Pouvoir d'achat, budget : la majorité en difficulté ? #cdanslair Archives 2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 8 %Attaque 1 %Défensif 0 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01:32PrésentateurPromesse
« elle dit ça pour peser parce qu'il n'y a rien de mieux que pour peser »
- 1:01:48PrésentateurFait
« on a encore une majorité de Français qui a plutôt le sentiment que c'est pas plus mal ce qui s'est passé au législatif »
- 1:01:54PrésentateurChiffre
« ça oblige le gouvernement à davantage tenir compte des oppositions mais progressivement vous avez aussi une petite musique qui commence à être c'est pas le chaos c'est pas le désordre tout ça nous va à peu près mais c'est peut-être demain la frustration encore une fois de chaque groupe et de chaque catégorie d'électeur parce que personne ne s'y retrouve totalement donc oui c'est bien de tirer des compromis c'est un peu comme la cohabitation vous vous souvenez les gens de gauche quand c'était le président Chirac et le premier ministre Jospin les gens de gauche étaient contents d'avoir Jospin puis le pouvoir était quand même de ce côté là puis les gens de droite se disaient on a quand même toujours Chirac donc vous avez une sorte de contentement relatif mais il est relatif et c'est ça je crois qu'il va se fabriquer progressivement à partir de la rentrée une forme de contentement très relatif qui débouchera peut-être à un moment donné sur un mécontentement beaucoup plus généralisé »
- 1:02:48PrésentateurFait
« il y a eu une interview dans Le Monde de François Ruffin qui regrettait que l'ANUP ne sache pas s'adresser à la France périphérique disait-il à la France populaire »
- 1:04:31PrésentateurChiffre
« est-ce que ça voudrait dire une confrontation directe avec l'Union Européenne ? Une confrontation oui un Frexit non puisque c'est quelque chose là aussi qui a fortement évolué dans le discours du Rassemblement National et de Marine Le Pen puisqu'elle parle désormais de renégociation des traités ça n'a plus rien à voir avec une sortie de l'Union Européenne et c'est un discours qu'on entend et il y a eu débat aussi autour des propositions de Jean-Luc Mélenchon quand on disait mais il y a certaines choses qui sont inapplicables rappelez-vous il voulait mettre comme on dit des opt-out sur certains traités en disant je ne sors pas de l'Union Européenne mais on n'appliquera pas certains traités européens parce que ça m'empêcherait d'appliquer mon programme présidentiel »
- 1:05:28PrésentateurChiffre
« au sein du Palais Bourbon les démocraties se portent-elles mal en ce moment c'est vrai que soit-y qu'est-ménère on ne peut s'empêcher de penser que aux Etats-Unis il y a eu la révocation de l'IVG contre la majorité du peuple américain Draghi qui saute Boris Johnson aussi qui a perdu le pouvoir en France il n'y a plus de majorité absolue en fait la question c'est est-ce que la démocratie va réussir à s'adapter à la nouvelle donne qu'elle soit internationale nationale la montée des colères les crises qui se succèdent »
- 1:06:26PrésentateurPromesse
« le 49.3 pourrait-il être utilisé dès maintenant pour faire passer une loi j'en profite pour citer cet Emmanuel Macron le 14 juillet qui a dit il y a des possibilités pour l'exécutif d'avancer s'il y a blocage j'ai des outils pour aller devant les Français leur proposer des mesures donc en cas de blocage on peut quand même gouverner »
Temps de parole
- Présentateur88 %
- Invité5 %
- Invité 23 %
≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à toutes et à tous. La France est-elle gouvernable ? Un mois après les législatives, les députés ont adopté cette nuit, entre autres, la hausse de 4% des pensions de retraite. Alors comment ont voté les députés de l'opposition, qu'ils soient de l'ANUP, des Républicains ou du Rassemblement National ? Qui s'est abstenu ? Qui a voté contre ? Qui a soutenu le gouvernement ? Et puis qu'en sera-t-il demain quand il s'agira de voter à l'Assemblée Nationale des lois impopulaires, comme la réforme des retraites ou de l'assurance chômage ? Cette façon de fonctionner à coup de compromis pourra-t-elle durer 5 ans ? Le risque d'instabilité politique peut-il gagner la France ?
Comme en Italie, où le Premier ministre Mario Draghi vient de démissionner. C'est le sujet de cette émission de ce C'est dans l'air, intitulé ce soir « Pouvoir d'achat budget, la majorité en difficulté ». Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Guillaume Daré. Vous êtes grand reporter au service politique de France Télévisions. Bonsoir Axel. Sois-y. Kemener, vous êtes rédactrice en chef du service politique de Marianne, en une de votre magazine cette semaine, Docteur Macron et Mister Lobby. Sarah Belouezan, vous êtes journaliste politique au journal Le Monde, où vous suivez la droite. Je cite votre dernier article.
Laurent Wauquiez a renoncé à la présidence de LR, ouvrant le jeu et plongeant le parti dans l'incertitude. Et enfin, Brice Tinturier, vous êtes directeur général délégué de l'Institut de sondage Ipsos. Merci de participer à cette émission en direct. Alors Guillaume Daré, que montrent ces négociations à l'Assemblée nationale ? Est-ce qu'elles montrent finalement que la France est gouvernable avec cette Assemblée diverse ? Oui, moi je trouve que ça montre que c'est compliqué, mais qu'on peut faire voter des textes, des articles. C'est ce qu'on a vu cette semaine. Alors, il y a des palabres qui durent des heures.
On voit quand même une tendance très claire qui se dessine, qui est effectivement, sans surprise, une forme d'alliance de circonstance ou pas entre la majorité et une partie des Républicains. Et puis, ce que je note, ce qui n'était pas forcément évident depuis deux semaines, et ce qu'on entend notamment par les parlementaires de droite, c'est qu'Elisabeth Borne réussit plutôt ses débuts à Matignon. Et que, notamment, le patron du groupe des Républicains, qui était extrêmement hostile, Olivier Marlex, il y a quelques jours, je crois qu'hier matin, le ton a un petit peu changé.
On l'entendait sur France Info, il dit qu'il a échangé avec Elisabeth Borne, que c'est une Première ministre qui est à l'écoute. Donc, on sent que la tonalité est un petit peu en train de changer, et que les premiers pas pour Elisabeth Borne, où elle était attendue de pied ferme à l'Assemblée, sont plutôt réussis. Parce que c'était, Sarah Belouezan, la grande interrogation. Comment allaient se comporter les députés républicains ? Est-ce qu'ils allaient être dans le nom, ou est-ce qu'ils allaient être dans le compromis ? Alors, que peut-on dire sur leur attitude vis-à-vis du gouvernement ?
C'est vrai que quand ils ont choisi Olivier Marlex, tout le monde s'est dit, ok, oula, en fait, ils ont pris quelqu'un qui est très hostile à Emmanuel Macron, ça va mal se passer, ils vont être dans l'opposition permanente de principe, etc. Mais finalement, en fait, ils se sont rendus compte, eux aussi, qu'ils ne pouvaient pas tenir cette posture trop longtemps, en fait. Ils ont besoin, LR est supposé se présenter comme un parti de gouvernement. Donc, un parti responsable qui ne peut pas laisser le gouvernement tout seul, surtout quand ils font voter des choses qui fonctionnent, et surtout qui collent avec ce qu'eux portent.
Donc, ils ont décidé de voter ce qui les intéresse, et d'essayer d'obtenir le plus de choses possibles. Alors, Brice Tinturier, là, c'est quand même une loi sur le pouvoir d'achat. C'est que du sucré, comme on dit. C'est-à-dire, on augmente les pensions de retraite, on revalorise les salaires des fonctionnaires, on distribue plus généreusement les allocations adultes handicapés. C'est difficile de voter contre. Donc, est-ce que c'est un bon test, ce à quoi on assiste en ce moment à l'Assemblée nationale, sur la gouvernabilité de la France ?
Oui, c'est un bon test, parce qu'effectivement, on pourrait se dire qu'a priori, tout le monde, au nom du principe que vous venez d'énoncer, devrait se dire, pour les Français, il vaut mieux voter, même si ce n'est pas la philosophie première de tel ou tel groupe, il vaut mieux voter des mesures, sinon nos électeurs nous en voudront. Mais en réalité, ce qui se joue, dans un texte comme ça, c'est vraiment le type d'opposition que vous voulez incarner. Parce que le raisonnement que vous tenez, il pourrait être valable pour la France insoumise, et la France insoumise, elle est dans une opposition radicale, y compris sur ces questions de pouvoir d'achat.
Le RN, ce n'est pas exactement non plus les mesures qu'il préconise. Et malgré tout, plus encore peut-être que la LR, ils sont favorables à ce nombre de ces mesures. Donc, eux jouent à fond l'idée qu'il ne faudrait pas pénaliser les Français, et que les Français l'en voudraient, sinon. La France insoumise, elle a une autre stratégie. Elle se dit que, globalement, en se notabilisant, le RN va perdre l'électorat populaire, et que c'est par une opposition frontale que la NUPES obtiendra cet électorat populaire, qui n'est absolument pas chez elle. Aujourd'hui, les ouvriers et les employés, ils sont... Au RN. Au RN.
Donc, c'est ça qui se joue derrière le sujet aussi de tel ou tel projet, programme, le pouvoir d'achat aujourd'hui, mais il y en a d'autres qui vont venir. Alors, la France est gouvernable, on le voit. Il n'y a pas de crise du régime. La vraie question, c'est est-ce que ces compromis produisent ensuite des politiques efficaces ou pas ? À partir de quel moment les Français vont se dire que tout ça sont des négociations, mais finalement, c'est des petits bouts, et on pourrait avoir mieux avec une autre politique ou pas ? Où est-ce qu'ils vont être satisfaits de cela ?
Pour l'instant, ils regardent en spectateur un peu inquiet ce qu'il se passe, mais pas du tout de manière critique ou affolée ou en se disant qu'on va vers la paralysie. Mais, Soazique Emel, finalement, on a des députés qui s'opposent frontalement, qu'on a pu se faire de l'obstruction. Est-ce qu'on peut dire que finalement, cette Assemblée nationale, elle représente bien les fractures du pays qui n'étaient pas représentées auparavant dans l'Assemblée dont on disait qu'elle était un peu trop le petit droit sur la couture et trop macroniste ?
Oui, tant et si bien d'ailleurs qu'on a l'impression quand on écoute les débats sur le projet de loi, enfin le premier projet de loi, puisqu'il y en a deux sur le pouvoir d'achat, c'est un paquet, que se joue le débat de la présidentielle, que c'est maintenant qu'il a lieu. C'est-à-dire que tous les débats dont les Français ont été privés pour différentes raisons, guerre en Ukraine, choix du président de la République d'entrer très tard dans la campagne qui était aussi liée évidemment à la guerre en Ukraine, mais pas seulement. Et donc, il y avait un débat très intéressant, par exemple lundi soir. Il faudrait les écouter maintenant, ces débats à l'Assemblée nationale.
Mais bien sûr, nous, journalistes politiques, on ne les suit pas tous, sauf qu'on est vraiment chargés du Parlement. On suit en revanche les questions au gouvernement qui ont lieu le mardi à l'Assemblée,
le mercredi au Sénat. Mais là, ces débats deviennent passionnants. Pourquoi ? Parce qu'il y a un véritable suspense, parce qu'on ne sait pas. Parfois, certains amendements sont votés. On pensait qu'ils n'allaient pas être votés parce qu'il y a des alliances de circonstances qui se créent sur des sujets particuliers. Et donc, lundi soir,
il y avait un débat qui était tout sauf nul, tout sauf inintéressant, sur prime ou salaire.
Et c'était très intéressant de voir les positionnements des uns et des autres. Marine Le Pen qui expliquait ce que disait Brice Tinturier à l'instant, c'est-à-dire, nous, l'Assemblée nationale, on prend tout ce qu'on peut pour les Français.
En face, la NUP qui disait, et là, c'était une opposition systémique, on n'est pas dans votre système, nous, on veut augmenter les salaires, c'est ça qui compte pour les Français et au milieu de la Renaissance qui regardaient passer les balles. Donc, c'est très intéressant ce qui se passe en ce moment à l'Assemblée. Cet après-midi, ils discutaient de choses plus consensuelles
puisqu'ils parlaient, vous savez, de la résiliation des abonnements. Qu'on puisse plus facilement se désabonner à un opérateur télécom, etc., ou à un abonnement télé.
Donc là, c'était plutôt consensuel, mais il y a quand même eu un débat pour savoir s'il fallait que l'opérateur ait 15 jours, 10 jours pour répondre à la demande du consommateur. Et avec une vraie question, est-ce que vous parlez d'abord aux Français ?
Est-ce que vous parlez d'abord aux opérateurs ? Donc, il y a vraiment des questions très importantes qui sont soulevées. On voit des orateurs déjà se révéler. L'art oratoire, c'est important. L'art de la rhétorique en France, on est toujours très attaché. Donc, il se passe des choses très intéressantes à l'Assemblée. Je ne sais pas si ça va canaliser tout le débat et faire finalement qu'on va arriver à un débat public plus apaisé. Ça, ce n'est pas encore le signal qui est envoyé pour l'instant. Mais en tout cas, des choses se passent. Je pense qu'un spectateur qui regarde les débats peut se retrouver à l'Assemblée, quelles que soient ses opinions politiques.
Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle, je pense. Mais Guillaume Daré, est-ce qu'on pourrait même imaginer que ces députés d'opposition, qui sont majoritaires à l'Assemblée nationale, ils puissent se mettre d'accord pour imposer au gouvernement des lois contre l'avis du gouvernement ? Par exemple, le RN, le LR et LFI se mettent d'accord pour taxer les surprofits des compagnies pétrolières ou des banques, comme on le fait en Espagne. Le gouvernement est contre. Mais les députés, techniquement, pourraient l'imposer ? Techniquement, c'est possible. Mais c'est la limite de la démarche.
C'est-à-dire que ce qu'on voit sur le début de l'examen de ces textes, c'est qu'il peut y avoir parfois des votes contre la majorité sur des amendements. Mais ça semble encore compliqué que ce soit sur des textes en entier. C'est vrai que par exemple, je crois que c'est dans la nuit où on a vu un amendement qui a été voté par LFI et le RN pour limiter les loyers, je crois, dans les zones rurales. Effectivement, sur les bancs, vous avez LFI, le RN, qui se sont levés en applaudissant. Donc ça, c'est quelque chose qu'on voit avec une majorité, c'est vrai, qui est souvent plus spectatrice et un peu coincée, y compris à l'égard du RN.
Parce qu'on l'a bien vu, ces dernières semaines, ces derniers jours, ils ne savent pas trop quoi faire justement de cette attitude du RN et de Marine Le Pen qui disent « Mais nous, si les textes sont bons, on va les voter. » Parce qu'on pourrait les accuser de faire passer des lois grâce aux voix du RN. C'est typiquement pour cela qu'Elisabeth Borne, notamment, n'a pas sollicité la confiance des parlementaires. C'est en tout cas ce qu'expliquent Matignon et l'entourage du président de la République. C'est qu'ils avaient fait leur calcul, député par député. Ils avaient vu qu'a priori, ça pouvait passer.
Mais le risque, c'était qu'elles n'obtiennent la majorité et la confiance des parlementaires que grâce à l'abstention des députés du RN. Évidemment, ça aurait fait tâche d'après eux. Et donc, ils ne voulaient pas prendre ce risque. Mais ce qu'on voit, c'est qu'ils sont un peu coincés parce que, finalement, soit le RN, sur certains amendements ou même sur un texte, finalement, s'allient avec la NUP et dans ces cas-là, ils peuvent être mis en minorité la majorité puisqu'ils n'ont qu'une majorité relative. Soit à l'inverse, effectivement, le RN vote certains de leurs textes et ils sont accusés d'une alliance de circonstances avec ce parti-là.
Il y a une ligne qui a été définie qu'on entend depuis plusieurs jours et qui n'est pas toujours très facile à tenir et à expliquer aux Français. Ce qu'on entend des parlementaires et des députés de la majorité, c'est de dire on n'ira pas chercher les voix du RN, mais après, ils votent bien pour qui ils veulent. Ils ont le droit de voter pour qui ils veulent. Ce qui se joue aussi, c'est la clarté des oppositions parce que la base sont quand même des philosophies qui sont totalement divergentes. Il ne faut jamais l'oublier. Ce que préconise la France insoumise est radicalement opposée, pas simplement différent, mais opposée à Renaissance qui est également totalement orthogonal au LR et au RN.
Donc, oui, à un moment donné, sur un texte, sur un amendement, il peut y avoir une convergence, mais convergence, à l'intérieur, de lignes politiques qui sont tout à fait différentes. Et si, à un moment donné, ces convergences ou même ces compromis, puisque c'est le mot clé maintenant depuis ces législatives, introduisent de la confusion, si on commence à ne plus voir très bien mais qui défend quoi, eh bien là, on a abouti à autre chose. Peut-être que la machine, elle tourne, mais elle tourne en diluant qui est responsable de quoi.
Et à un moment donné, quand on va se retrouver vers l'échéance majeure qui va restructurer et les comportements la présidentielle, il faudra malgré tout que les Français puissent se dire... Il y a deux camps. Il y a deux ou il y a trois camps, mais en tous les cas, il y a des camps qui sont clairement identifiés et identifiables. Et le risque, c'est qu'on soit au bout d'un moment dans quelque chose qui ne deviendrait illisible aux yeux des Français. Oui. Sarah Belouézan ? En fait, les 89 députés RN biaisent en quelque sorte le jeu parce que tout le monde est obligé de se positionner vis-à-vis d'eux.
Donc tout le monde a peur de se dire qu'on pense qu'ils ont voté avec le RN, que ce soit le gouvernement. LR, ils sont terrifiés parce qu'ils vont en effet être complètement dilués parce qu'en fait, le RN cherche à prendre leur place de premiers groupes d'opposition responsables. Donc ils ne peuvent pas non plus aller négocier avec le RN des lois ou des amendements clairs. C'est-à-dire qu'ils votent en effet de circonstances mais ils ne vont pas faire des... C'est le vilain petit canard avec lequel on ne veut pas être associé de voter. C'est ça, le RN un petit peu ? Absolument.
Or, eux, à l'inverse, comme ils sont dans une stratégie de tentative d'acquérir de la respectabilité, eux, c'est ça qu'ils cherchent en fait. Ils cherchent à montrer qu'ils savent faire, que tout le monde peut dealer avec eux, que ça va très bien se passer et qu'un jour, ils pourront gouverner la France. Et les autres essayent d'éviter ça justement. Alors, les députés ont fini par adopter la nuit dernière deux articles phares de la loi pouvoir d'achat, donc la revalorisation des retraites, on en a parlé, et la réforme de l'allocation adulte handicapé. Un texte qui avance à petits pas, contrairement aux attentes du gouvernement. Sujet de Théo Manval, Juliette Perrault et David Lemarchand.
Un rare moment de concorde la nuit dernière à l'Assemblée.
Pour 428, contre 1, adopté.
Tous les députés ou presque debout pour l'article du projet de loi pouvoir d'achat qui réforme l'allocation adulte handicapé, le gouvernement obtient pour la première fois un soutien unanime de la gauche à l'extrême droite.
On se combat durement dans les assemblées. Et puis il y a des moments où on est capable de se réunir. Et je crois que s'il y a un sujet qui mérite ce soir de voter ensemble, c'est bien celui qui va permettre la déconjugalisation de l'AH.
Les revenus du conjoint ne réduiront plus le montant versé aux personnes handicapées. Quelques minutes plus tard, deuxième succès pour l'exécutif.
Pour 296 contre 2. L'Assemblée nationale a adopté cette partie.
Écrasante majorité encore pour la revalorisation des retraites et des prestations sociales de 4%. La gauche cette fois s'est abstenue dénonçant des miettes. Mais le texte est passé, le ministre du Travail peut souffler.
C'est une miette qui pèse 6,7 milliards d'euros pour la fin de l'année. Et c'est ce qui va permettre de manière effective de protéger. Et je ne dis pas augmenter, je dis protéger le pouvoir d'achat des retraités et des bénéficiaires de prestations.
Deux éclaircies au milieu d'une semaine houleuse où le projet de loi avance à pas de fourmis. Le gouvernement espérait que le pouvoir d'achat soit un thème fédérateur. Mais depuis lundi, les débats s'éternisent. Agité. C'est le cirque. Ça fait plusieurs heures que nous parlons. Nous n'avançons pas. La majorité s'agace du temps pris par la gauche pour défendre ses amendements, quasiment tous rejetés. Oui, la parole est libre pour défendre son amendement tant qu'on est sur la question. Et la question, c'est le débat qui est ici sur le pouvoir d'achat. Et nous ne nous empêcherez pas de parler et de défendre nos positions. Invective, musclée et suspension de séance à répétition.
Je rappelle, je rappelle. L'on ne s'interpelle pas dans cet hémicycle.
Il faudra ajouter des séances, probablement jusqu'au week-end pour boucler l'examen du texte. Le pouvoir d'achat attendra. Les élus France Insoumise assument.
On va prendre un ou deux jours de retard, mais vous avez des choses très intéressantes qui passent. Vous avez des débats qui sont importants aussi.
En fait, si jamais on avait une assemblée nationale qui servait juste à prendre tout ce que demande le gouvernement à voter pour ou contre comme ça, abandonnons directement la démocratie. Ils proposent des choses qui factuellement vont donner un petit peu d'argent aux gens. Mais le problème, c'est que ça ne compensera absolument pas l'augmentation des prix et que derrière, ils ne touchent pas, mais vraiment pas un euro sur les super profits, rien sur les salaires. Pas de compromis avec la gauche. Le gouvernement aussi assume. C'est vers l'air qu'il se tourne pour faire adopter sa loi. Des accords sont passés, des amendements de la droite acceptés.
Vous trouverez toujours une oreille attentive, constructive de la part de la majorité et des membres du gouvernement sur la meilleure valorisation du travail.
Vos propositions sur les heures supplémentaires, sur les RTT, sur la possibilité de racheter les RTT
sont les bienvenus pour enrichir notre texte sur le pouvoir d'achat. Alors cette semaine chaotique présage-t-elle des mois à venir pour l'Assemblée quand des textes encore plus clivants seront examinés ? Ce matin, Bruno Le Maire, toujours, martèle la promesse de la première ministre de bâtir des compromis. Nous avons changé dans nos méthodes. Nous écoutons davantage, nous dialoguons plus, nous sommes plus attentifs aux oppositions, tant mieux. Mais les alliances de circonstances tiendront-elles sur les enjeux sécuritaires ou bien d'immigration ? Les chefs de file de la majorité s'en tiennent à la méthode Coué.
Attendons les textes, nous ne faisons pas des montagnes sur telle ou telle proposition. Avec les bonnes volontés, on arrivera à construire des majorités. Je n'ai aucune inquiétude là-dessus. Évidemment, ça demandera un travail plus important et surtout plus en amont. La recherche du compromis, de la théorie à la pratique, sans doute le premier travail de l'été pour les députés de la majorité. Alors, question téléspectateurs Guillaume Daré. Le Parlement a-t-il repris du pouvoir en France avec les nouveaux rapports de force issus des législatives ? C'est vrai qu'on l'a vu dans le reportage, ça a l'air d'être plus intéressant à suivre les débats à l'Assemblée nationale.
On a l'impression qu'il y a de la vie. Il y a de la vie d'idées, mais il y a de la vie même. Il y a du vrai débat d'idées ce que disait Souazic. Ce qu'on voit ces derniers jours, ça c'est clairement le cas. Est-ce que le pouvoir est vraiment revenu à l'Assemblée ? On sent que c'est depuis un mois la lutte qu'il y a quand même entre l'exécutif qui dit certes on veut négocier, mais quand même sur le programme d'Emmanuel Macron qui a été réélu à l'élection présidentielle et l'Assemblée qui dit attendez, il y a eu une élection législative. Des élections législatives après l'élection présidentielle. Si Emmanuel Macron a été élu, c'était pour s'opposer à Marine Le Pen.
Donc nous ce qui compte c'est les élections législatives. Donc c'est ce rapport de force-là qui est présent aujourd'hui avec je pense effectivement des oppositions, comme on le disait il y a quelques instants, qui sont obligées de voter certains amendements ou certains points des textes pour montrer, comme ils le veulent, que ça se passe à l'Assemblée. Si dès le début il bloque tout, l'exécutif pourra dire c'est pas à l'Assemblée que ça se passe parce que vous voyez que vous bloquez tout. Mais c'est sûr que c'est beaucoup plus intéressant. Mais Sarah Bellouézane, le gouvernement voulait faire un chèque gros rouleur.
Finalement la droite dit non, non, on va baisser plutôt de 30 centimes l'essence pour tout le monde. Et le gouvernement a l'air de dire pourquoi pas. Donc on voit bien qu'il y a une volonté, enfin il y a une obligation et peut-être une volonté d'aller chercher des idées à droite.
Quand on discute avec les députés, c'est le jour et la nuit avec le précédent mandat. Ça n'a rien à voir. Ils reçoivent des coups de fil des ministres, ils sont soignés, ils passent des amendements.
Alors ça nous paraît une évidence que l'opposition puisse passer des amendements. Normalement c'est le principe du travail parlementaire. Avant c'était pas du tout le cas. J'ai pris un café avec un député l'autre jour qui m'a dit j'étais en commission, j'ai proposé des choses et c'est passé. Résultat, ils se disent qu'ils peuvent obtenir des choses, que la droite peut obtenir des choses. Donc en effet, les fameux 30 centimes, eux ils étaient partis sur 1,50 euro le litre. Alors la droite voulait plafonner à 1,50 euro le litre. Tout à fait. Bruno Le Maire a dit c'est pas sérieux mais en revanche je vais reprendre votre idée et on va baisser de 30 centimes.
Et on va négocier, on peut négocier et donc on peut arriver à un compromis avec la baisse des 30 centimes et il n'y a pas que ça. Il y a aussi le rachat des RTT qui était une idée de campagne présidentielle de Valérie Pécresse. Non mais parce que je parlais des 30 centimes parce que ça, ça parle et ça concerne tous les français. Oui, tout à fait. Et la droite dit bah non, il faut que toutes les classes moyennes profitent de la baisse de l'essence. Donc on voit bien que le pouvoir il est moins dans les ministères et peut-être plus à l'Assemblée. Absolument.
Et il est tellement dans l'Assemblée que c'est une anecdote alors qu'il peut paraître un peu comme ça ce qui concerne que les journalistes mais avant nous on y allait on avait nos badges à l'Assemblée. Là, on a tous adhéré à l'association camarade. Il y avait un camarade qui était adhérent depuis longtemps qui signait les parrainages. Il veut dire que les journalistes politiques n'avaient plus l'habitude d'aller à l'Assemblée. On y allait mais pas comme ça. On y allait pour voir les députés pour les rendez-vous un peu plus politiques. Là, on y va pour voir ce qui se passe. On y passe notre vie en fait là. Brice Teinturier. Vous voyez l'exemple du 1,50€ l'imitation 1,50€ Le lit d'essence.
Il est très parlant parce qu'il y a encore quelques semaines pour la majorité relative mais la majorité malgré tout c'était une mauvaise mesure parce que c'était une mesure qui s'appliquait à tous une mesure coûteuse et la philosophie c'était d'avoir des mesures ciblées. Et aujourd'hui on revient totalement là-dessus. On est dans un troc alors peut-être pas 1,50€ mais on va s'arranger pour 30 centimes plutôt que 50 centimes etc. Ce qui veut dire très concrètement que ce qui était la philosophie de renaissance il y a 2 ou 3 semaines sur ce sujet-là en tous les cas a totalement basculé. Et j'en reviens quand même à cette idée.
On peut dire c'est bien il y a des compromis on arrive à se mettre d'accord et on passe des lois et ça avance. Mais vous pouvez vous dire aussi on ne sait plus qui défend quoi.
Pour l'instant ça a l'air qu'à un qu'à un on devait avancer mais imaginez ce qui va se produire au fil parce que là on est sur le premier gros sujet le pouvoir d'achat mais quand vous aurez ça sur les retraites sur le pouvoir d'achat sur toute une série de sujets et que tantôt vous aurez une alliance et des compromis à un moment donné est-ce que ça va fabriquer ou pas une machine qui donnera le sentiment une machine à confusion la clarté et la responsabilité c'est quand même ça qui permet ensuite de sanctionner ou de renouveler une majorité. On n'est plus du tout dans ce système parce que vous avez des oppositions chacune minoritaire et une majorité qui n'a pas la majorité absolue.
Alors des oppositions mais est-ce que pour le gouvernement soit-y qu'est-ménère la seule qui est respectable et avec laquelle on peut travailler ce sont les LR puisque le gouvernement le dit pas question de travailler avec le RN ni avec la NUP la France Insoumise en particulier qui de toute façon n'a pas tellement envie de collaborer avec la majorité macroniste. Non et Emmanuel Macron l'a dit très clairement et Gérald Darmanin a même parlé d'ennemis en parlant à la fois du Rassemblement National et de la France Insoumise donc ça une fois ça a été posé ils ont regardé avec qui ils pouvaient travailler donc ils se sont dit à un moment
est-ce qu'il y a un groupe d'anciens PS qui pourrait se créer est-ce qu'on ne pourrait pas passer aussi par ce côté-là et puis finalement
ce groupe n'a pas été créé donc ils attendent de voir parce qu'il y a toujours des mouvements au sein de dans une année dans une législature et puis donc c'est les LR et donc ils se retrouvent dans une situation où c'est vrai ils chèdent du terrain aux LR on voit bien sur le carburant c'est net Bruno Le Maire ne tenait pas du tout les mêmes propos et même on voit bien que c'est difficile pour lui de laisser tomber c'est lui qui avait eu cette idée de la prime qui avait défendu cette idée de la prime pour les gros rouleurs pour bien défendre certains travailleurs avec toujours ce problème des seuils et des classes moyennes c'est le problème récurrent que pointe LR d'ailleurs c'est le cœur il faut que les classes moyennes elles aussi bénéficient de mesures de soutien voilà c'est le cœur de la doctrine depuis très longtemps de Laurent Wauquiez le problème des seuils il l'a mis en avant à de nombreuses reprises donc les LR il faut travailler avec eux donc là on est dans un moment où on a l'impression que le gouvernement se fait un peu happer par les LR mais les LR savent bien qu'après il y aura le retour de bâton et qu'ils seront peu à peu et c'est ça Macronisé voilà ils sont en train de lutter pour exister un peu encore un peu encore quelques mois monsieur le bourreau mais on sait bien qu'à la fin on voit bien comment ça va se terminer c'est qu'il va y avoir un rapprochement parce qu'ils ne vont pas réussir à tenir sur la ligne de crête entre pas macronistes ou opposants non constructifs et ils ont bien expliqué qu'ils voulaient rester sur cette ligne de crête mais je pense que c'est intenable à long terme Guillaume Daré est-ce que ça veut dire que le gouvernement puisqu'il n'y a que les LR qui sont fréquentables on va avoir un gouvernement qui forcément va pencher à droite va se LRiser pour pouvoir faire passer des mesures à l'Assemblée alors je pense que ça dépendra des textes c'est vrai qu'on le voit là sur les sujets économiques avec des mesures effectivement qui viennent des républicains il faudra voir si c'est conjoncturel ou si sur des réformes par exemple plus sociétales ou plus sociales ils cherchent quand même à aller chercher des voix à gauche parce que Soazic le disait il y a un instant à gauche ceux qui sont considérés comme infréquentables c'est la France insoumise on voit que depuis les législatives Emmanuel Macron le gouvernement la majorité essaye de dissocier les membres de la NUP en estimant qu'il y a les NUP infréquentables qui seraient la France insoumise et puis il y a les NUP un peu plus fréquentables avec lesquels on pourrait peut-être travailler qui sont les écologistes les socialistes et même certains communistes regardez quand le président de la République s'exprime il parle jamais de la NUP il parle de la France insoumise c'est une façon de les stigmatiser à l'égard des autres membres donc il faudra voir en fonction des textes des semaines à venir si cette évolution en termes d'alliance se voit ou pas à l'Assemblée avec quelques voix qu'on va chercher à gauche Mais Brice Tinturier sur ce coup de barre à droite dont je parlais opportuniste parce que les députés eux on peut travailler avec eux les députés LR c'est ce qu'on a cru percevoir aussi dans la tonalité de l'intervention de l'interview de Emmanuel Macron au 14 juillet Oui un petit peu mais c'est surtout je crois ce qu'on a vu dans les urnes c'est à dire que globalement le baril centre du pays il est du côté de la droite et de l'extrême droite c'est pas pour rien qu'on a eu Marine Le Pen et pas Jean-Luc Mélenchon pardonnez-moi de le rappeler au second tour d'élection présidentielle qu'on a eu 89 députés et rennes le bloc de gauche tout confondu France Insoumise enfin la NUP vraiment c'est 30% en gros c'est entre 28 et 31% c'est à dire que c'est ce qu'on a dans ce pays depuis plusieurs années quand vous prenez toute la gauche confondue il n'y a pas de dynamique et globalement parce que je crois que Renaissance a un tropisme qui est plutôt à droite quand vous regardez en tous les cas la structure de ces électeurs ces électeurs sont majoritairement du centre ou de la droite et très peu aujourd'hui sur une échelle gauche-droite de gauche donc vous avez ce bloc là qui tire déjà vers la droite vous avez l'ELR et vous avez le RN et bien ça vous donne un peu l'état du pays donc il n'est pas totalement absurde non plus qu'il y ait des alliances qui se jouent plutôt de ce côté là de l'échec c'est là où est la majorité au global du pays et Axel ce qu'on voit c'est qu'y compris au sein du groupe Renaissance on a un groupe qui est beaucoup plus à droite que le précédent groupe qui entre 2017 et 2022 Renaissance c'est le nouveau nom de la majorité était plus à gauche si j'ose dire que la majorité et on a d'ailleurs vu je parle sous le contrôle de Brice que lors de ces législatives finalement les circonscriptions qu'avait prises LREM il y a 5 ans il les avait prises à gauche ils les ont perdues celles-ci pour la plupart et à l'inverse les circonscriptions qu'ils ont réussi à conquérir on l'a vu notamment dans l'ouest parisien c'était des circonscriptions de droite oui, Sosie Kéméler mais là où effectivement je rejoins ce que disait Brice tout à l'heure là où ça va complexifier la lecture c'est que ce nouveau jeu entre le Parlement et l'exécutif fait que les députés renaissants certains commencent à jouer aussi ce jeu en se disant mais finalement on a du pouvoir on peut faire quelque chose et il se passe quelque chose de très intéressant sur les super profits sur les super profits on avait la taxe sur les super profits on sait qu'il y a déjà une taxe en Italie il y a déjà une taxe en Espagne les Anglais veulent la mettre voilà outre-manche on y réfléchit de très près et donc le gouvernement disait non écoutez on va demander aux entreprises de faire un effort et puis on verra bien à la fin ce qu'ils ont fait comme effort et puis là on réfléchira c'était quand même assez vague le président de la République l'avait dit à peu près en ces termes en tout cas on en est peut-être un petit peu plus loin en disant qu'on pouvait y réfléchir lors de son interview du 14 juillet mais là on a quand même le président de la commission des lois M.
Houllier qui est Renaissance qui est pour ses super profits maintenant donc il va peut-être se trouver à un moment on verra quand cet article va être mis en débat on va peut-être avoir une majorité contre l'avis du gouvernement faite par certains députés Renaissance Emmanuel Macron va avoir des frondeurs au sein de son propre de la Renaissance je pense que le fait qu'il ait commencé à en parler dans l'interview du 14 juillet fait qu'il a commencé à anticiper cette possibilité là il va essayer d'habiller ça il avait déjà parlé des profiteurs de guerre on voit bien qu'il va y avoir un habillage politique autour de cette question là donc ce sera peut-être pas si franc que ça mais ce jeu ça joue dans tous les cas et pas seulement dans les oppositions Sarah Belouezane donc on le voit bien sur la droite sur les questions économiques ou d'entreprise on va essayer de travailler avec la droite ou le pouvoir d'achat mais sur les questions sociétales Guillaume Daré disait à l'instant le gouvernement peut être tenté d'aller chercher des voix à gauche au sein du parti socialiste ou d'Europe écologie les Verts néanmoins qu'en est-il du parti socialiste est-ce qu'il a été nupisé est-ce qu'il a été mélanchonisé ou est-ce qu'il arrive à justement est-ce que chacun des partis qui constituent la nupe a réussi à retrouver son identité son affirmation est-ce qu'elle survit cette nupe ?
c'est difficile c'est difficile à savoir après il y a quand même des éléments sur lesquels on voit qu'il y a encore une indépendance de chaque parti notamment quand on a vu le fameux tweet de Mathilde Panot sur la rafle du Veldiv il y a plein de plein de personnalités du parti socialiste qui n'étaient pas d'accord du tout avec cette façon c'était une façon de s'affirmer de dire nous ne sommes pas nupe aussi oui absolument en fait mais après le problème du parti socialiste c'est qu'il n'existe sans la nupe il n'existait pas en fait il revenait pas il ne venait pas à l'Assemblée ils se faisaient manger tout cru donc c'était une alliance peut-être de circonstances il faut voir en effet à l'épreuve des faits à l'épreuve des textes aussi à l'épreuve aussi du comportement des insoumis si ça tient alors comportement des insoumis le bruit et la fureur ça va être comme ça pendant 5 ans pour les députés la France insoumise à l'Assemblée nationale oui je crois parce que c'est une stratégie délibérée qui est encore une fois de ne pas rentrer dans une logique de compromis pour être ceux qui parlent le plus fortement qui sont le plus dans l'opposition et pour récupérer l'électorat populaire vous n'avez pas 36 000 stratégies vous avez des stratégies de voice comme disait un sociologue donc voice excite soit vous donnez de la voix soit vous sortez du jeu soit vous travaillez dans des compromis ou dans de l'action la France insoumise elle est dans la stratégie de l'opposition frontale vociférante au sens technique du terme c'est à dire très forte pour vraiment incarner la fonction tribunicienne est-ce que ça sera efficace pour récupérer cet électorat notamment populaire qui se dirait au bout d'un moment finalement le rassemblement national il est en train de trop se rapprocher du gouvernement moi je suis persuadé du contraire je pense que c'est un contresens absolu qui fait le lit du rassemblement national mais on le verra au coup par coup on le verra dans les prochains mois et simplement aujourd'hui ce que je commence à voir dans l'opinion c'est d'abord des électeurs qui sont pas du tout dans un mécontentement généralisé mais il y a une forme de frustration aussi les électeurs de la NUPES ils sont quand même assez déçus que Jean-Luc Mélenchon ne soit pas devenu premier ministre et puis il voit bien que très bien il y a plus de députés mais que pour l'instant ce que ces députés défendent ne passe pas les électeurs de Renaissance ils sont aussi déçus ils n'ont pas la majorité absolue les électeurs du rassemblement national ils ont espéré la victoire de Marine Le Pen alors certes ils se disent on est plus nombreux mais quand même les électeurs écologistes ils voient bien que la thématique écologiste aujourd'hui elle est moins incarnée qu'elle est moins portée que ce n'est pas le sujet majeur donc là aussi il y a une forme de frustration et finalement il n'y a paradoxalement que les électeurs LR qui reviennent de manière très minoritaire mais qui se disent on est une variable d'ajustement on est deux fois moins nombreux mais deux fois plus influents on a passé dix ans dans l'opposition sans être entendus là on est beaucoup plus important mais vous voyez quand on dit célébration du compromis je ne sais pas si on n'aura pas demain plutôt une frustration beaucoup plus généralisée et des blocs d'électeurs qui se diront bon tout ça ce n'est pas le chaos ce n'est pas la catastrophe mais ce n'est pas terrible non plus on parlait de Jean-Luc Mélenchon à l'instant qui c'est vrai avait promis d'être premier ministre on ne l'entend plus Jean-Luc Mélenchon puisque la chef de la France Insoumise à l'Assemblée c'est Mathilde Panot est-ce qu'il ne regrette pas quand même d'ailleurs il est parti je crois en Amérique du Sud c'est une tournée en Amérique du Sud dépressive un peu non il ne regrette pas on sait qu'il y a toujours débat après quel que soit les hommes politiques après une élection manquée ratée parce que c'est ce qui est arrivé à Jean-Luc Mélenchon il y a cru il a cru d'ailleurs il a même il a pas une posture on peut s'interroger mais il y a répondu lui-même puisqu'il a calculé il a calculé qu'il lui avait manqué 1,7% des voix alors c'est des calculs assez particuliers puisqu'on est sur une élection législative donc ça se joue dans 577 circonscriptions mais j'ai raté de si peu c'est exactement ce qu'a dit Sarkozy pendant des années après avoir perdu en 2012 j'ai manqué de si peu voilà 15 jours je gagnais j'ai raté de si peu donc c'est des choses qu'on entend beaucoup et souvent mais là on voit bien que par exemple pour la réponse au discours de politique générale d'Elisabeth Borne Mathilde Panot n'était pas encore montée en tribune que Jean-Luc Mélenchon était déjà en direct sur une chaîne info pour répondre immédiatement au discours de la première ministre c'est dur de débrancher pour quelqu'un qui a été au premier plan des deux campagnes qui venaient de se dérouler donc effectivement c'est dur pour Jean-Luc Mélenchon en même temps sa satisfaction c'est de voir qu'il a fait prospérer des nouveaux visages donc Mathilde Panot qui est très controversée qui est à la tête du groupe LFI Adrien Quatennens Alexis Corbière maintenant il a quand même des lieutenants à l'Assemblée mais c'est vrai qu'il y a une question sur comment il va s'occuper d'une fondation la Boétie mais comment va-t-il exister tout au long des 5 ans qui restent devant nous si tout se joue au Parlement s'il n'y a pas de dissolution ça va être compliqué d'exister en permanence alors Brice Nathurier en parlait à l'instant ils sont en position de faiseur de roi mais se divisent sur l'attitude à tenir face au gouvernement on parle là bien sûr des républicains qui vont devoir trouver un remplaçant à Christian Jacob en décembre prochain et depuis le renoncement de Laurent Wauquiez dimanche soir et bien la guerre de succession est lancée à droite sujet de Juliette Vallon avec Juliette Perrault et David Lemarchand
Chez les républicains depuis le fiasco de la présidentielle un homme prend la lumière Olivier Marlex 51 ans le nouveau patron du groupe LR à l'Assemblée dans la tempête autour de la loi pouvoir d'achat c'est lui qui tient la barre de la droite au palais Bourbon et il n'est pas prêt d'oublier ce baptême du feu
sous poids d'achat il faut peut-être leur dire jusqu'en mesure de lutte sur la fraude la fraude sociale très bien exactement ce qu'on avait dit ce matin d'accord d'habitude moi je rentre dans ma circonscription dormir je suis à 75 km en Eure-et-Loire c'est pas très loin mais là depuis 15 jours il faut rester ici en siège en siège nuit et jour et donc il faut dormir sur place
le député d'Eure-et-Loire qui a commencé sa carrière politique aux côtés de Charles Pasquois s'est forgé une réputation de dur aujourd'hui proche de Laurent Wauquiez il revendique clairement son statut d'opposant à Emmanuel Macron
je pense qu'il n'y a pas d'ambiguïté là-dessus je suis le seul député qui ait fait un signalement au parquet national financier sur incluant le président de la République lui-même
les conditions de vente d'une grande entreprise et interrogeant les conditions de financement de sa campagne donc je ne suis pas je ne suis pas dans les petits papiers du président de la République et je ne suis pas suspect de complaisance à son égard
pas de complaisance avec Emmanuel Macron quand d'autres au sein des républicains invitent à tendre la main à la majorité présidentielle c'est le cas de Jean-Luc Moudinck maire de Toulouse présent à Paris ce jour-là pour une réunion avec les édiles des grandes agglomérations dans une tribune qu'aussigné récemment avec une vingtaine d'élus à l'air il appelle son parti à changer de posture politique
les républicains ont perdu 40% des députés donc à partir de là nous disons à nos amis il faut changer il faut changer parce que sinon la prochaine fois à quel niveau va-t-on tomber beaucoup de nos électeurs nous ont abandonné certains sont allés vers reconquête vers le rassemblement national beaucoup sont allés vers le président de la République et sa majorité ce qui veut bien dire que les stratégies d'isolement qui ont prévalu pendant cinq ans sont improductives et mortifères
un parti exsangue divisé sur la ligne à adopter lui qui doit choisir un nouveau chef depuis le départ de Christian Jacob surprise celui que beaucoup de cadres républicains voyaient comme l'homme providentiel Laurent Wauquiez ne postulera pas dans un message posté sur Facebook le président de la région Rhône-Alpes s'en explique
ce choix je le fais parce que je crois qu'il faut consacrer toute son énergie à cette refondation à laquelle aspire notre pays une telle exigence ne supporte aucune dispersion il faut s'y donner totalement il faut prendre de la distance avec le combat politicien
alors la guerre pour la présidence des républicains est bien lancée dans la liste des candidats intéressés circulent les noms de Bruno Retailleau Eric Ciotti Rachida Dati ou encore Aurélien Pradié le jeune secrétaire général du parti à 36 ans le député du Lot défend une droite plus modérée plus sociale et assume son ambition
ça fait longtemps qu'on n'a pas surpris à droite
avec des jeunes en plus
oui mais ça fait partie de la surprise alors c'est inconfortable c'est pénible parce que les jeunes ils sont toujours impagassants mais pour moi c'est pas un combat de génération c'est beaucoup plus que ça et peut-être que ça surprendrait tout le monde est-ce qu'on y est prêt ça va être la question des semaines à venir
la désignation du nouveau chef des républicains permettra-t-elle enfin d'éclaircir la ligne politique du parti une question balayée par l'un des potentiels intéressés pour le président du groupe LRO Sénat Bruno Retailleau la priorité c'est de renouer avec les électeurs de droite
moi ce que je veux c'est que la droite française d'abord qu'elle ne se qualifie pas parce que lorsqu'on veut la qualifier de sociale de populaire finalement on aboutit à la disqualifier moi ce que je veux c'est qu'elle occupe la totalité de son champ idéologique pour répandre aux français et les français ils ont des problèmes de sécurité ils ont des problèmes de pouvoir d'achat ils veulent aussi des repères ils veulent être fiers de leur pays
Une question est au moins tranchée pour l'élection du nouveau président des républicains celle du calendrier la liste définitive des candidats sera connue le 18 octobre prochain
Alors question téléspectateurs Guillaume Daré pourquoi Laurent Wauquiez renonce-t-il à se présenter pour diriger son parti ? Alors ce que lui dit en coulisses ainsi que ses proches c'est qu'il estime que depuis 10 ans la droite n'a pas fait son son bilan depuis le départ de Nicolas Sarkozy qu'il faut absolument tout refonder du sol au plafond que ce soit sur les idées ou sur la forme le parti lui-même qui veut mener cette réflexion et que d'après ses proches c'est pas compatible avec la présidence du parti parce que si on veut refonder un parti c'est pas bien de le diriger ?
parce que disent-ils il veut garder sa liberté de parole qu'on lui connaît assez importante parce qu'ensuite j'ai le sentiment qu'il n'est pas convaincu que ça passe désormais toujours par un parti alors par quoi ça passe quand vous interrogez son entourage c'est compliqué parce qu'ils disent plus forcément par un parti mais pas non plus par un mouvement comme avait fait Emmanuel Macron avec En Marche et dont les proches de Laurent Wauquiez et d'autres à droit de se moquer en disant il suffit de cliquer sur internet pour devenir adhérent on ne paye pas une cotisation c'est pas comme ça qu'on accède au pouvoir on a vu que ça avait fonctionné et puis parce que on sent qu'il y a aussi une volonté de Laurent Wauquiez finalement d'aller chercher au-delà idéologiquement des seuls LR et ce qui est intéressant quand vous échangez avec lui et son entourage c'est qu'il y a une volonté aussi de faire un peu comme on dit en anglais du benchmarking d'aller voir ce qui s'est passé à l'étranger et il y a c'est peut-être pas un modèle mais en tout cas une source d'inspiration et d'intérêt c'est notamment la façon dont les conservateurs ont su réinventer en outre-manche leur logiciel idéologique après Tony Blair en Angleterre comme on le dit ça a été le New Labour après les vieux travaillistes le Macron anglais d'une certaine façon ou en tout cas Macron a été un peu le Tony Blair français la façon dont les conservateurs avaient su se réinventer après Tony Blair qui avait fait aussi une forme de triangulation alors vous allez me dire Cameron et Johnson ça c'est mal fini mais l'entourage de Laurent Wauquiez note qu'ils ont réussi à totalement bouleverser et refonder leur base électorale et donc il veut se consacrer à cela après le problème c'est que notamment au sein des Républicains ils vous disent c'est pas la première fois que Laurent Wauquiez laisse passer le train est-ce que le train repassera ça on verra et puis c'est sûr que c'est pas une bonne nouvelle non plus pour les Républicains parce que c'est pas faire injure à tous ceux dont on a entendu parler Laurent Wauquiez Bruno Retailleau Aurélien Padré Pradié ou d'autres mais c'est pas forcément le même niveau d'incarnation qu'aurait pu avoir Laurent Wauquiez à la tête des Républicains Sarah Bellouezanne est-ce que les Républicains n'ont pas un problème d'incarnation et même d'identité de colonne vertébrale c'est quoi aujourd'hui ?
Rien ne va rien ne va c'est un Républicain en effet ils ont un problème d'incarnation on le voit même à l'Assemblée par exemple tous les autres groupes il y a toujours on a parlé de Jean-Luc Mélenchon Marine Le Pen pour la renaissance évidemment Emmanuel Macron à droite c'est l'air c'est pas Olivier Marlex qui incarne combien même il est président du groupe on connait à peine son visage absolument ils ont un vrai problème il leur manque du personnel politique il leur manque quelqu'un qui puisse aller à la télévision dire ce que sont incarnés ce que sont les valeurs les idées de la droite et comme en plus ils sont divisés qu'il y a les jeunes dont on a parlé Aurélien Pradié en tête de pont qui sont pour une droite sociale populaire qui veulent qu'on arrête de parler d'immigration et de sécurité et à l'inverse vous avez une autre droite qui estime qu'il faut parler de questions de sécurité de questions d'identité donc en fait on sait plus à droite on sait plus à quel sens se vouer en fait on sait pas que représente la droite aujourd'hui alors la droite jusqu'à présent en fait est-ce que c'était pas Nicolas Sarkozy et ça ne l'est plus n'est plus soit-y qu'est-ménère est-ce que il faut la droite a toujours besoin d'un berger de quelqu'un qui unifie on n'est plus autant des trois droites de René Raymond mais c'est quand même un peu ça c'est-à-dire quelqu'un qui soit capable de jongler avec les différences des uns et des autres normalement Éric Ciotti et Aurélien Pradié alors ils s'entendent plutôt bien mais il peut tout à fait y avoir quelqu'un qui soit au-dessus une incarnation et qui arrive à dire bon bah tu vas t'occuper tu vas t'occuper des problématiques identitaires et toi tu vas t'occuper des problématiques sociales et puis vous allez attirer les couches populaires on va devenir un grand parti gaulliste mais ça ne marche plus comme ça ils se sont abîmés dans les querelles
et des années ça date on peut dater ça à 2012 la grande bataille Copé-Fillon qu'on avait suivi
devant le siège des Républicains rue de Vaugirard et puis en fait ils ne s'en sont jamais remis cette bataille finalement c'est répercuté et puis finalement les gens s'y sont de moins en moins intéressés au querelle interne de LR c'est pas flamboyant c'est pas des grands personnages sur les idées comment tracer leur chemin leur sillon entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen
donc on voit bien ce qu'essaie de faire Laurent Wauquiez c'est de dire j'ai 47 ans je vais effectivement prendre mon bâton de pèlerin
je vais aller à l'étranger je vais aller dans toute la France peut-être qu'on va le voir faire son pèlerinage au Mont Mézin la force de Laurent Wauquiez c'est qu'il a su se taire pendant longtemps c'est à dire qu'à la fois il a laissé passer les trains mais c'est quand même depuis les européennes qu'il est à l'arrière-plan même s'il est toujours président de la région Auvergne-Rhône-Alpes mais il a réussi à rester au second plan parce qu'il était très abîmé médiatiquement parce que on se souvient son candidat aux européennes François-Xavier Bellamy avait fait dans les 8
8 et demi pour cent et puis il y avait eu cette fameuse histoire on se souvient de l'école de commerce de Lyon où il avait
tapé sur Sarko
avec ce fameux off
cramé qui faisait tout sauf homme d'état donc il a besoin de se reconstruire une image et on voit bien il le fait son texte le texte qu'il a publié sur Facebook c'est un texte beaucoup plus travaillé que ce qu'il fait d'habitude Laurent Wauquiez c'est un agrégé c'est quelqu'un qui est très cultivé
qui a passé beaucoup de temps à masquer tout ça pour faire populaire et là on voit bien qu'il y a un nouveau Laurent Wauquiez qui se dessine plus âgé donc il va essayer de jouer cette carte-là
alors Brice Tinturier la droite alors deux petites questions je ne sais pas Xavier Bertrand est-ce que c'est terminé ou est-ce qu'il y pense toujours lui sûrement et est-ce que les électeurs de droite finalement faute d'incarnation ils pourraient dire la droite elle est chez Éloire Philippe ou Bruno Le Maire en fait il y a depuis très longtemps une droite plurielle avec des sensibilités qui peuvent aller du souverainisme à la Pasqua jusqu'au libéralisme à la Madeleine donc ça c'est pas très nouveau qu'il y ait un Pradié une droite plus sociale et puis une droite beaucoup plus sur les sujets régaliens mais la capacité d'un leader type Chirac c'était d'avoir Esseguin et Madeleine dans son équipe et ensuite au gouvernement ça faisait synthèse parfois un petit peu rock'n'roll mais en tous les cas il arrivait à donner le là et l'électorat suivait donc il arrivait à agréger aussi ses sensibilités ce qui veut dire qu'aujourd'hui prioritairement c'est un problème de leadership c'est pas un problème de sensibilité ça existe c'est d'autant plus aigu quand vous avez Zemmour et Le Pen d'un côté et Macron de l'autre mais ce qui leur manque prioritairement c'est un leader et du coup Laurent Wauquiez c'est intéressant parce que que certains à droite maintenant regrettent qu'il ne soit pas candidat pour reprendre le parti ça montre que sa stratégie de retrait elle a quand même fonctionné parce que quand il est parti les partis sont plus m'égoudron quand même c'est vrai qu'il a été patron des groupes LR là on regrette qu'il ne soit pas candidat mais ce qui est intéressant c'est que ok manifestement il est mis sur l'idée que les partis ne sont plus la solution quand on veut être candidat à l'élection présidentielle mais ça montre aussi que la droite n'a toujours pas son processus de sélection de son candidat à la présidentielle et elle en meurt de cette absence de sélection d'un candidat qui s'imposerait il n'y a plus le candidat qui fonde le parti et qui devient le candidat naturel encore une fois type Chirac ou type De Gaulle il n'y a pas de primaire ouverte puisque ça a été un refus il n'y a plus de primaire ouverte c'est bien dommage pour les LR parce que quand vous n'avez pas de candidat naturel c'est ça qui vous donne une force propulsive donc il vous reste quoi ?
ce qu'on a eu à la présidentielle on a vu le résultat une procédure qui est une procédure faible devant un corps électoral uniquement d'adhérents et qui ne vous donne pas une forte légitimité en ne prenant pas le parti Laurent Wauquiez laisse aussi en suspens cette question de la procédure de sélection du futur candidat et la droite je crois se meurt beaucoup de cette absence d'incarnation alors si la France redoute l'instabilité politique avec l'absence d'une majorité absolue à l'Assemblée Nationale en Italie l'instabilité politique est bel et bien une réalité puisque Mario Draghi on l'a appris le Premier ministre vient de remettre sa démission plongeant ainsi la zone euro et même toute l'Union Européenne dans une zone de forte turbulence sujet de Romain Besnenou avec Ilana Azinko c'est un coup de tonnerre à l'Italienne au son des trompettes du Palazzo del Quirinale Mario Draghi a remis sa démission ce matin au président Sergio Mattarella
le président de la République a pris acte de cette démission le gouvernement reste en place pour expédier les affaires courantes
quelques minutes plus tôt le futur ex-président du Conseil italien faisait ses adieux au Parlement avec humour comme soulagé d'en finir après des semaines de crise même un ancien banquier d'affaires peut être touché en plein coeur merci à tous et merci pour tout le travail que nous avons fait ensemble désavoué par trois parties de sa coalition Mario Draghi laisse un pays en pleine crise politique l'Italie trahit titre la républica ce matin la honte s'insurge la stampa sentiment identique dans les rues de Rome où les habitants font part de leur incertitude
ce n'est vraiment pas le moment d'avoir une crise au gouvernement on devrait remettre le pays sur pied plutôt que de tout bloquer je n'y connais pas grand chose
en politique mais pour moi quand on commence un job on le finit on va au bout pour le bien de tout le monde
il a pourtant bien tenté
de s'accrocher Mario Draghi hier encore implorant les sénateurs de la coalition de voter la confiance au gouvernement un ultime appel au compromis
l'Italie a besoin
d'un nouveau pacte de confiance
aussi sincère
et concret que celui qui nous anime depuis le début vous les partis et les parlementaires êtes-vous prêts à reconstruire ce pacte ?
êtes-vous prêts ?
êtes-vous prêts ? mais ces insistances n'y ont rien fait les trois partis populistes alliés de circonstances du gouvernement ont refusé de participer au vote le mouvement 5 étoiles de Giuseppe Conte qui juge insuffisantes les dernières mesures sociales de Mario Draghi Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue de Matteo Salvini l'union nationale de la gauche à l'extrême droite formée par Mario Draghi il y a un an et demi vole en éclats désormais c'est chacun pour soi c'est le choix le plus rationnel qui a été fait nous redonnons la parole aux Italiens ce qui nous permettra d'avoir un nouveau gouvernement légitime qui puisse affronter les temps difficiles
le pays ne mérite
vraiment pas ça avec la guerre les répercussions du Covid c'est un moment historique
arrivé au pouvoir sans jamais être élu en février 2021 Mario Draghi s'était donné une mission sortir l'Italie de la crise sanitaire et économique l'ancien chef de la BCE était aussi un européen convaincu fidèle allié de Paris Bruxelles et Berlin tous les côtés de l'échiquier mondial envoient le même message
nous devons renforcer
la coopération entre les pays européens pour relever des défis qui dépassent les frontières de chaque pays
Il y a quelques semaines
c'est au nom de l'Union Européenne qu'il se rend en Ukraine en train aux côtés d'Emmanuel Macron et Olaf Scholz A l'heure de la guerre de la crise énergétique et de l'inflation le départ de Mario Draghi arrive au plus mauvais moment
Je veux rendre ici hommage à Mario Draghi qui est un homme d'état exceptionnel qui est un partenaire pour la France on a bien vu qu'on a bien travaillé ensemble et qui est un pilier de l'Europe C'est une mauvaise nouvelle
à son départ annoncé ?
C'est une période d'incertitude et les périodes d'incertitude ça n'arrange jamais tout le monde très d'aise
Les élections qui se tiendront à l'automne prochain pourraient faire la part belle aux partis d'extrême droite comme Fratelli d'Italia ou la Ligue réputée proche de la Russie Alors Guillaume Daré Emmanuel Macron qui est sur le tour a réagi vous me disiez Tout à fait Il regrette donc la perte d'un ami de la France et un partenaire de confiance C'est un coup dur pour la politique de la France pour Emmanuel Macron ?
Alors dans l'après-midi il y a un membre du gouvernement qui me disait je cite c'est un coup très dur pour la France et surtout pour l'Europe et ça va je cite secouer si effectivement l'extrême droite remporte les élections dans quelques semaines et c'est vrai que le premier ministre sortant italien Draghi a été un partenaire essentiel pour Emmanuel Macron dans la présidence française de l'Union Européenne au cours du premier semestre que ce soit sur les décisions prises à l'égard de la Russie pour l'Ukraine et puis parce qu'il y avait une volonté depuis le Brexit notamment de remplacer aussi ce partenaire privilégié pas aussi important que les Allemands dans la relation européenne pour la France mais de remplacer le partenaire britannique un petit peu par le partenaire italien rappelez-vous il y a un nouveau traité qui a été signé le traité du Quirinal qui est un petit peu l'équivalent du traité franco-allemand qu'on a entre Paris et Berlin qui a été signé une nouvelle version en décembre justement avec Emmanuel Macron et le président italien le premier ministre bien sûr était présent donc c'est vrai que c'est un départ important que beaucoup regrettent à l'Elysée au sein du gouvernement on dit que l'extrême droite les frères d'Italie pourraient prendre le pouvoir et arriver en tête alors là on ne dit pas néofasciste vous me disiez on dit post-fasciste post-fasciste ce qui revient un petit peu au même mais oui ils sont à 24-25% d'intention de vote donc effectivement c'est ce qui pourrait arriver alors après il y aura des nouvelles coalitions qui se dessineront si c'est évident au mois de septembre mais ça remet tout en jeu ça remet tout en cause c'est-à-dire qu'on était sur un équilibre déjà européen très fragile à longueur d'intervention Emmanuel Macron parle de solidarité européenne
avant l'hiver la possible crise enfin la crise énergétique est déjà là mais qui pourrait être augmentée si jamais Vladimir Poutine décidait de décidait de
recouper le gaz russe même si aujourd'hui on a appris que Nord Stream allait finalement être réouvert mais on ne sait pas pour combien de temps et donc toute la difficulté c'est que ces fameux partis qui pourraient prendre le pouvoir en Italie sont plutôt pro-Poutine donc ça redessine toute la géopolitique européenne on a en plus un autre partenaire Olaf Scholz qui est affaibli mais ça par les choix énergétiques d'Angela Merkel puisque lui est très dépendant du gaz russe contrairement à nous donc c'est une crise européenne à la clé crise financière on peut imaginer ce qui est certain c'est que l'Europe avait plus envie de soutenir l'Italie avec un Mario Draghi à sa tête qu'un autre Premier ministre donc ça rebat les cartes après ça va être le choix des électeurs italiens mais effectivement ça ouvre en fait dans un moment qui est déjà très instable
c'est encore une nouvelle instabilité qui vient se rajouter aux crises successives
l'extrême droite au pouvoir en Italie on y pense au terme des élections anticipées Bristin Turier pour revenir sur la politique française si Marine Le Pen est en quête de respectabilité et demande à ses députés de se comporter de façon responsable d'apparaître comme un parti de gouvernement c'est parce que ce coup-ci le RN se dit 2027 c'est notre tour et c'est possible incontestablement je pense que quand vous regardez sur la longue période depuis 40 ans la montée du Front National puis du Rassemblement National elle est continue on est passé de la marginalité du début des années 80 à à la fois deux qualifications pour le second tour et puis on a un changement avec Marine Le Pen notamment de stratégie de désextrémisation apparente de notabilisation qui paye et dans les freins à un vote au RN vous aviez la figure de Jean-Marie Le Pen vous aviez tous les éléments autour de l'antisémitisme les durafours crématoires de Jean-Marie Le Pen et autres provocations tout cela Marine Le Pen a essayé de le gommer et puis vous aviez aussi un frein qui était que les français à une époque nous disaient finalement quand même c'est un parti qui n'arrive pas à nouer des alliances et il y a peu de gens qui votent pour lui et plus on vote pour le RN plus ça légitime aux yeux d'autres français que finalement c'est un vote qui se normalise donc la dynamique elle est réelle 89 députés qui donnent le sentiment d'être responsables pas simplement parce qu'ils mettent une cravate mais aussi parce qu'ils cherchent à apparaître comme ceux qui défendent les français tout cela construit une légitimité de plus en plus puissante et encore une fois moi je crois que la stratégie de la France insoumise qui vise à vociférer pour récupérer la fonction tribunicienne qu'avait auparavant le Rassemblement National elle est extrêmement dangereuse parce que pour l'instant la dynamique elle est du côté du RN pas du côté de la NUPES Sarah Belouézan comment LR voit ça la percée la volonté de se notabiliser chez LR parce qu'on avait beaucoup dit chez LR il y a toute une partie qui va basculer chez Marine Le Pen on ne l'a pas tellement vu Eric Ciotti est resté chez LR
oui c'est vrai mais ils voient ça avec terreur avec terreur absolument ils ont l'impression qu'ils vont se faire
littéralement bouffer en fait par le Rassemblement National c'est à dire qu'il y en a un qui me disait l'autre jour on s'attendait à avoir débarqué des skinheads et en fait non il voit arriver des gens normaux qui se tiennent on leur donne des consignes aux députés absolument on leur donne des consignes enfin justement un autre bien sûr déjà Marine Le Pen leur a dit qu'il fallait se présenter qu'il ne fallait pas que ce soit le cirque qu'il fallait qu'ils soient bien habillés qu'ils se tiennent bien que ce soit pas le cirque à l'Assemblée qui ne donne pas l'impression d'être des espèces du Luberlu qui viennent dans de ses zoos et par ailleurs sur les votes pour voter un député LR m'expliquait eux ils sont un peu perdus parfois parce qu'il n'y a pas de consigne de vote de groupe eux ils reçoivent des SMS les députés LR n ils reçoivent des SMS ils leur disent là dessus tu votes ça là dessus tu votes ça etc donc il y a une discipline de groupe en plus donc ils sont dans une espèce de logique de construction assez méthodique de cette respectabilité qui terrifie les républicains bien sûr parce que les républicains eux à l'inverse il n'y a pas de discipline de groupe chez les républicains les républicains c'est une somme d'individualité en fait c'est chacun et comme ils estiment comme ils ont été élus sur leur nom que leur candidate a fait 4,7 à la présidentielle et qu'ils ont quand même été réélus ou élus en conquête ils estiment que c'est sur leur nom ils doivent rien au parti ils doivent rien à personne donc ils votent ce qu'ils veulent et personne ne va leur donner de consigne donc en plus de ça ils votent avec le gouvernement ce qui en fait parfois des supplétifs ils ont peur de disparaître complètement le RN a une identité eux votent avec le gouvernement ils obtiennent des choses mais ils ont peur qu'en fait les lecteurs ne se rendent pas compte de ce qu'a obtenu LR typiquement la déconjugalisation ça fait des années que LR le porte la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé de l'allocation adulte handicapé ça fait des années que LR le porte 6 fois je crois que 6 fois ça a été proposé parce que la France Insoumise ce matin par la voix d'Adrien Quatenas revendiquait la paternité de cette mesure mais en fait vous nous dites c'est LR qui le portait depuis le début c'était LR et en fait ça a été finalement un amendement de consensus je crois que c'est comme ça qu'on dit parce que chaque groupe a présenté le même amendement et tout le monde l'a voté à l'exception d'un député mais tu dirais-t-il que là demain l'électeur français ne sait pas en fait que c'est une mesure qui était portée par LR donc ils sont ils sont menacés par le RN qui a son identité et menacés aussi par le fait de voter absolument tout compris de mélanger ses voix c'est les macronistes on est typiquement dans le processus de confusion où on ne sait plus qui est à l'origine de quoi et celui qui peut en tirer le plus les marrons du feu c'est bien je crois le Rassemblement National et pour être très clair l'hypothèse d'une victoire de Marine Le Pen en 2027 qui était impossible il y a 10 ans moi j'ai écrit des articles pour expliquer pourquoi Marine Le Pen ne pouvait pas être présidente de la République en 2010 c'est aujourd'hui une hypothèse crédible il faut le dire très très clairement il faut réfléchir aux conditions d'arriver au pouvoir du Rassemblement National et à la présidentielle et aujourd'hui vous regardez les données vous regardez les situations politiques c'est quelque chose de tout à fait envisageable officiellement elle dit pour l'instant qu'elle ne sera pas un nouveau candidat à l'élection présidentielle oui oui allez tout de suite on revient à vos questions alors Guillaume Daré le président des Républicains sera-t-il forcément candidat à la présidentielle de 2027 alors Laurent Wauquiez n'en veut pas de cette présidence de DLR c'est probablement le pari que feront ceux qui prendront la place à la place si j'ose dire de Laurent Wauquiez parce qu'effectivement comme il n'y a pas de processus défini le pari que les amis de Laurent Wauquiez le poussaient à faire c'était de dire prends la tête du parti tu incarneras le parti plus personne ne veut entendre parler de la primaire parce qu'on estime que comme ça c'est mal fini en 2017 avec François Fillon on ne veut plus en entendre parler au mieux on fait un congrès comme on a fait avec Valérie Pécresse ça n'a pas été mieux réussi pour finir effectivement avec moins de 5% des voix mais aujourd'hui on voit qu'il n'y a pas ce choix là et on ne peut pas dire que Laurent que Eric Ciotti Bruno Rotaillot ou Aurélien Pradié si demain ils sont à la tête du parti seront des candidats incontestables à l'élection présidentielle Soisy Kemeler question d'Alain dans les Vosges est-ce que les socialistes resteront longtemps soumis aux insoumis est-ce qu'ils vont se démélenchoniser ?
Pour l'instant non alors il y a eu quand même quelques indicateurs intéressants c'est-à-dire que les socialistes une partie des socialistes n'a pas voté la fameuse motion de défiance à l'égard du gouvernement donc on a vu ils étaient 5-6 à refuser de le faire on a vu après certaines expressions notamment vous parliez tout à l'heure du tweet
de Mathilde Panot on a vu quelqu'un comme Jérôme Gued je veux dire qu'il n'était absolument pas d'accord avec ce qui avait été dit
mais sur le social on le retrouvera plutôt toujours derrière la France insoumise mais surtout je pense que la nouveauté
de cette période c'est qu'Olivier Fort le patron du PS s'est mis dans la roue totalement dans la roue de Jean-Luc Mélenchon jusqu'au point où quand on l'écoute on se demande si ce n'est pas son premier lieutenant et si un jour il ne rêve pas d'être adoubé successeur par Jean-Luc Mélenchon donc il va y avoir
quelques voix dissonantes mais le PS est quand même largement en train de se faire absorber
donc en fait le vrai rendez-vous ça sera le premier rendez-vous électoral à venir probablement les européennes et on verra si le PS conduit une liste distincte ou pas de la France insoumise et s'il accepte de se compter sur ce type de scrutin par rapport à la France insoumise auprès des électeurs pour pouvoir peser plus mais effectivement on ne voit pas dans les mois qui viennent pourquoi tout à coup il y aurait une rupture forte du PS mené par Olivier Faure contre la France insoumise Sarah Belouezane Rachida Dati pourrait-elle succéder à Christian Jacob et diriger le parti Les Républicains alors quelles sont ses ambitions ?
ce qui est intéressant avec Rachida Dati c'est qu'à chaque fois qu'il y a un poste elle est candidate enfin elle dit ou elle fait dire qu'elle est candidate là elle dit qu'elle est intéressée elle fait dire en tout cas qu'elle est intéressée mais à droite beaucoup considèrent que c'est un feu de paille et qu'en réalité ce qu'elle veut c'est la mairie de Paris et qu'en fait elle dit ça pour peser parce qu'il n'y a rien de mieux que pour peser
il faut dire qu'on est candidat
toujours Les Français se sentent-ils mieux représentés avec cette nouvelle configuration à l'Assemblée Nationale ?
Brice Tinturier C'est la question clé aujourd'hui on a encore une majorité de Français qui a plutôt le sentiment que c'est pas plus mal ce qui s'est passé au législatif ça oblige le gouvernement à davantage tenir compte des oppositions mais progressivement vous avez aussi une petite musique qui commence à être c'est pas le chaos c'est pas le désordre tout ça nous va à peu près mais c'est peut-être demain la frustration encore une fois de chaque groupe et de chaque catégorie d'électeur parce que personne ne s'y retrouve totalement donc oui c'est bien de tirer des compromis c'est un peu comme la cohabitation vous vous souvenez les gens de gauche quand c'était le président Chirac et le premier ministre Jospin les gens de gauche étaient contents d'avoir Jospin puis le pouvoir était quand même de ce côté là puis les gens de droite se disaient on a quand même toujours Chirac donc vous avez une sorte de contentement relatif mais il est relatif et c'est ça je crois qu'il va se fabriquer progressivement à partir de la rentrée une forme de contentement très relatif qui débouchera peut-être à un moment donné sur un mécontentement beaucoup plus généralisé Soisique Kémé la question de Gisèle en Meurthe et Moselle L'ANUP représente-t-elle encore le progrès social ?
Il y a eu une interview dans Le Monde de François Ruffin qui regrettait que l'ANUP ne sache pas s'adresser à la France périphérique disait-il à la France populaire Oui il y a une vraie dialectique au sein des Insoumis sur ces questions là Jean-Luc Mélenchon n'est pas du tout d'accord mais c'est vrai que C'est une partie des bobos quoi Voilà mais ce que dit François Ruffin et puis quand on voit on a regardé nous à Marianne qui étaient les députés de l'ANUP et c'est beaucoup beaucoup beaucoup de députés des métropoles des 22 métropoles françaises et de leurs banlieues alors il y a quelques députés dans des territoires ruraux mais on est quand même sur un vote très urbain
et donc la question que pose François Ruffin est essentielle parce que la question c'est les ouvriers est-ce que les ouvriers vont voter France Insoumise ou pas qui a beaucoup défendu plutôt des positions sociétales plutôt que des positions sociales à une période et ça c'est pas quelque chose qui attire le vote ouvrier donc pour l'instant
la France Insoumise n'a pas Brice l'a dit très bien tout à l'heure on n'a pas récupéré le vote populaire et c'est vraiment c'est plus dans la trajectoire d'une note de Terra Nova qui avait fait beaucoup oui il y a une dizaine une quinzaine d'années même où il était dit dans cette note qu'il fallait que la gauche et le PS en l'occurrence s'appuient sur les nouvelles couches émergentes donc plutôt les urbains plutôt des minorités des minorités ethniques ou religieuses les français musulmans etc.
et c'est davantage ces catégories là effectivement que la France Insoumise a réussi à séduire au détriment du PS et des écologistes mais surtout du PS que l'électorat populaire qu'elle a reconquis et des gens comme Ruffin un peu dans la foulée du parti communiste sentent bien que ça ne peut pas marcher qu'il manque quelque chose en tous les cas dans l'équation pour une formation de gauche si elle n'a pas le vote populaire derrière elle Guillaume Daré une partie de l'Assemblée nationale est-elle ouvertement hostile à Bruxelles pour revenir sur le Rassemblement National dans la perspective d'une possible victoire en 2027 est-ce que ça voudrait dire une confrontation directe avec l'Union Européenne ?
Une confrontation oui un Frexit non puisque c'est quelque chose là aussi qui a fortement évolué dans le discours du Rassemblement National et de Marine Le Pen puisqu'elle parle désormais de renégociation des traités ça n'a plus rien à voir avec une sortie de l'Union Européenne et c'est un discours qu'on entend et il y a eu débat aussi autour des propositions de Jean-Luc Mélenchon quand on disait mais il y a certaines choses qui sont inapplicables rappelez-vous il voulait mettre comme on dit des opt-out sur certains traités en disant je ne sors pas de l'Union Européenne mais on n'appliquera pas certains traités européens parce que ça m'empêcherait d'appliquer mon programme présidentiel on a entendu ça pendant la campagne présidentielle de cette année de désobéissance oui au sein de l'Assemblée il y a des gens qui sont ouvertement anti-européens mais c'est vrai que depuis un mois au sein du Palais Bourbon les démocraties se portent-elles mal en ce moment c'est vrai que soit-y qu'est-ménère on ne peut s'empêcher de penser que aux Etats-Unis il y a eu la révocation de l'IVG contre la majorité du peuple américain Draghi qui saute Boris Johnson aussi qui a perdu le pouvoir en France il n'y a plus de majorité absolue en fait la question c'est est-ce que la démocratie va réussir à s'adapter à la nouvelle donne qu'elle soit internationale nationale la montée des colères les crises qui se succèdent
et donc le problème c'est l'adaptation et donc c'est toute la discussion d'ailleurs qui est sous-jacente à ce qui se passe en ce moment à l'Assemblée c'est-à-dire qu'il y a ceux
qui disent on peut garder la Vème République et on peut l'adapter alors c'est plus question de République que de démocratie et de l'autre côté ceux qui disent non non il faut une VIème République et il faut tout mettre à terre mais effectivement ces systèmes sont à l'épreuve très durement à l'épreuve en ce moment Sarah Bellouezanne le 49.3 pourrait-il être utilisé dès maintenant pour faire passer une loi j'en profite pour citer cet Emmanuel Macron le 14 juillet qui a dit il y a des possibilités pour l'exécutif d'avancer s'il y a blocage j'ai des outils pour aller devant les Français leur proposer des mesures donc en cas de blocage on peut quand même gouverner
le problème c'est que s'il fait ça maintenant en fait il radicalise quand même l'Assemblée c'est-à-dire
c'est en force
oui là on est quand même dans une situation
où les groupes sont disposés à voter certaines choses et où les lois vont passer quand même donc y aller direct comme ça avant l'été ça me paraît c'est quoi ces outils le 49.3 ou le référendum oui après ça dépend aussi parce que le référendum c'est compliqué ou la dissolution c'est beaucoup trop tôt oui je ne peux pas envisager ça serait vraiment considérer que les Français ont mal voté il faut refaire il en a beaucoup parlé dans son premier quinquennat il en a fait combien
zéro
vous êtes nombreux d'en avoir beaucoup parlé merci beaucoup d'avoir participé à cette émission je rappelle que C'est dans l'air est disponible gratuitement en podcast audio sur toutes les bonnes plateformes vous restez sur France 5 et on se retrouve demain pour une nouvelle émission bonne soirée Sous-titrage Société Radio-Canada