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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 30 novembre 2022 24 minComplaisantMixteSantéBudget & impôtsSolidarités & familleInstitutions & élections

Covid : "On est en train d'abandonner les plus fragiles" alerte Bernard Jomier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est suffisant ou est-ce qu'il faut le rendre à nouveau obligatoire ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment on fait ? Est-ce qu'il faut la rendre obligatoire pour les publics fragiles ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous en pensez ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes du côté du gouvernement et du côté du Sénat là-dessus ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    L'isolement social des seniors est-il selon vous un enjeu de santé publique ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Cette grève est-elle justifiée du côté des patients ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Bernard JomierChiffre
    « il y a eu 90 morts je crois hier la journée d'hier du covid »
  • 2:00Bernard JomierFait
    « on atteint des taux très élevés parce que les gens disent bon bah c'est obligatoire je le fais »
  • 5:00Bernard JomierFait
    « on a des taux extrêmement bas parce que voilà c'est notre culture que je regrette »
  • 10:00Bernard JomierChiffre
    « nous ajoutons un milliard d'euros pour l'année 2022 comme voté au sein de cette chambre »
  • 15:00Bernard JomierFait
    « l'aide médicale d'État ce n'est pas un dispositif de contrôle de la politique migratoire »
  • 20:00Bernard JomierFait
    « c'est un enjeu social de façon plus générale »
  • 25:00Bernard JomierFait
    « les médecins sont usés avec pas après trois années de covid »
  • 30:00Bernard JomierFait
    « nous ne finançons plus les services publics »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

merci d'être avec nous Bernard jaumier nous accompagner pendant cette première demi-heure sénateurs de Paris à parenté au groupe socialiste vice-président de la commission des affaires sociales médecin et on va beaucoup parler justement des questions de santé à commencer par le covid puisqu'on l'a entendu hier lors des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée Isabelle borne a lancé un appel solennel à remettre le masque dans les transports en personne dans des présences fragiles et dans les lieux de promiscuité est-ce que c'est suffisant ou est-ce qu'il faut le rendre à nouveau obligatoire non c'est pas suffisant il y a eu 90 morts je crois hier la journée d'hier du covid donc l'épidémie elle a pandémie elle est toujours là même si elle est devenue plus plus chronique il faut prendre des mesures beaucoup plus beaucoup plus fortes parce que la réalité c'est que ce sont ceux qui meurent ce sont les plus faibles on est en train d'abandonner les plus fragiles et moi c'est pas un modèle de société que je que je défends alors ces appels solennels ça n'aura pas d'impact la réalité c'est qu'il faut freiner la transmission et on doit changer de culture doit s'approprier à la santé publique on ne le fait pas assez dans notre pays donc il serait dans l'idéal on porterait un masque l'hiver quand on est dans un lieu clos et bondé et encore plus si on est enrhumé on ne le fait pas mais je pense que il faut le rendre obligatoire pour protéger les plus faibles donc oui le masque dans les lieux clos dans les lieux où il y a beaucoup de monde obligatoire et puis ce problème de la couverture vaccinale qu'il a aussi beaucoup trop faible vaccinal qui marche pas avec 6 nations contre la grippe qui marche pas tellement non plus comment on fait est-ce que là il faut la rendre obligatoire pour les publics fragiles comment voulez-vous là aussi que ça marche puisque personne n'y comprend rien les gens vont tous chez leur médecin pour demander est-ce que je dois faire un rappel personne ne comprend au bout de combien de temps on doit faire un rappel c'est le premier problème le deuxième c'est que vous voyez des messages de communication claire vous voyez des spots à la télé pour vous dire voilà au bout de temps de moi il faut faire un rappel non le deuxième problème c'est que quand vous regardez les taux de couverture vaccinades dans notre pays pour les vaccins obligatoires et Agnès Buzyn avait eu raison des augmenter à 11 et nous avions soutenu cette mesure-là on atteint des taux très élevés parce que les gens disent bon bah c'est obligatoire je le fais et pour tous les autres vaccins qui ne sont pas obligatoires je pense par exemple au vaccin contre le papillomavirus qui est destiné à ce que les femmes n'aient plus de cancer du col de l'utérus et ben on a des taux extrêmement bas parce que voilà c'est notre culture que je regrette il faudrait dans idéal changer de culture ce n'est pas le cas donc moi je suis favorable à l'obligation vaccinale parce que c'est simple c'est efficace et les sa protège les plus faibles un mot sur un autre débat mais qu'il y est c'est la réintégration des personnes non vaccinées il y a eu un débat à l'Assemblée nationale sur ce sujet jeudi est-ce que vous vous déplorez la manière dont s'est déroulait ce débat notre vie politique c'est cette radicalisation cette brutalisation du débat ses insultes proférées Marc notre démocratie oui à l'Assemblée nationale c'est très clair et on voyait là que ceux qui étaient opposés à la réintégration des soignants non vaccinés avaient peur ce théser et souvent n'ont pas participé au vote par contre et oui très majoritairement je le regrette mais je constate qu'ils se sont tues et qu'ils n'ont pas participé au vote et pourquoi pas parce que ils étaient favorables cette réintégration ils y étaient opposés mais parce que la pression physique et et verbale des députés qui portaient cette mesure à fausser le débat démocratique je le dis le gouvernement a une part de responsabilité mais cette attitude politique là n'est pas bonne pour notre démocratie on va continuer à parler de ces questions de santé hier le Sénat examiné en nouvelle lecture le budget de la sécurité sociale passée par 49,3 à l'Assemblée nationale alors on va voir comment ça s'est passé au scénaristique du Jourdain [Musique] par le Sénat il prévoyait pourtant davantage de moyens pour le plus d'argent pour l'hôpital public en nouvelle lecture les députés avaient adopté une rallonge supplémentaire de 543 millions d'euros pour justifier cette rallonge le gouvernement avait mis en avant la nécessité de débloquer des fonds en raison des coûts liés au covid et c'est 543 millions s'ajoutent au 570 débloqué début novembre par l'exécutif et voter ici même au Sénat l'urgence selon le ministre de la santé était alors de soulager l'hôpital dans un contexte hivernal tendu entre covid bronchiolite et épidémie de grippe il y a le gouvernement a mis en avant l'effort financier consenti en direction de l'hôpital écoutez gouvernement augmentation conséquente s'inscrit dans la droite ligne de l'effort d'investissement que nous avons réalisé ces dernières années notamment avec le Ségur de la santé pour soutenir l'hôpital face aux épisodes hivernaux nous ajoutons un milliard d'euros pour l'année 2022 comme voté au sein de cette chambre et si pourquoi le scénario une commission mixte paritaire avait échoué député et sénateurs n'étaient pas parvenus à s'entendre sur un texte commun rappelons ce que le Sénat proposait il demandait le recul de l'âge de départ à la retraite à 64 ans et proposait aussi d'augmenter la contribution des mutuelles et d'exonérer de cotisations retraite tous les professionnels de santé autour de mesures auxquelles le gouvernement a dit non ce qui a plutôt vexé des sénateurs écouté madame la ministre c'est bien ce que le Gouvernement a souhaité retenir retenir qui nous arrive aujourd'hui or reconnaissons que les apports du Sénat qui figurent dans ce texte sont particulièrement modestes aucun des amendements les plus significatifs adoptés par le Sénat a été retenu maintenant rejeté ce texte il faut pas d'enveloppe supplémentaire pour l'hôpital la majorité sénatoriale assez propre raisons budget de la Sécurité sociale c'est quoi sur l'hôpital très précisément le budget de l'hôpital augmente moins vite que l'inflation quand un salarié son salaire augmente moins vite que l'inflation et perd du pouvoir d'achat un hôpital quand son budget augmente moins vite que l'inflation il perd du pouvoir de soigner nous on n'en veut pas de ce budget là deuxièmement les soignants de ville leur enveloppe elle augmente moitié moins que l'inflation alors ils ont perdent encore plus de pouvoir de soigner et ben un budget de la Sécurité sociale qui alors que tous les professionnels de santé proteste de leur condition d'exercices alors que l'hôpital est en tension extrême un budget de la Sécurité sociale qui ne donne pas les moyens aux soignants de travailler évidemment qu'on le rejette vous avez dit hier que le gouvernement n'avait pas tiré tous les enseignements de la crise du covid pourquoi la crise covid a montré que notre système de santé devait se transformer on parlait de l'épidémie de covid de la vaccination du changement de comportement santé publique mais il y a le rôle des collectivités territoriales aussi on a vu que ceux qui contribuaient à la santé publique c'était pas non plus que les soignants qu'est-ce qu'il y a dans ce budget de la Sécurité sociale qui indique ce virage dans notre système de santé a besoin pour prendre en compte le fait que une mairie bah oui ça un rôle à tenir en santé que l'éducation etc rien du tout où est le virage de la prévention défendu à juste titre par le ministre de la santé et la prévention ces paroles sont très justes mais ces axes sont inexistants il n'y a pas de virage de la prévention dans ce budget de la Sécurité sociale donc vous voyez bien que il est très décevant d'ailleurs c'est le premier budget de sécurité sociale d'un quinquennat en général c'est fondateurs il y a des orientations politiques fortes là il y a la contrainte de Bercy encore est en train de Bercy est toujours la contrainte de Bercy quelle était sociale les sénateurs de droite avaient voté le report de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans hier Elisabeth borne était devant les députés de la majorité présidentielle et le gouvernement maintient son calendrier c'est-à-dire 65 ans à l'horizon 2031 qu'est-ce que vous en pensez j'en pense que ça révèle comme d'ailleurs le budget de la Sécurité sociale la méthode politique du gouvernement c'est-à-dire que les Français au mois de juin ont dit à la classe politique aux élus écoutez il faut que vous employez dans une logique de compromis personne n'a la majorité absolue le gouvernement arrive avec son budget de la Sécurité sociale et il balaye absolument tous les amendements que nous avons déposé c'est la première fois que je vois ça depuis que je suis sénateur avec l'outil du 49-3 c'est-à-dire au lieu de faire un 49,3 il en a le droit c'est la Constitution il en a besoin mais avec du compromis dedans il fait un 49-3 brutal réforme des retraites il dit on ouvre une discussion on commence à discuter et là avant que la discussion soit terminée et ben la première ministre dit et bah ce sera ça finalement l'âge légal de départ à la retraite alors derrière son porte-parole rétropédal à moitié dit oui mais non mais peut-être mais on sait pas mais c'est ça révèle simplement que la demande des Français de compromis politique le gouvernement ne l'a pas entendu et qu'il reste dans sa démarche dans l'absolutisme de la Cinquième République peut-être qui est on est au gouvernement on fait ce qu'on veut et on ne prend pas en compte les négociations les discussions et le débat parlementaire voilà le résultat vous préparez un nouveau 49-3 sur cette réforme des retraites je ne sais pas parce que ils peuvent il peut y avoir un accord avec les républicains parce que sur un certain nombre de projets de loi on a bien vu que le gouvernement va chercher un accord avec les républicains parce qu'à l'Assemblée nationale ça lui garantit une majorité et par ailleurs ça correspond à l'évolution la mouvance présidentielle qui de en marche à Renaissance dérivent vers la droite bon donc ça je veux dire et c'est leur responsable leur responsabilité de de procéder cette façon là mais en tout état de cause il n'entendent pas la demande de compromis la demande de changement de culture politique aussi vous voyez qu'on a un gouvernement qui est vraiment très conservateur dans ces méthodes et dans son fond politique que c'est ma poursuit l'examen du budget et Steve hier le Sénat a voté une réforme de l'aide médicale d'État oui c'est une aide un qui bénéficieuse étrangers en situation irrégulière ça concerne environ 400000 personnes alors le montant de cette aide a été réduit de 350 millions d'euros par le Sénat l'objectif c'est de ne plus couvrir que les soins urgents et les maladies graves le gouvernement est opposé à cette réduction Bernard jaumier vous êtes du côté du gouvernement et du côté du Sénat là dessus je suis côté de la santé publique comme d'habitude et des gens qui ont besoin et qu'on doit soigner vous savez c'est un débat qui revient chaque année et chaque année le groupe les républicains et la majorité sénatoriale confondent la politique migratoire avec la politique de santé publique l'aide médicale d'État ce n'est pas un dispositif de contrôle de la politique migratoire c'est un autre sujet c'est un sujet qui est légitime pour un état pour un parlement de débattre des contrôles migratoires mais l'aide médicale état c'est quoi c'est un dispositif qui dit que quand quelqu'un n'a pas de droit à la sécurité sociale dans notre pays on le soigne quand même et y compris on le soigne avant qu'il ait quelque chose de grave parce que cette bêtise d'attendre que les gens aient quelque chose de grave ça coûte plus cher en plus à la collectivité donc sauf à défendre l'idée qu'on va pas les soigner du tout mais sinon à part ceux qui voudraient défendre ça mais heureusement je n'entends personne défendre cette idée c'est une bêtise et quand vous regardez pourquoi le budget de l'aide médicale d'État progresse c'est la partie hospitalière vous savez pourquoi regarder dans le détail c'est la partie hospitalière parce qu'on a compliqué avec le les imbécile amendement et décision il y a trois ans de restreindre l'accès à l'aide médicale d'État mais si ça a marché contrairement à ce qu'ils disent c'est plus compliqué et donc et ça se reporte sur l'hôpital les gens les soins de ville de la me ça ne bouge pas quasiment pas voilà donc le résultat de tout ça c'est que ça coûte plus cher parce que les gens vont se faire soigner plus tard et deuxièmement on a l'état à restreindre la délivrance de titre de séjour quand quelqu'un est en situation irrégulière et que vous le laissez en situation irrégulière il relève de la me si vous le régularisez il passe sur la sécurité sociale comme on a moins régularisé et ben on a laissé plus de gens dans la même justement la droite dit qu'il y a une contradiction très rapidement une contradiction entre cette volonté de restreindre les flux l'immigration et en même temps cette augmentation de la vous voyez aussi une contradiction là dedans dans cette politique vous pointez c'est exactement ce pardon de ce que je veux pas vous associer à mes propos mais ce que je disais au fond de le contrôle de la politique migratoire avec un dispositif de santé publique ils ont tout faux voilà à tout à l'heure on parlera des républicains notamment parce qu'il y a le grand débat sur évidemment sur Public Sénat dans une petite demi-heure maintenant tout à l'heure on va continuer à parler des questions de santé en attendant c'est aussi évidemment la qualité dans nos régions va Poitiers on retrouve Delphine Blanchard journaliste à La Nouvelle République bonjour Delphine merci d'être là et Delphine vous nous proposez un dossier sur les façons de rompre l'isolement des personnes résidant n'est pas si les seniors qui habitent la commune de Lusignan venait partager un moment de convivialité avec les résidents de l'EHPAD de cette même commune c'est le pari qui a été lancé sous forme d'ateliers à la mi-nove pour rompre l'isolement dans cette petite commune à 30 minutes de Poitiers le nom de ce projet recréant du lien impossible de faire plus limpide nous avons assisté à l'un de ces ateliers en début de semaine quatre résidents de l'EHPAD et trois seniors habitants à leur domicile se sont réunis lors d'un après-midi pour parler de leur loisirs de leurs envies et de la façon de retrouver goût aux sorties finalement autour d'un café c'est surtout une façon de passer du bon temps loin de la chambre de la résidence ou du train-train du quotidien surtout qu'il n'est pas si facile de faire sortir les résidents de leur chambre devenu refuge depuis le covid pour certains il y a encore la peur d'être contaminé c'est parfois une épreuve et un premier pas vers l'extérieur l'atelier qui se trouve dans une salle au milieu de la cour intérieure de l'établissement peut devenir une étape avant d'aller jusqu'au jardin de la résidence pour nourrir les poules par exemple si ce sont des petits pas pour les résidences et certainement un grand bon pour l'autonomie j'ai une question pour vous monsieur le sénateur l'isolement social des seniors est-il selon vous un enjeu de santé publique alors d'abord merci pour votre pour votre témoignage pour l'expérience que vous relatez oui mais c'est au-delà d'un enjeu de santé publique c'est un enjeu social de façon plus générale et ça démontre je dirais l'importance que notre pays se penche réellement sur la question dont la dépendance et le grand âge son prix en charge et son vécu dans notre pays vous savez que depuis des années on attend une loi cadre alors c'est pas pour le fétiche d'une loi 4 mais c'est parce qu'on en a besoin pour poser des grands principes pour poser ces cadres le domicile l'EPAD comment comment on fait pour que les personnes puissent choisir pour que celles qui veuille rester à domicile et des dispositifs adaptés pour que celles qui sont en EHPAD bénéficient dans ces ehpad de cette qualité de prise en charge qui va au-delà des fonctions essentielles on va dire et physiologiques et qui est cette prise en compte des activités du respect du rythme de la personne âgée du maintien de ses liens sociaux mais familier aussi parler d'épidémie de covid on a on a encore des réactions qui sont des réactions de fermeture qui ne sont pas justifiées qui ne faut pas il faut pas aller dans cette direction là et malheureusement vous voyez on vient de discuter du budget de la Sécurité sociale comme vous le savez maintenant l'autonomie est une branche c'est la cinquième branche de la sécurité sociale et on n'a pas eu de discussion au fond sur cette question parce qu'on a toujours pas cette loi alors vous savez qu'un dispositif de deux heures en ville pour favoriser le lien social a été adopté c'est très bien mais il est vraiment urgent que on vers un cadre qui soit plus satisfaisant et malheureusement bon le printemps dernier a révélé qu'un certain nombre d'EHPAD abusent plus créatifs avaient des pratiques qui qui racontent quelque chose c'est que des gens préfèrent utiliser le grand âge pour ouvrir des établissements à but lucratif et moi je trouve que c'est choquant et je trouve que il faut qu'on utilise les moyens de la collectivité les financements que l'on met à améliorer la qualité de vie et la qualité le lien social des personnes qui sont dans des établissements c'est bien sûr une question de santé mais au-delà une question de respect qu'on doit aux personnes âgées on va parler d'un autre sujet avec vous toujours dans le domaine de la santé c'est cette grève des médecins libéraux annoncés pour demain et vendredi oui la mobilisation sera-t-elle importante c'est vraiment la question du préavis qui est pour jeudi 1er décembre et vendredi 2 décembre c'est un préavis de grève nationale qui a été déposé par le groupe facebook médecin pour demain fort de 44000 14000 membres excusez-moi suivi malgré tout par de nombreux syndicats leur doléances sont assez simples les médecins sont usés avec pas après trois années de covid on en parlait à l'instant il souffre aussi d'un manque de reconnaissance la surcharge de travail est trop conséquente les burn out se multiplient parmi les revendications il y a notamment la quatrième année d'internat sans obligation d'aller dans un désert médical ou encore passer la consultation à 50 euros à Châtellerault par exemple dans la Vienne le cabinet médical n'assure aucun rendez-vous durant les deux prochains jours dans un territoire où il est déjà très très compliqué d'avoir accès à la médecine libérale selon vous monsieur le sénateur cette grève est-elle justifiée du côté des patients elle est vraiment pas très très bien comprise je vous l'avoue alors d'abord moi je note que très souvent quand les soignants disent qu'ils font grève c'est un affichage mais qu'ils assurent regardez les infirmières à l'hôpital en grève ça se traduit par un autocollant mis sur la blouse et des infirmières qui continuent à travailler c'est la même chose pour les médecins non ce qu'il faut entendre vous savez hier c'était les psychiatres qui étaient en grève et qui manifestait ça va être les médecins généralistes demain après-demain les infirmières c'est récurrent aussi les professionnels de santé que ce soit à l'hôpital ou en ville exprime une souffrance exprime une tension et la question c'est qu'est-ce que notre pays consacre à son système de santé on pourrait dire aussi sur la justice etc ce que je ce qu'on peut constater c'est que ces services sont des services publics même si parfois ils ont une forme privée dans l'exécution mais c'est du financement par la Sécurité Sociale donc public en France nous ne finançons plus les services publics c'est le paradoxe de notre pays qui a des dépenses publiques qui a progressé en vingt ans maintenant 55% du PIB mais dans il faut comprendre que dans la dépense publique le financement des services publics a baissé et qu'on ne finance pas plus nos services publics il y a 40 ans alors qu'on a 15 millions d'habitants en plus et c'est pour ça que la justice ne fonctionne plus que les l'éducation est en difficulté et que le monde de la santé est en difficulté il faudra qu'un jour on est ce débat au fond dans notre pays à quoi sert la dépense publique et en deux mots maintenant nous consacrons plus de moyens à financer des exonérations de cotisation à financer ce qu'on appelle du transfert vers les entreprises ou vers les ménages et l'État ne finance plus ces services publics dont vous avez l'ensemble des soignants qui sont en déshérence qui sont en grande difficulté alors si on leur en prenant un bâton et en tapant sur la tête vous savez ce qui va se passer c'est très simple ils vont arrêter c'est les infirmières qui quittent l'hôpital c'est des étudiants en médecine chez lesquels le taux de suicide est largement plus élevé que dans la moyenne de la population et qui sont en souffrance et à qui on dit on va en plus vous imposer de nouvelles contraintes non on prend le problème à l'envers il faut que notre pays financer service public financent ces fonctions essentielles et respectent ceux qui sont en première ligne merci Delphine merci beaucoup d'avoir été avec nous la Une de La Nouvelle République c'est grand Châtellerault l'énergie flambe c'est à la Une de votre journal un mot Bernard jaumier sur l'actualité dans votre région Île-de-France et cette question des transports du financement des transports Valérie Pécresse qui dit que s'il n'y a pas d'aide le passe Navigo de augmenter pour les usagers est-ce que pour vous elle a raison de demander une hausse de la contribution des entreprises ah mais moi je partage encore une fois le fait que voilà encore une fonction essentielle un service public qui en état de sous-financement chronique donc maintenant Valérie Pécresse se retrouve comme tout les grands-mères comme tous les présidents de métropole etc en difficulté avec un état qui est aux abonnés absents donc avec un ministre des Transports qui ne répond pas clément Beaune et qui ne financent pas à hauteur les transports en commun dans notre pays donc on peut toujours annoncer qu'on va faire 10 RER dans les grandes métropoles ça c'est vraiment un exercice de communication totalement déconnectée de la réalité de ces territoires et donc la responsabilité de gouvernement merci Bernard jaumier merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin dans 20 minutes à 3 jours du premier tour de la présidence des républicains grands débat entre les représentants des trois candidats de sénateurs Stéphane lerudulier pour Bruno Retailleau Alain jouyandet pour Éric Ciotti et le député Raphaël berger qui représente Aurélien Pradier ce sera à suivre dans 20 minutes mais d'abord vous allez laisser votre place à notre prochaine