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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 10 décembre 2025 18 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

Échanges avec Nicolas Sarkozy, budget, maisons closes… L'interview intégrale de Sébastien Chenu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir écrit à Nicolas Sarkozy ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy dit que vous l'avez invité à ne pas tourner le dos à la France. Est-ce vrai ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de l'analyse de Sarkozy sur une union des électeurs ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy dit que le RN est le centre de l'opposition. Qu'en pensez-vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Ce budget est-il pire que s'il n'y avait pas eu de budget ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La suspension de la réforme des retraites est dans ce budget. Pourquoi l'avoir votée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Sébastien ChenuFait
    « Le Rassemblement national touche et rassemble bien plus largement que des électeurs de droite ou que des électeurs déçus des LR. »
  • 8:00Sébastien ChenuChiffre
    « Ce budget est le pire budget, le pire PLFSS en tous les cas, hors période de crise économique aiguë, c'est le pire, 25 milliards d'euros supplémentaires de déficit. »
  • 12:00Sébastien ChenuChiffre
    « Ils viennent de voter des hausses d'impôt massives puisqu'il y a 2 milliards et demi à peu près de hausse d'impôt, la CSG, les mutuelles. »
  • 14:00Sébastien ChenuChiffre
    « Les rendez-vous se multiplient d'ici fin janvier. La moitié des patrons du CAC 40 auront rencontré Marine Le Pen et Jordan Bardella. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 8h28, vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Madame.

Vous êtes député RN du Nord, vous êtes vice-président de l'Assemblée nationale. On va évidemment revenir sur ce budget qui a fini par être voté hier, mais j'avoue être extrêmement surprise ce matin de découvrir la relation épistolaire que vous avez nouée avec Nicolas Sarkozy. Il vous consacre Nicolas Sarkozy deux pages dans son livre qui qui paraît aujourd'hui, il dit de vous que vous lui avez écrit, que vous lui avez, je cite, adressé des courriers de soutien, que vous vous êtes même engagé à lui adresser un courrier de soutien chaque semaine, aussi longtemps que durerait mon incarcération, dit Nicolas Sarkozy.

Il parle de missives assez longues, bien loin des messages s'inspirant de textos habituels. Le contenu était sensible, personnel, humain. Il parle de vous comme d'une personnalité, je cite, sensible, capable de s'élever au-dessus des querelles politiciennes pour aller à l'essentiel des rapports humains.

Je n'oublierai pas l'étonnement qui fut le mien et le bienfait que cela me procurera. » Pourquoi vous lui avez écrit ? – D'abord parce que Nicolas Sarkozy traversait une situation difficile et injuste.

J'ai horreur de l'injustice, j'ai considéré que la mesure d'exécution provisoire qui lui était infligée alors qu'il était présumé innocent et qu'il devait continuer à bataillé pour faire valoir cette innocence, eh bien cette mesure d'exécution provisoire qui l'enfermait, qui l'incarcrait était injuste et humiliante. J'ai considéré que tout en ayant quitté la famille des Républicains il y a bien longtemps c'était encore l'UMP lorsque je suis parti et en ayant été très heureux de rejoindre Marine Le Pen je n'ai pas oublié parce que je pense que dans la vie il ne faut pas se renier je n'ai pas oublié mes années de campagne auprès de Nicolas Sarkozy et j'ai considéré que lorsque un homme a un genou à terre c'était le cas de Nicolas Sarkozy il est normal de lui adresser un message de soutien c'est comme ça que je vois les choses dans la vie. Il dit que vous l'avez invité à ne pas tourner le dos à la France et à la politique c'est comme ça qu'il le dit nous avons besoin de votre expérience lui avez-vous dit oui c'est vrai je crois que les déclarations de Nicolas Sarkozy qui sont faites à la lumière de l'expérience qui est la sienne ce qu'il dit aujourd'hui du du Rassemblement national, de Marine Le Pen, de l'état du pays, de ce qu'a fait Emmanuel Macron de notre pays, montre qu'il a le recul, l'expérience pour pouvoir...

Vous l'avez lu ? J'ai lu un certain nombre de pages, ce qu'on appelle les bonnes pages. Je vais évidemment l'acheter, je crois qu'il sort aujourd'hui je l'achèterai.

Il y a beaucoup de choses aussi sur le RN et au-delà de ce qu'il dit de vous, je voudrais vous entendre sur ce qu'il dit au fond d'une union de refaites du côté au minimum des électeurs. Et vous en êtes l'incarnation, vous qui, vous le rappeliez, êtes passés des Républicains au RN aujourd'hui et semble-t-il que vous ne reniez pas aussi cette partie-là. Il dit beaucoup d L'actuel électeur de Marine Le Pen ou Jordan Bardella était à mes côtés lorsque j'étais dans la politique active.

Jamais lorsque j'étais président de l'UMP, ni le père ni la fille n'ont été présents au second tour de l'élection présidentielle. Insulter les dirigeants du Rassemblement national, c'est insulter leurs électeurs, donc les nôtres, au moins potentiellement. Il estime qu'il y a une sorte de porosité au minimum dans vos électorats ?

Oui, le Rassemblement national je crois n'est pas enfermable dans ce qu'on peut appeler l La droite uniquement, le Rassemblement national touche et rassemble bien plus largement que des électeurs de droite ou que des électeurs déçus des LR. Si nous avons tant de députés, si Marine Le Pen fait des scores tellement important, si Jordan Bardella est en tête des élections, c'est parce que nous rassemblons des électeurs qui viennent d'univers politiques très différents. Mais je crois que Nicolas Sarkozy dit une chose qui est intéressante.

Il dit que le Rassemblement national est le centre de l l'opposition dans le pays, que ça se fait autour de lui. Enfin il vous RPRise si je puis me permettre d'expression. Il dit que lorsqu'il a pour la première fois rencontré Jordan Bardella, il m'a fait penser, dit-il, au RPR au temps de Jacques Chirac.

Oui mais c'est pas désobligeant. D'ailleurs c'était un mouvement en conquête, c'était un mouvement, le RPR qui rassemblait à la fois les ouvriers, les patrons, c'était le gaullisme, c c'était, je crois, comme le définissait, je crois que c'est Pompidou qui disait c'est le métro à 5h du soir. Eh bien je pense que le Rassemblement National c'est un peu ça.

Est-ce qu'il est en train de vous adouber ? Et je ne sais pas dans quelle mesure d'ailleurs c'est une bonne nouvelle pour vous ou pas, mais lorsqu'il dit que les exclures du champ républicain seraient une erreur et un contresens. Tout autre comportement serait absolument incompréhensible pour des Français qui supportent de plus en plus difficilement les outrances de la France insoumise et le cordon sanitaire factice et ça il l'écrit entre guillemets Nicolas Sarkozy autour d'un rassemblement national qui ne constitue pas un danger pour la République.

Je crois qu'il a tout dit parce qu'il entend, il connaît le pays Nicolas Sarkozy. Il voit ce que disent les électeurs. Les électeurs qui votent pour le rassemblement national sont de parfaits républicains, les dirigeants du rassemblement national sont de parfaits républicains.

Lorsqu'il rencontre Jordan-Anne Bardella, il voit, il comprend, il le sait, et il comprend la mue. Il dit qu'il y a deux RN. Il dit qu'il y a l'ERN de Jordan Bardella, et l'ERN, dit-il, canal historique, notamment autour de la figure de Marine Le Pen, dont on sent qu'ils n'ont pas du tout ses égards.

Non mais Nicolas Sarkozy ne promeut pas le Rassemblement National, il reste un adversaire politique, il reste quelqu'un qui défend une autre ligne politique, mais en revanche, il est lucide. Il est lucide sur l'AMU qu'a entamé Marine Le Pen, ce qu'elle a fait du Front National en le transformant en Rassemblement National. Il est lucide sur ce que nous sommes.

Il est lucide sur la force que nous représentons. C'est quoi la prochaine étape C'est en effet, alors vous avez longtemps dit que vous étiez contre l'union des droites. L'êtes-vous toujours ?

D'ailleurs Nicolas Sarkozy ne parle pas d'union des droites. Il dit qu'il faut dépasser les clivages en empêchant le barrage républicain. Et c'est ça qui est intéressant, c'est qu'en En fait, nous on est pour le dépassement des clivages.

Marine Le Pen l'a théorisé il y a bien longtemps. Et le barrage républicain n'est que simplement un retour, n'est que simplement une facilité que se donne le système pour conserver ses places. Mais il faut dépasser évidemment les droites.

Je vous interroge dans un instant sur le budget, mais encore un mot sur la situation de la France. Ça c'est dans les colonnes du journal Le Point que Nicolas Sarkozy dit la situation. La situation est grave.

Les conditions d'une explosion ont rarement été ainsi à ce point réunies. Il estime que la France est en danger. Oui, la France est en danger.

Elle peut basculer sur plusieurs points. Elle peut basculer parce qu'elle serait confrontée à une crise obligataire un moment ou un autre. On ne pourrait plus emprunter au taux auquel nous empruntons aujourd'hui.

Et alors, ça veut dire que les pistes de sortie seraient très différentes, et en tous les cas serait très difficile pour les Français. C'est le résultat des 8 ans d'Emmanuel Macron. La France peut basculer sur des questions de sécurité et d'ordre public.

C'est le résultat de la politique par Emmanuel Macron, mais aussi tous ceux qu'il soutiennent au aujourd'hui. Les LR, les socialistes, on en parlera probablement avec cette histoire de budget. Mais aujourd'hui, l'état du pays a été extrêmement abîmé par les 8 ans d'Emmanuel Macron, qui aura été le pire président de la République que nous ayons connu. – Sébastien Chenu, ce budget adopté pour vous, c'est pire que s'il n'y avait pas eu de budget ? – Ce budget est le pire budget, le pire PLFSS en tous les cas, hors période de crise économique aiguë, c'est le pire, 25 milliards d'euros supplémentaires de déficit. – Alors ça effectivement, c'est le chiffre que donne ce matin le ministre de l'économie, Roland Lescure, un chiffre qui n'est pas le même que celui qu'Amélie de Montchalin, à ce même micro hier matin, affirmait.

Elle disait « ce sera en dessous de 20 milliards » et ce matin, en effet, Roland Lescure parle d'un déficit de 24 ,5 milliards d'euros pour la Sécu en 2026, en prenant en compte le refinancement de l'État de 4 ,5 milliards. C 'est bien loin de l'objectif initial de 17 milliards d'euros. Oui, mais ces gens-là, en fait, ne savent pas faire d'économie, ne savent qu'aller chercher de l'argent dans les poches des français.

Oui, mais ça aurait été pire. Non, ça n'aurait pas été pire. S'il n'y avait pas de budget, on aurait été à 30 millions.

Non, non, non, non. Ça, c'est les inventions de Madame de Montchalin. D'ailleurs, vous voyez, elle n'est même pas d'accord avec son ministre des Finances.

Ils ne sont même pas d'accord entre eux. Donc ça, c'est les délires de la Macroni, qui sont quand même ce qu'il y a de pire en matière d'économie et de finance publique. On les voit à l'œuvre depuis huit ans.

Quand on nous les avait présentés comme des Mozart, des Cadors de la finance, etc., ce sont des nullités absolues. Ils mettent le pays dans Ils sont nuls.

Je ne sais pas comment on peut appeler ça. Des gens qui nous mettent le déficit de la sécurité sociale le plus important que nous ayons connu depuis des années, c'est leurs résultats, qui ne font aucune économie, qui ne trouvent aucune piste, qui ne trouvent aucune idée pour le faire et qui, de toute façon, sont guidés par une seule chose. Durer.

Durer, durer, durer. Ils ne veulent pas retourner devant les Français. Ils ont la trouille des Français.

C'est Emmanuel Macron d'ailleurs le premier qui doit avoir la trouille des Français. Et donc, pour cela, ils sont prêts à sacrifier l'intérêt de notre nation, l'intérêt de notre pays pour durer. Mais il y a dans ce budget des points que vous-même, vous avez votés.

La suspension de la réforme des retraites, vous le souhaitiez, vous l'avez votée, ça y est, ça passe. D'abord, ce n'est pas une suspension, madame de Malherbe, c'est un décalage. Vous le savez bien, la suspension, elle viendra, je pense, au moment des élections présidentielles si Marine Le Pen est élue.

Donc il y a, bien entendu, dans la liste des dispositions qui existent dans ce PLFSS, dans ce budget de la Sécurité Sociale, des choses qu'on veut et qu'on vote, mais à la fin vous avez un ensemble. Il se trouve que l'ensemble c'est que 25 milliards de Alors ça a été évidemment préparé par Olivier Faure, tout ça, parce qu'à la base c'est quand même le deal avec le Parti Socialiste. Ça a été servi par Sébastien Lecornu et ça a été avalé par LR, le grand parti qui nous disait, Laurent Wauquiez nous nous disait, pas de hausse d'impôt, nous on est des gens sérieux, on ne votera jamais de hausse d'impôt.

Ils viennent de voter des hausses d'impôt massives puisqu'il y a 2 milliards et demi à peu près de hausse d'impôt, la CSG, les mutuelles. Ça c'est les Français qui vont les payer. Donc LR, complice du PS, complice de la Macronie, c'est le système qu'on retrouve qui veut durer.

Il y a ensuite la discussion sur le budget global de la France qui va s'engager et le Premier ministre laisse déjà entendre qu'au fond il pourrait repousser la date butoir, continuer des discussions probablement en janvier. Est-ce que ce budget de la France, ce sera la même bataille ? Est-ce que vous pourriez aller vers une motion de censure ?

Dans quel état d'esprit vous êtes ? Nous on ne s'empêche rien mais ce sera la même magouille. On les a vus à l on a vu sous l'égide de Sébastien Lecornu, l'EPS et LR trahir leurs électeurs, trahir leurs engagements parce que je vous rappelle que ces gens-là ont été élus, ils se trouvent comme nous sur des programmes.

Nous on n'a pas le même programme qu'eux mais ils ont pris des engagements devant les électeurs, devant leurs électeurs. Ils les trahissent totalement. LR et son programme anti-impôt viennent d'en voter 2 milliards et demi.

Je vous l'aurai dit, CSG et Mutuel, c'est les Français qui payent à la fin. Donc nous on ne s'empêche rien. S'il faut déposer une motion de censure, on le fera.

Mais ce qu'on voit bien c'est que Sébastien Lecornu, c'est l'as de la gaudille, c'est l'as du zigzag, c'est les pires pratiques de la vie politique tout ça. C'est-à-dire qu'en fait à la fin les Français payent, à la fin les Français payent, à la A la fin, rien n'est résolu. A la fin, les finances publiques sont encore plus abîmées.

Mais à la fin, ils durent. Sébastien Chenu, parmi les déclarations du ministre de l'économie ce matin, qui parle donc d'un déficit en effet de 24 5 milliards d'euros finalement pour ce budget de la sécu l'an dernier le déficit était déjà de 23 milliards donc on augmente finalement le déficit mais il précise aussi qu'il va falloir trouver 4 ,5 milliards de plus d'économies dans le budget de l'état pour tenir l'objectif de 5 % c'est à dire qu 'en fait il va y avoir une sorte de vase communiquant qu 'il va falloir récupérer quelque part est ce que au moins sur l'objectif c 'est-à-dire passer sous la barre des 5%, vous êtes d'accord ? Mais la réalité, oui, enfin, on peut être d'accord sur des objectifs, mais on les atteint comment, ces objectifs ?

Eux, leur seule façon d'atteindre les objectifs qu'ils fixent, c'est d'aller chercher dans la poche des Français. Nous, on leur dit pourquoi vous n ouvrez pas le dossier tabou de l'immigration. Pourquoi vous continuez à alimenter à ce point l'Union européenne ?

Pourquoi est-ce que vous continuez, par exemple sur la fraude, à ne pas mettre en place la carte vitale biométrique ? Ça fait trois ans qu'Elisabeth Borne l'avait promise, c'est toujours pas fait. En réalité, ils ne savent pas, ils ne veulent pas ouvrir un certain nombre de dossiers qui pour eux sont des tabous absolus, qui permettraient tout simplement de ne pas aller ponctionner les Français.

Moi je crois que ce gouvernement, il a une logique qui est celle de la facilité, du manque de courage, de la volonté de durer et encore une fois, sans rien résoudre, l'état des finances publiques n'aura jamais été aussi épouvantable que depuis ces 8 ans d'Emmanuel Macron. Sébastien Lecornu dit, l'état d'esprit du gouvernement ne changera pas, l'intérêt général d'abord, sans céder ni à la fébrilité ni aux agendas électoraux, les français en ont assez du désordre, ils veulent que l'on avance, que l décide que l'on protège, c'est ce que nous continuerons à faire avec calme et détermination. Exactement l'inverse de ce que vous dites.

Mais il se moque de qui ? Vous voyez l'état des comptes publics, c'est ça ce qu'il appelle l'ordre ? Vous voyez l'état sécuritaire du pays, c'est ça qu'il appelle l'ordre ?

Mais c'est le désordre partout, avec la Macronie. Mais le pire, c'est que les LR soutiennent ça. Les Républicains soutiennent le désordre économique, le désordre financier, le désordre sécuritaire.

Je vous rappelle que Retailleau n'a strictement rien fait. Vous avez vu les chiffres de la sécurité qui sont sortis pour l'année qui s'écoule. Ils sont très mauvais.

Donc en fait, c'est le désordre à tous les étages. Et ils sont contents d'eux-mêmes parce qu'en fait, pendant ce temps-là, ils demeurent en place, ils restent et ils ne se confrontent pas aux électeurs. C'est ça qui leur fait le plus peur.

C'est de se retrouver face aux français, parce qu'ils seront balayés. Et vous, le reine, vous n'êtes que spectateur. Ah ben non, on a été quand même acteur, vous l'avez dit vous-même.

Globalement, ça s'est passé hier, vous n'avez finalement pas eu les moyens de lutter. Ah mais nous ne sommes pas majoritaires dans cette assemblée où de toute façon personne n'est majoritaire, personne ne peut dire « j'ai fait cela tout seul ». Leur budget, ils l'ont fait passer avec le PS et les Républicains.

Donc évidemment, personne n'étant majoritaire, personne n'obtient un résultat tout seul. Nous, on est content de ne pas avoir obtenu ce résultat. Ce résultat, il est une honte pour le pays.

Il est une honte pour les Français. Il est une honte pour les Finances publiques. En fait, ces gens-là ne sont pas sérieux.

Ces gens-là ne voient pas l'intérêt général du pays et ont peur des Français. Sébastien Chenu, vous rencontrez vous des patrons, des membres du MEDEF ? Je rencontre plutôt des patrons de PME et de TPE, mais j'ai rencontré le président du MEDEF il y a quelque temps.

Ça m'arrive oui bien sûr. Parce que ce sont mes confrères du journal L'Opinion qu'ils racontent, les rencontres entre patrons et RN se multiplient, écrivent-ils. Les rendez-vous se multiplient d'ici fin janvier.

La moitié des patrons du CAC 40 auront rencontré Marine Le Pen et Jordan Bardella. Oui mais c'est très bien, ça montre que non seulement nous ne faisons pas peur mais qu'on nous donne de la crédibilité. Nous on est pour la croissance, on est pour la création de richesses.

Nous on considère que notre pays et c'est l'inverse d'ailleurs des politiques de gauche qui sont souvent des politiques de décroissance et bien on considère que l'intérêt du pays c'est de créer de la richesse parce que quand on crée de la richesse, on peut mener d'autres politiques. On peut relancer une politique nataliste dans le pays, on peut lancer des politiques de soutien à ceux qui ont le moins, on peut avoir une fiscalité plus juste. Il n'y a plus de frontières, il n'y a plus de réticence, de prudence de la part des patrons à vous rencontrer ?

C'est à eux qu'il faut poser la question, mais nous la porte a toujours été ouverte. Moi j'avais rencontré en son temps le patron Michel-Edouard Leclerc, je l'avais rencontré Dominique Schellcher, je l'avais rencontré le MEDEF et je rencontre des patrons de PMETPE parce que je pense que c'est eux, les deux, il y a eu les deux. Je pense que c'est les patrons de PMETPE qui aujourd'hui créent de l'emploi.

Donc c'est eux qu'il faut soutenir principalement et ça, ça reste notre boussole. Les maisons closes, vous l'aviez vu venir vous ça à la proposition de votre collègue M. Tanguy qui voudrait rouvrir les maisons closes ?

Je ne vais pas vous dire que je n'ai pas vu venir parce qu'en fait nous avons présidé avec Anaïs Sabatini, députée du Rassemblement national de Perpignan, un groupe d'études sur la prostitution pendant les deux années précédentes. Donc on s'est déjà intéressé à ces sujets là. Emmanuelle Taché qui est notre représentant qui est députée des Bouches du Rhône mais à la délégation de droits des femmes il est aussi favorable donc la réflexion, elle existait.

Et Marine Le Pen y était favorable. Que Jean-Philippe Tanguy propose ça sur un modèle très différent de celui qu'on connaît, c'est-à-dire plutôt des coopératives qui seraient gérées par les intéressés pour les protéger des insécurités, pour leur donner aussi des droits sociaux, une retraite. Je pense que c'est une façon mature et adulte d'affronter ce problème.

Ça pourrait être dans le programme présidentiel de 2027 ? Le programme présidentiel, j'en sais rien en tous les cas. C'est une action parlementaire, c'est un acte de législateur, un acte de député que je soutiens pour ma part.

Vous avez pensé quoi des propos de Brigitte Macron qui, alors qu'elle était dans les coulisses du spectacle d'Harry Habitant, a parlé à propos des militantes féministes qui avaient tenté la veille de faire annuler ce spectacle de Salcon ? Je n'ai pas à commenter un propos privé et je trouve qu'aller chercher, aller piéger, aller prendre un propos privé qui n'est pas par définition un propos officiel de Mme Macron pour en faire une polémique me semble être très malsain. Si on met des micros partout, si on écoute les propos privés des journalistes, des politiques, des chefs d'entreprise, etc., on ne va pas être déçu du voyage parce que ce que tout le monde se raconte dans la vie n'a rien à voir.

Il n'y a pas une forme d'hypocrisie ? Non, il n'y a pas une forme d'hypocrisie, mais c'est-à-dire que lorsqu'on a un propos officiel, on met par exemple les formes qu'on ne met pas forcément dans un propos privé. Mais sur le fond, pour revenir à l l'hypocrisie, Mme Macron, elle met le doigt sur quelque chose.

C'est-à-dire que le comédien, M. Habitant, il a bénéficié d'un non-lieu. La justice a décidé qu'il n'était donc pas coupable.

Mais on ne peut pas remettre en cause et empêcher quelqu'un qui fait son métier de l'exercer, interrompre ses spectacles. Donc il ne faut pas tenter d'interrompre ses spectacles ? Non, puisque de toute façon, il n'est pas coupable.

Au nom de quoi on vient empêcher quelqu'un ? Au nom d'une élucubration ? Au nom d'un fantasme au nom de, sincèrement, moi je suis toujours favorable à ce qu'on entende la parole des femmes victimes.

Mais quand la justice s'est prononcée, je pense qu'effectivement il faut laisser cela, sinon il n'y a plus de justice. Merci Sébastien Chenu d'avoir répondu à mes questions ce matin. Vous êtes député RN du Nord, vice-président de l'Assemblée nationale.

Il est 8h46 et vous êtes bien sur RMC BFM TV. Merci Apolline, on vous retrouve à partir de 9h.