Invité : Nicolas Sarkozy
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut parler d'austérité ?
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Vous parliez de chiffres, est-ce que vous permettez de donner deux exemples ?
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Jusqu'à quand cette augmentation de la CSG ?
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Est-ce qu'en payant plus d'impôts, on peut consommer davantage ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous n'étiez pas contre la CSG quand vous étiez dans l'opposition ?
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Pourquoi avoir choisi cette date pour l'annonce ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Nicolas SarkozyChiffre
« Le déficit total du régime général de sécurité sociale, c'est un mois de prestation. »
- 2:30Nicolas SarkozyChiffre
« La dette de la France a triplé en 3 ans. »
- 3:00Nicolas SarkozyFait
« Nous avons choisi la CSG parce qu'il nous semblait que c'était la forme d'impôt la moins pénalisante pour la croissance et que par ailleurs, c'était également la plus juste socialement. »
- 4:00Nicolas SarkozyChiffre
« 60000 entreprises qui meurent chaque année. »
- 5:00Nicolas SarkozyFait
« La semaine dernière, la France a connu un événement dramatique avec le suicide de monsieur Bergovois. »
- 8:00Édouard BalladurFait
« C'est une affaire assez délicate sur le plan juridique car l'article 20 de la Constitution prévoit que c'est le gouvernement qui détermine et qui conduit la politique de la nation. »
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et France de va la source. L'auteur de ce projet, le responsable si j'ose dire de ce projet sur notre plateau l'autorité du premier ministre également, c'est Nicolas Sarkozi, le ministre du budget porte-parole du gouvernement. Alors, est-ce qu'on peut parler d'austérité ?
Non, c'est pas l'austérité parce que justement ce qu'on veut c'est ramener la confiance. Mais vous parliez de chiffres, est-ce que vous permettez de donner deux exemples parce que c'est ces milliards qui circulent finalement c'est irréel. Chaque jour l'État français perd 1 milliard.
Un milliard, c'est quoi ? C'est l'équivalent de la construction d'une centaine d'écoles primaires. Et le déficit de la sécurité sociale dont vous avez parlé, savez-vous ce qu'il représente ?
Le déficit total du régime général de sécurité sociale, c'est un mois de prestation. Cela voudrait dire tiens que si on ne faisait rien, on serait obligé d'expliquer aux Français que pendant un mois, on ne peut pas payer les retraites, on ne peut pas payer les remboursements de maladie, on ne peut plus faire face au paiement des allocations. C'est cela que nous avons voulu arrêter.
Nous sommes ici Paul Amar pour faire notre devoir et notre devoir nous conduit à prendre des décisions difficiles. Il y a des déficits de l'État, il y a des déficits du régime général de sécurité sociale. Il faut sauver les acquis sociaux et pour cela, il fallait prendre ces décisions.
Donc vous demandez aux Français de faire aussi leur devoirs, c'est-à-dire de payer un peu plus d'impôts, notamment la CSG, jusqu'à quand ? Je veux dire, est-ce que c'est un point de non retour ? Est-ce que c'est irréversible ou est-ce qu'il y aura un moment où on verra plus clair ?
D'abord, pourquoi on a choisi la CG ? On aurait pu aussi choisir la TVA. La question s'est posée, nous avons choisi la CSG parce qu'il nous semblait que c'était la forme d'impôt la moins pénalisante pour la croissance et que par ailleurs, c'était également la plus juste socialement.
Si on augmente la TVA, qu'est-ce qui se passe ? Ce sont les plus petits qui sont davantage pénalisés. Or, le Premier ministre souhaitait que l'effort demandé aux Français à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelles, que cet effort soit le plus équitablement réparti.
Jusqu'à quand ? Dès que l'État des finances publiques le permettra, nous reviendrons sur ces augmentations. C'estàdire, j'imagine que vous avez anticipé enfin que vous essayez bien sûr, mais nous ne voulons pas raconter d'histoire aux français.
Qu'est-ce que nous espérons ? C'est que la courbe du chômage arrête d'empirer, que le chômage arrête d'augmenter à l'horizon du début de l'année 1994. Les mesures que nous prenons aujourd'hui devraient pouvoir porter leurs fruits dans le courant de l'année 198.
Alors, il y a d'un côté la rigueur et de l'autre côté la relance. Est-ce qu'on peut aujourd'hui, honnêtement, objectivement marier c'est le contraire ? Mais permettez-moi de vous dire que ce n'est pas la relance parce que la relance c'est financée par des déficites et justement ce que nous avons essayé de faire c'est de réduire le train de vie de l'État pour dégager des économies pour soutenir l'activité.
Mais c'est pas la rigueur parce que l'effort qu'on demande aux Français, on leur investit tout de suite pour soutenir les entreprises. Qu'est-ce qu'il y a de plus extraordinairement difficile ? C'est la mort des entreprises.
Parce que la mort des entreprises, c'est la mort des emplois. 60000 entreprises qui meurent chaque année, mais nous on veut mettre un terme à cela. Alors, vous faites un effort en faveur des entreprises, on l'a dit, je vais pas y revenir.
Qu'est-ce que vous attendez des chefs d'entreprise ? Si les restructurations continuent, c'est-à-dire les suppressions d'emploi à tout va comme ça ? Non, ce qu'on ce qu'on espère, ce que l'on attend, ce que l'on souhaite, c'est que arrête la mort des entreprises. 60000 faillites chaque année.
Vous savez, il faut parfois 5, 10 ans, 15 ans pour créer une PME. Et en 6 mois, tout est mis par terre. En quoi les Français seront-ils plus heureux s'il n'y a plus d'entreprise ? pour les engager.
Alors ce que nous souhaitons, c'est que les chefs d'entreprise reprennent confiance, que les Français consomment de nouveau. Qu'est-ce que nous avons envie de dire aux Français qui nous regardent ? Voilà, le gouvernement a fait son devoir, on a essayé de remettre les choses des cir, de bâtir ce plan de soutien.
Maintenant, il faut que chacun s'y mette. On ne redressera pas l'activité économique tout seul. Alors, Nicolas Scusi, est-ce que en payant plus d'impôts, on peut consommer davantage ?
Ça aussi le problème ? Est-ce qu'il y a pas un risque ? Il y a un risque bien sûr, mais ce risque que nous prenons avec l'augmentation de la CG, croyez-moi, il est moindre que la véritable bombe à retardement que constituait l'accumulation de déficit.
L'accumulation de déficit, ça conduit un pays à la faillite et nous nous ne le souhaitons pas. Contre, vous n'étiez pas contre la CSG. S'agissant de la CG, l'ancienne opposition devenue majorité.
Vous avez parfaitement raison de me poser cette question. Je n'ai jamais été contre le principe. En revanche, ce que je n'avais pas accepté alors que j'étais dans l'opposition, c'est que l'on crée un impôt nouveau sans exiger en face des économies.
Et vous avez entendu le Premier ministre, qu'est-ce qu'il a dit ? On demande au Français les recettes supplémentaires pour que les retraites soient acquittées dans de bonnes conditions demain, mais dans le même temps, on demandera des économies parce que si les économies n'ont pas lieu, et bien un autre gouvernement appartenant à une autre majorité dans 2 ans, dans 3 ans, dans 4 ans viendra demander la même chose. Il faut qu'en 1994 la sécurité sociale soit équilibrée.
Il en vaade de la sauvegarde de nos acquis sociaux. On ne peut pas vivre au-dessus de ses moyens aussi longtemps. Mais chacun peut bien le comprendre.
Vous connaissez la date aujourd'hui ? Oui, je la connais. 10 mai.
Ce n'est pas un anniversaire pour moi. Pourquoi avoir choisi cette date ? Oh, vous savez, nous n'avons pas choisi cette date.
La semaine dernière, la France a connu un événement dramatique avec le suicide de monsieur Bergovois. Le premier ministre a estimé que le minimum de dessence voulait que pendant une semaine, on respecte la douleur de la famille. C'est la raison pour laquelle nous avons décalé d'un mois l'annonce de ce plan.
Pourquoi lundi pourquoi ne pas avoir attendu mercredi prochain, jour traditionnel du conseil des ministres ? Allez, bien vous voyez que on n'a pas de fétichisme des dates. Comment réagit le chef de l'État aujourd'hui ?
Il n'y a eu aucune réaction. En tout cas sur le projet de redressement, aucune réaction. Non, il n'y a pas eu de réaction.
Mais vous savez, il y a pas eu de mot sur euh sur les acquis sociaux. Non, notamment sur la retraite. J'ai pas posé la question sur la retraite.
On y reviendra avec nos les syndicalistes. Mais vous savez, Paul Mar que le souhaite le gouvernement. C'est en aucun cas polémiqué.
Pourquoi voulez-vous que je vienne ici polémiqué ? Les élections ont eu lieu, les Français ont tranché. Le débat aujourd'hui est arbitré.
Ils nous ont confié les responsabilités du gouvernement. Vous savez Paul Mar, nous on a un devoir, c'est de redresser ce pays et en tout cas d'essayer de dire la vérité, de faire honnêtement notre devoir. Bien sûr que c'est pas facile, bien sûr que ça sera impopulaire.
Et pourtant, qui peut nous dire aujourd'hui qu'il y a une autre solution ? Qui peut nous dire que demain on pourra continuer à payer les retraites si on ne fait pas ce qu'on a fait ? Qui peut nous dire qu'il y avait une autre alternative ?
Je suis très serein, vous savez, ce soir tout simplement parce que je crois que le gouvernement a fait son devoir. François Mterin ais des réserves sur le projet de réforme de la Banque de France. Nous y reviendrons tout à l'heure parce que c'est beaucoup plus précis.
Ce programme de redressement déjà suscité des réactions politiques, Jean-Baptiste Prédali a interrogé les membres de la commission des finances à l'Assemblée nationale. Ce plan d'urgence a réussi à équilibrer l'exigence d'efficacité et l'exigence de justice. efficacité car il permet de soutenir notre économie notamment à travers le plan logement qui je n'hésite pas à le dire est de très bonne qualité et en même temps fort de justice car le recours à la cotisation sociale généralisée est certainement un effort demandé au français mais c'est un effort qui est réparti équitablement.
On nous avait prévenu de toute façon que la pilule serait amer. On ne avait pas dit que la potion serait agréable à avaler. J'espère simplement que nous avons le plus dur.
Nous avons avalé le plus dur et que nous aurons dans les mois qui viennent davantage de motifs de nous réjouir. Des mesures nouvelles sont prises pour améliorer la rentabilité du capital mais pas du tout le niveau de vie des Français. Donc, il faut s'attendre à une augmentation forte du chômage, à une réduction du pouvoir d'achat de ceux qui ne seront pas réduits au chômage.
L'économie française qui est en récession, il faut le dire, comme l'Europe toute entière, on risque de faire 0 % de de croissance cette année. L'Allemagne est à moins ou moins 2. Et quand on ponctionne comme ça des dizaines de milliards de francs sur la consommation, on risque de ralentir encore l'activité économique et d'avoir encore plus de chômeurs.
Réaction patronale et syndicale également. Le patronat est satisfait, la CGT ne l'est pas. Yannique le tranchant a rencontré leur responsable.
Beaucoup d'entreprises actuellement, notamment des petites entreprises qui sont à bout de souffle, qui se demandent si elles vont être obligé de fermer ou de licencier à nouveau. Il est incontestable que les mesures qui ont été prises vont différer ces décisions, vont encourager les chefs d'entreprise à résister, à reprendre espoir et donc on devrait avoir certainement un ralentissement de la diminution de l'emploi. Du fait de ces mesures.
Pour l'heure, on ne peut pas en dire plus. Ce sont essentiellement les salariés, les retraités, les chômeurs qui vont faire les prês, les frais des mesures baladures et ça va pas dans le sens de l'amélioration de la situation, ça va dans le sens de son aggravation puisque ça va peser sur pouvoir d'achat, ça va peser sur la consommation, ça va conduire à plus de chômage donc conduire à deux nouvelles pressions du patronat et du gouvernement pour dire serrez-vous la ceinture, faites des sacrifices. Je crois que c'est c'est le contraire de faire du neuf.
Et nous retrouvons en direct de leur bureau respectif Nicole Nota pour la CFDT, responsable de la CFDT, Marc Blondel, responsable de force ouvrière. Bonsoir. Bonsoir.
Alors Nicole Nota, votre réaction à ce projet global et on entrera dans le détail et puis Marc Blondel donnera également son avis. Bah à l'évidence la ponction est rude pour le pouvoir d'achat des salariés et des ménages. La survie de notre protection sociale exigeait un effort exceptionnel.
Mais la question que l'on se pose ce soir, c'est de savoir si cet effort ne va pas être gâché et si finalement les résultats attendus vont être à l'auteur à la hauteur de la ponction subie par les salariés et les ménages. En particulier, les entreprises sont aujourd'hui au pied du mur. Elles viennent d'obtenir un allègement de moyens financiers sans précédent et il n'est pas possible que le gouvernement leur donne un chèque en blanc, c'est-à-dire fasse confiance à chaque entreprise pour que cela se traduise en emploi.
Et bien nous exigeons, nous attendons du gouvernement ce soir qu'il obtiennent des garanties, qu'il exige des contreparties des entreprises, en particulier par le développement de la formation dans toutes les entreprises, par la réduction du temps de travail. Autant de mesures qui doivent être négociées dans les professions et dans les entreprises, faute de quoi ? L'emploi ne sera pas automatiquement au rendez-vous et ce ne serait pas supportable.
Marc Blondel. Marc Blondel. Oui.
Alors, votre avis sur le projet de redressement ? Bah, écoutez, oui, ça s'appelle bien un projet de redressement. Moi, je m'attendais à une relance.
Il se trouve que c'est un projet de redressement, un projet d'assainissement. Et je dirais que ce projet ne m'incite pas à l'enthousiasme. D'abord parce que les salariés vont payer queles que soient leurs conditions, mais aussi parce qu'on fait des accords ou plus exactement on incite les employeurs à bloquer les salaires.
Je prends l'exemple de l'exonération des allocations familiales qui vont maintenir les salariés au niveau du SMIC et ce vraisemblablement pendant un bon moment. Il va y avoir ce qu'on appelle un effet de seuil. Moi pour répondre à ce plan, je suis partisan qu'on augmente les salaires.
Or, je ne crois pas que la relance de la consommation soit un des éléments de réflexion de l'ensemble. Je le regrette. Ça veut dire que ça provoquera des réactions.
Alors Nicolas Sarkozi, vous répondez quoi à Nicole Not puis à Marc Blondel ? Je trouve d'abord que leurs réactions sont parfaitement raisonnables. J'ai eu un sourire tout à l'heure parce que le le représentant de la CGT, monsieur Vianet, disait que ce que nous avions décidé, c'était l'exacte contraire de ce qu'il fallait faire.
Venant d'un spécialiste de ce qu'il ne faut pas faire, je trouve que c'est plutôt encourageant. S'agissant de de madame Nota, je voudrais lui dire que j'ai j'ai bien entendu son message s'adressant au chef d'entreprise. Nous allons demander des contreparties au chefs d'entreprise.
Il y a la situation de l'UNEDC, il faudra bien faire face au déficit. Il y a le développement formidable qu'il faut obtenir de l'apprentissage, de la formation professionnelle. Mais vous savez, il s'agit pas de faire des cadeaux aux entreprises.
Il s'agit tout simplement de raisonner qui est-ce qui crée des emplois Paul ? Ce sont les entreprises. Quand une entreprise meurt, qui sont les premiers à en être pénalisé ?
Ce sont les salariés. Nous voulons éviter l'hémorragie, la mort des entreprises. Monsieur Blondel, l'augmentation des salaires.
C'est pourquoi monsieur Blondel a dit qu'il n'était pas enthousiaste. Je le comprends, le plan nous-même nous ne sommes pas enthousiastes de prendre des mesures difficiles comme cela. Le plan n'était pas fait pour cela, l'augmentation des salaires.
Mais comme ça serait formidable de pouvoir augmenter les salaires, seulement le problème c'est que nous sommes un gouvernement qui essayons d'être responsable et nous ne pouvons pas distribuer de l'argent que nous n'avons pas parce que distribuer de l'argent que nous n'avons pas c'est faire du déficit, c'est endetter la France. La dette de la France a triplé en 3 ans. Est-ce qu'on peut continuer ?
Vous savez quand on fait des augmentations de salaires en pariant sur les déficits, qu'est-ce qu'on distribue ? Du rêve qui se termine en cauchemar. Nicole Nota et Marc Blondel, vous optez dans l'action pour la protestation ou pour la concertation ? un mot qu' employé d'arbaladure tout à l'heure Nicole Notard les deux à la fois nous allons agir et agir dans les jours et et semaines qui viennent en particulier justement pour que les effets emploi les contreparties dont monsieur Sarkozy parlait deviennent effectives et que cet argent distribué aux entreprises mais agir de la même façon que la CGT agir de manière efficace c'estàdire agir au niveau du gouvernement nous voulons que dans le projet de loi qu'il prépare ses garanties ses contreparties soient présentes et nous allons prendre au niveau des de chaque chambre patronale, au niveau des entreprises.
L'intervention de nos délégués va être importante dès demain pour aller dans ce sens. Et puis nous interviendrons aussi sur la question des retraites car la réforme, vous savez, il la faut la réforme des retraites pour que les retraités de demain n'aient pas de surprise. Mais il faut une réforme équitable.
Il faut une réforme par étape qui ne n'accentue pas les inégalités et les injustices qui sont là aujourd'hui. Donc nous allons attendre du gouvernement demander au gouvernement des espaces de négociation pour que là encore les contreparties que nous attendons aux évolutions qu'il sont qu'il faut conduire nous puissions les obtenir. Mar Blondel protestation concertation action de quelle manière ?
Écoutez, d'abord la concertation, c'est-à-dire la négociation à la fois sur le Premier ministre, nous le verrons dans les jours qui viennent, le 19 mai, je crois pour effister sur la notion de relance par les salaires et pas avec de la poute de perlin pimpin comme dit monsieur Sarkozy. Monsieur SarkoZi sait très bien que lorsqu'on augmente des salaires, ça lui fait de la consommation en plus, des TVA en plus, ça équilibre les régimes sociaux. Il connaît bien tout ça et je sais parce que j'ai lu le document qu'il prévoit 2,5 d'inflation en 1997.
Ça veut donc dire qu'il reste dans la désinflation compétitive. Ça veut donc dire qu'il veut faire pression sur les salaires. Et ça, je crois que c'est inacceptable.
Il faudra des compensations sur ce point et nous ferons pression à tous les niveaux. Et je crois effectivement qu'à un moment donné et ben les salariés se feront entendre. Mais moi je ne suis pas pyoniste, je ne lis pas dans le mar de café.
Et bien nous verrons après avoir discuté avec nos représentants syndicaux, la commission exécutive, nos instances, nous prendrons le pou des salariés et si les salariés estiment effectivement que la pression est insupportable, et bien nous serons là et pour les aider à agir. Le dernier mot ? Oui.
Qu'est-ce qui est dit ? Qu'est-ce que viennent de dire monsieur Blondel et madame Nota ? C'est tout simple, ils veulent la concertation.
Quel a été le premier rendez-vous du premier ministre ? rencontrer les dirigeants d'organisation syndicale. Pourquoi ?
Parce que ce que nous voulons, Paul Amar, ce n'est pas imposer, c'est convaincre. Convaincre que ces mesures difficiles, on ne les prend pas par plaisir 4 semaines après notre arrivée au pouvoir, il y avait pas d'autres solutions. Alors oui, dialoguer avec les organisations syndicales, échanger, convaincre, essayer de sortir le pays de la crise.
Oui, c'est ce que nous voulons faire. Mais madame Nota a dit quelque chose très important pour moi. L'effort doit être équitablement réparti.
Mais pourquoi croyez-vous que nous avions nous avons décidé de plafonner la déductibilité de la CG ? C'est justement pour que les plus petits, ceux qui socialement sont plus défavorisés aient le moins à participer à l'effort nécessaire. Merci Nicole Nota et Marc Blondel pour cette première réaction sur le plateau de France 2 en direct de vos sièges.
À bientôt. Édouard Baladur a également présenté en conseil des ministres le projet de réforme de la Banque de France visant à lui donner une plus grande autonomie. Sophie Jouvre en précise le contenu.
Chaque jour, plusieurs millions passent entre leurs mains. Elles sont compteuses de billets à la Banque de France. Mais leur banque n'est pas seulement une caverne d'Alibaba.
Sa mission va bien au-delà de l'émission de billets et de la surveillance des réserves d'or. Son gouverneur, Jacques de la Rosière est en fait le chef d'orchestre de la vie monétaire. Un chef d'orchestre dont l'autorité est encore renforcée dans le projet de loi réformant la Banque de France.
Nommé en conseil des ministres pour 6 ans, il sera irrévocable et donc affranchi de la tutelle du gouvernement. Sa mission, assurer la stabilité des prix. Pour cela, il disposera, comme par le passé, d'une arme terriblement efficace, les taux d'intérêt, ces fameux boutons de réglage de l'économie.
Mais c'est toujours au gouvernement qu'appartiendra la décision de d'évaluer ou de réévaluer le franc. Le projet de loi dote par ailleurs la Banque de France d'un conseil de la politique monétaire indépendant. à lui de réguler les quantités d'argent en circulation.
Lors de son examen devant le Parlement, ce projet de réforme risque de donner lieu à des débats électrique. Rien à voir avec l'atmosphère lambrisée et feutrée de la Banque de France. François Mitterran est intervenu sur ce point au cours du conseil des ministres.
Le chef de l'État a mis en garde le gouvernement sur la constitutionnalité du projet de loi. Ce texte, a-t-il dit, pourrait être remise en cause s'il n'était pas conforme à la Constitution et à la vie déjà exprimée par le Conseil constitutionnel. Édouard Baladur, sans vouloir polémiquer publiquement, a répondu indirectement au président à la suite d'une question d'un journaliste cet après-midi.
C'est une affaire assez délicate sur le plan juridique car l'article 20 de la Constitution prévoit que c'est le gouvernement qui détermine et qui conduit la politique de la nation et c'est pas moi qui dirai le contraire. Et il ne peut donc s'agir pour le gouvernement de renoncer à un pouvoir que lui confère la Constitution, sauf par application d'un traité international. Alors, la question est de savoir si on peut mettre en œuvre les dispositions nécessaires quelques mois ou peut-être même davantage avant que ce traité international ne soit applicable.
Nous allons en discuter, monsieur le ministre, de l'économie et moi-même, et je suis persuadé que nous arriverons à trouver une bonne solution. Alors, est-ce que ce point peut faire l'objet d'une polémique d'une controverse publique entre le chef de l'État et le gouvernement ? Non, il n'y aura pas de controverse.
Pourquoi ? Nous ne voulons pas bouleverser la Constitution et ne pas respecter la Constitution. Qu'est-ce que nous voulons faire ?
Nous voulons que les taux d'intérêt baissent. Pourquoi ? Parce que les taux d'intérêt qui baissent, ça permet de relancer la consommation.
Et parce que des taux d'intérêt qui baissent, ça permet aux entreprises d'investir et donc de gagner des parts de marché. Alors, quel est le rapport entre la baisse des taux d'intérêt et l'autonomie de la Banque de France ? Bien, c'est tout simple.
Si la Banque de France est autonome, nous voulons signifier au monde que les hommes politiques français s'interdisent de toucher à la monnaie pour des raisons électorales, bref de faire marcher la planche à billet. Et bien si l'institut d'émission de la monnaie est autonome, c'est une garantie supplémentaire qui est donnée et ainsi les taux d'intérêt pourront baisser. C'est bon pour la consommation, c'est bon pour l'investissement, mais c'est vrai, si c'est pas conforme à la Constitution, ça sera annulé par le Conseil constitutionnel.
Donc il faut que ça soit conforme à la Constitution. Merci Nicolas SarkoZi pour toutes ces explications.
Nicolas Sarkozy