Haut Conseil pour le climat : audition de Corinne Le Quéré - 03/10/2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:00OuverteRéponse directe
Comment lutter contre les réticences territoriales face à la planification écologique ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la relocalisation de la production pour réduire l'empreinte carbone ?
- 17:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi les recommandations du HCC ne sont-elles pas retenues si elles ne sont pas économiquement rentables ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Quels risques pour la transition écologique si la loi de programmation énergétique climat n'est pas votée ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Comment concilier combat climatique et préservation de la biodiversité ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Quelles solutions concrètes pour l'adaptation au changement climatique dans les territoires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Corinne Le QuéréFait
« Plus de 2000 communes ont connu de fortes tensions pour s'approvisionner en eau potable. »
- 6:00Corinne Le QuéréChiffre
« 72000 hectares ont brûlé l'année dernière, excédant les limites des moyens français de lutte contre les incendies. »
- 7:00Corinne Le QuéréFait
« La sécheresse des sols exceptionnelles a touché trois quarts du territoire métropolitain. »
- 11:00Corinne Le QuéréFait
« Les rythmes de baisse actuelle sont insuffisants pour atteindre les objectifs de 2030 et doivent presque doubler. »
- 24:00Gérard Le Gall (Socialiste)Chiffre
« L'empreinte carbone des importations est une fois et demie plus importante que les émissions produites sur le sol national. »
- 4:00Corinne Le QuéréFait
« le Haut Conseil pour le climat a été créé par Emmanuel Macron en 2018 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
euh le Haut Conseil pour le climat donc est pour rappel parce que on a déjà fait des interventions dans cette commission je vous remercie c'est un organisme neutre et indépendant qui a pour mission principale d'évaluer l'action publique en matière de climat y compris la trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet de serre les plus de carbone l'emprunte carbone l'adaptation au changement climatique et aussi de jeter un regard sur les impacts socio-économiques des actions climatiques le Haut Conseil mais en perspective l'action de la France par rapport à celle des autres pays il recommande des actions et ce qui fait l'unique l'originalité du Haut Conseil pour le climat c'est que le gouvernement doit présenter une réponse ou recommandations du Haut Conseil pour le climat au Parlement et au seaser donc à vous les députés six mois après les recommandations après le après la publication de son rapport annuel et c'est ce cycle de rapport réponse rapport et réponse qui se veut être un cycle amplificateur de l'action climatique dans son rapport 2023 le Haut Conseil pour le climat a d'abord revu la façon dont la France gère les éléments météorologiques et climatiques qu'il a touche dans la perspective de à l'avenir évaluer sa politique d'adaptation conformément au mandat qui lui est donné les l'année 2022 donc a été emblématique de l'intensification des effets du changement climatique c'est une année record l'année 2022 on a encore battu des records dans les derniers mois mais l'année 2022 dans l'ensemble a été exceptionnellement chaude avec 2,9 degrés de réchauffement de température moyenne en France trois vagues de chaleur un déficit de précipitation important en France métropolitaine alors que les outre-mer tropicaux ont enregistré de fortes précipitations à l'inverse avec d'importantes inondations ces événements s'inscrivent dans une trajectoire de réchauffement du aux activités humaines certains aspects ont été exceptionnels on est surpris pourquoi est-on encore surpris de l'intensité des événements climatiques qui s'inscrivent dans la trajectoire de de réchauffement climatique on ne devrait plus en 2022 être surpris ces événements de 2022 donc ont eu des impacts graves sur les personnes sur les activités économiques sur les infrastructures et sur les écosystèmes les dispositifs de prévention et de gestion de crise n'ont pas permis d'éviter toutes les conséquences des événements de 2022 il y a quelques exemples à l'écran plus de 2000 communes ont connu de fortes tensions pour s'approvisionner en eau potable pointant les limites du dispositif de gestion de l'eau actuelle et ce malgré une révision qui a été fait en 2021 en réponse au retour d'expérience des sécheresses précédentes donc on n'a pas appris ou en tout cas pas appris suffisamment des événements précédents on est encore dans la réponse réactive 8000 communes ont fait des demandes pour reconnaissance de catastrophes naturelles à cause de dommages ou bâtiments causés par les effets de RET rait gonflement des argiles dus à la sécheresse des sols c'est dommage on induit un coup seul c'est dommage on réduit un coup de 2,9 milliards pour les assurances en 2022 9 milliards et là aussi on voit bien l'empreinte du réchauffement climatique derrière ces changements comme vous le savez 72000 hectares ont brûlé l'année dernière excédant les limites des moyens français de lutte contre les incendies de végétations des moyens étrangers ont dû être déployés en renfort les vagues de chaleur et estivales ont induit plus de 2800 décès en excès malgré un dispositif sanitaire éprouvé depuis 2004 on sait gérer les vagues de chaleur et malgré cela on a quand même 2800 décès la sécheresse des sols exceptionnelles a touché trois quarts du territoire métropolitain le rendement agricole abaissé de 10 à 30% pour certaines filières et la production hydroélectrique a diminué de 20% . ces impacts ont donc nécessité des mesures d'urgence et d'indemnisation qui ont atteint voir excéder les capacités de gestion des services le réchauffement est amplifié en France par rapport au niveau mondial le plus de degrés de réchauffement à l'horizon 2030 et pratiquement inévitable en France avec des années extrêmes comment 2022 qui vont devenir de plus en plus fréquentes et qui vont encore s'intensifier la température record en 2022 elle serait la température moyenne à l'horizon 2050 2060 pour un réchauffement planétaire qui atteindrait 2 degrés après 2050 l'emprun l'ampleur du réchauffement dépend des émissions futures sur la base des politiques actuelles 4 degrés de réchauffement en France est projeté vers 2100 avec des années plus extrêmement encore aujourd'hui l'adaptation se fait largement en mode réactif mais ceci ne suffit pas comme on l'a vu à prévenir les impacts futurs et il est probable que l'équilibre du système assurantiel en France ne tiendra pas dans sa configuration actuelle l'adaptation doit donc devenir antispatrice préventive transformatrice et bien sûr changer d'échelle le cadre de référence qui a été annoncé par le gouvernement de s'adapter suivant une trajectoire de réchauffement de 4 degrés en France et cohérent avec les connaissances scientifiques à condition de prendre en compte les risques supplémentaires qui sont de plusieurs natures soit la variété naturelle qui se superpose et fait que des années comme 2022 amplifient le réchauffement de manière plus ponctuelle mais aussi les risques de renversement des politiques climatiques au niveau mondial qui sont très très réels et ce liées bien sûr aux incertitudes sur les connaissances de la réponse du climat et du cycle du carbone en ce qui concerne le constat sur l'évaluation l'évolution des gaz à effet de serre donc une baisse rapide des émissions et donc plus que jamais essentiel pour contenir l'intensification des risques climatiques graves la baisse en France des émissions elle se poursuit on a vu en 2022 une baisse de 2,7% pour les émissions brutes sans tenir compte des puits de carbone soit 11 millions de tonnes d'équivalence CO2 vous avez peut-être vu aujourd'hui les annonces de la cité pas sur la baisse des émissions de plus de 4% 4,5%, je pense sur la première moitié de l'année ça s'inscrit aussi dans cette poursuite donc la baisse en 2022 elle est due à une forte baisse dans le secteur du bâtiment et de l'industrie qui s'explique en partie par un hiver très doux qui a réduit la demande de chauffage mais aussi par les mesures de sobriété prises en réponse à la hausse des prix de l'énergie et aux appels à la sobriété du gouvernement cette baisse a en partie été compensée par une hausse des émissions dans les secteurs des transports qui continuent qui ont continué leur bon poste vide et dans le secteur de l'énergie due à l'indisponibilité du parc nucléaire non programmé et à la baisse de la production hydroélectrique dû aux conditions climatiques exceptionnellement sèches la loi climat hérésilience de 2019 a établi des budgets carbone c'est ce qu'on voit là donc vous voyez du coup la trajectoire des émissions dans le passé la trajectoire projetée dans la loi actuelle et les budgets carbone actuels dans la loi et donc ces budgets carbone sont inscrits dans la loi leur niveau par décret et ce sont des seuils à ne pas dépasser sur les années correspondant à la deuxième au deuxième budget carbone donc qui se trouve à être juste ici les le budget carbone pour les émissions brutes donc sans tenir compte de l'absorption début de carbone est en voie d'être respectée c'est ce que vous voyez ici donc la ligne noire observée elle est sous la barre verte en partie à cause de la baisse des émissions dues aux restrictions imposées durant la pandémie par contre pour en ce qui concerne les émissions nettes avec plus de carbone et on pourra aller plus en détail lors des questions le budget est en moi d'être dépassé car les puits de carbone sur tous les forêts ont beaucoup diminué à cause de la forte mortalité d'une croissance des arbres trop faibles et de prélèvements en plus des feux de forêt en 2022 les rythmes de baisse actuelle sont insuffisants pour atteindre les objectifs de 2030 et doivent presque doubler la baisse observée pour les émissions brutes que vous voyez ici 9,1 millions de tonnes sur les trois dernières années la baisse attendue par la stratégie nationale bacarbonate actuelle donc avec un objectif de -40% en 2030 elle est de 12 millions de tonnes sur cette période en moyenne en par année donc on n'est pas encore à cet objectif de plus bien sûr l'objectif 2030 a été renforcée en 2021 par la loi européenne sur le climat et cet objectif décliné pour la France qui est pas encore inscrit dans la loi mais qui a été annoncé implique une baisse de 17 millions de tonnes de CO2 en moyenne sur cette période donc vous voyez le nouvel objectif pour européen pour la France et c'est le point jaune là donc le rythme de baisse des émissions doit presque doubler et les puits de carbone doivent en parallèle fortement augmenté alors qui diminuent à l'heure actuelle donc cette baisse là au niveau national elle doit être répartie entre les différents secteurs émetteurs et c'est bien les choix du gouvernement qui vont distribuer ces efforts entre secteurs pour les secteurs qui ne sont pas couverts par le système d'échange de quotas d'émission européenne donc au hsec nous a en fait deux hypothèses pour cette répartition soit une répartition dans la configuration actuelle donc avec la distribution de l'effort actuel et une répartition égale entre secteurs selon leur poids en émission dans les deux cas les rythmes de baisse que vous voyez ici dans l'encadré en bas les rythmes de baisse des émissions doivent être reussés pour l'ensemble des secteurs sauf pour le secteur du bâtiment où on a une marge de manœuvre pour les secteurs des transports et de l'énergie la hausse est forte avec un facteur 3,5 à 5 comparé à leur baisse depuis 2019 dans le secteur de l'agriculture les choix du gouvernement auront une finance majeure parce que selon le choix que l'on fait le facteur amplificateur pourrait être de 1,25 ou 3,5 si on distribue les efforts de manière équitable entre secteur ou de manière proportionnelle entre secteur cependant la baisse constater des puits de carbone implique que des efforts supplémentaires dans le secteur agriculture agricole seront nécessaires afin d'augmenter le stockage de carbone dans les sols l'industrie doit aussi son rythme de baisse par un facteur 1,4 à 1,6 et en ce qui concerne les émissions du bâtiment ce sont les seuls qui pour le moment respectent le rythme de baisse pour lequel le rythme de baisse est compatible avec le rythme attendu en 2030 bien que du coup lorsque l'on regarde l'analyse sous-jacente elle montre que le nombre de rénovations énergétiques profonde et bien inférieur au nombre nécessaire pour aller jusqu'à la neutralité carbone en 2050 pour le constat sur l'avancée le des politiques publiques le Haut Conseil pour le climat a développé cette année une nouvelle méthode d'évaluation qui a permis de montrer de nombreux blocages la période de la méthode d'évaluation est inclut l'appréciation du cadre public sous 5 axes que nous avons appliqué cette année sous mot de réduit mais je vous donne les conclusions que nous avons pu tirer cette année de cette analyse pour le volet stratégie qui est le mieux développé de nombreuses documents stratégiques et plan d'actions ont été publiés ils sont généralement bien cadrés avec des priorités et des actions et ils mobilisent les parties prenantes la cohérence et l'alignement des stratégies avec les objectifs climatiques par ailleurs ne sont pas assurés et les dispositifs de suivi et d'évaluation sont souvent incomplets ce qui rend difficile la garantie de l'atteinte des objectifs surtout pour le deuxième volet d'évaluation la stratégie n'est pas alors actuelle accompagnée d'une politique économique d'ampleur permettant de déclencher l'accélération nécessaire l'examen des politiques pour les sous secteurs des voitures et des logements montrent l'existence de paquets de mesures mais les incitations et les moyens financiers qui les accompagnent sont insuffisants un soutien public supplémentaire est nécessaire qui doit augmenter avec le temps pour atteindre environ 30 milliards par an en 2030 tous secteurs confondus pour la part publique soit la moitié des financements publics et privés nécessaires selon le rapport Pisani ferry mafouze qui a été publiée plutôt dans l'année la politique économique de la France doit donc être transformé afin de permettre d'atteindre les rythmes de baisse des émissions attendues et de mettre en place une adaptation transformationnelle ceci comprend la politique budgétaire fiscale commerciale industriel et celles de l'emploi une trajectoire de financement aussi jusqu'à l'atteinte de la neutralité carbone ceci comprend une trajectoire depression des dépenses et des niches fiscales défavorables au climat et la structuration et la création de nouvelles filières de la transition énergétique pour le troisième volet les freins et leviers de la transition donc ici on entend compétences infrastructures organisation des marchés etc ils sont nombreux par exemple 15 freins et leviers ont été identifiés pour le seul secteur des transports ceci donne une idée de l'ampleur du travail à accomplir ces freins et leviers du coup dans l'approche du gouvernement ou dans l'approche de l'État sont généralement identifiés mais ils ne sont souvent pas traités de manière systématique dans la durée quatrième volet la contribution de l'adaptation au respect des budgets carbone n'est pas explicite dans le cadre existant avec l'agriculture et les puits de carbone qui sont les mieux couverts et les risques de l'adaptation sont du coup à l'heure actuelle peu identifier dernier volet les politiques climatiques pèsent davantage sur les ménages modestes malgré les efforts qui sont faits en Gibles pour compenser les effets et régressifs ceci s'explique par une offre inadéquate par exemple les offres de véhicules doivent être petits légers pour être abordables et par les limites de capacité de réponse des ménages qui s'ajoutent à un contexte de forte inflation au niveau à l'international la multiplication des politiques publiques commencent à faire réfléchir les émissions mondiales au moins 18 pays dont la France voit leurs émissions et leur empreinte carbone diminué depuis une dessinée ou plus avec plus de 3000 lois climatiques nationales qui ont permis d'éviter plusieurs milliards de tonnes d'équivalence CO2 au niveau mondial les engagements actuels malgré tout ne suffisent pas à limiter le réchauffement dans la fourchette 1,5 à 2 degrés et le plus près possible des 1,5 degrés alors que la Coop 27 de l'année dernière n'a pas permis d'avancer sur les engagements de réduction des missions l'adoption de la majorité des textes du fit for fifty-five au niveau européen viennent structurer l'action de l'Europe et de la France ce développement positif clarifie comment l'Union européenne compte atteignent ces objectifs de 2030 ces textes doivent être rapidement doivent rapidement se traduire en mesure concrète avec plein d'investissement déclinés sur le long terme et l'évolution des dispositifs qui les accompagnent à la fois au niveau européen et au sein des États membres y compris la France avance du coup à un rythme qui est encore difficilement compatible avec les objectifs 2030 dans 7 ans dans l'optique du besoin de relancer la dynamique internationale la France doit préparer une position forte en amont de la cop28 sur la base du renforcement de ses objectifs rehaussés de 2030 pour le constat il est grand temps du coup dacté l'urgence et d'engager les moyens nécessaires ou rehaussement de l'action publique en matière d'adaptation de transformationnelle et de décarbonation accélérée en France et dans le monde l'année 2022 a révélé les limites capacitaires de gestion de crise en France et faire ressortir que plus que jamais plus que jamais le besoin de définir une politique économique d'ampleur permettant de déclencher l'accélération nécessaire tout en atteignant les objectifs de neutralité car moi en 2050 bien sûr la loi ne programmation quinquennale sur l'énergie et le climat à elpek la révision de la stratégie nationale bas carbone et la stratégie française pour l'énergie et le climat sont des périodes d'opportunité à ne pas rater pour concrétiser système systématisé et opérationnaliser les nouveaux objectifs en conclusion les principales conclusions de notre rapport sont les suivantes l'adaptation en mode réactif et ponctuel qui est prévalant aujourd'hui ne suffit pas l'adaptation doit changer d'échelle le cadre stratégique qui se construit doit être mise en oeuvre de manière opérationnelle et systématique il doit être accompagné d'une politique économique d'ampleur alors que la dynamiques internationale elle doit être relancée en amont de la cop28 le Haut Conseil pour le climat a fait plus de 100 recommandations spécifiques qui viennent accompagner ses conclusions elles sont disponibles dans un petit pamphlet devant la salle avec le résumé exécutif maintenant la réponse du gouvernement assez recommandations est attendue d'ici la fin de l'année conformément à la loi énergie et climat et cette réponse se fait bien sûr au Parlement et aux œufs je vous remercie merci madame la Présidente pour ce pompon introductif nous en venant aux orateurs des groupes et pour le groupe Renaissance la parole est à Marjolaine ménilfer si monsieur le Président chers Mondon madame Guillaume merci pour votre présence aujourd'hui en premier lieu je voulais saluer au nom du groupe Renaissance votre tabac ainsi que ceux de vos équipes pour la richesse du contenu scientifique et l'effort pédagogique que vous déployez pour le rendre accessible à tous merci pour ça parce que votre travail est précieux et nous le suivons ici avec beaucoup d'attention l'édition 2023 de votre rapport donc paru en juin appelle les pouvoirs publics à entrer dans une phase plus proactive marquée par une volonté de préparer l'adaptation et de piloter la planification ces deux appels nous semblent avoir été d'ores et déjà entendu au moins en partie par le gouvernement avec la présentation du travail du sgpe en juillet ça doit vous rassurer d'ores et déjà de même que l'augmentation significative des budgets pour le PDF dédié à la transition écologique ainsi que les travaux qui ont été menés autour de l'adaptation à une France plus 4 degrés qui ont été eux lancés c'était en mai c'est ma mémoire est bonne donc tout ça ultérieur à votre rapport tout ça est-ce que vous l'avez suivi est-ce que ça vous semble déjà un peu plus à la hauteur dans un second temps je voudrais m'attarder sur l'appropriation par les territoires et les Français des enjeux de la planification écologique je sais qu'à vous tient à cœur madame la Présidente il y a des réticences fortes encore dans les territoires et chez locaux citoyens qu'est-ce que vous aimeriez répondre à ce président de région qui annonce vouloir se retirer du dispositif 0 artificialisation nette ou encore aux propriétaires bailleurs qui voudraient repousser les chances de rénovation des passoires thermiques comment on peut lutter contre ces réticences quel rôle pour les collectivités territoriales dans la planification quelle vigilance vous aurez par la déclinaison des objectifs de planification dans les stradettes vous les avez mentionnés dans votre PowerPoint que pensez-vous de l'annonce de la première ministre de mettre sur pied des coffres régionales chargés selon ses mots de faire converger travaux nationaux et remonter des territoires parce que les régions sont les chefs de fil de l'aménagement du territoire l'échelon pour la réflexion stratégique et la planification ce mode de gouvernance vous paraît-il pertinent et comment souhaiteriez-vous y être associé je vous remercie rassemblement national la parole est à Pierre meringue merci monsieur le président madame la présidente madame monsieur chers collègues enliminaire en introduction je voudrais rappeler que la France aimait 0,9% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial et que nous sommes par ailleurs les bons élèves de nous étions les bons élèves de la décarbonation notamment grâce à notre énergie nucléaire l'arbre largement abîmée c'est 30 dernières années je m'en inquiétude est aussi celle-ci c'est que l'industrialisation des pays en voie de développement qu'on pense en termes de gaz à effet de serre l'ensemble des efforts que nous pouvons nous faire français il faut faire des efforts mais il manque il manque une corde à votre arc c'est que 51% des émissions de gaz à effet de serre de notre pays proviennent de nos importations qu'est-ce que vous pensez donc de l'idée de relocaliser la production en France retisser un maillage de services publics français des logements à bas coût pour les Français les plus modestes question dernière quand allez-vous cesser de préconiser au nom de la transition écologique des mesures technocratiques et injustes pour nos concitoyens les plus modestes pour le groupe la France insoumise nups la parole est à Sylvain carrière merci monsieur le président madame la Présidente dans votre présentation du rapport annuel de juin dernier vous présentiez l'échec de la politique climatique menée aujourd'hui en France le rythme de réduction des missions des gaz à effet de serre doit doubler annuellement pour tenir les objectifs européens du feed forfait site fifty-five les objectifs pourraient arriver sont détaillés dans votre excellent rapport et pourtant le gouvernement sous couvert de planification écologiques que l'on pourrait appeler greenwashing d'État nous embarque dans sa bagnole qui fonce droit dans le mur prenons l'exemple des puits de carbone invoqués par le gouvernement comme solution miracle vous dites au contraire qu'ils ont potentiel défaillant du fait de l'intensification des sécheresses phénomène déjà commencé et voué à s'accentuer dès lors les effets d'annonce comme un milliard d'arbres plantés par les écoliers sont anachroniques sans aller jusqu'à parler de démagogie car actuellement les puits de carbone absorbent 4% des émissions de gaz à effet de serre et ce malgré une couverture forestière d'un tiers du territoire national planter des arbres n'est donc pas la solution mais un pansement il faut un plan national de sobriété en même temps aucune bifurcation structurelle n'est engagée les transports restent centrés sur la bagnole et sont développement 250 000 voitures électriques annuelles annoncées par Emmanuel Macron et de nouvelles autoroutes comme la 69 entre Toulouse et cast mais où sont les transports en commun et le rail autrefois Florent français et que dire des millions de poids lourds à 97% au gasoil en retard sur la stratégie nationale bas carbone rien ils ne sont pas évincés des routes comme notamment à cause de l'abandon du fret ferroviaire français pour terminer donc en tant que Haut Conseil pour le climat comment expliquer que parmi toutes vos recommandations les seules retenues le soi grâce à une opportunité industrielle ou économique à croire donc les coûts sociaux et de biodiversité n'entre pas dans l'équation je vous remercie merci pour le groupe les républicains la parole est à Antoine vers Morel marquez merci monsieur le président madame la Présidente chers collègues tout d'abord notre groupe vous remercie de votre présence cet après-midi afin de nous éclairer sur vos constats et également vous recommandations concernant la transition écologique en juin dernier le Haut Conseil pour le climat a publié son cinquième rapport annuel qui dénonce le rythme des réductions deux fois trop lents des émissions de carbone de la France au regard de ces engagements pris dans le cadre de l'accord de Paris alors que le gouvernement se satisfait d'un léger mieux par rapport à la période 2015-2018 pour laquelle notre pays a été condamné pour une action climatique votre rapport confirme que la baisse de 2,7% mesurait en 2022 et d'abord lié aux effets conjoncturels de l'hiver doux et de l'inflation et je vous cite sans que cela ne permette de conclure que des politiques structurelles suffisantes ont été enclenchés à l'issue de la mission flash sur le respect des engagements climatiques de la France conduite avec ma collègue Laurence et del Grière nous estimons que l'horizon loint les objectifs de décarbonation ne favorisaient pas l'action et qu'une loi de planification écologique assise sur un pouvoir de contrôle renforcé du Parlement et de nouveaux moyens accordés au conseil pour le climat serait nécessaire à ce titre quels ont été pour vous les suites de notre mission flash et notamment en matière de ressources humaines à ce sujet quel risque voyez-vous pour la transition écologique à ce que la loi de programmation énergique climat ne soit pas comme prévu voté par le Parlement la planification écologique des voyait la semaine dernière par le président Emmanuel Macron est décliné dans le projet de loi de finances 2024 est-elle à la hauteur des enjeux enclenchera-t-elle la dynamique espérée alors qu'elle ne fait aucune action de pluriannuel ce qui manque à notre avis dans ce plan c'est une politique plus enthousiasmante d'incitation au changement qui ne consiste pas à culpabiliser nos concitoyens mais à leur proposer des solutions attractives cette écologie plus humaine et moins punitive passera enfin par des changements de mode de vie et de production soumis au débat et acceptée par les Français enfin notre groupe s'interroge sur l'importance donnée à l'atténuation mais aussi à l'adaptation dans les débats à venir avez-vous prévu d'inclure ce sujet dans vos prochains travaux de manière plus intensive je vous remercie merci pour le groupe démocrate modem et indépendant la parole est à uber hot [Musique] parmi les premières causes de cette disparition accélérée du vivant à l'échelle mondiale un rapport de l'IPBES paru en 2019 estime que cette 1 million d'espèces qui sont menacées d'extinction pour les prochaines décennies du jamais vu dans l'histoire de l'humanité la France qui abrite environ 10% de la biodiversité mondiale et parmi les premiers pays pour le plus grand nombre d'espèces en danger les causes de l'effondrement du vivant sont connus artificialisation agriculture exploitation forestière et pollution figure parmi elles en mélangeant nos espaces vierges en modifiant nos pratiques agricoles en réduisant drastiquement la pollution et en diversifiant nos productions même en forêt nous recréerons un paysage à face multiple un paysage qui fonctionne comme un écosystème dans nos projets pour la transition ces évolutions et ses révolutions doivent absolument devenir nos priorités nationales ne croyez-vous pas que c'est en unissant le combat climatique et le combat pour le vivant que nous choisirons ces priorités absolues qui nous feront sortir par le haut en défendant finalement autant les conditions pour la vie que la vie elle-même merci pour le groupe socialiste et apparenté la parole est à Gérard le seul merci monsieur le président madame la Présidente cher membre du Haut Conseil pour le climat cher collègue la France n'est manifestement pas prête à faire face aux effets du changement climatique c'est ce que vous mettez dans votre rapport et en tant que député des boucles de scène cette citation de votre rapport résonne terriblement tant je mesure le risque d'une élévation du niveau de la mer et donc du fleuve sur nos communes et vergers de la vallée de la Seine les incidences des modifications climatiques sont énormes reculent du trait de côte modification des cultures intermittences de la ressource en eau c'est périls sont nombreux et nous aimerions connaître vos recommandations sur des solutions concrètes de lutte et d'adaptation à mettre en œuvre dans votre rapport vous faites aussi la démonstration que des mesures prises par le gouvernement vont dans le bon sens mais ne sont pas suffisantes et pas assez massives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et respecter nos engagements internationaux et nos engagements vis-à-vis de la population française pour passer à l'échelle et comme nous le proposons avec le groupe socialiste dans les différents débats parlementaires il apparaît nécessaire et urgent de mettre des moyens forts notamment sur la rénovation énergétique des bâtiments pour ne prendre qu'un exemple le plan pompe à chaleur annonçait avec grandiloquence par le président n'est une nouvelle fois de notre point de vue pas à la hauteur des enjeux le sujet de la rénovation énergétique on le sait c'est la rénovation globale qui seul permettra une forte réduction des consommations et des émissions votre rapport nous invite aussi à une réflexion sur notre empreinte carbone globale qui regroupe les émissions nationales et celles qui s'associent aux produits que nous importons alors selon vos chiffres l'empreinte carbone des importations est une fois et demie plus importante que les émissions produites sur le sol national il n'est donc pas acceptable de déléguer finalement les émissions polluantes à l'étranger au mépris de nos règles sociales et environnementale nos exigences sur la production nationale doivent être les mêmes pour les produits que nous importons que pour celles ceux que nous produisons ainsi nous aimerions obtenir votre expertise sur l'effet de l'application de nos normes environnementales sur des produits que nous apportons je vous remercie merci pour le groupe horizon et apparenté la parole est à Henri alfonsari merci monsieur le Président bon je pourrais faire aussi la lecture de toutes les catastrophes mais je vous l'avais déjà très bien fait donc je ne le ferai pas par contre je vous poserai une question par exemple sur le stradette à la question est-ce que c'est bien la bonne échelle est-ce que ce sera d'être quelque part n'est pas trop petit pour avoir une vraie politique globale et trop grand pour descendre dans le niveau de finesse que nous avons besoin je m'explique par exemple sur une question que j'ai eu tout récemment on a reconstruit la charpente de Notre-Dame on la reconstruit en partie avec du bois vert comme ça se faisait il y a plusieurs siècles enfin au moment où ça a été fait et c'est bien plus efficace et on parle de bois qui vont avoir entre 50 et 80 ans sur le terrain l'ensemble des propriétaires forestiers savent qu'aujourd'hui il va falloir penser effectivement à ne plus récolter un arbre à 120 ans 150 ans mais vrai que tu es à 50 80 ans or il n'y a pas de rapprochement entre les deux visiblement on arrive à faire ce constat dans un secteur le faire dans un autre or personne n'arrive à restructurer une filière avec ses informations là autre question qui me pose c'est la question toutes les villes pompes leur eau dans le phénomania toutes ces taux est rejeté à la mer or il suffirait de 30% ses taux pour faire les usages agricoles et par ailleurs ça permettrait dans le cycle de l'eau de bien mieux gérer la baisse des températures au sol une meilleure biodiversité et autres je n'ai pas l'impression que le stradette puisse répondre à ce genre de problématique d'une manière générale je vais vous poser deux questions votre apport dit que l'adaptation doit devenir préventive et transformatrice en anticipant bien en amont les changements futurs qu'est-ce que vous pensez de l'application actuelle du principe de précaution par rapport à cette phrase là est-ce que il n'y a pas quelque chose d'assez contradictoire entre figé une approche à l'instant T alors qu'on doit être dans une nature prospective et une capacité d'évolution et la deuxième chose c'est c'est bien le carbone qui nous occupe il faut qu'on enlève notamment ce qu'on a mis dans l'atmosphère je sais que vous avez travaillé sur ces questions là madame la Présidente donc comme est-ce que vous avez pensé d'une manière ou d'une autre à le monétiser la parole est à Cyrielle châtelain merci monsieur le Président et merci madame la Présidente d'être venue nous présenter les conclusions de votre travail qui est extrêmement riche extrêmement solide et qui je crois doit tous nous inspirer je voudrais commencer par vous peut-être vous présenter des excuses que vous ayez dès la deuxième intervention dans cette assemblée de la part du rassemblement national des propos climato-sceptiques oui la France représente 1% des émissions comme 180 en fait on a 199 pays qui représentent 1% ou moins des émissions aujourd'hui ce propos là de minorer notre rôle à qu'un seul objectif c'est de nous empêcher d'avancer la deuxième chose c'est qu'il faut prendre en compte la responsabilité historique d'un pays telle que la France dans les émissions cumulées de gaz à effet de serre et je pense que c'était essentiel je retiens de votre intervention et du travail qui a été fait madame la Présidente effectivement l'aspect conjoncturel notamment des baisses de 2022 qui doit nous alerter sur la nécessité de prendre des mesures fortes et structurelles dès maintenant la deuxième chose je retiens l'opportunité que peut représenter la lpk et j'espère qu'on aura l'occasion d'avoir un débat parlementaire rapidement sur sur cette loi que je pense nous attendons tous et qui oui peut être une véritable opportunité enfin je retiens aussi l'importance de préserver les puits carbone et donc important d'arrêter un certain nombre de projets aujourd'hui climaticides notamment de projets autoroutiers pour les préserver enfin j'aurais deux questions vous parlez d'un manque d'une politique économique permettant d'atteindre les objectifs est-ce que vous pourriez développer un peu la politique économique qui vous semblerait pertinente notamment il me semble qu'on a une question sur la dépendance aux énergies fossiles on a un certain nombre de très grandes entreprises aujourd'hui qui notamment totale continue à développer des projets que ça soit en Ouganda ou au Suriname qui remettent en cause en fait toute l'action qu'on est en train de faire donc à la fois quelle politique économique d'incitation quelle politique par rapport dans son grandes entreprises notamment par rapport à l'appel des scientifiques sur la non prolifération de vos projets fossiles et le deuxième la deuxième question c'est sur les ménage modestes vous avez parlé de l'impact des politiques environnementales que peut avoir sur eux est-ce que moi il me semble que notamment dans les personnes qui subissent les impacts du dérecquement de climatique on a de nombreux ménages modestes et ce que vous dire sur des étudier le profil notamment des personnes qui subissent ces impacts du réchauffement je vous remercie merci pour la Gauche démocrate et républicaine la parole est à Hubert vulfran [Musique] [Musique] [Musique] quelques années ce qui est largement insuffisant en matière de décarbonation vous notez une trajectoire similaire insatisfaisante pour les véhicules utilitaires légers donc en matière de frais de marchandise la route domine toujours très largement et ne remplit pas ses objectifs de décarbonation le fait de ferroviaire dont l'enjeu de développement est majeur est guidé comme vous le rappelez par la stratégie nationale dont vous indiquez brièvement je cite qu'elle comporte peu de mesure incitatives ou réglementaires favorisant notre activité du train et le report modal par ailleurs une période relativement incertaine s'ouvre pour le fret ferroviaire alors je voudrais simplement dans ce débat récurrent que vous reveniez sur un certain nombre de peut-être préciser les préconisations qui qui serait selon vous nécessaire dans ces stratégies aux fins d'assurer un report modal au bon rythme merci merci chers collègues madame la Présidente je vous laisse le soin de répondre à nos orateurs de groupe en sachant que nous avons d'ores et déjà une petite dizaine de questions d'une minute merci beaucoup pour ces questions très très riches et aussi pour avoir pris la peine de consulter notre rapport déjà si je les prends en ordre et ensuite je vous demande de compléter la sur les éléments autres vous avez donné l'exemple madame milfar meunier du zan et des réticences en fait de l'engagement des citoyens au travers la France et des réticences qu'on peut avoir ce qui amène à ralentir les politiques publiques donc malheureusement c'est une réalité que l'on doit aller plus vite au niveau de l'implémentation de l'accélération des mesures et ça veut dire que on touche en fait à la vie quotidienne de chacun un des éléments vraiment crucial que nous avons essayé de faire ressortir dans notre rapport c'est justement la disponibilité des options à un coût abordable accessibilité des différentes options et c'est bien là où on peut avoir des avancées importantes c'est à dire de regarder la société bas carbone de demain qui est celle qui est en route elle est en route en France elle est en route en Europe il est en route aux États-Unis elle est en route en Chine elle est en route de par le monde donc c'est la société globale que nous aurons et c'est de regarder qui comment est-ce qu'on peut rendre cette société accessible à tout un chacun si on prend l'exemple des transports bien sûr il y a le transport collectif là où il existe ou c'est possible et où on peut le développer de manière pratique et abordable mais bien sûr il y a aussi le le l'électrification du parc automobile on a noté dans notre rapport une tendance à ce niveau c'est-à-dire que les producteurs produisent des voitures qui sont de plus en plus grosses de plus en plus lourdes et du coup moins de moins en moins abordable et c'est un exemple typique de la transition bas carbone où on veut faire une transition vers l'électrique et que on l'a fait de manière à ce que elle soit pas accessible à l'ensemble de la population et donc là on a eu une recommandation très forte et qui a été entendue jusqu'à un certain point c'est-à-dire d'essayer de influencer déjà l'accessibilité la production du passage à l'électrique vers des voitures qui sont beaucoup plus accessibles mais aussi de regarder le marché de second main dans ce cas spécifique et bien sûr en parallèle de rendre plus accessible le transport actif et le transport collectif on voit bien vous avez mentionné Lausanne mais il y a aussi le problème se retrouve au niveau des ETFE au niveau justement une chaudière à gaz et donc on doit vraiment le gouvernement doit vraiment et l'ensemble du secteur public regardez comment est-ce qu'on a sur une transition juste dans l'ensemble et une transition juste ce n'est pas une transition que simplement articuler au niveau du cou mais au niveau de l'accessibilité pour l'ensemble de la population c'est aussi une transition qui doit avoir une trajectoire très visible pour l'ensemble des acteurs une trajectoire pour les producteurs une trajectoire pour les ménages une trajectoire pour l'industrie et là vous ne m'avez demandé monsieur le Président de commenter sur les annonces qui ont été fait justement depuis la publication de notre rapport et on voit que la plupart de ces annonces elles vont dans le bon sens mais on voit pas encore la trajectoire jusqu'à la neutralité carbone ou au moins jusqu'à l'horizon 2030 se dessiner donc c'est là vraiment où on a un travail collectif à faire mené par le gouvernement avec la à l'appui la publication et le travail fait du SGPA derrière mais pour dessiner cette trajectoire de manière la plus opérationnelle possible d'identifier d'où viendra le financement quelle est la part publique quelle est la part publique privée et comment est-ce qu'on articule tout ça donc le langagement des collectivités l'engagement des régions et fondamentales parce que les régions auront des circonstances spécifiques et que c'est vraiment important de voir comment est-ce qu'on peut articuler les politiques nationales au niveau régional et ça ça ne peut se faire que avec un engagement très important et donc les coffres régionales s'inscrivent dans cette voie là qu'elle pourra être le rôle du Haut Conseil pour le climat il y a des hauts conseils régionaux qui sont en train d'émerger dans les diverses régions je les encourage parce que ça amène justement un regard différent sur cet articulation régionale nationale et nous au conseil pour le climat on a on a a selon la loi climat résilience on doit rendre un rapport sur les régions qui sera viendra probablement 2025 et c'est à ce moment là où on pourra se pencher plus en détail sur le rôle des régions le en ce qui concerne les émissions la contribution de la France aux émissions mondiales donc monsieur Morin donc vous avez parlé bien sûr bien sûr moins de 1% pour la France on le sait tous donc la France elle a un rôle à jouer comme tous les autres pays les émissions par personne sont importantes mais plus important encore vous avez parlé de la France comme étant les bons élèves mais elle est quand même en train de se faire rattraper quelque part par d'autres pays c'est-à-dire que la France elle est pratiquement sortie du charbon pas encore et c'est dommage mais ces émissions nationales diminuent jusqu'à très récemment de environ 2% par an on a vu des années avec un peu plus de virgule 7 mais c'est pas encore la tendance bien ancrée il y a plusieurs pays qui sont sortis complètement du charbon il y a plusieurs pays qui baissent leurs émissions à des rythmes de 3 à 4% par année et donc et donc la France n'est plus du tout toute seule il y a tous les pays européens qui avancent au même rythme la France elle risque d'être en retard si justement elle prend pas le tournant d'accélérer le plus vite possible sa tendance et son industrialisation ou peu importe les choix politiques qui sont faits derrière mais qui soit des choix bas carbone si on veut reculer sur certaines politiques climatiques il faut que les parties soient capables de dire comment est-ce qu'elles vont atteindre les objectifs qui sont franchement très importants parce que comme vous le savez comme vous l'avez vu on l'a vu cet été on l'a vu l'année dernière la France elle est particulièrement exposée au changement climatique plus que les autres pays et que on va souffrir en France si on n'est pas capable de d'entraîner au niveau mondial la baisse en émission nécessaire pour stabiliser le climat 51% des importations merci de nous le rappeler vous avez complètement raison que l'emprunt carbone de la France est les plus élevés une fois une demi plus élevée que les émissions nationales et donc il faut aussi que la France elle s'occupe elle se préoccupe de des émissions associées à ces importations nous avons publié un rapport sur justement ces émissions en 2019 qui est encore d'actualité et qui dit que au moins trois quarts des décisions reliées aux importations sont faites par des acteurs français donc ce sont soit les ménages avec avec leur pouvoir d'achat avec ce qu'ils achètent soit les entreprises avec la source et l'origine de leurs produits qui sont parfois assemblées en France donc on doit bien prendre en compte ces flux ces flux d'émissions nous avons recommandé nous de d'inscrire les émissions de l'empreinte carbone dans les budgets carbone du de la France le gouvernement s'est engagée dans la loi de 2019 à donner un seuil à ne pas dépasser pour ses émissions on a proposé des chiffres et une trajectoire je pense que c'est ça qu'il faut faire il faut appuyer les ménages et les organismes et les entreprises pour pour qu'il puisse engager des choix bas carbone ça sera effectivement comme vous l'avez dit ça va augmenter justement la compétitivité de la France mais plus encore ça va engager inciter les pays qui importent en France à réduire leurs émissions c'est aussi la direction du sébum qui est le ministre le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'Europe donc ces émissions importées il ne faut pas les négliger maintenant si on veut une réindustrialisation c'est un choix politique du gouvernement il faut cependant qu'elle soit bas carbone donc voilà pour le en ce qui concerne les plus de carbone Marion je vais te demander dans une minute de prendre la parole vous avez parlé donc Sylvain carrière maintenant je sais plus où vous êtes ah voilà merci donc effectivement le plan national de sobriété que vous allez mentionné pour pour atteindre les objectifs de 2030 il faut vraiment aller très vite et donc la sobriété doit vraiment être au centre de ces politiques c'est absolument fondamental maintenant la sobriété c'est pas de tout faire comme on fait dans l'actuel et en bout de course dire on vous présente toutes ces offres alléchantes mais surtout ni touchez pas parce que ça émet du carbone il faut vraiment focaliser la sobriété surtout l'offre qui est au consommateur et donc la production et donc et donc et donc toute la chaîne de tout l'ensemble de l'économie et je reviens à mon exemple de cette voiture donc j'ai parlé des voitures électriques qui doivent être petites les voitures aussi thermique ont une tendance surtout les voitures thermiques ont une tendance à devenir de plus en plus grosse c'est un exemple d'une offre qui n'est plus acceptable parce que c'est une offre qui est de plus en plus carbonée alors que on devrait plutôt avoir une offre inverse qui est une offre qui est de plus en plus sobre pour le consommateur et justement la rénovation thermique des bâtiments s'inscrit dans cette offre sobre c'est à dire que en accompagnement du remplacement des chaudières à gaz vers des pompes à chaleur on doit aussi isoler les bâtiments pour réduire les demandes énergétiques ce qui va aussi faciliter du coup les besoins de déploiement des énergies renouvelables et du système électrique qui va avec pour continuer donc sur les suites de votre mission flash et si le plan de le PLF du coup est à la hauteur des ambitions donc là on a vu quand même une augmentation substantielle du coup du budget bas carbone de 7 milliards plus 3 milliards engagés de permission de dépenses la teinte pour la part publique est plutôt vers les 30 milliards en 2030 donc si est-ce que ça suffit dépend de la trajectoire qu'il y aura derrière est-ce que justement le ministère des Finances est effectivement en train de réfléchir à tracer cette trajectoire assortir les financements aux énergies fossiles où les subventions actuelles à les sortir selon une trajectoire très très visible pour que les différents acteurs puissent s'ajuster à l'heure actuelle on n'a pas l'information parce que le PLF concerne simplement de 1024 donc vous avez complètement raison que l'on doit avoir une trajectoire non seulement qui est plus réelle mais qui apporte déjà une visibilité jusqu'à la teinte de la neutralité carbone en 2050 donc au même titre pratiquement que l'éducation est que la santé la transition énergétique maintenant elle doit être au cœur de des préoccupations de l'ensemble des des décideurs politiques et de l'ensemble de la population sur les espèces et la biodiversité je vais laisser ma collègue Marion Guillou répondre si on continue sur le les rénovations énergétiques du bâtiment je pense que j'ai répondu déjà au niveau justement le fait que les pompes à chaleur oui c'est un élément il faut aussi regarder dans l'ensemble et qu'on pourra pas atteindre la neutralité carbone en considérant les demandes énergétiques actuelles dans le bâtiment il faut vraiment réduire la demande énergétique je veux cependant soulever le profiter de la question pour soulever le fait que la rénovation énergétique des bâtiments c'est le secteur qui coûte le plus cher en termes de transition bas carbone et c'est vraiment pour ce secteur où on doit avoir une visibilité d'ensemble à très très long terme pour justement que l'on puisse engagé les développements de toute la filière et Marion je vais te demander de parler aussi des filières dans ta réponse s'il te plaît l'emprunt carbone on a déjà couvert au niveau des stadettes comme je vous l'avais dit malheureusement on n'a pas travaillé sur les aspects régionaux cette année par contre par le passé on a noté que il y avait un déphasage on voit bien là du coup il y a déjà un déphasage entre les objectifs qui ont été votés au niveau européen en juillet 2021 et les objectifs qui sont maintenant déclinés pour 2032 ans plus tard dans les pays et il y a même des phasage du coup qui se trouve à qui se trouve à être au niveau régional et justement tous ces instruments de politique publique doivent être mieux articulées et entre eux et j'espère que ça sera aussi un des éléments de travail qui pourront être intégrés au sein du lgpa je le pense le principe de précaution est monétisé le carbone effectivement donc on a toute une réflexion à faire au niveau des plus de carbone maintenant attention parce que mes plus de carbone à moi en tant que scientifique ce sont des plus naturels et ça compte pas quand on parle de neutralité carbone on parle vraiment du carbone qu'on a travaillé pour lequel on a travaillé on parle de de renforcer le stock de carbone dans les sols agricoles et on parle de planter des armes dans les forêts et éventuellement les plus de carbone technologiques où on peut extraire le carbone de l'atmosphère effectivement le manque de marché par rapport à à ses plus de carbone nous aide pas que il y a une réflexion à faire possiblement au niveau du système d'échange de quota européen qu'il y a déjà des il y a déjà des éléments en route mais là du coup on n'a pas creusé donc je peux pas vous amener plus d'éléments mais j'en profite juste pour dire que effectivement c'est un aspect à soulever finalement encore deux trois questions que auxquelles j'ai pas répondu je pense que on a parlé de politique économique suffisamment j'en profite peut-être pour dire que sur la lpk et le débat parlementaire c'est important que les objectifs climatiques soient des objectifs qui est un poids juridique important plus le poids juridique est important plus on a des chances qui seront effectivement atteints et donc effectivement d'avoir au moins une loi qui encre dans la loi les objectifs climatiques nous avons fait un certain nombre de recommandations par rapport à ce qui pourrait être inscrit dans la loi donc l'objectif non seulement l'objectif de neutralité carbone togaz mais l'objectif CO2 seulement ce qui nous permet d'articuler et l'objectif émissions brut ce qui nous permet d'articuler les objectifs en termes de plus de carbone et d'émissions brutes mais aussi l'objectif de méthane parce que la France a signé la déclaration internationale le globulesmaten pledge mais elle n'a pas encore annoncé comment elle allait contribuer à cet objectif est-ce qu'il s'agit de 30% de décroissance de méthane en France ou autre et ça du coup ça doit être articulé et annoncer et à notre avis inscrit dans la loi effectivement en fait toute la France subit les impacts du changement climatique bien sûr les impacts sont toujours plus visibles pour les ménages modestes et c'est très très important de pouvoir dans le contexte d'une transition juste de pouvoir protéger les ménages à la fois des impacts climatiques mais aussi des actions qu'ils devront mettre en route pour pouvoir faire leur contribution [Musique] [Musique] je vous en prie je vous en prie merci monsieur le Président donc j'ai retenu cinq ou six questions que je vais essayer de traiter peut-être pas aussi rapidement que que Corinne qui a magnifiquement enchaîné les questions alors sur le lien biodiversité qui m'a oui il y a un lien évident d'abord la diversification biologique ça donne une résilience au changement climatique c'est le fait de ne pas avoir des populations totalement homogènes ça vous rend plus résilient ça garde ça permet de garder une capacité d'adaptation c'est à dire que vous voyez dans les par exemple dans les végétaux si vous n'avez pas de conservatoire de végétaux vous n'aurez pas forcément les plantes adaptées au climat de demain donc il est extrêmement important de garder une diversité non seulement d'espèces et c'est ce à quoi vous faisiez allusion mais aussi une diversité à l'intérieur des espèces pour avoir je sais pas il faut je crois qu'on a 30000 blés dans les conservatoires de l'inrae et il y en a certains qui résistent au froid d'autres qui résistent au chaud d'autres qui aimeront et c'est vraiment une assurance vie biologique pour pour l'avenir en fait de garder cette diversité et je vais vous donner un autre exemple je sais pas si ça va vous faire sourire ou pas quand on parle de l'élevage on doit effectivement réduire de l'empreinte carbone et méthane surtout de l'élevage et il y a une des solutions qui est proposée qui est d'avancer l'âge du premier village parce qu'actuellement on garde des génies jusqu'à 24 mois et jusque enfin si vous voulez de manière inutile au sens biologique et mission du terme certaines races comme des races Angus ou des rats airford savent veiller avant les 24 mois donc de faire des croisements une diversité génétique ça vous permettra d'avancer l'âge des villages et ça peut jouer jusqu'à 17% des émissions de gaz à effet de serre quand vous supprimez plusieurs mois de présence d'animaux donc oui la biodiversité du climat sont totalement liées je ne sais pas si j'avais besoin d'aller jusque à l'âge des villages mais vous voyez bien que il y a une effectivement beaucoup de liens alors pourquoi vous disiez de fait écologie punitive pourquoi les ces mesures injustes moi je dirais plus que si on ne fait rien c'est totalement injuste vous savez que ce sont les populations pauvres qui vont souffrir le plus du changement climatique au niveau mondial bien sûr mais aussi au niveau national ce sont ceux qui ont des passoires thermiques qui vont souffrir du froid ou du chaud donc au contraire avoir une politique climatique c'est protéger les populations alors il faut évidemment faire attention à ce que les mesures comprennent soit socialement justes c'est verrier au moment où on prend des mesures sur le par exemple les carburants ou autre qu'il n'y ait pas de répartition ou des compensations pour les populations qui qui pâtiraient mais par contre les politiques climatiques sont politiques de protection des populations pauvres le troisième élément on parlait de d'empreinte oui effectivement l'empreinte c'est donc ce qu'on produit les gaz les émissions liées à ce qu'on produit sur le territoire plus les émissions liées à ce qui est important et l'empreinte alimentaire je vous donne cet exemple elle est presque deux fois plus que l'empreinte de l'agriculture et de fait 45% de l'empreinte alimentaire est liée aux importations ça a des implications c'est-à-dire qu'il faut qu'on dise à la Commission européenne que lorsqu'on négocie des traités commerciaux on doit veiller à aux conditions qui sont fixées dans les traités commerciaux par rapport aux produits importés qui pourraient venir remplacer les produits nationaux ce serait absurde d'une certaine manière d'empirer notre empreinte gaz à effet de serre en ne veillant pas aux conditions d'importation le quatrième point sur les puits carbone effectivement c'est un phénomène assez récent mais extrêmement rapide la mortalité des arbres du fait notamment des successions d'épisodes de sécheresse des attaques de scoli ou de parasites des frênes des châtaigniers des pins enfin je suppose que vous en avez vu partout dans vos régions on fait on causé une augmentation de 54% de la mortalité des arbres en 9 ans je sais pas si vous voyez le choc biologique que ça représenté pour nos forêts la France et traditionnellement un pays qui a de nombreuses forêts la superficie en forêt pas toujours de qualité parfois sont désagrus simplement des terrains agricoles de la déprise agricole et des agrux forestiers mais on a une surface forestière significative et très récemment donc du fait des conditions climatiques on a constaté une baisse significative des puits de carbone leur baisse des puits de carbone forestiers et baisse des puits de carbone dans les sols vous savez que dans les sols il y a trois fois plus de stockage de carbone que dans l'atmosphère enfin je sais pas si vous le saviez mais en tous les cas je vous le dis le sol dans la couche de 0 à 2 mètres stocke trois fois plus de carbone que l'atmosphère donc oui donc il est extrêmement important de de faire en sorte que c'est puis de carbone soit entretenu mais ça veut dire quoi ça veut dire effectivement replanter des forêts et là il faut choisir les espèces ça n'est pas du tout inutile de replanter un milliards d'arbres par contre il faut replanter des espèces qui seront adaptées aux conditions futures il faut de la même manière faire en sorte que les stockages de carbone dans les dans les seuls augmentent et là ça suppose à la fois des pratiques agricoles favorisant le stockage de carbone dans les sols et sans doute d'encourager les agriculteurs pour qu'ils deviennent ce qu'on appelle des carboniculteurs mais aussi de lutter contre l'artificialisation des sols parce que un parking qui est recouvert de macadam c'est un sol qui ne respire plus et c'est un sol qui est donc c'est mauvais pour la vie dans le sol donc mauvais pour le stockage de carbone dans le sol donc là ce sont des mesures assez simples pour ceux qui ont une influence locale sont des mesures réceptions d'éviter l'imperméabilisation des sols alors évidemment miroir artificiel artivation net ça et l'effet est plus radical puisque ça suppose de veiller à ce qu'on n'est pas trop de disparition de surface mais c'est une mesure indispensable pour la vie dans les sols et donc pour le stockage de carbone dans les sols et enfin j'insiste sur le fait qu'il est nécessaire d'avoir une programmation pluriannuelle en reprenant ce que Corinne disait parce que quand on parle forêt quand on parle stockage de carbone dans les sols quand on parle changement de pratique agricoles on parle de changement de long terme et pour que les acteurs acceptent des changements de long terme il faut une visibilité et d'où l'importance effectivement au-delà des sommes importantes qui ont été dégagées par le gouvernement d'avoir une visibilité plus réelle des actions peut-être faut-il ajouter que le bureau que le budget du Haut Conseil Paul climat nécessite aussi une mesure de je crois 250 kg euros pour ceux qui auront envie de faire des amendements pour arriver à faire tourner le nombre de rapports qu'on a à faire merci de votre attention merci pour vos propos et les réponses très complètes apportées aux orateurs des groupes nous en venons aux questions d'une minute avec la question de Laurence et del gruyère merci monsieur le président madame la Présidente en juin le Haut Conseil pour le climat rendu son rapport annuel 2023 il constate une baisse des émissions de CO2 dans notre pays mais cette baisse est insuffisante il faut amplifier nos efforts c'est pourquoi la planification écologique présentée lundi dernier par le Président de la République prend tout son sens cependant comme j'ai pu le souligner dans un récent courrier adressé au Ministre Christophe Béchu chacun doit prendre sa part dans ce tournant y compris nos territoires ruraux or je constate que le mot ruralité n'apparaît pas une seule fois dans les 200 pages de votre rapport pas une seule celui de Dakar d'agriculture apparaît lui 57 fois de là imaginé que le Haut Conseil pour les climats résume la ruralité à l'agriculture je ne me le permettrai pas parce que la ruralité c'est bien plus que cela alors madame la Présidente pouvez-vous nous préciser quels sont les recommandations du Haut Conseil pour le climat pour que la transition écologique soit à la hauteur des enjeux mais surtout juste et adapté pour notre ruralité je vous remercie la parole est à Laurence pardon à Charlotte Gauthier merci monsieur le président madame la Présidente je tiens à souligner la qualité du rapport intitulé à telle urgence engager les moyens vous avez réalisé une présentation pertinente de ce rapport je souhaiterais insister sur un point l'adaptation au réchauffement climatique plus 2 degrés à l'horizon 2030 le constat nécessite une politique ambitieuse en matière d'adaptation que penser que proposez-vous concrètement pour répondre à cet enjeu je vous remercie très bonne question merci chers collègues la parole est à Daniel brulbois pardon elle est sortie mais on lui a la parole la parole est à Damien Adam merci monsieur le Président merci Madame mesdames et messieurs pour votre présence cet après-midi une de vos recommandations et je le cite compléter et publié l'ensemble des feuilles de roue de décarbonation des secteurs et filières les articuler entre elles et ont assuré le niveau en cohérence avec les objectifs climatiques de court terme et la teinte de la neutralité carbone en 2050 ce qui m'amène à ma question par rapport à au plan annoncé par le sgpe sur la planification et les 50 de leviers qu'ils ont identifiés pour atteindre nos objectifs de 2030 est-ce que vous avez prévu dans un prochain rapport d'analyser très finement ces 50 de leviers identifiés par le fgpe pour en voir si ça permet d'atteindre les objectifs et si ça vous paraît réaliste et s'il faut ajuster les choses par rapport à ça ça nous a ça nous guiderait nous parlementaire de manière très précise pour nous permettre de savoir si on est dans le plan de marche il faut améliorer les choses ou pas je vous remercie merci la parole est manuelle Maquet merci monsieur le président madame la Présidente le Haut Conseil pour le climat a été créé par Emmanuel Macron en 2018 ironiquement chaque fois que la presse relay vos rapports depuis c'est pour dire que vous dénoncez l'inefficacité de sa politique climatique il y a beaucoup à dire sur l'aveuglement du gouvernement notamment en matière d'énergie nucléaire mais est-ce bien un rôle du Conseil d'experts de ce comporter comme un contre-pouvoir politique usant des médias pour faire de la communication auprès du grand public dans le contexte de désaffection croissante de nos concitoyens vers leurs institutions n'avez-vous pas le sentiment de participer à la défiance ambiante en prenant systématiquement partie contre une action publique que vous êtes censée éclairer je rappelle que le propre du pouvoir politique c'est d'arbitrer et de concilier des intérêts parfois contradictoires à votre avis la multiplication des rapports à l'armistes et culpabilisant a-t-elle démontré son efficacité au service de la cause climatique merci merci la parole est à Daniel brulbois merci monsieur le président madame la Présidente les techniques de captage et de stockage du carbone sont apparaissent comme une solution qu'elle soit naturelle ou qu'elle soit industrielle donc ça lève quand même un espoir important est-ce que vous pouvez nous dire si vous êtes d'accord avec l'Agence internationale internationale de l'énergie ou la Commission européenne qui les considère comme une solution qu'il faut absolument encourager et que ça peut être un espoir pour l'humanité merci la parole est à Madame Christelle PETEX levée merci monsieur le Président chers collègues madame la Présidente dans votre dernier rapport vous réitérez la recommandation de sortir du charbon dès 2023 promesse maintes fois à journée par Emmanuel Macron et encore une fois exprimée la semaine dernière avec une mise en application seulement pour 2027 partagez-vous le constat que le nucléaire est un atout indispensable pour garantir notre approvisionnement en électricité sans dépendre des énergies fossiles nous nous étonnons en effet que la relance du nucléaire ne figure à aucun moment parmi vos recommandations alors que l'idée fait de plus en plus consensus dans l'opinion et commence même à faire son chemin chez certains exposants en revanche vous prenez sans réserve l'accélération du déploiement des énergies renouvelables quelle estimation le Haut Conseil pour le climat fait-il des émissions de carbone nécessaires au fonctionnement de ces procédés et quelle énergie de substitution préconisez-vous pour pallier l'intermittence du solaire ou de l'éolien quel jugement portez-vous sur la stratégie française de création de terminaux métallier accueillant du GN afin de le substituer au gaz russe le déploiement d'une filière française de biogaz n'aurait-il pas été plus pertinent je vous remercie merci la parole est à Jean-Pierre tête monsieur le Président Madame la Présidente cette semaine se tient le Sommet de l'élevage à Cournon-d'Auvergne l'occasion pour notre groupe de réaffirmer notre entière confiance à nos agriculteurs et de rappeler que grâce à eux l'agriculture française est reconnue comme le modèle le plus durable au monde victime d'une concurrence déloyale de pays étrangers peu vertueux dans leur pratique et confrontés à des conditions de travail et de revenus de plus en plus difficiles nos éleveurs sont aujourd'hui accusés d'être les premiers responsables de l'explosion des émissions de gaz à effet de serre notamment du méthane de qui se Moquet sur des recommandations soi-disant scientifiques beaucoup se sont orientés vers d'autres productions comme les légumineuses qui ne correspondent pas du tout à la demande sociétale ces recommandations abouties à affaiblir la ferme France au profit d'importation étrangères est-ce le rôle d'une instance scientifique comme le Haut Conseil pour le climat de s'immiscer dans la vie des gens jusqu'à leur réclamer un changement d'habitude alimentaire là où le reste du monde continue de produire ou de manger de la viande le climat n'est-il pas le prétexte pour des climatologues limitant de condamner définitivement notre élevage merci la parole est à Hubert hôte merci monsieur le Président j'ai bien je vous ai bien écouté madame tout à l'heure et je vous rejoins parfaitement dans votre constat de préciser que le sol est un considérable piège à carbone or l'agriculture de ce point de vue là est potentiellement un allié considérable on sait aujourd'hui qu'une proportion significative de nos terres arables de nos terres cultivées non plus le caractère vivant qui devrait être le leur pour jouer à plein leur rôle de piège à carbone il nous les intrants qui sont d'ailleurs le résultat d'une filière pétrolifère quand même l'intrant de synthèse un ensemble de pratiques ne sont pas compatibles avec cette évolution vers un sol vivant un sol dynamique un sol profond un sol qui ce qui joue un rôle essentiel si l'on veut contribuer à cette atténuation climatique par le piège à carbone que ce sol présente comme atout majeur j'aimerais avoir deux renseignements de votre part avez-vous la proportion de ces sols sur lesquels on peut engager une dynamique agricole nouvelle et sur les pratiques que vous proposez merci merci la parole est à Gérard le seul merci Président nous avons à plusieurs reprises évoquées une question absolument fondamentale comment concilier environnement et justice sociale et à ce titre toutes vos préconisations seront les bienvenus et puis en complément des plantes se briété de réduction des émissions de gaz à effet de serre de baisse depuis de carbone vous l'avez évoqué tout à l'heure à travers les forêts il apparaît des techniques d'élimination du carbone de captation de stockage que ce soit le biochard ou de réutilisation du CO2 à la sortie de nos usines ou même dans l'air à ce stade il semble que ces techniques ne soient pas toutes matures mais en face de développement et peut-être pour certaines d'entre elles extrêmement prometteuses et donc nous souhaiterions avoir votre avis sur ces techniques qui est notamment donc sur les plus prometteuses dans la lutte contre le dérèglement climatique et sur le niveau d'engagement que devrait prendre la France pour accompagner ce développement merci la parole est à 20 cm merci monsieur le président ma question est très simple en fait je voudrais juste savoir comment vous évaluez les effets compte productif d'éventuellement d'atteindre de certains objectifs je m'explique notamment et vous l'avez mais dans le mettez dans le rapport la baisse constatée sera l'agriculture et surtout lié au fait de la baisse de du cheptel de bovins notamment le prix des engrais mais le constat aussi c'est qu'aujourd'hui l'agriculture est de moins en moins exportatrice et nous apportons de plus en plus de denrées c'est-à-dire que nous nous à travers l'agriculture mais c'est vrai pour d'autres secteurs où on met des contraintes fortes par pour répondre à nos objectifs et notre mission au niveau français on voit on constate aussi que du coup comme on importe comme ça a été dit tout à l'heure on peut importer aussi des produits qui viennent de l'étranger comment vous évaluez aussi cet impact cet impact carbone qui est important puisque du coup c'est plus de mouvement aussi en termes de transport de l'étranger vers la France donc est-ce que vous avez une méthode aujourd'hui pour vraiment prendre en compte cette partie là c'est à dire que c'est on mesure que les gaz effets de 0,2 français sans prendre en compte les potentialités extérieures c'est peut-être un petit peu contre-productif voilà tout simplement ici la parole est à Sylvie Ferrer merci monsieur le président madame la Présidente chers collègues donc je voulais faire une petite repas marque sur les propos de Madame Guillou tout à l'heure qui a mis au futur en fait l'impact du dérèglement climatique sur sur les populations les plus précaires donc voilà moi je pense que c'est aujourd'hui et déjà le l'Impact a déjà commencé voilà donc là c'était une petite remarque et donc madame la Présidente vous avez abordé déjà la question du poids des véhicules donc je voulais revenir sur sur ce sur cette question là puisque c'est l'objet de ma question et l'illustrer notamment par par mon propos donc concernant une blague assez répandue qui était de déplacer discrètement la voiture d'un copain et on l'a porté ailleurs avec quelques bras c'était assez c'était quelque chose qui se faisait quoi voilà donc aujourd'hui totalement impossible de le reproduire et je suis à peu près sûr que la jeune génération ne voit pas à quoi je fais allusion des voitures sont plus lourdes plus grosses et se gonflement des machines s'illustre bien au travers de la prolifération des SUV en 2020 les ventes de véhicules tout terrain de loisirs les SUV représenter 39,2% des ventes donc je vais venir à ma question les voitures électriques sont en partie nos solutions mais également est-ce qu'il n'y a pas un levier majeur pour le secteur automobile français concernant simplement la taille des véhicules construits merci merci quand vous allez laisser poser la question une minute 30 mais c'était pour rappeler les bons souvenirs de l'époque est-ce que tous les collègues ont pu s'exprimer d'autres questions et bien je vous laisse le soin de répondre et vous avez vu que votre audition suscite l'intérêt certain très très bien merci merci pour cette deuxième série de questions donc sur la ruralité donc mais vous avez complètement raison que c'est pas pour c'est pas pour un manque d'intérêt que l'on n'a pas mentionné la ruralité dans notre rapport cette année c'est simplement que on n'a pas eu les ressources pour faire un travail fin qui dépasse le niveau national donc on a fait une section régionale dans certaines nos rapports par le passé mais cette année on n'a pas eu la possibilité de le faire en partie parce qu'on nous demande en rapport justement sur la gouvernance et les les actions régionales pour l'année prochaine et donc on a préféré prendre le temps de d'aller plus en profondeur sur cette dimension mais c'est nul c'est pas du tout une réflexion du manque ou de notre appréciation du manque d'importance de la ruralité et donc je vous remercie beaucoup d'avoir soulevé le sujet la raison pour laquelle on organise notre travail justement avec un secteur agricole émission bâtiment énergie et industrie c'est que c'est la façon dont les émissions sont reportées aux Nations Unies et donc on a un cadre pour analyser les émissions qui est basée sur le cadre des Nations Unies et donc c'est la seule raison pour laquelle on fait notre rapport dans cette dans cette articulation sur le les l'adaptation concrètement ce à quoi on s'attend c'est que les acteurs qui prennent des décisions aujourd'hui à tous niveaux suivent justement une trajectoire de réchauffement climatique qui est attendu qui est la trajectoire de 4 de gris pour la France donc c'est une trajectoire qui pourrait être revenue revue à l'avenir si on fait mieux mais avec les politiques publiques actuelles c'est malheureusement la trajectoire à laquelle on s'attend avec des années plus chaudes encore pour tenir compte de la de la variété climatique et donc dans les documents pardon dans les documentations et les guides de planification on peut du coup plutôt que de regarder l'actuel pour par exemple construire pour l'aménagement du territoire en particulier on peut regarder justement quelle sera la trajectoire avec tous les impacts climatiques qui vont avec il faut aussi regarder le coup pour les assurances en particulier mais le coût aussi pour les développements et l'exploitation future de de nous aménagements peut-être Sylvain tu pourras ajouter à la fin quelques éléments si tu le souhaites le plan du SGPA effectivement les 52 levier sont un processus important parce que il démontre un certain niveau d'opération de la trajectoire du gouvernement et donc c'est une avancée importante cette année nous avons analysé du coup des indicateurs que nous avions choisis nous parmi ceux qui existaient dans la stratégie nationale bas carbone cette année on n'a pas encore pris la décision de quelle stratégie on allait utiliser parce que la SNBC est revisé elle est pas encore publiée mais on espère qu'elle sera effectivement du public au moins le projet avant que les décisions devront se prendre les décisions seront prises et du coup on pourra décider à ce moment-là mais effectivement c'est vraiment important de regarder les leviers et non pas seulement les résultats parce que ce sont les leviers qui nous permettent de dire si on fait des actions qui sont structurellement qui vont dans la bonne direction et au niveau surtout au niveau de est-ce que justement c'est à nous d'arbitrer ou pas je pense que c'est est-ce que c'est vous qui nous avez épousé cette question donc le Haut Conseil pour le climat est composé d'experts sur soi le climat comme moi-même climatologue l'agriculture ou l'énergie et si on social donc on n'est pas du tout là pour prendre des décisions à la place du gouvernement on est là pour faire des recommandations pour que on atteigne les objectifs climatiques et qu'on protège l'ensemble de la société en France et au niveau global c'est vraiment là c'est ça notre rôle on a justement dans nos recommandations on fait vraiment on essaie très attention en tout cas on est très très conscient de ne pas prescrire les politiques publiques mais de donner les options qui sont qui vont dans la trajectoire ou qui entre dans la trajectoire bas carbone c'est bien sûr au gouvernement de prendre des décisions qui va avec si le gouvernement ne souhaite pas suivre certaines de nos recommandations c'est pas du tout un problème par contre le gouvernement doit dire s'il ne suit pas certaines de nos recommandations qu'est-ce qu'il fait pour que ça marche donc c'est vraiment ça le petit que on essaie vraiment très très fort d'avoir des débats de ressortir des propos neutres des propos surtout indépendants et qui représentent un consensus de l'ensemble du Haut Conseil pour le climat sur le CCAS donc il y a eu deux questions sur le stockage et la capture du carbone donc nous avons reçu cette semaine une saisine du gouvernement justement pour nous demander notre avis sur le CCAS donc nous sommes en train de d'élaborer un avis qui va inclure justement une analyse déjà technique de ce qui est possible en France mais aussi plus loin de sa pertinence vue la situation actuelle en particulier au niveau des plus de carbone qui sont moins forts que prévu maintenant si on regarde les trajectoires actuelles sur le CCUS donc dans les par exemple dans les trajectoires des modèles globaux on voit que il est utilisé vraiment beaucoup il est dans pratiquement tous les scénarios mais il n'est pas utilisé pour remplacer les options qui existent autre par exemple les ou même bien sûr la sobriété mais il est utilisé en plus pour déjà en termes de transition et ensuite pour compenser les émissions qui ne peuvent pas être réduites ailleurs on a oui voilà donc je peux pas tout de suite vous donner des conclusions fermes par rapport à la vie du Haut Conseil pour le climat par contre je pourrais nous pourrons revenir vers vous au moment de publication de notre apport qui sera mi-novembre normalement sur le nucléaire merci de votre question donc le nucléaire c'est effectivement une énergie bas carbone qui est importante en France parce que elle veut ça veut dire que nous avons de l'électricité baccarbonne en quantité en France donc c'est pas le Haut Conseil pour le climat n'a pas de de pignon sur la qualité de de l'énergie utilisée par contre il faut bien voir que pour atteindre l'objectif 2030 on doit déployer malgré tout ce qu'on fait pour le nucléaire malgré le potentiel du nouveau nucléaire y compris le nouveau nucléaire pour les décennies futures le déploiement du nucléaire c'est un déploiement qui se fait très très lentement et pour atteindre l'objectif de 2030 on ne peut pas se passer d'un déploiement des énergies renouvelables en masse très très rapide accompagné justement des mesures de sobriété donc ce n'est pas un ou l'autre c'est vraiment les deux énergies dans l'ensemble d'une stratégie qui nous mène jusqu'à la neutralité carbone avec le mix énergétique que nous avons actuellement en France la question de l'intermittence elle est très importante il faut bien sûr se pencher sur le réseau électrique à l'heure actuelle c'est ce que RTL fait à l'heure actuelle donc il y a des scénarios qui incluent plus ou moins d'apport nucléaire pardon panucléaire mais de d'énergie renouvelable et d'intermittence dans le système au sein d'un pays qui est connecté avec les autres pays européens ça aussi réduit les tensions mais ça ne supprime pas le besoin déjà de renforcer le réseau électrique actuel et de développer justement ces alternatives pour les moments où on aura moins de production électrique et donc de voir justement le stockage qui est nécessaire et le système de d'échange entre les pays qui est nécessaire au niveau du GNL c'est vraiment un sujet très très important parce que avec l'invasion de l'Ukraine par la Russie on a voulu diversifier les sources d'énergie et de gaz particulièrement en France et le GNL est une un gaz à et source de gaz à effet de serre très importantes et que il ne faut pas que la France investisse dans des trajectoires qui vont rendre ce latin de la neutralité carbone très difficile et c'est le cas du GNL donc les développements dans ce système doivent être le plus limité possible bien sûr je vais laisser ma collègue parler d'élevage mais je veux juste par contre donner une toute petite note ici c'est que bien sûr les les agriculteurs ne sont pas les premiers responsables les agriculteurs font leur travail d'agriculteur et effectivement quand il y a des pressions sur le monde agricole en France il y a aussi des des implications sur les importations qui sont dues en partie oppressions ou en partie simplement au marché plus large et à l'offre alimentaire qui est alimentée à la fois par la production en France mais aussi par les importations étrangères et du coup c'est bien il faut vraiment bien parler de système alimentaire quand on parle de réduire les émissions de gaz à effet de serre en France mais je vais laisser Marion parler de ça et aussi de la question sur les sols s'il te plaît Marion effet donc sur les importations comment est-ce qu'on fait en réalité qui m'a posé cette question par ici je pense donc il y a des méthodes nous on produit pas de données au conseil pour le climat donc on utilise les données qui sont je pense dans ce cas qui viennent du sdes donc producteur de données sur justement l'empreinte carbone donc ils ont amélioré leur méthode de de donner de production de données l'année dernière si ma mémoire est bonne et on regarde du coup à ce moment-là quel produit sont importés d'où ils viennent ou est-ce qu'ils sont assemblés et quel est l'empreinte carbone de ces différents produits et donc effectivement on a de plus en plus d'importations bien que la tendance à l'augmentation elle est soit ralentie soit stabilisée soit inversé dans les dernières années mais que effectivement les émissions associées aux importations sont importantes que la France elle doit s'en préoccuper plus on va vers la neutralité carbone plus elle deviendront importante et du coup ces évaluations et un suivi de l'empreinte carbone doit se faire en parallèle aux actions qui sont faites sur la France le levier majeur de la taille des véhicules absolument on l'a soulevé dans notre rapport c'est un levier qui pourrait être inversé qui qui touche à la fois les véhicules électriques et les véhicules thermiques ce n'est plus le cas maintenant où on peut prendre des décisions économiques sans se soucier de l'impact de l'impact qu'ils auront pour la transition vers la neutralité carbone Marion merci alors vous avez tout à fait raison sur plusieurs points que vous soulignez oui les soldes de grandes cultures s'appauvrissent en carbone et oui il y a des méthodes pour réenrichir des pratiques agricoles qui réenrichissent les seuls agricoles le retournement des prairies ça fait perdre du carbone diminuer ça fait perdre du carbone et donc il y a tout un plan dans le plan qui a été présenté par le gouvernement récemment donc comment recréer comment recréer de l'agro comment encourager l'agroforesterie comment éviter le retournement de des prairies enfin tout un ensemble de mesures qui sont destinées à augmenter le stockage de carbone dans les soldes alors sur l'élevage ils nous ont pas attendu malheureusement s'il y a des stockages enfin si actuellement il y a diminution du cheptel puisque 9,5% du nombre d'animaux en moins depuis 2016 entre 2016 et 2022 ce qui est quand même très significatif ça n'est pas du tout lié aux préconisations climat mais c'est malheureusement lié aux conditions socio-économiques des exercices du métier donc nous ce qu'on préconise dans notre rapport c'est une modération de la consommation de viande ça oui parce que je veux dire c'est actuellement c'est là-dessus qu'on doit jouer puisqu'on a vu une réaugmentation de la condensation de viande bovine et d'ailleurs largement alimentée par les importations ce qui est un peu absurde mais ce que nous recommandons c'est d'ailleurs il y a un plan filaire bovine c'est faire en sorte que par kilo de viande ou par litre de lait il y a une diminution de l'empreinte gaz à effet de serre et il y a tout une liste de choses que les professionnels l'ont repéré comme permettant de diminuer l'empreinte de gaz à effet de serre donc essentiellement du méthane comme vous le savez un recouvrir les fossalisées la génétiques d'alimentation enfin beaucoup de pratiques qui peuvent être mises en place progressivement et qui permettrait de d'atténuer ces gaz à effet de serre donc notre recommandation c'est un plan d'ensemble pour l'évolution de la filière dans le sens d'une filière qui permette de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en permettant une vie décente pour les agriculteurs alors est-ce que je peux compléter par le fait qu'on prépare en rapport sur l'agriculture alimentation vous avez vu que l'agriculture et l'alimentation c'est quand même beaucoup de choses à faire changer à la fois et vraisemblablement on le publiera juste avant la fin de l'année 2023 il est en cours de chantier juste un mot pour dire très concrètement qu'est-ce qu'on peut faire en matière d'adaptation à l'échelle locale qu'elle soit urbaine ou rurale depuis le premier plan national d'adaptation changement climatique et ça a été enrichi avec le deuxième il existe des outils en fait qui mettent à disposition de tout un chacun des entreprises des collectivités des projections climatiques effectuées par les climatologues et qui sont travaillés par qui sont les mêmes que celles qui sont trahis par les auteurs du GIEC donc c'est par exemple à travers le portail drias les futurs du climat où on trouve les projections de l'Institut Pierre Simon Laplace du CERFA axe de Météo France qui sont à des résolutions de 8 km sur la France métropolitaine mais aussi pour certains outre-mer aujourd'hui et ça va être enrichi très prochainement à travers ces outils on peut développer des ce qu'on appelle des services climatiques qui permettent en fait d'avoir un diagnostic des impacts au premier niveau en diagnostic des phénomènes physiques mais aussi des impacts sur la sécheresse des sols par exemple à l'échelle de 8 km sur le métropole et donc directement permettre de d'établir directement le lien avec des activités et à partir de ce diagn donc déjà de diagnostic de l'état présent des vulnérabilités des activités au changement climatiques actuelles on se projette dans le futur on peut on peut évaluer ces vulnérabilités l'évolution des vulnérabilités dans le futur et donc savoir quel est le niveau de préparation nécessaire et donc les besoins d'adaptation alors on a souligné dans d'autres rapports 2023 les limites les limites capacitaires en 2022 c'est des choses qu'on retrouve en fait dans les projections climatiques les limites qui sont atteintes aujourd'hui si on voit que la vulnérabilité augmente demain c'est limite il va falloir les repousser et donc c'est des besoins d'adaptation le repousser ses limites c'est les besoins d'adaptations aujourd'hui dans presque tous les secteurs on est capable d'avoir une estimation à un premier niveau des besoins d'adaptation aujourd'hui les outils existent il s'agit de s'en saisir en fait et ces outils ont été développés depuis 2012-2013 pour les premiers et sont accessibles alors ils s'enrichissent par exemple des stations de sports d'hiver aujourd'hui sont capables de diagnostiquer jusqu'à quel Horizont de temps l'exploitation de tel versant de telles pi sur tel versant et encore viable économiquement il y a cinq ans on savait pas faire ça aujourd'hui on sait le faire ce qui est important et ce qu'on recommande nous c'est que tout le monde s'en saisisse que tout le monde soit conscient de s'ils vulnérabilité pour pouvoir les traiter et investir à bon escient c'est vraiment ça de recommandations et c'est très concret ce que je viens de dire merci pour ces réponses très complètes aux questions des collègues est-ce que il y a une volonté de reposer des questions des compléments pas de volonté merci beaucoup nous retrouvons demain matin à 9h non pas dans cette magnifique salle mais dans la salle des affaires économiques pour l'examen conjoint avec cette même commission du rapport de la mission d'information commune sur la rénovation énergétique des bâtiments et nous nous retrouvons par contre dans cette même salle à 15h demain pour l'examen la proposition de loi relative à la prévisibilité l'organisation des services de la navigation aérienne en cas de mouvement social et à l'adéquation entre l'ampleur de la grève et la réduction du trafic je vous jure c'est pas moi qui ai choisi le titre à demain merci beaucoup