Affaire Lyhanna : "vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas" lance Marie-Charlotte Garin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Marie-Charlotte GarinFait
« il a fallu qu'une enfant meure pour qu'en grand seigneur vous daiez nous dire OK pour la loi intégrale »
- 0:30Marie-Charlotte GarinFait
« le meurtre de Lihana serait le fruit d'erreurs individuelles et non d'un système défaillant »
- 0:45Marie-Charlotte GarinChiffre
« On ne touchera pas au budget du ministère de l'intérieur, de la justice, de l'éducation et de l'égalité l'année prochaine »
- 1:00Marie-Charlotte GarinFait
« c'est justement ce budget-là qui est insuffisant, qui est responsable des femmes et des enfants qui sont morts »
- 1:15Marie-Charlotte GarinFait
« les magistrats ne peuvent pas faire leur travail correctement »
- 1:30Marie-Charlotte GarinPromesse
« une lettre rectificative dans le projet de loi dédié à la protection de l'enfant, c'est de l'élargir à la lutte contre les violences sexuelles »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous savez exactement ce qu'il faut faire, mais il a fallu qu'une enfant meure pour qu'en grand seigneur vous daiez nous dire OK pour la loi intégrale. Monsieur le Premier ministre, vous savez ce qu'on dit, c'est pas bien de mentir. Alors, il faudra dire que c'est pas bien de mentir au président de la République qui ne veut entendre aucun argument de moyen dans cette affaire.
Il faudra dire que c'est pas bien de mentir à votre ministre de l'intérieur qui nous explique que le meur le meurtre de Lihana serait le fruit d'erreurs individuelles et non d'un système défaillant. Il faudra dire que c'est pas bien de mentir au ministre sans pouvoir que vous nous envoyez pour expliquer que tout est vraiment bien fait pour lutter contre les violences. Vous savez à qui on a longtemps dit c'est pas bien de mentir ? aux enfants qui parlent quand ils ont été victimes, [applaudissements] aux femmes qui dénoncent leur violeurs.
Vous ne pouvez pas dire que vous ne saviez pas. Il y a eu le mi-tou des adultes et des enfants, les rapports, les commissions d'enquête, les questions qu'on vous pose inlassablement ici, les 82 mesures de la civis et la loi intégrale porté par les associations et les parlementaires. Quand on vous pose la question des moyens, vous nous dites "On ne touchera pas au budget du ministère de l'intérieur, de la justice, de l'éducation et de l'égalité l'année prochaine." Mais vous réalisez que c'est justement ce budget-là qui est insuffisant, qui est responsable des femmes et des enfants qui sont morts. [applaudissements] Vous réalisez que c'est ce budget là qui fait que les magistrats ne peuvent pas faire leur travail correctement.
Vous êtes en colère et je crois que les Français aussi sont en colère et ils ont raison de l'être. Et j'espère d'ailleurs que cette colère ne va pas affaiblir, que cette colère va rester dans la société et que cette colère saine et nécessaire va continuer à nous habiter de manière à ce que nous puissions continuer continuer à agir et à prendre toutes les dispositions qui sont absolument nécessaires pour protéger les enfants et protéger les femmes victimes de violence sexuelle. Les victimes ont toujours parlé, les enfants ont toujours parlé, mais la justice ne les a pas toujours entendu.
La société ne les a pas toujours entendu. Les femmes ont toujours parlé et les mères ont toujours protégé leurs enfants. Et ce que nous voulons faire justement notamment dès maintenant, dès cette semaine avec une lettre rectificative dans le projet de loi dédié à la protection de l'enfant, c'est de l'élargir à la lutte contre les violences sexuelles, notamment pour protéger les mères qui protègent leurs enfants et qui elles sont incriminées pour non présentation d'enfants, par exemple, pour résoudre ce sujet qui est absolument insupportable.
Tous vos ministres qui nous parlent sans argent, c'est que du vent.
Marie-Charlotte Garin