Pierre Jouvet : « Je ne sais pas si l’union fait gagner, mais je sais que la division fait perdre »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous les propos de Patrick Pouyanné sur le plafonnement des prix ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que la taxe sur les super profits est plus importante que le plafonnement des prix pour les Français ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
La pression fiscale sur Total affaiblit-elle l'entreprise selon vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le pouvoir d'achat est-il la priorité absolue de la gauche socialiste ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures proposez-vous pour augmenter les salaires ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Comment réaménager les territoires ruraux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 14:30Pierre JouvetFait
« Les sondages peuvent se tromper »
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A bientôt ! Bonjour Pierre Jouvet ! Merci beaucoup d'être notre invité, vous êtes député européen, secrétaire général du Parti Socialiste.
On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Fabrice Vesseredon du groupe Ebra. Bonjour Fabrice. Bonjour Auriane, bonjour Pierre Jouvet.
Bonjour. Pierre Jouvet, on va l'augment revenir avec vous sur la politique, ce qui s'est passé hier soir puisque la gauche non-mélenchonniste qui pronunité était réuni à paris comment vous allez faire face à la candidature de jean-luc mélenchon on va longuement en parler mais d'abord l'actualité c'est cette interview ce matin à sud-ouest le pdg de total patrick pouyannet qui dit qu'il ne pourra pas maintenir son plafonnement en cas de taxes des super profits pétroliers comment vous qualifiez cette attitude et ses propos d'anti-patriote et je trouve que patrick pouyannet dans cette interview ce matin est tout bonnement irresponsable on a vu ces dernières semaines et notamment au cours du dernier trimestre les profits je dis bien les profits de total explosé 51 % d'augmentation de leurs profits c 'est-à-dire de leur résultat de ce que les actionnaires vont gagner quand dans le même temps les prix à la pompe pour les français ont augmenté de 41 % aujourd'hui chez moi à saint-valier celles et ceux qui vont aller faire le plein vont payer 2 euros à 2 ,20 euros le plein de le litre de diesel ou d'essence et monsieur Pouyanné qui fait des profits records depuis des années qui va encore aller distribuer des dividendes à des actionnaires qui eux n'ont pas de difficultés que le plein soit à 2 ,20 euros ou 2 ,50 euros le litre ça leur pose pas de difficultés mais sauf que Total il plafonne les prix c'est à dire les français qui vont faire leur plein dans les stations Total ils payent moins cher est-ce que c'est pas une manière justement de redistribuer ses bénéfices et d'en faire profiter les français ? Non parce qu'aujourd la réalité c'est que Total dans un moment de crise a pu augmenter ses marges et a pu augmenter ses super profits et aujourd'hui quand on est dans un moment de grande difficulté pour les français on doit être en capacité quand on est un grand groupe comme Total quand on est une grande entreprise de redistribuer et d'en donner plus c'est-à-dire d'en donner plus par les impôts, c'est-à-dire d'en donner plus par les super profits et par la taxe sur les super profits que les socialistes proposent donc monsieur Pouyanné.
Mais vous la proposez encore ce matin malgré le fait qu'ils disent s'il y a cette taxe sur les super profits il n'y a plus de plafonnement. Vous continuez de la proposer ? Oui, mais nous le proposons encore et moi je dis très clairement à monsieur Pouyanné que dans des moments difficiles pour celles et ceux qui nous Il est de la grande obligation des grands patrons de ce pays de faire preuve de patrie.
Mais pardon, Pierre Jouvet, pour les Français qui nous regardent, est-ce que ce n'est pas plus important et plus efficace pour leur porte-monnaie de payer moins cher leur essence à la pompe que de savoir que Total va payer des taxes sur les super profits. – Mais vous savez, la pression qui est mise par M. Pouyanné et qui depuis des années, par le jeu du contournement fiscal, essaye de faire croire qu'il ne fait pas de gains nets pour Total en France.
Mais qu'est-ce qu'elle va changer pour le porte-monnaie des Français, la taxe sur les super-pensiers ? C'est une redistribution qui sera donnée de manière immédiate. Écoutez, quand vous voyez par exemple dans les territoires ruraux ou périurbains, les infirmières libéral, les aides-soignantes, les chauffeurs de taxi qui, depuis le début de cette crise, n'ont droit à rien, sont pris à la gorge par l'augmentation des prix de l'essence qu'ils n'ont pas demandé.
C'est une intervention unilatérale des États-Unis et d répand aux vacances cet été. Quand on sait qu'aujourd'hui, tout augmente sauf les salaires. Quand on voit les gens compter au centime près quand ils vont faire les courses.
Mais écoutez, tout ça n'est plus supportable. Quand dans le même temps, vous avez des grands dirigeants du CAC 40, comme M. Pouyanné, quand vous avez des actionnaires qui voient leurs marges, leurs profits augmentés, leurs dividendes augmentés d'année en année et que vous voyez des gens qui ont gagné de plus en plus d'argent ces dernières décennies, qui se sont enrichis quand la classe moyenne et la classe travailleuse s'est, elle, appauvrie. – Et vous n'avez pas l'impression de ne pas être patriote, c'est ce qu'on reproche à Patrick Poignané, et d'affaiblir une entreprise française avec ses propos Moi, je ne crois pas que Total soit affaibli par une taxe sur les super profits quand vous avez fait 51 % d'augmentation sur vos dividendes en l'espace de trois mois.
Cette question du pouvoir d'achat, pour vous, ça doit être la thématique majeure de la prochaine campagne présidentielle. Mais c'est la thématique majeure, et au-delà même du pouvoir d'achat, je vais vous dire. On parle beaucoup de pouvoir d'achat, mais la question, c'est le pouvoir de vivre en vérité.
Aujourd'hui, les gens n'en peuvent plus, les gens ne vivent plus, les gens se restreignent sur Surtout, je le disais, il suffit d'aller dans un supermarché. Moi, j'ai fait mes courses tous les week-ends en famille. Je vois bien quand je vais au supermarché à côté de chez moi comme les gens sont en très grande difficulté parce que les salaires stagnent et que tout augmente le prix de l'énergie a explosé les prix des logements continuent d'augmenter le prix à la pompe est devenu insupportable tout coûte cher et donc on est dans un moment où en réalité on ne prend plus le sujet de l'augmentation des salaires comme un sujet politique et on doit prendre ce sujet de l'augmentation des salaires comme un sujet politique.
Moi je considère aujourd'hui que les Français qui gagnent entre le SMIC et jusqu'à 2000, 2200 euros net par mois sont dans des grandes difficultés pour vivre et que nous devons augmenter les salaires. Comment est-ce qu'il faut augmenter les salaires ? Il faut mener un débat sur la table.
Les salaires, on sait comment ça se passe. Ce sont des cotisations sociales, des charges patronales. Et comment est ce qu'on arrive à rapprocher le salaire net du salaire brut ?
Et dans les propositions qui sont faites par le Parti Socialiste, qui a présenté son projet il y a quelques semaines, nous disons notamment qu'il faut augmenter le SMIC pour pouvoir tirer tous les salaires vers le haut, lancer ensuite des discussions avec l'ensemble des branches salariales de ce pays pour tirer les salaires vers le haut, amener notamment des allègements de cotisations et de charges pour permettre une augmentation de tous les salaires, notamment sur la classe moyenne qui ne s'en sort plus. On est à un an de la présidentielle. Est-ce que ce point que vous abordez, qui est celui du pouvoir d'achat, des salaires, est-ce que c'est la priorité absolue de la gauche socialiste ?
Ah oui, c'est la priorité absolue de la gauche et du Parti socialiste. Mais je vous le dis encore une fois, c'est la priorité absolue parce qu'il suffit de sortir de nos débats, de nos plateaux télé, parfois dans des polémiques un peu futiles et inutiles pour voir que les gens ne s'en sortent plus. Moi, vous savez, j'ai été maire à Saint-Vallier d'une ville qui est une ville très populaire.
Je discute tous les jours avec des habitants de chez moi et je vois bien la vraie galère dans laquelle il se trouve quand vous êtes vraiment...
Je le redis parce que, vous savez, c'est parfois des angles morts qu'on a dans tous les débats qui sont parfois envolés dans nos discussions, etc. Mais les gens sont au centime près. Vous le voyez bien.
Vous le savez. Vous n'êtes pas déconnecté ni l'un ni l'autre. Donc on doit faire ce choc de pouvoir d'achat, ce choc de pouvoir de vivre.
Et c'est impératif parce que sinon, en fait, on crée des effets d'explosion dans le pays. Vous avez des gens qui sont devenus ces dix dernières années, notamment avec les cadeaux fiscaux d'Emmanuel Macron de plus en plus riches. On a vu les 10 % des Français les plus riches augmenter leur capacité de salaire, leur capacité de pouvoir d'achat et dans le même temps la classe moyenne et la classe travailleuse voir son niveau de vie baisser.
Eh bien dans la 7ème puissance mondiale ce n'est pas possible. Pour revenir une seconde sur la fiscalité et les cadeaux fiscaux que vous évoquez est-ce que comme Jean-Luc Mélenchon vous diriez que Total doit passer à la caisse ? Ah oui je considère que Total doit évidemment – Vous faites un point commun avec Jean-Luc Mélenchon ? – Oui, mais j'en ai beaucoup des points communs sur le fond avec Jean-Luc Mélenchon, c'est normal, c'est la gauche. – Revenons aux priorités du Parti Socialiste, je voudrais qu'on parle des territoires ruraux.
On est à 1 an de la présidentielle. Les territoires ruraux souffrent aussi. Parlez des déplacements, du prix du carburant.
Quelle est votre priorité pour les territoires ruraux ? Aujourd'hui je crois qu'on doit reprendre une véritable politique de planification et d'aménagement du territoire dans ce pays qui a été abandonné depuis des décennies. Moi je peux vous en parler longuement, je vis dans la Drôme qui est un territoire rural et j'habite à Saint-Vallier qui est une ville dont j'ai été maire de 4500 habitants.
Qu'est-ce qui se passe dans ces territoires ruraux vous le savez aussi parfaitement avec le groupe EBRAS, on a des services publics qui ont reculé. On a des capacités liées à l'emploi et à l'offre d'emploi qui est en diminution. On a des aides aux collectivités qui sont de plus en plus On a des départements qui sont à l'os, on a des mairies qui sont en grande difficulté.
Donc on doit réaménager le territoire en faisant profiter de la richesse notamment nationale qui peut arriver dans un certain nombre de métropoles et de grandes métropoles en lien avec les territoires ruraux. Moi, je pense qu'on doit créer des partenariats nouveaux. Je vous donne un exemple.
Moi, j'avais une grande difficulté à l'hôpital public à Saint-Vallier dans la Drombe qui devait fermer. Bien, on a passé un partenariat avec les Hospices Civils de Lyon, qui est un grand CHU lyonnais, pour avoir des liens entre les médecins des Hospices Civils de Lyon qui viennent faire des vacations pendant deux jours à l'hôpital de Saint-Vallier. Qu'est-ce que ça a permis de sauver un hôpital ?
Quand vous avez un hôpital de proximité qui reste ouvert, c'est un service public qui est là. Et ça permet aussi de dire à ces habitants des territoires ruraux que l'État est là pour les accompagner, pour les soutenir et que ce ne sont pas des territoires déclassés. Et c'est là aussi un combat politique majeur qui est porté par les socialistes qui dirigent de nombreuses collectivités dans ces territoires.
Pierre Jouvet, Fabrice le rappelait, on a un an de la présidentielle et la gauche hors insoumis était réunie hier soir à la Belle-Ville Oise à Paris. Il a été beaucoup quand même question de Jean-Luc Mélenchon. C'est lui désormais qui dit que le tempo est à gauche – Non, mais moi, vous savez, j'essaye de parler le moins possible de Jean-Luc Mélenchon.
On y est contraint parce qu'on nous pose des questions. – Enfin, c'est surtout parce qu'il a déclaré sa candidature. Est-ce qu'il ne nous y a pas contraint lui-même ? – Oui, mais quelle Et qu'il a frelé le deuxième tour à la dernière présentation.
Oui, mais en réalité, quelle surprise ? Jean-Luc Mélenchon, depuis la dernière élection présidentielle à 20h03, malgré ses déclarations de faite mieux, il n'avait qu'une obsession, c'était de préparer la prochaine élection présidentielle. Tout le monde le sait, c'était un secret de polichinelle.
Aujourd'hui, ce que je constate, c'est qu'il a voulu accélérer sa déclaration de candidature, sans doute parce qu'il voit bien aussi que le reste de la gauche et des écologistes est en train de travailler et de s'organiser. Et qu'il sait très bien une chose, c'est que notre responsabilité à tous les leaders de la gauche et des écologistes de ce pays, elle est de se rassembler et de proposer aux Françaises et aux Français un candidat commun de la gauche et des écologistes parce que Sinon, ce sera quoi ? Ce sera un duel entre la droite et l'extrême droite.
La gauche n'aura pas voix au chapitre et c'est des millions de Français qu'on laisse rendu. Sauf que là, il y a un candidat de la gauche désormais. Il s'appelle Jean-Luc Mélenchon.
Et vous, vous en êtes en train à vous organiser, à essayer de trouver un projet, c'est trouver un candidat, a essayé même de trouver un mode de désignation. Oui, c'est vrai. Mais vous avez un candidat de la gauche radicale, comme ça a toujours existé dans le pays.
Et moi, je considère qu'il y ait deux offres à gauche qui soient proposées au premier tour d'une élection présidentielle n'est pas illogique. Qu'il y ait plus de deux offres politiques qui soient proposées à gauche est une erreur funeste, qui dans le moment politique dans lequel nous sommes, quand l'extrême droite cumule des records dans les sondages en cumulé entre le Rassemblement national et Reconquête à plus de 40 % dans le pays. Quand on voit la progression, notamment idéologique, ce serait une faute politique et majeure pour la gauche et les écologistes de ne pas se rassembler au premier tour de la présidentielle donc moi je me battrais deux candidats compte tenu du paysage politique actuel d'un rassemblement national qui est donné très haut est ce que c'est pas déjà trop comment la gauche elle arrive au second tour avec deux candidats et à la gauche elle arrive au second tour en mettant des La gauche elle arrive au second tour en mettant des idées dans le pays et sur le débat.
Aujourd'hui, on est dans un moment où le débat politique est surtout structuré et matricé par des idées, notamment et de droite et d'extrême droite. Parce qu'on ne parle plus suffisamment de nos propositions de fonds. Je vous disais tout à l quand les socialistes ont présenté leur projet, « Vivre libre », qui est un projet de 600 propositions qui sont faites, 145 pages et j'invite nos téléspectateurs à s'en saisir, à regarder, à l'amender aussi, à faire des propositions quand on parle de la question du pouvoir d'achat quand on dit que la question des services publics est prioritaire quand on propose des mesures sur le logement quand on dit qu'il va falloir s'adapter à l'intelligence artificielle et que par exemple on pourrait repenser la façon de travailler dans nos entreprises et pourquoi pas d'imaginer des nouveaux aménagements du temps de travail je crois que ce sont des débats qu'il faut mettre dans la société qu'aujourd'hui on ne fait pas parce qu'on pense notre temps à se parler entre nous des questions de la gauche qui va avec qui qui fait quoi donc aujourd aujourd'hui moi je constate hier c'est de ça dont vous avez discuté à la baise lilloas mais qu'est-ce qu'il en est sorti est-ce que les choses avancent oui les choses avancent pour une raison simple moi je constate qu'il y a aujourd'hui jean-luc mélenchon qui avait décidé depuis bien longtemps, de se présenter à l'élection présidentielle.
C'est son droit, il le fait. Je dis au passage que Jean-Luc Mélenchon a prouvé ces dernières années qu'il était plutôt celui qui fracturait la gauche, qui lui mettait un plafond de verre et je ne suis pas sûr, y compris pour les insoumis, que ce soit la meilleure solution et le meilleur choix. Mais ils font ce qu'ils veulent, je mets ça de côté. – Ils font ce qu'ils veulent ou vous les appelez ? – Non, il ne peut pas faire gagner la gauche au deuxième tour pour vous. – Non, il ne peut pas faire gagner la gauche. – Donc il n'est pas envisageable une seconde qu'il travaillait avec lui dans et d'envisager de gagner avec lui au deuxième tour. – Non, mais il ne fera pas gagner la gauche.
Un, il ne sera pas qualifié au deuxième tour. Et deuxièmement, le pire, c'est que s'il était, et les enquêtes d'opinion le démontrent, c'est que s'il était qualifié au deuxième tour d'une élection présidentielle, c'est même le meilleur moyen de faire gagner l'extrême-droite ou de faire à la politique de continuation des macronistes parce que ce serait… – Mais vous, contrairement à lui, vous n'avez pas de doute sur la présence du RN au second tour ? – Si j'ai des doutes parce que je pense que Jordan Bardella est un mauvais candidats en vérité et que personne n'ose le dire parce que c'est politiquement incorrect mais je le dis sur votre plateau, je pense que Jordan Bardella n'est pas prêt, que c'est une baudruche politique, je crois qu'en réalité les français sont des gens très politisés, qui dans le moment du débat politique vont aussi arriver et voir ce que les uns et les autres ont dans le ventre, et qu'en fait une élection présidentielle c'est pas simplement une accumulation de vidéos sur TikTok.
Mais pour répondre à votre question précédente, ce que je constate, c'est que dans la gauche, que vous appelez non-mélenchoniste pour la simplifier. Chacun dit aujourd'hui, quel qu'il soit, qu'il faudra un processus pour permettre d'avoir un candidat commun que le morcellement fera la dispersion et fera la défaite chacun se rappelle que en 2002 la division au premier tour de l'élection présidentielle a empêché lionel jospin d'être au second tour et donc d'être président de la république chacun se rappelle que en En 2017, la division a fait aussi que nous n'avons pas été qualifiés au deuxième tour. Qu'en 2022, nous n'avons pas été qualifiés au deuxième tour, toujours par les mêmes effets.
Tout le monde dit une chose simple, que je vais redire, et ça peut vous paraître basique. Je ne sais pas si l'union ça fait gagner, ce que je sais c'est que la division ça fait perdre. Et donc tout le monde se battra pour avoir un candidat commun et 6 ce ne sont pas les appareils qui le font.
Alors 1 déjà pardon mais sur la primaire il n'y a pas tout le monde. Raphaël Luxman par exemple qui est quand à l'heure actuelle dans les sondages en tête de la gauche non-mélenchoniste il n'en veut pas de cette primaire c'est quand même tout le monde sauf le mieux placé mais vous savez en réalité ils seront celles et ceux qui ne veulent pas d'un processus et moi je suis pas un aficionados de la primaire. Ils y seront contraints à un moment ou à un moment. – Y compris un Falmuxman ? – Oui, mais parce que, pourquoi ils seront contraints ? – Y compris François Hollande ? – Oui, François Hollande, je crois qu'il pense lui-même qu'il est dans un moment où il sera peut-être candidat, si justement tout s'écroule, donc c'est peut-être celui qui a le moins intérêt à ça, mais peu importe.
Mais vous, vous pensez qu'il peut être le candidat du PS, François Hollande ? Non, j'y crois pas pour une raison simple. Là aussi, excusez-moi, j'essaye d'être le plus simple et le plus pédagogique possible.
Non, je n'y crois pas parce parce que je ne crois pas qu'il y ait de retour en arrière, moi dans la vie politique, contrairement à ce que peuvent croire certains. Je ne crois pas qu'il y ait une volonté dans le pays de reproposer François Hollande comme président de la République. Je pense qu'il a malheureusement et sans doute de manière assez injuste parfois était trop critiqué pour pouvoir revenir donc je n'y crois pas un instant.
Mais ce que je veux vous dire c'est que le peuple de gauche nous regarde et nous attend et qu'en réalité celles et ceux qui prendront la responsabilité dans les semaines et des mois qui viennent de maintenir la désunion artificielle de la gauche non-mélenchoniste prendra une reprendront une responsabilité historique devant le pays je le redis, quand l'extrême-droite est à ces niveaux-là, quand on est dans un moment où les Français sont pris à la gorge, si nous ne sommes pas capables, nous en responsabilité, de nous mettre d'accord autour d'une table avec un projet politique qui est un projet partagés, avec un processus de départage entre nous, quels qu'ils soient, qui permettent d'avoir un candidat. Justement, Pierre Jouvet, sur ce processus de départage, vous maintenez la date du 11 octobre pour la primaire Pour l'instant, la date du 11 octobre est maintenue. Mais je le redis parce que moi, je vois bien...
Mais pour l'instant, pardon, la candidature de Jean-Luc Mélenchon, elle pourrait vous faire avancer cette date ? Non mais vous savez, moi je vais vous dire, depuis un certain nombre d'années, et vous le savez, je m'efforce et c'est parfois complexe dans la gauche, d'essayer de parler et de rassembler toutes les familles de la gauche, même quand elles ne se parlent plus, même quand elles sont divisées. Et moi je maintiens les ponts, les liens avec tout le monde.
Donc mon objectif, l'objectif du Parti Socialiste, l L'objectif d'Olivier Faure, c'est d'arriver à trouver un chemin qui permette à la fois de partager sur le fond un projet commun et ensuite une méthode qui convienne à tout le monde. Moi j'entends que certains aient des doutes sur la primaire. Je peux le comprendre.
Je leur dis simplement que proposez-vous par ailleurs puisque vous me dites que l'objectif politique est le même que le nôtre, c'est-à-dire d'avoir un candidat commun au premier tour. Si ce n'est pas une primaire, envisageons autre chose, un conclave, une convention citoyenne, un vote de tous les partis de gauche qui se retrouvent, des discussions entre nous. Faisons-le, trouvons le chemin.
Je crois, je considère pour ma part qu'il y a un moment où on doit trancher de manière aussi démocratique. Donc, si ce n'est pas une primaire, qu'on m'explique ce qu'ont fait d'autre. Le candidat du PS, ce sera Olivier Faure ?
C'est acté ? Non, ce n'est pas acté. Il y aura un vote.
Si il y a une primaire le 11 octobre, ce n'est pas forcément Olivier Faure ? Écoutez, Oui, les militants voteront. Vous savez, le Parti Socialiste est un grand parti démocratique qui vote, qui a ses débats en interne.
Et là, nous, on a pris les choses là aussi de manière précise. Chloé Riedel a présenté le projet des socialistes, le projet des socialistes est soumis au débat de tous nos militants. Il sera voté le 25 juin.
Ensuite, nous continuons de construire cette stratégie de rassemblement qui veut permettre d'unifier toutes les familles de la gauche, des écologistes et forces citoyennes comme La Réunion d'hier car on était une initiative. Ensuite, nous aurons le choix de la candidate. Est-ce que ça peut être celui qui est en tête des sondages à gauche qui est votre candidat ?
Est-ce que les sondages vont être une équation importante ? Oui, les sondages, évidemment, peuvent être une équation. Ce que je constate néanmoins, et là aussi soyons directs et lucides, c'est que vous savez, on voit que les sondages peuvent se tromper.
Ça arrive et ça leur arrive malheureusement souvent. Deuxièmement, on voit aussi que la différence entre les uns et les autres à gauche n'est peut-être pas suffisamment grande pour laisser trancher simplement dans des sondages. Si vous avez des candidats qui ont 2 ou 3 points d'écart, que vous êtes dans la marge d'erreur, comment vous tranchez ?
Et je considère aussi et Et c'est ça la vertu du débat, de la primaire, du débat gauche. Parfois on peut trouver qu'on est trop long, qu'on ne tranche pas assez vite, etc. Mais c'est aussi de mettre des idées dans le débat public.
La politique, une élection présidentielle, c'est qu'est-ce qu'on veut faire pour le pays. Je considère que la dernière élection présidentielle a été une élection présidentielle qui a été escamotée dans le débat et qu'on n'est pas allé au fond des sujets et que là on a devant nous des sujets importants. On a parlé des territoires ruraux, on pourrait parler du système de le financement de notre protection sociale, qu'on pourrait parler des retraites.
On doit aller dans le fond de ces débats parce que la France en a besoin et c'est la gauche qui doit les porter. Vous le disiez, le débat politique s'est considérablement droitisé et au-dessus de tout ça, ce sont essentiellement les voix radicales que l'on entend. Quels sont les signes qui aujourd'hui peuvent vous laisser avoir un espoir d'une présence de gauche non-mélenchoniste au deuxième tour ?
Je pense que les Français sont fatigués de notre cirque. Et vous savez, moi je me réfère à ce que les gens me disent. Je vous l'ai dit, vous le savez, j'ai été longtemps un élu local et je reste attaché à mon territoire et je discute beaucoup avec les gens.
Mais les gens en ont ras-le-bol de notre cinéma. Ils en ont ras-le-bol. Vous savez, samedi après-midi, je croisais un responsable d'une auto-école à côté de chez moi qui me disait mais je ne sais pas comment tu fais moi des fois quand j'allume la télé, que je te vois la télé dans des débats, je vais éteindre la télé.
C'est insupportable en fait. On ne comprend rien à ce que vous dites. Vous vous invectivez toute la journée.
Il y a des polémiques, une polémique, chasse une autre polémique mais en fait les français en réalité s'en foutent de tout ça. Donc on veut cristalliser du débat, de la tension permanente qui justement forme ces espèces de pôles de radicalité mais je pense que les français sont fatigués de ça et ce que veulent les français c'est un débat dans le fond sur quel avenir nous leur proposons, quel avenir pour leurs enfants, quel avenir pour la France en Europe, quel avenir pour la France dans le monde. Moi c'est ça que je veux qu'on aborde pendant l'année qui arrive.
Dernière question très rapide, est-ce que si Jean-Luc Mélenchon a du mal à obtenir les 500 parrainages de maires, le PS l'aidera ? Non, je ne crois pas. Mais pourquoi aurait-il du mal à les obtenir ?
Le Rassemblement national a eu du mal à les obtenir la dernière fois. Puisqu'à priori, il est si fort et s'y installer dans le pays. On a compris.
Merci beaucoup Pierre Joubet. Merci d'avoir été notre invité à la une des dernières nouvelles d'Alsace.
Pierre Jouvet