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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 janvier 2021 34 minComplaisantFond programmatiqueSolidarités & familleSantéInstitutions & électionsÉducation & recherche

Protection de l'enfance, un monde en souffrance ? - Un monde en docs (24/10/2020)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous appris ou découvert dans ce film ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Comment améliorer la prise en charge des jeunes en souffrance ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Quels sont les nouveaux projets pour les jeunes comme ceux du film ?

  • 15:01OuverteRéponse directe

    Comment éviter que ces jeunes se retrouvent à la rue à 18 ans ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 19:00Perrine GouletChiffre
    « seulement la moyenne un peu plus de la moitié sont placés les autres sont gérés en milieu ouvert »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

voilà cette expérience inédite pour tenter de rendre leur équilibre psychique à ces adolescents en grande difficulté est ce que cela porte ses fruits la protection de l'enfance existe depuis plusieurs décennies maintenant dans notre pays où en est-elle aujourd'hui et puis comment améliorer la prise en charge de ces jeunes en souffrance ce sont quelques unes des questions que nous laisse ce film la réponse de l'autre de manon salmon et pour approfondir à présent j'accueille sur ce plateau thierry trontin bonjour vous êtes éducateurs spécialisés est l'hôte auteur aussi vice-président de l'association osé organiser des séjours éducatifs de rupture c'est ce que signifie cet acronyme et vous êtes le cogérant de ce lieu d'accueil qu'on a vu dans le film la croix des quatre chemins donc vous nous en direz plus sûre sur ces principes bonjour à vous perrine goulaine vous êtes député de la nièvre apparenté modem vous êtes rapporteur de la mission d'information sur l'aide sociale à l'enfance et je précise parce que vous n'en fait pas mystère vous même que vous avez été pris en charge par l'aide sociale lorsque vous étiez enfant nous sommes également avec annick moines bonjour bonjour assistantes familiales et leurs familles d'accueil vous accueillez chez vous 2 enfants qui ont 12 et 13 ans et vous êtes présidente de la fédération nationale des assistants familiaux et bonjour avoue véronique martin saint léon vous êtes directrice générale du pôle solidarité sociale au conseil départemental du puy de dôme où se trouve donc département dans lequel se trouve la structure que nous venons de voir alors une réaction peut être d'abord et je commencerai par vous perrine goulet sur ce que nous venons de voir qu'est ce que vous avez appris qu est-ce que vous avez éventuellement découvert qu est-ce qui vous a touché dans les les images et que nous venons de voir alors appris pas énormément puisque des lieux de vie j'en ai déjà visité plusieurs ce qui était intéressant effectivement c'est plutôt le projet autour de ce lieu de vie qui en fait vous l'indiquez à un moment on n'a pas de projet pédagogique on gère en fonction de l'enfant et je trouve que c'est plutôt intéressant parce que c'est tout à fait ça aujourd'hui et dans le film on parle au départ d un casa bhl et moi je ne supporte pas ce mode incassable la problématique c'est ma qui sont à kasab c'est qu'on n'a pas les cases pour les mettre au bon endroit et dans des structures qui leur convient bien passé des structures de lieux de vie il y en a environ 400 en france qui accueille de trois à sept jeunes dont vous voyez c'est vraiment des petits accueil mais qui permettent d'accueillir des enfants avec des pathologies un petit peu plus difficile avec un encadrement plus fort puisque là on le voit le taux d'encadrement est assez important tour de ces jeunes sont rois un adulte au moins avec eux 24 heures sur 24 donc le taux d'encadrement est bon donc je les lieux de vie pour moi avons été beaucoup décrié pendant certaines années je pense aujourd'hui qu'il faut arriver à les faire revivre parce que ça peut être une réponse pour certains enfants alors on va rentrer justement dans le détail du type de réponse adaptée aux enfants thierry trontin quand même un mot sur l'idée de départ qu'a présidé à la création de cette structure c'est cette maison l'idée de départ elle tient déjà dans le nom de la scop et de l'association il ya aussi une association ses éducateurs en voyageur est en fait c'est un projet on a mis dix ans à construire et il est parti de l'expérience qu'on a réalisé avec des jeunes en grande difficulté vraiment ce parce que moi j'ai été éducateur en institution et puis justement ça m'a supporté qu'on qu'on veuille pas garder un jeune parce qu'ils présentaient des troubles trop trop important et j'ai souvent proposé de partir avec eux et puis quelques collègues sont agrégés aux différents projets donc c'était des voyages au départ et c'est là qu'est né donc l'idée de les accueillir d'accueillir des jeunes dans une structure comme celle qu'on vient de voir dans le film mais c'était aussi de pouvoir développer l'accompagnement éducatif tel qu'on le concevait nous et qui avait du mal à vivre de cette façon sous sous des institutions je dirais entre entre guillemets en plus classique alors justement là-dessus on va on va on va pouvoir développer un mets mais je voudrais voir la réaction de véronique martin saint yon puisque comme directive directrice générale du pôle solidarité au conseil départemental du puy-de-dôme donc une institution quand vous voyez arriver ce type de projet est ce que vous dites non mais ça c'est pas possible ça rentre pas dans les cases de l'administration alors oui vous avez raison on a toujours un petit première réaction de surprise et puis ensuite se met en place le dialogue avec la structure notamment l'association éducateurs voyageurs qui nous propose un projet est là à titre expérimental nous avons choisi d'accompagner cette structure pour pouvoir accompagner des enfants auxquels on avait du mal à trouver une réponse adéquate et du coup les élus on se sont embarqués dans cette aventure parce que je pense que c'est une aventure il faut oser expérimentés aux et accompagner des enfants pour lesquels nous avons quelques difficultés et c'est vrai que une institution comme un conseil départemental qui a la responsabilité de des enfants à qui on confie l'évolution et quand on a des enfants qui sont en rupture avec des difficultés régulière où il y à des problématiques de placement à répétition et bien il faut oser expérimenter une nouvelle une nouvelle façon d accompagner un hic moines vous comme voix la présidente de la fédération nationale des assistants familiaux quel regard vous avez porté sur ce film moi je rejoins la moule et on se connaît très bien et que vous voulez on a les mêmes il est même dit arrêtez de protéger les enfants et surtout vous les amener sur un bon chemin c'est formidable il faudrait que ça existe un peu partout c'est que voilà un manque de moyens encore une fois c'est les enfants qui sont qui pâtissent du manque de moyens ces innombrables et moi non plus j'aime pas trop les uns kasab parce que les à kasab si nous qui le faisons déjà kazan il ya toujours une case pour quelqu'un il ya toujours une case pour quelqu un jugement on va revenir d'un mot quand même sur la philosophie de cette ce projet qui est tellement particulier peut-être d'ailleurs vous pouvez nous donner commencer par nous donner quelques quelques nouvelles des jeunes qu'on voit dans le dans le documentaire comment vont-ils aujourd'hui est-ce que voilà ce séjour la leur a permis de retrouver une forme d' équilibre il ya un des deux jeunes qui vient de nous quitter assez récemment sur une situation compliquée mais ça fait un moment qu'il était au bout de ce qu'ils pouvaient construire chez nous ils demandaient son indépendance les réponses ont tardé à venir malgré aussi nos sollicitations et du coup il il est partira un peu fâché c'est qu'elle sait maxime mais non c'est dylan et maxime lui va intime et il va très très bien en voyant le film qui est pourtant fini sa tournée fin mars je crois que les derniers moments de tournage sont à ce moment là on la reconnaît pas du tout quoi ça veut dire vraiment dans une dynamique super les relations qu'on a beaucoup travaillé avec avec la famille maintenant de caen l'a accueillie il y avait aucun contact avec avec sa famille avec sa mère et ses impôts alors et maintenant il peut y passer des week-ends et ça se passe bien nous on est on est toujours présent s'il ya le moindre il ya une confiance sur ceci se passe la moindre des choses on intervient tout de suite mais il a il ya cette possibilité il est ce qu'il est scolarisé en it erp et il y va tous il y va tous les jours donc itep c'est des instituts spécialisés pour plutôt les troubles du comportement quoi où il ya à la fois du scolaire mais des apprentissages techniques et un accompagnement assez individuel perrine goulet c'est très encourageant ce qu'on entend c'est à dire que vraiment voilà sept ce type d'expérimentation ça produit du fruit non mais complètement ce qui est ce qu'ils appellent logique parce que ils ont des éducateurs en nombre mais surtout ils ont une psychologue qui est sur place et ça ça joue beaucoup d'ailleurs on le voit c'est un enfant au départ il un traitement fort donc il faut un médecin qui soit là pour pour superviser la prise de ce traitement et puis après il faut la psychologue qui puisse expliquer aux éducateurs certaines crises de cet enfant là et on voit à plusieurs moments des moments de partage de pratiques entre entre chaque éducateur avec notamment la psychologue qui donc la psychologue et pour les enfants mais aussi en appui de l'équipe éducative et si on avait des psychologues un peu plus haut niveau d des institutions je pense qu'on pourrait aider beaucoup plus ses enfants parce que et c'est souvent on dit sont irrattrapables un casa mais c'est rare mais pas du tout pas du tout c'est pas parce qu'un enfant est difficile à 12-13 ans qu'on n'en fera pas un adulte bien dans sa peau à 18 ans mais il faut qu'on est l'accompagnement qui va bien l'accompagnement éducatif l'accompagnement scolaire l'accompagnement psychologique l'accompagnement médical au niveau de la santé puisque la santé c'est important il n'y a pas que la psychologie faut aussi qu'il soit en pleine santé et je suis ravi parce qu'à un moment je me rappelle bien du film vous vous dites mais non il relève de la psychiatrie cet enfant et on est au bout on est au bout et comme on n'a pas la solution pour le mettre aux iba on va quand même le garde et puis on passe quand même tenté quelques mois va tenter quelque chose et ça dans une structure où il ya dix quinze enfants c'est pas possible de tenter quelque chose les crises de ces enfants là ne sont pas gérable au milieu d'un collectif plus grand donc il nous faut plus de structures plus petites pour accueillir ces enfants là pour arriver à les remettre sur le bon chemin il s'agit en fait d'offrir enfin c'est ce qu'on comprend un cadre qui soit sécurisons pour les enfants et on va regarder un extrait d'ailleurs parce que c'est par foyer comme les autres évidemment et c'est très très clair dans cet extrait regarder dans tous les autres foyers que j'ai ou j'étais c'était c'est la loi de la jungle c'était l'avis du plus fort quoi du coup il y avait tous les jours ça se bat et ça se respecte et par cracher sur se taper dessus je me rappelle même un premier foyer en me réveillant cracher dessus on étrangle ayant de taper j'avais 8 ans véronique martin saint léon l'important c'est justement voilà pouvoir provoquer des ruptures avec ces voix là ces foyers que vient de décrire cette cet adolescent de pouvoir lui offrir autre chose que cette ce quotidien à ce moment terrible qui viennent nous décrire oui c'est certain enfin les enjeux des de l'aide sociale à l'enfance et des conseils départementaux qui en ont la responsabilité c'est d'essayer d'avoir une offre de placement la plus diversifiée qui soit pour pouvoir en fonction de la typologie des enfants qui sont accueillis leur proposer un accompagnement le plus sécurisé le plus adapté à leur situation personnelle avec éventuellement un accompagnement de soins et donc avec un partenariat très très poussée avec un certain nombre de deux compétences psychologue psychiatrique éducateur éducateur spécialisé et donc un enjeu pour pour nous c'est vraiment d'arriver à diversifier de façon la plus large possible l'offre de placement dans le puy de dôme ce type de structure évidemment c'est enfin c'est unique ah oui alors ce lieu de ville en elle et expérimentale dit on l'a on l'a ouvert il y a quelques années d'ailleurs nous allons prochainement nous rencontrer dans le cadre du renouvellement de la convention que nous avons globalement sur sur le puy-de-dôme nous avons quatre lieux de vie différents justement pour proposer à des des enfants pour lesquels la collectivité ne convient pas un autre mode d'accompagnement mais celui l'un est celui qui voit là a été discuté avec les services de l'aide sociale à l'enfance et les éducateurs de ce lieu de vie pour être au plus juste sur la situation de chaque enfant qui rentre un mic moines les jeunes qu'on voit dans le film y est ce qu'ils sont ou non représentatifs de la majorité des enfants qui sont placés par l'aide sociale à l'enfance oh non non non non on va pas dire que c'est la majorité des enfants qui sont placés les enfants que j'ai je travaille pour la croix-rouge pour une pour un sage alors effectivement c'est des enfants un caractère difficile mais c'est pas la majorité et dans les départements c'est toi de la majorité des enfants un peu extrême ça voulait dire oui oui on est dans des calmes oui ça existe mais c'est pas la majorité des et j'ai envie de dire que la pratique des ddd département de retirer des enfants on me dit un départ c'est qu on fait des enfants un bon tonique et oui on arrive à des enfants qui sont comme ça et moi je déplore et je veux je me bats avec les départements pour que avant de retirer des enfants on étudie tout l'intérêt de celui ci et c'est pas l'intérêt de l'enfant qui souvent étudiée malheureusement le globe ajouter quelque chose oui je voulais juste intervenir quand vous demandez si c'est la majorité aujourd'hui on sait qu'on que les enfants qui arrivent dans le système de la protection de l'enfance contrairement à peut-être les années il ya 20 ou 30 ans souvent c'est des enfants qui ont été victimes de violence qui ont été victimes d'absence de soins d'absence de liens avec les parents et donc ils sont forcément abîmé et donc abîmé veut dire aussi et il ya un récent rapport qu'il a indiqué qu' on a 25 % des enfants qui sont en procès sur l'enfance qui relèvent du champ du handicap donc on voit bien quand même que ces enfants là alors ils sont pas sont pas forcément nés en situation de handicap mais à un moment par manque de soins par les coûts par an d'autres choses hicp syfy qui souvent psychique un d'ailleurs ça arrive physique mais c'est souvent psychique et et on peut pas nier c'est pas la majorité mais c'est quand même un nombre assez important d'enfants parce qu'on n'arrive pas peut-être à détecter assez tôt c'est pour ça que je pense que toutes les politiques sont mis en ce moment pour essayer d'accompagner les parents en lien que les départements sont plutôt intéressants pour puisse détecter les manquements pour éviter qu'on en arrive à un retrait sec comme le disait très bien madame mwana l'instant parce que c'est terrible c'est une rupture terrible pour les enfants même si ça les protège souvent les retire ce qu'il ya quand même une maltraitance mais ça reste très difficile psychologiquement il ça peut les atteindre pour le futur donc il faut vraiment en avoir confiant conscience et c'est pour ça qu effectivement il faut avoir la partie psychologue qui va bien derrière mais déjà je rappelle pour avoir un ordre de grandeur sont environ un peu plus de trois cent mille enfants qui sont pris en charge par l'aide sociale à l'enfance 1 340 millions 400 mille en charge par les départements mais seulement la moyenne un peu plus de la moitié sont placés les autres sont gérés en milieu ouvert c'est dans leur famille tir et honteux parce que ce que je voulais rajouter c'est en fait il ya on travaille beaucoup avec la psychiatrie parce que c'est aussi des enfants qui sont passés par la psychiatrie et on parlait d'un autre psychologue natacha aubry qui qui est vraiment on va beaucoup dans le crime voilà qu'on voit beaucoup dans le film parce que elle occupe une place importante parallèlement elle occupe un poste à l'hôpital sainte-marie quel hôpital psychiatrique ça n'est pas un plein temps un an c'est petit c'est un plein temps au niveau de l'engagement et elle passe beaucoup d'heures avec nous mais en plus elle a des activités annexes je pense qu'ils auraient beaucoup de choses à construire entre la pédopsychiatrie et puis et puis des services comme la zoé comme et comme des lieux de vie tels que le nôtre on sait ce qu'on s'efforce de faire l'aide sociale à l'enfance un laser on va en parler justement maintenant un peu plus largement parce qu'on on sait que c'est un monde en soi qui voit là où il ya beaucoup de souffrance mais c'est un univers qui qui souffrent notamment du manque de moyens je répondrais c'est un peu un état des lieux s'est pris en charge au niveau des départements mais évidemment véronique martin saint léon vous n'avez pas me démentir les moyens ne sont pas illimités oui vous avez raison les moyens ne sont pas illimités c'est un fait néanmoins en fonction de la volonté des politiques on peut veiller à ce que cette les moyens soient mis en place de façon j'allais dire assez permanente on a aujourd'hui la chance dans le puy-de-dôme d'avoir été retenu dans le cadre de la contractualisation avec l'état c'est le président du conseil départemental souhaité en faire une grande cause de fin de mandat et du coup on a vu l'évolution de notre budget augmenté de 17% ce qu'est ce qui monte à pour le puy-de-dôme à peu près à 72 millions d'euros en ce qui concerne l'enfance qui est quand même relativement important je rappelle pour un ordre d'idée en à 1500 enfants un peu moins de 1500 enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance et on parlait tout à l'heure des enfants en situation de handicap en ce qui concerne le département du puy-de-dôme c'est environ 30% des enfants qui sont confiés à l'aide sociale à l'enfance qui est sont reconnus avec une situation de handicap et donc inévitablement ça nécessite un accompagnement spécifique et notamment avec des psychiatres des psychologues etc et bien évidemment il faut accompagner financièrement ce type ce type d'accompagnement pour les enfants qui sont en plus grande difficulté indique moines vous vous le sous-entendent y est tout à l'heure vous vous considérez que c'est un univers l'aide sociale à l'enfance voilà qui me qui manque de moyens ou en tout cas voilà donc les moyens pour être mieux aiguiller c'est alors je ne vais pas dire ça parce que je ne gère pas les budgets des départements mais quand on nous dit qu'il n'ya pas de moyens pour les enfants moi ça me ça me gêne énormément parce qu'on arrive à envoyer des gens sur la lune et on n'arrive pas à suivre un enfant quand on demande un suivi médical suivi scolaire quand on a des enfants à la maison qui on des besoins d'orthophonie de psychomotricité fine on nous dit maintenant il ya il faut aller dans des camps sont des services spécialisés parce que les libéraux c'est plus cher et on n'a pas le budget moi franchement ça me parce que ça me ferait en tant que mère de famille nous nos enfants le fait pourquoi pas pour ces enfants là et ils ont déjà une étiquette et en plus on donne encore une supplémentaire c'est vraiment dommageable oui les obstacles perdu la vie et nous alors avant de revenir sur les obstacles on comprend pourquoi le puy de dôme a été retenu dans les 30 premiers départements à contractualiser elle l'a très bien dit on a fait le choix de mettre plus d'argent sur cette politique là et aujourd'hui quand on parle de moyens financiers ça dépend des départements il ya des départements qui met les moyens financiers et d'autres qui ont largement de quoi faire et que le font pas par exemple les hauts-de-seine 600 millions d'euros de bénéfices l'année dernière entre guillemets et il ne propose aucun contrat jeune majeur c'est à dire aucun accompagnement après 18 ans et a contrario il ya des départements compassé moyens là et qu'ils le font parce que on discutait de dylan tout à l'heure après l'extrait que vous avez passé tout à l'heure il dit qu autre chose il dit j'ai peur de me retrouver à la rue à 18 ans et c'est là où effectivement on a un vrai sujet c'est sur l'accompagnement de ces jeunes après 18 ans et il ya des départements qu'ils le font très bien d'autres pas du tout et pourtant il y en a qui ont les moyens et d'autres pas donc c'est pas un problème de moyens c'est aussi un prêt alors mis un projet moyens le pôle s'est parfaitement identifiés je parlais de cercle vicieux on sait que le risque effectivement c'est très bien dit dans le film c'est que ces jeunes se retrouvent à la rue c'est leur crainte ils ont parfaitement disent très bien il exprime bien ouais et ça on l'identifié depuis très longtemps et on se donnera les moyens on sait quelles sont les bonnes méthodes pour éviter ce type d'extrémité alors il faut un accompagnement qu'ils soient préparés en amont donc ça les départements général le fond assez bien et après par des choix politiques des départements certains s'arrêtent à 18 ans et ce qu'ils payent logique puisqu'ils sont en charge de l'enfance l'enfant s'arrêtant 18 ans et on a qui se disent bah moi 18 ans ce n'est plus de mon rôle donc je le renvoie dans les dents le bien commun ils se retrouvent dans les rôles de pixels quelle collectivité est une étrange et assez c'est ça qui est compliqué c'est cette prise en charge 18 21 25 on va dire qui est compliqué pas quand on a des parents puisque en général les parents sont derrière mais quand on en a pas ou quand ils ont été défaillants mais en une difficulté et c'est là où il ya quand même des départements qui sont très en pointe dessus et qui apporte une possibilité au moins financière un accompagnement au logement et un suivi par des éducateurs dans le cadre du plan pauvreté qui a été contractualisés avec les départements la dernière qui est un plan pour lutter contre les sorties sèches notamment il ya des fonds compte qu'ils peuvent être données à ces départements mais il faut qu'ils en fassent la demande et qu'ils aient la volonté de le faire donc on est vraiment et je pense que c'est important les moyens c'est important mais aussi la volonté politique du département et c'est ce que je reproche complètement à cette politique de protection de l'enfance c'est qu'un enfant va pas être pris en charge la même manière en fonction de son département parce que c'est une politique départementale et et qu'elle est vraiment pour le coup très hétérogène sur le territoire tirs et aucun sur je pense que aussi un problème c'est les continuités de parcours et puis la multiplicité des idées des intervenants avec en plus des financements qui ou des politiques qui viennent soit de l'état soit de la région soit du département qui concerne ma la santé la justice et il ya des temps qui deviennent très très long alors qu'il faudrait parfois qui est vraiment des déclics qui fasse rupture je pense puisqu'on évoque le cas de ce jeune il ya un au monde l'opportunité de proposer un séjour de rupture qui aurait été extrêmement intéressant où il aurait pu partir en bateau sur un temps long mais il fallait l'adhésion de ce jeune il a on a été à deux doigts de réussir et puis il a pas il a pas adhéré et il ya un autre donc du coup il a continué à tourner un peu en rond et sa colère à s'éveiller et à un moment il aurait fallu parce que c'est un jeune qui a aussi deux des situations au niveau de la justice et il y aurait fallu qu'ils aient un déclenchement à ce niveau là il y avait peut-être qu'elle demande est peut-être que ce séjour de rupture il ay le faire plus tôt dans un centre éducatif renforcé ou une chose que j'aurais pu produire un vrai un vrai déclic est bon c'est pareil sur des moments où nous on va demander une hospitalisation il y aura pas de place parce que en pédopsy il ya plus de place nulle part c'est aussi là pour le coup on se marre vraiment aux problèmes de manque de moyens de manque de place il ya c'est intéressant parce qu'évidemment les cas particuliers qu'on voit danser dans le film il appelle énormément de débats plus plus généraux voudrait qu'on s'attarde à nouveau sur un an et assure un extrait il arrive que les éducateurs les psychologues se heurte à leurs limites on va regarder cet extrait purement parler après il appelle du fric en permanence et il ya quelque chose chez nous dans l'imaginaire ça viendra bordés dans la réalité certainement juste mais ce qui est difficile ça va être deux buts de vivre le quotidien avec avec cet hymne de pression c'est tellement elles sont énormes et est-ce qu'on est armé nous je vais dire formés pour ça c'est la discussion que j'avais hyaric natacha et moi je dis moi on questionne je suis beau sport nhk il ya aucune chance de jouer spittle veut il n'y a aucune mais aucune place et en plus cette opa tout encaisser on ne peut pas tout traiter c'est plus de notre domaine sinon pas de place c'est pas notre problème je m'en fous ils trouveront une solution et c'est pas normal parce que du coup on met en danger au siam ans je pense que l'équipe et voir même les gagnants au tour qu'on sait pas ce qu'il peut se passer il ya un mail en souffrance nous on pourra pas la récupérer souffrance a tout de suite la situation est compliquée certes elle n'est pas désespérée il faut essayer de prendre différemment c'est on est dans le travail là on peut pas tout encaisser ses dires on peut pas tout encaissé il ya des moments où vous dites voilà on est face à des situations qui nous dépasse complètement oui mais c'est là où il faut insister un petit peu parce que c'est toujours nos limites aussi qu'ils sont qui sont taquinés comme ça et puis finalement il faut aussi dédramatiser parce que ces jeunes ils nous font pas non plus c'est compliqué mais c'est pas non plus dramatique ce qui nous font vivre c'est juste par moments c'est insupportable c'est tout donc il faut trouver table basse et insupportable parce que ça va au-delà de ce qu'on est souvent capacité d'endurer individuellement mais c'est là que c'est là que l'équipe aussi un rôle c'est et puis c'est là où il faut il faut insister un peu là-dessus uniquement de vous comme famille d'accueil ça vous arrive vous aussi d'éprouver due forme de découragement ou de sentiment d'impuissance face à des situations voilà face à des jeunes oui oui tout à fait il bon moment je rencontre beaucoup de beaucoup de cas puisque je suis président de la fédération donc on appelle souvent et effectivement il ya des familles d'accueil qu'ils n'en peuvent plus qu'ils savent pas comment faire l'enfant qui a tout cassé à la maison qui l'insulté que vous me l'a planté avec un couteau qui atlantique ou fourchettes dans le dos ça c'est des voix là c'est des choses que j'entends très régulièrement mais ça reste des enfants et effectivement on a des limites vous aussi et c'est un mignot malheureusement on n'a pas toute cette toute cette chambre que monsieur propose face à ce qu parce que ce que vous nous décrivez également une violence non non non non non n'est pas accompagné je vais dire moi j'ai la chance de travailler pour une association qui est la croix rouge c'est une petite structure alors effectivement nous n'accompagnons mais avant je travaillais pour un département et vous pouvez appeler et déjà c'est très difficile d'avoir un interlocuteur et au delà de ça on vous proposera rien on a moins j'ai eu le cas j'ai demandé de l'aide pour un enfant qui était extrêmement difficile où j'ai voulu essayer parce que je suis quelqu'un d'orgueilleux et et j'aime les défis malheureusement je suis pas arrivé sauf qu'on m'a dit mais il faut un mois pour convertir l'enfant puisque ya le délai d'un mois c'est une entente ab inadmissible on peut pas laisser une famille d'accueil dans la détresse pendant un mois et encore moins de gamins parce que si la famille d'accueil en détresse le gamin vous gâte armand aussi donc c'est pas possible véronique martin saint léon je peux pas ne pas vous donner la parole parce qu'effectivement voilà à la place qui est la vôtre département danse face à des situations comme celle-ci parfois vous êtes oublier aussi de constater votre impuissance ou pas alors on est face à des situations parfois très compliqué inévitablement sur les assistantes maternelles familiale pardon il ya eu un travail important qui est fait alors en même temps on se dit qu'on fait jamais assez le has fait jamais suffisamment pour autant dans le cadre de situations extrêmement difficiles où l'on sent bien que parfois il faut aussi des moments de répit pour un certain nombre d'assistante familiale qui accueille des enfants particulièrement difficiles et il y a des moments où on a des familles identifiées qui nous permettent d'avoir des moments de répit et qui accueille des enfants qui connaissent des situations un peu compliqué dans les dents dans la famille d'accueil d'origine donc on essaye de aussi de prévoir des moments de respiration pour ces assistantes familiales qui font un travail remarquable moi je pendant le confinement moi je je je je vois sur le puits domaine être son ulm ont été remarquables il n'y a pas eu de rupture l ont fait voilà donc évidemment on a été très alors écoute on a essayé d'être le plus soutenant possible peut-être que des fois on elle pense ou certaines fois il pense qu'on n'est peut-être pas suffisamment soutenant mais honnêtement je pense que les services ont vraiment conscience de l'importance de leur travail qui est fondamental pour un certain nombre d'enfants et de leur accompagnement alors on approche de la fin de l'émission il faut il faut dire quelque chose quand même sur les skis les objectifs principaux pour améliorer cette aide sociale à l'enfance il ya des expériences comme celle qu'on a eu on a vu dans le film vous nous parliez de l'importance de la sortie de l'aide sociale à l'enfance quand on a 18 ans et dans les années qui suivent on entendait ces moments de respiration tu y avait une priorité à définir perrine bull est une priorité c'est avoir une prise en charge globale de l'enfant ne pas laisser les départements tout seul comme on l'a fait depuis des années de mettre autour de la table soins parce qu'on parlait tout à l'heure le soin le soin physique le soin psychique on en parlait tout à l'heure mais c'est vrai qu'on a un gros souci dans notre pays c'est qu'on a délaissé la filière psychiatrique pendant des années donc on essaie de la remontée depuis quelques années mais il va nous falloir un peu de temps ça c'est clair et mettent autour de la table aussi l'éducation nationale les taaf pour qu'il soit là sur la justice qui soit effectivement vous avez raison peut-être qu'ils relevé un moment ce jeune de la pjj protection judiciaire aurait pu faire un saut au niveau de la pjj mais ce qui est compliqué avec la pjj et là je sais que quand un enfant passe côté puis j'y perd sa place côté a eu donc des fois on peut pas le remède à des entités la protection judiciaire de la jeunesse d'un côté l'aide sociale en que dans le département et chef de file et autour on devrait avoir tout le monde autour du département mais surtout autour de l'enfant remettent l'enfant au centre et qu'on est au tour tous les acteurs peu importe si c'est une collectivité comme le département peu importe si c'est l'état peut importer des associations l'important c'est la priorité la priorité c'est l'enfant et qu'on amène tout le monde autour de la table pour avoir les meilleures situations parce qu'aujourd'hui on parlait des places tout à l'heure mais les départements contractualise un certain nombre de places et si toutes les places dans cette catégorie sont prises et malenfant n'aura pas cette catégorie il aura quelque chose qui ne lui convient pas et ça on peut pas continuer comme ça il faut vraiment qu'on travaille autrement tous ensemble et c'est pour ça que moi l'année dernière dans le cas de la mission d'information on parlait une réforme une réorganisation de la gouvernance que le ministre appelle de ses voeux aussi je sais que les différents acteurs aussi thierry trentin et ce sera le mot de la fin mais on par exemple actuellement on travaille l'accueil d'un jeune avec un service de psychiatrie de la loire et c'est un jeune qui va pouvoir avoir à la fois sa place à l'hôpital et sa place chez nous et ça bon c'est pour notre équipe c'est quelque chose qui qui nous encourage et ça nous permet aussi d'accueillir le jeune le mieux possible et puis je voudrais aussi rajouter qu'il ya des dispositifs qui existent alors là je vais plutôt parler en tant que vice-président dosé mais les séjours de rupture c'est combien de fois j'ai rencontre des travailleurs sociaux qui qui ne connaissent pas les séjours de rupture on a déjà organisé plusieurs colloques on doit en ré organiser un prochainement pour faire connaître ces dispositifs qui sont efficients qui produisent vraiment leurs fruits qui sont pas non plus magique est destiné à tout le monde mais ils doivent être connus ils doivent être encouragés développer c'est aussi une solution comme les lieux de vie d'ailleurs merci beaucoup en tout cas ça nous aura permis voilà deux de faire un point sur ses lieux de vie les séjours de rupture vers a renvoyé vers votre livre thierry trontin que vous avez entré à diriger avec olivier archambault les séjours de rupture en question c'est paru l'an dernier aux éditions erès et puis je renvoie également au livre de flore capelier aux éditions dunod comprendre la protection de l'enfance un grand merci à tous les quatre de nous avoir aidés à approfondir ce sujet on aura pu encore en parler pendant longtemps mais un grand merci et merci à vous de nous avoir suivi et à très bientôt sur public sénat [Musique]

Protection de l'enfance, un monde en souffrance ? - Un monde en docs (24/10/2020) — Perrine Goulet · Pourquijevote