COP 16 Biodiversité : audition de l'UICN et de la FRB
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:00OuverteRéponse directe
Quelles difficultés scientifiques identifiez-vous pour un indicateur générique de biodiversité ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Quels exemples concrets de protection d'espèces avec résultats positifs ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Bilan de la cohérence des mesures du plan national biodiversité 2030 ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Crédits biodiversité dans le PLF 2025 : appréciation ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Rôle des atlas de biodiversité dans la sensibilisation locale ?
- 27:00OuverteRéponse directe
Sentiment sur la dynamique de la COP 16 et prudence des pays du Sud ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Sébastien MoncoréChiffre
« Nous avons actuellement 25 seulement 25 États et l'Union européenne qui ont déposé leur stratégie aligné avec les objectifs du cadre mondial »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bien Mesdames et Messieurs mes chers collègues nous poursuivons notre séquence dédiée à la COP 16 biodiversité avec une seconde audition conjointe qui rassemble cette fois-ci les représentants de deux organisations non gouvernementales qui apporteront une vision complémentaire des enjeux de ce rendez-vous diplomatique et feront le point sur l'état des lieux de la biodiversité à l'heure de la COP 16 nous accueillons tout d'abord Sébastien moncore président du Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature l'UICN est une organisation mondiale dédié à la conservation de la biodiversité elle évalue l'état de conservation des espèces et des écosystèmes et propose des solutions pour protéger la nature elle est particulièrement connue pour son rôle d'attribution de statut de conservation des espèces qui fait référence dans la communauté scientifique nous accueillons également Denis Couvet biologiste et professeur au Muséum d'histoire naturelle en sa qualité de président de la Fondation pour la recherche dans la biodiversité la FRB est une organisation française qui soutient et coordonne la recherche scientifique sur la biodiversité elle vise à renforcer les connaissances sur les écosystèmes pour mieux préserver la diversité biologique je souhaiterais vous entendre messieurs sur le rôle et les objectifs que se donnent vos organisations dans les négociations internationales relatives à la biodiversité ainsi que les enjeux que vous identifiez comme majeur en amont de la COP 16 de Cali plus largement quels sont les apports de la société civile euh de la recherche dans les cycles de négociation internationales relatif à la biodiversité ce rôle sera-t-il selon vous suffisant quel premier bilan de mise en œuvre tirez-vous de l'accord de cuming Montréal 2 ans après son adoption les engagements pris font-ils selon vous l'objet de bonnes traductions opérationnelles au sein des stratégies internationales et nationales enfin nous l'avons entendu durant l'audition précédente la question du financement sera l'enjeu de la COP 16 à Cali comment serait-il selon vous possible d'assurer une plus grande cohérence entre la richesse de la diversité biologique et un financement à la hauteur des enjeux les flux financiers Nord-Sud ont-ils vocation à monter en puissance et quel mécanisme pourrait être imaginé pour que les haut lieux de la biodiversité mondiale puissent faire l'objet d'une meilleure protection je vous remercie et je vouslaiss sans plus attendre la parole pour un propos liminire qui commence comme vous voulez allez-y Monsieur B et bien merci monsieur le Président bonjour à tous mesdames et messieurs les sénateurs donc la comme vous l'avez dit la la COP 16 est un événement très important puisque elle se c'est le premier rendez-vous 2 ans après l'adoption du cadre mondial de la biodiversité donc qui a été adopté par 196 partis donc 195 états plus l'Union européenne et c'est un premier grand rendez-vous pour faire le point sur la mise en œuvre nous nous allons porter trois messages principaux qui je pense sont les principaux enjeux de cette conférence la première c'est de de poursuivre et de déployer des efforts beaucoup plus importants dans la déclinaison de ce cadre mondial en stratégie nationale et objectifs nationaux c'était ce à quoi s'était engagés les États en décembre 2022 à Montréal et on voit que l'effort est pour l'instant présent mais très insuffisant nous avons actuellement 25 seulement 25 États et l'Union européenne qui ont déposé leur stratégie aligné avec les objectifs du cadre mondial et un peu plus de pays 87 en tout qui ont donc ça représente 40 5 % qui ont publié des objectifs nationaux qui soient conformes avec ce cadre mondial donc le le premier le premier élément et le premier effort à faire c'est évidemment cette transposition du cadre mondial dans les stratégies nationales donc il est très important que les efforts se poursuivent même si on sait que ça peut être des l'élaboration d'une stratégie nationale telle qu'elle est demandée par la Convention sur la diversité biologique et telle qu'on la souhaite sont d'exercices des exercices assez longs assez conséquents puisqu'on doit réunir les connaissances consulter l'ensemble des parties prenantes et prendre les les décisions déterminer un plan d'action et les financements qui vont avec à l'image de ce que la la France a fait puisque la France fait partie de ces 25 États qui ont publier une stratégie nationale conforme avec les objectifs du cadre mondial le deuxième point et c'est très important c'est la finalisation du cadre de suivi des actions les on tire en fait les conséquences de de du précédent accord mondial donc la stratégie mondiale qui avait été adoptée en 2010 avec 20 grands objectifs internationaux qu'on a appelé les objectifs d'ishi et en fait pour le suivi de cette stratégie il y avait pas véritablement de cadre commun d'indicateurs communs sur les différents objectifs et de système de suivi et d'évaluation donc c'était une recommandation forte qu'on avait porté lors de l'adoption de ce nouveau cadre mondial qui a été adopté et donc là l'enjeu c'est de fin aniser ce cadre de suivi notamment sur les indicateurs et notamment les principaux indicateurs phar pour que les États et ce jeu d'indicateurs commun pour rapporter sur leurs actions euh il y a encore du travail à faire pour finaliser quelques indicateur mais cette décision d'adoption du cadre de suivi est très importante puisqu'à la prochaine COP donc la COP 17 en 2026 ce sera la première évaluation mondiale de la mise en œuvre de ce cadre d'action donc il est vraiment important que tous les éléments soient réunis et que le système de rapportage aussi soit soit précisé pour qu'on puisse faire en 2026 cette première évaluation mondiale pour voir si les résultats sont en bonne voie d'être atteints ou pas le 3oème grand sujet vous l'avez souligné monsieur le Président c'est les financements pour la biodiversité donc le l'enjeu de cette COP c'est que les États adoptent ce qu'on appelle une stratégie de mobilisation des ressources financières et donc nous nous souhaitons qu'elle soit conforme au engagements pris à Montréal à savoir une augmentation de plus de 200 milliards de dollars par an euh pour financer les actions directe sur la biodiversité et qu'il y ait une réforme des subventions néfastes à la biodiversité de plus de 500 milliards de dollars par an qui soi actés et déployés plus largement sur et et j'ai pu assister à la fin des des échanges euh le l'enjeu principal sur son financement c'est effectivement c'est l'alignement des flux financier et la mobilisation de la finance c'est le verdissement de la finance pour que en parallèle de ces efforts directs pour la conservation de la biodiversité on on met fin à cette tous ces financements qui sont néfastes à la fois pour la nature pour le climat et pour la dégradation des terres qui sont donc les trois grandes conventions qui ont été adoptées au somm la Terre à Rio biodiversité climat et lutte contre la désertification euh les les montants les montants sont sont euh les montants de ces subventions et de ces financements euh néfastes sont très importants là ils ont été évalués récemment par le programme des nations- Unies pour l'environnement et ils sont évalués à 6700 milliards de dollars par an dont 5000 milliards qui provientent de financement du secteur privé et 1,7 et 1700 milliards pardon du secteur public principalement dans le domaine de l'agriculture des transports et du financement des énergies fossiles la dernière grande décision qui est attendue c'est l'adoption de d'un mécanisme multilatéral de assurant un partage juste et équitable des avantages liés à l'utilisation des informations de séquençage numérique des ressources génétiques et avec la création d'un fond mondial qui va pouvoir être alimenté donc c'est une décision qui est très attendu par les pays du Sud pour leur permettre d'avoir accès à ces informations sur les ressources génétiques qui sont utilisées dans le domaine de l'agriculture de la santé mais là l'objectif c'est que ces ces ressources financi nouvelles qui pourront être déployé donc à la fois de l'accès à de la connaissance mais aussi de la mobilisation de financement nouveaux puissent être mobilisé sur la conservation et l'utilisation durable de la diversité puisque c'est bien ça l'objet de la Convention sur la diversité biologique voilà les monsieur le Président les principaux points et principales recommandations que l'UCN l'Union internationale pour la conservation de la nature portera à cette COP 16 merci Monsieur Couvet vous avez la parole bonjour à toutes et à tous alors alors en ce qui concerne la FRB en fait on identifie trois trois défis he trois enjeux et qui sont en fait bon c'est une COP un peu de transition à la COP 16 après la COP 15 qui a été extrêmement importante et il s'agit de conforter en fait des acquis qui ont été vraiment majeur de cette COP 15 le premier le premier acquis c'est l'aspect systémique de la biodiversité donc suivant les recommandations de Libes ce qui a été le cadre mondial en fait insiste sur le fait qu' s'agit d'adopter un changement transformateur changement transformateur de quoi s'agit-il les termes utilisés he par l'bes donc le GC de la biodiversité c'est réorganisation fondamentale systémique des facteurs économiques technologiques sociaux y compris les paradigmes les objectifs et les valeurs donc on voit bien que en fait le le constat qu'avait fait lipb c'est que si on veut vraiment stopper le déclin de la biodiversité et bien en quelque sorte il va falloir changer de braquet hein c'est-à-dire qu'il s'agit pas simplement d'agir au marge mais il s'agit bien de voir la logique de de de travaill sur le cœur de la logique des systèmes économiques et politiques voilà donc ça c'est c'est vraiment le cadre en fait de de dans lequel il faut réfléchir en fait les mesures sur la biodiversité donc ce premier acquis de de cette COP 15 donc et ce qui veut dire renforcer les capacités institutionnelles autour de la biodiversité ça ça sera d'ailleurs une des conclusions du rapport Nexus qui va sortir de libè en décembre Nexus qui regarde comment les enjeux biodiversité agriculture climat santé et eau en fait sont liés hein donc là aussi il y a il va y avoir nécessité de combiner ces différents enjeux environnementaux plutôt que de les opposer le deuxème le deuxème défi deuxème objectif qui nous paraît extrêmement important donc un deuxième acquis de la COP 15 c'est celui de l'intégrité écologique donc ce qui explique en fait le cadre mondial c'est que l'enjeu en biodiversité c'est de restaurer l'intégrité écologique de tous les écosystèmes et là il y a un changement considérable sur le plan qualitatif parce que si vous prenez le texte Daishi de 2010 en fait quand il est question écosystème on parle d'écosystèm naturel donc ça donne l'impression que la biodiversité voilà c'est seulement les écosystèmes naturels que finalement les écosystèmes tropisés transformés par lesuma bien il y aurait pas d'enjeu biodiversité donc là il y a vraiment ce changement considérable avec la COP 15 de bien insister c'est tous les écosystèmes donc il s'agit notamment de restaurer l'intégrité écologique des écosystèmes agricoles voilà donc en jeu extrêmement extrêmement important alors cette intégrité écologique donc qu'est-ce que qu'est-ce qu'elle veut dire alors ce qui au passage il faut insister aussi quelque chose ce qui n'est pas toujours bien vu c'est que biodiversité il y a à la fois diversité du vivant donc ça c'est bien connu mais il y a aussi des fonctions écologiques fonctionnement des écosystèmes c'estàdire que il y a et les deux sont liés he c'est-à-dire qu'on a besoin de la diversité du vivant pour que les écosystèmes fonctionnent inversement on a parfois besoin de restaurer les fonctions écologiques pour maintenir la diversité du vivant un exemple classique que vous connaissez sans doute bien c'est le cas de la pollinisation donc restaurer la pollinisation restaurer cette fonction écologique bah ça suppose aussi de la diversité végétale faut qu'on ait une diversité des des plantes pour effectivement maintenir des populations de polinisateurs donc on voit bien donc voyez il y a un aspect systémique sur cette biodiversité et qui est sans doute beaucoup plus parlante notamment pour les secteurs qui sont exposés à cette restauration qui est notamment le secteur agricole qui comprend sans doute beaucoup mieux l'enjeu d'intégrité des écosystèmes plus que l'enjeu de maintien d'une espèce ou d'une autre dans un écosystème agricole alors par rapport à ça j'aimerais aussi insister sur le fait du fort consensus au moment de la COP 15 des 10 96 états c'est-à-dire que c'est pas simplement l'Europe qui était qui était proactive mais c'était sous présidence chinoise et il y avait effectivement cet accord de l'ensemble des États sur ces enjeux sur l'importance du changement transformateur et sur l'importance de cette intégrité écologique qui au passage est aussi un enjeu géopolitique un enjeu d'indépendance géopolitique pour l'Europe parce que à travers l'intégrité écologique notamment des écosystèmes agricoles et bien c'est la résistance de l'agriculture notamment aux alléas climatiques hein qui va être un enjeu extrêmement important donc un problème de sécurité alimentaire derrière ces enjeux de de biodiversité il faut bien voir en fait le continuum entre biodiversité et sécurité alimentaire voilà alors par rapport à ça l'Europe avance avec la loi européenne de restauration de de la nature qui est un texte qui n'est pas si négatif que ce qui a été dit par ailleurs parce qu'on voit qu'il y a pas mal de choses notamment sur les écosystèmes agricoles he qui est précisé qu' a des des enjeux de restauration des polonisateurs des paysages des zones humides et ce de la fa la fleur des sols aussi hein donc il s'agit effectivement de conforter cette loi de lui donner aussi qu'il y a des politiques publiques qui l'appuie voilà donc ça c'est le deuxième enjeu he donc intégrité écologique donc outil de restauration politique de restauration he de cette intégrité écologique et puis le troisième enjeu le troisième défi quiidentifie la FRB et bien c'est la mobilisation la mobilisation de l'ensemble des parties prenante donc Madame Goulard en a fort bien parlé à propos de la finance de la finance durable donc c'est-à-dire là je pense qu'il faut le souligner l'a un peu dit mais je je pense que c'est important de le redire il s'agit pas simplement de financer la protection de la biodiversité mais il s'agit en fait d'organiser la transition de la finance hein c'est-à-dire que la finance non seulement à leur stop aussi les les subv ce qu'on appelle les subventions perverses donc Sébastien en a parlé mais plus que ça il s'agit aussi de financer la transition au passage on parle beaucoup d'agroécologie vous avez sans doute constaté qu'on parle beaucoup moins du modèle économique derrière l'agroécologie donc là qui va financer effectivement qui va plloyer ses modèles économiques et bien c'est là aussi que la finance a un rôle fondamental à jouer et donc là il y a tout un ensemble d'outils qui sont proposés il y a la cible 15 notamment du cadre mondial he qui parle de cette de cette mobilisation donc là les sciences économiques ont pas mal travaillé là-dessus hein il y a toute la question des labels donc des certificat et crédit biodiversité dont il a été question précédemment il y a l'idée aussi des paiements pour services environnementaux hein dans le secteur de l'agriculture et j'aimerais souligner que une des conclusions de la COP 15 c'était assez frappant euh nous avions donc deux deux représentants anglo-saxons je pense c'est importantuss de préciser qui représentaient le monde économique et financier et qui expliquaient bien sous présidence chinoise que le monde économique et financier pouvait se mobiliser pour ce changement de transformateur mais que pour se mobiliser et bien il y avait une responsabilité fondamentale des états parce que c'est aux États il faut que les États récompensent les vertueux et au passage sanctionnent éventuellement les mauvaises élèves mais si jamais les États ne sont pas là pour réguler et bien le monde économique et financier ne se mobilisera pas donc vraiment un rôle fondamental de l'État qui est peut-être plus que de financer la transition plutôt d'organiser les flux financiers de réorganiser de de de coordonner en fait cette réorganisation des flux financiers donc ça c'est quelque chose qui est extrêmement important cette action indirecte cette action de levier de l'État à travers les régulations donc les règles par exemple les règles sur certifical et crédit ce sont les États qui vont les énoncer et donc il est important que l'État ne n'oublie pas effectivement cette cette responsabilité au passage j'imagine que les partis prenantes du monde économique et financier vous ont expliqué notamment tous les risques auquel ils sont exposés il y a les risques climatiques mais il y a aussi ce qui s'appelle les risques de transition les risques de transition vous savez c'est leserement dans les politiques publiques qui fait qu'une politique publique va changer comme ça d'une année à une autre et que du coup les entreprises ont parfois du mal à s'adapter donc elles ont besoin aussi de visibilité he donc là l'état effectivement dans sa résolution dans la cohérence de ses politiques publiques un rôle fondamental à jouer un rôle de levier vis vis-à-vis du monde économique et financier et au passage de la compétitivité du monde économique financier européen voilà sur cette intervention liminire je pense les trois points qui me semblaient importants à à souligner bien maises chers collègues il y a-t-il des questions particulières à poser à nos intervenants monsieur Guillaume chevrolier oui merci monsieur le président je voulais revenir sur le l'objet de l'audition sur qui était aussi l'état des lieux de la biodiversité mondiale à la veille de la la COP 16 même si sur il faudrait des heures pour pour faire un un C état des lieux justement et et revenir aussi sur la question des des indicateurs utilisés pour pour qualifier l'état de la biodiversité qui qui une question qui est loin d'être résolue puisque contrairement au système climatique donc on peut apprécier les évolutions entre l'air industriel et et aujourd'hui s'agissant de la biodiversité on a on a encore des une difficulté au niveau des des indicateurs pour pour pouvoir évaluer avec avec précision même si lu ISN pardon produit une liste rouge d'espèces menacées qui permet d'appréhender les menaces qui pèent sur sur le vivant mais cette liste ne prend pas en compte l'état de santé des milieux ni les pressions qui sont à l'origine de l'érosion de la biodiversité donc quelles sont à ce propos les principales difficultés scientifiques et cognitives que vous identifiez à l'élaboration d'un indicateur générique et grand public de même quand on parle de de biodiversité il est il est usuel de faire état de de constat alarmant on parle souvent de la la 6e extinction de masse alors que les collectivité territoriale des opérateurs de l'État dans les différents domaines des acteurs économiques agricoles associatifs s'engagent au quotidien en faveur d'actions concrètes de restauration de zone humide de réduction de de pression sur les milieux aquatique de opération désartificialisation aussi Qui est qui permettent d'être plus respectueux de l'environnement et de la protection d'espace naturel donc est-ce que vous pourriez nous faire le le bilan de des mesures concrètes de ces mesures concrète et et quelle temporalité constat-ons généralement dans quelle temporalité constatons généralement les premiers effets positifs de de ces politiques mises en œuvre de façon très opérationnelle sur le terrain et avez-vous en-être des exemples réussit de protection d'espèces où les courbes ont pu être inversé parce que il nous paraît aussi essentiel dans dans le débat public de réhabiliter un discours très positif autour d'action mené que ce soit pour le climat mais là on l'espèce aujourd'hui sur la biodiversité pour montrer qu'il pu on peut avoir des des résultats positifs qui puissent entraîner des des logiques vertueuses et qui puissent aussi fédérer les acteurs plutôt qu'une succession de constat alarmant qui qui détourne parfois de de l'action en raison du du désespoir qu'ell peuvent que les constats peuvent susciter enfin je souhaite vous entendre sur le bilan que vous tirez de de la cohérence et de la robustesse des mesures inscrites sur le le plan national biodiversité 2030 et également sur les les les crédits inscrits au titre de la biodiversité dans dans le projet de loi de financeces 2025 et également une une autre question sur votre appréciation des atlases de la biodiversité qui ont été développés depuis un certain nombre d'années ces documents permettent-ils selon vous d'amorcer des prises de conscience et des changements au niveau local et d'une façon plus générale quelle est votre lecture de la perception de la biodiversité euh dans le débat public par les élus locaux et également d'une façon générale par les Français je vous remercie merci je vais donner à parole à Renand Dantec et puis après à Michel Weber oui merci monsieur le Président eu quelques quelques point de d'abord un peu la sur sur la tendance générale de de de cette COP à à Cali on a quand même le sentiment que 2 ans après Montréal et ça a été dit par les intervenantes précédentes le soufflet est un peu retombé la dynamique est euh est moins forte donc quel est votre sentiment sur ce point notamment quel est votre sentiment par rapport au pays du Sud euh où on sent qu'un certain nombre d'entre eux sont aujourd'hui beaucoup plus prudents sur le fait d'avancer et compris ça se voit dans le petit nombre de de stratégies nationales déposé un plus prudent sur le fait d'avancer sur leurs propres engagements et avec un peu l'idée que c'est toujours un peu le Nord qui demande de faire des efforts sur la biodiversité l'ange principal pour de pays du Sud c'est bien sûr le le le développement donc un peu votre sentiment sur sur ce qu'on pourrait appeler un retournement de tendance et qu'on connaît aussi évidemment en Europe après je vous ai bien entendu euh il y a quand même beaucoup de rétiscence aujourd'hui et notamment de l'Union européenne qui pourtant souvent la plus allante sur les enjeux de biodivers sur la création d'un nouveau fond en disant un nouveau fond ça veut dire encore des coupts de structure importants euh c'est long à mettre en œuvre ça veut dire que ça veut dire que c'est beaucoup d'argent qui n'iront pas sur le terrain avant longtemps on peut prendre l'exemple du du fond vert pour le climat qui a quand même été extrêmement dur à mettre en place je parle du fond international pas des du du fond vert français c'est un autre débat qu'on aura ici aussi mais c'est pas le même euh et que donc euh on peut être étonné de ce de de cette volonté des des pays du Sud d'avoir absolument un nouveau fond alors qu'il existe déjà le fond mondial pour l'environnement et que le compromis de de Montréal semblait quand même de bon sens de dire voilà on met une enveloppe particulièrement la garde au sein du FEM pour pas augmenter les les coups de structure or un certain nombre d'ONG continuent de soutenir le sud est-ce que c'est par tradition parce que les ONG soutiennent le sud ou est-ce que il y a une raison réelle à cette création d'un nouveau fond donc vous entendre sur ce point précis euh me semble important et puis il y a cette question et parler des gens qui baignent dans le domaine de la conservation et je garde mon caractère provocateur euh et ça joue notamment sur cette question qui était aussi au cœur des éditions précédentes autour des crédits certificats biodiversité ou crédit climat avec un bonus biodiversité est-ce que le monde de la conservation notamment anglosaxon mais luicn connaî son mapping international je ne n'interroge pas que glouisn France euh est-ce qu'il y a pas une tendance aujourd'hui du monde de la conservation des grandes ONG de conservation financées par les philanthropes américains à vouloir absolument garder une bulle biodiversité plutôt que d'aller vers des choses mixtes qui sont pourtant un peu la euh la la logique du monde de faire converger les questions climat et biodiversité parce que c'est juste pas les mêmes mondes pas les mêmes flux et que chacun cherche quand même toujours à rester un peu chez lui merci la parole est à michaell Weber et puis à Stéphane demi oui merci monsieur le Président d'abord revenir parce que je pense que c'est important que le souligner sur ce que fait l'UICN et notamment par le B des listes vertes puisque j'ai eu la chance de présider un organisme qui était je crois un des plus grands territoires en France qui était classé sur la liste verte le Parc Naturel Régional des des vauun et je pense que c'est important de le souligner aussi pour les collègues que de rappeler qu'il y a de du point de vue de l'USN toujours ce lien important entre protection de la nature la biodiversité et activité humaine et qu'on nppose pas finalement les deux je pense que c'est tout à fait à votre honneur le deuxième élément que je souhaitais avoir c'est que j'ai un peu le sentiment c'est un petit peu les débats que l'on peut entendre que finalement les mesures de protection des espaces menacés ont plutôt bien fonctionné on a quelques exemples et que de plus en plus ce qui pose question c'est la chute de la nature ordinaire de la biodiversité ordinaire et donc la question qui se pose à nous c'est de savoir comment est-ce que l'on tient compte effectivement de ce constat parce que ça veut être ça peut être rassurant d'un côté que de constater que par des mesures prises on arrive effectivement à faire en sorte que les les espèces menacées soit se maintiennent soit en reconquête mais qu'à l'inverse dans notre activité quotidienne et bien tout le reste de la biodiversité est elle-même menacée il suffit de voir les rapports de l'IPBS mais je pense qu'il faut effectivement plus le creuser et dernier élémen euh vous avez les uns et les autres évoqué les solutions fondées sur la nature les services écosystémiques mais la question qui est celle finalement de la financialisation la marchandisation on peut le dire comme on veut de la protection de l'environnement et de la lutte contre la perte de biodiversité elle est posée parce que on peut pas mettre en rapport ces élémentsl avec les constats qui sont faits par ailleurs c'est-à-dire les 6700 milliards tout Stéphane que vous annonciez sur les les effets néfastes à la biodiversité sur l'économie de marché qui à mon avis est incompatible avec les enjeux qui sont les enjeux du moment et donc la question est est simple on sait les uns et les autres très bien que on va pas revenir sur cette économie de marché donc quels sont les les moyens réels au-delà des annonces que l'on peut faire quelles sont les actions que l'on peut mener vraiment pour que cela soit pris en compte parce que sinon on va rester dans des incantations peut-être et des bons discours qui peuvent nous satisfaire les uns et les autres mais si l'on attend j'ai entendu aussi la régul de la part de l'État évidemment qu'on on est tous d'accord là-dessus mais on sait aussi que les États ont de moins en moins les moyens eux même soit par des choix politiques soit par des contingences des choix politiques soit par des contingences économiques de prendre les bonnes mesures et de les imposer dans un espèce de de de de renversement de situation qui en effet aurait des impacts positifs sur la biodiversité un petit peu là-dessus que je voulais vous entendre pour faire aussi écho au débat qu'on a eu tout à l'heure à la table ronde précédente qui prenait en compte l'ensemble de ces de ces éléments notamment financiers sur les impacts liés à la diversité les réponses qu'on peut y porter merci la parole est à Stéphane demi oui très rapidement monsieur le Président dans un dans un autre registre monsieur moncore j'avais lu il y a il y a quelques semaines votre position publique sur ou plutôt l'alerte que vous aviez lancé vis-à-vis des des baleigners Japonais en expliquant que le Rorcal commun et et le Rorcal était vraiment menacé d'extinction et et donc je je profite de cette prise de position publique pour savoir si vous avez également pris une position publique ou lancer une alerte en ce qui concerne donc la situation de Paul Watson qui est le défenseur des balines bien qui commence pour répondre à mes collègues allez-y bien les questions sont très riches j'essaie de pas de pas oublier alors sur l'état de la biodiversité je vais essayer de les prendre peut-être dans l'ordre he donc l'état de la biodiversité l'état des lieux et je vais effectivement bouclé avec on voit qu'effectivement alors sur les espèces menacées mais bon Sébastien on parlera sans doute beaucoup mieux que moi il y a effectivement une certaine efficacité des politiques on sait par exemple sur les oiseaux he au 20e siècle en tout cas que on a pu alors attention diminuer le taux d'extinction de 50 % ce qui veut dire quand même que le taux d'extinction reste important vous voyez donc voilà on a fait un pas mais ce pas et reste insuffisant et vous aviez raison vous l'avez souligné la nature ordinaire par contre effectivement le déclin continue notamment le déclin des des des oiseaux communs donc il y a peut-être nécessité alors on parle notamment avec l'ofb hein de créer un baromètre de la biodiversité avec un indicateur qui serait intégrateur donc il s'agirait effectivement de compléter l'indicatoire aux oiseaux communs en ajoutant sans doute une dynamique des insectes communs peut-être de la faune et la flore des sols de la végétation et là on aurait déjà quatre compartiments qui permettrai d'avoir une vision déjà peu intégratif de la biodiversité donc les moyens nécessaires bah les moyens c'est notamment sur les systèmes d'observation c'est souvent le le goû d'étranglement on fait appel beaucoup aux sciences participatives alors les sciences participatives au passage notamment au Muséum avec Vig nature he que j'ai que j'ai lancé euh il y a un aspect politique qui est très qui est très riche he le passage au passage parce qu'effectivement du coup l'ensemble de la société l'ensemble des observateurs partage les données scientifiques elles leur appartiennent en fait elles n'appartiennent pas simplement à la sphère scientifique mais les sciences participatives ne sont pas suffisantes he il y a besoin aussi de renforcer la recherche professionnelle en biodiversité de manière d'une part à effectivement gérer ces systèmes d'observation ensuite à synthétiser les données hein ce qui n'est pas trivial non plus il y a besoin d'avancer conceptuelles qui sont encore importantes à faire dans le domaine de l'écologie de l'écologie scientifique euh voilà alors sur l'aspect ensuite des réussitees alors les réussites il y a un cas qui me vient tout de suite à l'idée mais j'hésite un peu parce que je sais qu'il a un peu controversé mais c'est le cas des insectes donc dans le cas des insectes vous avez une métaanalyse qui est sortie en 2020 par des auteurs américains qui ont pris l'ensemble des données à l'échelle mondiale et donc dans ces données à l'échelle mondiale leur conclusion c'est que en ce qui concerne les écosystèmes tempérés et bien les insectes aquatiques actuellement se portent mieux se portent de mieux en mieux et ça correspondrait en fait aux politiques de protection de l'eau hein qui est d'amélioration de la qualité de l'eau depuis depuis 50 ans qui font qu'effectivement et bien on a réussi donc à améliorer cette ité de l'eau ce qui a eu des impacts positifs sur les insectes aquatiques et aussi sur les oiseaux d'eau voilà mais sachez que certains journaliste notamment un grand quotidien du soir et bien conteste en fait cette ce papier là ce papier qui est sorti pourtant dans Science qui est la revue majeure en en en science en fait par ailleurs dans ce justement dans ce dans cette métaanalyse il montre que par contre en ce qui concerne les insectes du milieu terrestre le déclin continue en milieu tempéré donc voilà donc là vous avez un exemple et ma conclusion en tant qu'écologue c'est que en l'occurrence ben les écosystèmes aquatiques d'eau douce les surfaces sont plus faibles hein donc c'est beaucoup plus facile d'avoir des politiques très ambitieuses que dans le domaine terrestre parce que là va s'agir d'agir sur l'ensemble de l'agriculture donc ça va être beaucoup plus difficile de contrecarrer le déclin des oiseaux terrestres voilà donc vous avez vous avez un exemple mais voilà sachez qu'il n'est pas sans sans sans controverse voilà ensuite en ce qui concerne la cohérence des politiques publiques alors les cohérence des politiques publiques il y a notamment celle concernant les pesticides politique qui est nécessaire là je pense qu'il y a un consensus scientifique sur la nécessité de réduire les pesticides et là on a un peu enfin voilà c'est un peu compliqué alors ça serait très long de le développer mais il y a eu bon comment dire un méimélo je vais le dire comme ça sur les indicateurs donc les indicateurs alors l'indicateur NODU qui était utilisé n'était pas parfait l'indicateur qui est proposé pourrait être intéressant le problème c'est comment va être évalué et pondéré la la toxicité des pesticides et actuellement les les experts ne sont pas tout à fait d'accord sur la manière dont effectivement est pondéré cette toxicité donc là il y a nécessité effectivement d'avoir un certain consensus qui soit à la fois scientifique et politique effectivement sur l'indicateur donc il y a du travail à faire et de manière à avoir cette cohérence sur la politique dont ont besoin l'ensemble des acteurs que ça soit les protecteurs de la biodiversité ou le secteur le secteur agricole voilà ensuite en ce qui concerne les pays du Sud les pays du Sud là la question elle est extrêmement difficile he vous voyez sur savoir effectivement est-ce que les pays du Sud sont en train de reculer ou pas moi il me semble que sur les pays du Sud il est important de distinguer j'avais insisté distinguer les espaces protégés la nature extraordinaire les espèces menacées et la nature ordinaire l'agriculture d'accord et sur les espaces protégés il est clair que il y a quand même enfin comment dire il y a une controverse vous savez vous avez sans doute entendu parler du terme de colonialisme vert c'est-à-dire que lorsque la Grande-Bretagne et la France disent aux États africains il faut protéger vos espaces voyez les États africains évidemment ne sont pas très à l'aise avec ce retour quelque part de la Grande-Bretagne et la France qui leur dirait ce qu'il faut faire donc là effectivement faut être extrêmement prudent l'Europe doit être extrêmement prudent étant donné le passé donc voà il y a les espaces protégés et par ailleurs il y a l'aspect de l'agriculture alors sur l'agriculture est-ce que les pays du Sud sont en train de reculer de se dire bah finalement développer l'agroécologie faire la transition agricole c'est pas forcément une bonne idée difficile d'en se rendre compte mais il me semble en tout cas qu' il y a quand même de manière générale les pays du Sud ont bien conscience aussi j'allais dire ils sont pas idiots ils voient bien effectivement que la sécurité alimentaire dans chaque pays et bien elle dépend de la résilience de l'agriculture face au climat et donc que de ce point de vue-là restaurer les fonctions écologiques restaurer l'intégrité écologique des écosystème agricole c'est extrêmement important pour chaque État voilà mais il faudrait effectivement analyser plus en détail la man notamment dans les politiques agricoles et les politiques de protection de la biodiversité ordinaire avancec dans les pays dans les pays du Sud alors sur la question des nouveaux fonds moi la manière le le fond mondial la manière je je faisais partie de la délégation européenne au moment de la COP 15 je suis un peu loin mais la manière dont j'ai compris les choses effectivement ce qui se passe c'est que les pays du Sud trouvent que les coûts de structure les coûts sont trop importants c'est-à-dire que les sommes qui arrivent donc il y a des sommes qui sont louées à ce fondl et ensuite les sommes qui arrivent sur le terrain bah c'est seulement une proportion et qui est souvent assez minoritaire et donc ce quiespérait les pays du Sud c'est qu'en créant un nouveau fond bah finalement les coûts de structure soient plus faibles et que du coup la proportion des sommes qui arrivent sur le terrain soit plus élevé la délégation européenne é effectivement extrêmement réservée et pensait que de toute façon il y a des il y a des il y a des questions systémiques qui font que de toute manière les coûts de structure sont extrêmement importants et qu'il faudrait peut-être mieux travailler sur la réduction des coûts de structure sur le fond qui existe voilà mais là vous avez une négociation politique qui est difficile voilà sur les certificats alors il y a une question qui a été posée est-ce qu'il faut combiner effectivement là je dirais que la FRB est extrêmement favorable à cette idée de combinaison donc il y a un projet qu'on est en train de développer FRB mususeum et carbone 4 qui sont notamment alors on s'appuie sur l'expérience de carbone 4 en ce qui concerne les certificat carbone pour travailler sur les certificats biodiversité sylvie Goulard qui connaît très bien le le projet puisquon a échangé plusieurs fois avec elle a dû vous en parler donc on est en train de travailler et notamment on travaille donc sur les certificats biodiversité avec carbon 4 de manière à éviter les erreurs qui ont été faites dans le casadre des certificats carbone mais l'idée c'est évidemment bien de combiner parce que le domaine du climat et le GC l' bien identifié j'ai parlé tout à l'heure de restauration écologique et qui est un enjeu central pour la COP 15 de la même manière le JC identifie la restauration des écosystème comme aussi un enjeu fondamental dans le domaine du climat donc il y a bien convergence des enjeux hein de ce point de vue-là donc il est effectivement important d'anticiper j'ai fait allusion à ce rapport Nexus qui actuellement est confidentiel de l'bè qui sortira donc le 17 décembre qui dont la conclusion effectivement est que la restauration de la nature est un enjeu fondamental de manière à lier les cinq enjeux agriculture biodiversité au santé et climat voilà ensuite sur la question de la financiérisation alors là je pense qu'il faut extrêmement est-ce qu'il s'agit de financieriser la protection de la biodiversité ou est-ce qu'il s'agit de financiariser la transition écologique c'est pas du tout la même chose et pour moi dans mon esprit il s'agit de financiariser la transition écologique en d'autres termes de trouver les moyens financiers d'assurer la transition écologique c'est-à-d d'avoir des modèles économiques qui soient viables dans le domaine par exemple de l'agroécologie d'accord et de ce point de V là je pense qu'il y aura consensus he sur l'importance de cette de cette financiarisation voilà alors est-ce qu'on est optimiste là je vais peut-être déborder simplement en parlant peut-être dans en tant qu'enseignant ce que l'on constate en fait quand vous regardez les États à l'échelle mondial en fait si vous faites le actuellement on a une extrêmement bonne corrélation entre les indices de développement humain hein donc le bien-être humain et puis l'empreinte écologique c'est-à-dire les pays qui ont atteint le plus grand bien-être humain sont les pays qui ont la plus forte empreinte écologique on peut dire que c'est à la fois le succès et les limites de la modernité on peut dire qu'effectivement la modernité a réussi ce prodige d'augmenter de manière considérable le bien-être humain mais c'est fait aussi en augmentant l'empreinte écologique et du coup ce que l'on pourrait dire en tout cas ce que moi je dis aux étudiants c'est que si ces trois siècles de modernité ont permis d'augmenter autant le bien-être humain en augmentant l'emprunt alors au passage qui ce qui s'est passé c'est on faisait pas attention à l'empreinte écologique donc peut-être qu'effectivement l'intelligence collective que l'on a actuellement c'est utilisé maintenant réduire l'empreinte écologique tout en gardant le bien-être humain et bien on peut penser que peut-être on va arriver justement à éviter C de à sortir de cette corrélation positive effectivement à garder nos acquis en terme de bien-être humain tout en réduisant l'empreinte écologique et proposer un autre modèle une nouvelle trajectoire en fait pour les pays du Sud qui travaillent évidemment eux aussi bien évidemment voilà je quelques réponses merci alors euh sur la question des indicateurs donc effectivement il y a dans le domaine de la biodiversité il y a plutôt un panel d'indicateurs donc il y en a des très connus et des références vous l'avez cité la liste rouge des espèces menacées de l'UCN qui est basée sur les meilleures connaissances scientifiques disponible sur une méthodologie qui est robuste et acceptée par tous et qui donne vraiment l'indicateur de de l'évolution de la de la biodiversité au niveau des espèces donc le il est robuste parce qu'il est à la fois mondial il peut l'indicateur peut être régionalisé c'estàd qu'il est aussi appliqué au niveau européen et nous le Comité français de l'issen on le décline au niveau national parce que c'est ça aussi l'enjeu au niveau des des indicateurs c'est qu'il puiss être déclinable à différentes échelles tout en restant dans la même méthodologie avec la même robustesse donc euh c'est un indicateur qui est aussi grand public puisque les les espèces évidemment l'élément le plus visible de la biodiversité qui peut mobiliser plus facilement l'attention du du du grand public l'UCN est en train de compléter cette liste rouge des espèces menacées par une liste rouge des écosystèmes sur lequel on travaille maintenant depuis plusieurs plusieurs années donc là pour mesurer non pas le risque d'extinction d'une espèce mais le risque d'effondrement d'un écosystème et de la même façon cet indicateur sera déclinable du niveau mondial jusqu'au niveau local donc pour donner une unité mesurer en fait la la vulnérabilité d'un d'un écosystème qu'il soit mondial ou local vous connaissez aussi puisque ça a été publié dernièrement le fameux indice planète vivante publié par le WWF aussi qui était aussi un indice robuste donc là qui donne des tendances sur l'abondance des des espèces donc pas simplement effectivement le euh une espèce qui peut être rare mais des une espèce qui est largement répondue mais dont les effectifs chutent de façon importante vous savez que c'est particulièrement vrai en France pour les oiseaux dans les milieux agricoles on a là le dans le cadre de ce cadre mondial sur la biodiversité il y a tout tout un jeune indicateur qui est à disposition hein donc il vont permettre d'alimenter et de pouvoir rapporter sur les différents objectifs donc on n'est pas sans indicateurs il y a plein il y a de nombreux indicateurs et nous ce que nous disons c'est que même s'ils sont encore imparfaits pour certains utilisons-les déjà dans dans pour pour pouvoir organiser ce rapportage et cette évaluation mondiale vous savez qu'au niveau français on a l'observatoire national de la biodiversité l'ONB qui dispose aussi de tout un jeu d'indicateurs vérifiés régulièrement actualisé et qui permettent de suivre des tendances sur l'état de la biiversité que ce soit sur les espèces plusieurs milieux naturels les financements publics accordés à la biodiversité donc on a bien tout ce jeu d'indicateur donc même si on doit encore poursuivre les efforts surtout il faut pas que l'absence ou un peu le le le manque de robustesse soit un frein à l'action et à l'évaluation des résultats euh sur le alors le comment est-ce qu'on mesure les les succès c'était ça monsieur Chevrollier donc les succès oui on en a on en a plusieurs euh c'est c'est le cas par exemple de la loutre d'Europe qui est une espèce qui s'est bien euh qui est bien revenu en France notamment grâce à l'amélioration des cours d'eau à la qualité des cours d'eau et à la lutte contre la pollution vous avez aussi des opérations de réintroduction qui ont été tout à fait réussies je pense au vautour dans les sevenes au jipa barbu dans les Alpes ou même la réintroduction du bouquetin des Pyrénées du bouquetin ibérique pardon dans les Pyrénées euh qui est aussi un succès vous avez luucen avait tiré la sonnette d'alarme il y a quelques années sur l'antilope SAA qui qui avait connu un effondrement important qui est en cours de restauration ou également des efforts importants ont été mobilisés pour le gorille des montagnes qui est une espèce qui se porte mieux qu'avant donc on voit qu'il y a un certain nombre de de succès c'est-à-dire que dès l'instant qu'on on investit dans la conservation là je l'ai dit pour les espèces mais aussi c'est aussi valable pour les écosystèmes les résultats sont généralement au rendez-vous après le tableau global il reste rouge à l'image de la liste rouge les euh les les indicateurs sont euh continue à enregistrer ce ce ce déclin de de la biodiversité que ce soit dans le monde mais c'est également vrai en France la première fois qu'on avait fait la liste rouge des oiseaux de métropole on était à une espèce sur quatre qui qui qui était menacé 10 ans après on était à une/ TR donc on a y compris en France un déclin des des espèces c'est une espèce sur qure par exemple aussi pour les les amphibiens ou les reptiles alors des euh des succès de la conservation on en a Michael Weber en a parlé puisque l'UCN a mis au point la la liste verte des airs protégés pour justement récompenser les espaces protégés qui sont efficacement gérés car l'objectif dont on a plus parlé à la COP 15 c'est ce fameux objectif 3030 30 % d'air protégé sur les milieux terrestres et marins en 2030 mais derrière la superficie nous nous mettons au même niveau la qualité et l'efficacité de la gestion euh puisque sinon on tombe dans le syndrome de ce qu'on appelle les parcs de papiers donc si on a des aires protégées qui existent dans un texte juridique mais qui n'ont aucune traduction en action concrète sur le terrain et donc qui n'obtiennent pas de résultats pour la conservation donc on a la chance en France d'avir d'avoir 23 air protégé qui sont labilisé au trre au titre de la de la liste verte et on continue à déployer et à faire adopter cette méthodologie aussi comme outil de mesure au niveau mondial voilà pour mesurer que les aires protégées sont bien efficacement gérés on a dans dans les expériences ai on a plusieurs expériences aussi réussies de restauration d'écosystème donc ça c'est ce que l'ICN a introduit en 2013 sont les les les solutions fondées sur la nature donc les les restaurations notamment d'écosystèmes qui permettent de lutter contre le changement climatique et les risques naturel et là aussi nous avons des exemples tout à fait probants nous avons publié un ensemble de recueil de retour d'expérience positif issus de projets réalisés sur le terrain qui montrre par exemple que plutôt que d'investir dans une digue pour lutter contre l'érosion côtière ou la submersion marine la restauration des dunes et du fonctionnement dunire est efficace marche et produit des résultats en en seulement quelques années donc tout ça est parfaitement faisable évidemment à condition d'avoir les les financements nécessaires donc vous avez posé la question sur les financements disponibles donc là évidemment la toute cette dynamique a été mise en place que ce soit au niveau euh international européen ou national ne va pouvoir se poursuivre que si les finan on a des financement disponible donc nous avons particulièrement regretté là qu'il y ait un gel des crédits biodiversité euh euh dans le budget 2024 B qui qui donne déjà un premier coup d'arrêt à la mise en œuvre euh de la euh stratégie nationale pour la biodiversité et alors je n'ai pas regardé le projet de loi de finance pour euh 2025 mais nous ce qu'on ce qu'on ce que nous demandons c'est que nous avons eu une étude sérieuse faite par l'Inspection générale des finances et l'inspection générale de l'environnement et du développement durable en novembre 2022 qui a chiffré les coûts nécessaires de mise en œuvre de la stratégie nationale biodiversité en France et nous nous demandons à ce que ces financements euh soient respectés donc c'était chiffré à 174 millions d'euros supplémentaires en 2023 et jusqu'à 465 millions d'euros en 2027 je fais le parallèle immédiat évidemment avec la réduction euh budgétaire et la réduction des finances pour revenir sur ce thème des subventions néfastes à la biodiversité les mêmes et l'IGF et l'igedd ont quantifié les les financement néfastes à la biodiversité accordé en France nous sommes sur un volume de 10 milliards de eururos annuel leur conclusion c'est que si on nous réorientons seulement 4,6 % de financement néfaste pour la biodiversité nous comblons le déficit de financement dont nous avons besoin pour mettre en œuvre notre stratégie nationale sur le donc sur après sur la mobilisation des pays du Sud alors nous on se réjouit que parmi les la vingtaine des pays j'en ai cité donc 27 26 plus l'Union européenne qui ont déposé leur stratégie nationale on a quand même plusieurs grands pays du Sud qui l'ont fait et c'est pas simplement les pays du Nord que ce soit dans la zone Europe ou euh Amérique alors les États-Unis ne peuvent pas déposer leur stratégie nationale car ils n'ont pas ratifié la Convention sur la diversité biologique comme ils n'ont pas ratifié la Convention climat mais le Canada l'a fait lui pour la zone Europe et nous avons quand même des grands pays qui sont importants pour la biodiversité d'un point de vue mondial que sont le Mexique l'Indonésie la Malaisie ou le Cambodge qui qui l'ont fait donc on voit que dans la zone Asie c'est plutôt bon à côté d'autres pays comme le Japon la Chine ou la Corée du Sud par contre c'est vrai qu'en Afrique là c'est plus plus modeste puisque nous avons uniquement le Burkina Faso et l'Ouganda qui ont déposé leur stratégie nationale je crois qu'effectivement le le le thème justement ce thème du financement de la biiversité est vraiment très attendu par la part des pays du Sud vous le savez c'est vrai aussi dans dans le domaine du climat où les pays du Sud attendent que les promesses financières faites par les pays du Nord soi tenues et là il en va de même donc il faut qu'il y ait un effort financier des pays du Nord envers les pays du Sud pour financer leurs actions et leurs stratégie nationale pour la biodiversité alors cela avait été cristallisé et Denis en a parlé par ce fonctionnement compliqué du Jeff donc le fond pour l'environnement mondial et c'est pour ça que les pays du Sud ont demandé d'une part à ce que il y a un fond spécial qui soit créé et qui soit plus souple plus rapide plus effectif les informations que j'ai c'est que c'est plutôt le cas on verra quelle est la prestation des pays du Sud à Cali à partir de la de la semaine prochaine les États du Nord n'ont pas voulu recréer un autre fond avec une autre administration une autre gouvernance parce que compte tenu du délai qui est le nôtre je vous rappelle qu'il nous reste 6 ans avant d'atteindre notre objectif de 2030 donc euh la création d'un nouveau fond avec une nouvelle gouvernance un nouveau mécanisme d'alimentation aurait pris plusieurs années et ces financements n'auraient pas été disponibl donc je crois que c'était important de créer ce fond les les retours sont sont sont plutôt positifs et qu'il y a eu lors des débats à Montréal aussi des financements spécialement fléchés pour les pays en développement donc plus 20 milliards d'euros d'ici 2025 et plus 30 milliards d'euros d'ici 2030 et cette attente des financements par les pays du Sud est vraiment très importante je crois que si on veut garder cette dynamique mondiale qui a eu lieu à Montréal il est nécessaire vraiment de de de bien prendre en compte les préoccupations des pays des pays du Sud et nous nous travaillons aussi nous avons un grand programme s'appelle le programme petite initiative qui soutient aussi le renforcement de la participation des ONG dans l'atteinte des objectifs nation par les pays à travers la mise en place d'actions concrètes de terrain à la fois de conservation de la biodiversité de développement local et d'utilisation durable des ressources naturelles après sur le les chances de réussite de de la réorientation des financements je crois que nous avons bien commencé à le faire sur la réorientation de la finance climat donc on parle quand même maintenant du verdissement de la finance climat il y a des positions euh quand même de plus en plus forte et assez claire notamment de l'Agence internationale de l'énergie qui dit que si nous voulons garder notre objectif de neutralité carbone il ne faut plus investir dans les hydrocarbures donc je crois qu'il y a un désengagement euh qui est qui est en cours un verdissement qui est en cours et je pense que c'est parfaitement faisable d'obtenir ce ce ce verdissement aussi des des financements en faveur de la biodiversité à travers des politiques comme l'agro le développement de l'agroécologie enfin sur la position sur les baleines et sur sur Paul Watson n nous avons pas nous n'avons pas pris de position publique mais évidemment le la préservation des des baleines des mamifères marins nous tient particulièrement à cœur et c'est vrai que le Japon ne fait plus partie maintenant de la Commission baliniière Internationale donc n'est plus soumis à ces règles de de moratoire qui pourtant ont porté leur fruits sur la reconstitution des des populations de baleinees un peu partout dans le monde donc depuis son son entrée en vigueur dans les années 80 donc là ça montre aussi que sur certaines espèces on peut avoir des résultats rapides sur d'autres c'est un peu plus lent notamment sur ces grandes espèces dont le le cycle de reproduction et de développement est beaucoup plus lent mais les effets du moratoire sur l'interdiction de la chasse à la baleine sont positifs merci merci messieur pour pour vos réponses et votre éclairage sur les sur les défis de de la COP à venir merci on cl la séance avant une reprise pour des questions budgétaires justement pour nous occuper très prochainement merci
Jean-françois Longeot