Affaire Abad : que savait l'élysée ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
question pour ce lci midi politique combien de temps pourra-t-il encore tenir c'est la question que beaucoup se posent en coulisses notamment au sein de l'exécutif le dossier abad est devenue au fil des heures le problème à bach le poison abad qui parasitent les premiers jours du gouvernement bornes mais vous allez le voir pour l'intéressé la question ne se pose pas le répète avec fermeté je n'ai jamais violé une seule femme de ma vie vous comprendrez qu aborder ces sujets publiquement est extrêmement douloureux pour moi désormais je me consacre à ma mission de ministre un ministre qui souhaite être sur le terrain au plus près de la vie quotidienne des français garder les pieds sur terre et je suis aussi pleinement engagé dans ma campagne législative comme candidat dans la 5e circonscription de l'un est ce que dit le ministre des solidarités dans la presse du jour c'est ceci les scrutins seront des juges de paix et démontreront ma capacité à conserver la confiance des français jean-luc mano ces scrutins ils seront élevés il peut tenir jusque là surtout ce sera un élément politique c'est toujours le moment où le suffrage universel voilà décide san ça n'augure pas du de la culpabilité ou de l'innocence des gens qui ont été réélus plusieurs fois et dont la culpabilité a été prouvée par la suite il y en a 'pire petor faut pas exagérer en fait il y en a un certain nombre qui vous connaît tous donc non c'est tu sais que c'est une phase qui est une phase est évidemment importante pour quelqu'un qui est dans la situation de damien abad d'aller à une au suffrage universel de maintenir sa candidature est d'essayer d'avoir le soutien de des électeurs de sa circonscription mais le problème auquel on est confronté là c'est une confrontation entre l'exigence politique et l'exigence des principes et ça se heurte en politique le choix de damien abad et la situation faite au gouvernement par cette présence est évidemment négatif et est extrêmement propre problématique ça c'est une première la première chose sur le plan du principe la décision parle par la rue par les réseaux sociaux de la culpabilité ou j'entends dire ça par certains et ça me choisir les bras m'en tombent dans le pays quand même qui depuis la révolution de 89 à fait que la présomption d'innocence comme l'habeas corpus est l'un des piliers comme l un des crassiers de l'arrêt de la dalle de la d2 la démocratie 10 bat finalement on n'a pas besoin d'attendre les enquêtes policières on n'a pas besoin d'attendre la décision des juges mais le bureau politique du parti ou le signalement fait par une association eau à la direction d'un parti peut suffire si on fait ça alors je vois pas pourquoi il n'y a pas besoin d'augmenter le nombre des magistrats on peut le réduire tout de suite c'est plus la peine puisque les jugements se sont déjà rendus donc voilà il ya encore une fois on se heurte à ski est là la logique la dynamique politique d'un nouveau gouvernement embarrassé à l'évidence gêné et dont l'évolution peut être altérée par cela et la logique de principe qui même si c'est pas très facile à faire comprendre de mon point de vue devrait être un minimum respectés quand je dis un minimum à mettre respecter ce que les principes si on les respecte un minimum seulement on les bafouent mairie et xavier bertrand dit ce matin le code moral doit pas remplacer n'a pas remplacé le code pénal la difficulté de cette affaire'' abad comme d'autres à faire avant lui et j'imagine d'autres affaires après c'est qu'elle est la règle quelle est la règle politique il y avait une jurisprudence mis en examen un ministre devait démissionner ensuite il ya eu pas forcément mis en examen mais ouverture d'information judiciaire il faut démissionner là on est sur une situation où il n'y a pas de procédure en cours c'est ce que rappelait olivier grégoire millet lors de son premier compte rendu du conseil des ministres donc quelle est la règle ça c'est une première chose qu'elle est la règle pour ce gouvernement dans ce second quinquennat mâcon l'autre chose c'est ce que vient de dire jean luc malo maintenant parlons est ce que la présomption d'innocence prévaut est ce que la parole des femmes doivent être écoutés absolument entre les deux il y à une infinie variations de jugement de présupposés de conviction bien sûr la parole des femmes doit être écouter absolument mais est ce que la parole des femmes vont forcément rejet de la présomption d'innocence toute la question est là et on voit bien que ce feuilleton a bad va sérieusement pardon du terme il n'est pas bon mais je n'en trouve pas un autre handicapé en tout cas elle est d'ailleurs en dernier entaché cette c2 les premiers jours de ce gouvernement bornes et que faute d'éléments nouveaux est ce que le feuilleton va s'arrêter je vous rappelle que gérald darmanin il y avait eu la même chose lors de sa nomination et ça a duré des mois des semaines les casseroles les interpellations et c est un moment et malgré la semence sans suite par le parquet ce n'est pas encore fini lorsqu'à l'occasion de cette affaire on en a il été requis le non lieu a été requis hier l'occasion de cette affaire on a reparlé bien évidemment de ce dossier la concernant le ministre de l'intérieur alors il y à l'autre question maintenant qu'ils savaient puis surtout qui savait quoi on va revenir un peu dans le temps avant de vous parler de l'elysée on va vous parler de matignon voilà ce que disait c'était ce week-end elisabeth bornes bien évidemment je n'étais pas au courant j'ai pas plus d'éléments que le fait que l' affaire a été classée sans suite je peux vous assurer que s'il ya des nouveaux éléments si la justice est à nouveau saisi on tirera toutes les conséquences de cette décision une balance voilà seulement julien arnaud le problème c'est d'autres informations ce matin qui affirme que l'elysée étaient au courant mais là aussi de quoi visiblement de ces deux plaintes classées sans suite de cette information qu'ils ont jugé qu'il pouvait passer outre au oui parce qu'il y avait un classement pénalement et juridiquement il y avait absolue absolument rien donc on en revient à ce que me disait tout à l'heure c'est à dire que à priori oui ça a été décidé bon bah y'a rien dans ce dossier judiciairement après deux condamnations donc allons-y on voit quand même qu'à une petite je dirais ligne peut-être qui sépare dans la façon de l'affiché ou de se positionner entre matignon et l'elysée je relisais le cas de gérald darmanin 14 juillet 2020 en ministre de l'intérieur pour gérald darmanin ce sont les affaires certaines qui sont classés notamment sans suite il n'y a pas de poursuite pour paul pour le midi à l'intérieur emmanuel macron disait ceci si quelqu'un est accusé mais pas juger alors il devient en quelque sorte victime d'un jugement de runes et notre démocratie change et devient une démocratie d'opinion donc ça on a vu avec la république du soupçon exactement donc ça c'est la ligne on voit des manuels macro is a big band elle est allée très vite dans la façon de réagir je ne suis pas sûr alors certes il ya biya pas on va dire y a pas de divergence de vue extra mais quelque chose de différent dans la façon de s'afficher on a une première ministre qui est très à l'offensive qui n'a pas du tout digéré la façon dont c'est arrivé c'est à dire la prendre dans la presse si on l'en croit et a priori de ce qu'on a pu voir on peut que que la croire elle a répété en conseil des ministres elle a convoqué damien abad à matignon dès dimanche soir elle ne décolère pas depuis alors pas j'allais dire spécifiquement à l'encontre de damien bas même si je pense qu'elle aurait aimé qu'ils viennent lui en toucher un mot en lisant mais c'est plutôt de globalement si certains améliorer disent savoir et c'est que ce n'est pas remonter jusqu'à el première ministre qui forme son gouvernement vous parliez de 7 des jce l'atvs je pense que damien abad se raccrochent s'accroche en quelque sorte aussi à ce scrutin des législatives en disant avec le résultat si les électeurs me choisisse moi ce sera une certaine manière de dire maintenant c'est pas possible mais pour lui j'allais dire dans l'état et comme on l'a vu dans la façon de prendre la parole hier c'est aussi peut-être sa façon de se défendre et de se raccrocher en quelque sorte car pour parler de gerald darmanin ce n'est pas du tout la même défense la même façon dont le gouvernement je trouve gère la situation on avait vu gérald darmanin l'offensive le président de la république il avait soutenu marlène schiappa qui avait fait une tribune là pardon mais je vois pas beaucoup de membres du gouvernement sortir et dire on soutient on dit au côté de damien abad alors pire que ça on va parler de son ex parti politique les républicains on a retrouvé à nohic gandillot du service politique sur place conseil stratégique ce matin et au menu du conseil stratégique et bien damien abad oui réunion du conseil stratégique de l air ce matin où il a bien sûr été question du cas de damien abad en présence notamment de christian jacob rachida dati ou encore xavier bertrand ce qu'on nous dit en off c'est que le cas à bad n'est plus désormais la sphère de l air excès à celle du gouvernement l affaire des manuels maquereau ou d'élisabeth bornes un ténor me confiait qu'il y avait manifestement un conflit sur la question entre le chef de l'état et la première ministre et d'ajouter que si damien may devait quitter le gouvernement alors il y aurait le risque pour l'exécutif que cela crée une jurisprudence avec d'autres ministres comme gérald darmanin ou eric dupond moretti et puisqu'on nous dit c'est que c'est désormais le problème de damien abad lui-même christian jacob l'a affirmé hier c'est à damien abad de ce jeu site regarder en face et d'agir en son âme et conscience de prendre sa décision reste une autre question qui savait quoi à l air sur damien abad tout le monde bien sûr chez l air savais qu'il y avait une plainte classée sans suite et hors micro certains oublient ce qu'ils avaient eu vent de bruit de rumeurs sur certains comportements de damien abad mais tout le monde nous dit que c'est à la justice de désormais clarifier les choses et tout le monde attend surtout de voir comment évoluent les choses c'est d'autres témoignages venait à être révélée alors beaucoup estiment que la position de damien abad au sein du gouvernement de 20 très difficilement tenable mais c'est en fait d'une certaine manière damien abad va devenir l'instrument de combat politique auquel il est évidemment il est mêlé puisqu'il s'agit de lui mais les républicains disent c'est plus notre affaire puisqu'il est plus chez nous on verra marine le pen dit c'est la sphère dlr et c'est la sphère du goût vernement formidable chamboule tout on entendra les uns et les autres se servir de la faire abattre puisque c'est devenu la sphère abad pour régler des comptes politiques on est en campagne législative c'est pas de bonne guerre c'est pas très joli mais en même temps c'est la pratique est en tout cas cette une épine dans le coeur êtes allé à un moment difficile pour les premiers moments du gouvernement belge avec panneaux je veux faire réagir eu d'abord on écoute les réactions politiques qui sont nombreuses depuis ces dernières 24 heures à côté on aurait pu imaginer qu elisabeth bornes ou emmanuel macron dix bombes alaïa il ya une suspicion donc on va laisser six mois le temps de l'enquète ont saisi le procureur ont saisi la haute autorité pour la transparence pour la vie publique ont saisi le médiateur ont saisi qui vous voulez pendant six mois et au bout de six mois s'il n'y a rien alors il reviendra dans le gouvernement ça ça aurait été un message fort et ça respecter à la fois la présomption d'innocence et la parole déferlement hélas par le gouvernent qui peut imaginer un seul instant que le président de la république monsieur macron que la première ministre benhamou bornes ne savais pas je connais damian damien abad il en a forcément parlé de ce sujet parce que la question qui est posée c'est est ce qu'il y à quoi que ce soit qui peut à un moment donné venir perturber la vie gouvernementale il est évident que monsieur macron madame bornes ont fait ce choix en pleine connaissance de cause voulait réagir valérie poté non non j'ai j'écoute les spontanée non mais j'écoute les j'écoute les propos des uns et des autres bon sandrine rousseau propose un principe de précaution c'est un principe en droit qui est quand même un peu là je parle sous le 6 mois de suspension c'est ça six mois six stations mais s'il revient au gouvernement et que 1 1 il ya un témoignage qui parvient à vos possessions selon sandrine rousseau reid voilà je trouve que j'entends là j'entends le la tentative d'essayer de concilier des choses difficiles ce que pensent ils de précaution n'existe pas quant à la position de bertrand je je je l'entends là aussi c'est un opposant résolu et à emmanuel macron et est sans doute elisabeth bande mais il me semble me souvenir que damien abad était le premier des soutiens de xavier bertrand pendant la campagne des primaires donc je suis juste étonnée de cette prise de position s'est gentiment dire oui il y as que c'est une épine c'est plus qu'une épine c'est une vraie difficulté face à gâche la rentrée du premier gouvernement bornes et et ça amène le pays dans une discussion quand même qui est pas au niveau enfin vous avez la première femme premier ministre depuis 30 ans qui arrive au gouvernement la france rattrape son retard sur un certain nombre de deux pays vous avez un changement de philosophie dans un domaine essentiel qu'est l'éducation nationale c'est pas rien de remplacer ou lancker par pape dieye cetc des choses quand même qu'ils sont assez considérables et le pays discutent nous discutons de deux sets de 7 2 7 a fait la faute et c'est aussi vous demandiez si c'était une difficulté c'est à l'évidence plus qu'une difficulté c'est un c'est un grave problème pour les débuts de ce gouvernement après dans les réactions sandrine rousseau c'est séduisant ce qu'elle dit mais c'est impossible elle propose quoi en réalité elle propose la création du ministre suppléant c'est à dire que chacun aurait un suppléant et s'il ya une difficulté avec un on lui dit bas pendant six mois tu es pas d'abord parce que le problème c'est que la justice n'avait pas six mois sur ces affaires elle met deux ans deux ans et demi donc ça ne règle pas le problème et elle dit il faut à ce moment là quand il ya un problème tout de suite le régler en dégageant donc quand même quand on se regarde un peu sérieusement y compris les commentaires qui ont été faits à l'époque c'est vraiment bien qu'on est sortis rugy du gouvernement pour une histoire de photo avec un homard mais vraiment on sait on sait tous honorés en faisant que de rugy krsko des paquets qui est un bon ministre est un mauvais ministre peu importe mais qui était sortie sur une affaire d'une photo avec avec avec chaos marine défense pitoyable sur le fait qu'il n'aimait pas ça c'est pas tout à fait la même chose à jean yves mano on est sûr maintenant que je vais dire lance faites aux femmes jack ury tenant mai et on a des soussous de jaar seulement 1 des réseaux personne n'imagine que je peux comparer les que je peux comparer ces deux choses je donnais comme exemple qui à un moment donné on ne peut pas des de mon point de vue on ne peut pas décider que 1 un délit ou un crime hors l'occurrence un crime la décision de la culpabilité et donc les conséquences de la culpabilité ce soit dans un principe de précaution je ne suis pas d'accord avec cette logique là on peut le défendre je dis que je ne suis pas d'accord avec le fait que sur la l'accusation suffisent à démontrer la culpabilité et à sortir quelqu'un de ses responsabilités maintenant si vous voulez me dire que connaissant les dossiers il eût été préférable peut-être d'avoir un autre choix voilà dans le casting je voulais plutôt sur le voile à la jupe est jouée dab et naturellement il consentir c'est pour ça que je ne crois pas qu'ils habitent bornes étaient au courant et je pense que sur la gravité des faits le pouvoir ne l'a pas compris et ne l'a pas sentie car il faut être absurde et on peut leur faire le crédit de palettes totalement et puis c'est incroyable je dois te sentir non mais c'est totalement absurde de se mettre dans cette difficile qu'est l'art et c'est donc quand même c'est à dire qu'ils ont pensé que la sphère était classé que la justice avait tranché et donc qu'elle était terminé dernier beau ce que fait l air est pitoyable pitoyable ce que dit la direction de l air qui dit c'est plus notre affaire ah bon on a on a on s'est mal comporté avec des femmes chez vous pendant 20 ans et vous avez déménagé il ya deux jours dont celle à faire de la personne chez qui vous avez déménagé enfin ils sont gonflés camp mais réussit vous déléguez vent on disait que monsieur abad était le premier lieutenant de monsieur bertrand et quand xavier bertrand que j'ai connu plus inspiré que dans cette déclaration les plus courageux disait dit c'est quelque chose je ne peux pas imaginer qu'il ne sache pas on peut pas imaginer qu'il ne savait pas non plus julien arnaud et on parlera un peu législative juste après il faudrait quitte à créer un précédent peut être regrettable des branches et damien abad que ça cesse a minima pour que le gouvernement puisse être de nouveau audible il ya presque deux questions dans votre question deux entrées j'allais dire est ce que c'est le gouvernement qui lisabeth bornes et les présidents de la république qui débranchent d'eux mêmes damien abad c'est à dire normalement oui j'aurais peut-être dû être lui mais c'est ma deuxième question est ce que easy vont là dessus sachant que ça parasites tous l'entrée d'un gouvernement et que chaque déplacement de ministre c'est la même question qui reposait sur le terrain et qu'on se concentre pas sur leurs thématiques et leur périmètre ils disent abandonnés stop ce qu'on n'est pas c'est pas histoire de déculpabiliser là dessus mais on n'est pas en milieu de kaka dernièrement au début les premiers jours pour imprimer pour quelque chose une dynamique donc soit c'est eux soit bah oui vous le dites soit c'est damien abad qui a abandonné prend la décision 2 non mais ce site la raison se dire je ne je sais c'est plus possible le moi même les mots comptent d'ailleurs parce que quand les gens dit des gens disent un ministre mis en cause doit démissionner nous ce qu'on veut dire s'est il doit être viré c'est ça la question qui est posée est ce qu'il doit être viré ou pas virer la démission c'est un acte personnel c'est ça c'est à dire que ça ça appartient daniel cohn-bendit disait ça hier sur sept en tête il est finalement la réponse est la responsabilité aller chez damien abad est-ce que sur la question de la démission est ce qu'il pense lui qu'il est assez gravement mise en cause ou que même la pression est trop fort ou que lundi au gouvernement une inconvénients qui l'a encore vu khuc ouverte au gouvernement la difficulté qu'ils créent au gouvernement est assez importante pour qu'il en tire les conclusions ça ça s'appelle une démission après si nous on est dans une autre notion et c'est pas le incident sur le bon c'est pas une démission c'est de mettre en place une jurisprudence qui disent pas hypocrite pas le ministre doit démissionner dans son labo le président de la république doit mettre un terme au mandat de premier ministre de ce ministère
Damien Abad