La France ne peut plus être le guichet social de la terre entière ! - Laurent Jacobelli (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 63 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous faites partie des 66% ?
- 1:32OuverteRéponse directe
Vous faites partie des 66% ou des 33% ?
- 2:36OuverteRéponse partielle
Comment réduire les flux migratoires du Maghreb ?
- 3:18OuverteRéponse directe
Vous êtes favorable à stopper l'immigration algérienne ?
- 3:49RelanceRéponse directe
Les Marocains sont-ils de meilleurs élèves que les Algériens sur les OQTF ?
- 4:30RelanceRéponse partielle
Vous dites vouloir stopper l'immigration algérienne, mais que fait Macron depuis 7 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:03Invité politiqueFait
« Je fais partie des 66%, je fais partie d'ailleurs des deux tiers de Français qui veulent qu'on stoppe l'immigration. »
- 0:25Invité politiqueChiffre
« On donne de manière pratiquement systématique 200 000 visas à l'Algérie chaque année. »
- 0:39Invité politiqueChiffre
« Le taux d'OQTF accompli vers l'Algérie est un des plus faibles, autour de 3-4%. »
- 0:44Invité politiqueChiffre
« Un tiers de la population des centres de rétention administrative sont occupés par des Algériens. »
- 6:03Invité politiqueFait
« Les records d'immigration légale en France, avec un demi-million de migrants supplémentaires, c'est Emmanuel Macron. »
- 6:24Invité politiqueFait
« La chute de la réalisation des OQTF, c'est Emmanuel Macron. »
- 10:37Invité politiqueFait
« La loi immigration que vous vantiez tout à l'heure, la loi de Darmanin, dans le fond, c'était en cours qui l'expliquait très bien : l'ancien ambassadeur en Algérie. »
- 11:00Invité politiqueChiffre
« La première population en place de prison, un taux d'incarcération 7 fois supérieur à celui des Français, eux, on ne fait pas de loi sur eux. »
- 13:50Invité politiqueFait
« Contre l'amende de 20 000 euros par an et par migrant, les Français ne verseront plus. »
- 17:45Invité politiqueFait
« Il a fallu la mort de Jean-Marie Le Pen pour que la France insoumise fasse croire qu'elle se soucie de la communauté juive en France. »
- 18:32Invité politiqueFait
« À la manifestation contre le pogrom du 7 octobre qui a eu lieu à Paris, LFI n'était pas présente. »
- 28:40Invité politiqueFait
« J'ai l'impression que cette femme en question n'a rien à respecter de toute sa vie. »
- 28:56Invité politiqueFait
« On manifeste contre quelqu'un qui a torturé mes ancêtres. »
- 29:10Invité politiqueFait
« Sur la place de la République, je n'ai vu que de la violence et de la haine hier. »
- 30:25Invité politiqueFait
« Tu ne penses pas comme moi, donc tu es un facho, tu es un facho, donc ta mort est possible et elle est même souhaitable. »
- 30:43Invité politiqueFait
« Imaginez-la demain gérer les médias avec la pluralité, le pluralisme. »
- 31:50Invité politiqueFait
« Dans ce processus de nazification de Jean-Marie Le Pen, de Marine Le Pen et de toute la famille Le Pen, les médias ont aussi une immense responsabilité. »
- 36:04Invité politiqueFait
« Les chambres à gaz sont un détail de l'histoire, c'est Jean-Marie Le Pen. »
- 36:11Invité politiqueFait
« Jean-Marie Le Pen, c'est le fondateur de la partie du Rassemblement National. »
- 37:11Invité politiqueFait
« Ce que propose le Rassemblement National et ce que propose Marine Le Pen, c'est du bon sens quand on parle d'immigration. »
- 37:40Invité politiqueFait
« Vous avez dit qu'il y a un danger qui est l'extrême droite, un danger virtuel parce qu'on n'est pas d'extrême droite, il n'y a pas de menace fasciste dans ce pays aujourd'hui. »
- 52:50Invité politiqueFait
« Je ne connais pas l'affaire, je ne peux pas prononcer de jugement là-dessus. »
- 54:01Invité politiqueFait
« On a eu Macron, c'est le maréchal Pétain. »
- 54:01Invité politiqueFait
« Olivier Dussopt, ministre à l'époque, c'est un assassin. »
- 54:02Invité politiqueFait
« Le Hamas, c'est un mouvement de résistance et non pas un mouvement terroriste. »
- 54:05Invité politiqueFait
« L'antisémitisme est résiduel en France. »
- 56:23Invité politiqueFait
« Lui prétend des phrases homophobes, des phrases racistes, qu'un tel ou un tel fait fuiter dans la presse sous couvert de règlements de comptes. »
- 56:47Invité politiqueFait
« Au Monde, il y a un mur à Gaza avec des propos absolument ignobles. »
- 57:19Invité politiqueFait
« Les phrases qui étaient prêtées à Brigitte Macron ne l'étaient pas. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli84 %
- Présentateur5 %
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Est-ce que vous faites partie, Laurent Jacobelli, des 66% ? Je fais partie des 66%, je fais partie d'ailleurs des deux tiers de Français qui veulent qu'on stoppe l'immigration. Tout simplement qu'elle vienne d'Algérie ou d'ailleurs, parce qu'aujourd'hui on ne peut plus. On ne peut plus accepter d'accueillir toute la misère du monde, on ne peut plus accepter d'être le guichet social de la terre entière. Pourquoi est-ce que l'Algérie est évoquée ? C'est vrai qu'on a un accord spécial, l'accord de 62 avec l'Algérie, qui est un accord sur lequel il faut revenir d'urgence, puisqu'on donne de manière pratiquement systématique 200 000 visas à l'Algérie chaque année. En 68. Pardon ?
En 68, j'ai dit ? En 62. En 68. Il est quasiment impossible de renvoyer les Algériens chez eux. Le taux d'OQTF accompli vers l'Algérie est un des plus faibles, autour de 3-4%. Un tiers de la population des centres de rétention administrative sont occupés par des Algériens. Donc oui, on a un véritable problème en particulier avec ce pays, parce que la France ne sait pas faire le bras de fer diplomatique avec l'Algérie. La France est engluée dans la repentance. On se souvient de M. Darmanin mettant un genou à terre devant un monument à la gloire des terroristes du FLN en Algérie. Bref, la France n'a pas su régler ce problème.
Il faut maintenant jouer de la fermeté, jouer de tous les moyens qui sont en notre pouvoir, qu'ils soient financiers, diplomatiques, de développement économique face à l'Algérie, pour faire en sorte qu'elle reprenne ses ressortissants délinquants ou criminels et qu'on arrête les accords de 68 pour traiter de manière normale en matière migratoire l'Algérie. Charles Rodoel, vous faites partie des 66% ou des 33% ? Je vais rebondir dessus.
Je fais partie des 66%, mais je m'interroge sur votre réponse, Laurent Jacobili, parce qu'il y a quelques semaines, vous avez, en vous alliant avec la France insoumise, censuré le gouvernement qui portait la politique migratoire la plus à droite de la Vème République. Mais quand on entendit M. Barnier et son gouvernement poser la question, mettre sur la table, avec beaucoup de courage, je pense, et de lucidité la question des accords franco-algériens, et de prendre des mesures migratoires qui, à mon avis, sont importantes pour notre pays, vous avez choisi de censurer ce gouvernement en vous alliant avec la France insoumise. Donc je crois qu'il y a une différence majeure.
Là, vous êtes dans la petite politique. Non, non, pas du tout. C'est vous qui avez été dans la petite politique, qui ferait s'ouvrir sur ce gouvernement. En tout cas, je serais très heureux que vous nous expliquiez. Je vais vous expliquer quelque chose. C'est important d'avoir un débat. Est-ce que je peux juste finir sur ma réponse ? Oui, je répondirai alors. Et après, je comprends que cette réponse vous incommode, mais je vais juste... Non, elle me fait rire. Moi, je ne trouve pas ça marrant du tout comme débat. Je trouve que le débat est essentiel. Une fois qu'on établit ce constat, comment est-ce qu'on répond à la question ?
Comment est-ce qu'on réduit les flux migratoires, notamment de ceux qui viennent du Maghreb, à la fois une immigration de transit par le Maghreb et une immigration qui vient originellement du Maghreb ? Il y a des réponses différentes qu'on peut apporter. Et je pense que l'une de nos différences fondamentales, et je respecte votre avis, c'est que nous, nous considérons que le débat, c'est à la fois un débat français et un débat européen. C'est la raison pour laquelle j'étais très heureux de voter la loi immigration proposée l'année dernière. Et je soutiens les positions que Gérald Darmanin et Bruno Rétayot prennent en la matière pour le droit français.
Et je considère qu'il est essentiel aussi, pour réduire ces flux migratoires, d'y apporter une réponse européenne, notamment à travers la transposition du pacte à l'immigration. Je vous donne la parole, je vous jure tout de suite, Laurent Jacobini, mais Charles Roy, il y a une question que je me posais pendant votre développement. Vous dites que vous êtes favorable à stopper l'immigration algérienne, mais ce n'est pas du tout ce que fait Emmanuel Macron depuis 7 ans. Il a baissé de moitié les visas quelques mois, il a cédé au bout de 6 mois face à l'Algérie. Les OQTF ne sont pas exécutés dans ce pays, notamment pour l'Algérie.
On vient de voir deux personnes sous OQTF arrêtées cette semaine, des influenceurs. On prend un exemple très concret, les accords qui ont été trouvés par exemple entre la France et le Maroc. Je reviendrai sur la question algérienne dans un instant. Si on constate depuis maintenant... Les Marocains, vous savez, en matière d'OQTF et de l'Ésébastien Consulaire, sont des moins bons élèves que les Algériens. Non, mais justement, pardonnez-moi de vous contredire sur ce point, cher Gauthier Lebrette. Chiffre de Bruno Rotaillot.
Depuis cette année, et notamment depuis les accords que nous avons trouvés avec le Maroc, les accords notamment négociés par le Président de la République, eh bien aujourd'hui, le Maroc reprend beaucoup plus d'OQTF depuis cette année, notamment depuis le dernier semestre, ce qui fait qu'aujourd'hui, les reprises d'OQTF sont en augmentation de 30%. Il faut qu'on fasse beaucoup mieux, évidemment. Mais les accords qui ont été signés, notamment en la matière, par exemple avec un pays comme le Maroc, permettent de faciliter la Suisse. On est très loin des 100% promis par Emmanuel Macron.
La deuxième des choses, c'est que depuis 7 ans, nous avons voté différentes lois, notamment la loi immigration. Le troisième point, c'est que oui, mais nous ne sommes pas assez loin. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous avons perdu les élections législatives. Vous dites que vous êtes à l'orat pour stopper l'immigration algérienne. Je suis sûr que je vais dans votre groupe Ensemble pour la République, je t'en ai un micro, on ne me répond pas à ça du tout. Et vous savez pourquoi ? Parce que je pense que le débat mérite vraiment un débat de fond, et je suis sûr que vous le ferez ici. Suspendre les accords franco-algériens, ça a des conséquences.
Et je vous le dis de manière d'autant plus tranquillement que moi, j'y suis plutôt favorable, en tout cas, je suis favorable qu'on mette le sujet sur la table. Pourquoi ? Je vous prends un exemple parmi tant d'autres, qui a été étudié par certains d'entre vous, la coopération sur le contre-terrorisme. Si on acte aujourd'hui la fin des accords franco-algériens, nous aurons une rupture totale, elle est déjà partielle aujourd'hui, nous aurons une rupture totale entre nos deux pays sur la coopération en matière de lutte contre l'antiterrorisme, le lutte contre le terrorisme en débat.
Donc, suspendre ces accords, moi, je trouve que l'idée, en tout cas, il faut poser le sujet, mais ça aura des conséquences. Et j'espère que vous soyez favorable ou défavorable à leur suspension, qu'on évoquera l'ensemble des sujets et l'ensemble de l'implication si on bouge sur ces accords. Juste quand même, pour remettre un petit peu les choses dans l'ordre, ça fait 7 ans que votre famille politique est au pouvoir, ça fait 7 ans qu'elle ne l'a pas fait. Je crois que quand il a été proposé, c'était encore le gouvernement Attal, effectivement, de mettre fin à ces accords, votre majorité a voté contre.
Quand le Rassemblement National a fait une proposition de loi, et c'était sous le gouvernement Barnier, pour que les étrangers ayant commis des crimes et des délits soient renvoyés dans leur pays d'origine, le ministre, M. Daragon, a appelé à voter contre. Donc, il y a quand même un double discours. C'est-à-dire que vous avez un discours qui est parfois dur sur l'immigration, mais vous agissez de manière très molle, voire de manière très complice. les records d'immigration légale en France, avec un demi-million de migrants supplémentaires, c'est Emmanuel Macron. La chute de la réalisation des OQTF, c'est Emmanuel Macron.
Vous avez un bilan catastrophique qui fait qu'aujourd'hui, les Français vous demandent d'arrêter cette politique migratoire désastreuse, et que vous en êtes tout à fait incapables. On parle de ces trois apprentis terroristes, puisqu'ils appellent au meurtre, sur TikTok, d'origine algérienne. Les trois étaient sous le coup d'OQTF. Le troisième va se retrouver avec une OQTF livrée. Et donc, ils étaient toujours en France. Donc, c'est votre incapacité, c'est votre stérilisation du débat public sur la question migratoire. Sur la question de la censure. Parce que ce n'est pas la question, mon pauvre ami. Ce n'est pas la question. Et je vais vous dire... La question est importante.
Et je vais vous dire... Vous avez eu un choix, il y a eu un arbitrage. On parle du front républicain, on parle des alliances. Mais bien sûr... Je vous en parle de temps plus tranquillement. Je n'ai pas de temps plus tranquillement. Je n'ai pas de temps plus tranquillement. Je ne vous en parle de temps plus tranquillement. Même pour les téléspectateurs, s'il vous plaît, on ne va pas faire un débat sur la censure. C'est passé. Il y a eu un arbitrage. Là, le débat, c'est sur l'immigration algérienne et les mesures de rétorsion qu'il faut prendre ou pas avec l'Algérie suite à ses influenceurs et à l'arrestation de Wollem-Santan. Je pense que le sujet est factuel. Et après, je m'arrête.
Nous avions un gouvernement depuis septembre... Non, non, vraiment. Je ne veux pas faire ça. Je ne veux pas aller sur le débat de la censure. Parce que vous l'avez déjà exposé longuement avant à Laurent Jacopéi. Je comprends votre avis. Je pense que l'argument est important. Mais très bien. Mais vous l'avez exprimé. Donc maintenant, il faut avancer et aller sur le sujet de l'Algérie. Je voulais vous dire deux choses. La première, c'est que si on est dans cette situation aussi catastrophique au Maghreb, c'est parce que la diplomatie d'Emmanuel Macron pendant plusieurs années a abouti à un fiasco qu'on n'avait jamais vu.
C'est-à-dire être fâché à un moment donné avec l'Algérie, la Tunisie et le Maroc. Ça va mieux avec le Maroc. Et je vais faire un petit jeu de mots journalistique. Mais on a l'impression qu'en matière diplomatique, le président de la République, quand il commet une boulette pour la réparer, il commet une autre boulette. Parce que la façon dont il a reconnu presque sur un coin de table, même si c'était le Sahara occidental, à mon avis, ça n'a pas... Attendez, je termine. Ça n'a pas à rien de les relations avec l'Algérie. Vous êtes contre le fait qu'on reconnaisse la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental ? C'était sans doute pas le bon timing. C'était sans doute pas le bon timing.
Pas quand vous n'êtes pas géré. Mais il était temps de trancher entre l'Algérie et le Maroc. Oui, mais je vais même aller... Je vais me mêler un tout petit peu... Je termine juste. Mais ce qui m'inquiète un peu, c'est que vous n'avez peut-être pas entendu des déclarations de notre ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, qui a dit à propos... Alors, il ne parlait pas de l'accord de 68, il parlait de l'accord cadre entre l'Algérie et la France des années 2020-2019. Oui, qui sont des accords différents. Et il a dit... Il a eu cet euphémisme diplomatique qui est fantastique, mais qui veut bien dire qu'on est au bout du rouleau, qui a dit...
Mais j'ai quand même un doute sur la façon dont les Algériens appliquent cet accord. Il nous lie. Non, mais pourquoi je dis ça ? Je vais rebondir sur ce point parce qu'il est important. Mais oui, pardonner. Je ne veux pas que ce soit trop technique. Et Jean-Noël Barraud, la parole circule. Si, si, c'est technique. Si, si, c'est technique. Pardonnez-moi. Je vous parle de boulet. Éric Revelle dénonce deux choses, si j'ai bien compris. Je dénonce pas. La non-application d'une part suffisamment d'OQTF. Voilà. Et deuxièmement, le fait que le président de la République se soit, je reprends vos termes, fâché avec la plupart des pays du Maghreb.
Est-ce qu'on peut juste rappeler pourquoi et de quand date la plus grande fâcherie, entre guillemets, de notre pays avec l'ensemble des pays du Maghreb, c'est lorsque nous avons réprimé les visas. Est-ce que je peux juste finir ce point-là ? Pour envoyer les gens chez eux ? Est-ce que je peux juste finir ce point-là ? Avec les autorités de ces pays. Je comprends que ça vous gêne. Mais ce que je veux dire, c'est que nous avons une tension diplomatique très forte avec les trois pays que vous avez cités, notamment parce que nous avons réduit les visas d'entrée sur le territoire français. Donc vous ne pouvez pas à la fois reprocher 6 mois, 6 mois, on a essayé de tout de suite.
Non mais, vous ne pouvez pas à la fois reprocher au président de la République de ne pas aller aussi loin Je pense qu'il est important par contre de replacer le débat. Fâchons-nous avec les Algériens. Coupons les transferts de fonds, les visas, empêchons l'élite de ces pays de venir se faire soigner en France. Arrêtons avec l'aide au développement. Fâchons-nous pour de bon et voyons qui cède en premier. Sur ce rebondir, pardon, je sais que la parole est à ton. Éric Tecner. Moi j'ai une question. Quand on parle d'immigration en France, souvent, les gens ne se disent pas que ce qui va poser problème, ça va être l'immigration ukrainienne, l'immigration des pays en provenance du Nord.
En règle générale, ils se disent qu'il y a un problème quand même avec l'Algérie. Sauf que la loi immigration que vous vantiez tout à l'heure, la loi de Darmanin, dans le fond, c'était en cours qui l'expliquait très bien. L'ancien ambassadeur en Algérie. Exactement. Raison de cet accord, étant donné que les traités sont supérieurs aux lois, ont commencé par la loi immigration en disant ceci ne concerne pas les Algériens. C'est servi à quoi dans ce cas-là ?
On se retrouve à faire des lois immigration où on dit que la seule population avec laquelle on a un problème, qui est la première population en place de prison, un taux d'incarcération 7 fois supérieur à celui des Français, eux, on ne fait pas de loi sur eux. Laurent Jacobini. Avec une Algérie qui a fait de, j'allais dire la haine en tout cas, le fait que la France soit son ennemi, un ciment pour la société algérienne. C'est-à-dire un pays qui nous attaque en permanence, qui aujourd'hui est en train d'inciter ceux qui sont d'origine algérienne à se révolter contre le pays qui les accueille, qui est la France.
Quand on est dans une telle situation, quand on a un pays qui nous veut du mal, clairement, et qui continue chaque année à nous amener une population supplémentaire, on doit se protéger. Attention, il y a des Algériens qui vivent en France selon, qui respectent toutes les règles, toutes les lois et qui souffrent aussi de cette situation. Je ne le mélange pas, évidemment. Mais il y a aussi une volonté du pouvoir algérien de pourrir la situation en France à travers sa diaspora. Et vous ne pouvez pas fermer les yeux là-dessus.
Or, en n'exécutant pas les OQTF, en ne voulant pas renégocier les accords, en ne voulant pas prendre des mesures de rétorsion, non seulement vous n'aidez pas à la diplomatie française, mais en plus, vous mettez les Français en danger. Raphaël, vous n'avez toujours pas entendu une proposition concrète. Moi, je veux vous dire, je vous rappelle juste sur la position, très rapidement. Une fois qu'on a posé ce problème, il y a d'une part la question, et vous avez raison de le souligner, que l'accord franco-algérien retire donc une partie de l'immigration qui vient d'Algérie des lois que nous votons par ailleurs. Donc, il y a la première question qui est la question nationale.
Et pardon de nous poser, c'est un désaccord, je respecte votre point de vue là-dessus, mais je pense qu'on ne peut pas se sortir de cette situation si nous ne prenons pas des mesures conjointes à l'échelle européenne. Parce que tous les pays européens sont confrontés à la même problématique de la France. Mais ne sont pas liés par des traités avec l'Algérie qui les condamnent à la France. Je ne suis pas en train de dire que c'est l'un ou l'autre, je suis en train de dire que ma position, c'est l'un et l'autre.
Parce qu'une fois que vous suspendez ces accords, mettons que nous le fassions demain matin, vous aurez quand même des flux migratoires, illégaux, irréguliers, qui viendront sur le territoire français, soit directement, soit à travers des pays qui sont à nos proximités. C'est la raison pour laquelle, de manière très pragmatique, je soutiens le pacte Asile-Immigration. Pourquoi ? Je vous prends une mesure parmi d'autres. Pardonnez-moi de la technicité, mais c'est important. Ah non. Si vous avez... Moi je pense aux téléspectateurs, donc je ne veux pas que ce soit trop technique. Très bien, dans ce cas-là, vous ne me réinviterez plus. Mais c'est pas ça. Non mais c'est pas boudé.
Oh là là, mais non. Il va boudé. Pas du tout boudé. Je vous le connaisse. Un exemple. Un clandestin qui vient sur le territoire européen depuis le pacte Asile-Immigration sera considéré non plus sur le territoire européen, mais sur le territoire international. Pourquoi c'est important ? Parce qu'on suit derrière toutes les lois qu'on peut dérouler, elles facilitent son expulsion. Oui. Voilà très concrètement pourquoi je soutiens ce pacte et contre lequel vous avez voté. Et c'est votre droit. Et nous continuerons à le faire parce que ce pacte prévoit qu'un migrant peut être délocalisé dans n'importe quel pays et doit forcer la France à en accueillir. C'est une exacte.
Contre l'amende de 20 000 euros par an et par migrant, les Français ne verseront plus. Pas que les amendes, c'est inexact. C'est le texte. Ne mentez pas. Dites la vérité. Victor Orban, justement... Le mot mensonge a été prononcé dans le débat. Je pense qu'on l'a dit. Dites-le. C'est un mensonge. Si vous prévoient le texte, pardonnez-moi, et je tiens à le préciser aussi, je pense que certains reportages qui ont été faits le montreront, c'est que cette répartition dont vous parlez bénéficiera aussi à la France sur certains des flux migratoires qui pourraient rentrer. En quoi l'immigration bénéficierait ? Victor Orban, qui refuse d'accueillir les migrants, il va subir une amende.
La Hongrie va devoir sortir le portefeuille. Non, aujourd'hui, le texte n'a pas encore été transposé. Moi, j'espère qu'il sera transposé dans la loi française. L'amende est prévue par le texte. La deuxième chose. L'amende est prévue par le texte. Mais encore une fois, l'amende est prévue par le texte. Je ne vois pas le point précis que vous soulignez. Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui... Si un pays refuse d'accueillir des migrants, il prend une amende de 20 000 euros par migrant qu'il refuse d'accueillir. Et encore, je vous réponds, le texte prévoit deux choses. Premier texte, premier élément, le contrôle de l'eau frontière avec la mesure que j'ai parlé.
Deuxièmement, ça me semble assez logique, répartir les flux migratoires sur une partie du territoire européen, notamment au bénéfice de la France. Donc dans les villages de ceux qui nous écoutent. Absolument pas. Non, mais ce sera au détriment de la France. Excusez-moi de vous reprendre, mais au détriment, pas au bénéfice. La répartition des migrants était faite depuis une circulaire de 2020. C'est sur l'ensemble du territoire. Les Français qui nous écoutent aujourd'hui savent que c'est une réalité. C'était même dans un discours d'Emmanuel Macron au préfet. Il faut que, je me souviens, la France se répartisse les difficultés, avait dit sobrement le chef de l'État.
Mais je veux qu'on avance et rachat, je m'excuse, je vous promets, je vous donne la parole en première sur ce qu'on va écouter maintenant. On va ouvrir une page sur la France insoumise avec différentes actualités. Mathilde Panot qui dit que la France insoumise n'est pas un parti antisémite, qu'ils ne sont pas antisémites. Ah ben non. Un sujet sur Sébastien Delogu qui a été jugé hier. Et enfin, la campagne qui bat son plein avec Éric Tegner de Louis Boyard parce que Louis Boyard, Éric, veut devenir maire. Et vous allez nous parler de sa liste pour les municipales. On commence donc avec Marine Le Pen, avec Mathilde Panot, pardon pour ce l'absurde.
Mathilde Panot qui dit nous ne sommes pas antisémites.
Je veux dire que maintenant, ça suffit, ces insinuations qui sont faites contre nous. Donc non, nous ne sommes pas antisémites. Et ceux qui... Vous diriez Mathilde Panot « Je suis juif » comme on dit « Je suis Charlie » aujourd'hui. Je suis juif. Je ne comprends pas votre question. En slogan revendicatif,
on dit « Je suis Charlie » on sait très bien ce que ça veut dire.
Vous savez, à chaque fois qu'il y a eu des actes antisémites, nous nous sommes tenis aux côtés de celles et ceux qui ont été pris à partie du fait de leur religion. Donc oui, à chaque fois que quelqu'un sera pris à partie pour sa religion, qu'il soit de confession juive, de confession musulmane, de confession catholique, nous serons à leur côté parce que nous ne supportons pas les discriminations. Ils sont aux côtés de la communauté juive, nous dit Mathilde Panot.
Vous savez, ça me fait penser aux journées d'été de LFI et de Europe Écologie Les Verts en août 2023 où Médine avait fait un jeu de mots sur mon patronyme, mon nom de famille, « Rescapé, rescampé » bon, en gros, c'était pour bien me mettre dans la case de petite fille de déporté. Et le journal L'Humanité avait fait la une avec Médine « Je lutte contre l'antisémitisme ». C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous sommes passés de René Descartes, ma touraine natale, René Descartes, « Je pense, donc je suis » à « Je dis, donc je suis ». Donc je peux dire tout ce que je veux et finalement, ça a valeur de faits et d'actes, etc.
La France insoumise n'a cessé, et notamment depuis le 7 octobre, de jouer à mettre des cibles dans le dos des Juifs. C'est inacceptable pour des personnes qui sont censées nous protéger en tant que citoyens.
Laurent Jacobi, il a fallu la mort de Jean-Marie Le Pen pour que la France insoumise fasse croire qu'elle se soucie de la communauté juive en France. Oui, c'est terrible et c'est terrible après toutes les semaines et les mois qu'on vient de vivre, recevoir à l'Assemblée nationale des soutiens de terroristes qui appellent à la mort de Juifs ou à la fin d'Israël, laisser des propos pour le moins ambigus de la part de Jean-Luc Mélenchon, leur grand leader, qui parle d'un antisémitisme résiduel en France au moment où les attaques contre nos compatriotes de confession juise explosent, de faire de l'antisémitisme un antisémitisme électoral.
Est-ce qu'ils le pensent vraiment ou est-ce que c'est par opportunisme ? Je n'en sais rien. Mais aviser de certaines communautés dans certaines banlieues en se servant de la crise au Moyen-Orient pour essayer d'asseoir leur électorat. Tout cela est ignoble. Je crois que nos compatriotes de confession juive ne s'y trompent pas. Je pense que à la manifestation contre le pogrom du 7 octobre qui a eu lieu à Paris, LFI n'était pas présente, le président de la République non plus d'ailleurs, et que très clairement, à travers un certain nombre de propos, ils montrent, oui, clairement, qu'ils font de l'antisémitisme le terreau de leur électorat et c'est terrible.
Sur la marche contre l'antisémitisme, vous disiez qu'il n'y avait pas le président de la République, il n'y avait pas la France insoumise et Charles Rodwell, vous disiez, il n'y avait pas qui ? Jean-Marie Le Pen. Je trouve que c'est un peu... Enfin, qui n'est ambigu de la part d'un membre du Rassemblement social, pardonnez-moi. Il n'y a rien d'ambigu de mentionner ce sujet. Non. Marine Le Pen a été très claire. Nous y sommes allés. D'ailleurs, les gens qui étaient présents nous ont applaudis.
Et vous savez, moi, je me souviens des mots de Serge et Arnaud Klarsfeld qui ont rendu hommage au fait que nous défendions aujourd'hui, que nous étions à rempart, nous ne sommes pas forcément les seuls, mais nous le sommes, pour protéger les Français de confession juive du nouvel antisémitisme. Qu'est-ce qu'ils espèrent ? Le nouvel antisémitisme, l'antisémitisme lié à l'islam radical. Sur la question de Mathilde Panot, moi, je vais juste dire simplement que sur cette question, chaque téléspectateur pourra faire son avis.
Il suffit juste qu'il regarde les propos que Mathilde Panot avait eus sur le Veldiv, les propos que Daniel Obono avait eus en expliquant que le Hamas était un mouvement de résistance et non pas un mouvement terroriste, les propos de Jean-Luc Mélenchon sur le fait que l'antisémitisme était résistible dans ce pays. Et je pense que chacun pourra se faire une idée assez précise sur la position réelle de LFI sur ce sujet. On va continuer à parler de la France insoumise et notamment de Sébastien Delogu et de Louis Boyard dans un instant sur CNews. On ne bouge pas et vous n'en plus. Deux prix Nobel.
E-330 ? Et ça pousse dans la terre ça ?
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100% politique. On va évidemment parler de Sébastien Delogu et de Louis Boyard qui a donc des vérités de maire.
Vous avez dit quoi à propos de Sébastien Delogu et Louis Boyard avant la pub, Laurent Jacobelli ?
Je crois que j'ai laissé échapper deux prix Nobel.
Ah, deux prix Nobel.
C'est pas très bien ça. C'est pas très gentil, j'avoue. Littérature ? Prix Nobel de littérature, non ? Prix Nobel de littérature ? De quoi ? Sûrement. Chimie ? Pour Delogu en tout cas. De la paix. De la paix, bien sûr. De la paix. Ah oui, bien sûr. C'est c'est peu. Évidemment. On va revenir, Laurent Jacobelli, sur une actualité qui concerne le Rassemblement National et plus précisément la mort du fondateur du FN, Jean-Marie Lepen, avec ce qui s'est passé d'absolument odieux et hier, place de la République. Parce que tout le monde a dit c'était indigne, mais c'était bien au-delà de ça. Boire du champagne, effectivement, c'est indigne. Appeler au meurtre de Marine Le Pen. Absolument.
Appeler au meurtre de Jordan Bardella. Radouane Courac, qui était sur place, nous dit qu'il a aussi entendu des appels au meurtre contre Marion Maréchal. On est au-delà de l'indignité, là, ça tombe sous le coup de la loi. Alors, je vous propose d'abord de voir une séquence sur ce qui s'est passé hier et je dis à Valérie, on peut ensuite enchaîner avec les propos recueillis par Radouane Courac des manifestants. Il n'y a aucune honte quand il s'agissait de torturer des Algériens. Il ne s'est jamais excusé. Il n'y a absolument aucune honte et c'est un gros représentant de l'extrême droite. C'est un symbole qui tombe. Donc, ça fait plus de voix pour nous.
J'ai l'impression que cette femme en question n'a rien à respecter de toute sa vie. Alors, je ne vois pas en quoi on devrait le respecter.
Et dans la mort, même l'ennemi n'a-t-il pas le droit à respect dans la mort ?
Non, il veut dire que tout est une question de contexte, de personne. Il faut s'adapter à la situation. On manifeste contre quelqu'un qui a torturé mes ancêtres. Je suis fier de manifester pour la mort ? Oui, contre quelqu'un qui a torturé mes ancêtres en Algérie. Je vous donne la parole dans un instant, Laurent Jacobin. Il se trouve qu'à 21h, on est avec Radouane Courac qui est le journaliste qui a interrogé ses militants d'extrême-gauche. Et je vous propose d'écouter son témoignage. Sur la place de la République, je n'ai vu que de la violence et de la haine hier. De la violence et de la haine, uniquement. On n'a jamais vu ça.
Normalement, les gens se réunissent pour commémorer un décès, pas pour fêter un décès. De la haine, de la violence, on l'a rappelé, des messages injurieux à l'égard de Marine Le Pen. Qu'elle crève, Marion, t'es la prochaine, Marine, t'es la prochaine. Mais des gens qui étaient vraiment très contents. Le profil sociologique est très étonnant. On avait la jeunesse bourgeoise, la jeunesse de l'Ouest parisien qui était venue. Une jeunesse,
disons-le, n'ayons pas honte, une jeunesse blanche,
une jeunesse d'origine française,
une jeunesse qui était bourgeoise. On avait la jeunesse de la banlieue parisienne qui était venue. Eux, ils étaient dans une optique de rente mémorielle. Ils se félicitaient de la mort de Jean-Marie Le Pen. Ils faisaient des allusions à l'Algérie. Et enfin, on avait, sans vouloir les caricaturer, des punks à chiens.
Des gens, un chien, une bière à la main, un joint à la bouche qui étaient très contents. C'est leur manière de faire la fête. C'était leur manière de fêter un mort. Quelle indécence. Laurent Jacobelli ? C'est plus qu'indécent. D'abord, effectivement, il y a le fait de faire la fête quand quelqu'un est mort. Un homme politique, c'est vrai. Peut-être un adversaire, mais aussi un père, un grand-père. Quelqu'un qui a su amener à la politique des millions de Français. Mais c'est aussi une certaine vision du monde par la gauche aujourd'hui. C'est-à-dire que tu ne penses pas comme moi, donc tu es un facho, tu es un facho, donc ta mort est possible et elle est même souhaitable.
Cette gauche, imaginez-la demain au pouvoir. Imaginez-la demain gérer les médias avec la pluralité, le pluralisme. Imaginez-la gérer les débats avec les adversaires. C'est quoi si Mélenchon et ses amis arrivent au pouvoir ? Je mets bien Mélenchon dans le lot parce que c'est le NPA notamment qui était un des organisateurs, le nouveau parti anticapitaliste qui faisait partie du nouveau Front populaire. Comme M. François Hollande. Des gens aujourd'hui qui se disent de la gauche républicaine et de la gauche de gouvernement se font élire avec les voix de ces gens qui sont prêts à tout.
Mais moi je dis à ces jeunes gens qui n'ont probablement jamais assisté à un cours d'histoire ni même ouvert un livre, vouloir tuer son ennemi c'est probablement une des définitions du fascisme. S'il y a ce soir, s'il y avait hier des fascistes, c'était eux. Eux qui, on l'a dit tout à l'heure, côtoient, tutoient l'antisémitisme. Ils sont en fait tout ce qu'ils prétendent détester. C'est terrible et honnêtement les plus malheureux c'est sûrement eux. je n'aimerais pas être dans leur tête aujourd'hui. Charles, oui, bonsoir Gauthier. Si je peux me permettre de poursuivre ce qui a été dit, moi je pense qu'il faut aller plus loin.
C'est presque un peu trop facile que d'accuser la gauche et les filles. Moi je pense que dans ce processus de nazification de Jean-Marie Le Pen, de Marine Le Pen et de toute la famille Le Pen, les médias ont aussi une immense responsabilité et conduisent aussi à ce processus de déshumanisation qui fait qu'aujourd'hui on a des gamins dans la rue qui peuvent se réjouir et sabrer le champagne à la mort de Jean-Marie Le Pen. Je pense que les médias depuis 40 ans ont contribué à façonner cet imaginaire et ont rendu possible ce qui est proprement insupportable.
Est-ce qu'il faudrait Charles Roel que Bruno Retailleau fasse des signalements au parquet, lui ou d'ailleurs un autre, suite aux appels aux meurtres, parce que c'est comme ça que ça s'appelle, à l'endroit de Marine Le Pen, de Jordan Bardella et de Marion Maréchal ? Les appels aux meurtres qui évidemment sont relatés par votre reportage peuvent faire l'objet d'un signalement. Il y avait une banderole avec la tête de Marine Le Pen et de Jordan Bardella sur un croc de boucher. J'aimerais juste rebondir sur ce point.
Moi, l'un de mes premiers engagements politiques, ça a été contre Jean-Marie Le Pen et c'est la raison pour laquelle aussi je suis vraiment extrêmement énervé contre ce type de réaction. La première, c'est que, comme le disait très bien Sébastien Lecornu ce matin sur l'antenne de CNews Europe 1, le débat politique c'est entre les vivants et quel que soit ce que l'on pense de quelqu'un de décédé, je crois qu'un appel au meurtre n'a absolument pas l'objet de se réjouir du décès de quelqu'un n'est absolument pas acceptable. La deuxième des choses, ce que je reproche à ces gens qui sont complètement idiots, totalement acculturés, c'est que, du coup, le débat est détourné.
il est détourné de ce qu'était aussi, il faut bien le dire, Jean-Marie Le Pen, de ce qu'étaient des combats qu'a porté Jean-Marie Le Pen, de l'idéologie et des propos qu'a eus Jean-Marie Le Pen. Et ce que je déplore, c'est que, avant même qu'il soit enterré par sa famille, il y ait déjà des réjouissances contre la mort de cet homme, mais qu'aussi, le débat politique aujourd'hui est détourné par rapport à l'opposition qu'a défendu cet homme tout au long de son combat politique et que j'ai évidemment combattu depuis le premier jour dans lequel je suis engagé. Je voudrais juste répondre à Raphaël, c'est un vide quelque chose.
Mon collègue Julien Audoul a fait un signalement selon l'article 40 qui fait qu'un élu peut signaler au procureur des faits qu'il a vus et il l'a signalé effectivement. Je voulais juste dire quelque chose à Raphaël, c'est que c'est une chose d'incriminer les médias, je comprends l'idée, mais comme le dit le député, on ne peut pas non plus oublier les dérapages de Jean-Marie Le Pen, ses provocations, il y en a eu de multiples. Il fallait-il le nazifier ? Non mais attendez, je termine Raphaël.
C'est que quand vous donnez, pour ne pas être technique, quand vous donnez à manger à pleine main avec de telles provocations, notamment antisémites, à des médias de gauche et du service public, ne vous étonnez pas. C'est à l'écout de la provocation même. Non. Au-delà des provocations. Donc ne vous étonnez pas. Vous voyez qu'il a été plus que montré interdit d'antenne pendant des années. Ça ne m'étonne pas. Ça ne m'étonne pas non plus les réflexions qu'on a pu voir au sein de l'Iber. pour savoir s'il fallait, pour la mort de Jean-Marie Le Pen, titrer Montaufiel. Ah oui, d'accord. Ça ne m'étonne pas. Ça ne m'étonne pas. Mais par ailleurs, il y a quand même une responsabilité.
Vous admettez quand même qu'il a eu des prises d'opposition qui étaient quand même absolument hallucinantes. Non mais résumé, Jean-Marie Le Pen à ça, ça a été l'objet, ça a été l'objet, le travail de la presse et de la gauche pendant 40 ans. Vous connaissez les médias comme moi, ça fonctionne comme ça. Ce n'est pas l'occulté, ce n'est pas l'occulté, c'est qu'on l'a résumé à dessein. Pour aller dans le sens, moi, de Raphaël Stainville, là, on parle aussi de Marine Le Pen qui se fait attaquer.
La nésification de Marine Le Pen, elle est opérée par Emmanuel Macron qui, dans l'entre-deux-tours de la présidentielle de 2017, utilise la question juive en se rendant au mémorial de la Shoah et du coup, en donnant cette impression que Marine Le Pen est titlère. Il y a toujours ce double discours en période électorale. De toute façon, c'est là où vous êtes quand même dans le camp de la gauche radicale à chaque fois, juste avant les élections et le second tour. Vous nazifiez Marine Le Pen et donc ce n'est pas étonnant qu'elle se retrouve la danse. Mais ça s'est passé au début. On s'est passé au début. La réponse de Charles. Je vais rebondir.
Pardonnez-moi, je sais que ça fait peut-être un peu mal à votre conscience, mais du four crématoire, c'est Jean-Marie Le Pen. Je parle de Marine Le Pen. Les chambres à gaz, laissez-moi finir. Les chambres à gaz sont un détail de l'histoire, c'est Jean-Marie Le Pen. Et Jean-Marie Le Pen, c'est le fondateur de la partie du Rassemblement National. Et donc, mais... Oui, la France est ce que si ? Mais pardonnez-moi, moi, l'énorme problème de la séquence d'hier soir, un, c'est qu'effectivement, on se réjouit de la mort d'un homme, mais de deux, on occulte totalement le débat politique et de logique sur ce qu'a été Jean-Marie Le Pen, notamment sur l'antisémitisme.
Et donc, pardonnez-moi, cher Eric, mais le fondateur du Rassemblement National et du Front National était celui... qui a porté les propos sur les chambres à gaz qui sont un détail de l'histoire. C'est aussi celui qui a blagué une fois sur les fours crématoires. Et je pense que c'est un débat qui mérite aussi d'être posé dans les semaines qui viennent parce que c'est un débat politique fondamental. Et donc, le coup de com' que vous venez de faire, à mon avis, n'est objectivement... Ce n'est pas un coup de com' Vous ne devrez pas avoir lieu ce soir. C'est un argument un peu facile.
C'est-à-dire que, oui, pendant des années, vous vous êtes réfugiés par manque d'idées parce que, évidemment, ce que propose le Rassemblement National et ce que propose Marine Le Pen, c'est du bon sens quand on parle d'immigration. Mais est-ce que vous... Je vais terminer mon raisonnement. Quand on parle de sécurité... Le moment... Et vous avez toujours recours à Jean-Marie Le Pen qui n'est plus au Rassemblement National depuis des années tout simplement par faiblesse intellectuelle. Mais là, le sujet, c'est Jean-Marie Le Pen. Je termine et je serais heureux d'entendre votre réponse.
Et qu'est-ce que vous avez fait entre les deux tours des législatifs quand vous avez vu que nous pouvions avoir la majorité à l'Assemblée Nationale ? Vous avez dit qu'il y a un danger qui est l'extrême droite, un danger virtuel parce qu'on n'est pas d'extrême droite, il n'y a pas de menace fasciste dans ce pays aujourd'hui. Et vous avez, pour cela, été prêts à demander à certains de vos candidats de se désister pour la France insoumise qui est, pour le coup, un fascisme objectif, un antisémitisme objectif. Mais vous l'avez fait pour des raisons électoralistes. Donc, profitez de la situation.
Vous donnez des airs de petit ange simplement parce que pour vous faire élire, pas vous, mais vos collègues, vous êtes prêts à tous les mensonges pour être dans le camp du bien quitte à vous associer avec les pires crapules d'extrême gauche. Eh bien, honnêtement, les leçons, pas vous, pas ça, pas ce soir. Et j'ai toujours été moi très clair sur les propos à condamner ou pas à condamner. Mais une fois encore, une fois encore, je vais le faire à l'instant.
Voilà, mais je tiens juste, pardonnez-moi, Laurent Jacobo-Bellimé, vous êtes membre d'un parti qui a été fondé par Jean-Marie Le Pen et je ne fais aucun procès en intention, je n'ai jamais fait partie de ceux qui considèrent que les députés actuels, non, mais laissez-moi finir, les députés actuels du Rassemblement national sont des fascistes, des nazis, de toute façon, le dire, ça ne fait que monter dans les sondages. Mais par contre, il y a un héritage qu'il faut que vous assumiez aussi qui est celui de Jean-Marie Le Pen puisque c'est le fondateur de votre parti. Est-ce qu'on peut juste s'accorder sur ce point sur un fait ? La deuxième des choses...
Vous allez utiliser cet argument jusqu'à quand ? Mais c'est le sujet du soir, Laurent Jacobo-Bellimé. Si vous récusez l'héritage de Jean-Marie Le Pen, quittez votre parti. D'abord, mon parti, c'est le Rassemblement national de Marine Le Pen.
Jean-Marie Le Pen a été exclu et Marine Le Pen... Est-ce qu'on peut juste
être d'accord sur un point ? Un point du soir, c'est que... Vous m'avez posé une question. C'est Jean-Marie Le Pen qui a fondé ce parti. Ah oui, il y a eu une rupture politique avec son père
de Marine Le Pen.
Mais est-il anti-sécutif et a exclu ? Et alors ? Mais pour revenir au du coup... Ça veut dire quoi du coup au final ? Ça veut dire qu'on n'a plus le droit de se présenter ? Ça veut dire que ceux qui votent pour nous... Qu'est-ce que ça veut dire ? Allez au bout de votre pensée. Mais est-ce que j'ai dit ça ? Bon, bah alors... Je dis juste que ça fait partie de votre héritage comme l'héritage de chaque famille politique. Mais il a... Je trouve qu'il est un peu facile pour le coup de récuser l'héritage. Mais je ne récuse rien. Je vais même vous dire l'héritage, vous en avez une partie. Moi, je vais être très franc.
J'assume à 100% à la fois les succès et les échecs monumentaux de ma famille politique. Je les assume. D'ailleurs, on a perdu les élections législatives. Et dès que je viens ici, je le souligne aussi. Mais je pense qu'il est bon ton que chaque homme et femme politique assume l'héritage de son parti. C'est ce que je le dis. Est-ce que je déplore, pour le coup, pour finir ce débat de mon côté, en tout cas, après, Gauthier Lebrecht, vous faites ce que vous voulez, mais ce que je veux dire, c'est que... Je suis un grand démocrate. C'est que le gros problème de la séquence d'hier soir, c'est qu'il est absolument inacceptable, je me répète, que vous me réjeune la mort d'un homme. Il est en avance.
Mais nous ne focalisons pas le débat sur le bon sujet. Laurent, je pense qu'on a tout dit. Honnêtement, je pense qu'on a tout dit. On a tout dit. Mais une fois encore, vous recevez aujourd'hui au ministère de l'Économie des communistes 100 millions de morts pour discuter du budget avec eux. Vous travaillez avec le Parti Socialiste. Vous êtes alliés avec la France censure. Je me permets de censurer le gouvernement. Arrêtez de couper la parole. Je vous assure, ce n'est pas à votre avantage. Une fois encore, vous recevez le Parti Socialiste, qui est le parti de la France, qui est le parti qui a fourni tous les ministres au maréchal Péden. Donc arrêtez avec ces arguments historiques.
Jean-Marie Le Pen a amené au cœur du débat des sujets qui aujourd'hui intéressent les Français. Il a eu ce courage, l'immigration, la sécurité, la place de la France dans le monde. Aujourd'hui, même des gens de chez vous parlent de ces thèmes-là et le reconnaissent. Ayez au moins l'honnêteté intellectuelle de dire que c'est quelqu'un qui a apporté beaucoup à la politique française. Mais au moment de prendre des actes, vous avez censuré. Je reviens au point de départ. C'est moi qui ai censuré tous un parrain. Au bout de la fin, Rachel. Vous vous êtes alliés à la France insoumise pour censurer ce gouvernement. Rachel prend la parole.
Et après, on avance, parce que je veux faire l'édito d'Éric Tegner sur Louis Boyard qui va vous faire évidemment réagir aussi.
Rachel, en quelques secondes. Oui, quelques secondes. Ces fêtes à la place de la République sont une insulte pour la République, même si c'est très douloureux depuis 24 heures d'entendre en boucle du rafour crématoire, d'entendre les jeux de mots, etc. Très sincèrement, c'est douloureux. Mais par justement civilisation, tout le monde, en tout cas ceux qui sont civilisés, et citoyens, se taissent par respect pour ce mort. Mais simplement dire que hier était une journée de deuil nationale par rapport à Charlie Hebdo et que ces énergumènes-là, très sincèrement, de faire la fête en ce jour-là, c'est une honte absolue.
Absolument. Et demain, on va commémorer les 10 ans de l'hyper-cachère et nous serons dans un quart d'heure avec Elie Korshia qui est aussi avocat dans ce dossier des partis civils, dans le dossier de l'hyper-cachère. On ouvre, on réouvre la page sur la France Insoumise où je vous ai montré tout à l'heure les propos de Mathilde Panot qui dit nous ne sommes absolument pas antisémites, nous défendons la communauté juive, bien sûr.
On va parler dans un instant de Sébastien Delogui et de son procès, mais d'abord, on va s'arrêter sur le cas Louis Boyard, Éric Tegner, parce que Louis Boyard sera peut-être plus député dans quelques semaines, mais maire et maire de Villeneuve-Saint-Georges où il a des chances de l'emporter. Oui, c'est un peu passé sous les radars, mais vous risquez tous les deux de ne plus le voir à l'Assemblée Nationale peut-être dès justement le 26 janvier. Alors ça, on leur demandera leur avis. Alors c'est simple, Louis Boyard, il a lancé officiellement sa campagne, c'était ce soir, ça vient tout juste de se terminer.
Il y a présenté sa liste aux élections municipales, 36 personnes, avec la présence de Rachel Kéké et Emmanuel Bompard. Et donc juste avant de venir sur le plateau, j'ai fait mon travail, j'ai commencé à éplucher un petit peu cette liste. Je n'ai pas pu encore tout voir, mais je suis tombé sur des choses très intéressantes, justement, qui représentent la stratégie de la France Insoumise. Alors il y a un cas révélateur au sein de la liste de justement Louis Boyard, c'est le septième de liste.
Donc pas n'importe qui, il s'appelle Mohamed Ben Yaclef et lui, il s'est fait remarquer puisqu'il a soutenu quelqu'un d'absolument pas fréquentable, c'est l'imam Ridouane, vous savez, ce salafiste de la mosquée de Pessac qui est sous OQTF en ce moment justement, qui est en procédure d'expulsion parce qu'il a tenu des propos antisémites, il a fait de l'apologie du terrorisme et donc ce septième sur la liste, donc c'est-à-dire que si Louis Boyard est élu, ça sera un des adjoints maires, il aura vraiment des responsabilités.
Il avait relié sur sa page Facebook justement un appel à signer une pétition qui mettait également en avant une autre personnalité bien connue, c'est Maître Guès-Guès qui est tout simplement l'avocat de la sphère frériste, il a défendu par exemple le CCIF. Donc là, c'est la septième de liste. Il y a également la deuxième de liste, c'est-à-dire le bras droit justement de Louis Boyard, il s'est affiché avec elle hier lors d'une vidéo et lorsque j'ai regardé cette vidéo, qu'est-ce qu'on voit justement sur cette femme, Fadoa Sadak ? Eh bien tout simplement un kéfier sur lequel il y a la mosquée de Jérusalem, il est écrit en arabe dessus « Jérusalem est à nous ».
Tout simplement et c'est la deuxième de liste de Louis Boyard. Alors c'est simple l'ensemble des soutiens de Louis Boyard, ils ont vraiment le CV parfait pour LFI, Shérif par exemple dans Le Parisien déclare « Je suis un islamo-gauchiste et LFI est le seul parti qui défend ma communauté et dénonce le génocide de Gaza ». Alors j'ai fait quelque chose aussi qui, évidemment je ne le fais pas, c'est plutôt dérangeant, mais étant donné que justement Louis Boyard a tendance à revendiquer une liste communautaire, il le revendique, c'est assumé, c'est-à-dire il dit « Je veux mettre en place la diversité ».
Et donc sur les 38 candidats qui sont présentés, il y a 26 personnes qui portent un nom et un prénom d'origine étrangère, africaine et arabo-musulmane. Donc c'est la vision justement qu'a Louis Boyard de cette représentation. On peut considérer qu'il faut représenter des minorités, mais il y a une véritable sur-représentation. Pourquoi ? Parce que Villeneuve-la-Garenne, et bien justement, c'est essentiellement des quartiers prioritaires. On sait qu'il vote à 45% sur l'ensemble du territoire pour l'extrême-gauche, donc c'est très important.
Il y a des questions de trafic de drogue et donc Louis Boyard, il pourrait tout simplement gagner parce qu'il a fait 61% Villeneuve-Saint-Georges, 61% des voix aux législatives sur cette ville précisément. En revanche, selon mes informations, le 9 décembre, lorsqu'il a annoncé qu'il souhaitait se présenter, il n'était pas inscrit sur la liste électorale de cette ville. Et donc, qu'est-ce qui s'est passé ce monsieur qui donne des leçons de morale, de diversité à tout le monde ?
Eh bien, il est arrivé, il a dégagé un candidat qui travaillait d'arrache-pied pour se présenter, son clip de campagne était prêt, le nom de Salis était prêt et ce candidat était issu de la diversité, il s'appelle Mamadou Traoré mais Louis Boyard, il lui a dit dégage, c'est moi qui prends la place donc on est encore à nouveau sur une incohérence de la part de ce monsieur mais c'est intéressant parce que c'est dans la stratégie de LFI, on sait que David Guiraud roubait en 2026, de Logu, Marseille, Nathalie, Oziol, Montpellier, l'ancrage local. C'est quand le scrutin exactement et Louis Boyard peut être élu ? 26 janvier, il pourrait être élu dès le premier tour. C'est hallucinant.
Et vous avez vu les CV que vient de nous énumérer. Et je n'ai pas pu tout éplucher. Et Eric Tegner. Une réaction, Laurent Jacobelli, Rachel Kahn, Charles Ordouel. Il y a un cynisme terrifiant, c'est-à-dire que je pense qu'il a fait sa liste en disant quelle communauté je vais pouvoir agripper, etc. Et surtout, on voit bien le signal qui est envoyé, toujours le même. Le soutien, effectivement, au frérisme, le soutien à l'islamo-gauchisme, c'est terrible. Ces gens vont s'emparer de villes. Que vont devenir ces villes ? Que vont devenir les habitants de ces villes ? Comment va évoluer la sécurité, le trafic de drogue dans ces villes, le communautarisme ? C'est assez terrifiant.
Ces gens sont inquiétants.
Rachel.
J'ai honte, Gauthier. J'ai vraiment honte. J'ai honte parce que, vous savez, il y a des personnes qui sont arrivées en France qui ont été protégées par cette France avec tous les principes fondamentaux qu'elles représentent et qui se sont mobilisées pour travailler et représenter la France encore plus que les Français. Et là, en fait, c'est très précisément l'inverse. C'est-à-dire que ce qui est valorisé, ce n'est pas simplement le frérisme, ce n'est pas simplement l'antrisme, ce n'est pas simplement des idéologies mortifères. Ce qui est valorisé, c'est la victimisation, la victimocratie et surtout une bêtise immense.
Plus vous êtes débiles, vraiment, c'est-à-dire que moins vous avez de pensées, plus vous êtes valorisé, en fait. Et c'est-à-dire que on est à fond renversé de la méritocratie républicaine. Donc moi, j'ai honte parce que ce genre de choses-là qui fait monter le racisme. Et après, pour les jeunes, ceux qui veulent sortir, ceux qui veulent trouver justement des métiers, avoir des diplômes, etc., eh bien oui, ils sont stigmatisés.
Charles-Laure Doelle ? Moi, je suis très sensible à ce que vient de dire Rachel Kahn parce qu'il y a une politique communautariste évidente qui joue sur des relents absolument détestables dans notre société.
Et la plupart des gens à qui je pense particulièrement là sont des habitants de ma circonscription qui sont issus de l'immigration, qui sont parfois, même souvent, de confession musulmane, et qui sont profondément attachés aux lois et aux valeurs de notre République et qui se sentent, à travers ce type d'actes de la France insoumise, pris en étau, pris en étau entre des institutions qu'ils ont toujours respectées et qu'ils ont toujours chéries et une politique communautariste ouvertement menée par la France insoumise et ce type d'actes de propos et de campagnes absolument odieuses.
Et moi, je veux simplement leur dire que nous serons là pour les défendre, pour continuer à porter cet idéal républicain avec eux, contre le communautarisme dans notre pays. Éric et Raphaël, je vous donne la parole tout de suite, mais on va d'abord évoquer le cas Sébastien Delogu. Six mois de prison avec sursis ont été requis mardi à l'encontre du député LFI accusé d'avoir porté de petits coups de pied, je cite, à deux cadres de l'éducation nationale en marge d'un blocus lycéen en 2023 à Marseille, ce qu'ils contestent. Nos équipes étaient présentes lors du procès et vont nous raconter ce qui s'est dit à l'audience. Chloé Tarka.
Six mois de prison avec sursis ainsi qu'une amende de 1000 euros ont été requis hier à l'encontre du député des quartiers nord de Marseille, Sébastien Delogu. Selon son avocat, le jugement est intimement lié au statut de l'élu.
Tout est politique, la sévérité de la procédure, la réaction du rectorat, l'absence d'éléments objectifs dans les vidéos. On vient attirer l'opprobre sur mon client avec des conséquences monumentales.
Les faits s'étaient déroulés devant le lycée Saint-Exupéry à Marseille alors que des élèves tentaient de bloquer l'entrée. Le député serait intervenu après avoir vu un lycéen maintenu à terre par des membres de la direction. S'en serait suivi un échange virulent filmé dans lequel l'élu se serait exclamé.
Vous savez ce que c'est l'autorité ? Vous la voyez l'écharpe ? Je suis le représentant du peuple. La loi, c'est moi qui l'a fait.
Toujours selon les témoignages et la vidéo, Sébastien Delogu aurait porté trois coups de pied aux membres de la direction qui ont décidé de porter plainte. J'ai été stupéfait de me faire frapper par quelqu'un qui est représentant de la République et à l'écharpe bleu-blanc-rouge. Cela fait 20 ans que je suis dans l'éducation nationale. C'est ma première agression. Parole contre parole. Pendant son procès, Sébastien Delogu a continué de nier toute violence.
J'étais tranquillement en observation. Je suis venu en soutien à un lycéen qui était ceinturé. Je voulais apaiser, trouver un consensus. J'étais choqué. Excusez-moi si j'étais agacé.
Le jugement a été mis en délibéré au 14 février.
Et Raphaël Steinville, Sébastien Delogu a regretté qu'on le fasse passer, je cite, pour une racaille. Que voulez-vous que je réponde à ça ? Je pense qu'au-delà de ce procès, tout dans les images et les propos que Sébastien Delogu a pu tenir ces derniers mois montre que c'était précisément une racaille. Il fallait voir l'accueil qu'il avait réservé au bas-jamin de l'Assemblée nationale tentant de l'impressionner plutôt que de lui serrer courtoisement la main, la manière dont il joue de son physique. Tout, chez lui, transpire non pas des attitudes d'un homme politique responsable, mais d'un petit caïd qui veut faire respecter sa loi par la force et en impressionnant son interlocuteur.
Éric Revelle ?
Oui, moi, les bras m'en tombent. Si vous voulez, il nous a habitués à de la violence. Mais ce qui me stupéfait, c'est la... Je connais un terme qui s'appelle la mauvaise foi, mais là, on n'est plus dans la mauvaise foi, on est au-delà. Vous voyez, quand vous voyez ce type de comportement, alors j'ai entendu dans le sujet ces paroles contre paroles, mais un élu de la République qui va donner des coups de pied à un représentant de l'éducation nationale parce que... Mais de quoi se mêle-t-il ? Il ne sait même pas pourquoi ce jeune est à terre, mais il s'en mêle. Mais je trouve ça hallucinant. C'est-à-dire que... Vous savez, ça dit quoi ?
Ça dit que si des députés de la République sont capables d'intervenir de cette manière, mais comment est-ce que vous voulez que des jeunes qui font partie de leur mouvement et de leur idéologie se comportent différemment de ce qu'ils ont fait hier soir à la place de la République ? C'est impossible. Tout ça, c'est complètement lié. Vous avez une société, Gautier, qui s'effiloche, qui s'effondre sur elle-même. Là, on parle d'autorité, mais que vient faire un député de la République ? Enfin, moi, les bras m'en tombent. Et puis sur ce que disait Eric sur Boyard, vous voyez... Je veux qu'on reste sur Sébastien Delogui un instant, parce que Laurent Jacobelli... Vous pouvez en parler.
Laurent Jacobelli sur Sébastien Delogui, l'exemple que Raphaël prenait est très bon. Il a fait un tête-contre-tête avec Benjamin de l'Assemblée nationale et du RN. Oui, tout à fait. Pour l'impressionner, pour lui dire qui tu es, comment tu oses m'approcher. Alors, je ne connais pas l'affaire, je ne peux pas prononcer de jugement là-dessus, mais sur la personnalité du... Mais est-ce que sur les propos, il dit qu'il n'est pas une racaille ? En tout cas, il a un comportement parfois un peu violent. On le voit dans les couloirs de l'Assemblée nationale, n'importe comment. Il essaye toujours de regarder ses opposants de haut, les poussant un peu d'ailleurs quand il passe.
Il essaye toujours, par sa carure et par des gestes quand même assez proches de la violence, d'essayer de se faire une place. Je pense que c'est quelqu'un, effectivement, qu'il est étrange de croiser dans les couloirs de l'Assemblée nationale, même s'il a été élu. Vous êtes d'accord avec ça ? C'est étrange de le croiser dans les couloirs, Charles-Rendouel ? Moi, je vais être très franc. Je pense qu'il est très difficile d'éduquer ses enfants aujourd'hui en France quand il constate qu'il y a des élus de la République qui se comportent comme ça.
Comment pouvez-vous dire un enfant qui dit à sa mère pourquoi est-ce que je devrais respecter les principes républicains à l'école si je vois un député de la République qui tente de passer à tabac un personnel d'éducation nationale ? Pourquoi est-ce que je devrais arrêter les têtes contre têtes s'il y a un membre de l'Assemblée nationale qui fait un tête contre tête contre un autre député au sein de l'hémicycle ? Mais depuis deux ans, on a eu Macron, c'est le maréchal Pétain. On a eu Olivier Dussopt, ministre à l'époque, c'est un assassin. On a eu le Hamas, c'est un mouvement de résistance et non pas un mouvement terroriste. L'antisémitisme est résiduel en France.
Et depuis deux ans, on voit l'ensemble de la gauche, notamment nos collègues socialistes qui ont cautionné ces propos sans broncher. J'espère que ce sera le moment du réveil. On l'attend depuis deux ans, événement après événement, engagement de l'EFI après engagement de l'EFI. Ce sera peut-être le moment du réveil de nos collègues socialistes après un nouvel acte déplorable de la part de notre collègue de Logu. Alors, je veux qu'on termine cette partie par Brigitte Macron qui a pris la parole ce midi dans le journal de 13h de TF1. Et je l'ai trouvé assez courageuse, Brigitte Macron, je vais vous dire, parce qu'on peut critiquer le président de la République. Vous le faites longuement.
Ça peut arriver. Mais je trouve que ce qu'a fait le monde en rapportant des propos de bruit d'alcove, d'un opposant au président de la République qui veut régler ses comptes, un ancien ministre de la Santé. Pourquoi pas, tiens, un ancien Premier ministre ? Et donc, on règle ses comptes par médias interposés. Et donc, on va écouter Brigitte Macron qui dit qu'Emmanuel Macron est touché par ses critiques.
Il a dit qu'il allait jusqu'au bout parce que c'est la mission que lui avaient donnée les Français. Et il a tellement à cœur les Français. C'est quelque chose que je dis, mais qui est difficile d'imaginer. Ça fait 7 ans et demi, ça va faire 8 ans. Je ne l'ai jamais vu, jamais vu une journée débranchée. Complètement. Il est soucieux absolument de tout. et il met toute son intelligence, tout son cœur au service des Français. C'est simplement ce que je peux dire. Je ne peux pas dire s'il a raison ou tort. Ce n'est pas mon sujet. Mais je peux dire son quotidien. Et je peux dire que son quotidien, ce sont les Français. Parfois, ce qu'il entend, ça le meurtrit. C'est très difficile.
Mais il ne le dit pas. Il garde pour lui. Avant, il parlait beaucoup plus facilement. Maintenant, il ne le dit pas. Et ça, je comprends parce que s'il y a une chose qu'Emmanuel mérite, c'est le respect. Il y a certains journaux qui me prêtent des phrases que je ne dis pas. Notamment, je n'ai dit à personne ce que je pensais de cela. Et quand vous avez des guillemets et à côté un proche, dites-vous bien qu'en règle générale, les proches ne parlent pas. Donc les phrases qui sont entre guillemets, j'aimerais bien d'ailleurs avoir des droits de réponse sur ces phrases.
Voilà. Charles-Laure Noël, ça c'est pour Le Monde, qui avait consacré plusieurs grands papiers à Emmanuel Macron. Lui prétend des phrases homophobes, des phrases racistes, qu'un tel ou un tel fait fuiter dans la presse sous couvert de règlements de comptes. Elle a raison, Régis Macron. Il faut aussi rappeler le contexte. Moi, je pense que que l'on soit en soutien ou en opposition au président de la République, on ne peut qu'être d'accord avec elle. Il faut aussi rappeler le contexte. Quand est-ce que Le Monde allume cette polémique ? C'est au moment où il se retrouve pris entre mille feux parce qu'on découvre qu'au Monde, il y a un mur à Gaza avec des propos absolument ignobles.
Le Monde n'en est pas à son premier succès. Il avait déjà comparé Hassan Nasrallah, le patron de l'époque de Hezbollah, à Che Guevara. C'est, à mon avis, un média qui est en perdition et qui le prouve, là encore, dans ses propos absolument iniques envers Brigitte Macron et le président de la République. La liberté de la presse est évidemment un principe constitutionnel dans notre pays qu'il faut respecter. Mais c'est une liberté si les faits sont vérifiés et visiblement les phrases qui étaient prêtées à Brigitte Macron ne l'étaient pas. Ce ne s'est donc que de la désinformation de la part de ce grand média. L'immonde, disait le général de Gaulle, Laurent Jacobelli.
Oui, alors, j'allais dire, on est presque habitués à ça, à ce type de fausses déclarations qui nous sont prêtées, des faux... Vous êtes d'accord avec Brigitte Macron sur ce point-ci ? En tout cas, sur la méthode. Après, est-ce que les paroles ont été prononcées ou pas ? Je ne sais pas. Mais effectivement, je crois que le journal de référence, comme on l'appelait à l'époque, Le Monde, ça fait très longtemps que ce n'est plus le cas. Le Monde, effectivement, a pris des positions et pour le coup, on peut se rejoindre là-dessus, mon cher collègue, sur les événements de Gaza qui n'étaient pas des positions journalistiques mais idéologiques.
Le Monde est un journal aujourd'hui combattant et qui a parfois oublié un peu le journalisme. Est-ce que le président de la République et en tout cas, s'il les a prononcées, il faut le prouver. C'est paroles contre paroles. Mais effectivement, on peut se demander ce qu'il y a derrière. Bon, après, Brigitte Macron est aussi dans son rôle quand elle dit que le président est affecté par toutes les critiques. Elle parle aussi des critiques des Français. Je pense que les Français sont plus affectés par la politique d'Emmanuel Macron.
Mais sur le rôle du journalisme, effectivement, il y a un drôle d'équilibre à trouver qui n'est pas simple entre parfois le militantisme et la liberté de la presse, la liberté de la presse étant fondamentale.
Laurent Jacobelli