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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 26 juin 2026 21 minActualité / polémiqueSantéEnvironnement & énergie

🔴 Canicule à Paris : la consommation d'alcool interdite à partir de 12h ce vendredi 26 juin|LCI

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France, la canicule encore et toujours avec 61 départements en vigilance rouge. 11 qui ont subi de violences orages cette nuit à l'ouest de la France sont repasser en orange. Mais les températures restent très élevées, notamment dans les salles de classe.

Les syndicats enseignants dénoncent des conditions de travail inacceptable et demandent plus de moyens. Ils appellent à la grève aujourd'hui. Alice Bouton et Agath Coutel.

Des salles de classe à 34°gr. Des bâtiments très mal isolés datant d'il y a plus de 60 ans. Les syndicats enseignants veulent alerter.

Les conditions de travail dans ces lieux en surchauffe mettent en danger la santé des professeurs et de leurs élèves. Une situation inacceptable pour l'intersyndical. Ces vagues de chaleur, elles vont se produire de plus en plus souvent et de plus en plus souvent dans des périodes où il y a des cours, où il y a des examens, on ne peut pas rester à gérer l'urgence à chaque fois.

Ces derniers jours, 78 % des collèges et lycées ont relevé des températures supérieures à 30°gr dans les classes. Mais alors, comment rafraîchir ces lieux souvent très anciens. créer des zones plus fraîches, désinterméabiliser les cours d'école pour plus qu'il y ait du béton et que que ça fasse des î de chaleur revégétalisé.

Ce sont pas des investissements qui sont énormes. Par contre, c'est des investissements qui doivent être planifiés pour permettre de bénéficier à tout le monde et jusqu'à maintenant, c'est pas ce qui a été fait. Une impréparation dénoncée par les organisations syndicales.

Elles évoquent aussi des malaises, l'augmentation des passages à l'infirmerie ou aux urgence plus fréquent en cette période caniculaire. Et en pleine canicule, les collégiens planchent sur le brevet ce matin dès 9h. Estheritbol et Julie Janus, vous êtes devant un collège parisien.

Alors Esther, avec ses fortes chaleurs, comment cet établissement s'organise pour que ces examens se passent dans les meilleures conditions ? Et bien Laoren, l'épreuve de français va donc commencer dans une trentaine de minutes. Alors pour le moment, le thermomètre affiche 31°.

Alors pour rafraîchir la pièce, regardez justement sur ces images de Juliet Regard, plusieurs ventilateurs de précisément ont été mis en place dans cette salle. Il y a également ces rideaux censés empêcher que la chaleur rentre également. Puis il y a aussi ces mesures qui ont été mises en place par le ministère de l'éducation nationale pour en parler.

Nous sommes justement avec le principal de ce collège. Bonjour monsieur Mamedi. Expliquez-nous concrètement qu'est-ce que vous allez faire pendant les épreuves du brev.

Bon, plusieurs opérations ont été mises en place à savoir mettre les élèves dans et le personnel dans des conditions favorables. Nous avons équipé l'établissement en nous en quantité. Nous avons mis en place un petit déjeuner accueil pour les élèves et le personnel.

Et nous avons aussi mis en place la pause fraîcheur. Donc vous avez du personnel qui surveillent, vous avez du personnel dans les couloirs comme vous l'avez vu, des personnels pour accompagner les élèves au sanitaires. Et nous avons aussi demandé aux parents de nous aider, de nous accompagner et des parents sont avec nous en train de distribuer le petit-déjeuner aux élèves.

Donc le grand remerciement que je dois mettre moi en tant que chef d'établissement, c'est pour le personnel. Le personnel. Tout devrait bien se passer.

Donc monsieur Mami, c'est ça en tout cas ce qu'on peut dire. On souhaite en tout cas bon courage à tous les collégiens. Lundi, les températures seront plus douces pour les épreuves notamment d'histoire géo, de sciences également de mathématique.

Quant à moi, regardez Solen, je vais peut-être essayer de repasser le brevet. On va voir si je l'aurai. Je pense que oui quand même.

Enfin, j'espère du moins. Je suis persuadée, vous avez le niveau brevet Esther. Merci beaucoup [rires] et merci à Julie Regard derrière la caméra.

Par ailleurs, sachez que la consommation et la vente d'alcool sont interdites aujourd'hui dans les hautes scènes et à Paris où les hôpitaux sont saturés. Le niveau le plus élevé du plan Horsane a été activé pour mobiliser pleinement tous les services de santé et de secours. Celia Just Freddy et François Lus, vous êtes en direct de Bordeaux où justement SOS médecin ou encore les urgences croulent sous les appels et les entrées.

Oui, justement et on est en tournée avec un médecin d' SOS médecin. Bonjour Damien. Là, vous venez de voir une patiente, c'est encore des symptômes de la canicule.

Exp expliquez-nous. Tout à fait. une dame assez âgée qui vit seule qui a fait un un malaise un peu d'allure vagal ce matin sûrement en lien avec un épisode de dhydratation par rapport aux chaleurs actuell et c'est à peu près ce genre de profil que vous voyez le plus ces derniers jours ?

Beaucoup de personnes âgées mais il y a aussi des malades atteints de maladies chroniques, des personnes handicapées et les enfants très bas âges, les femmes enceintes également. Qu'est-ce que vous faites dans les cas comme ça ? Alors là, dans ce cas-là, la patiente était plutôt rassurante.

Euh, d'abord, on est là pour donner des conseils, s'assurer que la pièce soit bien ventilée, rafraîchée et euh s'il y a vraiment des des soucis, euh ça peut aller jusqu'à l'hospitalisation pour une hydratation par voix intraveineuse. Ben, merci beaucoup. Nous, on va continuer la tournée avec Damien si il continue de nous accepter.

En tout cas, la préfecture a annoncé plus 25 % d'appel au SAMU et 35 % auprès des pompiers. Merci beaucoup. Celia J Freddy avec François Lus en direct.

On en vient à cette image que nous voulions vous montrer ce matin. En marge d'un conseil municipal depuis le balcon de la mairie de Carcasson, le maire Ern a arrosé des syndicats venus manifester sur la place de la mairie. La canicule, c'est fini, peut-on entendre.

Christophe Bartes, le maire de Carcasson, n'est pas à sa première polémique. Merci Lauren, on se retrouve ben pour un nouveau journal lundi matin. Oui, [rires] serait au rendez-vous bien évidemment.

Le 8h30 info se poursuit quant à nous en direct bien évidemment avec cette information à la une des hôpitaux, on vous le rappelle, qui sont sous tension à cause de la canicule, des Samu qui sont débordés face à l'explosion des appels. Le plan Horsan 3 a donc été déclenché. C'est le niveau le plus élevé de la mobilisation sanitaire.

Certains hôpitaux pourraient même déclencher le plan blanc. À l'instant, nous apprenons le décès d'un homme de 69 ans à Anger suite à un malaise dû à la chaleur près de trois hier. Un homme de 91 ans a été retrouvé sans vie à son domicile.

Là encore un dessé à la chaleur. Et puis du côté de Roubet, c'est un homme de 50 ans qui a été retrouvé lui aussi mort à son domicile. Là encore un décès lié à la chaleur et ce sont des annonces qui pourraient s'enchaîner dans les prochaines heures.

Écoutez l'inquiétude de ce président de SOS médecin justement à ce sujet. Mais je trouve ça lamentable que fait notre gouvernement en dehors des crises si ce n'est qu'il est incapable de prévoir justement ça alors que c'était franchement prévisible avec un effectif qui n'a pas changé voire qui est divisé par de comment voulez-vous répondre à un afflux de de 100 % supplémentaire d'appel ? La situation est grave.

Docteur Jérôme Marty, merci d'être en direct avec nous ce matin. Vous êtes médecin généraliste, président de l'UFML syndicat. Est-ce que c'est une inquiétude que vous partagez, docteur Marty ?

Ben bien sûr, c'est une inquiétude qu'on partage et puis c'est ce qu'on craignit. On sait très bien que quand tu une canicule dure, en fait le risque pour les patients, il est quasi exponentiel. Vous avez beaucoup de vous avez des risques le premer jour, un peu plus de risque le 2e encore plus de risque le 3e et quand tu arrive le 4e, vous rentrez dans une période qui est éminemment dangereuse en particulier pour les patients les plus fragiles, les patients âgés, polypathologiques et cetera.

Et puis en plus, vous avez ensuite une tête de la canicule qui fait que lorsque la canicule s'arrête, ben vous avez ce risque qui va continuer encore pendant 4 à 5 jours. Ce qui veut dire que les centres d'urgence vont être débordés ou en tout cas soumis à pression pendant encore 5 ou 6 jours, ce qui nous fait effectivement être dans une zone très dangereuse. Docteur Martier, est-ce que vous constatez vous aussi une augmentation des des décès à domicile ?

Ben, on constate surtout des patients qui sont beaucoup plus fatigués encore que d'habitude. On constate des patients qui souffrent dans des appartements qui sont souvent des passoirs thermiques. On consacre des on constate des patients qui sont dans la grande précarité, qui sont certainement ceux qui souffrent le plus et qu'on a tendance à oublier.

Et puis il y a tout ce qui est la partie immergée de l'iceberg, tout ce que l'on ne voit pas, c'est-à-dire des gens qui sont coupés du soin. Mais il faut quand même se se dire qu'en France, on a probablement plus d'un million de Français qui sont totalement coupés du soin parce qu'en grande précarité, chez qui il ne passe pas d'infirmière qui font un boulot formidable et qui nous permettent de savoir l'état des patients à domicile, mais eux sont coupés et donc probablement qu'on va trouver petit à petit dans les jours qui viennent des décès à domicile qui ont été complètement oubliés dans la solitude de notre société. Docteur Jérôme Marti, vous avez vécu la canicule de de 2003.

Est-ce que la situation actuelle vous rappelle le drame de l'été 2003 ? Est-ce que c'est comparable selon vous ? Alors, elle est différente.

Elle est différente à la fois sur sa forme avec une chaleur qui est quand même beaucoup plus forte encore. Euh, une durée pour l'instant qui est moindre que celle de 2003, mais on va voir combien de temps euh celle-ci va frapper. Euh et puis surtout des personnels qui ont beaucoup appris de 2003 et à qui il faut tirer le chapeau parce que c'est eux qui tamponnent en quelque sorte l'irresponsabilité et l'inconséquence de nos politiques qui n'ont pas assez équipé les services.

Quand vous pensez qu'en 2026, vous avez encore des services par exemple de gériatrie qui n'ont absolument aucune climatisation avec des chambres à 35°gr et ça je crois que aujourd'hui il ne faut plus l'accepter. Nous en tant que patient, on ne peut plus cautionner cela et il faut faire venir l'administration, les directions d'hôpitaux dans ces services là et qu'ils aillent qu'ils se débrouillent pour aller acheter des clims. Je sais que ça paraît facile ce que je dis mais il y a des crédits qui sont fléchés ailleurs, il faut les refléchir et puis les politiques qui sont véritablement aujourd'hui enfin moi je suis désolé mais il y a il y a une forme de dégoût quoi quand je vois tous les politiques qui nous disent il faut climatiser partout et cetera et cetera mais dans l'opposition comme au gouvernement que font-ils depuis 2003 ?

Je veux dire, on le sait ça, on sait très bien quel est le choc climatique. On sait très bien que ces fameuses périodes de canicules tout à fait exceptionnelles, elles vont se répéter et donc perdre leur sens d'exceptionnalité. Ça va devenir quasi la norme.

Et donc à partir de là, ben gouverner, c'est prévoir quoi. Et malheureusement, ils n'ont pas prévu. Docteur Jérôme Marty, restez s'il vous plaît en direct avec nous.

Les mots sont forts, Christophe. Il y a une forme de dégoût, nous dit le docteur Marti avec un personnel, je le cite hein, irresponsable, un responsable qui est qui personnel médic médical, pardon, qui est formé, mais des politiques qui qui font preuve d'irresponsabilité, d'inconséquence. On n pas prévu, on a gouverné sans prévoir.

Oui, on n pas assez prévu, c'est évident. Depuis 2003, on aurait pu anticiper, les études se multiplient, on aurait pu investir. De ce côté-là, on a été en dessous de la main.

On a joué un petit peu au risqueet tout en se disant que les canicules c'étaient pendant les vacances, donc sur les écoles c'était pas très important. On a quand même mis en place des système de vigilance par rapport aux plus fragiles, notamment aux personnes âgées. On a sensibilisé la population.

Ça ce n'est pas négligeable. Et puis on a ce plan Horsane niveau 3, ça veut dire qu'on réquisitionne les personnels médicaux. C'est assez coercitif mais au moins on a cette réponse technique technocratique.

Nos services d'urgence aujourd'hui Nicolas n'ont pas suffisamment les moyens. Finalement, on n' pas suffisamment tiré les leçons de cette crise de l'été 2003. Je crois que que Christophe a donné quand même des éléments qui font partie des éléments des enseignements de 2003.

Il s'est passé des choses. Or ça, on a vu le jour en 2014. En 2003, on crée le plan national canicou.

On crée le système d'alerte canicule et santé. On crée c'est la surveillance sanitaire en temps réel. Puis les plans blancs hospitaliers vont aussi être mis en place.

Donc on a quand même mis en place des dispositifs. [grognement] Mais c'est toujours pareil quand vous êtes dans des situations d'extrême et là c'est une situation extrême vu les température, vous avez toujours des phénomènes de tension qui étaient difficilement envisageable. Est-ce qu'on manque de moyens ?

On vous dira toujours qu'on manque de moyens mais quand on regarde la réalité aujourd'hui, c'est que pour l'instant ça reste gérable même si c'est vrai qu'on approche des capsan niveau 3 sans éteint. On pourrait aller même au-delà si on décidait cette fois-ci de déprogrammer des opérations euh chirurgicales qui étaient prévues mais qui sont non urgentes ou encore d'accélérer les sorties d'hospitalisation. Euh docteur Marty, je reviens vers vous dans un instant mais euh Vanessa, le les médecins, le personnel sanitaire, les services d'urgence ont-ils raison de s'inquiéter au vu de la météo, des prévisions ?

On dit souvent que ces canicules vont être de plus en plus fréquentes, plus précoces, plus tardives aussi. Et ça se remarque hein, dans les statistiques, on le voit bien qu'on a nettement plus de vagues de chaleur et de canicules depuis 2010 qu'avant. Avant, on en comptait une tous les 5 ans 2 tous les 10 ans.

Aujourd'hui, il n'y a pas un seul été ou alors c'est très rare sans vague de chaleur. Et on tend vers ça. Les études sont formelles.

Les statistiques pour le moment se confirment dans les prochaines années d'ici 2100. D'après les projections, si on reste sur cette trajectoire, on devrait avoir 10 fois plus de vagues de chaleur qu'aujourd'hui. Donc oui, on a raison de s'inquiéter et on le remarque, on a eu une vague de chaleur, une canicule historique en mai, on en a une autre maintenant et nous ne sommes qu'au début de l'été et Météofrance d'après ses prévisions à 3 mois euh parle d'un été plus chaud que la normale.

Donc attention, on n'est pas à l'abri d'autres vagues de chaleur dans les prochains jours. Docteur Marty, face au constat alarmiste dressé mais réaliste dressé par par Vanessa, j'ai bien compris que vous estimiez que les services sanitaires, les services d'urgence n'était pas suffisamment équipé. Mais concrètement aujourd'hui, de quoi ont-ils besoin en priorité ?

Bah, ils ont besoin d'établissement mieux conçus. Ils ont besoin d'établissement qui soient qui ne soient plus des passoirs thermiques, y compris en hiver d'ailleurs où les où les malades ont froid. euh ils ont besoin que l'on prenne conscience de l'urgence à donner du confort aux patients parce que l'inconfort est source d'aggravation de maladie et ça c'est toute l'année.

Je rappelle que les plans hors sang autant que les plans blancs, c'est un petit peu en quelque sorte le service minimum. C'est un service qui ne devrait pas exister si nos établissements étaient bien équipés en climatisation, en chauffage, en isolation comme il le faut et cetera et cetera. Mais comme on a pris énormément de retard, mais à la va vite à chaque fois on déclenche hors 101, hors 102, hors 103, plan blanc et cetera.

On rappelle les les les personnels, je rappelle encore une fois les personnels, il faut leur tirer leur chapeau. Ils ont été formés, ils savent exactement comment faire, ils savent comment réagir, ils savent amener les patients dans les parties climatisées, ils savent perfuser les patients, adapter les traitements, tout faire pour que les conséquences soient moins importantes. Et comment aujourd'hui au 21e siècle en France on peut accepter de mettre des gens fragiles, des gens souffrants, soit sur des brancards pendant des heures aux urgences dont on sait que ça multiplie par 3 à 4 le risque mortel ou comment on peut mettre ces mêmes patients fragiles dans des chambres non climatisées, passoir thermique et cetera.

Enfin, c'est complètement fou. C'est c'est le c'est quand même la marque d'une société qui va mal, une société qui est incapable de prendre en charge convenablement les plus fragiles d'entre elles. C'est une société qui va mal et puis je pense encore aux gens isolés à domicile.

On a une société qui est une société de la solitude. Oui, des progrès ont été faits. Oui, les mairies jouent un rôle extrêmement important dans le recensement de ces patients, mais encore une fois, il y a à peu près un million, un peu plus d'un million de personnes qui passent sous les radars et aujourd'hui, c'est à elle que je pense comme également je pense au personnel soignant et je les salue.

Justement, docteur Marty, vous mentionnez les gens isolés à domicile. On retrouve en direct de la région bordelaise Celia Jfredy avec François Lus. Depuis ce matin, Céia, vous êtes avec un un médecin de de SOS médecin qui croule sous les appels.

Oui, Damien a commencé sa journée à 9h, il a déjà fait une visite. Il faut dire qu'avec la canicule, il a énormément d'appels chez SOS médecin. Expliquez-nous Damien, quel symptômes peuvent avoir les gens ?

Bah les symptômes de déshydratation euh ça va apporter pas mal de de malaise, de malaises d'algure un peu vagale, c'est-à-dire des chutes de tension euh assez brutales et donc les personnes vont avoir cette sensation de un petit peu de perte connaissance, c'est pas forcément le cas à chaque fois mais se sentir très faible et très affaibli. Et vous avez beaucoup de patients à aller voir ces derniers jours justement par rapport à la canicule ? les euh appels par rapport à la canicule euh ont fortement augmenté euh et que ça soit des personnes âgées comme des personnes atteints de maladie chroniques, des enfants très jeunes, des femmes enceintes, les profils sont variés mais euh beaucoup dans sont en lien avec les fortes chaleur.

Ouais. Ben merci beaucoup. Voilà pour l'instant Damien attend sa prochaine son prochain patient en [grognement] attend pour continuer les visites et ça jusque jusqu'à ce soir jusque dans la nuit.

Merci beaucoup Cia Freddy la Gironde qui est repassé en vigilance orange. C'est le cas de la Charante Maritime également où l'on retrouve Elisa Clé et Gaspar Bunel en direct de de la Rochelle. Ça y est, vous ressentez un petit peu une une vague de de frais entre guillemets Elisa, c'est un petit peu plus respirable de votre côté.

Exactement, il y a eu un orage cette nuit. C'est une forme de soulagement ce matin puisque les températures sont quand même nettement plus fraîches. On a perdu quasiment 10° entre hier et aujourd'hui.

Il y a un petit peu plus de vent aussi. Donc c'est un début de répi notamment pour l'organisme évidemment pour le sommeil également hein pour que c'est très très compliqué avec ces fortes chaleurs notamment pour celles et ceux qui habitent sous les combres comme c'est votre cas Charline et Léonie vous nous accueillez chez vous ce matin. Est-ce que cette nuit a été un petit peu plus respirable pour vous ?

Oui complètement. On a éteint le ventilateur et c'était vraiment beaucoup plus beaucoup plus simple pour dormir et on souffle. Enfin, il a fait plus de 35°gr pendant une semaine, vous êtes au 3e étage donc sous les toits.

C'est la première fois vous que vous vivez un telépisode dans votre appartement ? Oui, c'est ça. Depuis un an et demi que je suis là, c'est la première fois qu'il fait si chaud aussi longtemps.

Merci beaucoup d'avoir accepté de nous accueillir chez vous ce matin. En revanche, il faut le dire, il fait encore très lourd dans cet appartement. Cela va mettre du temps avant que la chaleur quitte enfin cet appartement et puis également que l'organisme puisse de nouveau s'adapter aux températures.

Merci beaucoup Elisa Cléch en direct avec Gaspar Bunel. Docteur Marti attention même s'il fait un petit peu plus frais à ne pas baisser la la vigilance. Je disais notamment qu'il y a ce qu'on appelle l'effet retard et on en parlait notamment dans dans la matinale de LC en début de semaine.

C'est une conséquence assez méconnue de la canicule. C'est quoi très exactement cet effet retard ? À quoi doit-on faire attention ?

Ben c'est ce que j'appelais tout à l'heure la dette de canicule. c'est que vous avez des organismes qui sont extrêmement fatigués, qui ont dépensé une énergie extrêmement importante pour essayer de maintenir leur corps à température. Et chez les patients qui sont fragiles, cardiaques, mais même chez d'autres patients, vous pouvez avoir dans les jours qui suivent, cet épuisement peut créer des décompensations à la faveur du moindre exercice euh et cetera.

Et c'est pour ça que la zone dangereuse, elle va durer 4 jours, 5 jours après la canicule. Ça c'est quelque chose que l'on connaît notamment depuis 2003. Oui.

Qui veut dire qu'il faut surtout pas baisser la garde. Et puis je rappelle que même si là on était à 42 43 ou plus fort de la canicule, là ça va s'améliorer. Mais vous pouvez avoir des régions qui restent à 30.

Si vous allez courir sous 30°gr alors même que vous avez été puisé par les jours précédents, ben vous avez un risque d'accident. Alors il y a des mesures qui ont été prises localement. Par exemple à Paris, le préfet annonce l'interdiction de la vente et de la consommation d'alcool.

Écoutez, un arrêté préfectoral qui interdit la prise d'alcool sur la voie publique. Ce sera aussi un arrêté préfectoral qui interdra la vente d'alcool à compté de 18h. Là aussi pour éviter que certaines personnes voulant étancher leur soif du fait des grandes chaleurs des tanches avec des produits alcoolisés.

Christophe, ce n'est pas tout. Des événements pourraient être aussi annulés ce weekend. Oui, on l'a vécu avec la fête de la musique donc lundi soir où il y a déjà eu des événements annulés et puis il y a eu également la première journée du festival Garo Rock.

C'est chez vous ça c'est dans Gironde. Et bien la première journée, celle du jeudi a été annulée. Mais avec le rafraîchissement, on peut espérer que ces événements se tiendront.

Le premier ministre dans sa lettre au maire annonce que désormais pour l'avenir, les organisations d'événements sportifs, d'événements culturels en période estivale devront tenir compte du risque canicule pour les horaires prévus. Oui, on va peut-être arrêter de se réunir à 17h pour un concert qui est à 19h. Peut-être que ça sera beaucoup plus tard dans la nuit ou pourquoi pas du hardrock tôt le matin.

Et par ailleurs, il y a une nouvelle cellule interministérielle de crise aujourd'hui à 16h. On imagine bien évidemment que ces sujets seront euh sont abordés. Au niveau directeur de cabinet, donc ça sent la sortie de canicule quand même hein.

On n'est plus dans l'alerte avec les ministres au premier rang. Euh docteur Marty, est-ce que selon vous ce sont des des événements potentiellement à risque qu'il faut annuler les concerts, les événements sportifs, l'interdiction d'alcool ? Tout ça c'est une bonne chose selon vous ?

Alors annuler, je pense pas. Je pense qu'il va falloir comme comme ça vient d'être dit, il va falloir adapter les horaires et de toute façon comme je le disais tout à l'heure, ces événements exceptionnels vont devenir de moins en moins exceptionnel. ça va faire partir de nos vies et à partir de là, il va falloir adapter à la fois nos horaires de travail, euh notre façon de travailler.

Euh tout ça va devoir changer. À titre d'exemple, on a demandé au médecins volontaires, à ceux dont l'organisation le permet, de créer des plages de consultation fraîcheur, c'est-à-dire d'ouvrir leur cabinet à 7h le matin ou tard le soir, c'est-à-dire de 19h à 23h par exemple, pour éviter que les patients prennent des risques en allance voir le médecin, parce que ça serait quand même un drôle de paradoxe que d'ajouter de la souffrance à la maladie. Et à partir de là, cette adaptation, elle permet quand même de protéger les patients.

Mais ça ça fait partie des choses qui vont devoir changer dans les années qui viennent. Après l'interdiction de l'alcool, elle se comprend. L'alcool est un déshydratant, c'est pas un hydratant, c'est un désinhibant aussi.

On a vu combien de jeunes se sont noyés ces derniers jours et ça ça peut pas être accepté. Après, il y a des grands événements, il y a des finales euh de de rugby, de foot, il y a des manifestations importantes au weekend, ça va quand même être très difficile à mettre en œuvre.