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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 19 janvier 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsInstitutions & électionsSolidarités & famille

Aurore Bergé : « Jusqu’au bout, le gouvernement a cherché le compromis sur le budget »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir renoncé au vote sur le budget et privilégié le 49.3 ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Le premier ministre va-t-il envoyer un courrier aux parlementaires malgré la décision déjà prise ?

  • 3:00RelanceÉludée

    Est-ce que vous comprenez que le premier ministre renie sa parole sur le 49.3 ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Approuvez-vous toutes les mesures annoncées vendredi ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Combien de motions de censure pourraient suivre un 49.3 ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le budget respecte-t-il l'engagement de 5 % de déficit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Aurore BergéFait
    « Ce ne sera pas la copie initiale du gouvernement qui sera présente. »
  • 8:00Aurore BergéFait
    « L'an dernier on a tenu exactement ce qu'on avait mis comme objectif en terme de déficit. »
  • 10:00Aurore BergéFait
    « La dissolution elle était un choix politique du président de la République. »
  • 18:00Aurore BergéFait
    « La lutte contre les discriminations, ça a été une logique de segmentation. Et moi je pense pas qu'il faille faire ça. »
  • 22:00Aurore BergéFait
    « On recule cette année en 2025 par rapport en 2024 mais on n'arrive pas à redescendre par rapport avant le 7 octobre 2023. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjourberger. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ministé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France.

Bonjour Stéphane. Bonjour Orian Aurore Berger. Bonjour.

Bonjour. C'est aujourd'hui que Sébastien Lecornu va donc annoncer son choix après avoir renoncé au vote sur le budget. Ce sera 493 ordon.

C'est le premier ministre qui l'annoncera dans les dans les heures qui viennent. Rien dit c'est le premier ministre qui l'annoncera. C'est normal.

C'est normal que ce soit le premier ministre évidemment qui annonce, mais c'est pas tant qu'on a renoncé au vote que le fait qu'on a acté que malheureusement il y avait pas de possibilité d'aller au vote après des heures et des heures et des heures de débat. On aurait pu renoncer plus tôt dans ces cas-là. On l'a pas fait.

On a accepté l'idée justement d'aller au bout, d'aller dans la commission mix paritaire avec l'Assemblée et le Sénat, de relancer les débats en cette rentrée. Sauf qu'à un moment, je pense que les Français sont lassés pour pas dire autre chose. Il faut qu'il y ait un budget.

Il faut qu'il y ait un budget rapidement et puis dans des conditions très claires qu'on a édicté notamment pour les entreprises parce que je sais les inquiétudes que ça génère qu'il n'y ait aucune modification fiscale pour les entreprises l'an prochain. Mais quelle est votre préférence juste pour vous ? J'ai pas de préférence entre les deux.

Moi le sujet c'est un moment est-ce queil y a un esprit de responsabilité quand même qui peut exister au sein de l'Assemblée nationale parce que je pense qu'on entend tous la même chose sur le terrain. On entend tous la même chose, c'est-à-dire que les Français veulent qu'on passe à autre chose et qu'on passe à autre chose vite parce que sinon un certain nombre de projets de loi qui nous tiennent à cœur ne pourront pas être mis en débat à l'Assemblée nationale ou au Sénat tout simplement parce que tout le temps parlementaire va être pris par la question budgétaire. Le premier ministre a écrit aux entreprises ce weekend, il devait il doit écrire à l'ensemble des parlementaires aujourd'hui.

Est-ce qu'il le fera si la si la décision est déjà prise ? Ça sert à quoi de d'envoyer un courrier aux parlementaires ? Je pense que c'est une question de respect vis-à-vis de l'ensemble des forces parlementaires.

Il y a à la fois des discussions qui se passent et c'est normal avec les présidents de groupe, mais s'exprimer à l'ensemble des parlementaires, je pense que c'est utile à la fois pour expliquer la méthode, la nécessité de la méthode qui aura été retenue et puis démontrer qu'encore une fois jusqu'au bout, on a cherché la capacité de compromis et d'ailleurs ce ne sera pas la copie initiale du gouvernement qui sera présente. Dans ce dans ce courrier, le premier ministre va apporter quelques précisions par rapport au compléments par rapport aux annonces qu'il a fait vendredi notamment sur la partie recette sur la partie fiscale, il s'est exprimé justement vis-à-vis des entreprises des hier et donc là je crois que les choses elles ont été clarifiées parce que vous savez que le vote il est en deux parties. On vote d'abord les dépenses et puis ensuite on vote la question des recettes.

Donc sur la question des dépenses, c'est parfois plus facile de se mettre d'accord que sur la question des recettes et la question fiscale. Et nous ce qu'on voulait, je crois que c'est la demande majoritaire des des Français et des entreprises, c'est la question de la stabilité. En fait, ils en ont marre qu'en permanence les règles changent.

Ils veulent à la fois sortir de la question de l'incertitude parce que l'incertitude en économie, elle est mortelle et donc garantir qu'on a une stabilité normative, une stabilité réglementaire, une stabilité fiscale. Et c'est ce qu'il a dit hier. Il aura lieu à quel moment le conseil des ministres ?

Il aura lieu quand il aura lieu. Vous heur ? Non mais il aura lieu rapidement.

Il aura lieu rapid. Vous [rires] savez ce que vous allez faire aujourd'hui quand même. Je sais à peu près ce que je vais faire aujourd'hui.

Heureusement. ce matin, cet après-midi ce soir. Il aura lieu dans les prochaines heures.

Il aura dans les prochaines heures et c'est important de toute façon qu'on se réunisse et encore une fois, je pense que sincèrement ce qui compte pour les Français c'est qu'on passe à autre chose. Mais est-ce que vous comprendriez qu'il renit sa parole sur le 493 ? Mais je pense que il l'a pas renié.

C'est-à-dire que il a passé après avoir jamais 493 si ce soir il annonce 49. Vous avez bien vu quand même que dans tout le débat parlementaire, c'est fait 1493 alors qu'on aurait pu il aurait pu à chaque instant couper les débats parlementaires parce que le 493 c'est ça. C'est le gouvernement qui dit "Écoutez de toute façon on voit que ce sera une impasse.

Donc on coupe les débats et on arrête tout." C'est pas ce qu'il a fait. Jusqu'au bout on a laissé le débat parlementaire se faire. quand vous actez l'idée et que les groupes parlementaires eux-mêmes le disent.

D'ailleurs, le j'ai entendu la France insoumise le dire, j'ai entendu le RN le dire, j'ai entendu les groupes des forces républicaines le dire que de toute façon, il n'était pas possible qu'un vote permette d'adopter le budget. Bon bah, si les groupes eux-mêmes le disent, c'est qu'à un moment, il faut acter l'idée qu'il va falloir faire différemment le 493, c'est moins pire que les ordonnances. Je ne répondrai pas à cette question parce que c'est au premier ministre d'y répondre.

Encore une fois, ce qui compte, c'est quelle sera la copie ? La copie, elle sera respectueuse du travail parlementaire parce que ça n'est pas la copie initiale du gouvernement. C'est une copie qui garantit la stabilité fiscale et normative pour les entreprises qui était essentielles.

C'est une copie qui fait le choix du travail sur la question de la prime d'activité ou la question des allègements de charge. Donc vous approuvez toutes les mesures que l' annoncé vendredi. Mais est-ce que toutes les mesures m'enchantent ?

Non mais comme toutes les mesures n'enchanteront pas les oppositions, c'est le principe même d'un compromis. Moi ce que je veux c'est surtout un qu'on donne un budget au pays, qu'on donne un budget vite au pays, qu'on garantisse la stabilité fiscale et normative. qu'on fasse le choix du travail et qu'on passe à autre chose.

Juste une question technique euh si jamais c'était le choix du 493 qui se faisait, combien est-ce qu'il y aura de 493 et combien de motions de censure à suivre ? Bah le nombre d'émotions de censur dépense vote final c'est au moins 3493 les motions de censure vous savez c'est pas à moi de répondre euh c'est au groupe d'opposition décidé [rires] il y a pas tellement une motion de censure. Si le 493 était engagé et c'est la décision du premier ministre alors vous savez que chaque groupe a ensuite le droit de déposer une motion de censure.

Donc c'est ce qui se décidera dans les heures qui viennent et c'est aux oppositions de combien de 493 il faudrait ? C'est pas c'est pas à moi de répondre et sincèrement ce qui compte c'est juste qu'on puisse encore une fois garantir l'adoption de ce budget. Ça fait 18 mois qu'on parle du budget avec trois premiers ministres différents, mais ça fait 18 mois qu'on parle de copie budgétaire et que du coup on n pas le temps de parler d'autres choses.

Moi, il y a des choses qui m'importent quand la lutte contre les violences faites aux femmes, quand on parle de lois, la question de la sécurité des Français, la question de la pénitentiaire sans doute aussi des Français qui sont attachés à loi sur la fin de vie, il y a d'autres sujets je pense qui mériteraient d'entrer à l'Assemblée nationale et au Sénat. Et le Parti socialiste qui envisage une non censure, il le dit par la voix d'Olivier Fort, par la voix de Boris Vallot, le patron du du groupe à l'Assemblée. Est-ce que vous dites le Paris est gagné ?

On le verra à la fin. En tout cas, ce que je note, c'est qu'on a à la fois un socle. Ce socle, il est constitué de renaissance du modèle, d'horizon et des républicains.

Il y a des nuances, vous le savez très bien, mais c'est un socle qui réussit à tenir malgré tout depuis la première formation de ce gouvernement, c'est-à-dire depuis le gouvernement de Michel Barnier, on a réussi à continuer à avancer ensemble et on est un parti socialiste, il faut le reconnaître, qui a pris les engagements et qui les a tenu aussi parce qu'en face le gouvernement a tenu ses engagements en terme de transparence. C'estàdire, on a fait exactement ce qu'on a dit qu'on ferait et aussi sur la capacité d'aller chercher un compromis. Mais vous qui venez de la droite, vous dites pas Sébastien le Cornou, il a trop cédé aux socialistes.

Ben je dis qu'il fait en fonction des réalités et qu'à un moment faire de la politique c'est aussi trop long sur les mesures. Il est pas trop à gauche ce budget pour vous ? Non mais comme certains vous diraient est-ce qu'il est trop à droite parce que ça s'appelle un compromis et qu'encore une fois c'est pas le budget sans doute que les socialistes auraient voté si était en majorité absolue.

C'est pas le budget qu'on aurait fait adopter si on était en majorité absolue. Mais personne n'ayant de majorité absolue ni même relative. Il va bien falloir qu'on se fasse à l'idée du compromis politique dans notre pay.

Vous êtes pas inquiète sur le financement des mesures ? Non, parce que de toute façon, vous voyez bien que un sur le budget de la sécurité sociale, on a quand même réussi à réduire la question du déficit. Alors oui, j'aurais préféré qu'on aille encore plus loin, mais on a quand même réduit de plusieurs milliards d'euros le déficit de la sécurité sociale.

Donc, c'est quand même mieux que ce qui était l'année dernière. Et là, on a dit une chose très claire, c'est qu'on accepterait jamais un budget s'il était au-dessus des 5 % de déficit. Donc, on tiendra cet engagement qui est pas un engagement de circonstance, qui est un engagement absolument nécessaire aussi en terme de crédibilité sur les marchés financiers.

Ce qui veut dire de crédibilité pour les Français pour demain pouvoir emprunter parce que ça les concerne très directement. Il était question d'être à 47. Là aujourd'hui on est à 5.

C'était le le le seuil que s'était fixé Sébastien Lecordnu. Mais il dépendra il sera tenu il sera tenu à condition que la croissance soit bonne cette année. Regardez l'an dernier on a tenu exactement ce qu'on avait mis comme objectif en terme de déficit.

Il y a pas de raison. Il y a pas de raison qu'on y arrive pas. Le principal risque en terme de croissance encore une fois, c'est que les entreprises renoncent à des investissements, que les entreprises renoncent à recruter parce que justement elles se disent qu'il y a un climat d'incertitude tel avre grand justement, il n'y aura pas de modification fiscale par rapport aux règles qui ont été définies l'année dernière et je pense que ça c'est exceptionnel [rires] son prolongé non parce que vous savez très bien que ce tex qui avait été imaginé par Michel Barnier pour durer 2 ans B voilà il y a une première année une de 2 ans.

C'est pas ce qui avait été dit au départ. C'est ce qui été dit par Michel Bernier de manière très claire. Michel Bernier avait dit 2 ans.

Donc il y a pas d'évolution fiscale ou normative. Hier dans le Parisien Gabriel Atal le patron de Renaissance dit qu'on paye encore la dissolution. Vous diriez la même chose ?

Non parce que moi je pense qu'il faut surtout passer autre chose. On peut pas être dans le ressentiment par rapport à ce qui s'est produit il y a maintenant 18 mois. En tout cas je pense que tout n'opère pas de ce qui s'est produit au moment de la dissolution.

La dissolution elle était un choix politique du président de la République. On peut le contester, le regretter. On peut considérer que il a redonné la parole au français.

Ça a montré qu'il y avait une fragmentation politique en effet. Et la question justement qui doit nous être posée par rapport à 2027, c'est face au risque de cette fragmentation politique, est-ce qu'on sait faire ensemble ? Est-ce qu'on sait s'unir ?

Est-ce qu'on sait se mettre d'accord sur les conditions justement d'une candidature unique en 2027 ou alors est-ce qu'on prend le risque de la dispersion absolue ? Et dans ces cas-là, c'est un risque d'effacement politique politique nos idées. Ah ben je pense qu'il faut tous qu'on le fasse.

Je pense que c'est la responsabilité d'abord des président de parti évidemment puisque c'est eux qui peuvent aider à définir les règles. Mais je pense que c'est une décision qui doit être collective. Est-ce qu'il est trop dans le ressentiment vis-à-vis d'Emmanuel Macron de la dissolution ?

En tout cas, je je pense que en tout cas moi ce que je veux c'est qu'on nefface pas ce qu'on aura fait pendant les 10 dernières années parce que moi je crois à ce qu'on a réussi à faire sur la question internationale et européenne en particulier sur la question du travail et la réduction du chômage de masse sur la question d'innovation. On a des choses qu'on a réussi à faire. Est-ce qu'on a tout réussi ?

Est-ce qu'on a tout transformé ? On doit continuer, on doit aller plus loin. Par contre, si on veut avoir l'espoir de pouvoir continuer à faire vivre des idées politiques, ça suppose un socle commun, ça suppose une candidature unique, ça suppose du rassemblement.

Un défaut, bah ce sera l'effacement politique et on laissera les Français avoir le choix entre espèce de tenaille identitaire du RN d'un côté, de la France insoumise d'autre et il faudra vivre avec. Alors ça ça fait ça fait partie des choses que vous allez afficher pour les prochaines municipales. Vous étiez à à Bordeaux en décembre à Nant la semaine dernière pour soutenir des candidats.

Comment est-ce que vous allez vous impliquer dans cette dans cette campagne ? Autant que les candidats le souhaiteront évidemment. Donc, j'étais à Bordeaux, c'est un candidat renaissance mais qui a réussi à faire l'union avec l'ensemble du centre et de la droite.

Annantand c'est un candidat des républicain mais qui a réussi à faire là aussi l'union du centré de la droite. Et je pense que c'est comme ça qu'il faut qu'on réussisse à fonctionner parce que les exemples en plus de Bordeaux et Nand sont des villes qui ont malheureusement été abîmé notamment sur les questions d'insécurité singulièrement àant et donc on a besoin face à ça pour gagner de se réunir. C'est un principe assez basique en politique d'ar de se dire que c'est en se réunissant qu'on peut gagner.

Il y a a y a beaucoup de villes où il y a il y a une il y a une vraie union comme ça entre le centre et la et la droite républicaine. Oui, écoutez, j'étais à Rennes, il y a aussi une union qui a été rendue possible. Lille avec Violette Spielboot, elle a réussi à NC avec Antoine Armand, il a réussi.

J'espère qu'à Strasbourg, on réussira aussi parce qu'aujourd'hui il y a des candidatures dispersées et je pense que c'est notre responsabilité d'y arriver parce qu'encore une fois si on veut réussir l'alternance dans ces villes, c'est une alternance qui doit se faire en étant uni parce que sinon on donne le sentiment de ne pas savoir exactement où on veut aller, comment on veut se comporter, avec qui on veut gouverner demain et donc on risque de donner une prime au sortant. Si on veut pas donner une prime au sortant et ben il faut être réuni. Sauf que dans dans beaucoup de ces villes de grandes villes, Renaissance soutient des candidats qui ne sont pas issus de Renaissance.

Est-ce que vous le regrettez ? Écoutez, moi c'est pas moi qui a organisé les élections municipales pour le parti. J'en suis pas la présidente.

Moi ce que je veux en tout cas moi ce que je veux c'est qu'il y ait pas le risque de l'effacement. On a des grands partis politiques qui malgré des défaites très importantes des élections présidentielles, le Parti socialiste ou les républicains ont survécu. Ils ont survécu.

Pourquoi ? Parce qu'ils avaient une base arrière. Et la base arrière, c'est quoi ?

C'est une base municipale, départementale, régionale que vous n'avez pas aujourd'hui. Donc c'est pour ça que nous on doit impérativement construire cela construire des alliances au niveau local de manière à garantir d'avoir des locaux, d'avoir je l'espère des maires et ne pas prendre le risque de la division. Vous savez très bien, moi je regrette par exemple à Paris qu'on soit pas uni derrière la candidature de Rach Sadati parce que je pense qu'elle peut gagner et je pense que Paris a besoin d'alternance.

Donc vous regrettez que Renaissance est soutenu enfin moi je dis que je soutenais celle qui est à la fois ma collègue au sein du gouvernement qui soutient par ailleurs le président de la République qui derriilleurs a réussi une part d'union parce qu'il y a aussi des maires horizon qui les soutiennent et il y a d'ailleurs un certain nombre de nos parlementaires je pense à Sylvain Mayard ou mon collègue Benjamin Marad qui la soutiennent donc je pense que encore une fois si on veut gagner il faut savoir se réunir derrière ceux qui portent le mieux les tandards de nos valeurs à Paris c'est qui porte plus les tendards de nos valeurs que arrivement la bah en tout cas c'est celle qui peut gagner et c'est celle qui avait déjà réussi une part de l'union importante en embarquant avec elle un certain nombre de personnalités issues tant du modèle puisque le modème la soutient que d'une partie d'horizon et une partie des membres de renaissance. Est-ce que elle doit quitter le gouvernement dès maintenant ? Elle a dit qu'elle quitterait avant les municipales.

Est-ce que il est temps qu'elle le fasse dès à présent décision qui appartient pour le coup au président de la République et au premier ministre et à eux seul. Elle a dit très clairement qu'elle ne serait pas en même temps candidate et en même temps ministre de la culture. Après sur du moment le choix du moment où elle devra partir, on n'est pas encore en campagne officielle, le choix du moment où elle devra partir elle a tenuing, elle est en campagne officielle, c'est le ch bah vous savez bien que la campagne officielle, vous en savez bien les règles vous ici, n'a pas commencé.

Donc ça c'est le choix du président de la République et du premier ministre. Il y a un autre choix de renaissance euh qui suscite le débat, c'est celui de soutenir Louis SarkoZi à Menton. Est-ce que vous vous êtes d'accord avec ce choix ?

Tu moi, j'ai j'ai pas d'avis sur le sujet, très honnêtement. Je comprends surtout qu'il y a pas d'autres candidature à Menton si ce n'est la candidature du Rassemblement national. Euh donc, je crois que les équipes locales qui ont fait ce choix-là ont considéré qu'il fallait soutenir celui qui pouvait battre le Rassemblement national.

Je crois qu'il a clarifié heureusement ses positions d'ailleurs vis-à-vis de Reconquête et du RN. Donc oui. Donc en tout cas, il faut choisir celui qui permet de gagner face au Rassemblement national.

Mais Renaissance, est-ce que ces municipales elles vont pas illustrer finalement votre manque d'implantation locale ? Encore une fois, moi j'ai jamais fait le choix de l'effacement politique et de l'effacement local. J'ai toujours considéré qu'il fallait être présent à l'échelle locale.

Moi, j'aurais préféré qu'on soit plus présent à l'échelle locale. Par contre, je vois qu'on a des candidats qui sont très impliqués, que ce soit à Bordeaux, que ce soit à Lille, que ce soit à Ansy. Je vois qu'on a aussi des candidats qui ont réussi à faire l'union et dans avec lesquels nous sommes particulièrement impliqués.

Les exemples de Rennes que je prenais parce que j'y étais encore la semaine dernière. et puis une possibilité de victoire à Paris parce que moi je considère que soutenir un membre du gouvernement qui est candidate, c'est quand même faire le choix de nos valeurs. Vous évoquez la nécessité de l'union pour les municipales et cette nécessité d'union, elle existe aussi pour la présidentielle.

Vous militez pour l'organisation d'une primaire du centre pour départager et trouver un candidat unique. Est-ce que c'est possible tant qu'Edouard Philippe refuse toute idée de primaire ? Moi, je pense que ce sera nécessaire.

De toute façon, ce sera nécessaire parce qu'on aura besoin de se donner à nous-même un élan. Euh et cet élan vous le donnez quand vous créez un débat autour de vos idées et pas des idées des autres. Euh là on parle plus finalement de la question du RN et qui peut battre le RN que de la question de qu'est-ce qu'on a à présenter comme projet au Français. le projet qu'on a présenté au Français qui devra aussi euh à la fois démontrer une continuité par rapport à ce qu'on a apporté au pays avec le président de la République et aussi une part de rupture notamment sans doute sur des enjeux de méthode et puis parce que encore une fois la France de 2017 elle sera pas la même en 2027 et bien ça ce projet politique on aura intérêt à le porter ensemble et de toute façon on sait très bien la conséquence si on est dans l'incapacité de le porter ensemble c'est que aucun ne sera qualifié au second tour donc on aura ce duel là ce duel là entre le RN et LFI, ce sera pas de la science-fiction, ce sera pas de la politique fiction, c'est malheureusement ce qu'on présentera aux français et on en sera comptable.

On en sera comptable si on n' pas réussi avant à réaliser l'union et à s'en donner les moyens. Une primaire au centre, ça se si jamais ça devait se décider, ça se décide quand ? Après les municipales ?

Au lendemain des municipales, je pense avant l'été. En tout cas, ça me paraît essentiel. Et s'il y en a une, vous serez vous-même candidate à cette Moi, je fais déjà tous les efforts nécessaires pour que cette primaire puisse exister, pour qu'on puisse se parler, pour qu'on puisse dialoguer, pour qu'on puisse être réuni à la même pièce et qu'on avance. et les municipales démontreront sans doute que là où on a fait le choix de l'Union, et bien peut-être que c'est là où il y a des victoires qui sont au bout du chemin.

Là où on a fait le choix de la désunion, ben c'est un risque important et donc il faudra qu'on en tire des enseignements. On va parler de la lutte contre les discriminations. Stéphane, oui, vous avez lancé l'opération Talent de France, donc à la Réunion en décembre en Bretagne la semaine dernière.

En quoi est-ce que ça consiste ? En quelques mots ? Pendant longtemps en fait, la lutte contre les discriminations, ça a été une logique de segmentation.

Et moi je pense pas qu'il faille faire ça. Je pense qu'il faut une réponse qui a une réponse vraiment républicaine. Et la réponse républicaine, c'est quoi ?

C'est de dire qu'on a un gâ humain aujourd'hui parce qu'on a des talents qui restent à la porte. On a une aberration économique parce que les entreprises nous disent on est en pénurie sur des secteurs qui sont stratégiques, sur des secteurs de souveraineté. Et donc je pense que c'est aussi d'ailleurs une réponse politique par rapport à ce qu'on disait sur le RN et la France insoumise.

C'est-à-dire que vous avez d'un côté la France insoumise qui dit un certain nombre de Français "La République ne veut pas de vous. La République doit démontrer au contraire qu'elle a besoin de tous les talents." Et puis vous avez de l'autre côté le RN qui considère qu'à un moment il faudrait faire le tri.

Bien moi je pense qu'il faut pas faire de tri mais qu'il faut donner à chacun les conditions de réussir. Donc c'est ça talent de France et puis c'est pas pointer les entreprises doit c'est faire avec elle. C'est dire on va embarquer dès le début.

C'est ce que je lancerai dans quelques minutes presque au conseil économique et social avec plus de 400 entreprises qui ont accepté de nous accompagner de manière justement à faire ensemble comment on change les méthodes de recrutement, comment on le fait notamment d'un point de vue territorial, qu'on soit dans un quartier prioritaire ou qu'on soit dans le plus petit village rural, qu'on soit en hexagone ou qu'on soit en autre mer de manière à ce que tous les talents trouvent leur place dans notre pays uniquement en fonction de leurs compétences et pas en fonction de critères qui devraient jamais avoir leur place que ce soit le sexe, que ce soit le prénom, le nom de famille, l'origine sociale ou l'adresse. Just alors sur ce point particulier, vous lancez vous allez lancer vous êtes en train de lancer un grand un grand testing 16000 CV, vous allez répondre à 4000 véritables offre d'emploi en faisant varier quelques critères pour voir si effectivement essayer d'objectiver les permanen des des éléments de ressenti. Ceux qui considèrent qu'il y a plus rien sur la question des discriminations, qu'on a tout fait, qu'il faudrait passer autre chose.

Ceux qui considèrent qu'au contraire, on en a pas fait assez et donc il voudrait qu'on critérise bah on fait quoi ? B objective et on mesure et ça le premier départ. Qu'est-ce que vous pensez pouvoir mettre en évidence avec cette opération ?

Moi je connais pas les résultats avant d'avoir lancé. Par contre ce que je sais c'est que l'État ne l'a jamais fait et ne l'a jamais fait dans cette ampleur. Des associations s'en sont emparé mais pas l'État.

Et là on le fait avec un laboratoire de recherche qui est indépendant. 16000 CV qui vont être créés de manière à répondre en plus à des offres d'emploi existantes. C'est pas du CV spontané qui pourrait faire en sorte qu'il soit plus facilement écarté. 4000 offres d'emploi dans 20 secteurs d'activité différents avec quatre critères. le sexe.

Est-ce qu'un homme ou une femme est plus défavorable en fonction de l'emploi ? La question du prénom qui dit parfois aussi beaucoup d'une origine, d'une origine sociale, la question du nom de famille et la question de l'adresse. Et ça, je pense que c'est aussi un enjeu de réconciliation. pour ne pas opposer d'un côté les quartiers prioritaires politiques de la ville là la ruralité parce qu'en fait il y a parfois les mêmes difficultés les mêmes empêchements sur l'accès à l'information notamment sur des questions de mobilité sur des questions de logement sur la question de la circulation de l'information sur le fait qu'on a parfois l'impression que pour réussir il faudrait forcément partir quitter son quartier quitter son village quitter l'outre mer pour venir en hexagone et donc c'est aussi ça dont on doit parler votre combat c'est aussi la lutte contre l'antisémitisme.

Est-ce que vous avez un bilan chiffré définitif des actes antisémites en 2025 ? Alors, il est en train d'être construit et sera présenté dans dans les jours qui viennent. Ce qu'on voit, c'est quoi ?

Il y a deux tendances. Il y a à la fois une tendance qui est à la baisse. On recule et tant mieux sur les actes antisémites mais qui ne revient pas au niveau d'avant les attentats de 2023.

Donc oui, on recule cette année en 2025 par rapport en 2024 mais on n'arrive pas à redescendre par rapport avant le 7 octobre 2023. attentat terroriste perpétré par leas où je le rappelle 51 français ont été assassinés dans ces attentats. Euh un dernier mot sur une proposition de loi Stéphane Oui, il y a la c'est la députée Carolinead qui euh qui veut qui qui a déposé une proposition loi sur la la requalification pénale des insultes à caractère antisémite.

Euh je crois qu'elle sera elle commence à être examinée à l'Assemblée cette semaine de demain. Euh pourquoi cette démarche ? parce que on voit que les attaques antisémites ont changé de nature, que ce sont pas les mêmes terres qui sont employés mais que ce sont les mêmes personnes qui sont visées, c'est-à-dire des Français juifs ou dont on pense qu'ils le seraiit ou ceux qui soutiennent tout simplement la lutte contre l'antisémitisme.

Et donc, on a besoin cette requalification pénale. C'est un texte qui est important, c'est un texte que le gouvernement soutient pleinement. C'est un texte d'ailleurs où elle suit scrupuleusement l'isseil d'État pour répondre à la question juridique.

Mais on le voit bien, on voit bien qu'on a espèce de de nouvel eldorado de l'antisémitisme qui s'appelle l'antitionnisme et que derrière l'antitionnisme bah ça permet malheureusement d'avoir encore plus d'attaques à caractère antisémite. Donc c'est ça qu'on doit réussir à bien qualifier et pour bien le qualifier il faut changer la loi. Merci beaucoup.

Merci Berger. Merci d'avoir été notre invité ce matin. Stéphane laine de West France.

Un tout autre sujet. L'appétit des français pour les œufs mais la filière sous tension.

Aurore Bergé : « Jusqu’au bout, le gouvernement a cherché le compromis sur le budget » — Aurore Bergé · Pourquijevote