Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueLCI (sur YouTube)· 24 janvier 2026 15 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseInstitutions & élections

Emmanuel Macron et la diplomatie des lunettes|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00journalisteFait
    « Les lunettes de Macron font que vous avez une image où vous pouvez raccrocher. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va donc accueillir Jérôme Jaffrey euh contrairement à certaines rumeurs, il n'est pas concerné bien entendu par cette imposition. Euh bonsoir mon prince, [rires] bonsoir Monbon, politologue, chercheur associé au Sévipov. Jérôme, vous allez nous parler de des deux matchs de la semaine.

Vous nous intriguez avec ça. Alors, ils sont d'inégale importance, hein. Certes, oui, euh voyons les choses en face, mais euh c'est sûr que Emmanuel Macron à à Davos a joué une partie importante.

Alors, je rassure nos téléspectateurs, je traiterai le sujet sur le plan politique française et pas sur le plan diplomatique. Euh, les experts de LCI se sont beaucoup expliqués sur ce plan. Alors, il y a eu les lunettes et et les lunettes, ça compte euh ça compte dans l'image, ça a frappé en France et et au-delà de la France, ça a été assez spectaculaire et et du coup, ça restera une image marquante du quinquena Macron euh parce que ce discours de Davos sur le fond, il dit des choses très fortes aux États-Unis et à Trump et les lunettes de Macron font que vous avez une image où vous pouvez raccrocher.

La seule image qui était marquante jusqu'à présent du deuxè quinquena Macron, c'était le 9 juin au soir quand il annonçait la dissolution catastrophique de l'Assemblée nationale. Donc il était temps pour Emmanuel Macron qu'il y ait une image beaucoup plus positive. Si euh il y a eu un impact fort du discours, c'est euh et ça n'est jamais un hasard, c'est qu'il correspondait à l'envie que des millions de gens avaient d'entendre un chef d'état dire des choses enfin sur le comportement et la politique de Donald Trump.

Ça euh voilà parce qu'évidemment c'était des choses que des commentateurs pouvaient dire mais que c'est le chef d'état et le chef d'état français qui disent ces choses-là qui parle de la brutalisation euh qui parle d'une attitude coloniale euh qui parle de non respect à l'égard des alliés qui parle de la loi du plus fort. Oui. Euh c'est des choses qu'on avait envie d'entendre et des millions de gens dans le monde et les démocrates américains par exemple se sont réjouis eux qui n'arrive pas à tenir un discours d'opposant suffisamment fort à l'égard de Donald Trump.

Finalement ils sont réjouis qu'ils viennent du chef d'État français. Alors euh tout ça s'inscrit pour Emmanuel Macron si vous voulez d'une part dans le rôle fondamental du président de la République en France que même dans les situation d'impopularité, même dans les situations de faiblesse politique, ce rôle est maintenu. C'est la politique étrangère, la défense, les armées, la guerre ou la paix.

Ça c'est le rôle qui est toujours maintenu du président de la République. Il est dans ce rôle. C'est ça s'inscrit dans l'histoire hein ou l'histoire politique française c'est l'indépendance mais c'est aussi assez volontiers une certaine critique des États-Unis nos alliés nos amis hein.

C'est le général de Gaulle Apnom Pen en 66 qui du Cambodge venait faire la leçon aux Américains sur la guerre du Vietnam. C'est évidemment Dominique de Villepin en 2003 son célèbre discours à l'ONU où voilà c'est Jacques Chirac aussi. Donc c'est c'est une histoire et on comprend du coup que la résonance soit si forte en France que ça renvoie à tout ça et puis ça s'inscrit dans l'ambition européenne d'Emmanuel Macron.

Oui. Et du coup, c'est aussi ce qu'on ressent avec la politique de Trump, c'est le besoin d'une Europe capable de protéger, capable de faire face à la Russie si nécessaire. Et et alors voilà tout ça tout ça l'effort les limites quand même d'un mot si vous permettez parce qu'il faut quand même me voir.

D'une part, on on peut sourire euh et les économistes brillants qui sont sur ce plateau euh l'auront sans doute noté quand Emmanuel Macron fait la leçon à l'Europe sur le thème "Nous savons ce que l'Europe doit faire et cetera et cetera, vu la politique et le déficit français. Euh chaque année que l'Europe tolère, accepte ma motré à ce sujet, expliquer ce que l'Europe doit faire quand la France ne fait pas ce qu'elle devrait faire sur le plan économique et financier. Ça prête à sourire.

Il y a une contradiction fondamentale par ailleurs, c'est que nous aimons critiquer les Américains, mais nous ne voudrions à aucun prix nous passer du parapluie américain en Europe. Et par exemple, l'hop vient de faire un sondage euh sur ce qu'il faut faire à l'égard des États-Unis. C'est terriblement critique et tout, mais ce qui arrive tout en bas, tout en bas, tout en bas, c'est quitter le temps.

Alors ça, personne n'en a envie ou enfin très peu en ont envie euh là-dessus. Et enfin, les lunettes de Macron, on aurait tendance à lui dire "Gardez-les, gardez-les en permanence. Ça devient presque un outil de votre communication et de votre personnalité." Là, je distinguerai, hein.

Il faut que le Macron euh sur la politique française doit pas porter de lunettes pour garder toute la force à l'international qu'il limite ses lunettes à l'international. Vous voulez qu'on l'écoute ? Bien sûr.

Allez, c'est parti. like Europe which sometimes is too slow for sure and is to be reformed for sure but which is predictable loyal and where you know that the rule of the game is just the rule of law a good place. Cette séquence a fait le tour du monde.

Il faut le dire à nos téléspectateurs ce soir. Je dis bien le tour du monde. Qu'est-ce que ça vous inspire comme Ah bah si vous voulez d'abord quand les présidents français parlent anglais, c'est toujours un très bon moment car le l'anglais de Macron normalement est excellent.

Donc je pense aussi ça faisait partie de sa communication. Ce forchour ce forchour répété est absolument désopilant. Euh on voit bien.

Alors ce qui a changé aussi si vous voulez que euh il y a une unité partis politiques français du coup derrière la position de Macron et sur le thème pour le soutenir dans l'attitude face à Donald Trump. D'abord, c'est si rare que Macron soit soutenu oui euh par les partis politiques français que ça mérite d'être noté. Oui.

Qu'il fait une forme d'unanimité. Mais du coup, je dirais que quand vous avez un tel consensus, ça n'a plus de portée politique. C'est d'ailleurs pour ça, c'est que tous les partis disant bravo, il a eu raison Emmanuel Macron de dire cela.

Je crois que même Jean-Philippe Tangy euh du Rassemblement national est venu dire cela que Gabriel Atal dont on ne peut pas dire qu'il est d'un macronisme fervant depuis juin 2024 par exemple depuis le 9 juin 2024 depuis qu'il est parti de Matignon grosso modo. Voilà enfin en tout cas c'était l'annonce de son prochain départ. Voilà un discours lucide du président à Davos. euh Trump n'arrête pas de parler lui.

Preuve que la France a une parole qui est entendue. Ce qui n'est pas faux évidemment parce qu'à partir du moment où Macron et la France sont si présents, euh c'est à la fois un hommage évidemment qui est rendu et une attaque en règle qui mélange les choses. Et si vous voulez, à partir du moment où les différents partis disent au fond Macron a eu raison sur ce plan, ça dévitalise le débat autour du des États-Unis de Trump en France en vue de la présidentielle de 2027.

Donc ça n'est pas un hasard si le Rassemblement national qui pourrait être accusé de s'être inspiré totalement du modèle trumpiste, d'avoir considéré que c'était très bien de l'équipe Zemour Kafo qui s'est précipité à Washington pour l'investiture de Trump en disant que c'était formidable, c'était un très grand jour. Le ce virage permet, si vous voulez de dire "Mais il n'y a plus de débat, nous sommes tous d'accord. Trump est allé trop loin.

Trump c'est inacceptable. s'en prendre à la souveraineté en Europe, c'est inacceptable. Donc, on cherche à dévitaliser pour que le débat n'est pas lieu à la présidentielle et le risque pour Macron, c'est au fond de crouler sous les éloges, ce qui n'était pas son habitude.

Non, en effet. Alors, je fais un rapide tour de plateau quand même sur les lunettes du président parce que c'est quand même un phénomène à la fois politique d'image. L'image et la politique étant d'une certaine façon les deux phases d'une même monnaie.

Enfin, voilà. Comment vous percevez tout cela ? sur les lunettes uniquement.

Oui. Je peux pas vous limiter non les lunettes. Mais je pense que ça n'est pas artificiel.

Non non, c'est pas artificiel. Manifestement, il est il est il est souffrant. Moi, je ne enfin je ne boute pas mon plaisir.

Je trouve que c'est très bien que la France ait pris des initiatives en Europe, que l'Europe montre une volonté de résistance aux États-Unis face à quelqu'un qui veut red enfin qui qui un qui a une ambition de conquête territoriale, une ambition de domination commerciale, une ambition de domination de la monnaie, le dollar. il fait tout pour mettre la main sur le la réserve fédérale, enfin en tout cas remettre en cause son indépendance et euh qui qui cherche à acquérir les richesses géologiques du monde. Je trouve que face à ce hold up, parce que c'est quand même plus ou moins hold up, c'est très bien que l'Europe et et il me semble que compte tenu du fait que il a été le président de la République a été beaucoup moqué par le président américain, je pense qu'on devrait collectivement se tenir derrière lui qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, qu'on aime le personnage ou qu'on l'aime pas, qu'on aime sa politique ou qu'on l'aime pas, c'est l'image de la France.

Et il y a quand même l'expression d'une certaine condescendance de Trump à l'égard de ce que nous sommes collectivement, pas seulement lui, hein, oubliez-le, euh qui n'est pas qui n'est pas acceptable. Moi, je ne je ne je ne suis pas un colonisé de Donald Trump et j'ai pas l'intention de le devenir. Pascal qui se révolte.

Hm. Euh d'abord première remarque très rapide, c'est c'est c'est je trouve que le reflet de ces vert teintés, ce qu'on constate sur le reflet de ces vertintés, c'est la quand même la folie d'une époque puisque ça a fait le tour du monde en quelques minutes, en quelques heures. Vous avez eu des articles, des reportages partout et en fait on s'intéressait davantage aux lunettes qu'au fond du propos.

Alors euh d'ailleurs ça a bénéficié je crois au fabricant Henry Julien euh qui a il faut le citerise du entreprise du JA installé dans le Jura depuis 1921. Très belle lunette, pas très bonne pas très bon marché, faut plus de 600 € semble-t-il l'affaire. Euh et et je crois que le le le son actionnaire italien [rires] a vu euh la valeur de son action flamber à la bourse.

Deuxè chose. Euh ensuite, vous avez parfaitement euh souligné le deux sales deux ambiances. Finalement, Macron, président le plus impopulaire, un des plus présidents les plus impopulaires et un des plus impuissants politiquement depuis la dissolution de l'histoire de la 5e République, qui là reprend la main avec une parfaite concordance entre le texte et l'image, entre les lunettes et et les mots.

Mais j'en reviens au point précédent, ce qui est dommage, c'est que la presse internationale, les médias internationaux n'ait pas souligné le fond du propos à la fois du discours du président qui a été très loin. Il a quand même traité Donald Trump sans le citer de brut hein. Il a dit "Je préfère le respect au brut." Il a dit, il a menacé, il a utilisé le rapport de force en disant que maintenant l'Europe devait se défendre, utiliser le fameux mécanisme de coercition et cetera.

Donald Trump euh l'a moqué sous les ladzis et les rires de l'assistance, mais en réalité, il a fait marché arrière. Après, je dis pas que c'est forcément le seul président Macron qui l'a fait reculer, mais forcément président Macron a a quand même entraîné derrière lui les pays européens, ce qui est quand même une gageur en ce moment. Et vous l'avez dit, il faut le souligner, cette fameuse union sacrée de Mélenchon au RN, le RN qui lui-même quand même ne sait pas comment danser, se positionner par rapport à Donald Trump après l'avoir idolattré et expliqué que c'était un un formidable Jordan Bardella.

Il a dit il y a quelques semaines qu'il y avait une énergie débordante. Aujourd'hui, il a un peu révisé son propos. Et enfin, dernier point très rapide pour conclure, s'il vous plaît.

Pour le coup, le président Macron a un bilan assez faible, il faut le dire, sur son deuxème quinquena. La seule grande réforme, c'était celle des retraite qui a été euh bloqué et sacrifié l'hôtel du jeu suspendu. Mais disons-le, je pense que le mot est celui de Pascal Perry sacrifié.

Pour le coup, il y a quelque chose sur lequel je pense qu'il restera bah c'est son bilan international. C'est cette séquence qui il faut le dire pour le coup. souvent Macron a varié mais estant est en la droite ligne de ce qu'il expliquait dès 2017 dans son discours de la Sorbonne sur la question de l'autonomie stratégique, je pense que ça c'est une image qui restera comme celle de Jacques Chirac sur notre maison brûle ou le discours le discours de ville à l'ONU contre la guerre en Irak.

Je pense que c'est un point positif ce qui veut pas dire que nos notre classe politique dès demain ou dans quelques jours va pas revenir aux affaires courantes et à la critique très dure et très virulente du président. Je vous ai vu d'autres linées. Ouioui j'ai d'autres linées parce que au fond c'est intéressant l'évolution d'Emmanuel Macron à l'égard de Donald Trump parce que vous le premier mandat c'était la bromance le voyage la visite officielle d'Emmanuel Macron qui au contraire ménageait Donald Trump.

On trouvait qu'il était vraiment super sympa et certains disaient mais au contraire il est plus malin. Les autres se crisent. On se souvient à l'époque c'était Angela Merkel très fâché avec Donald Trump.

Emmanuel Macron, lui jouait euh bah là les deux étaient ils étaient fascinés l'un par l'autre, hein. Trump trouvait que le type qui était avait été élu comme lui par surprise en 2017, il était formidable à 39 ans qui est un type plein d'avenir, il aime donc ils ont des rapports toujours un peu un peu il y a une il y a un lien je vais pas dire d'amitié mais il y a il y a quelque chose entre eux hein, ils sont un peu il y a quelque chose de partie une relation particulière entre les deux et là ce qui est intéressant et pour ça que c'est efficace c'est qu'Emmanuel Macron a changé il a compris qu'il fallait changer un peu d'attitude effectivement à l'égard de Trump et moi j'ajouterai que effectivement la posture du président qui dit non, on adore en France F général de Gaulle, il a dit non deux fois en une semaine Emmanuel Macron c'estàd qu'il y avait d'abord le nom Mercosour et c'est pareil unanimité en France parce que on peut ajouter la saisie du pétrolier fantôme russe. Voilà.

Mais là c'est la sur le mercource c'est pareil. C'est du Rassemblement national à la France à soumise. Tout le monde est contre.

Donc formidable. Il dit non. Génial.

Et là non à Trump. Et là tout le monde applaudit. C'est vrai que ça durera pas très longtemps, mais en tout cas ça restera sûrement effectivement euh mis à son crédit pour le bilan du 2e KAQ Kenain.