Budget 2024 : audition de Marc Fesneau, ministre de l'agriculture
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 73 %Attaque 9 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00RelanceRéponse directe
Comment renforcer l'attractivité des filières de l'enseignement technique agricole pour atteindre 30 % d'augmentation d'ici 2030 ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures au-delà du pacte enseignant pour répondre à la crise d'attractivité des métiers de l'enseignement agricole ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Les établissements privés catholiques subissent une hausse des frais pour les familles. Comment les soutenir ?
- 8:00OuverteRéponse directe
L'agronomie a été retirée de l'enseignement général. Envisagez-vous de rouvrir ces options ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Les enseignants dénoncent une méthode de calcul des heures de pluridisciplinarité perçue comme 'travailler plus pour gagner autant'. Comment répondez-vous ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Comment renforcer l'enseignement de l'agroécologie et de l'agriculture biologique dans les programmes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Marc FesneauChiffre
« le programme 143 dispose d'un budget de 1,7 milliards d'euros en augmentation de 100 millions. »
- 0:15Chiffre
« 60 % d'internat dans l'enseignement agricole »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
que nous commencions cette poursuite du PLF 2024 avec ce matin l'examen des crédits consacrés à l'enseignement agricole je remercie monsieur le ministre d'avoir accepté notre invitation ce n'est pas la première fois mais par contre je crois que vous êtes un des premiers ministres de l'Agriculture à venir aussi assisument à chaque fois dans pour les discussions du PLF donc on vous en remercie évidemment très sincèrement euh votre présence parmi nous au lendemain l'examen du rapport de de Jacques groperin sur les crédits de de l'enseignement scolaire nous donne l'occasion de témoigner de l'attachement de notre commission à l'enseignement agricole à sa diversité à sa place dans notre système éducatif et au moyens àouer à son fonctionnement cet attachement du Sénat en général et de notre commission en particulier à cette spécificité française que représente l'enseignement agricole n'est pas nouveau nous avions eu l'occasion notamment à travers le projet de loi de finances 2021 de nous mobiliser assez fortement pour alerter votre prédécesseur sur sur les risques encourus par cet enseignement si le schéma de rationalisation des moyens et la trajectoire budgétaire envisagée à l'époque par le gouvernement n'avait pas été amendé par la voix de Nathalie de lâre qui était à l'époque rapporteur pour notre commission des des crédits de l'enseignement agricole une mission d'information sénatoriale avait élaboré l'année suivante pas moins de 45 recommandations destiné à préserver je je cite ce rapport un enseignement agricole de qualité dans l'intérêt des filières agricoles et alimentaires au nom de la cohésion des territoire vous aurez l'occasion monsieur le ministre de nous indiquer dans quelques instants si 2 ans après la publication de ce document Les les recommandations relevant de votre compétence ont pu être mis en œuvre et si les difficultés identifiées à l'époque dont certaines dont que nous avions identifié demeure d'actualité je pense en particulier à à la concurrence entre établissement de l'enseignement agricole entre eux sur certains territoires ainsi qu'à la concurrence entre les formations dispensé par ses établissements et ceux de l'éducation nationale voire avec les formations dispensées par certaines officines du secteur privé lucratif pour reprendre le terme de Stéphane Piednoir au moment où l'apprentissage connaît une progression spectaculaire vous aurez sans doute également à cœur d'évoquer le pacte d'avenir qui devait accompagner le projet de loi d'orientation et d'avenir agricole annoncé par président de la République le 9 septembre 2022 que vous aviez longuement détaillé devant nous l'année dernière et et que je dois vous avouer nous avons un pu un peu perdu de de vue ce pacte devait en particulier contenir un axe consacré à à à la formation et à l'orientation des futur professionnel du vivant nous serions particulièrement intéressés par les éléments que vous pourriez nous apporter sur les résultats des différentes concertation lancée à ce sujet au cours de l'année 2023 monsieur le ministre je ne serai pas plus long et vous propose de d'organiser cette audition en trois temps d'abord en vous laissant la parole pour que vous nous présentiez les les grandes lignes du du budget 2024 consacré à à l'enseignement et à la recherche agricole ensuite je donnerai la parole à Bernard fialer qui est le rapporteur budgétaire pour notre commission des crédits enseignement technique agricole qui est une une demi-journée particulièrement intense puisqu'il sort de l'hémicycle où il rapportait un une PPL et puis ainsi qu'à Stéphane Piednoir et à Lord Arcos qui ne sont pas encore arrivés s'ils souhaitent prendre la parole au titre de leur fonction à l'OPEX je pense en donnant enfin la parole aux autres collègues qui souhaiteraient vous interroger sur les crédits de votre ministère je rappelle pour terminer que cette audition est captée et diffusée en direct sur le site du Sénat monsieur le ministre je vous laisse la parole merci monsieur le Président Monsieur le rapporteur mesdames et messieurs les sénateurs merci de votre invitation je réponds effectivement assez volontiers c'est c'est mieux quand il y a de la continuité et je trouve que c'est bien qu'on puisse faire à cette occasion un point sur l'enseignement agricole et sur le crédit qui sont attachés je sais l'attachement du Sénat ce système édcatif souvent méconnu ou mal connu alors que sa pédagogie sa contribution à l'émancipation de nos jeunes l'engagement de ses équipes éducatives et son rle l'essentiel pour le renouvellement des générations en agriculture et globalement pour le secteur agricole et bien d'autres secteur mérite d'être reconnu soutenu et valorisé c'est aussi des établissements présents sur le territoire pour ce qui est du budget c'est un budget en haose de 6,3% que je viens vous présenter sur cette partie-là euh et qui une fois les transferts de la mission enseignement scolaire réalisé atteindra près de 10 % ce qui est une Haus assez historique de ces crédits je tiens Despré en Blu à remercier la sénatrice de de l' du travail qu'elle a fait son engagement en plusieurs annués et à saluer votre nouveau rapporteur Bernard fialer pour la qualité des travaux qu'il a mené l'enseignement agricole est un appareil de formation moderne porteur de sens et qu'il convient donc de consolider il prépare une diversité de métiers propose à cela une diversité de formation ça prépare après de plus de 200 métiers les métiers des filières agricoles et agroalimentaires les métiers de la filière fouretbois les métiers liés à la préservation et à la mise en valeur des milieux naturels les vétérinaires l'entretien et la création d'aménagement paysagés les services aux personnes âgées ou la petite enfance en milieu rural les services dans les territoires le tourisme l'animation la communication le commerce et la vente bref ça forme a des métiers qui sont très présents sur l'ensemble des territoires en particulier évidemment les territoires ruraux il reposeent en 2023 sur près de 800 établissements présents sur l'ensemble du territoire métropolitain ultramarin et il dispose donc et je sais vous y êtes attentif d'un renignement local et d'une capacité d'innovation et d'expérimentation dans nos territoires et je tiens à saligner des qualités des relations avec les responsables de l'enseignement qui soit public ou privé et leur implication dans les grands enjeux de l'enseignement agricole chacun appte et joue un rôle singulier et complémentaire et chacun reconnaît que le rôle est complémentaire d'ailleurs dans l'ensemble de l'enseignement agricole l'année scolaire 202324 est marqué par la poursuite de l'augmentation globale du nombre de jeunes qui suivent la formation de l'enseignement agricole et c'est une satisfaction dans une démographie globale on en avait parlé je crois l'an dernier déclinante le secteur de l'enseignement agricole est un des rares secteurs qui voit ses effectifs légèrement progresser mais progress c'est quand même par rapport au reste de l'enseignement ça montre l'intérêt qu'ont les jeunes générations pour ce type d'enseignement sur le long cours les effectifs totaux de l'enseignement agricoolle augmente de manière constante depuis 2018 avec 4,6 % d'élèves d'étudiants et d'apprentis en plus entre 2019 et 2022 s'agissant spécifiquement de l'enseignement agricole technique il comptait en 2022 rentrée 2022 186000 élèves en augmentation de 0,3 % par rapport à l'année précédente et de 4 % par rapport à 2019 c'est donc une dynamique qui est enclenchée et on aura peut-être l'occasion de revenir sur la question des apprentis l'enseignement agricole vaille au cheminement de chaque apprenant c'est d'ailleurs une de ses grandes forces je trouve à ceux qui ont déjà un projet assez défini il propose une formation adapté à ceux qui cherchent une voix ou qui cherchent leur voix pour vous dire les choses plus simplement il propose tout un éventail de possibilités et un accompagnement très personnalisé je vrais souligné l'attention toute particulière que l'enseignement agricole porte au plus modeste bien qu'accueillant des élèves au profil social moins globalement moins favorbl que ceux de l'éducation nationale les taux de réussite aux examens et les taux d'insertion professionnel de ces élèves sont régulièrement supérieurs à ceux de l'éducation nationale comme l'a souligné le rapport de 2021 de la Cour des comptes sur le coût et la performance de l'enseignement agricole technique je vrais également insister sur le fait que l'enseignement agricole veille à l'engagement des jeunes tant dans la classe que hors de la classe c'est un accompagnement global avec la démarche des codélégué et dans le cadre des associations des lycéens étudiants stagiaires et apprentis et des associations sportives il propose un enseignement sociocculturel et une ouverture sur l'international qui sont je crois reconnus l'enseignement agricole technique dispose enfin d'un budget de 2024 qui lui permet de préparer l'avenir par l'innovation et la formation de nos jeunes face au défis majeurs de renouvellement des générations en agriculture et de l'adaptation au changement climatique en effet le programme 143 dispose d'un budget de 1,7 milliards d'euros en augmentation de 100 millions par rapport à la loi de finance initiale de 2023 le transfert de 76,8 millions additionnels au PLF 2024 depuis le P141 le programme 141 enseignement scolaire public du second degré pour financer le pacte enseignant portera la hausse réelle à 176 millions d'euros soit une augmentation de 10 % marquant la priorité donnée par le gouvernement et globalement à l'éducation la première priorité de ce budget donc en forte ha c'est donc de renforcer l'attractivité du métier je sais qu'il s'agit d'une préoccupation qui sera exprimée par votre rapporteur ce PLF permet notamment de financer plus de personnel leur cdisation et leur rémunération il permet le renforcement des équipes éducatives et de service de médecine scolaire plus 20 + 20 ETP une hausse conformément à la trajectoire qu'on s'est donné dont on avait déjà parlé ensemble monsieur le Président des effectifs des aesh est prévu les accompagnements des élèves en situation de handicap ainsi que la revalorisation de leur rémunération la cédisation de 223 ETPT d'aesh et c'est un élément important le fait qui puisse être cdisé et de 135 37 assistants d'éducation soit 360 équivalent temps plein la hausse du point d'indice de la fonction publique va concourir pour 10,6 millions d'euros et les mesures bass salaire pour 6 millions d'euros s'ajoute à cela les mesures du pacte enseignant qui seront ajouté par transfert à ce PLF 2024 un transfert à hauteur de 34 millions d'euros permettra de financer la partie socle du pacte enseignant soit l'augmentation inconditionnelle des enseignants et CPE et les mesures d'amélioration de leur carrière ceci correspond à une augmentation je le dis et je le répète de 100 à 230 € net de plus par mois pour les enseignants bénéficiant de l'indemnité de suivi et d'orientation et je le répète sans condition c'est effectif depuis la rentrée 2023 et c'est inédit un autre transfert de 42 millions d'euros pour la partie brique de pâac pour les enseignants qui seront volontaires de cette démarche or dans l'enseignement agricole l'adhésion à des missions de brique a été très importante 58 % des agents de l'enseignement agricole c'est à signaler 53 % dans le seul enseignement agricole public ont souscrit au moins à une démission du PACT chaque brique est rémunéré 1250 brut annuel au total 65 % des briques disponibles ont été attribué et en moyenne cela fait pour reprendre ce schéma des briques 2,6 briques soit en moyenne ça c'est le plus sonnant et tribuchant 240 € mensuel en plus je veuxer cette commission remercier les équipes de direction qui ont qui ont et continuent à accompagner la mise en œuvre de ce pacte et remercier les enseignants qui s'y sont engagés très résolument le versement prochain de la prime dédié aux directions prévu dans le pacte enseignant reconnaîtra ce nouvel engagement évidemment de leur part je veux aussi redire ma détermination à améliorer leur statut d'emploi par ailleurs les discussions avec la DG AFP sont en cours ce statut d'emploi amélioré sera un élément durable de l'attractivité de ces fonctions parfois difficiles et éminentes de direction priorité du budget renforcer la protection de la santé et l'inclusion de nos élèves chemin continue que nous essons de mener depuis plusieurs années qu'on essaie de poursuivre dans la durée c'est la continuité de l'effort qui paye dans ces cas-là 3,8 millions pour revaloriser les assistants d'éducation et le recrutement de 39 ETP d'assistant d'éducation le renforcement de nos équipes de médecine scolaire comme évoqué précédemment le renforcement de la lutte contre le harcèlement scolaire j'ai lancé un plan dédié conformément aux annonces de la première ministre en octobre 2023 construit sur un engagement de longue date de l'enseignement agricole ce nouveau plan renforce la prévention la vigilance le traitement des cas signalés les sanctions évidemment aussi il généralise aussi l'accès au 3018 pour tous dans l'enseignement agricole par ailleurs après une augmentation de 10,3 million d'euros en 2023 notre politique d'école inclusive verra son budget augmenté de 3,5 million d'euros en 2024 euh dont 7 07 sont déjà inscrits au PLF et 2,8 seront l'objet d'un transfert en gestion à partir du programme 230 la troisème priorité de renforcer l'attractivité de l'enseignement agricole pour les apprenants par les les mesures prises je souhaiterais en mettre trois en avant pour être rapide je suis déjà sans doute un peu long mais le budget de l'enseignement agricole augmente de 66,7 million d'euros pour financer laallocation des élèves de la voie professionnelle comme l'a annoncé le président de la République dans le cadre de la réforme de la voie professionnelle les semaines de stage donneront lieu à cette à cette allocation aux élèves de Ka et BacPro en cette année 2324 et il sera opérant à partir de début 2024 le ministère met en place la rénovation de ces bacs professionnels je veux juste en donner quelques éléments certains d'entre vous m'ont saisi à ce sujet comme l'ont fait certains syndicats ce travail de rénovation pédagogique a été lancé dès 2020 soumis à nos instances à partir de 2021 et ces bac pro rénovés se mettent en place en classe de première en cette rentrée sur le fond cette rénovation poursuit un but pédagogique renforcer les temps permettant aux élèves d'appréhender les compétences dans une approche globale et de manière concertée il s'agit en particulier d'étend d'enseignement en pluridisciplinarité c'est-à-dire intervention conjointe de deux enseignants de deux disciplines différentes face aux élèves par exemple mathématiques et agronomie et je pense que c'est très utile cela se traduit concrètement par une semaine de plus de stage collectif plus d'enseignants invités à faire des cours en peie disciplinarité une semaine d' blanche en plus pour que les équipes puissent adapter leur modalités d'enseignement et d'accompagnement des élèves ou préparer cette intervention en pluri les projets qui vont avec évidemment l'évolution des grilles horaires et du décompte des heures de plury entraîne des réactions de certains syndicats de personnel je veux déjà vous indiquer que cette rénovation de bac pro ne se fait pas avec moins de dotation horair pour les enseignements mais au contraire avec légèrement plus il n donc pas de recherche d'économie vis-à-is des enseignements c'est assez facilement démontrable et donc de leur rémunération l'objectif est bien un objectif pédagogique il y a en effet et ceci dit il faut aussi l'assumer des changements de grille horaire et de l'organisation des semaines de cours des semaines de stage et des semaines blanches certaines semaines font l'objet d'un décompte précis des horaires d'autres non et donc certaines fiches de service ont évolué vous l'aurez compris ce nouvel équilibre concis pour une seule raison améliorer la formation un moyen constant voire avec un peu plus nécessite d'être mieux explicité mieux accompagné je m'y emploirai avec le souci avec mon directeur de la dgel avec le souci du dialogue pour faire en sorte que nous puissions aplanir les choses et j'ai rencontrer certains d'entre eux sur le terrain ce weekend et je me suis engagé à pouvoir les rencontrer pour expliciter et démontrer ce que nous faisons enfin le met en place la rénovation de ces bacs professionnels ce travail de rénovation a été lancé dès 2020 soumis là aussi à nos instances donc ça c'est les éléments je pardon excusez-moi je je redisais deux fois la même chose l'évolution des gruilles horaires va se faire dans ce cadre là et donc je disais on va essayer de revoir avec les syndicats qui sont concernés qui sont en émotion enfin ce budget poursuit pardon notre engagement en terme d'orientation et d'attractivité campagne communication aventure du vivant alors je ne sais pas si c'est ça qui a produit l' activité des métiers mais en tout cas reconnaissons que depuis qu'elle a été lancée l'attractivité vers les formations qui mène à ces métiers de l'enseignement et les métiers du vivant est un élément très important et donc je voudrais annoncer aussi que l'agriculture et l'agroalimentaire et ces métiers ont été mis au cœur des pr priorités de la Convention Cadre relative à la découverte des métiers pour les collégiens des classes de 5e 4e 3e qui sera signé par les différents ministres concneré région de France prochainement et enfin dernière priorité et ça me permet de répondre à cette question là placé au cœur de la loi et du pacte d'orientation et de transition pour le renouvellement des générations vous l'avez évoqué 7 mois de travail un certain nombre de préconisation et qui seront poursuivis la première ministre annoncera dans les semaines qui viennent avec moi évidemment ce pacte et cette loi d'orientation il y a plus avoir le sentiment vous avez raison monsieur le Président qu' avait un temps de silence d'une certaine façon le travail s'est poursuivi nous continuons à le travailler évidemment sur les bases de ce que nous avons dit qui était les bases de la découverte des métiers de l'orientation vers les métiers de la facilitation à l'entrée dans ces métiers de l'évolution pédagogique et avec un enjeu majeur pour nous qui est un enjeu de faciliter l'intégration dans ses métiers dans toutes les formes de métiers et de de préparer les grandes transitions on a besoin de former des jeunes qui en situation d'exploitant agricole ou en situation de salariés dans les métiers de l'agriculture puisse se préparer au défi immense qui est celui de la transition écologique de la transition climatique et d'ailleurs au final de la transition des transitions économique évidemment l'accélération des transitions qui s'impose nécessite des compétences nouvelles pour les futurs professionnels le pacte et les lois comportera donc des mesures de découverte de l'agriculture d'orientation au collège et au lycée de création de contrats locaux autour des établissements pour relancer les formations la création d'un Bachelor bac+ 3 agro qui vient combler un manque on l'avait évoqué je crois monsieur le Président dernier pour attirer et permettre d'accompagner la montée en compétence de création d'un processus massif de formation continue des enseignants des formateurs et des conseillers parce qu'il faut former nos jeunes il faut former aussi les formateurs c'est un élément évidemment déterminant et parce qu'ils souhaitent pour beaucoup d'entre eux préparer et mieux accompagner leurs apprenants et les agriculteurs ou les futurs Agriculteurs de France mesdames et messieurs les sénateurs et sénatrice monsieur le Président vous l'aurez compris je crois ce budget est une étape importante pour reconnaître l'engagement des équipes éducatives protéger et accompagner les apprenants consolider un système qui marche il permet à l'enseignement agricole de se préparer à être un outil déterminant pour relever les grands défis de souveraineté de cette décennie que représente le renouvellement des générations et les transitions écologiques et climatique merci monsieur le Président merci Bernard fieller rapporteur des crédits budgétaires pour la commission merci monsieur le Président donc monsieur le ministre vous avez insisté he sur l'attractivité du métier ma première question moi c'est que à la rentrée 2023 certes le nombre d'élèves est légèr en hausse ça c'est surtout dû au succès de l'apprentissage et mais 1 % environ des effectifs parant depuis 5 ans mais la nécessité c'est 30 % d'ici 2030 pour répondre au renouvellement des des génération en agriculture alors est-ce qu'il y a des actions supplémentaires qui vont être proposées pour continuer à à poursuivre un petit peu l'attractivité comme ça des filières de l'enseignement technique agricole et si on attire les il faut aussi faire face au difficultés de recrutement hein auquel l'enseignement agricole à faire face comme l'enseignement d'ailleurs en général ça va demander un nombre d'enseignants supplémentaires d'autant qu'il y a plutôt des petits effectifs he dans dans l'enseignement agricole et quelle mesure donc envisagez-vous au-delà du du du pacte enseignant pour répondre à cette crise d'attractivité par exemple pour certaines disciplines techniques et professionnelles est-ce que la voie dérogatoire pour permettre le recrutement d'enseignants simplement niveauac+ 3 licences alors que actuellement on est sur bac plus 5 qui pose je crois des problèmes de recrutement sur des formations technique est-ce que c'est quelque chose qui qui va être mise en place enfin est-ce que vous pouvez ai nous faire un point sur les les implications euh euh qui vont être des travaux qui vont être menés dans la loi de orientation agricole est-ce qu'il y a des des crédits supplémentaires qui vont venir abonder le programme 143 en 2024 pour la mise en œuvre de cette réforme et puis vous annonciez la la semaine dernière que les agriculteurs sinistrés en en novembre par les les tempêtes et inondations en Bretagne en Normandie dans l'au- de France pourront bénéficier d'un fond de de 80 millions d'euros est-ce qu'il y a des établissements deenseignement agricole qui ont été touchés par ces intempéries et est-ce qui sont euh éligible justement à à ce fond puisqu'il y a des des exploitations agricoles dans ces ces établissements et puis on la DGR nous avait précisé que le nombre d'étudiants par exemple si vous parliez de du succès de du l'enseignement agricole et des échanges internationaux avec pourtant simplement pour 2 % notre total d'étudiants il y en a quand même 9 % qui bénéficient des crédits euh Erasmus euh vous savez qu'on vient de parler de la loi projet de loi immigration et est-ce que la la coopération qui se fait avec des pays euh entre autres les pays africains ù qui nous envoie beaucoup de réfugiés climatiques justement parfois par manque de de ressources lié à des nouvelles pratiques euh agro agrocultural donc peuvent bénéficier quel quel est le le le le par partenariat qui pourrait être fait justement dans dans cette coopération sur l'enseignement des des nouvelles techniques que queon maîtrise parfois chez nous il y a aussi le le l'impact du de la hausse du coût de l'énergie certains établissements nous ont parler de plus de 500 % de frais dans certains établissements et et et les enseignes les l'enseignement privé catholique entre autres qui bénéficient pas forcément partout de participation des régions et que ils sont obligés d'augmenter les frais pour les familles alors que 45 % de leurs élèves sont sont sont [Musique] boursiers vous avez aussi cité parler du problème de de l'école inclusive alors si dans le public il y a des aesh dans le privé c'est des AVS mais qui ont un statut moins attractif euh et moins moins pérenne est-ce que on pourra envisager d'ouvrir la possibilité à ces établissements de bénéficier d'aesh et puis enfin dernière question plus générale c'est que l'agronomie donc ensemble des sciences exactes naturell économique et social nécessaire pour pratiquer et comprendre l'agriculture a été retiré de l'enseignement général de la filière agricole et désormais ce n'est plus qu'une option je cis et certaines voies parmi les syndicats de l'enseignement agricole public s'en sont ému donc est-ce que envisagé de de rouvrir ces ces options pour justement la formation des des chefs d'entreprise dont on aura d'entreprise agricole dont notre pays aura besoin cette première série de questions est assez nombreuse et mais précise merci monsieur le rapporteur d'abord la question de l'attractivité des métiers et l'attractivité de l'enseignement agricole oui une grande part mais pas seulement pas retiré par le par les questions d'apprentissage alors on a je vous fais une réponse en deux temps la première vous dites il faut plus 30 % enfin il faut former plus 30 % d'agriculteurs tous les gens qui vont dans l'enseignement agricole ne se destinent pas donc il faut dans le pardon le le vivier j'allais dire un vile un mot dans le vivier des gens qui sont déjà dans l'enseignement à école faire en sorte qu'on essaie de les encourager aller vers les métiers de chef d'exploitant agricoes et pas peut-être aller vers des métiers où alors je sais pas s'il y a pas des besoins aussi mais une partie du travail doit être fait là me semble-til deuxième élément c'est ce que j'ai dit on a besoin de continuer à travailler c'est ce qu'on porte dans la dans le pacte d'avenir et lois d'orientation de travailler sur découverte des métiers attractivité des métiers c'est un défi he plus 30 mais ça peut pas être que du net plus en enseignement agricole c'est aussi à l'intérieur de l'enseignement agricole qu'est-ce qu'on fait pour encadrager nos jeunes à à travailler sur cette question et donc c'est un processus de découverte et une orientation des un processus national qui sera proposé dans le pacte et dans la loi avec une découverte moi je je suis certain que la découverte au collège est parfois je sais pas si elle est tardive mais elle est pas suffisante je pense que la découverte très tôtd dans l'enseignement priv il faut trouver les voies et moyens c'est parfois techniquement un peu compliqué la découverte très tôt est un élément central d'attractivité du métier nous avons désormais des des populations qui vivent principalement dans les villes et donc ce qui était une découverte un peu du quotidien de la vie de tous les jours ne l'est plus et donc on a besoin de travailler dès le plus jeune âge sur cette question là et on a besoin de penser ce qui est une deuxième révolution que la plupart des jeunes ou d'ailleurs moins jeunes qui vont s'installer dans les métiers de l'agriculture chef d'exploitation autre ne seront pas du tout du tout issu du monde agricole et c'est là qui notre vivier et c'est comme ça qu'on arrivera à retrouver des gens dans ces métiers à renouveler génération et puis évidemment des stages massifs dans tous les secteurs au collège ça nécessite que d'ailleurs nous constituons quelque chose de l'ordre d'accueillance pour des stagiaires donc c'est le travail que nous voulons faire avec les en particulier les Chambres d'agriculture pour faire en sorte que on on sache on peut envoyer des jeunes qui auraient envie d'aller faire des stages dans les dans les collèges dans les dans des stages au niveau collège évidemment la communication qui est important alors il y a un deuxième sujet crise d'attractivité ça c'est des apprenants puis criseattractivité des métiers de l'enseignement vous l'avez dit monsieur le rapporteur c'est c'est assez global euh comme les autres nous participons au travail de de de revalorisation c'est l'objet du pacte enseignant en partie hein euh mais deux c'est la même crise y compris d'identité qui peut être posée sur la question agricole c'est-à-dire qu'il faut qu'on qu'on dise en quoi le métier d'enseignant agricole est un métier d'avenir est un métier porteur de sens alors ça l'est déjà mais il me semble qu'il faut qu'on aille plus loin donc le pacte enseignant vise aussi à ça par la rémunération mais la rémunération est une chose mais aussi le sens qu'on donne aux choses la manière s'organise l'enseignement agricole c'est un élément de l'attractivité euh euh me semble-t-il et sur lequel nous allons travailler alors après on est on essaie de travailler euh et de d'innover en recrutant au niveau licence et on joue en interne en en une et on forme en interne en master pour pour avoir de nouveaux enseignants qui nous permettent de travailler sur ces questions quelques mots sur vous m'avez parlé est-ce que la loi ou le pacte alors une grande partie des moyens ils sont quand même déjà budgetés parce que je je j'ai du mal à dire qu'ayant un budget en hausse globale de près de 20 % lui-même en hausse globale par rapport à l'année précédente de 6 ou 700 millions il faudrait encore vous voyez ce que je veux dire je pense que la question c'est comment on déploie tout ça s'il a s'il y avait des besoins complémentaires on verra ce qui est ce qui est ce qu'on a essayé de construire dans le pacte et la loi c'est de ne pas attendre le pacte ou la loi pour avoir les éléments budgétaires ce qui est un peu parfois peut surprendre mais je trouve que c'est mieux comme une grande partie c'est du PACT pas de dire on va attendre encore une année et perdre une année donc l'idée c'était de gagner du temps en moyen budgétaire et le PACT et la loi viendront montrer la cohérence d'ensemble de de ce de ce travail après sur la question vous avez évoqué sur la question de l'école inclusive c'est vrai à trat tout droit public av vs c'est d'une une autre donc il est impossible d'avoir des contrats de droit public dans privé mais des améliorations qui ont été faites sur les aesh on voocation à tre porté euh pour les autres qui sont sous autres statut et donc c'est un chantier qui est ouvert mais vous avez raison de souligner qu'il faut qu'on pense les deux accompagnement pour pas que l'un et l'autre soit le léser sur ces sujets là sur la question alors question des intempéries euh oui peut y avoir alors bâti assez peu toute façon c'est assuré enfin bref tout ça c'est assez documenté h làas si je peux dire il peut y avoir des dégâts sur les exploitations dans certains cas évidemment ça sera pris je crois pas que ce soit c'est autre chose que le budget des 80 millions que j'ai annoncé qui sont plutôt destinés vraiment au secteur agricole directement touché mais de toute façon nous en avons la responsabilité évidemment il faut que ce soit couvert il me semble que c'est un élément très important sur la coopération avec les pays notamment ceux qui sont en difficulté contenu nous aussi hein mais plus que nous peut-être du fait du dérèglement climatique il y a beaucoup de projets qui sont en cours de coopération c'est une tradition du l'enseignement agricole et donc ça va se poursuivre euh peut-être que ça vaudra le coup de vous en faire un point plus précis même hein mais et que le débat pourrait être l'occasion de le faire mais un autre on travaille avec le Sénégal la Côte d'Ivoire l'Angola enfin bref on a beaucoup de programmes de coopération dans une logique de connaissance et qu'on connaît habituellement aussi dans une logique de de formation pour que des générations de jeunes dans ces pays-là puissent puissent avoir des éléments là-dessus impact du coup énergie euh c'est vrai que dans il peut y avoir quelques difficultés euh euh on a on a on a aidé les affaires autour de avec le Fond de Roulement mais c'est pas une solution pérenne évidemment et donc on va travailler sur l'année 2024 pour regarder et ajuster on avait une année 2023 qui était une année un peu sans qu'on sache comment tout ça allait atterrir on commence à y voir mieux et donc les choses et donc le travail va se poursuivre dans ces affaires là j'en finis juste par la question de l'agronomie en option euh [Musique] oui l'enseignement agricole fait de l'agronomie enfin globalement il fait de l'agronomie partout parce que à chaque fois on se pose la question et en fait plus encore plus avec 72 % de référentiel revu pour intégrer l'agroécologie l'agroécologie c'est l'agronomie hein mais c'est l'agronomie qui s'oriente vers la transition euh et puis l'enseignementécole est le seul je le signale au passage à faire en filière générale une une bac général donc une biologie écologie en spécialité et donc à par les agronomie en filière générale et donc c'est une spécificité donc il me semble que sur ce sujet là on est plutôt bien avancé voilà ce que je voulais vous dire merci monsieur le Président merci monsieur le ministre pour déjà ses réponses alors quelques questions complémentaires en novembre 2023 une centaine d'enseignants ont signifié leur mécontentement par rapport à ce qu'il disaient leur slogan c'était travailler plus pour gagner autant donc et il remettait en question la méthode de calcul qui avait été mise en application sur 30 % des régions académiques et généralisé donc maintenant alors que répondez-vous à ces enseignants et comment comptez-vous expliquer cette nouvelle méthode de de calcul pour ces enseignants vous vous en avez déjà parlé le le harcèlement scolaire pouvez-vous nous dire si la manière d'aborder le harcèlement scolaire est différente puisque on le sait l'enseignement agricole est une échelle différente de l'enseignement général et donc est-ce que les outils doivent être adaptés à l'enseignement agricole et est-ce que le phénomène est aussi massif ensuite évidemment les budgets sont à la hausse le nombre de jeunes qui s'orient vers ces filières est aussi assez positif donc lorsqu'on parle de AVS ou àesh en réalité sur l'attractivité il y a une question sur l'attractivité du métier sur sur la rémunération du métier vous y avez déjà répondu mais il y a une question aussi sur le nombre d'élèves accueillis donc pouvez-vous nous préciser le nombre d'élèves accueillis et du du coup s'il y a plus de d'AVS en réalité s'il y a plus d'élèves accueillis aussi on l'a bien vu dans le budget enseignement scolaire parfois une augmentation de budget ou une augmentation de personnel cache pas forcément un accueil qualitatif je voudrais revenir aussi sur les MFR les Maisons familiales rurales euh il y a une négociation je crois qui est en cours avec la DG qui semble a priori selon les auditions que nous avons pu mener avec le rapporteur s'orienter vers un échec semble-t-il euh et donc l'objet de cette négociation c'est de de revenir sur l'aide par élève donc à partir du moment où cette aide par élève euh à destination des Maisons Familiales Rurales serait un échec euh cette année pour le budget 2024 pouvez-vous prendre l'engagement pour que 2025 on voit véritablement une aide revue c'est un réseau qui est extrêmement développé sur mon territoire et qui répond à une une demande importante euh pour finir je voudrais évoquer le camion du vivant euh puisque on sait que des millions ils sont consacrés et nous avons pu constater au cours de nos audition un certain scepticisme quand même sur le rapport l'investissement et la réalité de l'efficacité puisque un certain nombre de personnes qui étaient présentes aux auditions disaient nous on l'a jamais vu donc euh c'était une une question d'efficacité par rapport au budget monsieur le ministre je vous remercie alors je vais prendre toutes vos questions comme ça ça permettra au ministres de de faire des recroupements éventuellement Marie-Pierre Bonier merci monsieur le Président Monsieur le Ministre moi je rebondis sur deux questions de mes collègues à laquelle vous avez répondu partiellement sur l'agroéconomie et parce que l'agronomie tout simplement parce que vraiment en audition ça nous a ceux qui nous ont interpellé c'est ceux qui enseignent donc il y a peut-être vraiment un véritable sujet à creuser et je rebondirai sur la question d'anque billon portant sur l'évolution des des fiches de service parce que avec cette évolution pour soit ils ont des heures supplémentaires qui perdent les enseignants et pour eux ça vraiment ça revient à travailler plus pour gagner autant c'est vraiment mal perçu et vous l'avez souligné il y a quand même un problème d'attractivité salariale et d'attractivité j'ai envie de dire de l'enseignement général que ce soit en général ou en en en enseignement agricole donc vraiment il faut peut-être vous avez dit que vous avez rencontré ce weekend des membres de de l'enseignement agricole enfin des enseignants il faut vraiment revoir ce sujet parce que c'est c'est pas pas vraiment pas bien perçu là non plus et que concrètement ils ont V un changement et je rejoins la question d'Anie qui est partie sur le fait est-ce que vous allez ce nouveau mode de calcul qui concerne actuellement la pludisci disciplinarité excusez-moi je me su un professionnel a-t-il vocation de se généraliser à l'ensemble des heures de pluridisciplinarité des diplômes deenseignement agricole la deuxième question est très spécifique c'est euh vous savez qu'il y a eu ça concerne les lycées maritimes il y a la loi de 2002- 1574 qui prévoit la possibilité de cdiser les aesh au bout de 3 ans or le ministère de la transition écologique dont dépend le lycée maritime ne tire pas la même interprétation de la loi et donc concrètement les abessages qui exercent dans ces lycées atteignant ces 3 ans d'ancienneté ne sont pas réembaucher et donc pas cdiser le ministère préférant recruter un CDD est-ce que vous pouvez être en lien parce que là c'est aussi une demande qui m'a été remonté est-ce qu'il est prévu de remédier à cette inéquité de traitement entre enseignement agricole enseignement maritime je je reste sur les aesh donc en ce qui concerne l'enseignement agricole pouvez-vous me faire un retour de l'application de la cédisation je crois que ça concernait environ 300 asesh à la rentrée ça concernait environ 300 as à la rentrée sur les près de 800 que compte à l'enseignement agricole ces asesh désormais ne dépendent plus donc des établissements les exercent mais du ministère de l'Agriculture est-ce que vous avez suffisamment de ressources humaines pour répondre à cette évolution parce que je sais que ça a été un sujet aussi dans l'éducation nationale et enfit je terminerai par les postes moyen humains vous avez précisé qu'en effet qu'il a il y a plus 20 ETP en ce qui concerne service médecine scolaire et et et services sociaux mais je tiens à rappeler quand même que donc ça veut dire pas de création de postees d'enseignant alors vous parlez d'un effectif d'élèves qui est quand même une augmentation et et je rappelle qu'il y a eu quand même 316 emplois qui ont été supprimés entre 2017 et 2022 donc ça me pose question Gérard lailleec merci monsieur le Président merci Monsieur le Ministre merci d'avoir rappelé les les enjeux et comme je viens de Bretagne j'ai peut-être des raisons supplémentaires de m'attarder sur ces enjeux s'agissant de l'agriculture et euh je privilégierai évidemment mon questionnement sur les objets de formation agricole mais d'emblé je voudrais dire ici que il me semble que nous avons besoin d'une très grande ambition publique une très grande ambition publique à la fois pour réussir les mutations en cours donc il y a une ambition en matière de contenu de formation ce qui n'est pas l'objet de notre réunion de ce matin et puis nous avons besoin de cette grande ambition publique je le dis aussi dans notre région sans dresser l'enseignement privé contre l'enseignement public au contraire je pense que nos établissements publics ne bénéficient pas forcément des mêmes moyens que nos établissements privés lorsque l'on met les choses en comparaison en tout cas ça réhausse me semble-t-il la responsabilité publique et il vous aura pas échappé que dans une région comme la nôtre nous recherchons aussi dans nos territoires des solutions pour conforter l'objet de ces formations je pense notamment à ce que nous sommes en train de mettre en place un GP regroupant l'ensemble des lycées publics ce qui est une manière à mon avis de commencer à répondre au-delà des questions budgétaires elles-mêmes s'agissant du budget je pense que l'appréciation d'un budget ne vaut que en rapportant ce budget aux objectifs qu'on poursuit donc évidemment en soit il est positif la progression dont vous avez pointé évidemment l'augmentation sensible est un élément positif les efforts particuliers qui sont produits dans le secteur médico-social pour aller très vite mérit d'être pointer plus 20 ETP à rajoutter au 10 du budget précédent c'est plutôt positif je ne sais pas quel est le sort qui a été réservé au 10 précédents peut-être ont-ils été créé peut-être n'a-t-il pas été possible de relever le défi totalement je je ne sais pas vous pourriez nous le dire et puis enfin sur l'attractivité des métiers un peu comme les deux mes deux collègues précédentes évidemment nous sommes interpellés sur cette question du réajustement du temps de travail qui manifestement suscite pas mal d'émotions et de questionnement en tout cas ça n'est pas perçu d'emblé comme une avancée en tout cas l'appropriation par la profession euh n'est pas n'est pas celle-ci par conséquent tout éclairage qui nous permettrait bien de répondre au questionnement dont nous pouvons être l'objet constituerait évidemment un un un point d'appui et d'autre part je pense que si ce sujet pouvait être surmonté et résolu ça constituerait un élément important de la crédibilité de l'attractivité dont je parlais à l'instant merci je n'en dis pas plus merci monsieur le président Martin levrier merci monsieur le Président merci monsieur le ministre pour tous vos propos quelques questions rapides d'abord sur l'apprentissage vous avez parlé du développement de l'apprentissage ma première question est est-ce que ce développement se fait de de la même façon que sur les autres formes d'apprentissage c'estàd beaucoup plus sur le postebac que sur le prébac et si oui comment faire pour améliorer le prébac si non tant mieux pouvez-vous nous expliquer les recettes même chose chose vous avez parlé de la plu ah j'aris pas à le dire pluriisciplinarité voilà je vais essayer de pas le reprononcer celui-là est-ce que dans la loi sur l'apprentissage à l'origine il y avait une volonté de créer des des UFA ou des CFA liés au lycée professionnel est-ce que dans l'agriculture ça s'est vraiment développé est-ce que c'est une piste de développement aussi en particulier dans le prébac et qui aiderait à la plurie j'arrête autre point vous vous parliez de de l'attractivité et et vous expliquer que le vivier le plus important aujourd'hui était plutôt dans le monde urbain pour attirer des jeunes urbains à venir vers vers l'agriculture est-ce que dans ces pistolat et dans le budget il est prévu une logique vers le vers les internats parce qu'on peut se poser la question de faire venir les jeunes dans la ruralité c'est un peu difficile quand même de créer des farmes au milieu de Paris donc comment faire venir et est-ce que l'internat est une piste ouverte ou pas et puis dernier point presque sous forme d'humour vous avez démontré la capacité de des enseignants de du monde agricole de de s'approprier les briques dans le pacte DEP puis plus de 52 % si j'ai bien compris ce qui est un grand succès par rapport à j'allais dire une certaine frilosité dans dans l'éducation nationale quelle est votre recette est-ce que c'est à base de carotes ou pour pour aider l'enseignement l'éducation nationale à avancer sur ce sujet merci euh Monique de Marco pardon merci bonjour monsieur le ministre moi j'ai une question simple je suis là au regard de l'importance et des enjeux de la future loi d'orientation et d'avenir agricole comment allez-vous mettre en place et surtout renforcer l'enseignement de la grroécologie paysane et de l'agriculture biologique au cœur des programmes de l'enseignement agricole je voudrais que vous précisiez un petit peu que ce soit pas une option que ce soit quelque chose qui soit est-ce que cons renforcer cet [Musique] enseignement colombe brossell merci merci beaucoup monsieur le Président Monsieur le le ministre euh deux sujets le premier je je continue à tirer le fil sur la création vous en avez parlé dans votre propos introductif de postes médicauxsoaux euh trois questions précises sur ces créations de postes qui sont pour le coup une bonne nouvelle par rapport au au budget de l'enseignement que nous avons pu examiner la première il y avait des déjà eu des créations de postes au budget de l'année dernière quelle est la proportion de postes qui ont réellement qui sont réellement aujourd'hui occupés en gros est-ce que il y a création de postes mais il n'y a pas d'adulte derrière 2è question la particularité de ces professionnels dans l'enseignement agricole c'est d'avoir des des trajets des temps de des distan entre les différents établissements dans lesquels il et elle travaillent plus important que en moyenne que dans l'enseignement public non agricole est-ce que ce sujet fait partie des sujets sur la table en terme de mutualisation en terme de réorganisation pour concourir à une meilleure attractivité de ces postes et vous aurez compris que il y a évidemment un lien avec ma ma première question et puis dernière question est-ce qu' n'est complètement farfelu d'imaginer des mutualisations avec l'Éducation nationale parce que on peut avoir des proximités d'établissement avec des tutelles qui ne sont pas les mêmes mais plutôt que de fonctionner en sino d'avoir un mode de fonctionnement qui reparte du territoire et de la géographie et de la capacité à exercer son métier et puis deuxè question sur les bourses sur critères sociaux le budget en 2024 s'élève à 44 millions d'euros et il est en baisse par rapport à l'année dernière alors nous avons eu exactement le même échange avec votre collègue ministre de l'éducation nationale qui dont le budget sur les les bourses sur critères sociaux est en baisse qui répond baisse de la démographie je me permets de d'avoir un avis sur l'Opportun é politique de faire des économies quand un Français sur trois déclare ne pas arriver à à manger à sa fin mais en ce qui concerne votre budget vous nous dites légère hausse démographique du coup je n'arrive pas à comprendre comment avec une légère hausse démographique un profil d'élèves dont vous avez d'ailleurs vous-même rappelé dans votre propos introductif que il ntait plus faible économiquement que le le profil moyen des élèves de l'éducation nationale comment est-ce qu'on est explique une baisse du budget sur critères sociaux avec un peu plus d'élèves et des difficultés de vie quotidiennes qui sont elles croissantes merci pour votre réponse vos réponses Catherine main de sailli merci monsieur le Président j'élargi le champ des questions à la coopération menée avec les régions dont la compétence est bien sûr d'assurer aussi euh le financement des infrastructures des établissements mais aussi l'orientation et monsieur le ministre vous avez souligné à quel point il était important que ces jeunes soient bien formés et orientés sont des métiers d'avenir quand on songe aussi au défi qui est notre souveraineté alimentaire et puis après tout les régions elles sont aussi en charge du devenir de de de ce secteur des exploitations agricoles qui retrouvent repreneur et du la politique agricole et de la pêche en général donc comment coopérez-vous et comment s'organise notamment ce cette étape très importante qui est l'orientation et enfin Karine daniel Merci monsieur le Président Monsieur le Ministre sur la question des emplois dédiés mais mais pas forcément pourvu on peut aussi élargir la question au CPE parce qu'il y avait eu des des postes fléchés et et voilà c'est une question qui nous paraît aussi importante pour la cohésion dans les établissements moi je vais plutôt vous interroger sur les questions qui concernent l'enseignement supérieur et la re cherche on a beaucoup parlé de la question de de l'accès des élèves boursiers à à l'enseignement agricole euh j'élargis cette question à à au volet enseignement supérieur et la recherche et au décrochage qu'il y a visiblement entre les établissements publics et les établissements privés euh donc il y a pas les mêmes conditions d'accueil des des étudiants susceptible d'être boursiers ils n'ont par exemple pas accès dans toutes les formations à l'aide à la mobilité internationale euh ça me paraît important de de traiter cette question euh d'équité parce qu'on sait aussi que les établissements privés évidemment sous contrat d'intérêt général contribuent à à à la couverture territoriale de l'enseignement agricole dans les différentes régions et et et on sait aussi que des étudiants de de conditions modestes euh suivent ces formations deuxè question sur le sur le volet enseignement sup la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche avait ouvert à la possibilité d'ouvrir des formations vétérinaires pour des établissements privés donc il y a une première école je crois qui a répondu à à cette à cette possibilité la salle Bovet est-ce que vous avez une évaluation une première évaluation de de des effets de cette ouverture où en sont les accréditations européennes sur ce type de formation et comment se positionne aujourd'hui le ministère de l'agriculture sur d'éventuelles consolidation ou ou nouvelles ouvertures ou bien évaluation de cette nouvelle possibilité merci enfin je l'avais oublié Michel logier non non je me suis juste ajouté à la fin donc pas oublié monsieur le Président merci en tout cas monsieur le ministre savoir est-ce que comme dans l'enseignement général les établissements agricoles connaissent certains problèmes d'insécurité de comportement des des élèves du respect des enseignants du respect des valeurs de notre public du port de certaines tenues vestimentaires alors est-ce que vous avez mis certains moyens en place pour ceci voilà je crois que tous ceux qui voulaient s'exprimer l'ont fait monsieur le ministre je voula Laesser répondre à ces différentes questions certaines se recoupent notamment sur les négociations merci monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Sénateurs je vais peut-être commencer sur la question qui est revenue de façon assez régulière sur la question du temps de travail des des des des des enseignants qui s'émeuvent un peu de la modification alors d'abord je répète les choses il n'y a pas d'augmentation du temps de travail enfin c'est c'est un fait comme disait comme disait l'autre et les faits sont ttus bon deuxème élément il y a une réorganisation du temps travail mais le volume horaire même c'est c'est donc faut pas qu'on dise c'est travailler plus pour gagner autant c'est c'est travailler autant et différemment pour gagner autant mais je répète ce que j'ai dit donc c'est juste pour dire que c'est bien la volonté je le répète il y a pas d'économie budgétaire làdessus donc c'est pas notre sujet on s'en fiche en fait c'est pas c'est pas fait pour ça mais reconnaissons que l'évolution de la PAI pédagogie ça peut pas être un intangible en disant c'est comme ça depuis 2004 ou c'est peut-être quelque chose comme ça il faudrait pas le bouger alors après je peux comprendre que ça ça puiss changer des choses et qui a besoin de comprendre alors quand je dis il faut faire de la pédagogie c'est pas je vous écoute et je fais comme j'ai dit c'est on fait de la pédagogie pour bien détailler regarder expliquer montrer comment ça se passe mais moi je n'en pardon je le dis c'est compliqué d'en rabattre sur la question pédagogique c'est d'abord une question pédagogique et donc on va on va en parler avec les syndicats qui sont concerné ça a été dit par la sénatrice billon SS 100 à 200 agents donc c'est pas c'est pas quelque chose de massif mais c'est pas parce que c'est pas massif que j'en tiens pas compte et que j'écoute pas mais il faut qu'on comprenne bien que la volonté pédagogique elle restera parce qu'on a besoin de faire la pluridisciplinarité plus que jamais y compris pour adapter nos exploitants futurs exploitants futur c'est c'est salvateur la plur disciplinité donc c'est c'est une évolution pédagogique que j'assume et après on va continuer en discuter évidemment avec avec les uns et les autres parce que je suis très attaché à ça sur le sujet 2ème question sur sur ce que disait la sénatrice billon sur les MFR alors je moi je préempte pas un échec quand je commence juste la discussion je je commence la discussion budgétaire avec les MFR et c'est normal qu'il y ait une discussion au moment où je débute je dis pas bon alors maintenant qu'on va échouer non parce que je il peut arriver même qu'on arrive à trouver un terrain d'entente avec les MFR c'est un élément très important mais il y a une baisse constance des effet ça c'est aussi un fait qui s'impose à nous et donc faut qu'on travaille à la fois parce que c'est un réseau qui est très important le réseau des MFR c'est un réseau d'avir territorialement vous le savez aussi bien que moi très présent y compris dans une maille très fine dans des communes qui sont de petite taille donc c'est un élément très important et donc il faut qu'on arrive à à repenser avec les MFR c'est pas une question budgétaire seulement c'est pas une question c'est une question de comment on reconsolide dans notre appareil de formation l'appareil de formation de l'enseignement école il est formidable parce qu'il est très divers dans ses formes et dans sa géographie euh mais donc on a besoin de travailler avec la MFR et donc c'est leur permettre de continuuer à exister et d'être une compésante de l'enseignement agricole auprès des familles on sait à quel point ils sont formidables aussi en terme euh comment dirais-je d'inclusivité et et et alors pour le coup là on est sur quelque chose où il y a moins de jeune et le budget est égal il a pas baissé hein bon depuis des années donc il faut qu'on se repose la question de l'adéquation des moyen je pense que la sénatrice billon pourra pourra le comprendre alors après je finis juste sur l'aventure du vivant j'ai l'impression d'entendre ça toutes les années je me demande si mes prédécesseurs ont pas entendu la même chose c'est il est bien votre bus mais on le voit pas oui alors il y en a qu'un ou deux ça peut pas tourner comme ça on essaie d'être moi je l'ai vu à tour je peux vous le dire alors c'est peut-être qu'il le déplace avec le ministre pour lui faire plaisir que c'est un peukin notre affaire mais je crois pas seulement euh je crois que ça alors il y a pas que mais je trouve que ce concept est un concept où on va vers plutôt que venez vers nous c'est on va vers les gens on va sur les lieux où il y a du monde à tour 45000 visiteurs combien même j'en j'en attrape si je peux dire que s j'ai fait j'ai j'ai fait quelque chose en plus c'est très original de format parce qu'il y a les apprenants les enseignants donc j'entends la remarque mais je je je trouve que c'est plutôt quelque chose qui a fonctionné et qui a fonctioné utilement pour faire connaître les métiers et pour faire en sorte qu'on puisse avancer sur la question du recrutement de jeunes parce que ça c'est un élément évidemment très important alors ensuite il y a une questions sur c'est la sénatrice mon sur la question de la pluridisciplinarité vous m'avez demandé si on comptait généralisé non mais en même temps il faut en faire voilà c'est c'est là aussi on est toujours un peu dans un système français c'est pas ce que vous avez dit hein on dit c'est l'un ou c'est l'autre non il faut la plurdiscipline é mais pas que de la plurie disciplinarité voilà donc c'est pas une volonté les affaires alors lycée maritime vous avez vous-même permis au ministre de l'Agriculture que je suis de dégager en touche mais je vais le faire sincèrement donc pas en touche vraiment sur le ministère qui en charge je vais en parler avec mon collègue Berville ça je prends l'engagement devant vous parce que ça pour le coup je reconnais volontiers que ça n'est pas ça n'est pas dans mes compétent je reviendrai tout à l'heure sur les questions des AES il me semble que c'est un un élément global que vous avez évoqué monsieur le sénateur vous avez évoqué la la question de il faut il faut le budget se regarde à la hauteur de l'ambition alors s'il se regarde à la hauteur de l'ambition plus de 2 milliards en 2 ans sur un budget qui était à 5 je vous laisse entirer les conclusions il me semble que c'est à la hauteur des ambitions voilà après on peut en discuter sur le fond mais je suis pas complètement d'accord avec vous néanmoins je pense que il faut il faut des moyens mais il faut aussi une stratégie et un cap l'ambition c'est pas que des moyens ça vient traduire si vous dites j'ai une ambition que vous mettez pas de moyens c'est un peu vain mais alors là les moyens on peut pas dire qu'ils y sont pas et par ailleurs le pacte et la loi d'orientation permettront de dire aussi le cap au travers d'un objet aussi que vous avez sous les yeux qui est l'objet de la de la planification donc je pense que c'est un élément important de de de rappeler ça parce que je pense que c'est un élément qui permet aussi de dire que je crois qu'on a rien n'est jamais parfait vous m'entendrez je donne assez rarement dans le registre de l'autosatisfaction je suis pas sûr que ça me vienne un jour mais je pense qu'on a plutôt une trajectoire on a un cap et plutôt une vraie trajectoire budgétaire sur sur sur en plus un process triénal comme vous savez budgétairement on a aussi des réflexions triénal il me semble c'est un élément important là-dessus euh alors la recette monsieur il y a des éléments je reviendrai tout à mais la recette monsieur le sénateur lever m'ainterrogé sur la recette pour arrié il y a une culture d'engagement incontestable et puis il y a quelque chose d'une ambiance enseignement agricole qui est particulière je ça m'ériterai de faire des études sociologiques mais il y a quelque chose de particulier dans l'enseignement agricole je dis au passage d'ailleur vous me disiez comment on attire c'est vous qui me posez la question comment on attire des gens qui viennent de la ville 60 % d'internat dans l'enseignement agricole he donc c'est bien quelque chose sur lequel on travaille qui existe c'est hyper puissant et je prétends moi que dans les processus pédagogique l'internat n'est pas un mauvais une mauvaise brique sans faire de jeux mot qui participe de l'inclusivité des élèves du suivi des élèves en continu que ceux qui ont besoin de sortir de chez eux qui sont désocialisés et qui retrouvent là quelque chose du l'ordre du lien d'une petite société qui se crée et donc ça marche plutôt et donc oui si on veut attirer des jeunes de la ville vers la campagne pour faire une caricature il faut qu'on continue cette politique active de l'internat parce que c'est un moyen d'attirer faut qu'on cherche aussi le le le je pense que le plus difficile c'est comment vous faites sortir un élève qui est en î de France proche Paris et proche banlieu pour aller dans une exploitation agricole ça c'est et c'est ça ce qu'on va travailler au travers du PACT parce que c'est évidemment il y a la logistique évidemment c'est compqu parce que comme on se le dit vous l'avez dit certains d'entre vous j'ai pas d'agriculteur au pas de la porte donc c'est c'est et donc c'est moins ça veut dire que vous faites par nature moins de sortie quand vous vivez dans une commune ou dans un village oou l'agriculteur au pas de la porte tous les matins vous le voyez donc on peut pas faire ça en ville donc il faut qu'on construise quelque chose avec les avec l'Éducation nationale d'ailleurs puisqueune partie relève de l'éducation nationale non agricole il me semble que voilà c'est c'est ça et puis de il faut que les agriculteurs et qu'on facilite parfois des réglementation comment dirais-je tatillonne l'ouverture des fermes aux agriculteurs il y a 400000 exploitations en France euh les 400000 n n'accueille pas aujourd'hui mais déjà on aurait la moitié qui accueillerait ça ferait du monde en fait voyez ce que je veux dire alors c'est un peu de temps hein donc il faut une forme de reconnaissance d'une manière ou d' autre je parle pas financière c'est pas le sujet je pense pour les agriculteurs il faut qu'on aménage pour que ça puisse se faire et et donc c'est comme ça qu'on va essayer de construire me semble-t-il la question euh les AESA sur la cédisation reprise effective en gestion et en paye par le ministère de l'Agriculture pardon j'avais pas répondu à cette question mais je fais le paquet ça nécessite d'harmoniser des dossiers c'est à peu près 400 personnes donc c'est pas un tout petit sujet on a remis des moyens l'an dernier d'ailleurs au ministère sur ces questions de gestion des ressources humaines parce que c'était aussi une difficulté que nous rencontrions et donc on va on va essayer sereinement et je le dis avec sérénité moi-même et en transparence pour les agents de faire ça dans le premier semestre 2024 vous avez raison c'est un élément important que que que vous me posez que qu'il faut qu'on essaie de résoudre dans dans la perspective de l'année 2024 euh la madame la sénatrice brelle vous m'avez interrogé sur le taux de couverture des postes à la rentrée c'est 99 % globalement je ne dis pas que c'est simple je ne dis pas que ça sera facile demain donc je préviens que c'est on a un sujet d'attractivité mais le PACT enseignant le sens qu'on donne aux choses la loi d'orientation enfin tout ça doit essayer de montrer ce qu'on fait dans l'enseignement agricole qui soit pas caricaturé ou caricatur parce que deux caricature l'essentiel des métiers auquel on forme ne sont pas des métiers d'IGN d'exploitant agricole il y a plein de métiers dans l'enseignement on connait pas les 200 métiers et j'ai quand même besoin de d'exploitant agricole par ailleurs je rappelle que dans l'enseignement agricole 10 % seulement des jeunes sont ont des parents agriculteurs et je crois 40 50 ou 60 % ne sont pas issu du monde agricole c'estàdire en proximité donc c'est 70 plutôt 70 pardon euh donc c'est une réalité qui existe déjà d'une certaine façon mais il faut qu'on travaille là-dessus on travaille là-dessus parce que ça amène plutôt à des métiers qui sont pas principalement exploitant agricole encore que l'autre jour j'ai rencontré des jeunes et des jeunes femmes je signale que c'est un un enseignement qui est assez bon en parité contrairement à ce qu'on croit de Têt 45 % de femmes 46 directeur est plus précis que moi mais c'est normal il est directeur et et 54 donc si je sais faire les calculs ça c'est les mat qui sommeille en moi c'est normal il est ministre c'est normal il est aussi directeur mais c'est c'est un enseignement c'est un enseignement qui est très inclusif en T de réussi je le disais dans mon propos liuminaire mais très paritaire et c'est une bonne nouvelle contrairement aux images aussi répandues alors un peu genré si on peut dire en terme de profession n'est pas assez paritaire en forêt par exemple et c'est dommage que j'ai besoin de monde en forêt vraiment jeir besoin de profil en forêt donc évidemment mais de ce point de vue là c'est un travail donc on a besoin t de couverture est important mais on a besoin de travailler sur l'attractivité long terme c'est le PACT enseignement c'est la question du niveau de recrutement qu'on a évoqué tout à l'heure il me semble que c'est un élément important laatce évoqué la question qu'est-ce qu'on enseigne estce qu'on enseigne bien oui oui oui je vous assure vous regarderiez der les référentiels on est vraiment alors j'essaie de pas être que il faut qu'on enseigne tout ce que sera l'agriculture de demain le bio l'agro l'agroécologie c'est pour tout le monde parce que je pense que l'agroécologie ça s'impose à tout le monde mais ça c'est c'est c'est fait he déjà c'est c'est c'est une volonté collective après moi je pense qu'on a besoin doter de doter nos jeunes qui vont s'installer d'une d'une d'une palette d'outils parce que la vie qu'ils ont aujourd'hui avec le règlement climatique je peux pas leur garantir comment il sera dans 30 ans donc on leur donne des principes de base l'agroécologie est un principe de base l'adaptation la capacité la mobilité l'agilité c'est dire que je je ne peux plus garantir ce qu'on a pu garantir pendant une quarantaine d'années à un jeune que voilà ton climat voilà ta production voilà ton marché et voilà le monde géopolitique que tu connais malheureusement nous sommes rentrés dans les grands temps de l'incertitude donc dans ces cas-là il y a deux solutions soit on a PE on se replie soit on dit je vais te donner des outils et des moyens d'être agile et de pouvoir naviguer dans cettecertitude et par exemple dans la question de l'agroécologie on fait partie voilà après dire aujourd'hui seulement c'est le bio ou autre c'est compliqué parce que voyez il y a 3 ans tout le monde aurait dire aurait dit va au bio va au bio aujourd'hui on a un tout petit sujet de de consommation sur le bio donc et donc voilà là il me semble que et donc on va travailler d'ailleurs sur la question des compétences entre guillemets psychosociales pour naviguer dans ce monde d'incertitude y compris parce que il y a beaucoup de malêtrre dans le monde agricole et il faut qu'on les prépare à cette incertitude il faut qu'on les prépare aussi au monde dans lequel ils vont évoluer qui donneent le sentiment parfois d'être hostile après c'est le boulot du ministre de l'agriculture et de nous tous me semble-t-il si vous me permettez cette expression de faire en sorte qu'on explique les métiers de l'agriculture parce que pour attirer des gens si je lis juste les articles qui qui explique comment marche l'agriculture ça va pas attirer beaucoup de jeunes hein ou ce que je lis sur Twitter c'est quel jeune va venir j'étais devant les forestiers avant de venir vous rejoindre les actions c'est c'est des c'est c'est l'image qu'on donne des forestiers c'est la coupras la tronçonneuse alors vraiment on dire ah bah c'est incroyable on arrive pas à recruter des forestiers bah oui c'est normal sauf que il faudrait expliquer qu'il y a des gens qui plantent il y a des gens qui observent il y a des gens qui conseillent il y a des gens qui coupent du bois parce qu'il faut mettre ça sur les tables que sur lesquel nous sommes installés et que tout ça participe d'un cercle donc c'est ça aussi je pense qu'on a besoin je je fais la la digression par rapport au psychosocial on a besoin mais si on veut installer des jeunes et si on veut installer des gens dans le secteur agricole globalement on a besoin de valoriser les métiers vous avez quand même des enfants aujourd'hui qui n'osent pas dire que leurs parents travaillent dans des abattoirs c'est c'est pas un métier interdit c'est pas un métier honteux il en faut des gens il bien content qu' a des gens qui travaillent dans les abattoirs et on va manquer des gens dans les abattoirs pour être salarié on va manquer de gens dans les abattoirs pour diriger les abattoirs donc il va bien falloir aussi qu'on dis ça tranquillement pacifiquement aussi pacifiquement je peux le faire mais il me semble que c'est un élément important j'ajoute madame la sénatrice que nous travaillons aussi beaucoup dans les lycées agricoles ça fera l'OG un joint un peu avec les la question des des régions on travaille beaucoup sur les objectifs des galimes les éco citoyens on est très avancé sur ces sujets là dans les notamment parce que l'Internal permet un peu plus facilement parce qu'il y a des tempanks qui sont réservés sans doute à ça et donc je pense que nous sommes plutôt bien avancés sur ces questionsl euh sur la question de des médecins euh la recrutement de médecin je sais plus qui m'a posé la question enfin bref euh on est bien dans la trajectoire avec plus 20 ETP pour transorter globalement le dispositif 15 po alors c'est vrai qu'on a un sujet en permanence mais ça c'est le sujet démographie médicale il touche le donc on a un sujet alors on vous fera passer les chiffres peut-être d'ici la séance sur les éléments de ce que sont les effectifs de médecin je poursuis pardon pour pas être trop long euh la pvoir pvoir des postes je l'ai répondu à la sénatrice Brusselles mutualisation vous avez dit enfin est-ce que chacun cultive sa différence donc il faut être j'essaie de respecter la biodiversité de d'écosystème d'enseignement après tout après tout ça fonctionne pas mal première des mutualisation c'est que ces deux écosystèmes dialogue se comprennent y compris pour dire tu pourrais aller dans l'enseignement agricole ou tu pourrais aller dans l'enseignement général il me semble que euh premier élément de mutualisation pour créer faut créer un climat de dialogueors il existe he mais le renforcer c'est qu'est-ce qu'on fait en primaire qu'est-ce qu'on fait au collège pour que ce dialogue dans les entre les équipes de de ces deux éducations si je peux dire deux modes d'enseignement puissent se parler à date je je dis pas que ça suffirait à mon bonheur mais c'est je trouve que ça serait déjà pas mal il me semble qu'on puisse le faire que vous m'avez interrogé alors c'est madame Danielle je crois sur la question de nouvelle école vétérinaire euh madame la cénatrice alors c'est un c'est la deuxième promotion qui est accueillie donc difficile d'avoir un peu de recul deuxième élément reconnaissons qu'en France cétait formidable nous n'avions pas augmenté les effectifs permettant de fabriquer si je peux dire de former des vétérinaires une très grande partie des vétérinaires français allit qui en Roumanie qui en Belgique résultat on a une démographie vétérinaire désastreuse et nous avons décidé d'inverser la tendance donc on va former le plus possible de gens dans les écoles vétérinaires existantes publi par ailleurs et on voit bien que l'enseignement agricole le fait assez bien que est une école privée qui se soit créée en Normandie puisque c'est là qu' s'est créé ça contribue à l'objectif que nous nous sommes fixés dans les écoles existantes et dans cette école complémentaire de former 75% de vétérinaire en plus d'ici 2030 et ça c'est assez empirique parce qu'il suffit d'ouvrir jeux dire et on va on a déjà 40 % de vet formé en plus depuis 2017 donc là pour le coup j'ai des faits là et des statistiques après on aura un deuxième sujet mais ça c'est moins votre sujet mais ça va être le bienen c'est où est-ce qu'ils vont parce que j'aurais besoin qu'ils aill un tout petit peu en rural pour faire pas que de la canine puisque c'est comme ça qu'on dit maintenant je suis spécialiste de ces questions et on dit la canine et la rurale et donc 40 % faut qu'il soit plutôt c'est comme les médecins en général d'ailleurs à quel endroit ils vont donc on a un sujet d'attractivité territoriale mais ça c'est un deuxième sujet et donc ça ne vient pas se soustraire à l'engagement du gouvernement ça vient compléter parce que sinon on va pas y arriver hein et donc cette école est la bienvenue et nous avons une culture publque privée plutôt solide dans l'enseignement agricole euh plutôt apaisé entre les deux écosystèmes et moi je m'en félicite parce qu'après tout ça permet d'avancer et ça contribue à l'objectif euh qu'est-ce que j'ai oublié de dire euh donc l'évaluation viendra après ah les bourses oui pardon les bourses vous non mais vous avez raison j'essaie de répondre aux questions comme vous l'aurez remarqué euh comme je passe sur la fiche sur les questions des régions je reviens aux bourses euh euh oui on travaille plutôt bien avec les régions alors les régions qu'est-ce qu'on partage on partage les questions de bâtiments on partage la question des personnels c'est on travaille bien sur les sujets des Galim par exemple avec les régions je crois qu'on a plutôt on a besoin de renforcer avec elles les régions euh le travail y compris euh euh de détection d'encouragement euh et ce d'autant que les régions ont une part de la compétence agricole il me semble que c'est un élément euh très important sur cette sur cette questionl puisque la la question y compris du la loi et du pacte d'orientation euh ça va être la question d'avec les régions de trouver les voies et moyens d'encourager par l'investissement d'incourager par l'orientation les choses et donc pas de difficulté sur les bourses euh en fait c'est un guichet donc euh bah ça baisse quand il y a moins de demande ça augmente quand il y a plus de demande je peux pas vous dire mieux sil a plus de besoins il y aura plus d'argent s'il y a plus de besoin il y aura plus d'argent je peux pas vraiment vous dire mieux mon moi-même je suis à penser que voilà c'est comme ça franchement je pense qu'on est plutôt je pense que c'est plutôt pas mal parce que c'est donc c'est pas les critères qui viennent changer les choses qu'est-ce que j'ai oublié de dire les questions de sécurité qui ont été évoqué par le sénateur on n pas eu de fait plus avéré que dans d'autres établissements plusutôt moins il me semble-t-il on a on a évidemment des mesures bah on s'aligne sur les mesures enfin je veux dire les établissement d'enseignement agricole sont soumis aux mêmes règles aux même vigilance à la même vigilance du ministre sur les questions le respect des grands principes compris ceux de laïcité quand les faits sont signalés c'est tout le monde passe à la même toise en nement agricole qu'ailleurs et donc il SEM que c'est un élément il me semble que c'est un élément important de dire voilà je pas d'autre chose à dire à ce à ce stade que le fait que nous sommes nous-mêmes très respectueux et très soucieux du fait qu'on respecte dans l'enseignement agricole aussi quelque chose alors après comme vous avez en plus des élèves qui sont pour beaucoup en internat vous voyez bien que ça facilite aussi le travail permanent de pédagogie et d'ex citation et la relation compris avec les familles le système internat est favorable de ce point de vue voilà monsieur le Président et mes monur ministre la question sur l'apprentissage entre le prébac et le postback ou est-ce que ça se développe autant en prébac PO plutôt partout voilà jusqu'à ingénieur public on a 200 CFPP public donc oui ça se fait là sembleil voilà merci monsieur le ministre pour vos réponses très précises j'essay et et nous aurons à analyser le rapport euh de notre rapporteur dans dans quelques jours cétait important de vous auditionner bien sûr avant merci beaucoup merci tac tac merci bien cette année
Marc Fesneau