Elections européennes : Valérie Létard ne ferme pas la porte à une candidature
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Valérie léthard de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu du Nord du groupe Union centrée c'est vous avez été lucénatrice pour la première fois c'était en septembre 2001 vous avez choisi de ne pas vous représenter vous nous direz quel bilan vous faites de ces plus de 20 ans de mandats de ces 22 ans même s'ils ont été un petit peu entrecoupés on va voir ça on va revenir bien sûr dans quelques instants sur tout votre parcours mais d'abord on va parler des sujets d'actualité et d'abord c'est l'immigration puisque cette tribune conjointe de parlementaire de la nuque et de l'aile de la nuque et de l'aile gauche de la majorité a été publiée hier pour rappeler à la régularisation des travailleurs dans les métiers en tension qu'est-ce que vous pensez de cette initiative et elle mérite d'exister et en tout cas elle rappelle le débat sur l'immigration qui est sous-jacent actuellement dans l'actualité politique et dans les textes qui doivent arriver je rappelle que au-delà de cette tribune le Sénat a déjà pris le dossier à bras le corps puisque avant l'été avant que la réforme des retraites ne vienne un peu bouleversée les choses il y a eu un texte le texte immigration tel qu'il existait donc avant l'été qui a été examiné par la commission des lois et qui a fait déjà l'objet d'un premier rapport et qui a permis en tout cas à cette assemblée de voir effectivement comment cheminer il y a déjà des propositions qui avaient émergé et effectivement parmi ces propositions il y a un sujet l'article 3 de ce texte qui porte effectivement sur la régularisation des personnes en situation irrégulière sur mes métiers en tension et sur ce sujet là effectivement il y avait quelques différences quelques divergences d'appréciations d'analyses sur les risques d'une telle régularisation d'appel d'air ou pas et là-dessus d'entre vous les centrices et les républicains les républiques c'est leur ligne rouge vous vous êtes favorable c'est à dire que on a une différence analyse en disant il y a un principe de réalité c'est une réalité il y a aujourd'hui énormément de travailleurs en situation irrégulière comment on fait pour prendre en compte cette réalité c'est-à-dire est-ce qu'on est en capacité est-ce que ces personnes ont vocation à retourner à être conduit à la frontière est-ce que c'est une réalité est-ce qu'on considère que si elles sont sur le territoire depuis plusieurs années ce qui était un petit peu le sujet dans le texte elles ont vocation peut-être à venir être régularisée au travers d'un titre de séjour mais un titre de séjour c'est une autorisation temporaire qui n'enlève pas leur statut de personnes en situation régulière il le stop pendant un moment mais ça veut pas dire que c'est le père de leur emploi elles ne retrouvent pas ce statut et non pas vocation effectivement la question c'est comment sécuriser un sujet comme celui-là on n'est pas d'accord pour une régularisation sans condition et sans regarder quoi que ce soit on sait qu'il peut y avoir des risques mais en même temps on a des métiers en tension on a énormément de salariés qui sont dans cette réalité de salariés sans papier on a peut-être regarder comment sur cette question on peut cheminer il existe aujourd'hui une circulaire valse qui permet au Préfet de régulariser au coup par coup ces situations mais elle est mal écrite elle est obsolète et elle ne correspond pas à la réalité peut-être penchons-nous sur quelle solution pourrait trouver une convergence de vue parce qu'on aurait sécurisé quelque chose qui quand même doit être traité c'est une réalité il faudrait peut-être garder je sais que mon collègue Philippe bonnecarer avait fait des propositions c'est à dire un rapport annuel plafonné le nombre de personnes qui pourraient être régularisées et faire attention aussi à ce que pourquoi des métiers sont en tension peut-être qu'il faut revaloriser ces métiers et qui a un travail à faire aussi avec les partenaires sociaux pour qu'à terme on est plus besoin on ne se retrouve plus dans cette situation où des personnes en situation irrégulière occupent des métiers que personne ne peut occuper parce qu'ils ne sont plus attractifs c'est un sujet sur lequel la vérité est pas écrite d'avance c'est un sujet sur lequel on peut trouver des consensus et le Sénat c'est le faire ça veut dire que vous êtes optimiste sur un consensus sur ce texte vous vous venez d'une région où le rassemblement national fait de fait des scores très haut est-ce que ne pas trouver un consensus sur ce texte ça ferait le jeu du rassemblement national moi je pense que il faut pas ignorer l'inquiétude en fait je pense que les Français aujourd'hui savent très bien que on a une immigration qui est là qu'elle a déjà existé il y a eu des vagues migratoires moi je viens quand même d'un territoire justement le Nord-Pas-de-Calais qui a pu développer son industrie on a eu besoin de faire appel à des vagues migratoires à des immigrés à des moments où on n'était pas capable de trouver la main d'oeuvre supplie une fusion dans notre territoire il dit il a rien du extréalisation de pays ne sera pas sans l'immigration oui d'accord avec simplement simplement les Français aujourd'hui ils ont l'impression qu'on la subit cette immigration qu'on ne l'a choisi pas je pense qu'on doit être capable de mettre un cadre et de savoir maîtriser notre politique migratoire qu'il faut constater quand elle y a des réalités comme ça mais on peut pas faire n'importe quoi il faut que le cadre soit clair net et précis et que on sache expliquer aux Français que si on fait ça c'est pas ouvrir la boîte de Pandore moi je dis pas il faut faire où il faut pas je dis juste c'est un de réalité moi je n'y suis pas défavorable du tout parce que c'est une réalité mais on ne peut pas être irresponsable sinon là on fait le jeu du Front national mais on a le devoir de travailler sur une solution qui soit solide sérieuse qui ne soit pas irresponsable il y a une réalité attention à ce qu'on fait on doit encadrer les choses cette ce sujet de l'immigration ça fait partie des sujets qui ont été abordés entre Emmanuel Macron et les chefs de parti dans ce qu'on a appelé les rencontres de Saint-Denis Emmanuel Macron avait demandé aux parties de lui répondre avant Dimanche soir vous êtes membre de la direction de l'UDI vous pourquoi l'UDI n'a toujours pas répondu d'abord parce que l'UDI a toujours travaillé en consultant énormément les acteurs de la société civile les corps intermédiaires le monde du logement sur les questions du logement qui sont majeurs le délai de prendre notre temps on peut pas répondre voilà on a une commande on a 15 jours pour rendre une copie bah oui sauf que sur des sujets comme la décentralisation non seulement on va consulter les corps intermédiaires et tous les acteurs de la société mais on a aussi ici un travail qui semaine par exemple avec nos collègues sur les questions décentralisation ici au Sénat un regardons un petit peu comment nous nous cheminons aussi sur ces questions le président de la République nous questionne sur ces sujets non on a des idées très claires et on commence à travailler à des propositions essayons de coordonner aussi la façon dont nous voyons les choses mais en tout cas je peux vous dire que sur la décentralisation rentre de l'autonomie au collectivité rendre sa passe aussi par peut-être rendre une fiscalité des moyens propres collectivités la loi de décentralisation qu'est-ce que c'est un état qui contrôle l'application et la légalité de ce que font les collectivités et des collectivités qui sont des partenaires de l'État pas des agents de l'État c'est une c'est permettre à des collectivités d'être au plus proche de la réalité de ces concitoyens sur des sujets qui font la vie quotidienne des gens aujourd'hui rendons ces lettres de noblesse à la décentralisation que l'État fasse confiance aux collectivité plutôt que de leur expliquer et de les prendre pour des voilà pour des gens pas capables de tenir une ligne et d'être responsable une collectivité elle rend un budget à l'équilibre collectivité elle doit avoir les moyens d'être au rendez-vous de ces concitoyens rien que ce sujet là pour le Sénat il est majeur et il a un impact immédiat sur la population le logement demain il faut qu'on soit capable de le prendre à bras le corps il faudra lui donner des moyens on parle de donner le logement collectivité en compétences avec quels moyens avec quelle levier avec quelle dynamique oui à condition que le jeu ne soit pas un jeu de dupe Valérie il est tard on l'a dit dans les prochains jours vous allez quitter le Sénat après 22 ans de mandat et beaucoup de combat portés pour votre territoire pour les territoires et les élus pour la réindus réalisation le logement le social mais aussi pour les femmes on va revenir avec Audrey vuettaz qui s'est plongé dans les archives de votre mandat [Musique] bonjour Audrey bonjour bonjour Valérie bonjour et Audrey vous êtes plongé dans les années sénates Valérie Létard mais pas que parce que Valérie léthard est montée de nombreuses fois au plateau on va en parler en tant que vice-président du Sénat mais vous l'avez retrouvé qui monte sur les planches et oui vous rappelez de quoi je vais parler nous sommes en 2008 vous êtes secrétaire d'État aux solidarité dans le gouvernement de François Fillon Valérie Létard un intermède dans votre mandat de sénatrice et ce soir là vêtu d'une veste rouge armée de sang-froid il faut il faut le dire vous montez sur scène pour prononcer un texte militant les Monologues du Vagin on regarde ma mini-jupe est un tourbillon sauvage une bouffée d'air un pas de tango la mini jupe est une initiation une impression une partie de l'argent récoltée ce soir là sera utilisée pour venir en aide aux femmes victimes de violences ça fait écho à l'un des derniers textes que vous avez porté ici au Sénat une aide universelle d'urgence pour que les victimes de violence conjugales puissent quitter au plus vite leur domicile un texte voté à l'unanimité au Sénat on le rappelle l'émancipation des femmes c'était l'un de vos combats votre combat et vous savez enfin il a pris d'ailleurs le dessus dans ce pays c'est devenu la grande cause du quinquennat on sait bien qu'aujourd'hui la parole s'est libérée et qu'on a pris toute la mesure du chemin qui reste à parcourir pour effectivement accompagner la possibilité pour une femme et bien de reprendre sa vie en main et de ne pas subir effectivement une situation de violence physique ou psychologique et que et bien il est urgent de continuer à construire une solution dépend de solutions existent tout le monde se mobilise mais pour accompagner une femme dans ce long parcours selon chemin très complexe qui permet de s'extraire d'une situation de violence c'est encore plus compliqué quand il y a des enfants et bien il y a des maillons qui manquent dans la chaîne il y a des moyens qu'il faut continuer à organiser à imaginer à inventer et au travers de mandats locaux et de lien que j'ai pu garder entretenir avec des professionnels sur le terrain du monde associatif des travailleurs sociaux on s'est rendu compte qu'il y avait un vrai sujet c'est que quand une femme lorsqu'elle est vraiment un stade avancé des violences lorsqu'elles subit des coups lorsqu'elle est amenée à faire un dépôt de plainte lorsque un signalement est fait au procureur de la République et bien quand vous quittez votre domicile en général on essaye de quand vous avez pas de solution familiale de vos orienter vers un hébergement un accueil d'urgence et il peut se dérouler un mois deux mois trois mois avant que vous puissiez rebondir et trouver des ressources quand vous partez d'une suite à l'autre sans argent sans papier sans moyens avec vos enfants à la main et que vous devez attendre un mois à trois mois et qu'on on vous accompagne dans une structure d'accueil d'hébergement c'est très difficile et beaucoup de femmes renoncent beaucoup de femmes capitulent et au bout de 24 48 heures et bien elle rentre à la maison parce que c'est trop dur et bien il y a au travers de cette aide d'urgence la possibilité sous 72 heures de pouvoir aller chercher une aide financière qui est non remboursable lorsque vous êtes en situation de fragilité et qui serait remboursable mais d'abord par le conjoint violent lorsque celui-ci est solvable c'est à dire qu'on va c'est pas la victime qui va rembourser ce prêt lorsqu'elle est effectivement et bien elle a des enfin voilà quand elle doit le rembourser sachez que normalement cette tête d'urgence elle n'est pas remboursable parce que lorsque vous êtes dans une situation de précarité elle sera prise en charge par la caisse d'Allocation Familiales ce que je peux vous dire c'est qu'elle était attendue qu'elle a été avec les professionnels mais que maintenant et je profite d'être ici avec vous le gouvernement avait demandé 9 mois pour sortir les décrets d'applications la loi elle a été votée en février dernier donc je profite d'être là et de passer un message au gouvernement à notre nouvelle ministre en charge du droit des femmes s'il vous plaît chaque mois qui passe c'est un mois ou ça ne peut pas s'appliquer tant que les décrites d'applications n'ont pas été sorties si le gouvernement alors que nous sommes dans la grande cause du quinquennat pouvait faire en sorte de créer les conditions et donner les moyens à la CAF pour qu'elle puisse bien mettre en oeuvre cette aide universel c'est le moment normalement en octobre il faudrait pouvoir le faire je sais que c'est pas facile mais il faut qu'avant la fin de l'année on ait pu concrétiser cette solution qui est fortement attendue sur le terrain alors une aide universelle inspirée par le terrain vous l'avez dit en circonscription dans le Nord votre territoire c'est d'ailleurs là que tout commence pour vous vous êtes assistante sociale à Valenciennes et vous faites une rencontre en 95 celle d'un certain Jean-Louis Borloo qui est mère de la ville il vous propose un poste d'adjointe mais il faut dire que c'est pas votre premier contact avec la politique votre père Francis de coréen exécuter européen président du club de football de Valenciennes est une figure de l'UDF on vous voit d'ailleurs tous les trois j'ai retrouvé un extrait où on vous voit en train de couper un ruban question qui vous donne le déclic l'un ou l'autre ou peut-être pas aucun des deux qui vous donne le déclic d'aller en politique déjà des clics moi j'ai grandi dans un univers où la chose publique plus que la politique politicienne j'ai un grand-père qui a été maire d'un tout petit village avant la décentralisation ou en fait le maire d'un village il allait mettre le chauffage en route dans la salle des fêtes et réparer les trous dans le toit de l'église en fait c'était ça mais où on parlait de la chose encore souvent le cas et ce qui est encore le cas parce que malheureusement au moins les moyens sont au rendez-vous et plus les maires des petites communes sont des bénévoles de la République donc moi les votre famille on parlait toujours de la chose publique ça doit toujours passionné et avec enfin voilà cette vision vraiment mon père s'est engagé aussi il a toujours été passionné il m'a donné en tout cas j'ai grandi avec cet appétence et puis en 91 enfin 89 Jean-Louis Borloo était élu à la mairie de Valenciennes j'étais moi déjà une professionnelle de la politique de la ville donc c'est tout début quand elle elle était créée et Jean-Louis Borloo m'a embauché comme directrice de la politique de la ville en 91 à Valenciennes et pendant cette année on a commencé à travailler à imaginer ce qu'elle est devenue le Grand projet de ville puis l'ont rue ensuite donc j'ai eu une rencontre technique et puis j'ai mal de rénovation urbaine et Laurent voilà et en fait pratiquer un mandat local et servir quelqu'un comme Jean-Louis c'est comprendre comment on peut faire la politique autrement pour les gens avec force détermination conviction et attachement aux concitoyens et aux gens pour lesquels on est là et c'était des paris impossibles à relever le Valenciennois c'était 40 000 emplois perdus en disant usine nord et les mines fermées il a réussi à mobiliser tout le monde il a travaillé de façon transpartisane on a essayé de chercher quel pourrait être les solutions économiques humaines pour emmener tout le monde et laisser personne au bord de la route et aujourd'hui on parle beaucoup rien industrialisation votre territoire est-ce que vous considérez que le pari a gagné mais écoutez il faut continuer l'effort parce que l'industrie c'est un éternel recommencement là maintenant il faut une industrie propre verte et on voit bien qu'aujourd'hui le Valenciennois c'est rien industrialisé avec Jean-Louis qui avait fait un gros effort Toyota et d'autres mais il faut continuer à aller vers le véhicule propre etc et on voit bien que là le plan industrie verte pour l'occasion c'est quoi c'est accélérer une réindustrialisation en profiter pour qu'elle soit plus vertueuse et créer de l'emploi le Nord s'est demi-600 000 habitants par exemple c'est une terre d'industrie s'il y a pas d'industrie comment mobilise-t-on et trouve-t-on des solutions pour la grande partie de nos populations qui sont des populations qui ont une culture de l'industrie alors très vite vous intégrez à l'école de la chambre vous êtes entrés au Sénat en 2000 en 2001 pas des dossiers techniques vous contribuez à faire avancer des sujets comme le revenu minimum d'activités ou l'harmonisation des prestations sociales et puis vous soutenez plusieurs textes même s'ils ne sont pas issus de vos rangs tant qu'ils vont dans la bonne direction selon vous j'ai retrouvé un extrait d'interview c'était autour des années 2000 qui a pas de raison de laisser certaines personnes sur le sur le bord de la route sous prétexte que un moment donné elles ont rencontré des difficultés et que on peut très bien avoir une volonté de développement économique une fibre libérale et une fibre sociale et l'un n'est pas antinomique avec l'autre contraire c'est tout à fait complémentaire ça a pas changé vous avez consciente vous avez défendu des textes sociaux sociétaux vous auriez pu être socialiste quelques-uns disaient que j'étais quelquefois plus social que les socialistes et c'est vrai que j'ai toujours incarné dans la famille d'idées VDF udi j'ai toujours été celle qui portait les questions les plus sociales et qui est toujours défendu l'idée que enfin moi je suis je conseille voilà on est dans un univers une économie libérale mais ça veut pas dire que ça se fait au détriment des hommes et des femmes et que la solidarité c'est pas l'assistanat s'occuper de nos aînés c'est pas de l'assistanat à aider des gens qui sont qui ont perdu leur emploi moi je viens d'un territoire ou quand on est chômeur c'est pas parce qu'on n'a pas envie de travailler quand il y a 40 000 emplois qui sont perdus comment on fait pour accompagner les gens le temps de retrouver une solution comment on fait pour que justement ne tombe pas dans l'assistance moi je suis contre l'assistanat mais on ne peut pas dire voilà celui-là il est au chômage c'est pas possible c'est une honte et puis qu'il travaille les solutions elles sont pas elles se font pas en claquant des doigts elles se trouvent pas en claquant des doigts créons les conditions soyons exigeants mais voilà voilà on doit embarquer le plus grand nombre quand on porte un projet politique quand on s'engage en politique c'est pour essayer de trouver une solution plus grand nombre et de faire en sorte que les richesses générées moi c'est ce que j'ai toujours essayé de faire dans mon territoire Jean-Louis il l'a fait moi je l'ai fait quand j'étais 8 ans président de l'Agglo mais qu'est-ce que j'ai fait on développait l'industrie moi j'ai requalifié cette zone industrielle on attiré 170 km de fibre optique on accueille beaucoup d'entreprises les recettes fiscales générées par ça on les investissaient dans leur rue on allait accompagner nos cités minières en difficulté et ça nous coûtait pas 1 euro de fiscalité puisqu'on élargissait notre assiette de revenus l'économie au service du plus grand nombre et bien ça fonctionne et ça coûte pas forcément si on sait mettre tout ça en cohérence oui je sais pas si on a le temps pour aller en extrait on a le temps rapide un dernier extrait donc quelques secondes au milieu d'une dernière séance vous sens émue donc là ça va être encore pire vous a dit à vos collègues après plus de 20 ans au Sénat au regard mes chers collègues je vous souhaite plein de bonnes choses pour la suite et voilà un petit pincement au cœur mais plein de bonnes choses il ne sait pas à la présidence de joindre de ce joint aux applaudissements de l'hémicycle pour autant je ressens la même chose que ce que les collègues viennent d'exprimer et je suis moi aussi très émue de cette dernière intervention c'est ça le Sénat des élus qui se ce que je j'ai changé en aparté tout à l'heure cette maison elle est formidable ou sait-on en même temps défendre des idées chevillées au corps surtout les bancs on a des gens empreintes conviction et de valeur mais quand il s'agit de défendre des sujets d'intérêt d'intérêt généraux d'intérêt nationaux on sait travailler les violences conjugales le zan n'en parlera peut-être tout à l'heure transpartisans des textes votés du Parti communiste Cécile duckermann qui qui a défendu le texte enfin quand on est sur des sujets qui sont essentiels pour nos collectivités nos territoires ou nos populations on sait passer ces barrières on sait travailler dans l'intérêt général on sait travailler main dans la main on sait être au combat quand ils le font et il y a un respect mutuel et il y a il y a ben voilà dans cette maison une ambiance qui règne et qui donne envie de s'investir de s'impliquer et qui permet de trouver des solutions parce que on arrive à aboutir et à porter des choses qui finissent par l'emporter parce qu'on a été solidaire et qu'on était dans le vrai et qu'on n'a pas lâché et qu'on le fait avec le terrain qu'on le fait toujours à l'écoute de ce qui se passe dehors on va continuer à parler de vos combats Valérie Létard merci Audrey merci beaucoup d'avoir été avec nous on va en parler en allant chez vous dans le Nord à Lille retrouver pierre Jérôme monteneau bonjour Pierre Jérôme merci beaucoup d'être avec nous vous êtes rédacteur en chef ah oui oh c'est la télévision locale et on va parler avec vous dans des combats récents de Valérie leters c'est la mise en place du Zéro artificialisation nette oui alors on parle d'une loi qui doit limiter l'emprise des terres artificialisacées c'est artificialisé pardon donc bétonner sur l'industrie ou bien sur le logement pour préserver les terres agricoles et l'éternel vous voulez assouplir vous avez combattu pour assouplir cette loi parce que vous trouvez que les maires et les collectivités locales n'ont pas de pouvoir ou pas assez de pouvoir pour décider ce qui doit se construire ou pas alors on a surtout fait cette loi parce que en fait cette loi elle existe depuis août 2021 c'est le zan en fait ce zéro artificialisation net c'est le volet aménagement et urbanisme de la grande loi climat qui a été votée en août 2021 et qu'est-ce qu'on fait au Sénat aussi non on fait des missions d'évaluation de la loi comment elle se met en application comment elle atterrit dans les territoires et avec mon collègue Jean-Baptiste blanc et Cécile cuckermann Jean-Claude Anglard et bien d'autres on a fait cette mission commune d'information cette mission d'information et cette commission spéciale pourquoi parce qu'on s'est rendu compte après avoir questionné les maires de France et les maires du Nord et bien qu'il y avait un décalage énorme entre en tout cas un décalage quand on projetait le texte de loi c'est décret d'application qui était quand même extrêmement corseté on éteint on la remontée qui nous était faite aussi bien par les experts que par les collectivités que par l'ensemble des acteurs qui vont être concernés par ce zéro artificialisation net il y allait avoir un problème de mise en application c'est un texte qui était très vertical très arithmétique et qui corset complètement la possibilité de nos collectivités de faire un aménagement vertueux de respecter bien évidemment tous les principes qui disent attention artificialisation pas de bétonnons pas parce que on imperméabilise nos sols attention aux inondations etc mais là on était arrivé dans un texte qui était tellement rigide tellement corseté avec des objectifs inatteignables que ça risque et ça risque et ça risque encore si on ne surveille pas toujours comme les laits sur le feu sa mise en oeuvre parce qu'on a quelques souplesse qui ont été apportées par notre texte notre initiative parlementaire mais ce texte il va transformer complètement les possibilités des collectivités d'accompagner les transformations de leur commune comment faire du logement avec fonciers comment accueillir des entreprises avec moins de fonciers comment mieux construire la ville comment économiser ce foncier mais sans pour autant que ce soit un coup d'arrêt myotoir voilà ce que c'est que le zèbre c'est les solutions qu'on a essayé d'apporter je voulais faire sortir par exemple les grands chantiers comme le canal sendor ou l'arrivée d'une industrie de batterie si on parle du nord de cette comptabilité en fait ce qui se passe je prendre un exemple concret entre dans la décennie précédente entre 2011 et 2021 bon les hauts de France 16000 hectares ont été mobilisés construits artificialisé pour faire des usines des logements etc la loi Zam elle dit ce sera 8000 entre 2021 et 2031 2 fois moins c'est énorme et on doit enlever de ces 8000 hectares tous les grands projets industriels qui vont être faits le problème c'est que dans les hauts de France ça représente énormément d'hectares ça veut dire que on les retire de quelque chose qui est très faible pour 6 millions d'habitants et derrière il faut malgré tout construire des logements des EHPAD il faut construire des services publics il faut construire et bien tout ce qui va avec le développement économique il faut le faire de façon plus vertueuse mais il faut rester il faut quand même qu'il reste collectivités rurale commune même en travaillant sur une construction plus densifiée des solutions et des possibilités on peut réhabiliter nos friches on a des friches mais ces friches il faut des moyens pour les requalifier aujourd'hui les moyens ne sont pas encore au rendez-vous il y a encore du travail au Sénat dans le prochain budget il va falloir que le gouvernement donne les moyens de réussir Lausanne nous nous avons défendu un Zane mais un Zane qui s'adapte au territoire qui prend en compte la réalité de terrain pierre Jérôme une dernière question sur l'avenir politique de Valérie l'état du Sénat on vient de voir votre bilan est-ce que vous allez rebondir sur l'Europe avec les prochaines élections européennes en tout cas très sincèrement je ne sais pas ce que je ferais demain j'ai un mandat départemental vous le savez que j'ai choisi parce que ces questions sociales vous l'avez compris elles m'ont toujours passionné l'Europe je commence à me faire tester par les uns et les autres parce que forcément maintenant tout le monde a compris que je ne repartais c'est ce que vous nous dites en tout cas on pose la question assez régulièrement et j'avoue que je n'ai aucune idée sur ce que je ferai demain j'ai envie de m'impliquer en tout cas dans ce département que j'adore sur des questions qui me passionnent et où il y a beaucoup de choses à remonter je continue à m'engager évidemment en politique à l'UDI aux côtés d'Hervé qui est mon ami avec qui je partage beaucoup de choses je suis présidente du Conseil national je vais président du groupe centriste Hervé Marseille président du groupe tout à fait et continue à m'impliquer surtout ces sujets et puis on verra nous pour une candidature aux européennes quand même je je accouchement je sais pas ce que je vais faire je sais enfin on consulte sur des organismes associés sur pas mal de choses et très sincèrement j'ai quitté le Sénat que j'adore parce que je pense qu'il y a 20 ans que j'y suis je vous avais compris que j'avais toujours autant de passion et bien vu ce matin mais mais je pense qu'il faut aussi sur certains sujets sur lequel je me suis toujours impliqué j'ai plein de collègues qui ont une qui sont les mains dans le cambouis qui sont élus locaux qui ont une expérience une expertise remarquable et j'espère qu'ils pourront justement apporter de nouvelles idées une façon d'aborder différentes peut-être plus jeune peut-être plus en phase ils ont vécu le covid ils ont dû s'y coller ils ont leur propre expérience moi je vous le ré aussi montrer l'exemple et c'est pas parce que je ne pourrais pas être élu ou ne pas me représenter au sénatorial que je fais le choix de ne pas y aller c'est parce que je pense que de temps en temps faut montrer aussi que tout en continuant à s'engager on peut passer des témoins et donner la possibilité à des collègues d'apporter aussi de nouvelles idées c'est possible et c'est pas parce que je ne pouvais pas y retourner ou être élu c'est un choix dur parce que j'aime ce que je fais mais c'est aussi ça je trouve le respect de la fonction politique c'est de prendre tout ça cheville au corps ça veut pas dire ne plus s'impliquer ça veut dire le faire différemment et on sait que vous allez être encore très présente merci Pierre Jérôme Montenot merci d'avoir été avec nous rédacteur en chef ah oui oh comme le disait Laurence Rossignol Valérie leter c'est pas mon rôle mais je voulais vous remercier vraiment d'avoir été toutes ces années présentes sur le plateau de Public Sénat et notamment dans cette émission et parler des combats du quotidien des gens voilà c'est ce qu'on cherche à faire dans cette émission et c'est ce que vous êtes venu faire à chaque fois merci beaucoup merci beaucoup Oriane et c'est toujours un plaisir parce que comme je vous l'ai dit on prend plaisir à venir ici on parle des choses du quotidien c'est fluide c'est bienveillant et en même temps c'est exigeant c'est ce que les gens veulent comprendre et sentir qu'il y a de l'humanité dans ce qu'on fait merci merci infiniment Valérie Létard et bonne route évidemment pour la suite
Valérie Létard