de gouverneurs de la Banque centrale et à chaque fois sur un motif financier et économique donc on peut espérer que la situation sur le budget étant suffisamment alarmante et allant l'être encore bien pire en janvier et en février peut-être que ces éléments de gouvernement technique peuvent être réunis en Italie on dit quatre conditions pour un gouvernement technique première condition une crise politique je crois qu'on a prouvé on est on est pas très loin deuxème condition une crise financière ou un él qui dans l'unité des franç des Italiens pose question d'accord donc là les finances ça pourrait tout à fait être le trème condition un président qui est lié par une composition de l'Assemblée qui n'arrive pas à faire émerger un non consensuel et 4è condition finalement quelqu'un qui par une assez forte appolitisation pourrait arriver à cet accord minimal de non motion de censure donc ce qu'il nous faut trouver en fait c'est un personnel politique Premier ministre mais également composition de tout le gouvernement qui n'irrite pas c'est-à-dire quelqu'un ou quelques personnes qui puisse obtenir un moi j'avais une idée mais elle est de moins en moins à la mode maintenant le père noëlcologist on est bien d'accord qu'il rentre au nord en plus à partir du mois de janvier donc il ne pourra pas nous être utile vous nous avez éclairé brillamment ch Charlen alors on va passer au au coup de cœur au coup de griffe on va commencer par les coup de griffe avec vous Emmanuel oui coup de griffe coup de Griff Mo j'en avais cour on pas beaucoup de temps malheureusement non non mais c'est juste Boem sa savez C écrivain qui est détenu bien sûr qui est aujourd'hui emprisonné en Algérie ouis en Algérie et il y avait un entretien qui réalisé pour un supplément hors série de philosophy magazine en 2013 qui lui posait la question suivante il lui demandait s'il était prêt à quitter son pays donc l'Algérie et lui il a répondu tous les jours je me dis c'est assez je m'en vais et tous les soirs j'arrive à me convaincre de rester encore un peu je me dis que c'est ici au pays qu'il faut se battre partir c'est abandonner son pays aux bandits qui nous l'ont volé au lendemain de l'indépendance il faut leur résister ici et non pardà les mers alors ce petit message là la coup de griffe je l'envoie à ceux qui ont décidé de le mettre en prison très bien et le coup de cœur le coup de cœur c'est tout simple c'est le département de sémarn qui a lancé l'opération destinée aux familles pour protéger les enfants des écrans c'est un problème qu'on a quand on est papa ouais on n'arrive pas à trouver de solution mais l'envahissement la présence omniprésente omniprésence des écrans dans la vie des enfants et des jeunes c'est une catastrophe de santé publique et des adultes et des adultes et du coup ils sont je trouve que c'est une très bonne initiative qui a prise Jean-François paridi le président de ce département peut-être que d'autres départements le font mais que ça vienne du terrain c'est bien c'est important et et je pense qu'il faut encourager ce genre de vous êtes père de famille et c'est Marnet non pas du tout jeis je suis yvelinois et père de famille loui coup de griffe bah ça revient à notre sujet du du jour CIT quand même contre le la méthode Barnier c'est pas seulement le Premier ministre en fait c'est aussi ses ses équipes dans la façon dont il a tardé à à traiter Marine Le Pen je pense qu'il a mal traité Marine Le Pen mais en deux mots mal traité traité en politique c'est quand vous avez des égards que vous vous essayez de voir ce que veut votre votre sparing partenire la personne avec laquelle vous vous négociez et le distingueer or rappelez-vous Michel Barnier au début il a surtout traiter avec ses propres alliés le renvoquer Gabriel Attal comme si cela allait le censurer alors même que bah ils étaient là pour le soutenir donc jamais il n'aurait pu appuyer sur le bouton de la censure ils étaient là pour soutenir mais ils ont pas de pas du tout non mais les coups de poignard régnent en coulisse c'est évident mais peut-être aurait-il pu même si c'est toujours facile de réécrire l'histoire après d'abord concentrer dès dè au début ses efforts sur Marine Le Pen sur la compréhension de sa psychologie sur le fonctionnement de son parti et sur ses électeurs ces 11 millions d'électeurs la façon dont il le perçoivent lui et quand les les élus RN ont vu la côte de Barnier dégringoler pas dans le opinion parce qu'il était assez populaire mais chez les électeurs du rassemblement national et ben là ça a été l'un des déclics l'un des complexes déclics qu'on décrivait tout à l'heure pour dire mais en fait on va appuyer sur le sur le bouton parce que ça ne nous convient pas je pense qu'il y a eu un petit retard à l'allumage dans dans la méthode Barnier sur ce planl et le coup de cœur le coup de cœur c'est notre- Dame de Paris puisque ça ça rouvre samedi j'ai eu la chance j'invite j'invite tous les téléspectateurs à lire le papier de Louis auosalter dans le journal Figaro de samedi et regarder le figero TV le le jour J j'ai eu la chance d'entrer dans la cathédrale donc vendredi à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron et alors derrière le le Emmanuel Macron parce que les caméras le filmait beaucoup quand même on distingait les la nouvelle la nouvelle cathédrale et pendant son discours bah on on a pu entrer et c'est vrai qui ce qui oui parce que ce qui est frappant c'est pas tant la reconstruction qui a déjà un exploit en soi que la restauration le fait que toute cette cathédrale soit désormais très lumineuse qui a C éclat de couleur dans les chapelles et les vitraux que et que les visiteurs pourront retrouver dès le 8 décembre et dans le papier ou la beauté du lieu écrase la politique c'est très amusant paremmanuel Macron n'est plus le sujet très vite on sent que le journaliste s'intéresse aux vraies choses alors moi j'ai un coup tout petit coup de griffe contre un TIG de langage que l'on a pas employé qui est celui de ligne rouge Lig r on entend maintenant tout le temps alors une ligne rouge je voudrais simplement rappeler qu'on peut la tracer et qu'on peut la franchir et qu'on peut pas l'écouter qu'on peut pas l'entendretu avez-vous entendu nos lignes rouges pas la négocié il a pas négocié nos Lig je sais pas comment on négocie une ligne rouge et ça se mange pas non et ça se mange pas non plus donc voilà c'est le seul avantage peut-être si on sort de cette séquence pour comprendre un autre TIC médiatique c'est qu'on entendra moins par moi cette expression qui qui qui nous typanise un peu et le le coup de cœur c'est un film que j'ai vu ce weekend que vous aviez chaudement recommandé dans les pages cultur du Figaro qui est le film enfant phare de Benjamin la ver avec Benjam la Verne qui joue dedans c'est il n'est pas de lui et qui est un film d'abord très très beau très fin et très intéressant sur le plan politique et sociologique puisque c'est un film qui essaie de montrer la possible réconciliation entre ce qu'on appelle la France des élites et puis la France périphérique c'est un d'ailleurs un phénomène qu'il faudra que l'on explore la France périphérique de Christophe guiloui donne de plus en plus lieu à des représentation culturelle favorable ce qui n'était pas du tout le cas avant il y a 30 ans quand il y avait quelqu'un de la France périphérique c'était les des chiens donc il était vaguement ridicule et maintenant il y a beaucoup de héros positifs et notamment celui qui qui joue avec Benjamin Laverne dont j'ai oublié le nom et qui est pourtant un acteur exceptionnel pierre ltin voilà qui montre dans ce ce ce film des talent d'un de pardieu jeune avant les que de par Dieu Drive et je renvoie au club culture de la MII buisson Jean-Christophe qui il a été consacré à enffar Charlen le coup de griffe Charles de Courson sorti autour de la démission du président de la République de la précipitation d'un calendrier médiatique pour un député qui est disons-le vraiment la mémoire de la République la mém voilà d'un d'un certain art de parlementé je rappelle quand même juste l'étymologie parlementé ça veut dire endroit où on parle ensemble et le coup de cœur le coup de cœur la petite pirouette de Jérôme gagee ce matin et notamment du groupe PS avec les constitutionnalistes en est moin en se disant mais pourquoi n'avons-nous pas pensé à cette idée de la motion de rejet c'est-à-dire on s'est dit peut-être que la motion de censure allit se décaler jusqu'à jeudi puisque c'est vrai que il avait proposé que le texte soit rejeté qu'on rediscute qu'on se remette en conciliation et peut-être aller jusqu'au dernier délaiis ça aurait pu avoir de la gueule et ben oui dommage merci à vous quatre merci je vous l'avais dit hein je vous l'avais dit vous n'avez pas compris tout de cette épisode cette séquence politique mais là ce soir là je pense que vous êtes beaucoup plus sachant beaucoup plus savant beaucoup plus averti et que maintenant bah vous avez toutes les données pour comprendre ce qui va se passer c'est mercredi euh on attend avec impatience ce qui se passera dans 48h merci bonne soirée je suis persuadé que lundi prochain lundi soir prochain on reparlera de tout ça merci à tous merci [Applaudissements] [Musique]
Michel Barnier