Mélenchon met le cap sur la présidentielle de 2027
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 49 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:46OuverteRéponse directe
Est-ce le bon moment pour sa candidature ?
- 8:47OuverteRéponse directe
Quelles conséquences pour le reste de la gauche ?
- 8:50OuverteRéponse directe
Est-il en capacité de rassembler et de battre le RN ?
- 10:11OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous cette candidature ?
- 11:36OuverteRéponse directe
Est-ce que c'était le bon moment pour annoncer sa candidature ?
- 16:53OuverteRéponse directe
Quelle analyse vous paraît la bonne ? RN au second tour ou autre scénario ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:41Locuteur non identifiéFait
« Jean-Luc Mélenchon a officialisé hier sa quatrième candidature à la présidentielle. »
- 10:07PrésentateurFait
« Faites mieux, avait-il dit en 2022 et il est de nouveau candidat pour 2027. »
- 15:00PrésentateurChiffre
« Un sondage à risque alternatif pour RTL, qui donne Jordan Bardella, Marine Le Pen entre 32 et 36 %, Édouard Philippe à 19 et Jean-Luc Mélenchon autour de 12 %. »
- 18:18PrésentateurChiffre
« Il était à 400 000 voix seulement de se qualifier au second tour. »
- 18:37Locuteur non identifiéChiffre
« Il a, c'est invariable, toujours entre 10 et 13 %. »
- 18:52Locuteur non identifiéChiffre
« En 2022, il loupe le deuxième tour à 400 000 voix, je crois à 450 000 voix. »
- 26:55Locuteur non identifiéFait
« Il l'a dit, il y a cette problématique de la nouvelle France. »
- 27:29Locuteur non identifiéFait
« Il va vous parler de super profit, de taxes, etc. »
- 28:29PrésentateurFait
« On puisse récupérer une partie de ses sur profits. »
- 31:55Locuteur non identifiéFait
« il y a de ça encore un peu moins de 40 ans Total était une entreprise publique »
- 32:10Locuteur non identifiéFait
« la question de la nationalisation se pose »
- 33:14Locuteur non identifiéFait
« toutes les sociétés publiques en France ça se termine toujours en catastrophe »
- 33:55Locuteur non identifiéFait
« EDF ça reste une très belle société qui marche très bien »
Temps de parole
- Locuteur non identifié33 %
- Présentateur27 %
- Locuteur non identifié 223 %
- Invité7 %
- Présentateur 23 %
- Invité 22 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. C'est café pour une grande cause. Depuis quelques jours, un nouveau réflexe s'est installé dans les halls et les couloirs du CHU de Saint-Etienne et du centre hospitalier de Rouen. Ajouter quelques centimes à la machine à café pour soutenir l'hôpital, c'est une initiative qui est portée par le Fonds d'Action CHU Loire. On regarde ce reportage de nos confrères de la télé locale TL7. Il est signé Alexandre Crouzet.
Dans le quotidien souvent rapide des services hospitaliers, le geste passe presque inaperçu. Une boisson choisie, un paiement par carte ou en espèces, puis une question simple affichée à l'écran. Souhaitez-vous faire un don au projet de Fonds d'Action des CHU Loire ? En quelques secondes, un café devient un acte de solidarité. Quelques centimes qui prennent une autre dimension et viennent alimenter des projets très concrets.
Alors l'objectif, ça va être de pouvoir permettre à un plus grand nombre de pouvoir directement participer à la politique de mécénat mise en place par le Fonds d'Action CHU Loire. Concrètement, en faisant un don, on participe à des projets qui sont soutenus par le Fonds. Des projets qui vont être de l'ordre de la recherche, de l'innovation, du bien-être personnel, du bien-être patient, de la culture ou alors de la prévention et de l'éducation à la santé. C'est un panel assez vaste et il n'y a pas de petits dons. Donc chacun peut participer à de grands projets avec cet arrondi solidaire. Alors comment ça fonctionne ? C'est très simple.
Lorsque l'on choisit son café, on a sur la machine directement une possibilité de choix. Donc 20 centimes, 40 centimes, 60 centimes ou 1 euro qui s'ajouteront tout simplement à la note du café. À savoir que les dons sont possibles de défiscaliser et pour ceci, il suffit simplement de sélectionner que l'on souhaite avoir un reçu.
Un dispositif né d'un partenariat entre le CHU et l'entreprise gestionnaire des machines Maxi Coffee qui ne se limite pas aux boissons chaudes. Sur les machines à confiserie, des QR codes ont également été installés. Un simple scan permet d'accéder à une page de dons en ligne mais aussi de découvrir les projets financés par le fonds. Né dans les hospices Lionel, l'initiative se développe désormais au CHU Nord de Saint-Etienne et au centre hospitalier de Rouen. Désormais, la machine à café ne sert plus seulement une boisson, elle sert aussi de soutien directement à l'hôpital lui-même.
Et Alex, on regarde ce qui a fait la une de la presse régionale et on commence par la une du Bairie républicain. Je vais y arriver, c'est 13 parties dans le département du Cher.
Oui, une méga rêve-partie clandestine qui a rassemblé entre 17 000 et 40 000 personnes ce week-end sur un terrain militaire à Cornus près de Bourges. Le département du Cher qui a été choisi par les organisateurs car c'est le département natal du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez et les organisateurs souhaitaient protester contre son projet de loi qui vise à créer un délit d'organisation de rêve-partie non déclaré passible de deux ans de prison.
Le ministre de l'Intérieur en réaction à cette méga rêve-partie clandestine à ordonner la verbalisation des participants mais pas de quoi en décourager certains comme ces deux amis bretons venus à Bourges ce week-end et qui témoignent dans le Bairie républicain. Rien ne va nous dissuader de faire des teufs. Ils veulent tous faire peur avec leurs amendes mais ce n'est pas ça qui va nous arrêter. Les autorités locales estiment que cette rêve-partie va durer encore au moins jusqu'à demain avec quelques milliers de personnes.
Autre sujet à la une de la Provence c'est la prison des Beaumettes à Marseille qui ne s'en sort pas face à la surpopulation carcérale.
Oui et pourtant une nouvelle aile de la prison des Beaumettes à Marseille a été inaugurée il y a six mois avec 700 places supplémentaires mais cela ne suffit pas face à un taux d'occupation très important 150%. Les surveillants dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail et réclament plus de personnel. Une conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation témoigne. Je la cite « Nous travaillons dans un contexte insécurisant et on a le sentiment de perdre en qualité de prise en charge auprès des détenus. On a peur de commettre des erreurs tellement nous sommes sous l'eau. »
On va parler d'un scrutin important en Corse aujourd'hui.
Et oui avec l'élection à la présidence de la collectivité de Corse en cours de mandat le nationaliste Gilles Simeoni élu maire de Bastia va laisser sa place et c'est Gilles Giovanangeli désigné candidat par la majorité nationaliste qui a de fortes chances de récupérer le siège de président.
Et justement on va aller à Ajaccio retrouver Laetitia Pietri. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous journaliste à RCF Corsica. Alexandre, on le disait à la une de Corse matin c'est donc aujourd'hui qu'a lieu l'élection à la tête de l'exécutif. Quels sont les enjeux de ce vote Laetitia ? Alors tout d'abord on va commencer par un mot sur les institutions en Corse qui sont différentes de celles du continent. Donc il y a une collectivité unique il n'y a plus de département, le conseil exécutif et ses 11 membres c'est un peu à l'image du gouvernement dans la limite de ses compétences avec des délégations sur l'économie l'aménagement du territoire ou encore la culture.
Cette démission pour raison de non-cumul de mandats est une première dans l'histoire de l'île. Gilles Simeoni qui a été élu maire de Bastia en mars il a donc choisi de se consacrer principalement à sa ville. Pour lui succéder, vous l'avez dit Gilles Giovanangeli 62 ans. Alors il est au conseil exécutif depuis 2021 à l'Office hydraulique puis à l'Agence de développement économique de la Corse il a une personnalité très éloignée de Gilles Simeoni qui est très charismatique. Lui, il est décrit plutôt comme quelqu'un de discret un homme de dossier particulièrement sensible aux questions économiques.
Et puis lors de la dernière session Gilles Simeoni a dévoilé un côté plus méconnu de son parcours il a été qualifié de prisonnier politique puisqu'il a effectué de la prison lorsqu'il avait 19 ans Gilles Simeoni qui a insisté en disant que cela aura du sens notamment lorsque l'on ira négocier avec le gouvernement avec notre histoire nos prisonniers, nos morts a dit Gilles Simeoni. Un mot Laetitia sur le bilan de Gilles Simeoni 10 ans à la tête de la collectivité quel est le bilan ? Aurais-je pu faire mieux ? Oui. Aurais-je pu faire plus vite ? Oui. Suis-je satisfait de ce que j'ai fait ? Non, pas totalement. C'est ce qu'a déclaré Gilles Simeoni lors de la dernière session.
Alors il a accédé aux responsabilités en 2017 avec une liste d'unions nationalistes. Il y avait énormément d'attentes en Corse. La situation était difficile grande pauvreté coût de la vie très élevé. Les questions d'identité avec la défense de la langue, le sentiment de dépossession avec la spéculation immobilière, également le traitement des prisonniers incarcérés sur le continent. Alors beaucoup d'attentes qui n'ont pas tout abouti. Puis il y a également l'usure du pouvoir. Donc il arrive en 2015, réélu en 2017. Puis en 2021, après la scission des nationalistes, il a alors gagné seul avec son mouvement Fémo à Gortiga.
Depuis, il fait face à l'Assemblée de Corse composée à 70% d'élus nationalistes. à une opposition plurielle, la droite, mais également d'autres nationalistes. Parmi les succès, son mouvement retient notamment la sécurisation des transports maritimes aériens, l'équité dans le traitement des communes. Et puis bien évidemment, il y a le processus d'autonomie toujours en cours. J'y simione qui va rester au Conseil exécutif puisqu'il sera notamment en charge des discussions avec le gouvernement. Et justement, un mot, Laetitia, rapidement sur ces discussions, on en est où ? Alors, dès 2017, ils ont réclamé ce pouvoir législatif, les élus.
Il faudra attendre 2022, l'agression mortelle d'Yvan Cologne à les émeutes qui ont suivi en Corse et Emmanuel Macron qui lâche ce mot, une autonomie pour la Corse dans la République. Trois ans après, les discussions se poursuivent. Alors, il y a quelques jours, le gouvernement a annoncé la date du 15 juin pour l'examen en première lecture du projet de loi constitutionnel. Mais il faudra ensuite passer devant le Sénat, le congrès avec les parlementaires. Donc, le chemin est encore long. Et puis, les Corse s'impatientent et il faut craindre une résurgence de la violence politique.
Aujourd'hui, ça fait 50 ans, jour pour jour, que le FLNC a été créé, le mouvement clandestin qui a déposé les armes en 2014, la violence politique qui pourrait revenir en l'absence d'avancées concrètes malgré des promesses gouvernementales. Merci beaucoup. Merci, Laetitia Piétré, d'avoir été avec nous, Alex. On termine avec l'actu régionale. Allez, on parle de sport.
On parle de sport. À la une du progrès de Lyon, l'Olympique lyonnais frappe fort et fonce vers la Ligue des champions après sa victoire 4 à 2 hier soir contre Rennes. Les Lyonnais remontent sur le podium de la Ligue 1 et profitent du faux pas de Lille qui a fait un partout contre le Havre et de la défaite de l'Olympique de Marseille 3-0 contre Nantes ce week-end. Et puis, en rugby, à la une du journal Sud-Ouest, la belle victoire de l'UBB, l'Union-Bordeaux-Bègles en demi-finale de la Coupe d'Europe, 38 à 26 contre les Anglais de Basse. Et les Girondins décrochent donc leur billet pour cette finale de Coupe d'Europe. Et ils rêvent d'une deuxième victoire d'affilée dans la compétition.
L'UBB un peu plus près du doublé à la une du journal Sud-Ouest.
Merci beaucoup, Alex, pour cette revue de presse. Et on va parler politique. Et ce n'est pas une surprise, mais Jean-Luc Mélenchon a officialisé hier sa quatrième candidature à la présidentielle. Est-ce le bon moment ? Quelles conséquences pour le reste de la gauche est-il en capacité de rassembler et de battre le Rassemblement national ? On va analyser, débattre de tout ça avec nos éditeurs réalistes Yves Tréard, Pablo Piovivien qui nous rejoignent. Mais d'abord, on va écouter Jean-Luc Mélenchon. C'était hier soir au 20h de TF1.
La discussion, ce n'est pas porté sur quel est le meilleur candidat du point de vue de je ne sais quoi, quelle esthétique. C'était qui est-ce qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive.
Voilà, et on en parle avec vous. Bonjour Pablo Piovivien. Bonjour. Merci d'être là, rédacteur en chef de la revue Regards. Et bonjour Yves Tréard. Merci également d'être avec nous comme tous les lundis. Directeur adjoint de la rédaction du Figaro. On a entendu Jean-Luc Mélenchon qui a donc officialisé hier sa candidature. Pas une surprise.
Non, pas vraiment une surprise. Il l'avait plus ou moins laissé à penser et puis un discours qu'on lui connaît avec un sourire quand même très prononcé. Content d'être là, on dirait.
Plus aussi, avec un discours moins qu'Yvan aussi. Vous avez trouvé ça ?
Mais c'est toujours ça, c'est technique ça. C'est que, c'est-à-dire qu'il ne va pas arriver sur un plateau de télévision pour annoncer sa candidature et solliciter le suffrage des Français en disant bon ben voilà, moi je ne veux que telle ou telle catégorie de personnes. Donc ça paraît assez logique qu'il soit souriant et les bras ouverts.
Faites mieux, avait-il dit en 2022 et il est de nouveau candidat pour 2027. Pablo, comment vous l'analysez ? Est-ce que ça veut dire qu'il n'y a personne pour faire mieux ou est-ce qu'il a empêché d'autres personnes de faire mieux ?
Le camp insoumis, nécessairement, c'est toujours le mieux placé pour représenter ce courant d'idées, ce courant politique à la présidentielle. Enfin, je veux dire, il a fait trois présidentielles donc il est celui qui de loin est le plus connu. Il est celui qui de loin est aussi... Vous savez, c'est celui qui peut récupérer, subsumer en gros toutes les différentes chapelles qui peuvent exister au sein de la France insoumise. Donc ils n'ont pas envie à la France insoumise encore de faire le choix de dire bon, alors est-ce que ça va être Manuel Bompard ? Est-ce que ça va être Mathilde Panot ? Est-ce que ça va être... Ils n'ont pas envie...
Ils ne sont pas encore à cette étape-là de leur mouvement et donc choisir Jean-Luc Mélenchon, c'est ce qu'il y a de plus simple.
C'est un peu le plus simple, la facilité.
C'est ce qu'il y a de plus simple parce qu'il est prêt. Je veux dire, les autres, ils n'ont jamais fait de campagne présidentielle. Faire une première campagne présidentielle, c'est quand même assez coton.
Ça veut dire que tant que Jean-Luc Mélenchon est là, ce sera Jean-Luc Mélenchon ?
Bien sûr. Je pense qu'il n'y a pas... D'ailleurs, la question se pose de savoir ce qu'il restera de l'insoumission, de la France insoumise une fois que Jean-Luc Mélenchon aura passé la main. Je veux dire, c'est un mouvement qui aujourd'hui est construit autour de l'élection présidentielle et autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle.
Yves, est-ce que c'était le bon moment pour annoncer sa candidature à la présidentielle ? On a un an maintenant.
Oui, ce n'est pas un mauvais moment. D'abord, c'est un bon moment parce que le reste de la gauche est en train de se poser beaucoup de questions, de se diviser, de se chamailler sur les mots d'ordre, sur la méthodologie d'une campagne électorale. Donc lui, c'est très clair, il a eu, en une formule, il a tout résumé. Chez eux, c'est carré, il y a un candidat à un programme, qu'on soit pour ou contre, c'est comme ça. Et c'est sûr que, si vous voulez, ça lui donne quand même pas mal d'avance sur le reste de la gauche.
De toute manière, la question de savoir maintenant s'il peut y avoir un candidat à côté qui soit un candidat d'une gauche moins radicale, là, si vous voulez, c'est une gauche qui est très incarnée parce que moi, je suis assez d'accord avec Pablo. Le jour, d'ailleurs, il l'avait dit un jour dans une interview, il y a maintenant, c'était en 2017 au journal Le 1, il avait dit mon mouvement est un mouvement gazeux. Donc par définition, c'est un mouvement qui est difficile à saisir, qui est difficile à cerner. Il n'y a qu'une chose qui est évidente, c'est que c'est lui le chef. Oui, alors, mais c'est un mouvement, un programme, mais ce n'est pas que ça. Il a aussi dit c'est une équipe.
Et c'est ça aussi qu'il a par rapport aux autres, c'est que derrière Jean-Luc Mélenchon, vous avez toute une série groupée derrière Jean-Luc Mélenchon, mais aussi de personnalités politiques de premier plan que les Français commencent à connaître. J'en ai cité quelques-uns tout à l'heure, vous avez invité Bali Bagayoko qui commence lui aussi à faire une percée dans les sondages de popularité. Donc vous avez plein de gens qui sont venus. Lorsque vous regardez les autres candidats à gauche qui sont bien candidats à la primaire ou bien au PS, etc., à chaque fois, ils sont tout seuls. Je veux dire, même, on prend Jérôme Gage, il est tout seul.
Raphaël Glucksmann, autour de lui, il n'y a pas grand monde. François Hollande, je ne sais pas exactement quelles sont ses troupes et ses lieutenants de premier plan. Même chose pour Olivier Faure, même pour François Ruffin ou Clémentine Autain. Je veux dire, Jean-Luc Mélenchon, lui derrière, il y a 15 personnes qui sont capables d'aller sur tous les plateaux voir faire des 20 heures à sa place.
On va écouter, puisque vous le citez, Jérôme Gage, ce qu'il dit de la capacité de Jean-Luc Mélenchon à battre le Rassemblement national.
Vous savez que, il pense qu'il est l'homme providentiel. Or, force est de constater qu'il ne l'est pas ou, en tous les cas, qu'il ne peut plus l'être. Il veut être un candidat peut-être bon de premier tour, mais je ne peux que constater qu'il n'est pas en capacité d'être le barrage à l'extrême droite au deuxième tour.
Il dit juste, il ne peut pas battre le Rassemblement national au deuxième tour, Jean-Luc Mélenchon ?
Si vous voulez, dans la mesure où on connaît les scores dans les études d'opinion du Rassemblement national, ça paraît effectivement difficile. Mais bon, on est à un an du scrutin. Je crois qu'il ne faut surtout pas faire de pari aujourd'hui. Ce qui est sûr, si vous voulez, c'est que le Rassemblement national domine la vie politique de façon outrageante, même d'une certaine façon. Le score du Rassemblement national, aujourd'hui, si on s'en tient aux études d'opinion, même pas en popularité, mais en intention de vote, c'est le double des scores du deuxième qui est Édouard Philippe. Donc, vous vous rendez compte ? Et Jean-Luc Mélenchon est encore loin derrière.
Bon, il y a encore un an de campagne, donc ça risque d'être effectivement difficile. Pourquoi ça serait difficile ?
Il y a un sondage, juste pardon, pour préciser ce que vous dites, Yves, ce matin, qui est sorti à un sondage à risque alternatif pour RTL, qui donne Jordan Bardella, Marine Le Pen entre 32 et 36 %, Édouard Philippe à 19 et Jean-Luc Mélenchon autour de 12 %.
Voilà, c'est ça. Alors, autre chose, autre considération, c'est que si vous faites le total des voix de droite, vous avez un raz-de-marée bien supérieur à la gauche qui, si je ne m'abuse, si on additionne toutes les voix à gauche aujourd'hui, on arrive à 35, péniblement à 35 %. Donc, aujourd'hui, on dit volontiers que la France est plutôt à droite. Les études d'opinion semblent le montrer. On peut ? Là, Yves est en train de mettre la droite et l'extrême droite dans le même paquet. Je le note. Ah, mais attendez, ce que je dis simplement, c'est que nul n'est capable de me dire la porosité qu'il y a entre le vote de droite et le vote d'extrême droite. Je suis complètement d'accord.
Tout comme personne n'est capable de dire la porosité entre le vote de la gauche et de l'extrême gauche. Personne n'est capable de le dire. Tout à fait. Moi, j'aimerais juste rajouter quelque chose à ce que vient de dire Yves parce que c'était important et je pense que c'est là un des clivages qu'il y a entre l'analyse de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise et l'analyse du reste de la gauche. Dans son interview hier sur TF1, il a dit oui, mon principal adversaire c'est le Rassemblement National mais je ne crois pas en la capacité du Rassemblement National de l'emporter à l'élection présidentielle et je ne crois même pas qu'il sera au second tour.
Alors même, et ça c'est une grosse différence parce que l'ensemble, tout le reste de la gauche, le PS, les écolos, etc. sont persuadés, enfin, ils misent tous sur le fait que Jordan Bardella ou Marine Le Pen, peu importe, sera au second tour et que c'est cette urgence-là qui les motive en fait à se réunir. Jean-Luc Mélenchon, il dit oui, c'est mon principal adversaire mais vous savez, ça c'est pas dans le cadre de l'élection le danger principal ce n'est pas ça.
Quelle analyse vous paraît la bonne ? Est-ce que le RN sera au second tour ou est-ce que le second tour ça peut être Bloc Central contre France Insoumise ?
Jean-Luc Mélenchon mise tout sur la dynamique de la campagne et il pense comme à chaque fois que les groupes peuvent s'inverser, etc. Je pense qu'il a raison sur ce point, c'est-à-dire que Yves et Oriane vous parliez tout à l'heure du sondage d'aujourd'hui, on est à un an des présidentielles, il peut se passer beaucoup de choses en un an.
Savoir si le socle sur lequel est assis aujourd'hui le Rassemblement National peut se tasser jusqu'à faire qu'il n'arrive pas au second tour, imaginez que la candidature par exemple d'une nouvelle personnalité qui ne serait pas Marine Le Pen qui a déjà fait des campagnes présidentielles comme par exemple Jordan Bardella qui foire tout dans sa campagne et qu'à la fin il soit en dessous de la barre pour aller au second tour, c'est aussi possible. Ça fait beaucoup de conjectures.
Moi je trouve que Jean-Luc Mélenchon se projette dans un futur désirable selon lui qui pour l'instant je ne vois pas dans les cartes qu'on a en main, je ne vois pas où est-ce qu'il voit le chemin pour être aussi sûr de sa prédiction.
Jean-Luc Mélenchon qui est dans une dynamique électorale lors de ses trois précédentes candidatures, on va regarder les scores de 2012 jusqu'à 2022, il a commencé à 11% en 2012, il a terminé à 22% en 2022, on le rappelle il était à 400 000 voix seulement de se qualifier au second tour, est-ce qu'il est sur un plafond ou est-ce qu'il peut faire mieux ? Est-ce qu'aujourd'hui il a un socle électoral, un noyau électoral intangible ?
Alors il a un noyau électoral qui est probablement le noyau électoral qu'on mesure dans les études d'opinion actuellement, c'est-à-dire qu'il a, c'est invariable, toujours entre 10 et 13%, après c'est sa capacité à aller au-delà, ce qu'il a fait en 2017, ce qu'il a fait en 2022, c'est-à-dire qu'il est allé, en 2022, il loupe le deuxième tour à 400 000 voix, je crois à 450 000 voix.
Parce qu'il a eu un réflexe vote utile et le PS a fait moins de 2%, est-ce que ce réflexe il peut encore avoir lieu ?
Il peut avoir lieu ce réflexe en fonction, ça dépendra effectivement de l'offre à gauche par ailleurs, ça c'est une chose qui est évidente, et puis du rejet que va inspirer son discours. Est-ce que ça va être un discours, comme vous le disiez tout à l'heure, alors maintenant qui sera extrêmement clivant, avec matinée d'antisémitisme, de choses comme ça, de choses qui pourraient être ressenties comme de l'antisémitisme ? Tout ça, évidemment, ça va compter, mais je suis persuadé qu'ils vont tout faire pour, au contraire, à mon avis, ouvrir et faire oublier certaines choses. Parce qu'ils sont madrés, c'est un candidat particulièrement madré.
– Mais là, ces dernières années, ces dernières mois, il a quand même théorisé la conflictualisation, Jean-Luc Mélenchon. – Il l'a théorisé,
mais est-ce que vous pouvez aller à une campagne électorale en la théorisant de la sorte ? Je ne sais pas, il a peut-être une autre façon de présenter les choses, il faudra voir. – Je ne suis pas sûr qu'il conflictualise, mais comme dans tout débat politique, je veux dire, dans tout contexte politique, je veux dire, tous les camps conflictualisent.
Vous écoutez Olivier Faure, il conflictualise, vous écoutez Bruno Retailleau, il conflictualise, vous écoutez Édouard Philippe, il conflictualise, tout le monde conflictualise, ils font de la politique, ils ont des adversaires politiques, et donc, ils essayent de faire que leur vision de la France, leur vision de l'avenir soit celle qui finalement l'emporte.
Donc, moi je ne vois pas trop, la question de son rejet, à mon avis, est située ailleurs, ce n'est pas sa conflictualisation de tout, c'est plutôt son attitude qui est visée, c'est ça, lorsque vous regardez les études d'opinion et vous regardez les raisons pour lesquelles les Français rejettent Jean-Luc Mélenchon, c'est souvent parce qu'il trouve qu'il gueule trop, il est trop énervé, il est trop agressif, etc. Mais ce n'est pas la question de la conflictualisation en tant que telle.
D'ailleurs, il a très bien expliqué ce que c'était sa vision de la conflictualisation hier dans son interview sur TF1, il a dit, moi je conflictualise contre le Rassemblement national mais je veux rassembler les Français.
Mais est-ce qu'il peut aujourd'hui encore incarner le Rassemblement et particulièrement le Rassemblement de la gauche ? Est-ce qu'aujourd'hui un électeur PS peut se dire au premier tour je vais voter Jean-Luc Mélenchon ?
Quand vous regardez les études d'opinion il y en a de moins en moins. Mais il y en a toujours une partie et vous savez ce qui se passe une semaine avant le vote ou même le jour du vote pour un électeur de gauche qui veut voir arriver au second tour un candidat de gauche ça peut changer beaucoup de choses. C'est exactement ce qui s'est passé en 2017 ce qui s'est passé en 2022. Vous avez des gens qui ont fait des campagnes et à la fin le type de gauche il se présente à l'isoloir et il met dans l'isoloir le bulletin qui fait qu'au second tour il espère qu'il y aura un candidat de gauche peu importe qu'il s'appelle Pierre-Jacques ou Paul.
Et même si à l'heure actuelle ce candidat de gauche n'est pas en capacité de battre l'isoloir
ça ne sera pas une réception du premier tour ? Ça c'est une autre question parce que je pense qu'effectivement ce sera un déterminant dans le vote de 2027 et d'ailleurs ça sera plus large que la gauche c'est-à-dire que les gens ils seront dans l'isoloir et là ils iront mettre un bulletin de vote pour la personne qui pourra battre Jordan Bardella au second tour et si cette personne s'appelle Jean-Luc Mélenchon Olivier Faure ou Édouard Philippe ou Dominique de Villepin je ne sais pas je dis n'importe quoi et bien ce sera ça qu'ils mettront dans l'urne mais ça c'est mon pari à un an de sélection.
Et plus que dans les campagnes précédentes parce que dans les campagnes précédentes cette question elle se posait au second tour là elle va se poser dès le premier tour ?
Elle va se poser dès le premier tour puisqu'on nous explique que la plupart des candidats perdent contre Jordan Bardella ou Marine Le Pen donc évidemment pour quelqu'un qui est profondément antifasciste qui a encore ce réflexe-là et je pense que c'est encore une majorité de français enfin je l'espère et je le souhaite et bien cette question va se poser à mon avis dès le premier tour.
Ça va être une nouvelle donne de cette campagne de 2020 ?
François Hollande théorise la chose suivante d'habitude on élimine au premier tour et on choisit au deuxième tour ce qui est de moins en moins vrai d'ailleurs et il dit que là et c'est pour ça qu'il croit en son étoile c'est qu'on va choisir au premier tour celui qui peut battre le Rassemblement National au deuxième tour c'est toute sa théorie sauf qu'il oublie une chose c'est justement la porosité de l'électorat de droite et d'extrême droite à partir du moment où cette porosité est grande cette théorie-là ne tient plus d'après moi.
Donc on va voir ce qui est sûr si vous voulez c'est qu'il y a une chose qui va être très importante dans le vote de Mélenchon cette année à la mesure où de plus en plus il théorise et il creuse son sillon c'est le vote protestataire des abstentionnistes enfin est-ce qu'il va réussir à capter ce vote des deuxième et troisième générations d'immigration aussi qui n'allaient pas voter parce qu'ils considéraient que c'était pas trop leur affaire et ça c'est une donne qui peut pas mal changer les choses.
Un mot sur l'impact que va avoir cette déclaration de candidature sur le reste de la gauche Jean-Luc Mélenchon qui a un peu fustigé ses camarades de gauche les autres partis hier soir sur TF1.
Nous sommes à moins d'un an du deuxième tour de l'élection présidentielle et quoi ? Les divisions internes dans les partis font qu'il y a une multitude de candidatures et c'est la confusion c'est irresponsable nous c'est carré il y a une équipe un programme un seul candidat et on se met au travail.
Qu'est-ce qu'il voulait faire ? Il voulait prendre de vitesse le reste de la gauche et dire voilà nous on est prêt un deuxième candidat qui se déclare ce sera un diviseur ?
Bah oui je pense que c'est exactement ce qu'il veut faire d'ailleurs il va commencer ses meetings là dès le mois de juin il rentre il rentre en campagne active et à la question de parce que vous savez encore il y a il y a quelques semaines il y avait des gens qui disaient oui mais vous allez voir peut-être que ça va être bon part peut-être que ça va être machin etc et ce doute là bon bah voilà depuis hier ils y ont mis fin et là ils sont partis ils sont tous lancés sur 2027 vous allez sur les réseaux sociaux hier c'était de la folie vous aviez tous les députés tous les cadres de la France Insoumise qui tweetaient la même chose aller voir et qui mettaient sur tous leurs réseaux sociaux aller mettre de Mélenchon 2027.fr aller mettre votre parrainage etc et ça on va y avoir droit pendant un an et donc c'est ça là ils veulent dire aux autres maintenant genre vous vous rangez derrière nous parce que nous on a de l'avance on a de l'avance effectivement en fait on a de l'avance parce que de fait Jean-Luc Mélenchon dans le sondage que vous citiez il est le premier à gauche donc il dit vous vous mettez derrière moi ils ont ceux qui ont le programme le plus abouti le plus fourni et d'ailleurs un programme qui avait déjà été avalisé par le reste de la gauche dans le cadre du nouveau front populaire ils ont une équipe donc il leur dit maintenant taisez-vous
mais vous parlez de la question des parrainages il y a les parrainages populaires ça on doute pas qu'ils vont réussir il y a les parrainages d'élus aussi les fameux 500 maires est-ce que ça ils seront en capacité de les avoir sans l'appui du reste de la gauche
oui alors déjà ils ont quelques mairies maintenant contrairement à la dernière fois ils n'en ont pas 500 tout à fait après franchement si Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise n'ont pas 500 parrainages on est encore
le RN a vu du mal à les avoir il y a 5 ans
ça pose des problèmes démocratiques de base et il y a souvent des maires et 500 maires ça se trouve qui disent bon ben en fait on a besoin dans la course présidentielle d'avoir le RN ou d'avoir la France Insoumise ou d'avoir quelques autres partis qu'on décide que voilà c'est important qu'ils y soient parce que ça reste quand même des forces très importantes dans notre pays
ça va pas être un sujet c'est pas une arme ça du PS contre la France Insoumise
non non non je pense pas je pense que ça même pour le RN ça ne compte plus alors en plus vous avez l'UDR maintenant c'est-à-dire le parti d'Éric Ciotti donc ça non non c'est à mon avis une formalité maintenant les 500 signatures pour les uns et les autres
Quel peut être le thème de campagne de Jean-Luc Mélenchon Pablo ?
Il l'a dit il y a cette problématique de la nouvelle France c'est-à-dire de parler de la France actuelle c'est ça la nouvelle France et il dit les autres là ils me parlent d'une France des années 60 des années 40 des années je sais pas quoi moi je vais vous parler de la France d'aujourd'hui et la France d'aujourd'hui elle est féminine elle est elle est diverse elle est tout ce que vous voulez c'est de ça dont il va parler prioritairement après il a aussi les autres questions qui sont liées à l'économie à la vieille ancienne socialiste qui est la répartition des richesses il va vous parler de super profit de taxes etc et c'est normal c'est son rôle de socialiste enfin je veux dire il faut pas oublier que c'est un socialiste il va pas vous parler de récupération d'outils de production il est pas communiste mais c'est un socialiste
et justement le thème principal pour les français et c'est encore ce que dit ce sondage ARTL Harris Interactive ce matin c'est le pouvoir d'achat thème de préoccupation principal et face à la flambée des prix du carburant aux bénéfices de Total le débat sur la taxation des super profits est relancé on va écouter ce qu'on disait hier le RN Jean-Philippe Tanguy et le Modem Marc Fénauf il y a une inaction il n'y a pas d'action volontariste à savoir baisser les taxes baisser la TVA baisser la TICPE pour atteindre comme le propose le Rassemblement National une baisse de 40 centimes minimum par litre c'est l'efficacité et dans un deuxième temps pour financer cette mesure on peut évidemment récupérer une partie de ses sur profits c'est Marine Le Pen qui en 2021 à la présidentielle compte tenu de l'hyperinflation et déjà d'un certain nombre d'abus enfin pas d'abus c'est des phénomènes de marché qui font qu'à la fin Total s'enrichit mécaniquement on puisse récupérer une partie de ses sur profits
Quand vous faites une loi le temps de voter une loi vous savez le temps moyen d'une loi même en procédure accélérée c'est entre 6 et 12 mois bon c'est très sympathique d'aller dire aux Français attendez si ça c'est très déclaratif tout ça c'est très totémique on fait semblant de si tant est que la loi soit votée donc je trouve que c'est pas opérant par rapport à la réalité de nos concitoyens je préfère avoir le dispositif qui a été disposé sur la table par le Premier ministre qui lui est opérant plutôt qu'une loi sur des profits qu'on ne saura pas qualifiés et qu'on ne saura pas qualifiés et distingués entre les profits nationaux et les profits internationaux
C'est vrai qu'il faut-il taxer les super profits ?
Oui c'est une question qui n'est pas mauvaise enfin qui nécessairement va être posée et qui est posée par tous les opposants au gouvernement je ne pense pas que ça soit la meilleure des solutions parce que d'abord Total fait la plupart de ses profits non pas en France comme vous le savez mais à l'étranger deuxième chose deuxièmement Total est une société une compagnie pétrolière qui est dans le marché d'une concurrence effrénée entre une centaine de compagnies pétrolières il faut le savoir qui font exactement les mêmes opérations que Total et que Total évidemment doit aussi verser des dividendes à ses actionnaires d'une part et deuxièmement faire des investissements alors est-ce que le réflexe immédiat dans ce pays c'est toujours d'aller et bien c'est tout juste s'il ne faut pas nationaliser Total c'est exactement ça en fait c'est un peu ça le sujet c'est-à-dire que c'est une société privée mais on va piocher dedans quand ça non c'est pas comme ça que ça doit se passer c'est-à-dire que il faut parce que je vais vous dire Total ce qu'elle peut faire ça se fait en deux secondes ça si on ennuie trop Total et ses actionnaires il suffit qu'ils déménagent ils s'installent à New York et c'est terminé on n'en parle plus donc il faut savoir ce qu'on veut moi je crois sincèrement qu'il faut revoir l'échelle des taxes qui appartiennent à l'État pour le coup enfin qui vont dans les caisses de l'État pour ce qui est des super profits c'est là qu'il faut sans doute travailler et puis il faut travailler à la conversion et à la transition énergétique c'est évident on peut pas dire on peut pas dire les gens aujourd'hui qui demandent à taxer Total ce sont les mêmes qui vous disent qu'il faut faire des progrès sur le front écologique Pablo pas une bonne idée
de s'attaquer à Total ce que demande une partie de la gauche
c'est-à-dire que je souscris à ce qu'a dit Marc Fénaud et à ce qu'a dit Yves Tréhard en très grande partie c'est-à-dire que Total est une entreprise privée qui fait ce qu'elle veut avec son fric ce qu'elle veut avec ses investissements si elle a envie de tout reverser à ses actionnaires elle reverse tout à ses actionnaires et elle a bien raison de le faire puisqu'elle peut le faire c'est comme ça que pense une société du type Total je suis aussi d'accord qu'il est très compliqué de savoir qu'est-ce qui est fait en France qu'est-ce qui est fait à l'international sur les bénéfices de Total enfin je suis aussi d'accord avec le fait que Total si demain ils ont envie de se barrer à l'étranger ils peuvent le faire
donc c'est quoi c'est la démagogie de la part de la gauche qui ne demande pas
non j'arrive à ma conclusion donc la question c'est nous sommes dans une démocratie nous avons besoin en fait d'un outil qui nous permette d'agir sur le secteur énergétique et en particulier sur le secteur des hydrocarbures et je rappelle il y a de ça encore un peu moins de 40 ans Total était une entreprise publique c'était et à ce moment-là ça a été libéralisé dans les années 80 et dans les années 90 mais moi je pense que la question de la nationalisation se pose mais pas forcément on n'est pas obligé de dire c'est à l'état on peut trouver des manières en fait pour dire que ça soit un outil démocratique on ne peut pas on est en une démocratie on est 70 millions en France on a la possibilité on avait un outil en fait qui nous permettait d'agir sur le pétrole le machin la production la distribution de pétrole aujourd'hui on ne peut pas se permettre comme l'a très bien expliqué Yves Tréhard qu'ils fassent ce qu'ils veulent avec à la fois les prix à la fois le siège social et à la fois les bénéfices
donc nationalisation
bien sûr nationalisation
Yves nationalisation ?
Non moi je suis tout à fait hostile à ce genre de trucs parce que l'état est un très mauvais actionnaire et l'état est un très mauvais chef d'entreprise mais c'est vrai que de deux choses d'une soit c'est une société privée et puis elle fait ce qu'elle veut avec quand même une direction qui est consciente de ses actions et de ses choix et de ses options soit c'est une société publique et à ce moment-là on connaît le sort de toutes les sociétés publiques en France ça se termine toujours en catastrophe non c'est pas vrai si toutes les nationalisations ont toujours mené à la catastrophe non c'est pas vrai il s'agit de aussi bien dans l'automobile que justement l'industrie pétrolière et la gauche est bien placée pour le savoir franchement parce que c'était pas Total qui était public c'était Elf Elf Akiten on sait ce que c'est devenu comme machine à sous de l'État le prix qu'on l'a vendu c'est parce que précisément ça marchait très bien Total Fina Elf enfin Elf pardon et qu'à ce moment-là c'était rentable c'était tout à fait efficace il y a eu quelques abus effectivement mais franchement on a des sociétés notamment dans le secteur de l'énergie qui sont tout à fait intéressantes enfin je veux dire EDF ça reste une très belle société qui marche très bien et que beaucoup de nos partenaires à travers le monde nous envient et grâce aussi à genre parce qu'on a des bons polytechniciens on a des bons normaliens on a des bons écoles des ponts écoles des mines etc qui fournissent les cadres de ces entreprises et ça marche très bien sauf quand on décide de fermer des réacteurs nucléaires oui mais ça c'est des choix politiques qui sont faits
et c'est un autre débat merci beaucoup Pablo Piovivien et merci Yves Tréard d'avoir été avec nous pour ce débat merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage ST' 501