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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 29 mars 2026 87 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

Audiovisuel public : audition de Vincent Bolloré | La séance est ouverte ! - 24/03/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette audition sur Vincent Bolloré ?

  • 5:00FerméeRéponse directe

    Pouvez-vous préciser votre participation dans Banij ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quels étaient vos motivations d'investissement dans Banij ?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Comment analysez-vous l'actionnariat étranger dans les sociétés de production ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur l'audiovisuel public français ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Comment analysez-vous les déclarations de Delphine Ernotte sur votre volonté de nuire au service public ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Vincent BolloréChiffre
    « Les 4 milliards, c'est beaucoup à un moment où la France est quand même en difficulté. »
  • 12:00Vincent BolloréFait
    « Canal existe toujours, même je l'ai dit tout à l'heure, Canal est beaucoup plus puissant qu'il n'était en 2014. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, très heureuse de vous retrouver au cœur de l'Assemblée nationale. Et bien, les travaux parlementaires ont donc repris après 3 semaines de suspension pour cause d'élection municipales. Les auditions ont donc repris dans cet épisode.

On va revenir sur l'une d'elles très attendues, celle de Vincent Boloré. Il était entendu par la commission d'enquête qui planche sur le financement et la neutralité du service public sur fond euh de tension entre le président et le rapporteur de cette commission. Alors pourquoi cette audition ?

Et bien Vincent Boloré est actionnaire majoritaire de Canal Plus mais il a aussi départ au sein de la société de production Banny J. BNY J, c'est le 3è fournisseur de programme de France Télévision qui est l'un des cœurs de cible de la commission d'enquête. D'ailleurs, Vincent Boloré a été interrogé sur les déclarations de Delphine Erna qui estime qu'il veut la peau du service public.

On va revoir cette audition à l'Assemblée nationale. Très bonne séance. On se retrouve tout à l'heure après la suspension des travaux de notre commission d'enquête en raison des élections municipales, je me réjouis de vous retrouver pour la dernière partie de nos auditions.

Avant d'accueillir monsieur Vincent Boloré, un point de méthode et d'agenda, j'ai réuni en début d'après-midi le bureau de la commission d'enquête et en accord avec ses membres et monsieur le rapporteur, j'ai défini le calendrier suivant. Les auditions se poursuivront jusqu'au mercredi 8 avril, ce qui nous permettra de mener d'ici là une quinzaine d'auditions et d'entendre des acteurs importants et des figures de l'audiovisuel public. Puis le rapporteur rédigera son rapport qui sera ensuite examiné par les députés membres de la commission d'enquête.

Un vote sur le rapport interviendra d'ici la fin avril. Pour être en mesure de voter, de se prononcer sur un rapport, il faut l'avoir lu et pour se faire, il faut donc qu'il soit rédigé. Par conséquent, contrairement à ce que j'ai pu lire ou entendre sur certains réseaux sociaux ou médias, aucun membre du bureau de la commission d'enquête n'a indiqué que par principe il voterait ou ne voterait pas le rapport, tout simplement parce qu'il n'est pas encore rédigé.

J'accueille maintenant en votre nom, monsieur Vincent Boloré. Monsieur Boloré, vous êtes un capitaine d'industrie, un industriel de premier plan et votre groupe familial qui trouve son origine au 19e siècle dans les papéteries de l'Audette en Bretagne et présent dans différents secteurs d'activité et dans de nombreux pays dans le monde. Vous êtes notamment un acteur important des médias et du secteur audiovisuel.

Dans les années 90, vous vous êtes intéressé à TF1. En 2001, vous avez repris la Société Française de production SFP. Vous participez au lancement de la TNT en 2005 en créant au sein du groupe Boloré la chaîne direct 8 devenue C8.

En 2010, ce groupe rachète au groupe La gardire la chaîne Virgine 17 devenue Cestar. En 2012, après la revente de ces deux chaînes au groupe Canal Plus vient un échange d'action. Vous devenez le premier actionnaire de Vivendy, puis en 2015 celui de Canal Plus.

Parmi les médias dont vous êtes ou votre groupe directement ou indirectement actionnaire, on peut citer la chaîne d'information C News, le journal du dimanche ou la station europein. Si vous êtes un acteur incontournable du secteur audiovisuel français privé, je veux être très clair que ce n'est pas à ce titre que nous vous auditionnons puisque cette commission d'enquête porte sur l'audiovisuel public. Monsieur le rapporteur a souhaité auditionner les principaux actionnaires financiers des principales sociétés de production avec lesquelles France Télévision travaille.

Or, vous êtes à travers le groupe Vivendy l'un des principaux actionnaires financiers du groupe audiovisuel Banij dont nous avons auditionné les dirigeants il y a quelques semaines. Banij est l'un des principaux groupes audiovisuels français et mondiaux avec lesquels avec lequel pardon travaille France Télévision et c'est donc à ce titre que j'ai souhaité que nous puissions vous auditionner cet après-midi. Je vais vous laisser la parole pour un propeliminaire de 10 minutes et j'indique d'ors et déjà à mes collègues que l'audition prendra fin à 18h20.

Mais avant de vous donner la parole, comme vous le savez et comme nous l'imposent les textes, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prédesserement de dire la vérité. toute la vérité et rien que la vérité. Je vais donc vous inviter à lever la main droite et à dire je le jure.

Je vous remercie et je vous cède la parole pour un proposiminaire de 10 minutes. Il faut appuyer. Oui.

Oui. Ben écoutez, je m'appelle Vincent Boloré. Je suis le fils de Michel Boloré qui est un industriel breton dans le papier.

Euh c'était une entreprise connue parce qu'il faisait les OCB ODC cascad Boloré que certains d'entre vous peut-être ont utilisé pour le rouler. et ma mère était employée lectrice dans une maison d'édition. Euh le groupe marchait très bien.

J'étais je représentais la 6e génération et puis malheureusement à la sortie de la guerre les problèmes ont été un peu plus compliqués et le groupe a marché un peu moins bien. Et puis à un moment il s'est retrouvé en difficulté dans les années au milieu des années 70. Et bien que je ne sois que le 5e enfant de la 3e branche, je suis celui qui a été choisi ou en tout cas le seul qui a accepté d'aller m'occuper de de cette entreprise.

C'est vrai que je je j'avais passé toute ma jeunesse à écouter les histoires de ma famille, le débarquement du 6 juin 44 où sur les 177 français, j'avais deux personnes de ma famille qui étaient là. Euh mon oncle qui était à Normandie Yémen, mon père dans la résistance, mon grand-père qui avait euh euh qui était procureur de la République et qui s'était lancé dans des affaires d'huile. Enfin bref, ceci a fait qu'il y a eu un affection sociétatis et que je suis arrivé dans cette entreprise bretonne en 1981.

Il y a eu un redressement miracle en accord avec les salariés de l'entreprise. Il y avait à peu près 800 personnes. Nous avons signé un concordat social qui était que en gros ils acceptaient une baisse de leur salaire euh à condition que si ça se redressait, ils puissent avoir plus.

C'était très risqué à l'époque parce que il n'y avait pas les 20 dernières années de salaire mais c'était sur la dernière année de salaire que si on se retrouvait euh en faillite euh on était payé. Et donc ça a marché et après que ça ait marché, j'ai eu tellement peur que j'ai pas voulu garder tous les œufs dans le même panier qu'on a commencé à diversifier le groupe. On l'a diversifié d'abord dans les transports et puis ensuite on a repéré le secteur des médias qui est un secteur très rentable qui nous a paru intéressant et comme vous l'avez dit monsieur le président petit à petit nous avons augmenté notre exposition dans le domaine des médias et c'est en plus quelque chose qui me faisait plaisir parce que comme vous l'avez compris j'étais un héritier.

Je suis un héritier et mon sujet était ensuite de pouvoir trouver dans la 7e génération des gens qui prenaient ma place. et mon deuxième fils était parti dans les médias travailler ailleurs parce que le papier ne l'intéressait pas beaucoup, enfin les médias l'intéressaient plus et donc j'ai pu le refaire de revenir dans le groupe à cette occasion. Donc c'était d'une pierre de coup et voilà, ça s'est bien passé. nous avons fait un certain nombre de développements.

En réalité, c'est un groupe qui a été construit avec une vocation internationale. Euh nous n'en sommes pas contrôlants aujourd'hui. Nous ne sommes que actionnaires de référence, mais nous sommes actionnaires de référence de plusieurs très grandes entités d'origine française ayant leur siège en France.

D'abord, Avas qui est la fameuse agence Avas qui emploie une vingtaine de milliers de personnes dans le monde et beaucoup aux États-Unis. Ensuite, le groupe Canal qui emploie aussi plusieurs dizaines de milliers de personnes, qui a maintenant pratiquement 40 millions d'abonnés dans le monde et qui a investi au-delà de la France maintenant en Europe beaucoup euh en Asie et et beaucoup en Afrique récemment. Et puis nous sommes rentrés dans le groupe La Garder au moment où le Covid faisait que cette compagnie était un peu en difficulté à la demande d'Arnaud Lagarder et nous sommes devenus donc un actionnaire de référence à côté d'Arnaud Lagarder qui garde bien sûr la présidence direction générale de ce groupe qui a été créé par son père que j'ai bien connu et qui était d'ailleurs à un moment actionnaire chez nous.

Euh voilà ce qu'on peut dire. C'est un groupe donc qui marche bien. Euh c'est un groupe qui se développe.

Euh il y a des équipes qui sont compétentes et bah je suis très heureux d'être devant vous. Alors malheureusement Banid, je vais pas pouvoir vous en dire grand-chose parce que nous avons donc 29 % de Vive Indie qui a 19 % de banjer. Donc ça veut dire qu'on a intérêt économique de 5 %.

Je n'en ai jamais été administrateur. Je n'ai jamais euh j'ai jamais été chez eux. D'ailleurs, je sais même pas où est leur siège social.

En revanche, je connais très bien l'actionnaire majoritaire qui est Stéphane Gourbit, qui est le fondateur, qui est un garçon d'origine modeste. Je crois qu'on peut le dire. Il était dans la drôe.

Sa mère travaillait à la poste et je l'ai connu il y a une vingtaine d'années et il a monté un groupe tout à fait extraordinaire. Et puis à un moment, il a eu quelques difficultés et il avait besoin de trouver des gens qui venaient l'épauler. Et je suis venu l'épauler.

Je crois qu'on a mis à peu près 200 millions dans son groupe et bien nous a pris puisqueaujourd'hui ça doit en voloir trois ou quatre fois plus. C'est un garçon admirable et je sais je crois que vous l'avez vu donc je pense qu'il vous a tout dit sur Bijj. En tout cas, j'espère parce que moi sur Banij, je dois vous dire que je ne connais absolument rien et accessoirement je regarde pas beaucoup la télévision donc je suis pas très très bon pour répondre aux questions.

Mais enfin, je pense que vous m'avez convoqué aussi pour poser d'autres questions. Donc je pense que le fait que je ne sois pas ex euh diplômé en banidé, vous allez trouver d'autres choses à me demander. Voilà, monsieur le président.

J'ai pris ma retraite opérationnelle il y a quelques années maintenant. Je m'occupe surtout de philanthropie et de spirituel qui est quelque chose qui m'occupe beaucoup à mon âge, c'est normal. Mais je continue évidemment à voir les équipes et à voir un certain nombre de gens.

Et puis j'ai monté avec des amis un institut qui s'appelle l'Institut de l'Espérance. Enfin, à côté de tout ça, je préside encore la compagnie de l'ODEC qui est la société qui contrôle encore le le groupe familial en terme de de voix. Voilà, monsieur le président.

Merci monsieur Boloré. Avant de céder la parole au rapporteur, je vais vous poser quelques questions liminaires. Alors, vous l'avez dit monsieur Boloret, vous n'êtes pas docteur S Bijet mais vous êtes un acteur des médias important, un citoyen et puis un un investisseur qui a l'œil assérréisé.

J'imagine que les investissements que que vous réalisez, vous les faites après une analyse approfondie. Euh il me semble que euh dans votre investissement dans BNIJ, une clause prévoyait que vous puissiez même en devenir l'actionnaire majoritaire. Alors, c'est pas le cas aujourd'hui puisque vous êtes un actionnaire financier important mais pas du tout l'actionnaire l'actionnaire majoritaire.

Mais peut-être pouvez-vous nous expliquer euh qu'est-ce qui vous intéressait dans cette dans cette entreprise ? Pourquoi avoir investi dans dans Banijet ? et votre éclairage serait intéressant sur la question de l'actionnariat financier.

On a appris que le 3 mars dernier, Banij Entertainment, donc cette société de production audiovisuelle se rapprochait de son concurrent britannique Oldstream Media pour aboutir à la création d'une entité qui pèse 4 milliards d'euros et qui est donc détenue par Banny J Group et par le fond Americano Emirati Redbird Imi qui est propriétaire d' Schre Media ce qui veut dire plus clairement que l'un des actionnaires principaux de Banij entertainment est un investisseur étranger en l'occurrence Americano Emirati et on s'est beaucoup posé la question dans cette commission d'enquête de l'indépendance de la production audiovisuelle français et du risque que pouvait faire peser sur ces sociétés de production pardon un actionnariat qui serait étranger. Quel est votre regard sur ce sujet ? Est-ce que vous considérez que ces sociétés de production audiovisuelle qui travaillent notamment avec le service public audiovisuel avec France Télévision devrait avoir un investissement principalement un actionnaire principalement français ?

Est-ce que s'est posé la question pour vous de d'augmenter votre part dans le capital de Banijet pour garantir, j'allais dire un un capital français et un actionnariat français ? Écoutez, à ma connaissance, il y a jamais eu d'accord ou d'idées ou de quoi que ce soit pour qu'on devienne jamais majoritaire puisque comme vous le savez euh comme je vous l'ai dit, Stéphane Courbit a décidé de créer ce groupe. Il a très bien réussi.

Euh je crois qu'il a un fils qui a même fait polytechnique. Donc je pense que sa famille va continuer. En tout cas, je lui ai beaucoup conseillé toujours de continuer parce que je pense que c'est quelque chose d'important.

Euh bah je crois comme vous que vous avez des actionnaires français, plus les entreprises françaises sont préférées, privilégié. Euh il y a pas de doute que si vous avez un actionnaire étranger, le risque social s'élève beaucoup en France au-delà du risque des contenus. Euh donc c'est vrai que c'est très important d'essayer de maintenir un tissu d'actionnariat français.

Mais en ce qui nous concerne donc on est chez Banid totalement dormant. Euh vous avez trois sortes d'actionnaires. Vous avez des actionnaires de contrôle, ce qu'on est nous la famille d'Ambol Boloré, hein.

On a 204 ans d'existence. Il y a pas mal d'entreprises françaises qui ont plus de 200 ans, enfin quelques-unes, mais qui ont toujours la même famille comme majoritaire. Il y en a pas beaucoup.

Vous avez les actionnaires minoritaires mais qui peuvent être contrôlants entre 30 et 50. Euh et puis vous avez des actionnaires minoritaires qui peuvent être contrôlants parce qu'il y a pas d'autres actionnaires. Euh et puis vous avez des actionnaires minoritaires dormant.

Là, nous sommes dormant puisque Stéphane Courbit, je vous dis qui est un garçon tout à fait admirable, dirige son groupe et à ma connaissance, vous avez zéro risque dans ce domaine. Alors après, le problème, c'est que les croissances quand vous allez très vite dans les croissances et bien évidemment vous conduisez plus vite véhicule et donc c'est plus intéressant et toujours plus difficile. Mais je vous redis, Stéphane Courbit avec qui on l'a lancé direct 8 il y a 20 ans est un garçon vraiment admirable et en plus il est humble et sympathique.

C'est pas l'effet qu'il a fait sur la commission mais voilà donc il faut l'encourager à rester en France et à continuer à investir dans d'autres entreprises. Et je pense que c'est essentiel que la France et pas seulement dans les médias d'ailleurs, mais dans tous les secteurs des actionnaires qui restent. Parce que je redit l'entreprise Bolloré n'aurait pas été en Bretagne et je n'aurais pas été sur cette terrasse avec toute ma famille qui racontait des histoires du grand-père, du père, du grand oncle.

Alors sans doute, ils exagéent. sans doute que les histoires étaient un peu enjolivées mais quand même se crée un affecos sociétatis et quand il s'est agi de nos usines françaises, on a toujours été extraordinairement attentif à l'emploi. Alors que quelqu'un qui est à Chicago ou euh dans les pays du golf, évidemment ce qui se passe en France est est moins important pour lui.

Donc oui, la réponse est il faut absolument un capitalisme français. Euh et je crois que c'est c'est bon non seulement pour la France, mais c'est bon pour les gens qui entreprennent. Et al au bout de cette question, pourquoi est-ce que vous êtes posé la question du coup à la faveur de de la croissance de de Banijet et de sa volonté de devenir un champion mondial d'investir ?

Non, pas du tout parce que non non, c'est un métier qu'on connaît pas et je redis de toute façon la question ne se posait pas et ne se pose pas et nous avons nous-mêmes déjà beaucoup de challenges dans le groupe. Mes successeurs ont beaucoup de challenge dans le groupe à effectuer. Alors, une dernière question et puis je cède la parole au au rapporteurs, c'est "Vous vous êtes un acteur de des médias, de l'audiovisuel, vous êtes aussi un citoyen, un électeur comme tout à chacun." Et je voulais vous interroger sur votre vision de l'audiovisuel euh public.

Euh les médias que vous possédez directement ou indirectement ont pu être assez critique sur l'audiovisuel, public. C'est le cas de ces news du JDD qui se sont souvent qui ont souvent porté des critiques sur l'audiovisuel public. En même temps, vous êtes un actionnaire financier, vous l'avez dit, un actionnaire dormant mais d'une société de production qui travaille avec l'audiovisuel public qui est même l'une des principales sociétés de production avec lesquelles travaille France Télévision.

Et finalement, ma question est assez simple. Quel regard vous portez sur l'audiovisuel public pour vous qui êtes un acteur important des médias, quelle est la spécificité de l'audiovisuel public français ? Qu'est-ce que devrait faire ?

Quelle devrait être la mission de l'audiovisuel public dans notre pays ? Est-ce qu'on a besoin en France d'un audiovisuel public ou pas selon vous ? Bon, alors d'abord, je suis pas très bien placé pour répondre parce que je ne regarde pas souvent la télévision.

Enfin, pour être tout à fait honnête, je regarde Canal pour 24 € par mois. Comme vous savez, vous avez les films, les séries et cetera. J'espère que vous êtes tous abonnés.

Euh et une fois que vous avez Canal, vous avez moins de temps pour aller regarder le reste des télés. Mais il m'arrive de temps en temps de rentrer et de zapper. Et euh je dois reconnaître que quand je passe de la une à la 2, à la 3, à la 6 et même à la 8 avant qu'elle nous soit confisqué, vous voyez pas beaucoup de différence.

Donc sincèrement, je pense qu'on a rien à à reprocher au service public ni le glorifier. En revanche, le problème c'est les 4 milliards de pertes, les 4 milliards de coûts. Ça, en tant que citoyen, puisque vous m'interrogez, je m'exprime pas à l'extérieur puisque je ne parle jamais à des journaux, mais quand je suis devant une commission d'enquête, bah je suis obligé malheureusement de répondre et comme c'est filmé, bon mais les gens vont reprendre mes propos donc, mais enfin, je peux pas faire autrement.

Mais voilà, les 4 milliards, c'est beaucoup à un moment où la France est quand même en difficulté. Euh quand j'étais jeune, il y avait des problèmes de fin de mois pour un certain nombre de gens. Maintenant, il y a des problèmes de milieu de mois pour à peu près tout le monde, voire même de début de mois pour pour pas mal de gens.

Donc évidemment, les 4 milliards, c'est beaucoup beaucoup d'argent. Alors, milliards, on sait pas bien ce que c'est. Mais enfin, par exemple, moi qui suis très proche des agriculteurs et des paysans parce que je viens d'une région où il y a des paysans et des pêcheurs, vous donneriez 1000 € par mois aux 350000 agriculteurs qui nous restent en France, ça vous ferait 350 millions x 12 et 4 milliards pour vous donner à peu près une idée de la taille.

Donc c'est ça le sujet. Le sujet c'est pas le service public lui-même, c'est le coût. Et puisque vous me posez la question, je dois vous dire que j'ai connu un cas à peu près similaire qui était Canal.

Quand je suis arrivé en 2014 chez Vivind dans le micro, quand je suis arrivé en 2014 chez Vivindi, il y avait une filiale à laquelle on avait pas le droit de toucher qui s'appelait Canal et on avait pas le droit d'y toucher parce que c'est là qu'il y avait tout le Paris qui chante et qui danse et que il y avait des tas de gens qui étaient extraordinairement heureux dans ces cette société. Je comprends très bien d'ailleurs pourquoi ils étaient heureux. Ils allaient au festival de Cann.

Après quand ils avaient fini le festival de Cann, ils allaient à un match de foot, après ils allaient à un match de rugby, après ils allaient à Washington pour des élections, après ils allaient un circuit de Formule 1 en Allemagne ou Japon. Enfin bref, c'était une vie absolument formidable. Mais ça perdait 400 millions ou 500 millions.

Et moi personnellement, n'ayant pas les poches profondes de l'État, je pouvais pas laisser vivindiste et mon devoir fiducière de corriger cette affaire. Voilà, Canal existe toujours, même je l'ai dit tout à l'heure, Canal est beaucoup plus puissant qu'il n'était en 2014. Il a dû quadrupler ou quintuplé de taille, mais maintenant Canal gagne 600 millions ou 700 millions et en gagnera sans doute un milliard.

Donc c'est un problème en effet de euh de gestion en réalité à mon avis qui est le problème essentiel. C'est pour résumer peut-être votre position, donc vous considérez qu'il faut un pour être sûr qu'on la comprenne bien ici, vous vous considérez qu'il faut un audiovisuel public mais pas 4 milliards d'euros. Parce que vous avez employé le mot perte, c'est pour être sûr.

J'ai compris. Oui. La perte, c'est qui coûte à l'État.

Perte ou coûte à l'État, c'est pareil. Si si vous recevez 4 milliards de l'État, c'est comme voilà, c'està-dire si l'État ne vous les donnait pas, vous perdriez 4 milliards. Mais est-ce que vous considérez ?

Moi le Non, mais moi le service public me va très bien. Je suis très content. Mais il y a il y a deux euh dans les moments où on sert la ceinture, il faut savoir ce qu'on veut faire de l'argent.

Euh et puisque vous m'interrogez, je vous dis, voyez, on parle du France Libre là ou de la France libre, je ne sais pas le nouveau porte-avion qui va coûter 10 milliards, voilà, qui sera près dans 10 ans peut-être. En 10 ans, vous vous arrêtez de perdre de l'argent dans le service public et vous vous retrouvez avec quatre portesavions au lieu d'en avoir un. Alors à nouveau, c'est pas les gens du service public.

Chez Canal, il y avait 3000 4000 5000 personnes qui travaillaient beaucoup, qui étaient pas payé particulièrement mal ou bien c'était une petite petite caste qui était à la tête de Canal et qui faisait la fête, qui était très heureux et et je leur en veux pas parce que c'est c'était une vie formidable pour eux. Moi, j'ai connu, je vous ai dit, une famille très riche. On vivait vraiment bien en Bretagne.

C'était formidable. Euh mon père avait une vaisselle spéciale et cetera. Puis un jour, il y avait plus d'argent.

On é oé de passer au vaisselle que vous connaissez jaune qui était très bien aussi. On mangeait pareil hein. Donc le problème de l'audiovisuel public c'est pas les contenus euh c'est les coûts.

Voilà donc si vous me demandez je pense que le problème de l'audiovisuel public c'est essentiellement les coûts. Et à mon avis les coûts euh viennent pour l'essentiel de dépenses qui ne sont pas ni maîtrisées ni contrôlées. La preuve c'est que bah la une et la 6 gagnent de l'argent et font la même chose.

Voilà. Donc euh alors après pub pas pub, vous avez qu'à ouvrir la pub au service public. Si vraiment il suffit d'ouvrir la pub au service public pour qu'il arrête de coûter 4 milliards à l'État, ouvrez la pub au service public.

Mais je suis sûr que les je sais pas combien a personnes qui travaillent dans le service public, 5000, 6000 euh ils se porteront beaucoup mieux quand ils gagneront de l'argent. Et il y a je vois pas pourquoi TF1 gagnerait de l'argent, la SIS gagnerait de l'argent et le service public gagnerait pas d'argent. Voilà.

Mais pardon, je suis pas spécialiste. Voilà, si ce n'est que j'ai monté quand même des télés, je sais quand même à peu près comment ça marche. Et vous allez me parler de C News tout à l'heure.

C'est news, c'est pareil quand je suis arrivé, j'ai rien contre Itél, voilà. Mais Itlé perdait 30 millions. Maintenant Itlé, il y a des mois où il gagne un million par mois.

Voilà. Donc bah, on est plus content avec une chaîne qui gagne un million par mois que des chaînes qui perdent 30 millions par mois. Donc pour aller au bout de la question et c'est tout de suite à parler au rapporteur, comment vous analysez ce que par exemple Delphine Ernote a dit sur vous dans le monde en disant que Vincent Boloret voulait la peau de duel public ?

Vous nous expliquez, je termine juste ma question, je vous laisse répondre, monsieur Boloret, vous nous expliquez que finalement vous êtes plutôt favorable à l'user le public, que pour vous c'est une question de gestion et de périmètre sans doute, enfin vous irez sans doute plus loin et le rapporteur a l'occasion de vous interroger. Comment vous vous analysez du coup cette cette remarque à votre endroit ? Bah écoutez, je connais bien la vie malheureusement pour l'avoir vécu un certain temps.

Quand on a des problèmes, il y a deux sortes de comportements. Premier comportement, vous reconnaissez vos problèmes. Voilà.

Et puis 2ème comportement, vous dites c'est la faute d'un tel. Voilà. Donc pour essayer d'éporter l'attention de il faudrait mieux gérer, il faudrait pas dépenser de l'argent euh on reporte sur il y a un ennemi commun et on essaie de trouver un ennemi commun.

Et moi, malheureusement, ça on peut en parler, je suis l'ennemi commune. Je suis le bouc émissaire parfait, je suis le paratonire idéal parce que je représente toutes les cases que la casse n'aime pas. Voilà, des origines familiales, des entreprises avec des salariés qui ont l'air heureux de travailler en Bretagne.

Il y a même une chapelle dans le jardin. Alors, vous rendez compte, ça c'est le pire du pire. [grognement] Donc voilà, il faut trouver un ennemi commun et je suis l'ennemi commun parfait.

Mais honnêtement, nous le service public d'abord sur le plan personnel ne me dérange pas du tout. Je vous dis, j'ai rien de je ne vois rien de mal. J'ai pas de d'abord je regarde pas et puis ensuite je ne vois rien de mal dans ce qu'ils font particulier par rapport à ailleurs.

Euh mais surtout en ce qui concerne sur le plan économique et financier, nous n'avons aucune concurrence avec le service public. Voilà, Canal c'est un groupe qui marche par abonnement. Ça rien à voir avec ce que fait le service public, qui vend des abonnements dans le monde entier.

Voilà, donc ça n'a rien à voir. Donc le seul truc qui pourrait être en concurrence avec le service public, ce serait peut-être Cous euh qui fait je sais pas 80 millions ou 100 millions de chiffres d'affaires sur les 40 milliards de chiffres d'affaires de canal achète et compagnie. Donc si vous voulez, on a aucun intérêt à être édemi du service public.

Moi, j'ai pas de problème. En revanche, c'est sûr que quand vous avez fait ce que j'ai fait, c'estàd que vous êtes arrivé chez Canal et que vous avez supprimé ce cette ce temple, il y avait les guignoles, il y avait des trucs de toutes sortes. Enfin, c'était un machin, je dis, à 500 millions.

Bon, c'était formidable. C'était très bien. C'était 500 millions.

Et bien évidemment, je suis pas une bonne personne parce que on risque de me dire bah tiens, allez donc faire la même chose ailleurs ou d'autres gens pourraient se dire tiens va faire ce que tu as fait Bolloré ailleurs. Donc je suis pas la bonne personne. C'est comme ça.

Merci de cette première réponse et je la parole au rapporteur. Première question assez courte puisque pour commencer l'objet de cette audition même si vous avez fait état de vous avez fait mention de quelques chiffres dans votre proposiminaire. Est-ce que vous pouvez nous repréciser le pourcentage exact de votre participation dans le groupe Big ?

J'ai cru comprendre que c'était près de de 5 %. Est-ce que vous siégez au conseil d'administration ? J'ai cru comprendre que vous ne siégiez pas.

Et est-ce que vous exercez un rôle opérationnel au sein du groupe ? Je crois que vous êtes qualifié dans votre propoliminaire d'actionnaires dormants. En effet, nous avons 29 de 19 ou de 18 donc ça fait à peu près 5 % de banet.

Et nous avons aucun rôle. Ni moi évidemment ni personne de mon groupe n'a aucun rôle dans Banij. Moi, je n'ai jamais été administrateur.

Je ne suis jamais allé dans les locaux de Banij. Honnêtement, je sais pas ce qu'ils font. Je connais pas leurs émissions, ne m'en veuillez pas.

Mais je connais Stéphane Courbit, comme je vous l'ai dit, qui est un garçon tout à fait admirable. Il faut que je l'éteigne maintenant. Absolum.

Merci pour votre réponse. Deuxème question. Alors, je j'en viens peut-être à vos motivations d'investisseur.

On a vu que le groupe Big était parvenu au cours de son développement à maintenir à la fois un contrôle des capitaux très majoritairement français. Le président l'a rappelé. On a pu voir que d'autres groupes de l'audiovisuel comme par exemple Media One avaient davantage ouvert leur capital par exemple à défonds d'investissement américain.

Monsieur Courbi à la tête de Banig qui que l'on a entendu il y a quelques semaines a expliqué avoir pu bénéficier d'une aide importante auprès d'un terro d'entrepreneurs français comme vous comme monsieur Marc Ladré de la charière comme Bernard Arnaud. Quels étaient pour vous les rationnels, les raisons d'investissement dans le groupe BNG alors même d'ailleurs que vous détenez les studios de production euh Studio Canal ? Quels sont au fond les les facteurs qui ont pu guider ce choix ?

Est-ce que à l'avenir vous comptez peut-être monter au capital de ce groupe ou est-ce que vous le suivez de façon un peu plus précise ? Euh il faut que je revienne 2 secondes dans le passé pour répondre à votre question. Donc moi, j'étais le 5e enfant de la 3e branche de la famille Boloré.

Je devais ne rien faire et avoir suffisamment d'argent pour rien faire. Et ça m'allait bien pour être tout à fait honnête. C'était un début de ma vie tout à fait délicieux.

Euh et puis ça s'est pas passé comme ça. Il a fallu que je m'y colle, que je travaille et comme j'avais pas les capacités sans doute, j'ai développé un 6e sens qui est de repérer les talents. Donc j'ai repéré en arrivant chez Canal, je crois que j'ai dû faire partir sur les 50 premiers dirigeants 48 ou 49.

J'ai repéré Maxime Sahad et Grégoire Castin et cetera et cetera. Quand je suis arrivé chez Universal Music chez Vivindi, on a repéré Luion Grange et bah voilà, j'ai vu Stéphane Courbit et j'ai pensé que ce garçon était un garçon tout à fait capable d'aller créer et développer un groupe. Et voilà, c'est un il y a des gens qui choisissent des tableaux, de la peinture, il y a des gens qui choisissent de la musique, il y a des gens qui choisissent la politique et qui repèrent les talents.

Moi, je repère les talents économiques et financiers. Et c'est comme ça qu'on est rentré dans cette affaire et et qu'on en sortira comme on est rentré le jour où il n'aura pas besoin de nous. Mais à l'époque les les conditions financières pour lui était assez difficile et comme on est rentré avec des obligations convertibles avec des taux assez bas, je pense que ça l'a aidé à faire son développement.

Et voilà. Donc, j'ai aucune intention moi personnellement de faire quoi que ce soit et à mon avis mes successeurs je ne sais pas mais n'iront pas dans une affaire où il y a déjà un fondateur entrepreneur qui fait très bien. Je pense qu'il y a tellement d'opportunités d'investissement dans le monde que il faut essayer d'aller dans des endroits où vous avez plus de chance de réaliser des des performances et pas d'aller chez chez les autres.

Merci. Est-ce que vous ou vos représentants au conseil d'administration de Banigé, est-ce que vous veillez à ce que le groupe contribue activement à la promotion du savoir-faire culturel français, à la création d'emplois par exemple sur le territoire national ou par exemple aussi au maintien effectif d'un contrôle actionnarial français. Le cas échéant, comment est-ce que ça se traduit ?

Bon, encore une fois, vous avez expliqué en propolyaire que vous étiez un actionnaire dormant, mais est-ce que dans les discussions que vous pouvez avoir avec monsieur Courbi, ce sont trois dimensions sur lesquelles vous attirez particulièrement son attention ? Non, pas du tout. Je pense que c'est pas mon rôle.

Je pense que c'est un grand garçon euh et que je vois pas à quel titre je pourrais lui donner des conseils. Euh je pense que Stéphane Courbit est très attaché à la France et qui fera tout son possible pour y rester. Mais c'est pas à moi d'aller donner conseils aux autres.

Donc je n'ai jamais donné de conseil à Stéphane et je ne lui en donnerai pas. Une autre question sur les contenus proposés par Benig, même si j'ai cru comprendre dans votre propoliminaire que la télévision vous la regardiez assez peu à part le le groupe Canal, mais vous le savez, Banig aujourd'hui leader mondial du divertissement. Il est spécialisé dans les jeux, dans la téléréalité, dans des formats aussi de type talent show.

Lors de l'audition de ses dirigeants, on a appris que France Télévision avait de manière assez exceptionnelle choisi de puiser dans le catalogue international de Banig notamment pour adapter en France une émission comme Drag Race. Alors dans ce programme, on en a parlé notamment avec madame Laaro certains participants tiennent des propos quand même très militants qui revendiquent par exemple je cite "Je suis woke, je suis queir, je suis noir, je suis non binaire ou encore "On est woke, on le reste et on l'assume." Bon pourtant cette émission est interdite au moins de 10 ans.

Elle a fait l'objet d'une campagne importante de promotion de la part de France Lévision, y compris sur les réseaux sociaux, parfois avec des messages visant à un public familial. Est-ce que vous pensez que ce type de programme est adapté et au contraire et enfin et la vocation du service public et est-ce que en tant qu'actionnaire même dormant de Bigé, vous avez eu un jour à vous prononcer sur des choix éditoriaux et des choix de contenu à aller disyer sur le service public ? Je suis jamais prononcé et je me prononcerai pas parce que je suis pour la liberté.

Ça ça coule dans mes veines. Et quand vous êtes pour la liberté, vous êtes pas simplement pour la liberté pour vous et ceux que vous aimez, vous êtes la liberté pour les autres. C'est le principe de la démocratie.

Donc si les dirigeants de France Télévision pensent que c'est bien et voilà, il faut s'adresser au dirigeants de France Télévision. Mais moi personnellement, j'ai pas de j'ai de conseil à donner à personne. Une autre dimension dont on a beaucoup parlé en commission d'enquête concernant Banig et concernant France Télévision, c'est l'omniprésence des jeux notamment sur France 2.

J'ai pu voir que par exemple sur 24 heures de diffusion sur France 2, on a à peu près 9 jeux là où sur TF1, on en a à peu près un. Euh la majorité de ces programmes de divertissement sont produits par le groupe Benigé, notamment par Nag qui est aussi l'un des coactionnaires du groupe Bigé. On a pu le voir, ces émissions génèrent des marges très élevées qui peuvent atteindre par exemple 42 % pour l'émission chacun son tour.

Il y a des rapports aussi d'audit interne qui montrent que la rémunération finalement versée au producteur doni est bien supérieure à celle prévue dans les devis initiaux alors qu'il s'agit d'argent public. Alors que les aujourd'hui les conditions, les efforts que l'on demande au Français budget après budget sont quand même de plus en plus importants. Alors que ces ressources pourrai aussi être investis dans la création dans la production audiovisuelle française et le développement de nouveaux programmes.

Est-ce que vous considérez peut-être d'un regard un peu plus extérieur que c'est la vocation du service public notamment sur France 2 proposer autant de divertissement ou est-ce queon pourrait pas trouver un axe plus différenciant sur le sur le service public par rapport au schèmes privé commercial ? Moi je pense que à nouveau que voilà le problème du service public en fait c'est le problème de la France. Quand vous parlez du service public, vous parlez de la France.

Euh donc là c'est un c'est quelque chose dont vous vous occupez qui coûte 4 milliards par an au français. Mais quelque part c'est la translation de la France en général. À-ton les moyens et qu'est-ce qu'on veut faire ?

Quelles sont les priorités ? Moi, je suis pas homme politique ni femme politique, donc je ne je ne sais pas ce qu'il faut faire pour ce genre de chos. Moi ce que je sais faire, c'est redresser des situations qui ont l'air compromise.

Je l'ai fait dans le papier dans les années 80, je l'ai fait dans le transport dans les années 90, je l'ai fait ensuite dans l'audiovisuel. Euh donc je sais comment redresser des choses, mais je n'ai jamais travaillé avec l'État. Donc je ne suis pas capable de vous dire ce qu'il faut faire avec l'argent public et où est-ce qu'il est le mieux alloué.

Est-ce que c'est dans l'éducation ? Est-ce que c'est dans la défense ? Est-ce que c'est dans la santé ?

Est-ce que c'est dans la sécurité ? Je ne sais pas. Ou dans le service public, je ne sais pas.

Mais à la limite ce que je voulais dire en disant c'est une transaction de la France. Quand la France était très riche, pas de problème de les de mettre 4 milliards ou 5 ou 10 ou 15 peu importe dans le service public. C'est pas le sujet.

Après, vous pouvez faire que le service public est plus ou moins performant et des émissions qui plaisent ou qui plaisent pas. Mais ça, ce sont en fait les dirigeants de de que vous nommez là-bas qui doivent dire ce qui est bien pour leur public et et ce qui est bien pour la France. Le vrai sujet, c'est "At-on l'argent encore aujourd'hui ?" Euh, on sait que non.

Voilà. On sait que la situation française est extraordinairement glissante. Avant est vacillé mais enfin maintenant on voit qu'on glisse sur le plan financier.

Et donc la question qui se pose pour le service public, c'est comme pour la France, où l'État doit-il mettre son argent en priorité ? Parce que malheureusement les cartes de crédit, vous en avez tous, je pense, il y a un moment où voilà, vous avez un appel du banquier, il y a un moment où ça marche plus. Donc c'est ça la question et je peux pas répondre à cette question parce que je n'ai pas les éléments pour y répondre mais je me suis retrouvé souvent malheureusement dans des situations difficiles euh où il fallait d'abord faire preuve de lucidité parce que la première condition de redressement c'est la lucidité.

Voilà, c'est quelle est la vraie situation ? Quelqu'un qui boit trop, tant qu'il se dit pas je bois trop et il ne s'arrêtera pas de boire. Ou quelqu'un qui est trop gros tant qu'il ne s'arrêtera pas de manger continuera à être avec du surpoids.

Donc quelqu'un qui se trouve dans une situation financière difficile, tant qu'il ne reconnaît pas, il ne fera pas d'efforts. Donc ça c'est la première chose, c'est la lucidité. Euh après, il faut analyser les raisons pour lesquelles cette situation est comme ça et essayer de trouver les les moyens euh c'est-à-dire les voies par laquelles on peut redresser.

Puis après, il faut trouver l'équipe. Et ça, évidemment, c'est le point fort, c'est de trouver des gens parce que si vous voulez faire vous-même, ça vous n'y arriverez pas. En revanche, si vous trouvez des gens qui eux-mêmes sont capables de faire des équipes, ça marche.

Et voyez notre groupe, je vous dis quand je suis arrivé, on était 800. Maintenant, alors on n plus en contrôlant mais il y a 80000 ou 100000 personnes qui travaillent quelque part loin de notre groupe. Ça s'est fait parce que à chaque fois nous avons trouvé des dirigeants qui ont été capables de trouver des dirigeants qui ont été capables d'analyser les problèmes et puis du courage.

Ça veut dire que les dirigeants pour vous actuels de de l'el public ne sont pas capables ? Je sais pas mais je dis simplement que ça dépend. C'est peut-être la faute de l'État aussi.

Moi si vous me donnez 4 milliards, peut-être que je vais pas vous dire que je vais pas les dépenser. C'est pas il faut pas acheter la pierre, il faut dire voilà ce que vous voulez. C'est un C'est pour ça que je vous dis le problème que vous posez, c'est pas le problème de France Télévision ou Radio France ou des services publics.

C'est le problème de la France. Où voulez-vous mettre votre argent ? Est-ce que vous avez de l'argent ?

Combien vous en reste ? Combien il nous en reste ? Pardon, je m'excuse, je m'associe au représentant de du peuple que que je respecte et que j'admire par nature où on peut mettre notre argent en priorité.

Où est-ce qu'il est le plus utile ? Et et je vous dis moi quand je vois que ça coûte 4 milliards alors que c'est les mêmes programmes que sur la 1 ou la 6, je pense que vous avez des choses que vous pouvez faire pour éviter d'avoir 1 m 4 milliards. Mais c'est un avis personnel.

Bon madame Mern ne s'inquiète pas. Mon âge je vais pas aller me faire embaucher chez France Télévision puis je pense de toute façon que vous m'embaucheriez pas donc il y a pas de problème. Dernière question sur ce sujet.

Je vais me permettre d'insister, mais est-ce que au fond la vocation de l'audiovisuel public, c'est de chercher d'une certaine façon la rentabilité comme par exemple des groupes privés commerciaux ou est-ce que c'est de proposer des contenus différenciants, peut-être plus audacieux, qu'on verrait moins sur les chaînes privées parce que il y a une incertitude de rencontrer une audience. Quelle est votre vision aussi sur le cœur de l'ADN ? Parce que au fond, c'est peut-être la la question la plus importante que l'on se pose dans le cadre de la commission d'enquête.

Quelle est la vocation première de l'audiovisuel public ? Pardonnez-moi, je je reviens toujours. Je crois que le sujet n'est pas ça.

Le sujet, c'est euh combien d'argent vous êtes prêt à mettre dans les principaux services régaliens de l'État. Et une fois que vous savez combien d'argent vous avez disponible, vous savez ce que vous pouvez faire pour l'audiopiser le public. Mais de dire je vais faire ceci ou je vais faire cela, ça dépend quels sont vos moyens.

Moi, vu de l'extérieur, les moyens, ils sont pas bons, hein. Après, on peut aller pas se dire la vérité, mais ça glisse. Moi, vous savez, j'ai connu le général de Gaulle Pompidou, très bien.

Il venait à la maison joue aux cartes, il est venu en Bretagne, mon père lui a trouvé sa maison et puis j'ai connu comme ça toute la France. Voilà, écoutez, regardez les chiffres. Donc je pense que malheureusement votre commission, pardon, je peux pas vous aider beaucoup sur Banij ou le service public.

Banig parce que j'y connais rien et le service public parce que je regarde pas la télé à part Canal. Je suis très content avec Canal, je vous assure. Franchement [raclement de gorge] euh c'est un truc vous avez tous les films.

Vous sa plateforme Canal monsieur Boré, on peut accéder aux chaînes du service bien sûr, bien sûr, bien sûr. Elle a une, à la de il y a 40 chaînes ou 50 chaînes plus gratuites, j'en sais rien. Le problème simplement c'est voilà qu'est-ce que vous voulez faire ?

Qu'est-ce que l'État doit faire de son argent ? Si vous avez beaucoup d'argent, bah faites ce que ce qu'il vous pense. Mais je vous redis, je ne vois pas pourquoi le problème c'est ça, c'est quand vous avez deux ou trois sociétés à peu près équivalentes, qui semblent à peu près équivalentes, qui font à peu près le métier et qu'il y en a une qui coûte rien même qui rapporte de l'argent et des gens se battent pour l'avoir.

Je crois que la privatisation de la 6, vous allez avoir la queue à la porte, voilà, pour savoir qui veut rentrer dans la 6. Et puis il y en a une, il faut mettre 4 milliards. Donc le sujet c'est pas voilà et je crois que personne n'en veut au service public.

C'est je pense que tout le monde est content ou ça n'a pas d'importance. Le sujet c'est maintenant vous demandez aux français, tout le monde demande aux français de faire des efforts. C'est là qui est le problème.

Donc le problème c'est pas le service public pardon, c'est l'argent de la France pour le service public. Alors juste avant que le rapporteur change de suite parce que je pense qu'il a posé une question fondamentale, monsieur le rapporteur. On a besoin d'avoir quand même aussi votre éclairage là-dessus.

Monsieur Courbi avait résumé, vous connaissez bien, avait résumé parfaitement la question qui se pose à nous. Finalement, mettons qu'on ait un peu d'argent pour financer le service public audiovisuel. On va raisonner ainsi.

Mettons qu'on a de l'argent et un peu d'argent pour financer service public audiovisuel. demeure cette question fondamentale. Est-ce que parce que c'est l'argent des Français, il faut que le service public finalement soit des antennes et des chaînes généralistes populaires qui proposent finalement presque la même chose que le service privé, le service audiovisuel privé ou parce que c'est justement de l'argent public, l'argent des Français, il faut proposer des contenus qui soient différenciants, très différents pour garantir à chaque instant une complémentarité.

Vous voyez ce que je veux dire ? que pour vous finalement si on a un peu d'argent pour financer le service public audiovisuel, il faut que ça soit finalement très généraliste, très populaire, que ça soit pour tous les Français et dans ces cas-là, il y a pas tellement de complémentarité avec le service audiovisuel privé ou est-ce qu'au contraire, il faut une complémentarité et si oui la après je laisse au rapport changer de sujet, mais je pense ça serait quand même important de vous entendre là-dessus. Donc moi pour résumer, je suis favorable au services public, je trouve ça très bien.

Je ne suis pas favorable à ce qui coûte 4 milliards. Voilà donc moi si vous me demandiez, je vous dirai gardons le service public. et faisons qu'il ne coûte pas 4 milliards.

Et on voit bien qu'il y a des tas d'endroits où on peut faire des économies. Alors bon, je vous dis quand je suis arrivé chez Canal, tout le monde m'a dit c'est impossible de faire les moindres économies. On a fait 500 millions d'économies il y a 10 ans ou 12 ans.

Ça ferait 1 milliard avec l'inflation de maintenant. Et franchement, c'était pas un truc très très compliqué. Alors en revanche, dire ça, bah vous mettez en cause toute une série de gens qui vivent, qui sont heureux de vivre ensemble, qui se reçoivent, qui passent leurs vacances, qui vont déjeuner, dîner, qui se font des projections de film.

Là, vous vous attaquez à un truc terrible. Quand je suis arrivé d'ailleurs chez Vivindi, Jean-Renéis Fourtou et qui était mon prédécesseur et l'équipe m'a dit "Oh là, surtout faut pas aller chez Canal parce que Messier c'est comme ça qu'il a sauté." Je dis "Pourquoi il a sauté Messier ?" Non.

Oui oui, il a voulu aller changer Canal et là s'attaquait à changer Pierre l'Escu. Alors là c'était un déchaînement. Voilà et donc faut quelqu'un de courageux pour aller parce que quand vous donnez 4 milliards à quelqu'un bah ou à des ou à quelques personnes, quelques centaines de personnes parce que c'est ça dont il s'agit malheureusement si c'était tous les gens au-dessous.

Mais je vous ai fait le calcul. Moi, je préfère que vous remettiez le service public à zéro et que vous sauviez les agriculteurs et les pêcheurs. C'est voyez si vous me demandiez mon avis, c'est ça.

Et moi, je ne vois pas de raison pour lequel le service public coûte tant d'argent à l'État. Je vois pas de raison parce que je vois les autres chaînes autour qui font la même chose pratiquement. Si on fait un blind test, on vous met des trucs, on vous dit pas quelle est la chaîne, vous enlevez les numéros, vous regardez dans la semaine ou le weekend, je suis pas sûr que vous voyez une grande différence.

Or, dans un endroit, vous mettez 4 milliards, dans l'autre endroit vous mettez rien. Il y a quand même un petit petite interlocation. Voilà.

Et le fait qu'ils m'en veulent, c'est normal parce que rien que je le dis là, alors j'ose même pas penser ce qui va se passer. En plus, c'est filmé. Bon, enfin, là où j'en suis, c'est pas très grave.

Merci pour votre réponse. Dernière question qui concerne le groupe Benig dans le cadre de cette commission d'enquête. Vous l'avez peut-être vu mais on s'est largement penché sur les situations de conflit d'intérêt notamment les les cas de pantouflage qui pouvaient exister entre les sociétés de production privée et l'audiovisuel public.

On s'est notamment penché sur le cas de monsieur Takis Candilis qui concerne la société Beniger. Je vais rappeler l'effet. En février 2018, France Télévision recrute Takil Scandils comme directeur des programmes, c'est-à-dire en quelque sorte numéro 2 du groupe.

Si les contrats sont formellement signé par la direction de la production, c'est au directeur des programmes qu'il revient de commander les contenus auprès des sociétés de production. Or, avant son arrivée au sein du groupe, monsieur Candy était directeur de Banig Studio et dès 2018 année de sa nomination, Banig a vu le montant de ses contrats et France Lvion augmenté de 8 millions d'euros puis encore de 11 millions d'euros en 2019 sur une hausse de près de 30 % de son chiffre d'affaires avec France Liv Vision depuis son arrivée. On a interrogé madame lors de son audition sur ce cas ainsi que sur d'autres situations comparables notamment celui celle de madame Darry Grand chez Together Media qui peuvent s'apparenter à des situations de pantouflage ou même de prise illégale d'intérêt.

Madame Anaut lors de son audition a estimé qu'il revenait au législateur et bien de changer la loi et de s'emparer du problème. Est-ce que vous estimez donc d'un point de vue extérieur parce que j'ai compris, vous avez insisté pour expliquer que vous étiez un actionnaire dormant sans contrôle et sans influence sur le groupe, mais est-ce que vous estimez que ce type de situation est déontologiquement au moins problématique et peuvent venir aussi aux missions de l'audiovisuel public ? Écoutez, j'ai aucune idée pour être tout à fait franc.

Le le sujet c'est est-ce que les gens qui sont recrutés sont compétents ou pas ? Moi quand je suis arrivé chez Canal, mon fils m'a dit, il y a un type épouvantable quand je diraitais dirigé la 8 qui s'appelait Gérald Bris Viret qui était un concurrent atroce. Donc j'ai décroché mon téléphone, j'ai appelé Géral Bris Viret, je lui dis "Est-ce que vous voulez venir travailler avec moi ?" Bon, il m'a dit "Je peux pas, je suis chez Arnaud Lagard, je l'aime beaucoup." Donc j'ai appelé Arnaud Lagard, c'était 15 ans avant hein, donc il y a plus longtemps.

Et il m'a dit "Écoute, je te rends service au nom de l'amitié, prends Géral Briseviret." Voilà. Donc après, est-ce que c'était pas bien que Géral Briseviret passe de l'un à l'autre ?

Je peux pas vous dire. En tout cas, il m'a aidé beaucoup. Et donc la question que vous posez, c'est plus de devant la taille du problème que vous avez, c'estàd 4 milliards.

La question c'est qui sont les personnes capables d'aller redresser, d'aller d'aller faire que vous dépensiez pas 4 milliards. C'est beaucoup beaucoup beaucoup d'argent. Et donc après les problèmes de pantouflage tout ça, c'est sûr que c'est mieux qu'il y en ait pas.

Mais l'efficacité c'est quand même dans les affaires de ce type, c'est important. Et puis vous avez bon, c'est pas un problème social parce que de toute façon France Télévision demain vous le privatisez, vous aurez 12 personnes qui se précipiteront en tout cas cin ou six et il y aura pas de problèmes sociaux. Il y aura des problèmes peut-être pour la les quelques centaines de personnes qui dirigent et encore je suis même pas sûr mais le sujet c'est comment l'État arrête à un moment où il doit faire des économies où il doit avoir besoin d'argent pour faire autre chose.

Comment il arrête de dépenser cet argent ? Et vous achèteriez vous France Télévision si c'était plus privatisé ? Moi personnellement non.

Moi personnellement non. J'ai assez là des médias ça va c'est bien. On a assez mais il y a plusieurs personnes que je peux vous indiquer si vous voulez à titre gratuit les noms.

Monsieur le rapporteur je vous laisse la parole. Non non parce que c'est pas ils vous aideront peut-être même qu'ils vous donneront de l'argent pour l'acheter en plus. Donc c'est non seulement vous souveriez pardon, non seulement vous souver mais en plus peut-être qu'il vous donnerait de l'argent sans doute parce que c'est un outil de puissance.

Vous voyez, on parle pas d'une crémerie, on parle de quelqu'un qui fait des contenus, qui voit des metteurs en scène, qui voit des acteurs, des actrices, qui peut aller déjeuner, qui va dans les festivals. C'est un monde, excusez-moi, je crois pas que vous connaissiez ce monde directement. Je crois pas que vous avez réalisé.

Moi, je l'ai repéré parce que je les connais bien tous ces gens. C'est extraordinaire comme vie. C'est c'est les films américains.

Donc si vous voulez Bon voilà rapporteur autre sujet autre question. Le 6 juin 2025 le groupe Canal Plus qui diffusait jusqu'ici ses contenus sur le canal numéro 4 en lieu et place de France 4 a quitté la TNT dans un communiqué de presse le 5 décembre 2024. Vous motivez votre décision par le non renouvellement de la fréquence de C8 mais également je cite par un environnement fiscal et réglementaire de plus en plus contraignant.

Fin de la citation. On a eu l'occasion d'auditionner les représentants des producteurs cinématographiques. Canal Plus, c'est aujourd'hui l'un des plus importants financeurs du cinéma en France.

Alors, au-delà de la décision de l'ARCOM de retirer la fréquence de C8 dont on reparlera d'ailleurs plus tard, est-ce que vous estimez que le cadre réglementaire et fiscal qui s'applique au diffuseur est obsolète ou du moins inadapté à des chaînes payantes comme Canel Plus ? Le 6 juin ? B, j'en ai parlé tout à l'heure mais enfin voilà.

Le général de Gaulle, le 5 a été prévenu qu'il allait avoir le débarquement et il a dit "Je veux absolument que ce soit des Français parce que c'est la France." Churchil a dit "Mais il y a pas de français." Et puis finalement, ils ont trouvé 177 qui étaient sous les ordres de Lord Lovat.

Et mes deux oncles me racontaient que le matin du 6 juin, toutes les troupes se sont arrêtées, tous les bateaux se sont arrêtés pour les laisser passer les premiers. Ils ont dit non non, on veut pas gêner. Mais enfin bon, en fait c'est pas tout à fait vrai.

Mon oncle disait qu'il y avait une telle tempête qu'il était content de débarquer. Ils étaient 177. Il y en a eu 27 qui n'ont pas été tués ou blessés au cours de cette bataille de Normandie.

Donc ce jour du 6 juin pour nous, il était important. C'est le jour où en effet on a décidé de retirer l'essentiel de nos chaînes Canal de la TNT parce que nous avons à la tête de Canal un garçon qui s'appelle Maxime Saadac. Vous connaissez, vous l'avez entendu ou vous le réentendrez la semaine prochaine.

Voilà. qui est un garçon difficile, exigeant, difficile et il a été extrêmement euh mécontent de l'injustice qui a été de lui retirer la 8. Euh il a été extrêmement mécontent des problèmes de TVA.

Bah oui, c'est comme ça. Tout d'un coup, on est venu dire que Canal n'était plus une chaîne de télévision. Canal avait été créé avec une TVA à 5 % puis on l'avait monté à 10 qui était normal parce que finalement bah je le disais tout à l'heure fallait chercher de l'argent puis tout d'un coup on a dit Canal n'est plus une chaîne de télé donc faut le passer à 20 or 90 % ou 85 % des programmes de canal sont regardés en direct notamment le sport enfin bref donc Maxime Saada pour résumer avec ses équipes ont décidé de retirer de canal l'échelle de la TNT et vivent maintenant sur le net.

Euh voilà donc euh c'est vrai que Canal euh n'est pas extraordinairement favorisé. Vous parliez tout à l'heure des groupes euh français qu'il fallait aider à rester et à se développer. Bon canal si vous interrogez Maxime Sada va pas vous dire que c'est un groupe qui a été aidé.

Euh c'est en permanence. Alors c'est des petites choses. Voyez avant pour résilier son abonnement à Canal enfin les de jours de RTT.

Maintenant vous pouvez le faire avec un clic. Voilà, profite, tout est comme ça et bon mais il vous le racontera. Moi, je recueille les sentiments de Maxime Saada et de ses équipes qui viennent me voir de temps en temps, comme je suis le sage entre guillemets, je sais pas si je suis sage, mais enfin au sens âgé, euh je leur dis "Calmez-vous, c'est pas grave, tout ça va aller" et cetera et cetera.

Donc en effet, voilà, ils ont pas l'impression d'être soutenus dans leur effort. Moi, vous savez, je pense que quand vous êtes maltraité, c'est pas agréable, mais que ça vous force à devenir agile et ça force à une certaine exigence. Et je pense que Maxime et ses équipes maintenant sont beaucoup plus compétents que quand je les ai rencontré il y a 12 ans.

Studio Canal, vous en avez parlé tout à l'heure, c'est une vraie grande société aujourd'hui de production. Euh ça doit être une des tops dans le monde. Canal lui-même est un succès formidable.

Le digital de Canal, c'està-dire toute la partie informatique qui a été créé est exceptionnelle. Donc je pense que nécessité fait loi et que donc c'est vrai que sans doute ils sont pas aidés et que de ce point de vue- là vous facilitez pas la vie de canal. Mais d'un autre côté ça les rend plus agile, plus dynamique et que finalement à toute chose malheur est bon.

Autre sujet, une autre question. En novembre dernier, France Télévision et Radio France ont chacun de leur côté déposé une plainte pour nénigrement contre trois médias de votre groupe, C News, le JDD et Europain, sans en informer leur tutelle, offrer du contribuable. La ministre de la culture d'ailleurs s'est étonnée d'une telle initiative dont elle n'avait pas été prévenue.

Dans l'assignation déposée par Radio France, il est indiqué que votre groupe aurait mené, je cite la signation, une entreprise organisée de déstabilisation visant à saper la confiance de ses auditeurs en mettant notamment publiquement en doute le respect par Radio France de principes essentiels de sa mission de service public, la neutralité, l'indépendance et le pluralisme de l'information. Fin de la citation. Lors de son audition, Rashid Dadati estimé, je cite, qu'il n'est peut-être pas habile d'indiquer qu'un média qui n'est pas un concurrent, l'audiovisuel public n'est pas en concurrence avec le privé.

Il n'a ni même ni la même mission, ni le même positionnement et d'extrême droite, ajoutant encore la tutelle aurait dû aurait pu être informée s'agissant d'une procédure engagée auprès des Français et assez singulière. Est-ce que vous considérez que c cette assignation pour dénigrement est fondée ? Où est-ce qu'on en est aujourd'hui de cette procédure judiciaire et est-ce que depuis vous avez eu des échanges avec madame Veale ou madame Ernotamment à ce sujet ?

Écoutez, j'ai j'ai suivi cette affaire par la presse. Le fondement économique et juridique m'a pas paru effrayant, donc je ne m'en suis pas mêlé parce que je ne me mêle que quand il y a un sujet stratégique ou capitaliste. Ça me paraît pas un sujet stratégique ou capitaliste.

Et au fond de moi-même, j'ai pensé que c'était ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire qu'au lieu de regarder comment faire des économies, c'est plus facile de dire qu'il y a des gens qui les dénigrent. et que voilà notre groupe est un coupable idéal euh ce qui est je reconnais voilà mais enfin bon une fois qu'on a dit ça c'est pas grave alors maintenant est-ce que il aurait fallu prévenir la tutelle je n'ai jamais travaillé dans le public donc je ne suis pas capable de vous répondre sur ce que doit faire quelqu'un dans le public ou pas voilà dans le privé nous avons des des règles de fonctionnement tout à fait tout à fait particulières parce que je vous dis nous sommes fiducièrement redevable à nos actionnaires du des dépenses de notre argent et quand on a des problèmes, ben on est toute façon obligé d'aller les résoudre. Sur ces procédures de de dénigrement, je pense que tout observateur objectif pourra dire que vous êtes régulièrement mis en cause personnellement sur les antennes du service public.

Je vais citer quelques exemples. Le 28 octobre 2024, un journaliste de France Info demande à Thierry Hardisson, je le cite, "C'est un fachaotud boloré, point d'interrogation." Alors, ce dernier a répondu par la négative, mais le journaliste a insisté et il a dit donc à nouveau, je je cite Vincent Bolor est-il d'extrême droite sans obtenir de de réponse positives.

Un an plus tard, le 29 octobre 2025, le même journaliste a reproché à Madame Royal d'avoir été édité dans une maision d'édition qui vous appartenait, d'avoir été aussi chroniqueuse sur TPMP, l'obligeant d'ailleurs à invoquer une liberté d'expression. Le 18 septembre 2025, dans une interview au monde, Delphine Ernut, présidente de France Lévision, déclaré à propos de news qu'ils assument d'être une chaîne d'extrême droite, fin de la citation. Et enfin, le 16 avril 2025, on a eu d'ailleurs l'occasion d'y revenir lors de son audition, Thomas Leand a partagé sur son compte X un message intitulé Boloré égal pétin fin de la citation.

Alors même qu'il était toujours à l'antenne de France Interre sans qu'aucune sanction ni mise en garde n'ait été prononcée à son encontre. Est-ce que vous aussi vous avez envisagé d'engager une action pour dénigrement contre l'audiovisuel public ? Oh, écoutez, je pense qu'ils ont assez de problèmes comme ça pour que j'en rajoute.

C'est assez rigolo qu'on mette Boloré Galpétin après l'histoire que je viens de vous raconter et que j'ai une des familles les plus actives dans la défense contre l'occupant nazi et fasciste. Euh voilà, je pense que il faut laisser passer. Je vous ai dit, je crois que je fais partie des des paratonaires qui servent pour le groupe.

Euh je suis pas sûr que ça leur serve à eux vraiment. Euh mais en tout cas, moi en ce qui me concerne, je suis démocrate chrétien. Je l'ai affirmé sous serment déjà, je crois que c'est la 4e [grognement] fois que je suis reçu dans des commissions.

Euh démocrate, c'est-à-dire que je respecte le vote des citoyens et des citoyennes et chrétien. C'est-à-dire que je crois en Dieu et en le Christ. Voilà.

Et euh le Christ, comme vous savez, est venu sur terre il y a un peu plus de 2000 ans avec euh un message extrêmement précis sur le comportement qu'on devait avoir euh et notamment l'empathie vis-à-vis des autres, l'écoute, le pardon. Euh et donc je me vois comme un démocrate chrétien. Ça ça se concrétise dans un parti politique ça aujourd'hui ?

Dans le paysage dans le paysage politique français, c'est ça se concrétise dans un dans un engagement politique ? Non, je ne fais pas de politique. Je vous dis je suis démocrate chrétien parce que je crois à la démocratie profondément à la liberté et je crois vraiment en Christ.

Euh mais enfin vous savez, on est 2 milliards, hein. Donc euh je suis pas tout seul là dans la France maintenant ça a l'air un peu bizarre. Vous savez c'est Gadel Malé.

Euh il dit c'est bizarre parce que quand on dit est-ce que tu es musulman ? Oui évidemment je suis musulman. Est-ce que tu es juif ?

Oui évidemment. Et toi tu es catholique. Non mais pas vraiment.

Oui, mais ma sœur. Voilà, donc il y a un problème, les gens n'osent plus le dire mais moi je suis chrétien et je suis démocrate. Bah, vous venez de le dire.

Bah voilà et je le répète Nvarié. Dernier point sur ce sujet de procédure pour dénigrement. J'ai examiné notamment parce qu'on a reçu le responsable la programmation de l'émission Complément d'enquête et j'ai le sentiment que il y a un intérêt fort porté à votre groupe qui s'inscrit d'ailleurs dans une certaine continuité éditoriale.

Le 7 avril 2016, complément d'enquête à diffusé Vincent Boloré, le milliardaire impitoyable. Le 25 novembre dernier, la même émission diffusait un complément d'enquête sur C News en s'appuyant notamment sur des témoignages de personnel ou de proches de salarié de France Télévision. J'ai eu l'occasion d'ailleurs de leur poser la question.

Le 30 novembre 2023, c'était aussi Cyril Anouna qui était alors animateur de votre groupe qui était la tête d'affiche d'un autre complément d'enquête. Dans le même temps, monsieur Pigas qui pourtant est actionnaire et fondateur de Media One, propriétaire de groupe de médias combat depuis 2008, qui inclut notamment Radio Nova, le journal Les inroques, le Fton Post et qui expliqué encore le 13 janvier dernier dans Libération. C'était à la une, qu'il mettrait notamment les médias et tous ses moyens au service d'un combat contre la droite radicale.

Lui n'a jamais fait l'objet d'un complément d'enquête. Bon, je je le cite mais il y en a bien d'autres. Je pense notamment à Martin Big à la tête du groupe TF1.

Je pense à Rodolphe Saadé, propriétaire notamment de BFM TV et RMC, qui eux non plus n'ont jamais été au cœur d'une telle enquête. Comment est-ce que vous expliquer un tel intérêt de la part du du service public et comment est-ce que vous envisagez aussi cette étude et cette enquête assez approfondie ? Je crois que c'est pas que le service public.

Je crois que si vous voulez, je vous l'ai dit tout à l'heure, on je représente quelque chose que qui est un monde que certains voudraient voir disparaître. Euh c'est-à-dire un monde attaché à ses racines euh mais qui avance. Moi, je crois pas du tout qu'il faille, je crois pas qu'on est ou conservateur ou progressiste.

Je pense qu'il faut être les deux. Je pense qu'il faut être attaché à ses racines, célébrer ce qui ce qui a fait votre entreprise ou votre famille et que il faut que tout en célébrant et en se rappelant d'où vous venez, vous soyez actif dans ce qu'il faut. Pour revenir d'ailleurs sur les questions spirituelles, c'est la parabole des talents.

On n pas le droit de garder son talent et de ne pas essayer de le développer. Donc, j'énerve. Je vous dis, je le vois bien quand on reçoit en Bretagne certaines personnes, j'ai reçu notamment les deux derniers présidents de la République, c'est compliqué quand il voit ça et ça ça plaît pas.

Bernard Poignan que j'aime beaucoup qui a été maire de Quimpère et qui a été pendant plus de 40 ans 45 ans notre ami fidèle me dit il faut faire venir les gens pour qu'il voi ce que c'est que la Bretagne. Mais quand il voit là, il trouve ça épouvantable. Je vous dis il voit des salariés qui sont contents, qui sont contents du concordat social qui ont signé à l'époque, il voit les usines qui sont flamb.

On est quand même numéro 1 mondial du des films pour condensateurs et des composants pour condensateurs. On a développé à une époque le sachaté en papier qui existait peu ou pas. On a fait des tas de choses comme ça et en plus je vous dis il y a voilà le musée de tonton Gen qui est un musée oanographique avec un requin de tête et un cé lacante.

Enfin bref, il y a tout ce qui est ce qu'on peut dire entre guillemets voilà conservateur ou moisi. Donc c'est normal que tous ces gens voilà je comprends très bien que je ne leur plais pas. J'en suis désolé pour eux, mais moi je pense que il est important de combattre pour notre pays qui est en difficulté, je l'ai dit tout à l'heure, et il faut que ceux qui ont du courage disent voilà peut-être qu'on vous plaît pas mais on est comme ça et la plupart des on a réussi à réunir au sein d'un petit institut qui s'appelle l'Institut de l'espérance une vingtaine de personnes qui qui réfléchissent et qui essayent de ramener du bon sens et de la prospérité pour la France et les Français.

Et donc je pense que ça ça ne plaît pas à la petite caste dirigeante aujourd'hui qui a envie de rester aux manettes de ce qu'elle a. Elle a pas vous pouvez pas leur en vouloir. Ils ont pas envie.

Et pour qu'on comprenne bien monsieur Boret par vous interrompe c'est la case dirigeante c'est qui ? C'est le gouvernement en place c'est des dirigeants de public qu'on comprenne. C'est qui la casse dirigeante ?

Ben la caste dirigeante comme son nom l'indique, c'est la les personnes qui sont aujourd'hui à diriger qui sont très heureuses de diriger aujourd'hui. Elles sont très contente VO et elles ont pas envie qu'il y ait des empêcheurs de tourner en rond qui disent "Faut faire des économies, faut faire attention et cetera." Euh on m'a souvent demandé pourquoi ces news avaient du succès.

Euh et je dis ces news a du succès parce que malheureusement ces news dit des choses que les autres chaînes ne disaient pas sur la situation financière, sur un certain nombre de choses comme ça. Et donc on dérange, voilà, on dérange ces gens qui ont envie de continuer à vivre dans la, j'allais pas dire l'opulence quoique, alors que la situation est pas bonne. avant que le rapporteur change de fusette s'il me le permet, est-ce que vous trouvez sain dans une démocratie ce à quoi on assiste d'une certaine manière une guerre de l'audiovisuel public privé ?

Le le rapporteur a cité des choses vous vous concernant. On pourrait citer aussi les unes de JDID parfois assez virulente contre l'audiovisuel public ou en tout cas assez forte pour essayer d'être le plus objectif et impartial possible. Parfois des émissions de ces news aussi qui qui qui critiquent et c'est tout à fait leur droit. l'audiovisuel public.

Mais est-ce que finalement alors je sais pas si on va parler de guerre audiovisuelle publique et privée mais ces tensions qui émergent cette procé de dénigrement, est-ce que c'est tout à fait sain dans une dans une démocratie ? Vous avez dit vous-même que vous étiez attaché à la complémentarité de l'audovisuel public et privé. Comment tout ça peut fonctionner de manière plus complémentaire et apaisée ?

Écoutez, en tout cas, moi je suis pas du tout en guerre pour les raisons que j'ai évoqué tout à l'heure de démocratie chrétienne. Donc j'ai la guerre avec personne. Je dois vous dire que je je ne hais personne, voyez. et je prie pour mes ennemis, ce qui me coûte, mais je le fais quand même.

J'en ai quelques-uns. Euh non, je pense que il faut pas je je crois que franchement notre groupe n'est pas en guerre. Notre groupe, l'audiovisuel public ne le concerne pas.

Je vous ai dit franchement Canal et c'est un groupe qui est complètement en dehors de tout ça. Alors maintenant ce qui concerne CD News ou JDD dont vous parlez, c'est vrai que comme sont des espaces de liberté, nous avons des talents qui sont extraordinairement indépendants. Pascal Pro, il aime la France et les Français.

Bon, il est né à Nant ou en tout cas il est intéressé par Nant qui était la la ville de ma grand-mère et euh voilà, il aime la France, il se balade partout et donc il donne son avis. Alors après ça plaît, ça plaît pas, c'est comme ça. Voilà.

Mais enfin visiblement ça plaît à beaucoup de monde puisque c'est lui qui fait des records d'audiences. Mais je crois que c'est pas le sujet. le il n'est pas contre l'audiovisuel public, il est contre les dépenses.

Et je pense que c'est arrivé à un moment où il y avait une séquence budget de la France où tout le monde disait "Chez les politiques, ça va très mal, c'est épouvantable, la retraite, les il faut faire des efforts épouvantables." Et il avait le sentiment qu'il n'y avait pas ces efforts qui étaient faits en face. Voilà.

Et donc comme je n'interviens pas, je vais pas aller dire quoi que ce soit Pascal pro qui dit ce qu'il pense. Mais il y a pas que Pascal pro, ils sont tous indépendants. Euh et je pense que c'est bien d'avoir un petit espace de liberté même si ça plaît pas.

C'est bien. Le 11 décembre dernier, notre commission d'enquête a auditionné monsieur Rock Olivier Mestre, ancien président du du CSA. J'ai pu l'interroger sur l'écart très important observer ces 15 dernières années entre les sanctions pécunières infligées aux chaînes de votre groupe C8 et C News et celle de l'audiovisuel public.

Alors même que des manquements au pluralisme à l'indépendance y sont régulièrement relevés. C'est d'ailleurs l'un des objets de notre commission d'enquête. Je rappelle que vos chaînes sur les 15 dernières années ont été sanctionnées, peut-être que le chiffre d'ailleurs n'est pas exact, à hauteur de 8 millions d'euros tandis que aucune chaîne de l'Uzel public n'a eu à payer le la moindre amende, le moindre euros sur la même période.

Je lui ai posé cette même question que je vous poserai et sa réponse a été pour le moins surprenante. Il m'a indiqué, je le cite, si le juge considère que nos sanctions sont disproportionnées, il n'hésite pas à le dire. La première mesure que j'ai été amené à prendre en tant que président de l'ARCOM a été de versé un chèque de 1 million à C8, ce qui n'était pas la décision la plus agréable à prendre pour un magistrat de la Cour des comptes.

Fin de la citation. Alors, je rappelle les faits et le contexte, mais en juin 2017, il évoquait le CSA infligait une sanction inédite à la chaîne en privant TPMP de publicité pendant une semaine, estimant que C8 avait gravement méconnu son obligation de faire preuve de retenu dans la diffusion d'images susceptibles d'humilier les personnes. Fin de la citation.

Suite à un canular de Cyril Anouna à l'encontre de Mathieu Deorma. En 2018, le conseil d'État a pourtant annulé la sanction du CSA, jugeant au contraire qu'à aucun moment Mathieu de Lorma, je cite la décision du Conseil d'État, n'avait été montrée sous un jour dégradant, humiliant ou attentatoire à sa dignité. Fin de la citation.

C'est un exemple parmi d'autres. Comment est-ce que vous interprétez les déclarations de monsieur Rock Olivier Mestre qui expliquait que verser un chèque de 1 million à C8 n'a pas été la décision la plus agréable à prendre pour un magistrat de la Cour des comptes ? Je pré Écoutez je je vais pas faire de commentaires.

Ça ne c'est pas de mon rôle, c'est pas de mon ressort. Euh comme vous savez sur ces histoires euh de pénalité, l'ARCOM fonctionne en fonction des signalements. Voilà.

Donc il se trouve qu'on a toute une série de gens qui le déclarent. D'ailleurs, vous allez sur le net, ils disent il faut aller faire des signalements, attaquer l'empire Boloré et l'empire. Je suis très fier.

Euh faites des signalements. Donc l'ARCOM doit recevoir, je vois 5000 sign signalements par jour ou un truc comme ça. Donc il y a une phrase dès qu'il y a un truc qui est fait et voilà.

Et puis bah ils mettent des sanctions derrière parce qu'ils peuvent pas faire autrement. Euh et on voit bien que c'est une attaque vers nous. D'ailleurs, c'est il y avait la preuve par neuf quand on était petit et puis il y a la preuve par Hanouna.

Voyez en fait euh ce qui nous était reproché sur la 8 et les 99 % des amendes c'était Anouna. Maintenant Hanouna est on nous a confisqué la 8. Non on a plus la 8.

Hanouna est passé sur la 9. Il y a plus aucun problème sur Hanouna. Anouna qui est un type, hein, mais parce que les gens ne sont plus intéressés par attaquer la 9, c'est-à-dire la 6.

Donc, je pense que voilà, sans faire Calimero parce que c'est pas mon c'est pas mon ma nature, je suis dans le la résistance. Euh je pense que voilà, c'est comme ça. Mais à nouveau, voilà, c'est pas agréable d'avoir des sanctions, c'est pas agréable surtout pour les équipes.

Mais je vous dis, je pense que ces mauvais traitements nous forcent à être plus agile. Peut-être qu'on aurait pas fait avec Canal nos acquisitions à l'étranger, nos investissements aussi rapidement si on avait eu un soutien en France extraordinairement important. Peut-être qu'on se serait endormi et et qu'on aurait été très content d'aller bavarder avec les uns et les autres dans les festivals diverses.

Euh et je pense que le fait qu'on était un peu maltraité, vous savez, ça arrive dans les familles. Les enfants qui sont un peu secoués, parfois sont ceux qui qui réussissent le mieux, même si c'est sur le plan moral pas très agréable. encore 5 minutes puis je donne la parole aux orateurs de groupe.

J'ai un certain nombre de de questions encore. Alors, je essayer d'être un peu plus synthétique. [grognement] En 2005, puisque vous évoquez le le sujet, je passe cette question.

Vous avez été avec monsieur Bacou, l'un des premiers à croire au développement de la TNT avec le lancement de Direct 8. Vous êtes revenu sur le sujet devenu par la par la suite C8. Près de 20 ans plus tard, l'ARCOM a a refusé donc le renouvellement de cette chaîne alors qu'elle figurait parmi les plus regardés à la 6e place en audience.

Le canal a été depuis attribué à un investisseur étranger, monsieur Daniel Kretinski, qui à ce stade n'y a pas encore installé de nouvelles chaînes. Euh alors invité de ces médiatiques sur France 5 en janvier dernier, Alexoubert, directrice de Banigé, a qualifié cette décision de dénit démocratie. Comment est-ce que vous analysez cette décision de de l'ARCOM puisque vous avez voulu revenir sur le sujet sur les dernières réponses ?

Comment est-ce que vous analyser cette décision de l'ARCOM ? Quel se quels sont selon vous les fondements les rationnels qui ont poussé l'ARCOM à prendre cette décision de ne pas renouveler votre fréquence ? Pardon ?

Toujours pour la même raison. Je sais pas si vous avez reçu Daniel Crétinski, il est charmant. Il parle avec un accent allemand, un français parfait. il donne, je crois, 15 ou 20 millions par an pour enflouer Libération et plein d'autres choses comme ça un peu partout.

Donc il est extraordinairement bien vu. Donc comme il est extraordinairement bien vu, euh il a beaucoup d'argent parce qu'il fait du charbon. Euh il est très francophile, il est formidable et voilà, il donne de l'argent et donc il est bien vu.

Et nous on dit des choses, voilà, on redresse, on trime, on développe. Voilà, ça fait 204 ans que ça dure et j'espère que ça va durer encore un petit moment. Je dis souvent, on a connu trois rois, un empereur, 26 présidents de la République.

On va se débrouiller quoi. Euh c'est pas agréable mais franchement je vous dis une fois de plus, je pense que c'est comme ça que s'explique les choses. Il y a des gens qui sont bien vus par le petit caste et donc qui ont ouvert à tout et puis il y a des gens qui sont mal vus et qui ont des ennuis.

Mais ces gens qui ont des ennuis, je vous dis, travaillent peut-être plus dur pour compenser et et réussissent mieux et et leurs groupes sont peut-être à terme plus profitable ou en tout cas plus résistant. Mais c'est des propos forts que vous tenez, monsieur Boloré. Je pense c'est important que vous les précisiez parce que ça peut jeter quand même une forme de suspicion sur des liens finalement politiques, économiqu, financiers en disant que certains sont aidés, d'autres pas.

Est-ce que vous pouvez quand même préciser ? Je pense que c'est important quand vous dites cette petite casque qui nous gouverne, c'est quoi ? C'est des dirigeants actuels, c'est les responsables politiques, c'est des Je redis, c'est les gens qui sont aujourd'hui aux manettes sont très très contents de rester aux manettes.

C'est vous pouvez les gens au manett la vie est ainsi. Vous lisez les journaux, vous allez sur le net et la vie est ainsi. Voilà, nous notre groupe est plutôt paratonaire.

Voilà. Alors, peut-être que c'est notre faute, hein, je je veux pas dire le contraire. On peut pas dire qu'on nous aide à fonctionner.

Voilà. On peut pas dire qu'on nous aide. Mais vous allez parler, attendez parler à Maxime Salah, vous allez le recevoir.

Vous m'avez dit, je sais pas, demain ou après-demain la semaine prochaine, vous allez voir avec lui quand vous recevez Maxime Sada ce qu'il pense. Par exemple, les ministres de la culture successive, vous considérez qu'ils vous ont pas aidé parce que c'est dans le champ de du ministre. Non, mais c'est Mais nous, on ne demande pas été aider hein.

C'est pas Vous dites nous a mis des bâtons dans les roues, il y a une petite caste qui se Nous ne sommes pas soumis. Voilà, pour répondre concrèto. Nous ne sommes pas soumis, nous sommes libres et donc on déplaît.

C'est comme ça. C'est l'indépendance. Voilà, c'est le la valeur de notre indépendance et c'est pas quelque chose comme la France est de plus en plus en difficulté financière et donc avec tout ce que ça suppose pour les gens qui se trouvent avec des difficultés eux-mêmes, c'est sûr que les positions se radicalisent et que on représente en effet un espace qui qui ne plaît pas à certains mais qui plaît à d'autres. vous vous l'avez abordé dans votre précédente réponse.

Donc je me permets de de basculer sur cette question. Le non renouvellement de la fréquence de C8, c'est en partie fondée sur un nombre de sanctions que vous avez reçu. Je vais vous donner un exemple.

C'était le 5 novembre 2022. Vous l'avez d'ailleurs rappelé, mais monsieur Hanouna qui a été particulièrement ciblé par l'Arcom appelé la mère de Paris Anniealgo, je le cite fermer sa gueule et à chasser les rats la nuit au lieu de dire des conneries. J'ai déjà eu l'occasion de poser cette question notamment au président de de l'ARCOM et pour ses propos, l'ARCOM a infligé à votre chaîne une sanction, une amende de 300000 € et dans le même temps, 3 semaines plus tard sur France Interre, France Interre n'a reçu qu'une simple lettre de rappel pour avoir appelé sur son antenne, je cite, à baiser les femmes des chasseurs en visant particulièrement à la femme de Willy Schrenédération nationale des chasseurs.

Donc c'est sur la base de sanctions comme celle-ci qu'en juillet 2024, l'ARCOM a justifié le non renouvellement de la fréquence de C8 et depuis on remarque une accélération des sanctions désormais prononcé à l'égard de C News depuis donc la fermeture de C8 en février 2025. Les interventions de l'Arcom envers C News ont connu une accélération. 1/3 des interventions formelles de l'ARCOM envers C News, c'est-à-dire 1/3 des mises en garde, des mises en demeure et des sanctions pécunières ont été prononcées depuis le début officiel de cette commission d'enquête en octobre.

Donc on observe quand même une accélération assez importante. Est-ce que vous êtes directement concerné mais est-ce que vous estimez qu'il y a un risque aujourd'hui que fait peser l'ARCOM sur une fermeture éventuelle à court ou moyen terme de la chaîne C News ? Je vous laisse répondre monsieur Boray.

Je dis juste au rapporteur, on sort un petit peu du périmètre de la commission d'enquête, mais c'est des questions importantes et je vais bien sûr vous laisser y répondre, mais il faut qu'on se recente quand même sur les questions d'audiovisuel public, même si l'audiovisuel même si l'audiovisuel est un paysage. Je vous laisse répondre monsieur Boloré sur la question du la question du rapporteur. Pardon.

Oh, je crois que tout est possible donc je peux pas me prononcer, j'en sais rien. Mais j'ai donné la dernière fois que j'ai été reçu par votre commission l'exemple à l'école quand les profs n'aiment pas un élève ou une élève. Euh voilà, on regarde son comportement, ses notes, son machin, elle a oublié son sac de gymnastique, elle a pas fait et cetera et à la fin, à la 3e ou à la 4e remontrance, on est convoqué chez le proviseur et puis après voilà, écoutez, franchement dans notre situation, on a vu beaucoup beaucoup de choses, donc on en verra encore d'autres mais enfin rien de tout ça n'est mortel.

Euh c'est un peu triste pour la liberté d'expression. parce que je crois qu'en effet C News a apporté beaucoup et les équipes de C News sont des équipes absolument remarquables. Serge Njar en plus a un gros crédit pour une acquisition donc il doit être très inquiet pour tout ça.

Et ses équipes, moi j'ai vu les pauvres équipes de la 8, voyez, qui faisaient mal à personne. Les animaux de la 8, tuil voilà William l'énergie tout ça. Et finalement celui qui était visé c'était c'était moi et Cyril à travers Cyril Anouna.

Et Cyril Anouna, il a retrouvé je pense même et il le mérite parce que je l'ai dit, il fait venir 2 millions de personnes tous les soirs. Donc Cyril, il a retrouvé sans problème. Donc on tire des voilà ça tire sur des cibles qui sont pas forcément les bonnes mais enfin bon à votre question, j'en sais rien.

Faut demander à l'arrcom. Voilà. Merci de votre réponse monsieur le rapporteur.

Une question que l'on posera d'ailleurs à à l'arrcomévrier 2025. Le journaliste Laurent Nerveux a publié une enquête assez fouillée au sujet de l'Arcom dans Marianne, une enquête qui l'a conduit à éplucher d'ailleurs le profil des 298 profil LinkedIn, soit près 80 % des employés de l'ARCOM. et ces conclusions sont éloquentes.

On ne trouverait au sein de l'ARCOM aucun employé ayant précédemment travaillé pour votre groupe. En revanche, il y a plus de 15 % des employés de cette autorité qui seraient issus directement de groupes de médias concurrents au vôtre comme France TV, TF1, M6 ou BFM TV. Et ces effectifs sont précisément surreprésentés dans des directions administratives qui ont eu un rôle stratégique dans l'instruction des dossiers, dans l'envoi de sanctions.

Les anciens concurrents de votre groupe représentent ainsi 28 % de la direction des plateformes en ligne, 36 % de la direction des publics, du pluralisme et de la cohésion sociale et enfin 50 % de la direction de la communication. Est-ce que vous avez eu connaissance de cette enquête ? Est-ce que vous pensez que une surreprésentation de vos concurrents, notamment privés parmi les employés de LARCOM, puisse être un facteur d'explication sur cette forte augmentation sur les derniers mois de sanctions qui ont été prononcées contre votre groupe ?

Je suppose, j'ai pas d'avis particulier, je connaissais pas cette étude et voilà, je sais simplement qu'on dérange. Voilà, nous sommes dans un dans une situation d'un combat où nous avons redressé l'entreprise Canal qui a échappé à cette euh joie collective euh qui existait. Euh et donc bon ben c'est normal qu'on soit la cible.

Enfin bon, ça va, le groupe va bien, on va pas mourir. Ça veut dire que pour vous l'arrcom est soumise au pouvoir politique. J'essaie de comprendre.

Non, mais parce que c'est important ce que vous dites. C'est pas des petits mots dire qu'il y a une casse qui se protège et qui veut qui vous cible. Une casse qui protège, c'est pas moi qui le dis.

C'est pas de gens qui le disent. C'est ça existe. Voilà, c'est ça a toujours été.

Mais c'est pour qu'on comprenne de qui dirigeant. Voilà les Mais est-ce que l'ARCOM est soumise au pouvoir politique ? Vous diriez par exemple que l'arcom quand elle vous sanctionne ?

Mais j'en sais rien. Je ne sais pas. Je ne sais pas.

Mais enfin, on a vu déjà dans des pays et dans des histoires des choses un peu qui sont bizarres. Mais c'est pas, attendez, je vous dis, je redis, nous on on a connu des guerres mondiales, on a connu des révolutions, on a connu des tas d'évolution. Voilà, on passe à travers maintenant.

Voilà, moi j'ai connu cette caste chez Canal. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je peux pas vous dire autre chose.

Ils étaient très contents, ils s'amusaient beaucoup, hein. C'était très joyeux. Encore deux questions du rapporteur et je cède la parole au aux différents représentants des groupes politiques.

Merci monsieur le président. Dernière question sur l'ARCOM. C'est une question l'une des premières questions que j'avais posé au président de l'Arcom.

C'était d'ailleurs la première audition de cette commission d'enquête. Le 18 septembre 2024, le militant d'ultra gauche Fouette Braou appelé publiquement sur ses réseaux sociaux à une mobilisation antifasciste dans l'archipel des Glénants pour, je le cite, s'opposer à l'Empire Bolloré. Le 25 août 2025, soit à peine un an plus tard, il a été nommé au collège de l'Arcom.

Et donc lors de [grognement] cette audition, le 25 novembre dernier, dans le cadre de la commission d'enquête, j'ai pu interroger monsieur Hdari, président de l'ARCOM sur ce cas. Il nous a indiqué ne pas avoir eu connaissance de ces publications pourtant publ sur les réseaux sociaux. Il a annoncé d'ailleurs vouloir s'en saisir à la suite de son audition.

Rashida Dati, ministre de la culture, je lui ai aussi posé la question. Elle nous a indiqué qu'elle avait interpellé le président de l'Arcom sur ce point précis, mais qu'elle n'avait pas obtenu la moindre réponse depuis. Euh et donc depuis je je le confirme et je n'ai pas reçu de réponse ou de garantie clair apporté quant à l'indépendance de l'ARCOM depuis la nomination de cette personne.

Monsieur Berraou est visiblement toujours en poste à l'arrcom. Est-ce que vous aviez connaissance de cette nomination et d'un point de vue un peu plus général, est-ce qu'il ne faut pas euh et bien euh faire preuve de la plus grande précaution sur les nominations au sein de l'ARCOM pour éviter toute forme de militantisme de ces membres qui peuvent aussi être amenés à prononcer des des sanctions. Juste indiquer monsieur Boloré que que suite à cette audition Martin Adari le président de la de l'ARCOM nous a indiqué a indiqué au bureau de la commission qu'il n'avait jamais sais en tout cas c'est ce qu'il dit de courrier de la ministre au sujet de ce salarié qui est au comité de l'ARCOM comme vient de le rappeler vient de le rappeler le le rapporteur.

Je vous laisse répondre à sa question maintenant. Écoutez, je ne connais pas ce monsieur. Je ne savais pas qu'il avait été nommé, mais enfin évidemment c'est embêtant que soit nommé arbitre des gens qui sont extraordinairement orientés.

On a eu ça avec Reporteur sans frontières, on a eu ça avec dans des tas de cas mais enfin bon la vie est ainsi comme ça. Dernière question du rapporteur et puis je donnerai la parole à madame madame Sicar pardon pour le ressemblement. Merci.

Merci monsieur le le président pour prendre un peu de recul. La dernière fois que vous êtes intervenu dans cette salle, enfin en tout cas dans dans le cadre des traes de l'Assemblée nationale, c'était lors de la commission d'enquête sur l'attribution des fréquences TNT qui a été créée suite à un droit de tirage de la France insoumise avant même que cette précédente commission d'enquête ne rende ses travaux et avant même d'ailleurs qu'elle n'auditionne les dirigeants du groupe Canal des membres de cette commission issus de la gauche dont certains d'ailleurs présents aujourd'hui et qui m'accusent d'intention de privatisation matin midi et soir du service public que je n'ai jamais eu, que je n'ai jamais tenu. ces mêmes députés ont signé et ont relayé des pétitions pour appeler à la fermeture de C8 et C News dans le cadre de cette commission d'enquête avant même que les travaux ne se terminent.

Et quelques mois après cette commission d'enquête, leur pétition a visiblement été entendue puisque l'ARCOM a décidé de ne pas renouveler la fréquence de ces h. Est-ce que vous estimez qu'il y a eu un impact de cette commission d'enquête sur la décision de l'ARCOM et quelles sont selon vous les en tout cas les analyses à faire sur les conclusions et la façon de tenir une commission d'enquête quand elle concerne un sujet aussi médiatique et qui concerne des millions de français ? Écoutez, j'ai pas d'avis.

Je sais qu'il y a des tas de gens qui voulaient fermer C8. Ça m'avait été annoncé. Je sais qu'il y a des tas de gens qui veulent fermer ces ces news.

Euh enfin puis il y a des tas de gens qui voudraient arrêter tout ce qu'on fait déjà. Voilà qui voudrai nous arrêter. Bon tas de gens qui vous regardent et il y aussi des tas de gens qui vous regardent et qui souhaitent que vous puissiez continuer.

Attendez. Attendez je suis pas bisounours. C'est-à-dire que je suis tout à fait conscient de de ce qui se passe autour.

Je je pense je vous redis, je pense que la France est rentrée dans un moment de combat particulier eu égard à sa situation financière et que comme on nos chaînes, nos médias disent la vérité, en tout cas disent des choses différentes de ce que disent les autres et que nous ne sommes pas complaisants, c'est normal qu'on dérange et qu'on veuille nous supprimer. C'est arrivé dans des tas de pays, dans des tas de périodes. J'allais même dire ça arrive tout le temps.

Vous m'interrogiez sur la casse. Il y a toujours eu des casses dans tous les pays, dans tous les moments. La question c'est est-ce que vous êtes avec ou est-ce que vous êtes pas avec ?

Il se trouve que je suis pas avec mais je suis pas avec pas parce qu'ils ont pas voulu que je sois. Je suis pas avec parce que je j'ai des convictions. Voilà, je crois dans la France et dans les Français et françaises.

Je crois en religion. Je crois à l'empathie et j'ai pas envie de compromettre euh ce groupe et comme on est un espace de liberté, ben on a en effet un certain nombre de patriotes qui sont venus travailler dans ce groupe et qui je crois ils sont bien en général. Est-ce que vous supprimeriez l'ARCOM euh considérant que pour vous, elle menace finalement une forme de liberté, d'expression à laquelle je crois que nous sommes tous ici attachés, mais vous avez eu des propos là encore fort et je vous remercie d'ailleurs de nous parler en transparence et sans aucune langue de bois.

Je crois qu'on peut tous considérer quel que soient les la manière dont chacun peut recevoir vos propos. En tout cas, vous remercier de au moins de nous dire des choses clairement telles que vous voulez penser. Et donc, je vais aller directement à cette question.

Est-ce que vous supprimeriez l'ARCOM ? Est-ce que vous diriez aujourd'hui que c'est une instance qui qui veut vous censurer, qui veut même peut-être vous supprimer, vous l'avez dit hein, qui veut qui veut finalement faire en sorte que nous session nos activités ? Vous nous avez m parlé de confiscation.

Crois pas. Je ne crois pas. Vous avez dit qu'on vous a confisqué.

Ah bah oui, ça nous l'a confisqué. C'est un fait. Je ne crois pas que l'Arcom agisse proprio mot.

Voilà, ça veut dire par lui-même. Voilà, je pense que l'Arcom représente une voilà une un ensemble de gens qui pensent que voilà donc ils ont le droit de le penser. C'est la liberté.

Je je laisse à mes ennemis la liberté de vouloir nous supprimer. C'est pas chacun fait comme il pense. Mais j'essaie vraiment c'est pas c'est pour essayer de comprendre vraiment ce que ce que votre propos.

Non, je pense dire que si vous supprimez l'ARCOM, ça supprimerait pas les problèmes qu'on a. D'accord. Mais parce que pour vous un prolongement politique.

C'est pas c'est je crois pas qu'on s'exprimer comme ça. Vous avez des gens voilà dans la France d'aujourd'hui vous avez je sais pas si c'est 90 % ou 95 % ou 85 % de gens qui voient leur situation qui se dégradent tous les jours. Voilà, ils ont des problèmes non seulement financiers, c'est-à-dire que leur pouvoir d'achat a baissé, ils n'arrivent plus à vivre.

Je disais tout à l'heure en souriant mais c'est pas à sourire, il y a ils de mont de mois, maintenant on a des problèmes de milieu de mois, voire de début de mois. Et puis vous avez encore malgré ça euh un certain nombre de gens qui vivent dans un voilà dans une prospérité, dans une félicité qui n'est pas forcément d'ailleurs une félicité uniquement financière, mais c'est une félicité. Voilà, comme dans les films, vous regardez Gatsbille magnifique, vous regardez, je sais pas ce que vous regardez au cinéma ou pas, bon des films où les gens sont contents, ils dansent et ils chanteent.

Voilà, moi quand je suis arrivé chez Canal, je vous dis les gens ils dansent, ils chantaient, ils c'étaaient pas malheureux mais ils dans chantaiit parce que Vivindi n'osait pas aller arrêter les 500 millions qui coûtaient chaque année. Donc après, c'est une question de volonté. OK.

Mais aujourd'hui, c'est sûr que ça se radicalise et puis ça va se radicaliser parce que non seulement les gens ont moins d'argent, mais on voit bien que l'État lui-même ayant moins d'argent euh donne moins au service public qui faisait qu'en France même sans beaucoup d'argent, on vivait bien. Les gens vivent mal, les gens sont en difficulté. On a parlé des agriculteurs, des pêcheurs, des commerçants, on parlait tas de gens comme ça.

Et donc bah voilà, comme on le dit, comme je le dis, voilà, pourtant je m'exprime jamais dans la presse, mais comme vous me convoquez sous le prétexte de Banijet, j'y connais que dal. Mais comme je respecte les parlementaires, vous me demandez, je vous réponds. Vous le rapporter plein de questions hautes que Bidia.

Donc finalement c intéressant de vous respecte. Je vous remercie de Je vous ai dit que j'étais démocrate. Donc pour moi, toutes les personnes qui sont dans cette salle qui sont députés, je crois et je vous remercie d'avoir répondu à notre convocation et je dois dire que vous yz répondu directement sans aucune forme d'entrave et très spontanément et ça a été très simple d'organiser cette audition avec vous et je voulais vous en remercier même si nous sommes pas tout à fait à la fin.

Monsieur Bolloré. Voilà donc pour cette audition de Vincent Boloré devant la commission d'enquête sur le financement, la neutralité et le fonctionnement du service public. À la question de savoir s'il faut oui ou non privatiser le service public, le milliardaire Breton a répondu que l'État n'avait tout simplement plus les moyens de financer l'audiovisuel public.

Il y a d'autres personnalités qui sont attendues devant cette commission d'enquête, notamment Nagi, Delphine Ernote ou encore les hommes d'affaires Xavier Niel et Mathieu Pigas. On suivra ça bien sûr sur LCP. À très bientôt.

Très bonne suite de programme. [musique]