đš On ne peut pas laisser les classes populaires payer ce que les milliardaires ne veulent pas payer.
Transcription youtube_captions. Ă recouper avec la source d'origine.
Bonjour Olivier Fort. Olivier Fort, vous ĂȘtes le premier secrĂ©taire du Parti socialiste, dĂ©putĂ© de SĂ©marn. On va Ă©videmment parler de la taxe Zucman.
C'est aujourd'hui qu'elle est dĂ©battue ce matin Ă l'AssemblĂ©e. Vous faites partie de ceux qui la portent, c'est mĂȘme votre partie qui l'a remis par amendement. Mais d'abord, je voudrais vous interroger sur ce qu'il s'est passĂ© hier dans l'hĂ©micycle.
Cette victoire symbolique, ce vote autour de cette proposition du RN. C'est la premiÚre fois qu'un texte proposé dans la niche parlementaire du Rassemblement national est adopté à l'Assemblée. Elle dénonce l'accord franco-algérien de 68.
Est-ce qu'un verrou a sauté Olivier Fort ? Je le crains. Je le crains parce que non seulement le RN l'a emporté mais il a pas emporté que ses seules voix.
Il l'a emportĂ© grĂące Ă la fois donc aux voies d'horizon, le parti d'Ădouard Philippe, grĂące aux partis des LR de Rotaillo Ă©voquĂ© mais aussi grĂące Ă la dĂ©mobilisation de Renaissance qui n'est pas venue dans l'hĂ©micycle et qui a laissĂ© en rĂ©alitĂ© ce vote s'effectuer et donner une victoire certes symbolique mais une victoire malgrĂ© tout Ă l'extrĂȘme droite. Et donc on a le sentiment que tous ces gens qui ont Ă©tĂ© Ă©lus grĂące au fronts rĂ©publicain que les Français sont venus Ă©lire pour dire faites barrage Ă l'extrĂȘme droite et bien ne sont pas au rendez-vous de la promesse rĂ©publicaine. Vous parlez de quoi ?
De l'absence de Gabriel Atal et de d'un grand nombre de ses dĂ©putĂ©s lors du vote. Bon, il y a l'absence de Gabriel Atal, il y a l'absence de ces dĂ©putĂ©s qui on a dĂ©sertĂ© l'hĂ©micycle depuis malheureusement trop longtemps. En fait, mĂȘme y compris pour le vote du budget, on voit bien qu'ils sont totalement dĂ©mobilisĂ©s. un socle commun qui n'existe plus, qui n'est plus un socle et qui n'a plus rien de commun et une partie de la droite qui a dĂ©jĂ dĂ©cidĂ© de commencer Ă regarder du cĂŽtĂ© de l'extrĂȘme droite et qui aujourd'hui effectivement ne se cache mĂȘme plus de ces jonctions idĂ©ologiques avec l'extrĂȘme droit.
Je précise qu'il manquait aussi 16 de vos députés de vos députés socialistes. Oui. Proportion, il manquait des gens partout.
Il y avait dans tous les groupes, il manque du monde simplement proportionnellement. Nous étions trÚs mobilisés hier ce qui n'était pas le cas. Eff, il y avait un tiers seulement du groupe Renaissance et ceux qui étaient présents pour la droite Horizon ou pour la droite LR, eux, ils ont tous voté avec l'excÚs droite.
Et sur le fond, l'AssemblĂ©e a votĂ©, il y a eu une majoritĂ©, maintenant on fait quoi ? La rĂ©alitĂ© c'est que vous savez que c'Ă©tait une rĂ©solution, qu'elle n'a pas de valeur normative, que cette politique lĂ est dans les mains du chef de l'Ătat, que cet accord, il a dĂ©jĂ Ă©tĂ© rĂ©visĂ© depuis 68 Ă trois reprises. que ce que l'on prĂ©tend ĂȘtre des avantages incroyables pour les AlgĂ©riens est une est une histoire qu'on raconte aux enfants, mais c'est une histoire fausse puisqueen rĂ©alitĂ© aujourd'hui le droit commun s'applique quasiment dans toutes les situations aux AlgĂ©riens et que tout ça ne est simplement une volontĂ© lĂ j'ai un peu du mal Ă vous suivre parce qu'on a tout est une volontĂ© je fin la phrase pour vous dire que en rĂ©alitĂ© la seule chose qui existe c'est que le RN cherchait dans un moment oĂč on parle beaucoup d'Ă©conomie et de sociale Ă revenir tout simplement sur les questions qu'il obsĂšdent, sur les questions sur les questions en fait liĂ©es Ă ce qu'il pens Olivier Fort que vous estimez que ce vote doit ĂȘtre balayĂ© et qu'on ne doit pas en tenir compte ?
Mais ce vote est un vote indicatif euh parce que ça se saurait si Ă chaque fois que une rĂ©volution SĂ©bastien Le cornu le premier ministre dit "Je respecte le vote du Rassemblement national, je pense qu'il faut renĂ©gocier l'accord". Oui, il dit aussi dans ce que j'ai entendu hier que il faut faire attention parce que nous avons aujourd'hui un intĂ©rĂȘt Ă ne pas polluer complĂštement la relation avec l'AlgĂ©rie, notamment parce qu'il y a des questions sĂ©curitaires qui sont derriĂšre sur le renseignement, sur la lutte contre le terrorisme et que il n'est pas question de mettre Ă un accord que nous avons nĂ©gociĂ© avec les AlgĂ©riens et je le rĂ©pĂšte qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© renĂ©gociĂ© Ă trois reprises et entre 62 et 2025 Est-ce que en l'Ă©tat que l'Ă©tat irroriginel de cet accord est-ce qu'il est aujourd'hui ? C'est juste mais aujourd'hui il permet tout de mĂȘme un accĂšs facilitĂ© des AlgĂ©riens au titre de sĂ©jour, aux prestations sociales, au regroupement familial.
Est-ce qu'à vos yeux ça a encore du sens 50 ans aprÚs ? Oui, ça a encore du sens. Et quand vous dites qu'il y a un avantage, c'està -dire que par exemple pour le un accÚs facilité par rapport aux autres étrangers l'accÚs facilité, il est en fait que au d'avoir 5 ans à attendre, vous avez 3 ans à attendre pour avoir un titre long séjour.
Franchement, qu'une fois que vous avez ce titre, vous obtenez immĂ©diatement les prestations sociales lĂ oĂč tous les autres Ă©trangers doivent attendre 12 mois voir 18 mois. Ăa ça vous paraĂźt vis-Ă -vis des autres Ă©trangers ? Vous ĂȘtes guinĂ©ens, vous ĂȘtes malien, vous arrivez en France, vous n'avez pas les mĂȘmes droits que les AlgĂ©riens.
Oui, enfin surtout vous en avez parlĂ© mĂȘme droit que les Français et donc la rĂ©alitĂ© donc pour vous il faudrait Ă l'inverse c'est pas remettre en cause cet accord lĂ , c'est remettre en cause les diffĂ©rence entre les Ă©trangers et les français dans l'histoire particuliĂšre avec l'AlgĂ©rie que chacun connaĂźt. Nous avons Ă©tĂ© en fait l'AlgĂ©rie c'Ă©tait quatre dĂ©partements français pendant 130 ans et il y a une histoire qui est une histoire douloureuse et on ne rĂ©pare pas forcĂ©ment l'histoire en 2 ans ou en 3 ans ou mĂȘme en 50 ans et que ça suppose que nous ayons une relation apaisĂ©e avec l'AlgĂ©rie dont nous avons besoin. Mais vous trouvez qu'elle est apaisĂ©e aujourd'hui ? mais n'est pas apaisĂ© mais je souhaite que nous puissions l'apaiser et je ne pense pas que Ă donner des coups de menton permanents, on arrive Ă grand-chose.
Donc pour vous, on ne change pas ces accords. Pour moi, on ne les change pas et euh on cherche au contraire Ă entretenir une relation que j'espĂšre apaisĂ©e que l'AlgĂ©rie. faire en sorte que Bohem sans sal puisse revenir parmi nous faire en sorte que toutes celles et ceux qui aujourd'hui vivent de chaque cĂŽtĂ© de la unitĂ© d'annĂ©e puissent sentir qu'il y a un destin commun parce que c'est aussi ça il y a toujours aujourd'hui pour vous un destin commun oui absolument et quand vous dites il faut obtenir effectivement sur le sort de Boem sans sal ou de Christophe Glaise est-ce que vous avez des moyens de le faire autrement que par le rapport de force oui je pense qu'il y a d'autres moyens et je pense que c'est tout le enfin autrement il faut arrĂȘter de faire de La diplomatie, la diplomatie ça marche.
Enfin, je suis quand mĂȘme Ă©tonnĂ© de votre cĂŽtĂ©, ben on change rien si ça marchait trĂšs bien. Oui, mais aujourd'hui, on a pas le sentiment que ça marche trĂšs bien. Moi ce que je dis, c'est que c'est pas parce que vous allez entraver la vie d'un certain nombre de gens qui sont ressortissants algĂ©riens que vous allez forcĂ©ment dans le mĂȘme temps faire en sorte que Christophe Glaise et Bemal puissent revenir.
Et mĂȘme la rĂ©alitĂ© c'est que je pense qu'Ă chaque fois que nous durcissons la relation avec l'AlgĂ©rie, la rĂ©alitĂ© c'est que le rĂ©gime algĂ©rien s'en sert pour pouvoir au contraire se trouver un adversaire qui permet de faire l'unitĂ© chez lui et le faire sur le dos de la France. Et donc je pense que plus son dur avec nous, moins on doit l'ĂȘtre avec eux. Non, c'est pas ce que je dis.
Je dis simplement que parfois les choses sont plus complexes queon le raconte et il ne suffit pas de montrer les muscles pour que les choses s'arrangent. J'ai presque envie de de rebondir sur ce que vous venez de dire. Il ne suffit pas de montrer les muscles pour que ça s'arrange.
On est vendredi Olivier Fort. J'ai presque l'impression que chaque vendredi vous montrez les muscles. Chaque vendredi vous dites "Ah là là s'il y a pas un truc qui change d'ici lundi, on se censure." Et puis au fur et à mesure du weekend, ça se dégonfle.
Bon, vous trouvez ? Mais en tout cas, c'est ce qui s'est passé le weekend dernier. Mais non, mais cette semaine beaucoup de choses se sont passées et beaucoup de choses ont avancé.
Et donc je peux vous dire que par exemple il y avait la semaine derniĂšre il y avait une surtaxe pour les grandes entreprises de 4 enfin les 400 plus grosses entreprises qui font plus d'un milliard de chiffres d'affaires. Il y avait sur la copie initiale du gouvernement 4 milliards de surtaxe. Il y a 6 milliards aujourd'hui.
Ăa veut dire que le gouvernement l'a fait pour vous en rĂ©ponse Ă l'ite. il le fait pas pour moi mais simplement parce qu'il comprend que si on avance pas et bien il y aura effectivement au bout du compte simplement un vote en conscience qui sera un vote contre le budget et donc rien ne sera possible et le gouvernement tombera et donc c'est la raison pour laquelle je suis pas lĂ pour montrer les muscles. Je dis simplement que les françaises et les français ont posĂ© des exigences Ă plusieurs reprises et qu'il faut entendre ce qu'ils nous ont dit et donc il faut les respecter.
Voilà , la taxe Zucman c'est aujourd'hui. Est-ce que vous dites ce matin si elle n'est pas obtenue, si elle n'est pas votée, si elle ne rentre pas dans ce budget, alors nous nous retirerons. Je vous vais vous répéter ce que j'ai dit les semaines précédentes.
Moi, ce que je souhaite, c'est qu'on puisse corriger la copie du gouvernement. La copie du gouvernement, c'est quoi ? C'est des restrictions nouvelles pour les classes populaires et les classes moyennes.
Ce sont elles qui vont aujourd'hui devoir payer les conséquences de ces 1300 milliards de dettes supplémentaires que nous avons contracté sous la présidence d'Emmanuel Macron. Et donc pour ces gens qui n'en ont pas profité, on leur dit maintenant c'est vous qui allez rembourser. C'est pas normal.
Ăa veut dire c'est les franchises mĂ©dicales qui doublent. Ăa veut dire que on va geler les pensions de retraite, qu'on va geler les allocations familiales, toutes les prestations sociales, que l'on va euh faire en sorte que dĂ©sormais on fiscalise les revenus des gens qui sont qui sont longue durĂ©e, qui ont par exemple le cancer, qu'on va euh fiscaliser les revenus des apprentis. Tout ça c'est absolument impossible Ă imaginer mĂȘme.
Et donc ce que je dis, c'est que il nous faut de l'argent pour corriger la copie. Et donc soit on dĂ©grade euh non pas simplement la note de la France, mais on dĂ©grade le dĂ©ficit et donc nous ne reviendrons jamais niveau. Il faut trouver de l'argent pour Ă©viter que les classes populaires et les classes moyennes ne soient elles-mĂȘmes taxĂ©es.
Ăa ne peut pas ĂȘtre on ne peut pas demander aux classes populaires de payer l'impĂŽt que les milliardaires ne veulent pas payer. Et donc ce que je dis c'est que je ne sais pas si le vĂ©hicule ce sera la taxe Zucmane. Ce que je sais c'est que nous ne pouvons pas accepter le fait que il y ait aujourd'hui des gens qui continuent Ă payer moins d'impĂŽts que tous les Français et qui continuent Ă se plaindre. ce matin, Philippe Verrand qui Ă©tait Ă votre micro et qui vient expliquer oui 251e fortune française 600 millions de patrimoines et qui explique je ne peux pas payer et donc je m'expatrierai si on me demande quoi que ce soit et il dit en fait je ne peux pas payer 2 % de l'Ă©quil de mon patrimoine 12 millions par an pour lui ce serait concrĂštement 12 millions par an non c'est pas 12 millions de plus ça veut dire que soit il paye pas du tout d'impĂŽts et donc lĂ il a tellement optimisĂ© que c'est un scandale absolu soit il paye peut-ĂȘtre dĂ©jĂ 100 millions et dans ces cas-lĂ onendra 2 millions de plus parce que c'est un par c'est unĂŽ diffĂ©rentiel et donc c'est un impĂŽt planchĂ©.
On dit qu'on ne peut pas payer moins de 2 % de ce qui est son patrimoine. Patrimoine qui n'est pas un patrimoine dormant. Ce n'est pas de l'argent dans une chaussette, c'est de l'argent qui chaque année rapporte.
Et il rapporte combien ? Il rapporte entre 7 et 12 % chaque annĂ©e. Ăa veut dire que on ne veut pas le spolier.
On veut dire simplement qu'il s'enrichissent un peu moins vite et faire en sorte que l'argent qui ne paye pas aujourd'hui et bien d'autres n'aient pas à le payer. Vous lui dites ça. Si lui en tout cas décide de partir, il a 2000 employés en France.
Oui, enfin 2000 employĂ©s partiront pas et j'ai son activitĂ©, elle restera en France. Ce que je dis c'est que je vois les rapports qui sont pondus au fur et Ă mesure y compris par des organismes qui dĂ©pendent du gouvernement. C'est 0,001 % de de de patrons qui seraient prĂȘts en rĂ©alitĂ© Ă partir et tant pis qu'il partent.
Mais Ă©coutez, moi je les appelle Ă une forme de patriotisme parce que c'est quand mĂȘme dingue d'avoir des gens qui sont aussi riches et qui disent "Je ne peux pas payer." On va demander Ă un retraitĂ©, quelqu'un qui toute sa vie a travaillĂ© pour enrichir ce pays. On va lui dire "Toi, ta pension, elle va ĂȘtre gelĂ©e et toi qui est dans les 500 plus grosses fortunes de France qui a vu ton patrimoine doubler en 8 ans, et bien tu dis simplement bah voilĂ , moi quand mĂȘme on peut pas me demander plus.
C'est pas normal qu'on ait ce type de rĂ©flexion." Sauf que Olivier, vous le savez. Et on devrait tous ensemble se dire qu'est-ce que je peux faire pour servir mon pays et qu'est-ce que je peux faire pour que ceux qui n'ont rien enfin vous avez quand mĂȘme aujourd'hui 12 millions de françaises et de Français et mĂ©tropole et Outre mer qui vivent sous le seuil de pauvretĂ© et on leur dit Ă eux ben vous on va vous jeter vos prestations sociales.
En revanche bah vous les grandes fortunes, on va rien vous demander. Vous savez que chaque annĂ©e les entreprises elles ont une aide qui est de plus de 200 milliards d'euros. Ăa n'est pas euh juste une paille.
Et ça, je n'ai pas entendu un seul chef d'entreprise dire "Ăcoutez, je comprends, il y a il y a il faut faire des Ă©conomies." Donc bien, c'est c'est vos derniĂšres cartes dans la bataille parce que ça se joue aujourd'hui. La version initiale de la taxe Zucman dont qu'on Ă©voque Ă l'instant, c'est-Ă -dire les 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros, elle a quasiment aucune chance de passer aujourd'hui.
Vous mĂȘme vous avez dit, je ne suis pas sĂ»r que ce soit le bon vĂ©hicule ou que ce soit le vĂ©hicule infinĂ©. Est-ce que je pense que c'est le bon vĂ©hicule, je le dĂ©fendrai mais je ne sais pas si ce sera votĂ© parce qu'il y a une majoritĂ© visiblement contre le taxe Zukman. Jusqu'oĂč est-ce que vous acceptez de descendre ?
C'est-à -dire à partir de combien la barre vous la redescendez, quelle redistribution, sur quelle assiette qu'est-ce que vous allez sur quoi vous atterrissez à la fin ? Je vous ai dit que cette semaine, on avait 2 milliards de plus sur les grandes entreprises. On a en commission voté 2 milliard 7 de plus sur euh la CG sur le patrimoine financier et maintenant il faut trouver la suite pour pouvoir arriver à effacer enfin la suite c'est aujourd'hui qu'elle se joue. ce que vous avez lundi visiblement pour l'instant le débat s'est beaucoup déplacé puisqu'il y a eu là ça a été plus lent que prévu et puis le gouvernement a déplacé les articles en discussion ce qui fait que ce que j'imaginais arrivé en début de semaine arrive en fin de semaine et en début de semaine prochaine.
Donc nous allons voir à la fin de la partie 1 du projet de loi de finance ce qu'il en est s'il y a les moyens de corriger la copie ou s'il n'y a pas les moyens. Et donc, j'espÚre que le premier ministre qui s'est engagé à revenir dans le débat viendra physiquement dans l'hémicycle et qu'il participera et qu'il participera au débat et qu'il dira quels sont les moyens qu'il donne. Et moi ce que je veux, ce que j'attends de lui, ce n'est pas qu'il me dise que il est devenu socialiste, il est de droite, je suis de gauche.
TrÚs bien. Simplement maintenant, il faut qu'il y ait un budget. Et donc pour que ce budget soit voté, il faut que les socialistes, les écologistes, les communistes s'abstiennent et que la droite puisse le voter.
Donc il faut trouver Ă un moment un compromis. Ăa suppose que lui dise puisque la taxe Zucman ne sera pas votĂ©e vraisemblablement et bien nous disent qu'est-ce qu'il met comme outil Ă la place pour recueillir les milliards dont nous avons besoin pour faire en sorte que la copie soit une copie qui ne Bien sĂ»r que il vous a dit qu'il parlerait aujourd'hui. Il m'a dit qu'il parlerait aujourd'hui.
Est-ce qu'il vous a dit je vais prendre mon risque comme il avait fait la derniÚre fois ? Non, il ne m'a pas dit ça. Est-ce qu'il vous a dit je vais m'adresser à vous ?
Vous trouverez des solutions aujourd'hui. Il m'a dit que çaadresserait au parlement. Je ne sais pas ce qu'il dirais pas là .
Mais si vous écrit, s'il vous appelle, c'est bien que il pense qu'aujourd'hui il va vous apporter satisfaction. Ah, je pense que lui a certainement quelque chose à proposer au pays. Je ne sais pas ce qu'il veut proposer et je ne sais pas si ce sera suffisant.
Ce que je sais, c'est que Ă©videmment nous sommes Ă un moment charniĂšre. Il est en tout cas dans un Ă©tat d'esprit si vous avez communiquĂ© ensemble dans ces derniĂšres 24 heures oĂč il a envie que ça marche. Oui, je pense qu'il a envie que ça marche.
Et moi aussi. Il vous l'a dit ? Bah oui, bien sûr, mais euh il sait qu'il n'a pas de majorité.
Je sais que je n'ai pas de majorité et donc nous avons l'obligation de nous parler. Ce n'est pas enfin, j'entends qu'il y a des gens qui voient là une logique complotiste. Il y a pas de complot.
Il y a simplement des gens qui se disent que ce pays forcĂ©ment mais un deal un deal que vous faites un peu hors de l'hĂ©micycle. Ce n'est pas un deal hors de l'hĂ©micycle. C'est des gens qui se parlent parce qu'ils considĂšrent qu'Ă un moment les intĂ©rĂȘts partisans doivent s'effacer devant l'intĂ©rĂȘt du pays.
Olivier fort si aujourd'hui on accumule la taxe sur les holdings qui vient d'ĂȘtre adoptĂ©e, la question de la surtaxe sur les trĂšs hauts patrimoines, la fin du pacte du trail, est-ce qu'il y a est-ce que s'il y a tout ça, vous considĂ©rerez que le compte est bon ? pas complĂštement parce que tout ça euh est bienvenu mais euh je ne sais enfin la taxe du trade vraisemblablement on rĂ©cupĂ©rait de l'ordre de 1 milliard euh sur la taxe sur les holdings, elle Ă©tait dĂ©jĂ dans la copie initiale donc ça n'est pas de l'argent en plus. La sur taxe c'est 2 milliards de plus la saisie sur le patrimoine c'est 2 milliard 7.
Donc on voit bien que la copie commence à s'améliorer. Vous n'avez plus dans ces cas-là besoin de la taxe Zucman y compris de la taxe Zucman Light. Non, on a besoin d'argent.
Je ne sais pas. sous quelle forme ? Moi ce que je crois c'est que on a on pourrait par exemple remettre l'impĂŽt sur la fortune.
On pourrait faire en sorte que aussi on est vous demandez ce matin Ă remettre l'impĂŽt sur la fortune dans sa version initiale simpement. Je dis simplement que ça pourrait ĂȘtre une des formules qui ne serait pas suffisante. LĂ encore ce qu'il faut c'est aussi faire en sorte que sur l'hĂ©ritage l'hĂ©ritage c'est un un gros irritant pour les Français.
Ce que les Français ne savent pas, c'est que pour l'immense majorité des Français et bien quand ils transmettront leur patrimoine, leurs enfants n'auront rien à payer. En revanche, vous avez aujourd'hui des taux qui sont des taux théoriques. Vous avez des taux jusqu'à 45 % effectivement et grùce à ce qu'on appelle le pacte du trail, à la fin, ça se finit par 5 % à payer pour des trÚs gros héritages et ça n'est pas parce qu'ils mettent en entreprise une partie de qui est transmis et qui est protégé effectivement par rapport au voà .
Et donc là -dedans vous avez le yacht, vous avez le la l'hÎtel particulier, vous avez le jet privé, vous avez tout ça et on fait comme si considéré comme des biens professionnels. Voilà qui sont considérés comme des biens professionnels. Et c'est pour ça que je définte taxe Zukman aussi, c'est parce que en réalité nous avons aujourd'hui une façon de raconter l'histoire français qui est une histoire mensongÚre.
Il faut aller plus loin dans les fraudes autour de ces holdings oĂč on met Ă dormir dans des holdings des biens qui effectivement ne devraient pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme professionnels. Vous Ă©voquez la question de l'hĂ©ritage, vous Ă©voquez la question de l'ISF. Je vous repose la question.
Est-ce que vous vous dites aujourd'hui on peut est-ce que vous pourriez vous par amendement Ă un moment ou un autre est-ce que il pourrait y avoir cette discussion est-ce que vous espĂ©rez que le Premier ministre tout Ă l'heure dans l'hĂ©micycle vous annonce le retour par exemple de l'ISF ? Nous n'avons plus nous la possibilitĂ© de dĂ©poser des amendements parce que en fait il y a des il y a des rĂšgles dans le par spĂ©cifique au parlement et donc il y a des dĂ©lais de forclusion et donc lĂ c'est trop tard. Donc dĂ©sormais Ă la rĂ©ponse, nous nous avons prĂȘtĂ© nos propres rĂ©ponses.
Nous avons dit nous cet axe Zucman et ce que j'entends c'est que l'extrĂȘme droite qui l'an passĂ© s'Ă©tait absten euh et qui a complĂštement changĂ© d'avis qui dĂ©sormais dĂ©fend les milliardaires plutĂŽt que la presse ouvriĂšre et bien l'extrĂȘme droite il ont changĂ© d'avis. Cette taxe Zucman vissemblablement ne sera pas votĂ©. Il faut en remplacement de l'argent pas les deux pistes que vous Ă©voquez ça peut ĂȘtre autre chose.
Ce que je veux c'est que cet argent il soit prélevé sur les grandes fortunes, sur les grandes entreprises et qu'on n pas Moi, je ne veux pas que on fasse en sorte que ce soit les classes populaires qui payent l'impÎt des milliardaires. Donc à un moment il faut que le premier ministre accepte cela. Et je le répÚte en fait on a aujourd'hui en fait on a beaucoup épargné les entreprises.
Elles ont aujourd'hui de plus de 200 milliards d'aides chaque année. Et donc puisque ils ne veulent pas y toucher, on dit nous on dit bah il faudra toucher puisqu'on touche pas d'entreprise faut toucher aux grandes fortunes et au grand patrimoine. Et là on nous dit il faut pas toucher au grand fortun et au grand patrimoine.
Et Ă la fin ça donne quoi ? Ăa donne que tout ce qu'on ne prend pas sur les grandes entreprises et sur les grands patrimoines, c'est vous et moi, c'est surtout qui nous Ă©coutent qui vont le payer. Donc ça suppose que maintenant on a un autre choix.
C'est ce choix qui se joue aujourd'hui. Ăa se joue aujourd'hui. Exactement.
Olivier fort.
Olivier Faure