Nathalie Loiseau, invitée politique de la matinale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut croire le président américain sur sa volte-face concernant l'Ukraine ?
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que les rapports sur l'économie russe affaiblie ont fait basculer Trump ?
- 0:30OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que signifie 'monter d'un cran' concrètement face aux provocations russes ?
- 1:00OuverteRéponse directe
La France et l'OTAN doivent-elles abattre systématiquement les drones russes ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Pourquoi les Russes escaladent-ils en survolant nos espaces aériens ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Le Premier ministre Lecornu peut-il survivre aux tensions sociales ?
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Bonjour Nathalie Looiseau. Bonjour. On va évoquer naturellement la politique intérieure mais d'abord l'Ukraine et Donald Trump he qui vient de faire un un virage à 180° en affirmant que l'Ukraine avait vocation à reconquérir tous ces territoires, c'est-à-dire les quatroblastes.
Cette ligne de front était quand même considérée jusqu'à présent comme intangible par Washington. Est-ce qu'il faut désormais le croire ? Est-ce qu'il faut croire le président américain ?
Il faut constater en tout cas que les Européens ont fini par le convaincre. Pour combien de temps ? Je ne sais pas.
Il y a eu beaucoup de temps de perdu, c'est certain. On se souvient de Donald Trump disant "L'Ukraine n'a pas les cartes ou" ou même encore la semaine dernière, l'Ukraine a commencé cette guerre contre la Russie. On a un autre langage aujourd'hui.
Ce qu'on attend, c'est des actes. Mais je voudrais aussi qu'on n'attende pas les États-Unis, que nous européens on ayit, on est pleinement conscience que c'est une guerre qui nous concerne au premier chef et donc que nous fassions tout ce que nous avons à faire nous. Mais comment vous pouvez expliquer cette cette volte phase ?
Est-ce que par hasard ce serait les rapports confidentiels sur l'économie russe qui serait très affaiblie qui aurait fait basculer le président américain ? Le président américain dit euh "En gros, Vladimir Poutine m'a laissé tomber. Euh il était euh il se dit persuadé d'avoir tout fait pour que Vladimir Poutine euh ait des raisons de de signer la paix.
Est-ce qu'il avait sous-estimé euh le souhait de Vladimir Poutine de continuer la guerre éternellement ? Parce que depuis que Poutine est au pouvoir, il y a toujours eu une guerre en Russie. Est-ce que enfin, il a effectivement écouté ce que disent tous les experts, tous les économistes ?
C'est-à-dire que bien sûr cette guerre coûte très cher à la Russie, je ne sais pas. Mais ce que je constate tout de même, parce que je voudrais pas qu'on s'emballe et que quelque part on se détende, on se dise finalement oncle Sam nous protège, c'est que il a dit des choses assez inhabituelles, Donald Trump, mais il ne s'est engagé à rien. Il n'a pas lui euh déclenché des sanctions supplémentaires vis-à-vis de la Russie.
Il n'a pas apporté de l'aide militaire supplémentaire à l'Ukraine. Donc il dit simplement "Vive l'Ukraine". Mais après c'est débrouillez-vous.
Quand on demande à Donald Trump si les pays de l'OTAN doivent abattre les avions russes qui survolent leur territoire, il répond oui. Emmanuel Mancron lui-même affirme que l'OTAN doit monter d'un cran en cas de nouvelles provocations russes. Mais qu'est-ce que ça veut dire monter d'un cran de manière extrêmement concrète ?
Est-ce qu'on peut laisser le ciel de nos pays survolés par des drones ou par des avions russes sans réagir ? La réponse est non. Euh évidemment non.
Quand on est certain qu'il s'agit d'appareil russes, c'est vrai que ce qui s'est passé Donc je rappelle pour nos téléspectateurs cette nuit effectivement il y a eu euh une intrusion à nouveau de de drone. On ne connaît pas encore voilà à qui ils appartiennent. C'était dans le ciel danois.
Il y a eu aussi ce qui s'est passé en Pologne là, cette fois-ci c'était avéré, c'était des drones russes. Ces avions de combat qui ont aussi violé l'espace aérien estonien. Comment on fait face ?
Et encore une fois, monter d'un cran concrètement, ça veut dire quoi ? Est-ce qu'on abasse systématiquement ces intrusions ? On abasse systématiquement les drones, ça il y a aucun doute.
Et je voudrais rappeler ce qui s'est passé en Turquie en 2015. Un avion russe a survolé la Turquie. Il a fallu 12 secondes pour que le président turc fasse abattre cet avion russe.
Depuis, il y a plus un seul avion russe qui survole la Est-ce que la France, enfin en tout cas l'OTAN, doit faire pareil, c'est-à-dire un avion russe qui survole sans autorisation les territoires est immédiatement abattu. Est-ce que c'est ça monté d'un cran ? Écoutez, pour le moment, ce qui monte d'un cran, ce qui escalade, ce sont les Russes.
La question, c'est pourquoi ils le font ? Je pense que c'est comme souvent une politique de diversion. Quand on parle de notre ciel, on ne parle plus de l'Ukraine.
Vous n'avez pas parler, c'est pas un reproche mais dans vos journaux, vous n'avez pas parlé des bombardements sur l'Ukraine. Vous parlez de ce qui se passe au Danemark en disant "En plus on ne sait pas. C'est fait pour troubler nos opinions.
Troubler ou tester aussi nos réactions. Tester aussi bien sûr, mais c'est fait pour faire dire à nos opinions oh là là on n'est pas prêt. Oh là là, on sait pas réagir.
Mais est-ce que c'est pas il y a pas du vrai dans ce que vous dit ? Alors ce qui est vrai, c'est que il faut que en matière de système antidrone, on fasse ce qu'il faut. D'ailleurs, le commissaire européen à la défense l'a proposé avant la avant un an, il veut un mur de drone à l'est de l'Europe.
Il a raison, un mur antirrone, c'est-à-dire tout un tas de dispositifs. Et vous savez, ceux qui nous conseillent avec le plus de justesse sur ce qu'il faut faire, ce sont les Ukrainiens. Oui, il paraît qu'ils ont développé une expertise à à bas coup parce que nous pour abattre un drone sont des missiles F35 ou un rafale ou des des missiles très coûteux, ça n'a pas de sens.
Mais il y a d'autres méthodes et de ce point de vue-là, notre coopération avec l'Ukraine, elle n'est pas dans un seul sens. Ça n'est pas seulement nous qui est dans l'Ukraine. Aujourd'hui, l'Ukraine a beaucoup de choses à nous apprendre parce que malheureusement, ça fait 3 ans qu'ils sont confrontés à une guerre terrible.
Euh hier, le Premier ministre Sébastien Lecnu a a reçu l'intersyndical qui a dit que le compte n'y était pas, puis le patronat qui est également resté sur sa fin et toujours pas le début d'une piste sur le budget. C'est mal parti. Euh c'est inquiétant de voir que euh les partenaires sociaux qui sont qui sont reçus et c'est une bonne chose, les partis politiques qui sont reçus et c'est une bonne chose.
Sébastien le Cornu prend son temps pour essayer de faire entendre à chacun qu'il faut bouger, que ce pays ne peut pas rester bloqué, que on ne peut pas contenter se contenter de dire c'est aux autres de faire un effort. On ne peut pas se contenter de dire ce serait mieux s'il n'y avait pas de déficit et de dettes. Il y a un déficit, il y a une dette, il faut les réduire.
Ça veut dire qu'il faut que chacun bouge d'un pas. Moi, je voudrais rappeler une chose, c'est que dans un pays comme l'Allemagne, notre grand voisin, les partenaires sociaux jouent un rôle important et ont une attitude responsable dans un pays comme l'Allemagne. Vous pas essayer de faire ça au moment du conclave sur les retraites.
C'est le MEDF qui a finalement bloqué. C'est ce sont pas les écoutez qui a bloqué comment il y a beaucoup de choses à dire. Moi je suis heureuse qu'ils aient la parole mais ce que je voudrais c'est qu'il prennent leur responsabilité que si les solutions qui leur sont proposées ne leur plaisent pas ils en proposent d'autres mais qui soient réalistes pas demain au race gratis.
Et ben demain en tout cas, ils ont dit que une nouvelle mobilisation dans les rues d'octobre. Les patrons aussi appellent à un rassemblement à des meetings le 13 octobre. Les insoumis les insoumis qui vont aussi déposer une motion de censure, ils ont prévenu dès le début de la rentrée parlementaire, c'est-à-dire le 1er octobre.
Est-ce que Sébastien Lecnu peut survivre à tout ça ? Écoutez, ce que je vois c'est que il y a beaucoup de forces qui veulent bloquer dans notre pays. Le reste du monde avance, le reste du monde bouge.
Et je voudrais pas que la France devienne l'homme malade de l'Europe simplement parce que personne ne veut faire d'efforts. Mais c'est vrai que du côté de Sébastien Lecnu aussi, il y a pas de son, pas d'image. Il est insondable.
Est-ce que c'est parce que il y a pas de solution ? Est-ce que ça manque aux Français ? Est-ce que les Français sont en train de descendre dans la rue en disant "On veut entendre davantage Sébastien le Cornu ?" Non, il a pris quatre points dans le dernier sondage.
Voilà. Donc je pense que parfois le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit. Donc vous êtes plutôt optimiste sur le fait qu'il a les épaules.
Pourquoi ? Je sais pas si je suis optimiste. Mais ce que je veux c'est qu'on l'aide parce que aider c'est le cœurnus et aider notre pays.
C'est c'est le PS qui a en quelque sorte la clé la clé de la réussite et qui fait aussi monter les enchères avec la suspension notamment de la réforme des retraites en 2026. Si on arrêtait la politique politicienne et si on pensait à l'intérêt des Français, ce serait bien. Oui.
Mais vous dites quoi ? Vous dites est-ce que Emmanuel Macron si c'est le coût le coût de la stabilité il peut sacrifier une partie de son bilan ? Est-ce qu'on peut payer les posture politicienne des uns et des autres ?
Est-ce qu'on en a les moyens ? Est-ce qu'on est si riche ? Est-ce qu'on est si peu endetté ?
Est-ce que notre modèle social est si soutenable qu'on peut se permettre ça ? Je crois pas. Donc vous vous dites non pas à ce prix-là, la stabilité pas à ce prix-là.
Je dis un peu de réalisme et un peu moins de calcul politicien, un peu plus de sens de l'intérêt général. Et un dernier mot sur le le sujet du moment sur est-ce qu'il faut taxer les ultra riches ? Est-ce qu'il faut les taxer davantage ?
Je serais pas choqué que on appelle les plus grands patrimoines à faire davantage d'efforts. Ce que je ne veux pas, c'est que ça porte sur l'appareil productif parce que on a des entreprises qu'il faut aider. Les entreprises, c'est de la croissance, c'est de l'emploi, c'est de l'innovation.
Mais si les plus gros patrimoines doient faire un effort, qu'il nous fassent des propositions eux
Nathalie Loiseau