TVA sociale : motif de censure pour le RN?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Vous êtes d'accord sur le constat que le travail ne paye pas assez ?
- 2:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous voteriez la censure si le gouvernement avançait sur la TVA sociale ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous croyez que c'est normal que le financement de la protection sociale repose presque uniquement sur le travail ?
- 6:00FerméeRéponse directe
Qui peut croire qu'on a les moyens de baisser massivement la TVA ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous apportez votre soutien à Gabriel Attal sur l'interdiction du voile pour les mineurs de moins de 15 ans ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous avez voté contre le texte sur l'aide à mourir. Qu'est-ce qui vous gênait dedans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Laurent JacobelliFait
« Si le gouvernement avançait sur cette idée, est-ce que vous voteriez la censure ? »
- 4:00Laurent JacobelliFait
« Non mais on va pas se laisser avoir par le discours du Premier ministre. »
- 8:00Laurent JacobelliFait
« Fermer les mosquées liées aux frères musulmans, renvoyer chez eux les prêcheurs de haine, fermer les associations tenues par les frères musulmans et puis interdire le frérisme. »
- 10:00Laurent JacobelliFait
« Demain quelqu'un aura 2 jours pour décider s'il veut mourir ou pas. »
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7h44 sur RMC et RMC story. On revient ce matin sur l'interview événement de François Baou sur notre antenne au micro d'Apoline hier matin. Le Premier ministre qui relance l'idée d'une TVA sociale sujet explosif.
On écoute François Baïou. Le travail en France n'est pas récompensé comme il devrait l'être. On peut réfléchir à la manière dont ça va s'appliquer à condition que l'équilibre soit garanti.
Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Vous êtes député de Moselle, porte-parole du Rassemblement national et est-ce que vous êtes au moins d'accord sur le constat le travail ne paye pas assez ?
Ah oui, bien sûr, le travail ne paye pas assez. C'est pour ça qu'il faut encourager les chefs d'entreprise à pouvoir augmenter les salaires. Vous savez, on a une proposition concrète, c'est de dire que quand on augmente les salaires de 10 % et bien ces 10 % sont exonérés de charge patronale.
Ça ça peut relancer le goût du travail et la juste paye du travail plutôt que le matraquage fiscal annoncé à demi mots par le premier ministre. À demi mot, c'est c'est sur la TVA associale, le débat est relancé d'abord par le président de la République à quelques jours, repris par le premier ministre hier. Le Rassemblement national est clairement contre toute hausse de la TVA.
Si le gouvernement avançait sur cette idée, est-ce que vous voteriez la censure ? En tout cas, on s'en rapprocherait bien évidemment puisque nous avons toujours dit qu'une ligne rouge pour nous, c'était la perte de pouvoir d'achat des Français. Or, il faut pas se cacher derrière son petit doigt.
Lorsqu'on augmente la TVA, on augmente finalement le prix des biens de consommation et donc on baisse le pouvoir d'achat. Mais il y a l'idée et là j'interprète parce que ça a pas été dit clairement, mais il y a l'idée qu'on pourrait peut-être baisser les cotisations salariales et donc augmenter le salaire. Et donc le le pouvoir d'achat, je je veux dire par là, je vous posais la question autrement.
Est-ce qu'il est normal à vos yeux que le financement de la protection sociale de tous les Français repose presque uniquement sur le travail ? Non mais on va pas se laisser avoir par le discours du Premier ministre. Vous imaginez bien que si l'idée c'était d'augmenter la TVA pour baisser les charges patronales ou salariales, ça n'aurait aucun intérêt pour le gouvernement puisque on gagnerait des milliards d'un côté et on les perdrait de l'autre.
Tout cela c'est une grosse entour. Non mais on valoriserait le travail peut-être. Alors mais attendez c'est pas l'objectif.
L'objectif c'est de trouver 40 milliards. Vous la sentez pas venir l'arnaque et c'est de dire que au grosso modo on va augmenter la TVA. Point barre.
En fait le vrai problème de ce gouvernement c'est qu'il contourne le problème justement qu'il n'a pas le courage de prendre les mesures. Les mesures, c'est ne pas augmenter les recettes, c'est diminuer les dépenses. Les dépenses de l'immigration, les dépenses du budget de l'Union européenne, les dépenses du vous arrivez à 40 milliards avec les les dépenses de l'immigration.
Il faut cumuler et puis parlons des dépenses sociales. Vous avez vu ce rapport terrifiant de la Cour des comptes qui nous montre que sur les trois dernières années, il y a eu des dépense de sécurité sociale de 15 milliards dont personne ne sait où ils sont passés. Gérons d'abord bien les deniers publics.
Gérons avec raison en bon père de famille si vous me parle si vous me permettez l'expression plutôt que de faire les poches des Français qui s amenés aujourd'hui pour être moins bien dirigé. Je suis sûr que les gens qui nous écoutent sont sensibles à ce que vous dites, à l'idée qu'on qu'on leur fait les poches et d'ailleurs le Rassemblement national propose l'inverse baisser massivement la TV. Mais concrètement dans l'état où sont nos finances publiques aujourd'hui Laurent Jacobili, qui peut croire qu'on a les moyens de ce que ce que vous proposez ?
Mais tout le monde peut le croire, je vais vous le dire. L'immigration aujourd'hui, il y a au moins 10 milliards à trouver par an entre l'aide médicale d'État, euh le minimum vieillesse pour les étrangers et le coût même du traitement de l'immigration euh sur le budget de l'Union européenne. Entre ce que l'on donne à Bruxelles et ce que l'on reçoit, il y a un écart de 10 milliards.
Reprenons-en, une partie. Le coût du 1000 feuilles territorial. Moi, j'habite une région et je suis élu du Grand Est.
Le Grand Test, c'est le rassemblement de trois régions. Et bien, en les rassemblant, on a augmenté les frais généraux de 25 %. Est-ce que vous croyez que c'est raisonnable de dire aux Français, "On gère vraiment très mal, on dilapide l'argent des Français, mais on va quand même continuer à vous demander à payer plus.
Tout cela n'a pas de sens. Il faut que cela cesse. Cet état devenu obèse doit faire une cure d'amincissement.
Donc à la fin, les les Français vont devoir faire un effort. Non, pas les Français. Le Premier ministre a dit tous les Français devront faire un effort.
Moi, je commencerai par dire les étrangers devront faire un effort. Les soins gratuits, c'est fini. La retraite sans cotisation pour ceux qui arrivent d'ailleurs.
C'est fini. L'hébergement quand on n' pas le droit d'être en France, c'est fini. Il y en a des milliards pas pas suffisant.
Non, en effet, mais là déjà vous avez des milliards. Ensuite, le 1 feuille territorial, les comités qui ne servent à rien, les dépenses sanctuaires et je le répète, la mauvaise gestion qu'on m'explique où sont passés les 15 milliards que personne ne retrouve dans les comptes de la sécurité sociale. Autre point de l'interview hier, une réaction au rapport qui accusent les frères musulmans d'entrisme François Bairou balaye la proposition de Gabriel Latal d'interdire le voile au mineur de moins de 15 ans.
L'ancien premier ministre d'ailleurs, Gabriel Latal, qui est brocardé de toute parts hein pour cette proposition. Euh vous apportez votre soutien Gabriel Atalin ? Attendez, rappelez-moi Gabriel Atal, celui qui a 2 ans disait quand nous demandions la fin du voile dans l'espace public que nous étions euh euh grosso modo hein, islamophobe in b là, il le propose pour les mineurs de moins de 15 ans.
Et donc à 16 ans, vous pouvez porter le voile tranquillement par exemple dans les lieux publics. Non, tout cela n'a pas de sens. Même l'attitude hier du Premier ministre, essayant de relativiser l'impact des frères musulmans en France ne sont pas responsables.
Il faut prendre des mesures. Vous savez, Marine Pen a écrit un projet de loi là-dessus en 2021. Fermer les mosquées liées aux frères musulmans, renvoyer chez eux les prêcheurs de haine, fermer les associations tenues par les frères musulmans et puis interdire le frérisme.
Voilà, quand on tient des propos fréristes, quand on se comporte en voulant faire l'apologie de l'islam politique, et bien on est condamné. Le Premier ministre parle de l'islam comme d'un sujet de fixation aussi. Il dit aussi que c'est un sujet à la mode qui a du succès dans certains siècles cercles.
Vous êtes à la mode en fait Laurent Jacobili. Oui, je vous le confirme, nous sommes à la mode mais pas à cause de ça. Le premier ministre confond tout. il confond islam et islamisme.
Moi, je suis gêné pour lui et gêné pour ces millions de français de religions musulmanes qui vivent tranquillement euh euh dans notre pays et qui ne pose aucun problème. Parce que notre problème aujourd'hui, c'est évidemment pas l'islam, ni aucune religion ou d'ailleurs le fait de ne croire en rien. C'est l'islamisme qui est une idéologie politique qui veut saper les valeurs de la République, qui veut faire de la femme un être inférieur à l'homme, qui veut empêcher les enfants de de chanter et de faire de la musique, qui veut établir les règles de la charia au lieu de la loi républicaine.
Et c'est contre ça qu'il faut que nous soyons tous mobilisés. Une dernière question. Vous avez voté contre le texte sur l'aide à mourir qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale hier.
Qu'est-ce qui vous gênait dedans et est-ce que vous comptez désormais sur le Sénat pour bloquer cette loi que certains qualifient déjà d'historique ? Ah, elle est historique malheureusement parce que demain quelqu'un aura 2 jours pour décider s'il veut mourir ou pas. Vous savez, si vous voulez faire de la chirurgie esthétique, vous avez 15 jours pour vous rétracter.
Aujourd'hui, si on demande à mourir, on a que 2 jours pour se rétracter. Et puis ça parle des maladies qui ne sont qui qui vous amènent vers la mort, mais il y en a qui mettent 15 ans à vous amener vers la fin, même si elles ne sont pas soignables. Qu'est-ce qu'on va faire de ces gens qui demandent la mort ?
En fait, aujourd'hui, il n'y a pas de garde fou et les pires abus sont possibles comme on le voit en Belgique, comme on le voit aux Pays-Bas où les taux de suicide assistés ou d'euthanasie augmentent, notamment pour des gens qui sont en dépression. ou des gens qui sont atteints de troubles d'autisme. C'est pas ce que nous voulons pour notre société.
On peut comprendre que il faille accompagner des gens pendant leurs derniers jours, leur éviter la souffrance euh des dernières heures. Mais en revanche, quelqu'un à qui il reste 5 10 15 ans à vivre, euh quelqu'un qui a une douleur qui pourrait être euh calmé par des soins palliatifs, alors on doit la préserver, on doit la garder parmi nous la vie. La vie, c'est ce pourquoi on doit combattre.
Je précise simplement que les troubles du spectre autistique ou ne sont pas dans dans ce texte de la loi sur la fin non plus en Belgique et en Hollande et malheureusement il y a eu une évolution parce que le texte n'était pas assez bien écrit pour garder pour nous préserver des abus. Merci Laurent Jacobelli, député de Miselle, porte-parole du Rassemblement national. Merci d'avoir répondu à nos questions en direct ce matin sur RMC.
Il est 7h52. [Musique]
Laurent Jacobelli