Voiture électrique, tarifs des péages, crise énergétique... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune
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Questions et réponses
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- 0:12FerméeRéponse directe
Est-ce que vous confirmez d'abord la fin de la remise à la pompe pour le 31 décembre de cette année ?
- 0:38RelanceÉludée
En ce moment, il baisse, ça veut dire que s'il remonte, vous pourriez remettre en place une ristourne ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Donc pas de subvention au carbone si ça baisse.
- 1:45OuverteRéponse directe
Est-ce que les détenteurs de véhicules électriques devront renoncer à recharger leur voiture aux heures de pointe, comme le suggère le gestionnaire du réseau RTE ?
- 3:02FerméeRéponse partielle
Il y a eu une promesse de campagne d'Emmanuel Macron dont on n'a plus entendu parler ces derniers mois, c'est celle de pouvoir louer des véhicules électriques à 100 euros par mois. Elle sera mise en place quand, cette promesse ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Les autoroutes, le prix des péages, vous avez aussi lancé un appel cet été aux sociétés d'autoroutes en disant, il faut que vous fassiez un geste, ne pas augmenter vos tarifs de manière inconsidérée. Est-ce que cet appel est renouvelé pour 2023 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Le ministre de l'économie a annoncé cette semaine que l'effort qu'on fait va jusqu'au 31 décembre et qu'après ce serait autre chose. »
- 0:55Invité politiqueFait
« Dire la vérité sur les prix de l'énergie, notamment les prix de l'énergie fossiles, ils augmentent et ils augmenteront indépendamment de la situation internationale dans un monde où on va sortir progressivement des énergies fossiles. »
- 1:18Invité politiqueChiffre
« 85% des déplacements se font encore par la route en France. »
- 3:13Invité politiquePromesse
« Oui, c'est une mesure majeure. »
- 3:45Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, même s'il y a des aides importantes, ça reste coûteux. »
- 7:02Invité politiqueFait
« Quand vous réduisez de 10 km heure votre vitesse sur autoroute, vous économisez 1 litre au 100. »
- 7:32Invité politiqueChiffre
« 85% des automobilistes sont seuls dans leur voiture. »
- 7:40Invité politiqueChiffre
« Si pendant tous vos trajets de plus de 30 km toute l'année vous covoiturez, vous pouvez économiser jusqu'à 2000 euros. »
- 12:05Invité politiqueChiffre
« Une ligne comme Paris-Clairmont, une ligne comme Paris-Limoges, nous changeons toutes les rames d'ici les 4 prochaines années. C'est un investissement d'un milliard d'euros. »
- 12:40Invité politiqueChiffre
« L'État a signé au printemps dernier un contrat qu'on appelle de performance avec la SNCF, avec le réseau de la SNCF, qui dit qu'on va investir 2,9 milliards, presque 3 milliards d'euros, chaque année pendant 10 ans. »
- 21:53Invité politiqueFait
« On est le seul pays en Europe avec l'Autriche à l'avoir fait par la loi. »
- 24:10Invité politiqueChiffre
« C'est une somme très importante. C'était 50 millions d'euros par an ces dernières années. »
- 24:56Invité politiquePromesse
« Elles sont prévues pour s'éteindre le 31 décembre. Nous les prolongerons au-delà du 31 décembre. »
Temps de parole
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Bonjour Clément Beaune. Bonjour. Le budget pour l'an prochain sera présenté lundi en Conseil des ministres. On peut donc dire que les derniers arbitrages ou presque ont été rendus. Est-ce que vous confirmez d'abord la fin de la remise à la pompe pour le 31 décembre de cette année ?
Les choses seront en effet précises, présentées lundi. Le ministre de l'économie a annoncé cette semaine que l'effort qu'on fait va jusqu'au 31 décembre et qu'après ce serait autre chose, c'est-à-dire qu'il n'y aurait plus le même dispositif. Le ministre de l'économie a dit aussi qu'on s'adapterait en fonction de ce qu'est l'évolution des prix de l'énergie, des prix du carburant.
En ce moment, il baisse, ça veut dire que s'il remonte, vous pourriez remettre en place une ristourne ?
Il n'y a pas de dispositif qui a été décidé pour une prolongation après le 31 décembre. Donc le dispositif qui est en cours, il s'arrête en effet le 31 décembre. L'idée, c'est de voir ensuite ce qui se passe. Mais on a toujours essayé de tenir deux lignes. Dire la vérité sur les prix de l'énergie, notamment les prix de l'énergie fossiles, ils augmentent et ils augmenteront indépendamment de la situation internationale dans un monde où on va sortir progressivement des énergies fossiles. Donc il ne faut pas cacher cette réalité économique et écologique.
Donc pas de subvention au carbone si ça baisse.
Oui, et puis il y a des moments d'urgence où quand vous êtes un automobiliste, 85% des déplacements se font encore par la route en France. Quand vous avez un très gros pic sur les carburants, comme ce qu'on a vécu cette année, il est normal, et la France l'a fait d'ailleurs plus que les autres pays, que l'on aide les automobilistes. Et donc on garde cette ligne. Si on est dans une situation où en effet les choses augmentent de manière raisonnable ou baissent par rapport à ce qu'on a connu de plus haut ces derniers mois, il n'y aura plus de dispositif de soutien. Et si les choses étaient nécessaires, évidemment on s'adaptera. Et la protection s'adapte aux circonstances et aux prix.
Est-ce que les détenteurs de véhicules électriques devront renoncer à recharger leur voiture aux heures de pointe, comme le suggère le gestionnaire du réseau RTE ?
Alors RTE a suggéré, pour être très précis, non pas qu'on arrête le véhicule électrique ou qu'on se prive de le recharger. C'est une des solutions à la crise de l'énergie qu'on vit aujourd'hui et c'est une des solutions surtout à la transition écologique. Donc on veut encourager, le message est clair, le véhicule électrique. On encourage son achat par des aides. Et donc il ne faut pas dissuader l'utilisation du véhicule électrique.
Ce qu'a dit RTE, c'était une recommandation pour dire qu'effectivement, si on peut, parce qu'on a de la flexibilité pour ceux qui en ont, le recharger à un autre moment que les heures de pointe, je le rappelle, les heures de pointe c'est le matin après 8h, en gros la matinée.
Ça couvre quand même beaucoup d'horaires.
Oui, bien sûr, c'est le soir entre 18h et 20h. Quand vous avez un usage contraint, il faut continuer à le faire à ces heures-là. Quand vous avez la possibilité, il faut faire appel au bon sens et à la responsabilité, quand vous avez la possibilité...
Il ne s'agit pas de désactiver les bornes de recharge.
Exactement, on ne va pas désactiver les bonnes recharges, on ne va pas interdire aux gens de recharger leur véhicule électrique. Ce serait contradictoire. Mais si vous avez par exemple un véhicule électrique que vous le rechargez chez vous, dans votre copropriété, si vous pouvez le brancher plutôt après 20h qu'entre 18h et 20h, et bien c'est mieux. Et dans les périodes où chacun essaye de manière pragmatique de limiter les pics de consommation, c'est utile.
Puisque vous voulez favoriser la voiture électrique, il y a eu une promesse de campagne d'Emmanuel Macron dont on n'a plus entendu parler ces derniers mois, c'est celle de pouvoir louer des véhicules électriques, ce qu'on appelle le leasing, à 100 euros par mois. Elle sera mise en place quand, cette promesse ?
Oui, c'est une mesure majeure. Parce que, je veux dire d'un mot, dans les zones urbaines en particulier, les grandes agglomérations, il faut mettre le paquet sur le transport public. Le transport ferroviaire, le bus, les transports propres, le vélo, etc. Dans les zones rurales en particulier, il faut être lucide, on n'aura pas un train en bas de chaque maison ou en bas de chaque appartement. Et donc, garder la voiture, mais dépolluer la voiture en passant au véhicule électrique, c'est une des solutions majeures. C'est le sens de cette mesure. Sauf qu'il faut démocratiser l'électrique. Aujourd'hui, même s'il y a des aides importantes, ça reste coûteux.
Et donc oui, cette mesure est très importante, elle est compliquée à mettre en œuvre, je vais être très franc. Pourquoi ? Parce qu'il faut créer aussi une filière industrielle ou encourager une filière industrielle de production.
Et des bornes de recharge.
Et des bornes de recharge, bien sûr, c'est toute la chaîne, bornes de recharge, mais véhicules aussi, et une filière française et européenne. C'est important sur le plan de la souveraineté et de l'indépendance. Et donc, c'est ça qu'on est en train de travailler avec la ministre de l'Énergie, Agnès Pannier-Buenacher.
Vous aviez dit que ce sera pour début de l'année prochaine, début 2023.
Oui, je pense, l'idée, c'est d'avoir un dispositif, j'avais dit, qui soit défini d'ici la fin de l'année, et qu'il se déploiera sans doute par expérimentation, sans doute d'abord dans certains territoires. Et ce que nous essayons de faire, c'est de l'avoir dans une première étape pour l'an prochain. En effet, je pense que c'est un objectif très important, parce qu'il faut une gamme de solutions pour décarboner nos modes de transport.
Les autoroutes, le prix des péages, vous avez aussi lancé un appel cet été aux sociétés d'autoroutes en disant, il faut que vous fassiez un geste, ne pas augmenter vos tarifs de manière inconsidérée. Est-ce que cet appel est renouvelé pour 2023 ? Et est-ce que vous avez bon espoir que les sociétés d'autoroutes l'aient entendu ?
D'abord, je veux rappeler, chaque année, il y a un rendez-vous, c'est prévu par les contrats entre l'État et les sociétés d'autoroutes. Vous négociz en ce moment ?
Vous les voyez pour l'année prochaine ?
Oui, exactement. En février, les péages évoluent. Il y a une formule automatique qui tient compte de l'inflation. C'est prévu dans les contrats avec les sociétés d'autoroutes. En 2022, je le rappelle, parce que quand on voit l'inflation globale, on a limité la hausse des péages à 2%. Ça a été fait en début d'année. Ils n'ont pas augmenté davantage. Donc les péages ont augmenté beaucoup moins vite que l'inflation cette année. C'est quand même important. Cet été, en arrivant au ministère des Transports, j'avais dit qu'il faut faciliter les choses pour les vacances et pour l'été. Et les sociétés d'autoroutes, l'été était déjà engagée, ont fait un geste commercial utile.
Vous dites qu'elles ont déjà fait des effets ?
Non, je ne dis pas ça, mais qui était utile, qui était complémentaire pour ceux qui ont des abonnements de péage et réduire en gros de 10% pour ceux qui avaient des abonnements et qui circulaient souvent. Et maintenant, on a un rendez-vous début 2023. Si on appliquait les choses de manière automatique, on serait potentiellement sur des hausses très élevées. J'ai évoqué cet été l'ordre de 7 à 8%. Et ça, je le dis aujourd'hui, il y a des négociations qui sont en cours, il y a des discussions qui sont en cours. Ce ne sera pas 7 ou 8%. C'est insoutenable d'avoir 7 ou 8%.
5%, par exemple, c'est acceptable ?
Je ne vais pas rentrer dans l'échelle du chiffre parce qu'il y a une discussion. Et il y a deux choses pour moi qui comptent. D'abord, il faut là aussi dire la vérité. L'usage de la voiture coûtera plus cher, pour la voiture thermique en tout cas, dans les années qui viennent. C'est inévitable. Et dans un monde où les prix évoluent, l'énergie en particulier, on ne peut pas tout neutraliser. Il ne peut pas y avoir zéro inflation. Ce n'est pas possible.
Donc, ça augmentera quoi qu'il arrive puisque c'est indexé sur l'inflation. Ça, c'est la pointe.
Ça augmentera sans doute. La formule mathématique que je veux. C'est la discussion qu'on a parce que ce qu'on paye aux sociétés d'autoroutes, c'est aussi des investissements. Donc, je ne veux pas qu'elles arrêtent d'investir dans la sécurité, dans les bornes de recharge. Je ne veux pas qu'elles arrêtent d'investir dans tout ce qui est écologique, des parkings de covoiturage, par exemple. Donc, je veux qu'il y ait un paquet d'investissements importants et une augmentation raisonnable. Je ne peux pas vous dire aujourd'hui le chiffre. On est en train d'en discuter, mais on ne sera pas dans les ordres de grandeur de 7 ou 8%.
Ça, c'est clair parce qu'on ne peut pas imposer cela au pouvoir d'achat des automobilistes en ce moment.
Et est-ce qu'au nom de la sobriété, il faudra réduire temporairement la vitesse maximale sur les routes et les autoroutes ?
Je veux être très clair là-dessus. On ne prend pas de mesures à ce stade de contrainte ou de baisse obligatoire de la vitesse. Mais je le dis aussi aux Français parce que beaucoup cherchent évidemment des mesures utiles pour le climat et pour le pouvoir d'achat en même temps. Quand vous réduisez de 10 km heure votre vitesse sur autoroute, vous économisez 1 litre au 100. Donc, ce n'est quand même pas négligeable. Donc, je fais appel à cet esprit de responsabilité aujourd'hui. Je le dis aussi d'ailleurs puisqu'on parlait d'usage plus écologique, de véhicules électriques. Il n'y a pas que le véhicule électrique. Il peut y avoir du covoiturage, par exemple.
Et on a demandé aux sociétés d'autoroute de développer les parkings de covoiturage gratuits pour que les gens viennent avec leur voiture individuelle et ensuite fassent du covoiturage sur des gros trajets pour aller au travail.
85% des automobilistes roulent seuls le matin sur les autoroutes.
Exactement. C'est très important. Je crois qu'on ne se rend pas compte. 85% des automobilistes sont seuls dans leur voiture. Si pendant tous vos trajets de plus de 30 km toute l'année vous covoiturez, vous pouvez économiser jusqu'à 2000 euros. Donc, on ne parle pas du tout de choses anecdotiques. C'est très important pour le pouvoir d'achat. Et je le dis, l'idée, ce n'est pas de cibler la voiture. C'est de cibler la voiture individuelle polluante. Et donc, l'électrique, le covoiturage, ce sont des solutions très importantes de décarbonation. On aide. Et les Français et les automobiles peuvent aussi ensemble faire un geste supplémentaire.
On va prendre le train dans un tout petit instant. Clément Beaune, ministre délégué au transport, juste après le fil info. 9h moins 20, pardon. Voici Kevin Dufresch.
La France en parle comme de parodie. Les référendums ont commencé ce matin dans quatre régions d'Ukraine occupées par les séparatistes pro-russes. Ils doivent durer jusqu'à mardi. Des scrutins pour demander leur attachement à Moscou, critiqués par les Occidentaux au Conseil de sécurité de l'ONU hier. Le ministre russe des Affaires étrangères a quitté la réunion au moment des discours de ses homologues. Après les grands feux de forêt qui ont frappé la France et notamment le sud-ouest, la gendarmerie annonce que près de 50 pyromans présumés ont été interpellés cet été. Un bilan provisoire. 12 personnes ont déjà été condamnées à des peines allant jusqu'à deux ans de prison.
Renault fait un geste pour le pouvoir d'achat. 500 euros pour tous et jusqu'à 1000 euros pour près de la moitié de ses 42 000 salariés. Sur France Info, le syndicat Force Ouvrière se dit satisfait. L'équipe de France se rassure. Après six mois sans victoire, les Bleus ont battu l'Autriche. Hier soir, 2-0. But de Kylian Mbappé et Olivier Giraud.
France Info. Le 8.30 France Info. Néhile à la trousse. Laurence Anéchal. Avec toujours Clément Beaune, ministre délégué au transport. Je vous pose une colle. Tiens, qui a dit, pour se passer de la voiture, il faut qu'il y ait plus de trains ? C'est vous, tout simplement, Clément Beaune,
qui l'avait dit. Je crois que j'ai dit qu'il ne fallait pas réduire l'offre de trains cet hiver. Exactement. Et je le maintiens.
Comment on fait même pour mettre plus de trains alors que, je précise que la SNCF, c'est le plus gros consommateur électrique privé de France. Acteur, en tout cas, consommateur de France. Comment on fait pour mettre plus de trains à l'heure de la sobriété électrique ?
Ça, c'est très important parce que je le redis. Vous me réinterrogerez avec peut-être une autre formulation. La sobriété, ça ne doit pas être moins de trains, ça ne doit pas être moins de transport public. On va revenir avec... C'est pas pareil, moins de trains, pas moins de trains et plus de trains. Alors, justement, parce que la crainte pour cet hiver, c'est, on se dit, on demande à tout le monde de faire des économies d'énergie, donc logiquement, on devrait faire circuler moins de bus, moins de trains, etc. Non. Ce qu'on demande à la SNCF, c'est de maintenir, évidemment, son offre, de l'augmenter si possible.
Je vais y revenir, ça ne se fait pas comme ça parce que les trains, ça se produit. Mais la sobriété, ce sont des économies d'énergie sur, comme fait toute entreprise, les lumières, le chauffage, l'éclairage. La SNCF, comme la RATP, ont beaucoup d'entrepôts, ont beaucoup de bureaux et donc, comme tout employeur et comme toute entreprise, doivent faire des efforts. Il n'y a aucun secteur qui est exonéré de ces efforts comme le font les administrations. Et puis, il y a des choses plus spécifiques au secteur des transports, sur, par exemple, ce qu'on appelle l'éco-conduite ou l'éco-stationnement.
Vous pouvez, en fonction, avec une assistance technologique, en fonction de la façon dont vous organisez la maintenance des trains, les horaires, etc., faire des économies d'énergie importantes.
Il faut mettre plus de trains. Il faut des investissements, tout simplement plus de rames, déjà, pour commencer. Il faut plus de conducteurs. Et la SNCF dit, aujourd'hui, moi, mes coûts explosent parce que j'ai une facture énergétique que je vais déjà avoir du mal à assumer intégralement.
Ça, je le dis, ça ne remet pas en cause la circulation des trains. Ça ne remet pas en cause l'offre de trains. Et dans la durée, parce que plus de trains, ça se fait en commandant des trains, pour être très concret. Prendre un exemple, j'étais la semaine dernière à Clermont-Ferrand. Il y a une ligne Paris-Claermont-Ferrand qui a plein de difficultés. Je le reconnais. C'est insupportable pour ceux qui l'utilisent, qui sont des centaines de milliers chaque année. Nous investissons, ça mettra encore quelques années, on accélère le plus vite possible, pour qu'il y ait de nouveaux trains, des nouvelles rames. Mais ça, ça se commande chez des industriels.
Il y aura dans les années qui viennent plus de trains, je le confirme. Mais ça, ça ne se fait pas là tout de suite, pour la semaine prochaine.
Il faudrait même doubler l'investissement sur le rail chaque année, dit Jean-Pierre Farandou, le patron de la SNCF. Il réclame même un plan à 100 milliards d'euros, dont la moitié est financée par l'État.
Ce serait possible ? Je vais vous dire, je me méfie des grands chiffres, parce qu'après, je peux revenir vous voir très facilement en disant qu'on est à 100 milliards, ça dépend comment vous comptez. Là où c'est clair, pour être très précis, c'est qu'il faut investir dans l'achat de rames, grande vitesse, TER, intercité. C'est ce que nous sommes en train de faire. Une ligne comme Paris-Clairmont, une ligne comme Paris-Limoges, nous changeons toutes les rames d'ici les 4 prochaines années. C'est un investissement d'un milliard d'euros. Ce n'est pas rien.
Et ce que j'ai dit aussi, je le maintiens, c'est que pour qu'on ait le moins de difficultés possibles, moins de pépins de retard, moins de pépins sur le réseau, il faut investir dans notre réseau ferroviaire lui-même. Et d'ailleurs, dans le budget, vous le verrez, nous ferons un effort supplémentaire sur le réseau ferroviaire.
Jusqu'à deux fois plus, ça c'est ce que demande Jean-Pierre Farandou ?
Alors, il y a deux choses. Pas dans le projet de loi de finances pour 2023, à l'évidence. Mais l'État a signé au printemps dernier un contrat qu'on appelle de performance avec la SNCF, avec le réseau de la SNCF, qui dit qu'on va investir 2,9 milliards, presque 3 milliards d'euros, chaque année pendant 10 ans. On n'a jamais fait cet effort sur le réseau ferroviaire. Est-ce qu'il faudrait aller un cran plus loin ? Je le pense. Mais tout ça veut dire qu'on a des priorités. Et nous avons demandé au Parlement, ce qu'on appelle le Conseil d'orientation des infrastructures, de nous dire d'ici l'automne quelles sont les grandes priorités en matière de transport.
Et on aura ensuite cette discussion au Parlement. Mais ça ne sera pas pour le budget de l'an prochain. Il y aura déjà un effort sur le réseau dans le budget de l'an prochain, supplémentaire, je vous le confirme. Et ensuite, il faut une programmation sur plusieurs années. Cette programmation, nous la construirons d'ici le début d'année prochaine.
Clément Bounes, l'électricité coûtera plus cher pour la SNCF l'année prochaine, pour tout un tas d'opérateurs de transport en commun qui payent. Est-ce que c'est l'usager qui, à la fin des fins, voit son abonnement augmenter, son billet de train augmenter, son ticket de métro augmenter ?
Non, alors je veux... Il ne faut pas avoir une inquiétude qui soit non plus déraisonnable sur les prix de l'énergie. Les grands opérateurs, je pense notamment à la SNCF ou la RATP, ont, sans rentrer dans trop de techniques, des contrats, parfois à long terme, qui les protègent contre des variations trop importantes des prix de l'énergie. Maintenant, c'est une réalité.
Et pourtant, les régions augmentent. Par exemple, les régions qui ont en charge les transports en commun augmentent déjà. Vous avez raison de le rappeler. Je parle de la Nouvelle-Aquitaine, de la région Sud, par exemple. Les TER, les trains régionaux, voient déjà leur prix augmenter.
Vous avez raison de le rappeler. Les transports sont organisés en France, transport du quotidien, les TER, notamment par les régions. En Ile-de-France, le RER s'est organisé par la région. Et donc, il y aura peut-être des différences d'une région à l'autre. Ce n'est pas l'État qui le décide, je tiens à le préciser. Il y a en revanche des points noirs spécifiques. Aujourd'hui, vous l'avez suggéré, il y a des difficultés, par exemple, de recrutement de conducteurs à la RATP, à la SNCF, ou ailleurs d'ailleurs, en France.
J'ai proposé à la région Ile-de-France en particulier, à Valérie Pécresse, que nous nous mettions la semaine prochaine autour de la table pour voir, au-delà de la question durable de l'offre de trains, etc., sur les problèmes de court terme, recrutement, disponibilité. On voit bien qu'en Ile-de-France, mais malheureusement, ça touche d'autres agglomérations, il y a des problèmes de disponibilité des bus, des RER, de l'équivalent en région. Eh bien, nous aurons cette discussion avec les opérateurs pour voir comment on peut accélérer des processus de recrutement et limiter les difficultés du quotidien.
En Ile-de-France, les syndicats mettent en cause l'ouverture à la concurrence des lignes de bus qui auraient entraîné une dégradation des conditions de travail et des conditions d'embauche des chauffeurs de bus.
Non, on peut avoir un débat sur l'ouverture à la concurrence. Je vais le dire très clairement, ce n'est pas ça, aujourd'hui, qui fait le problème.
Et comment on fait pour recruter ? Pourquoi, selon vous ? Parce que, d'abord, il faut être très clair,
l'ouverture à la concurrence, aujourd'hui, elle n'est quasiment pas mise en pratique. Et dans ce qui concerne, puisque vous parlez de l'Ile-de-France, Paris même, il n'y a pas encore d'ouverture à la concurrence. Et le sujet, ce n'est pas la question de la concurrence, c'est la question des métiers en tension. Il y a des difficultés à recruter. Ce n'est malheureusement pas vrai seulement dans le secteur des transports publics, des chauffeurs, des conducteurs.
Et sur la question du prix, Clément Beaune, j'y reviens tout de suite.
C'est très important. Donc, ça n'a rien à voir avec l'ouverture à la concurrence. Et d'ailleurs, aujourd'hui, notamment en Ile-de-France, l'ouverture à la concurrence est encore très, très partielle. Et le sujet n'est pas celui-là, il est celui de la difficulté des recrutements. Je le dis aussi parce que, je veux saluer cet effort, un opérateur comme la SNCF, même pendant la crise Covid, n'a jamais arrêté de recruter et de former. Ce qui fait que, quand vous regardez beaucoup d'autres pays étrangers, les difficultés sont encore bien plus grandes. Mais je vais faire en sorte, dans les prochains jours, de travailler pour résorber ces difficultés qui deviennent insupportables.
Sur les prix, il y a là aussi...
La presse évoquait, par exemple, hier, un chèque transport de 50 euros pour les usagers les plus modestes.
D'abord, il y a des politiques tarifaires qui vont dépendre de chaque région. Et donc, il y a des régions qui pratiquent, par exemple, ou des agglomérations qui pratiquent, par exemple, la gratuité dans les transports. D'autres, peut-être, qui augmenteront leurs abonnements. C'est une discussion locale. Pour ce qui concerne l'État, et la SNCF en particulier, pour les trajets type TGV, etc., il n'y a pas aujourd'hui, dans les tuyaux, de hausse tarifaire qui est prévue. Nous revoyons... Les opérateurs ont leur politique commerciale. Ils revoient leur grille régulièrement. Donc, nous aurons cette discussion au cours de l'année prochaine. Il n'y a pas de chèque prévue.
Alors, sur, maintenant, le soutien aux transports. C'est ça dont on parle. Je veux être, là aussi, très clair. Ce qui fait la transition écologique, l'usage des transports publics avant tout, c'est la qualité de l'offre. C'est que vous n'attendiez pas votre bus 25 minutes, c'est que vous ayez un train régulièrement, c'est que vous ayez des transports en public sûr. Dans un moment, il faut faire des choix budgétaires. Moi, je le dis. Je veux qu'on mette d'abord les moyens sur l'amélioration de cette offre et sur l'amélioration de notre réseau pour qu'on ait moins de trains en retard, pour qu'on ait moins de difficultés au quotidien.
Est-ce qu'il faut aller regarder une mesure de soutien aux autorités locales, aux usagers, pour les tarifs ? Je suis prêt à le regarder. Nous aurons ce débat dans la discussion budgétaire. Il n'y a pas dans le PLF qui est prévu, proposé, pardon, présenté lundi prochain, de chèques transports, comme je l'ai pu le lire. Mais il peut y avoir une discussion au Parlement sur le soutien aux transports publics, à l'utilisation des transports publics.
Valérie Pécresse, par exemple, propose de baisser la TVA sur les transports publics, de la passer de 10% à 5,5%. Est-ce que si ça arrive dans le débat budgétaire, l'État dit qu'on regardera, pourquoi pas ?
Il faut tout regarder, bien sûr. Simplement, je dis que les mesures de TVA, on en discute sur beaucoup de sujets. Donc, il faut avoir de la cohérence. On a dit, notamment sur la voiture et sur l'essence à l'époque, que la mesure de TVA, ce n'était pas très juste parce que ça bénéficie à tout le monde sans qu'on prenne en compte vos revenus, votre situation sociale. Donc, regardons tout. Avec Christophe Béchut et Bruno Le Maire, on regarde l'ensemble des mesures. Mais je ne crois pas que ça doit être la seule piste.
Merci, Clément Beaune. Vous restez avec nous. ministre délégué au transport. On va parler de l'avion, tiens aussi, dans un instant, qui fait partie de vos portefeuilles. 8h51, voici le fil info, Kévin Dufresch.
Plus d'un million de tests Covid effectués la semaine dernière en France, plus 33% d'augmentation. C'est ce que dit sur France Info ce matin le président du syndicat des biologistes médicaux. Une augmentation qui va de pair avec celle des cas, plus de 30 000 par jour en moyenne désormais. Le président iranien assure qu'une enquête sera ouverte sur la mort de Massa Amini, alors que les manifestations sont durement réprimées dans le pays. 17 morts depuis le début, selon un média d'État, 31 d'après une ONG iranienne. Le procès de l'accident de Miha, la conductrice du quart scolaire jugée pour homicide involontaire, est hospitalisée ce matin en cardiologie.
Hier, elle s'est effondrée à la barre du tribunal au moment de rappeler les circonstances de l'accident dans lequel six collégiens sont morts. Le procès reprendra lundi. Les adieux de Roger Federer au tennis professionnel, c'est pour ce soir à Londres, dans le cadre de la Lever Cup. Et comme un symbole, le champion suisse jouera son dernier match en double avec celui qui l'a le plus battu au cours de sa carrière, l'espagnol Raphaël Nadal.
Clément Beaune, avant de parler de l'avion comme prévu, un mot de la grève interprofessionnelle qui est prévue ce jeudi. Est-ce qu'il faut s'attendre, selon vous, à des perturbations importantes dans les transports ?
C'est possible, mais on ne le saura précisément qu'en début de semaine. Vous l'avez dit, une grève qui ne concerne pas seulement un secteur, c'est une grève interprofessionnelle. Et donc nous aurons évidemment à peut-être adapter les plans de transport. On le verra en début de semaine en fonction des prévisions. Je veux dire aussi que sur des grèves plus ciblées, je suis très engagé pour éviter des galères supplémentaires à ce qu'on vit aujourd'hui. Je l'ai fait dès mon arrivée cet été, en évitant après une journée de grève chez Aéroports de Paris qu'on ait des grèves dans le secteur aérien cet été. Nous l'avons évité.
Et il y avait la semaine dernière une grève très importante dans le contrôle aérien, qui a perturbé très fortement nos aéroports français pendant 24 heures. Un préavis de grève de 3 jours supplémentaires avait été déposé. Il a été levé car nous avons trouvé un accord important. Et donc voilà, je suis engagé notamment pour le secteur des transports. Après il y a des questions interprofessionnelles pour limiter les perturbations évidemment.
Ça veut dire que vous allez recevoir les syndicats des transports peut-être ?
J'ai déjà reçu les syndicats des transports. Je crois que c'était mon devoir pour faire un tour d'horizon des sujets qui préoccupent, sur le pouvoir d'achat ou autre. Je continuerai ce dialogue. Mais là je dis, on ne parle pas seulement d'un sujet lié à tel ou tel opérateur de transport, mais d'une grève interprofessionnelle. Donc c'est le gouvernement dans son ensemble qui est mobilisé.
Vous parliez de l'aérien Clément Beaune. Le patron d'aéroport de Paris demande aux voyageurs de se montrer plus raisonnables dans leur usage de l'avion. C'est quoi être un voyageur raisonnable en matière d'avion ?
C'est intéressant que le président d'aéroport de Paris, donc dans le secteur de l'aérien au sens large, ait ce mot. Je le félicite parce que c'est une sorte de sens de la responsabilité. Et toute la filière est engagée. Moi je ne stigmatiserais pas l'avion. En général ça n'a pas de sens parce que nos producteurs d'avions, je pense Airbus par exemple, nos grands aéroports, et aussi un certain nombre de compagnies sur des sous-traitants, toute la filière, est très engagée, et les compagnies aériennes bien sûr, dans la réduction des émissions, carburant vert et autres.
Mais ça veut dire aussi, on voit bien que chacun se pose la question, que puis-je faire pour que je participe à la transition écologique, que je sois écologique dans mes modes de transport. Je ne vais pas être trop duré. Et bien ça veut dire aussi, l'avion, parce qu'il émet évidemment plus d'émissions, qu'on peut avoir chacun une réflexion sur ces transports. Est-ce que quand il y a une alternative ferroviaire, je ne prendrai pas plutôt le train ?
Est-ce qu'il ne faut pas aller plus loin aussi dans la suppression des lignes d'avion, dans le cadre d'une alternative ferroviaire ?
Mais alors, on est le seul pays en Europe avec l'Autriche à l'avoir fait par la loi. Donc moi je n'ai pas de tabou avec ça. Ça a été fait par mes prédécesseurs, donc je ne m'en attribuerai pas le mérite.
Mais on pourrait aller plus loin selon vous ?
D'abord, on développe des lignes ferroviaires de plus en plus. Donc la question du 2h30, comme on l'appelle, c'est-à-dire quand il y a une alternative ferroviaire en moins de 2h30, on a supprimé les lignes aériennes. S'il y a plus de lignes à grande vitesse dans les années qui viennent, peut-être qu'il faut bouger le curseur, on le verra. Faisons déjà fonctionner ce système. Moi je ne suis pas du tout hostile. Et puis après, il y a la loi, il y a les taxations sur le carbone, il y a les taxations sur le carburant, et c'est très bien, ça contribue à la transition écologique. C'est un panel de solutions. Moi je n'ai pas de tabou avec la fiscalité ou avec des réglementations.
Il faut qu'elles soient justes. Mais chacun, en plus de tout ça, peut avoir une réflexion sur quel mode de transport je prends, pour quel usage et pour quelle distance.
La taxation, justement si on regarde en Europe, par exemple les Pays-Bas, ils augmentent la taxe passager pour l'avion. Ils plafonnent aussi le trafic aérien avec 60 000 vols en moins pour, il me semble, l'année prochaine ou 2024. Est-ce qu'il y aura des mesures similaires en France ? Est-ce qu'on va décider par exemple qu'il y a moins d'avions qui doivent atterrir à l'aéroport de Paris ?
Deux choses très différentes sur les sujets de taxation. La France est plutôt en haut de la moyenne européenne de façon générale dans la taxation du secteur aérien. Et il y a des discussions européennes qu'on mène avec plusieurs collègues ministres, notamment avec mes collègues ministres des Transports, sur la juste taxation du secteur aérien. Il y a des discussions en cours sur aussi des obligations européennes de carburant propre minimum dans les avions. Donc il y a des règles qui vont vers cette décarbonation qui ne sont pas seulement la taxation, mais qui sont des réglementations européennes importantes. Sur ce qui se passe à Amsterdam, ce n'est pas un choix écologique, soyons honnêtes.
C'est parce qu'on parlait de perturbations. Plus que nos aéroports, d'autres aéroports en Europe ont raté un peu l'anticipation, ont manqué les recrutements et ont connu des perturbations beaucoup plus importantes que celles qu'on a connues en France cet été sur le secteur aérien. Et donc ce n'est pas de l'écologie, c'est subi. C'est parce que les aéroports parfois, celui de Amsterdam en particulier, n'arrivent plus à s'organiser.
Clément Beaune, vous parlez d'Amsterdam, c'est la vide du vélo. 250 millions d'euros l'an prochain, c'est le plan vélo qui a été dévoilé par le gouvernement. Ça n'est pas assez dit Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC, la climatologue, qui vous a formé d'ailleurs aux questions climatiques, elle dit qu'il faudrait mettre deux fois plus sur la table. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
On peut encore aller plus loin, mais enfin c'est une somme très importante. C'est une somme très importante. C'était 50 millions d'euros par an ces dernières années. Et le premier plan vélo, il n'a que 4 ans. Il avait été lancé par Elisabeth Borne, ministre des Transports à l'époque, 50 millions d'euros. On consomme tout. Donc il y a un vrai besoin. J'étais hier sur le plateau de Saclay en Ile-de-France. On voit bien que même dans des zones en dehors d'un centre-ville, il y a un appétit pour le vélo à condition de deux choses, d'avoir des infrastructures protégées. C'est ça que permettront ces 250 millions d'euros et d'avoir du stationnement sécurisé.
Vous voulez bien prendre votre vélo pour aller prendre éventuellement ensuite un train pour compléter votre trajet, si vous pouvez le laisser à la gare, dans un endroit sécurisé ou dans votre copropriété, si vous pouvez le sécuriser aussi. Donc ça va servir à ça. C'est un effort inédit dans notre pays. Il y aura d'autres mesures. Je pense par exemple aux aides à l'achat de vélo qu'on a renforcées.
Je m'y suis employé dès mon arrivée.
Elles sont prévues pour s'éteindre le 31 décembre. Nous les prolongerons au-delà du 31 décembre pour donner de la visibilité et pour que les gens qui veulent acheter un vélo cet automne n'aient pas d'inquiétude en se disant quand mon vélo va arriver, parce que parfois ça met quelques jours ou quelques semaines pour un vélo électrique. Bien sûr, ils auront la réduction et nous prolongerons ces aides dans le cadre du plan vélo. Tout le long de l'année 2023 ? Au moins, mais nous discuterons pour donner sans doute encore plus de visibilité. Ça fera partie aussi des sujets qui seront précisés à l'automne, mais il y aura un prolongement de ces aides au-delà du 31 décembre.
Et ça, c'est dans le budget qui sera dévoilé lundi ? Les crédits budgétaires pour cela sont dans le budget du ministère des Transports et nous mettrons évidemment les crédits budgétaires nécessaires à ces aides et à leur prolongation.
Clément Beaune, ministre délégué aux Transports, merci beaucoup. Merci à vous. Vous étiez ce matin l'invité du 830 France Info. Bonne journée à vous. Merci.