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interviewSud Radio (sur YouTube)· 19 mai 2026 29 min

Elisabeth Borne : "Une femme présidente serait une bonne chose, sauf si c'est Marine Le Pen"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, [musique] l'invité politique Jean-François Aili, l'invité politique de [musique] Sud Radio, votre invité Jean-François Akili. Ce matin, c'est Élisabeth Borne, ancienne première ministre, député du Calvados et puis auteur de ce livre "Réveillons-nous aux éditions Robert Lafond." Bonjour Élisabeth Borne.

Bonjour. Réveillons-nous. Vous écrivez dans ce livre je me suis autorisé un droit d'inventaire pour dire tout ce qui a marché, tout ce que nous avons lancé. réussi car curieusement personne, c'est ce que vous dites, personne ne défend ce bilan.

À qui pensez-vous en particulier ? Non, non, c'est un constat. C'est un constat.

Je Ouais. Que personne effectivement ne rappelle que peut-être par exemple sur l'attractivité du pays, la création d'emplois, il y a des succès sur la transition écologique aussi. Et puis c'est vrai que il y a d'autres domaines dans lequels on a pu mettre beaucoup de moyens supplémentaires.

Je pense par exemple à la création de 15000 postes de policiers et gendarmes et pour autant on n' pas réglé les problèmes de narcotrafic. C'est un peu comme si la politique n'imprimait plus hein. C'est ce qui sort de toutes ces pages que que vous évoquez en fait cette politique tout ce que vous avez mis en place.

Moi, je pensais Édouard Philippe et Gabriel Atal qui sont en rupture aujourd'hui d'avec Emmanuel Macron. Euh est-ce que pour vous il y a une forme de risque politique qu'il prennent vos euh vos anciens collègues, anciens premier ministres ? Ben, je pense qu'on on a été aux responsabilités depuis 2017 par eux eux sont en rupture, pas vous, hein.

Moi, je suis pas en rupture. Je pense que c'est important de dire ce qui a marché et je le disais par exemple sur l'emploi et aussi ce qui n'a pas marché et de comprendre pourquoi ça n'a pas marché. Ça veut dire aussi que il faut de la durée, il faut de la constance dans l'action.

Et c'est vrai que l'instabilité de la fin du quinquena depuis la dissolution bah ne donne pas cette capacité à agir dans la durée qui est indispensable pour avoir des résultats pour les Français. Ellisabeth Borne, réveillons-nous qui s'est endormi au fait. En fait, c'est d'abord la classe politique qui prend peut-être pas la mesure de la gravité de la situation au plan international avec une multiplication de crises et puis c'est aussi un appel à la lucidité précisément pour que chacun mesure les défis qui sont devant nous et que les responsables politiques se retroussent les manches pour s'attaquer aux causes et pas simplement aux symptômes et apporter des vraies réponses aux français.

Alors, Gabriel Atal va tenir un meeting, hein. Il est candidat. Le 30 mai, porte de Versailles à Paris.

Le 5 juillet, ce sera Édouard Philippe qui tiendra le sien. Euh, c'est quoi ça ? C'est un concours de de muscles.

Écoutez, je trouve en tout cas que aujourd'hui les Français peuvent attendre qu'on leur propose des idées, des pistes d'action, des projets, un projet et qu'on a beaucoup d'aventures individuelles, de jeux tactique. Peut-être qu'on n'est pas à la hauteur de la situation. Ce spectacle vous naavre parce que vous écrivez hein, vous dites "Il est absolument nécessaire d'éviter un éparpillement des candidatures qui élimineraient du second tour de la présidentielle les forces réformistes, démocrates et humanistes.

Ils prennent risque les deux là ? Ah, je pense qu'il est certain que si on a une division au sein du bloc central et plus largement, on a un risque important d'avoir un 2uxe tour entre les deux extrêmes. Et évidemment, c'est pas ce que je souhaite pour mon pays parce que vous parlez d'une erreur profonde, hein.

Oui, je pense que ça serait évidemment une erreur profonde de d'avoir de la division, d'avoir trop d'aventures individuelles plutôt que de se rassembler et c'est l'appel que je lance dans ce livre aussi, de se rassembler de la gauche réformiste à la droite modérée pour apporter des réponses aux Français. Et vous savez, moi je croise beaucoup de de nos concitoyens qui ont des difficultés, qui peuvent douter de l'avenir. Ben, je pense que c'est important de leur dire qu'il y a un chemin.

Ça suppose d'avoir en effet des propositions d'action. C'est ce que je fais dans ce livre, de mettre sur la table des propositions d'action. Vous avez claqué la porte de des instances dirigeantes de Renaissance, hein, c'était au début mai.

Euh qu'est-ce qui vous a euh agacé au au fond ? C'est quoi ? C'est le my de l'homme providentiel qui va se présenter.

On va on va parler des thèmes qui sont dans votre rassurez-vous. Mais mais là-dessus quand même. C'est important.

C'est quoi le mythe de l'homme présidentiel ? Gabriel Atal, ça vous agace ça ? En fait, je conçois enfin pour moi un parti politique c'est un endroit où on débat, on échange sur des idées et donc il y a des enjeux de méthodes avec lesquels je peux ne pas être d'accord et puis euh il y a des enjeux de lignes.

Donc c'est pour ça que moi j'ai souhaité effectivement me mettre en retraite ces instances. et me consacrer à mouvement que j'ai créé bâtissons ensemble précisément pour rassembler avec avec des on va dire des macronistes de la première heure hein. C'est le c'est le canal historique d'Emmanuel Macron que vous refondez là.

Je reste convaincu que les intuitions de départ, voyez, soutenir la création d'entreprise, d'activité, l'innovation, mais aussi lutter, enfin se battre pour l'égalité des chances, affronter les grands défis qui sont devant nous, la transition écologique, la transition démographique, la révolution de l'IA, bah, ça reste des choses pertinentes et puis bien sûr porter un projet à l'échelle de l'Europe parce que je reste convaincu aussi que les réponses Elles doivent se bâtir à cette échelle là. Parlez bien près du micro s'il vous plaît. Élisabeth Born, vous vous émettez un regret dans dans ce dans votre lit.

Vous dites "Je n'ai pas compris la décision de me remplacer début 2024. J'avais fait adopter dans des conditions difficiles les textes les plus sensibles du du second quinquena. Vous avez été retiré trop tôt du pouvoir.

Ben écoutez, c'est pas moi qui en ai décidé. C'est pas moi qui en ai décidé. Je je dis simplement que pour avoir des résultats et je pense que nos concitoyens attendent des résultats, attendent quand on on fait des annonces que ça se traduise concrètement dans leur vie quotidienne, il faut du temps, il faut de la constance et du temps.

Et je pense que ces dernières années, on en a manqué. Comment est-ce que vous expliquez Ellisabeth Band que nous en soyons là aujourd'hui ? Regardez, le pays est menacé par une possible récession, un chômage au-dessus de 8 %, c'est l'INC qui le dit. une inflation à plus de points 70000 faillites d'entreprises.

Vous prenez votre part dans ce bilan qui est désormais négatif au bout de presque 10 ans. Alors, je pense que tout n'est pas négatif et ça mérite d'être dit. Le chômage a néanmoins baissé.

Il y a jamais eu autant de personnes qui ont un travail he le taux d'emploi comme on l'appelle a augmenté mais on fait face aussi à des crises et ces crises bah il faut absolument agir à l'échelle européenne pour pouvoir les surmonter. C'était pas la promesse de départ d'Emmanuel Macron. Souvenez-vous euh ce devait être aujourd'hui, nous devrions être dans le plein emploi dans un pays qui qui fonctionne.

Ce pays est aujourd'hui dans une voie de blocage. Vous vous le sentez quand même ? Vous le pressentezabet B ?

Vous vous l'expliquez dans votre livre ? Moi je je je le dis hein, je pense qu'on a vraiment besoin d'avoir de la durée de la constance. On a beaucoup de réformes qui ont été engagées, qui ont pas forcément été au bout.

Je je cite par exemple les nouvelles réponses qu'on peut apporter en terme de garde d'enfance qu'on a appelé le service public de la petite enfance. Bah malheureusement ça ne s'est pas déployé bien que la loi a été votée en 2023 et donc peut-être qu'il faut moins voter des nouvelles lois et plus se préoccuper de traduire dans la réalité dans le concret que vivent les Français les lois qui ont déjà été votées. Vous parlez de la petite enfance, vous êtes choqué par ce qui se passe j'imagine dans le périscolaire parisien aujourd'hui.

Nous sommes à Paris, nous sommes dans les centres de pouvoir là où se trouvent tous les médias et il y a toutes ces enquêtes en cours. Comment vous l'expliquez ? Écoutez, moi je m'explique mal qu'il y a pas plus de rigueur euh dans les recrutements euh de tous les toutes les personnes qui accompagne ces jeunes enfants dans le périscolaire.

Il y a normalement des procédures qui existent hein pour vérifier qu'il y a pas d'antécédent chez les personnes qu'on recrute. Et je pense que c'est évidemment indispensable de faire ces vérifications avant de mettre des animateurs en contact avec des jeunes enfants. Ellisabeth B sur les carburants.

Sébastien Lecnu annonce de nouvelles aides directes ce jeudi. Total énergie prolonge son opération spéciale avec des prix bloqués he sur tous les carburants euh durant la la Pente-côte. Il faut dire quoi ?

Merci à Patrick Pouyané, le patron de Total énergie parce qu'après tout c'est une initiative très concrète. En fait, c'est une initiative très concrète. On peut avoir beaucoup de propositions de blocage de prix, de baisse de la TVA dont on sait très bien qu'elles n'auront pas d'impact direct pour les Français et qu'elles ne peuvent pas marcher.

Et donc en l'occurrence ce blocage des prix que pratique Total énergie, bah ça le mérite d'être une réponse concrète, de peut-être aussi répondre à l'inquiétude des Français qui peuvent craindre que les prix ne continuent à augmenter. Donc c'est une une bonne réponse qui est apportée. Vous êtes assez critique en creux, hein, sans le citer, sans l'attaquer directement avec le président Emmanuel Macron.

C'est le droit d'inventaire, hein, Elisabeth Born notamment sur le grand débat qui a suivi la crise des gilets jaunes. Euh vous parlez du renouvellement des formes démocratiques, vous saluez l'initiative mais euh vous dites qu'il a laissé un sentiment d'inaachevé, beaucoup de participants qui ont le sentiment de ne pas avoir été entendu. Et vous proposez deux réformes de la Constitution.

Vous voulez revenir au au Septenaat non renouvelable et faire présider le conseil des ministres par le premier ministre. C'est quoi ? C'est que un constat d'échec du fonctionnement des institutions aujourd'hui trop présidentiel.

Écoutez, vous voyez, je pense qu'on finit par confondre un peu le rôle du président de la République et celui du premier ministre. Moi, je pense que c'est important qu'on ait un responsable de l'exécutif bien identifié. C'est important que ce soit le Premier ministre puisqu'il est responsable devant le parlement.

Si le parlement n'est pas content, on peut censurer le gouvernement. Et donc je pense que une réforme telle que je le propose effectivement un Septenaat non renouvelable, un conseil des ministres présidé par le premier ministre et puis une dose de proportionnel, ça permettrait sans doute à nos institutions de mieux fonctionner. Je crois aussi, je le disais à la proportionnelle, à une dose de proportionnel parce que en fait je pense que je reste convaincu qu'on a besoin de durer et donc de trouver des compromis et c'est ce que les Français attendent de nous qu'on se mette d'accord pour apporter des réponses à les aux préoccupations qu' peuvent rencontrer dans leur vie quotidienne.

Parmi les les on va dire le le les choses que vous critiquez hein décision la suppression de la taxe d'habitation. Vous dites qu'elle a profondément modifié le rapport entre les citoyens et leur communes. C'est une erreur de la part d'Emmanuel Macron d'avoir voulu cette suppression.

Ben écoutez, ce que je constate, c'est que c'est plus de 20 milliards d'euros de recettes en moins qui que l'État compense aux collectivités. Moi, j'ai pas croisé un français qui me disent merci pour la suppression de la taxe d'habitation. Les collectivités évidemment on compense les ressources que dont on les a privé mais elles n'ont plus la capacité à lever cet impôt et dans une commune voyez bah tous ceux qui ne sont pas propriétaires, les locataires ne payent plus d'impôts.

Donc c'est un lien qui seront entre la commune et mauvaise une mauvaise décision à vos yeux. En tout cas, je note que c'est pas une décision qui a enfin répondu à une au problème de pouvoir d'achat que rencontre beaucoup de nos concitoyens et que par ailleurs ça a privé les collectivités d'un levier pour lever l'impôt qui est indispensable pour avoir une certaine indépendance, autonomie d'action. Ellisabeth Borne, la réforme des retraites, vous y revenez aussi he vous l'avez enduré hein quand vous étiez à Matignon.

Euh vous dites qu'en fait il il faudrait euh faudrait encore revenir là-dessus. Parler de capitalisation euh système à point. On va revenir à la case départ.

C'est un ratage. Moi je dis que c'est un ratage. Je je dis qu'on a besoin dans notre pays enfin que je on peut faire le constat qu'on travaille moins chaque année et moins d'années que nos voisins.

Et si on veut avoir un modèle social généreux et je pense qu'on y est tous attachés, on a besoin d'avoir plus de Français qui travaillent. Ça peut être l'accompagnement des jeunes pour que l'entrée dans la vie professionnelle soit moins compliquée, ne soit pas un parcours du combattant. C'est aussi éviter que les entreprises se séparent des seniors comme elles ont tendance à le faire.

Mais ça veut dire enfin que ceux qui le peuvent doivent travailler un peu plus longtemps. Et donc c'est la réforme que j'avais portée en 2023. réforme qui n'a pas abouti apparemment qui été qui a été suspendu merci du parti socialiste.

Vous pass écoutez je pense que ça n'était pas effectivement responsable de laisser croire aux Français qu'on peut se passer pour ceux qui le peuvent qui n'ont pas des métiers trop difficiles de travailler un peu plus longtemps. D'un mot vous en voulez Gabriel Atal de se lancer comme ça ? Vous êtes en rupture avec lui hein ?

Vous êtes en froid avec lui. Non, j'ai pas de problème personnel. J'ai pas de problème personnel.

Moi je vous dis, je pense que c'est important qu'on sorte des aventures individuelles, des jeux personnels quels qu'ils soient et qu'on puisse se rassembler pour proposer un projet aux françaises. Vous êtes comme les autres Ellisabeth Borne 2027, vous n'excluez rien. Vous savez, c'est la formule consacrée quand nous posons la question à des personnalités parce que quand nous lisons votre livre, c'est quand même presque une sorte bon, il y a le droit d'inventaire puis il y a des idées qui sont mises sur la table.

Il y a des il y a des projections. Vous avez désormais un un parti un microparti avec vous. Vous y pensez vous-même parce qu'il y a pas il n'y a pas de femme candidate.

Il y a très peu en réalité. En tout cas, c'est pas le sens de ma démarche. Moi, je pense que avant de parler d'aventure individuelle, il faut d'abord mettre des propositions sur la table et essayer de rassembler le plus largement possible.

Vous êtes sûr qu'on a le temps de ça ? Parce que regardez ce qui se passe avec le Rassemblement national. Vous avez déjà deux candidats, soit Marine Le Pen, soit Jordan Bardelà très haut dans les enquêtes.

Vous avez Jean-Luc Mélenchon qui a le pied à fond euh le pied au plancher et ils sont quasiment éligibles pour la finale ces deuxlà. Ben écoutez, je pense que notre responsabilité, c'est précisément de se rassembler, je l'ai dit, de la gauche réformiste à la droite modéré avec un candidat qui porte un projet, qui donne de l'espoir aux Français et en s'attaquant vraiment aux causes des difficultés que rencontrent nos concitoyens, c'est comme ça qu'on peut avancer. Patrick ?

Oui, avec euh bah des questions d'auditeur dans un instant. Ellisabeth Borne, vous nous faites l'honneur de rester avec nous encore quelques minutes. 0826 300 300, vous avez entendu Ellisabeth Borne qui dit "Notre modèle social qui est généreux aujourd'hui, peut-être trop d'ailleurs, est menacé si on n'y prend pas garde he !

Vous l'avez dit à à plusieurs reprises bien sûr. Euh donc j'aimerais vous entendre pour interpeller l'ancienne première ministre qui écrit ce livre Réveillons-nous 0826 300. Vous avez la parole dans un instant évidemment.

Nous y revenons. [musique] Le grand matin Sud Radio 7h10h, Patrick Roger. Oui, encore quelques minutes avec Ellisabeth Borne qui nous fait le plaisir de rester avec nous et de vous répondre directement à vos questions au 0826 300 avec ce livre Réveillons-nous.

Elisabeth Borne, juste d'un mot avant de prendre Laurent qui est en ligne avec nous à à Bergerac, vous ne dites pas non quand même parce que tout à l'heure Jean-François qui vous a dit "Bon bah pour la présidentielle là, il y a une liste en fait de candidats mais il y a peu de femmes. Vous ne dites pas non." Enfin ce que je dis c'est que on serait on a intérêt je pense à réfléchir aux législatives.

Voyez tout le monde vous parle de la présidentielle et moi je pense que si on a effectivement une élection présidentielle en 2027, on aura sans doute une élection législative et là il faudra qu'on ne soit se retrouve pas dans la situation actuelle avec une assemblée sans majorité et donc une difficulté voir une incapacité à répondre au problèmes des Français. Oui. Non mais alors c'est ça, il faut se dit pas non.

Elle ne dit pas non. Is [rires] c'est ça. Moi je je me projette dans les élections législatives, voyez.

Ouou. Bon bah pourquoi pas hein ? Plutôt que vous ne dites pas non.

Laurent est avec nous de Bergorac. Bonjour Laurent. Bonjour.

Bon Elisabeth vous écoute. Oui bonjour. [raclement de gorge] Ouai la question alors va pas être une question économique ni éducatif mais plutôt une question sur la sécurité de la France. la sécurité, je dirais, intérieure de la France, car on voit de plus en plus des bah des problématiques dans des stades de foot, dans des quartiers [raclement de gorge] hyper sensibles.

Euh ça, j'ai 47 ans. Euh j'ai vu donc la montée de l'insécurité dans nos villes donc au fur et à mesure des années. Je trouve que à chaque, je dirais élection présidentielle, on nous promet des choses mais on va pas jusqu'au bout.

Euh je trouve que euh la police ou la gendarmerie ont peu euh de moyens euh sur le terrain, je parle parce qu'ils ont une grosse partie administrative et qui prend du temps pour eux aussi. Euh [raclement de gorge] quand il peu de moyen, c'est que quand ils ont des véhicules à 250000 km, mais je trouve que c'est quand même énorme. Et moi, en tant que chef d'entreprise, je veux pas de salarié avoir des véhicules à 250000 km.

Euh si demain donc vous êtes soit présidente de la République ou soit député euh député, euh je vis savoir quel serait votre programme par rapport à ça euh parce que pour palier à tous ces problèmes euh qui donnent pas forcément une bonne image mais qui donne aussi un ressenti d'insécurité de vivre en France. Ouais. La montée de la violence quoi.

Donc c'est ça hein. Oui. Oui.

Il y a pas de doute sur le fait qu'il faut plus de moyens pour nos policiers, pour nos gendarmes et plus de policiers et de gendarmes. Qu' faut aussi plus de moyens pour la justice parce que enfin moi j'ai il se trouve que dans une vie antérieure, j'ai été préfaite et effectivement quand les policiers enfin rattrapent des malfaiteurs mais que derrière la justice ne suit pas, c'est extrêmement frustrant pour tous ceux qui dépensent beaucoup d'énergie. Vous vous estimez que justement la justice n'est pas assez ferme ?

Écoutez, moi j'ai fait voter en tant que premier ministre de lois de programmation pour garantir des moyens supplémentaires à la fois au ministère de l'intérieur, donc les policiers et les gendarmes, et en même temps augmenter de 50 % les moyens de la justice. Donc la première chose, c'est effectivement de donner les moyens suffisants. C'est le sens des deux lois de programmation que j'ai fait voter.

Ensuite, vous avez vu qu'il y a une des formes très variées de délinquence. que ça va du narcotrafic et récemment on a voté une loi sur le sujet qui est un phénomène qui touche toutes les villes, les villes moyennes comme les métropole et on a aussi toutes les incivilités du quotidien. Je pense qu'on a un texte important qui va venir en débat à l'Assemblée nationale sur les rêves partis euh sur le projet de loi porté par Laurent Nugèz et je pense que c'est important de s'attaquer à toutes les formes de délinquence à la fois le narcotrafic mais aussi toutes ces incivilités du coup pas fermé les yeux trop longtemps sur cette montée de la violence.

Je rappelle que il y a un ministre de la justice que vous connaissez bien Éric Duporiti qui parlait de sentiment d'insécurité. Est-ce qu'il avait eu tort de dire ça en fait à l'époque ça peut en effet être mal compris. Il y a en effet des problèmes réels de sécurité et il faut des réponses fermes.

Ça suppose de donner des moyens à la police, à la gendarmerie. Ça suppose aussi d'en donner à la justice et c'est l'augmentation de 50 % des moyens de la justice qui ont été votés quand j'étais premier ministre. Ouais.

Voilà Laurent donc pour la réponse. Donc si vous êtes un jour présidente [rires] de la République c'estant jamais vous n'êtes pas candidate mais enfin bon c'était ce que ce que disait Laurent. Autre autre question avec vous c'est Dianne d'Argelè sur mer qui est avec nous.

Bonjour Diane. Bonjour. Bonjour madame.

Bonjour. Bonourame. Bonjour.

Je voudrais vous poser une question. Oui. Ça fait 10 ans que vous êtes au gouvernement. euh votre gouvernement, votre parti, ça fait 10 ans.

Ça fait 10 ans que l'insécurité, je veux pas en parler, venez d'en parler. Ouais. C'est simplement une sensation que nous éprouvons français d'en bas.

Hm. [raclement de gorge] Sûrement. Vu votre contexte de 10 ans.

Ça fait 10 ans que vous y êtes. On en est on est là actuellement. Mais alors au rat de pasettes questions finance, vous en êtes responsable.

Vous avez 10 ans, c'est pas les autres partis, c'est vous. Vous sentez concerné ? Le chômage qui augmente.

Vous avez dit tout à l'heure que vous vous avez ça. Non, le chômage il augmente, il explose. Le RSA explose.

On a plus de sous, on peut même plus aller en chercher mais vous en don 17 à l'Ukraine et 14 en Afrique actuellement. Mais on a plus de sous pour le chôm. On a plus sou pour personne.

Responsable. Ben vous vous sentez pas un petit peu responsable de ce chômage et de tout ce qui se passe en France ? un petit peu quand même, c'est pas une impression.

Oui. Dian, merci pour votre question. Ellisabeth Borne vous répond, hein.

Alors, [raclement de gorge] je pense que effectivement le chômage remonte. Je le redis, il y a jamais eu autant de Français en en emploi que aujourd'hui et évidemment tout n'a pas forcément fonctionné. Je rappelle qu'on a traversé des crises, mais je pense qu'on a aussi des choses qui ont avancé et c'est pour ça que je revendique dans ce livre un droit d'inventaire.

C'est très important quand on a exercé des responsabilités à la fois de voir ce qui a pu marcher et ce qui n'a pas marché et effectivement d'améliorer les réponses sur les sujets qui n'ont pas marché. Mais je peux vous assurer que mettre des moyens pour la sécurité, je pense qu'on l'a fait. Ça montre que c'est peut-être pas aussi simple et qu'il faut faire attention vis-à-vis des promesses que certains peuvent faire.

On a l'impression parfois qu'il y a une baguette magique pour répondre aux difficultés des Français. Moi je pense queil faut travailler dans la durée avec sérieux et c'est le sens des propositions que je fais dans ce livre. Oui, parce que avec Réveillons-nous, on a l'impression que justement on s'est endormi.

Alors, on s'est endormi de depuis combien de temps ? Non, je ne dis pas qu'on s'est endormi dans l'action. Réveillons-nous, réveillons-nous. c'est de dire que en effet avec toutes les crises internationales qu'on peut rencontrer avec un modèle social et on en bénéficie qui coûte de plus en plus cher, mais il faut prendre la mesure des défis qui sont devant nous et apporter des vraies réponses en s'attaquant aux causes et pas simplement aux symptômes.

Et donc les solutions populistes, je peux le dire à madame, ça ne marche pas quand on vous dit qu'on a une baguette magique pour répondre pour régler les problèmes de sécurité ou pour redresser les finances publiques, ça ne marche pas. Il faut des réponses qu'on puisse débattre avec les frances. Est-ce que vous comprenez les Français comme Dianne en fait à l'instant ? parce que ils se disent, "Écoutez, on a essayé beaucoup de choses et vous l'avez dit vous-même, vous avez essayé beaucoup de choses et et finalement le constat, la réalité c'est que pour l'insécurité, malheureusement pour l'économie, que ce soit nos finances ou le chômage alors que c'était l'un des défis he de votre gouvernement et puis d'Emmanuel Macron aussi et c'est vrai qu'à un moment donné, il on avait l'impression qu'il allait gagner cette bataille.

On n pas réussi. Comment vous l'expliquez ça ? Enfin, je je le redis, je le redis.

Je pense que le chômage a quand même significativement baissé. On a effectivement aussi des progrès sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre. On a mis beaucoup de moyens supplémentaires sur la sécurité sur la sécurité et donc il faut aussi pouvoir agir dans la durée et je pense que c'est très important qu'on se préoccupe pas seulement de faire des annonces mais de suivre la mise en œuvre très concrète sur le terrain.

Pas de voter des lois en permanence mais de s'assurer que les textes d'application les décrets sont pris et qu'on on suit attentivement les résultats qu'on peut proposer aux Français. Ouais. Encore quelques questions avec vous.

Ellisabeth Borne, j'aimerais connaître votre position sur ce qui se passe. Ce n'est pas à Odin, à Cann vous savez les 600 signataires contre Vincent Boloré qui ne veut plus travailler avec eux. Vous avez des réactions.

Le maire de Cann David Lisnard qui accuse les signataurs de mort de la main qui les nourrit. Ils auraient dû aller voir le film sur Jean Moulin dit-il. Vous avez Jean-Luc Mélenchon qui parle du senseur boloré qui veut démanteler les monopoles.

Je rappelle que dans votre livre, vous évoquez vous-même ce qui concerne les médias, la concentration des médias autres monopoles. Où est-ce que vous vous situez dans ce débat à Cann ? Alors, je veux pas forcément rentrer dans le débat euh précisément qui se tient à Cann.

Je dis que la concentration des médias c'est un problème. Je dis que les réseaux sociaux et les manipulations d'information c'est un problème. Que c'est important qu'on ait des médias variés, qu'on ait un service public auquel moi je crois et je suis attaché de public de l'audiovisuel.

Il faut démanteler les monopoles comme le dit Jean-Luc Mélenchon. pas qu' monopole. Je crois pas qu'il y a de monopole aujourd'hui.

Je pense que c'est important qu'on ait une diversité de médias d'information et qu'on ait aussi des règles qui s'appliquent sur les réseaux sociaux où c'est aujourd'hui, disons-le, la loi de la jungle qui s'impose sur les réseaux sociaux. Et les les 600 signataires, ils ont tort ou raison à vos yeux de critiquer la présence de de enfin de l'appartenance de de Canal Plus au groupe Bolloré. Ils ont raison ou ils ont tort ?

Je enfin honnêtement je vais pas rentrer dans le débat entre ceux qui ont commencé par dire que il ne voulit il ne voulaient plus programmer un certain nombre de personnes parce qu'elles avaient critiqué Boloré ceux qui répondent que du coup il boycotte Canal Plus donc je crois que c'est pas forcément un débat au niveau des enjeux d'avoir une information pluraliste, d'avoir des médias qui peuvent délivrer des informations avec des points de vues différents, ça me semble évidemment essentiel. Bon, donc ils n'ont pas tout à fait raison d'avoir euh rédigé cette pétition. Si je vous suis, je pense que chacun peut prendre ses responsabilités et aller dans les médias qui sont variés aujourd'hui.

Oui. Euh question Ellisabeth Borne pour vous ce matin sur Sud Radio, c'est Laura qui nous appelle de peau. Bonjour Laura.

Oui, bonjour. Bonjour madame. Oui, allez-y.

Votre question. Bonjour. Oui, les femmes ont longtemps été tenues loin de la vie politique.

Pensez-vous aujourd'hui qu'elles ont trouvé toute leur place et que pensez-vous de la parité homme-femme aujourd'hui en politique et en France ? Alors, je pense qu'on est loin du compte aujourd'hui. Vous savez madame, on a des listes paritaires aux élections municipales, par exemple, mais je constate que parmi les maires il y a 80 % d'hommes.

Et puis vous aurez peut-être vu que pour euh les débats euh de la présidentielle, bah ça ne choque aucune aucun magazine d'avoir des unes dans lequel on vous présente uniquement des candidats hommes et dans toutes les instances qui se réunissent pour parler des prochaines échéances, on peut noter qu'il n'y a que des hommes. Donc je pense que Marine Le Pen quand même qui pourrait être la présidente et donc je je je crois qu'il y a encore du chemin à faire pour avoir une véritable parité en politique. Ouais.

Bah oui mais ça ça dépend de vous aussi. Ellisabeth Borne par exemple dans votre camp Édouard Philippe comme Gabriel Atal ils vont ils sont candidats. Vous vous hésitez ?

Oui, mais enfin vous voyez, enfin je pense que Yel Brelle Bron Pivet a eu l'occasion de le dire. Quand il y a des instances de coordination, il y a aucune femme autour de la table. Donc je pense que ces messieurs seraient bien inspirés de remarquer que la moitié de l'humanité ce sont des femmes et qu'il faut leur donner leur place.

Une femme une femme une femme présidente, il serait temps. Non, franchement, parlons je pense que je pense que ça serait une bonne chose pour notre pays. Alors ensuite, on verra comment la campagne avance dans les prochains mois.

Si c'est Marine [raclement de gorge] Le Pen, c'est une bonne chose. Alors vous avez dit une femme pas n'importe quelle femme pas n'importe quelle femme. Bon merci en tout cas Élisabeth Borne d'avoir répondu avec franchise en fait à toutes les questions par Laur Laurent et Diane qui était avec nous et puis vous et à Jean-François Aili.

Je rappelle votre livre Réveillons-nous aux éditions Robert Lafond. Nous continuons. Vous pouvez réagir sur toute l'actualité comme par exemple évidemment on l'a évoqué Canal Plus.

Est-ce que les professionnels du cinéma ont raison ou ont tort de tirer bah sur ceux qui ont parti les finances ? Est-ce que vous estimez qu'une partie du cinéma euh français fait un mauvais procès à Canal Plus ? J'aimerais vous entendre.

Ah.