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InterviewC à vous (sur YouTube)· 16 mars 2021 14 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Bygmalion : Jérôme Lavrilleux s'exprime - C à Vous - 16/03/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 50 %Défensif 45 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:18OuverteÉludée

    Pourquoi avez-vous eu tant de mal à revoir ces images ?

  • 1:28OuverteRéponse partielle

    C'était une souffrance, une délivrance, cette confession ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Ce que vous réveilliez ce jour-là, c'est un système de double comptabilité ?

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Demain, vous serez poursuivi pour faux et usage de faux, etc.

  • 4:24OuverteRéponse directe

    Ce procès, vous le redoutez ?

  • 5:17RelanceRéponse directe

    Vous n'avez pas essayé de retarder la procédure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « Lorsqu'on commence la campagne électorale, il est prévu d'organiser deux ou trois grands meetings et une dizaine ou une douzaine de meetings de taille plus modeste. »
  • 0:32Invité politiqueFait
    « Tout ceci a coûté de l'argent que ne permettait pas d'absorber un compte de campagne. »
  • 0:37Invité politiqueFait
    « La facturation sur ces événements, c'était une manière de ventiler comptablement les dépenses qui auraient dû être sur le compte de la campagne électorale. »
  • 4:26Invité politiqueFait
    « Non, je l'attends. »
  • 4:33Invité politiqueFait
    « Ce procès, de 2014 à 2017, il y a eu une instruction qui a été faite par des juges qui ne sont pas les plus marrants de la Terre, notamment le juge Tournaire, pas cette réputation. »
  • 6:52Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron. »
  • 7:10Invité politiqueFait
    « J'étais payé à rien faire. »
  • 7:29Invité politiqueFait
    « J'espère que des gens assumeront leurs responsabilités. »
  • 8:34Invité politiqueFait
    « Il est tellement assisté. »
  • 9:32Invité politiqueFait
    « Jean-François Copé a gagné en cours de cassation contre les mensonges du point. »
  • 10:05Invité politiqueFait
    « Non, non, non, non. »
  • 10:20Invité politiqueFait
    « Non. »
  • 10:53Invité politiqueFait
    « J'ai commencé ce livre, l'écriture de ce livre. »
  • 11:34Invité politiqueFait
    « Le journaliste qui a abandonné en cours le projet. Ça n'était pas de mon fait. »
  • 12:12Invité politiqueFait
    « Non, non, je suis désolé. Parce qu'il y a un type qui m'a appelé lundi, qui a vu que c'était 5 étoiles. Je n'ai demandé aucun classement. »

Temps de parole

  • Jérôme Lavrilleux70 %
  • Présentateur25 %
  • Présentateur 25 %

15,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'est le retour de Nicolas Sarkozy au tribunal. Demain s'ouvre le procès Big Malion. L'ancien président est en effet soupçonné d'avoir laissé filer ses comptes de campagne. Au-delà du plafond légal, à ses côtés, sur le bord, on est prévenu Jérôme Lavrieux, son ex-directeur de campagne. L'homme dont les Français ont découvert le visage et les yeux ont bué de larmes en mai 2014, des aveux qui ont eu l'effet d'une bombe.

0:22
Jérôme Lavrilleux

Lorsqu'on commence la campagne électorale, il est prévu d'organiser deux ou trois grands meetings et une dizaine ou une douzaine de meetings de taille plus modeste. Tout ceci a coûté de l'argent que ne permettait pas d'absorber un compte de campagne. La facturation sur ces événements, c'était une manière de ventiler comptablement les dépenses qui auraient dû être sur le compte de la campagne électorale. J'aimerais bien pouvoir dormir. Vous savez, moi, je ne me suis jamais engagé. Je ne me suis pas engagé pour faire fortune.

1:02
Présentateur

Bonsoir Jérôme Lavrieux.

1:03
Jérôme Lavrilleux

Bonsoir.

1:03
Présentateur

Ces images datent d'il y a presque sept ans. Elles ont marqué l'histoire de la politique française et votre vie également. On découvrait un homme de l'ombre qui passait brusquement et violemment en pleine lumière. Vous étiez alors directeur adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Pourquoi avez-vous eu tant de mal à revoir ces images ? Vous ne vouliez pas les regarder lorsqu'on les diffusait ?

1:24
Jérôme Lavrilleux

Parce que je n'ai pas envie.

1:28
Présentateur

C'était une souffrance, une délivrance, cette confession, ces aveux, la façon dont vous avez pris l'ombreta ?

1:34
Jérôme Lavrilleux

Très objectif, à chaque fois qu'on m'en parle, personne ne me dit que c'était un moment de joie intense. C'est une délivrance. Je ne sais pas analyser ça en fait. On est assez mauvais juge de soi-même. C'est pour ça qu'on a inventé la justice d'ailleurs. Non, ce n'est pas calculé. Je n'avais pas d'élément de langage. De toute façon, si j'en avais eu, je pense que j'aurais été bien incapable de les lire parce que je suis myope. Et quand on est myope et qu'on a les yeux embués, je crois que ça doit être assez compliqué de lire des éléments de langage.

J'ai essayé de parler avec mon cœur parce qu'en fait, quand j'ai fait cette émission, alors maintenant plus personne n'en parle, tout le monde s'en fout, c'était surtout pour tordre le cou aux accusations qui avaient été répandues de dire que j'aurais détourné de l'argent. Copé, le méchant Jean-François Copé, avait détourné de l'argent, avait fait un trésor de guerre. C'est ce qui planait chez tout le monde, ce que tout le monde disait. Je pense qu'il fallait qu'il y ait un abruti, peut-être, pour aller à la télé. Un abruti ? Oui, peut-être. Pour dire les choses, personne ne m'a cru. Personne ne m'a cru. Je me suis pris des tombeaux de choses pas bien dans la figure.

Du plus crapoteux au plus nul. Crapoteux, c'est-à-dire des menaces ? Non, crapoteux, c'est dans le genre... Alors, je n'ai toujours pas identifié si c'était de la transposition de fantasmes ou pas, de la part de ceux qui les faisaient, de dire qu'un tel avait couché avec un tel, qu'il serait l'explication. J'ai le droit à tout. Mes parents ont eu le droit à ce genre de questions, etc. Enfin, voilà. Bref, je les laisse dans leur tout petit niveau, de moins d'un mètre soixante-dix. Et je les laisse là-dedans. Et d'ailleurs, je ne leur en veux pas. J'ai même de plus en plus de compassion pour eux.

3:29
Présentateur

Ce que vous réveilliez ce jour-là, c'est un système de double comptabilité et de fausse facture mis en place pour dissimuler des déplacements de plafonds, de comptes, de campagnes de Nicolas Sarkozy en utilisant une société de création d'événements Big Malion. Demain, avec 12 autres prévenus, vous serez poursuivi à Paris pour faux et usage de faux, abus de confiance, escroquerie, financement illégal de campagne électorale et complicité de recel de ces délits.

3:53
Jérôme Lavrilleux

Je ne suis pas... Vous confondez. Je ne suis pas poursuivi pour financement illégal, mais pour complicité de financement illégal. Oui, complicité. Ce n'est pas moi qui suis poursuivi pour financement illégal. Je ne suis pas poursuivi pour faux, mais pour usage de faux. Et je ne suis pas poursuivi pour escroquerie, mais recel d'escroquerie, si ma mémoire est bonne. Pour vous, ça ne veut pas dire grand-chose à grand monde, mais pour moi, ça...

4:16
Présentateur

Et je précise que Nicolas Sarkozy n'est pas jugé pour le système de fausse facture au cœur de la fraude, mais pour avoir dépassé le seuil légal de dépenses électorales de plus de 20 millions d'euros. Ce procès, vous le redoutez, Jérôme Lavrieux ?

4:26
Jérôme Lavrilleux

Non, je l'attends. Vous savez, ça fait depuis les images que vous avez montrées, et je comprends que vous les montriez. Ce procès, de 2014 à 2017, il y a eu une instruction qui a été faite par des juges qui ne sont pas les plus marrants de la Terre, notamment le juge Tournaire, pas cette réputation. Il a fait une ordonnance de renvoi en début 2017. Depuis début 2017, il n'y a plus aucun acte d'instruction. Depuis début 2017, j'attends d'aller affronter mes juges. Ce ne sont pas des juges qui se sont autoproclamés, ce sont des magistrats qui vont rendre un jugement au nom du peuple français. Donc, je l'attends.

Je n'ai fait en quatre ans, presque quatre ans maintenant, aucune demande de pourvoi en cours d'appel, en chambre d'instruction, en accord de cassure.

5:17
Présentateur

Vous n'avez pas essayé de retarder la procédure ?

5:19
Jérôme Lavrilleux

Jamais, jamais. Et je n'ai pas de bol. Objectivement, ce n'est pas ma décennie.

5:23
Présentateur

Vos avocats ont le Covid ?

5:26
Jérôme Lavrilleux

Oui, mon avocat a le Covid. Il est toujours en réanimation à l'heure où je vous parle. Et je me retrouve, alors que ça fait tellement longtemps que je souhaite avoir ce procès, à poil.

5:41
Présentateur

C'est-à-dire à poil, c'est-à-dire ?

5:42
Jérôme Lavrilleux

Parce que même si on est le pire des salopards comme moi, comme certains peuvent le dire, on a le droit d'être défendu dans notre pays par un avocat et un avocat qui connaisse le dossier. Vous voyez la complexité ? Rien que dans la présentation, on peut se tromper sans faire attention. Donc tout est important. Moi, j'ai besoin d'être défendu par un avocat. Je serai condamné. Donc je vais vous dire, je ne suis pas dans l'éviction. Donc je suis dans l'obligation à mon corps défendant de demander le renvoi de l'affaire le temps que mon avocat se remette.

6:09
Présentateur

Vous espérez que ce renvoi soit accepté ?

6:12
Jérôme Lavrilleux

Voilà. J'attends. Ça fait huit jours que j'attends.

6:17
Présentateur

Vous ne voulez pas désigner l'auteur comme auditeur du déraillement de cette campagne. Est-ce que vous espérez que la justice le fera ?

6:25
Jérôme Lavrilleux

C'est le rôle de la justice de le déterminer. Moi, je ne suis pas... Je suis l'avocat de personne et je suis le procureur de personne. Il paraît qu'il y a 66 millions de procureurs en France. J'ai entendu une personne célèbre le dire. Je ne suis pas là pour accuser qui que ce soit. Je suis là pour dire ce que j'ai fait.

6:45
Présentateur

Une personne célèbre, c'était...

6:46
Jérôme Lavrilleux

Et je vais remplir... 66 millions de procureurs, il me semble que c'est l'actuel locataire de l'Elysée.

6:51
Présentateur

Emmanuel Macron, pardon.

6:51
Jérôme Lavrilleux

Emmanuel Macron. Donc, moi, je sais que je serai condamné à quelque chose. D'accord ? Je suis prêt à l'assumer. Ça fait partie, peut-être, d'une dignité mal placée. J'aurais dû faire comme d'autres, rester dans l'ombre, comme vous avez dit. Moi, je ne suis au courant de rien. J'étais payé à rien faire. Mais je venais là, quand il y avait de la lumière, pour rendre servi. J'ai placé deux, trois chaises. Ce n'est pas ma vision des choses. Mais en tout cas, je peux vous dire que je suis déterminé à ne pas payer pour tout l'orchestre.

7:24
Présentateur

C'est-à-dire ?

7:25
Jérôme Lavrilleux

Je pense... Enfin, j'ai toujours foi en l'humanité. J'espère que des gens assumeront leurs responsabilités.

7:33
Présentateur

À la veille de ce procès, les avocats du directeur de campagne, Nicolas Sarkozy, assurent avoir découvert un...

7:38
Jérôme Lavrilleux

Vous pouvez donner son nom ?

7:39
Présentateur

Explosif. Il montrerait que Jean-François Copé avait connaissance, dès juin 2012, de l'explosion des dépenses de campagne. Il a toujours affirmé le contraire. Il s'agit d'un contrat de presse signé et paraffé par Jean-François Copé et un pool bancaire. La ligne meeting et manifestation est crédité de 27 millions d'euros, soit davantage que le montant maximal autorisé à l'époque. Les enquêteurs avaient montré ce document à Jean-François Copé en 2014. Il leur avait répondu, vous avez raison, le problème, c'est qu'on ne m'a jamais montré ces chiffres. Sur un document qu'il avait signé et paraffé, comment est-ce possible ? Comment pouvait-il l'ignorer ?

On peut se poser cette question de la même façon qu'on se pose comment Nicolas Sarkozy pouvait ignorer les dépassements de sa propre campagne.

8:16
Jérôme Lavrilleux

Je vous disais, il y a 66 millions de procureurs et visiblement de juges d'instruction. Moi, je sais parce qu'objectivement, depuis 4 ans, j'ai eu le temps de le lire et de le relire ce dossier. J'ai vu que Jean-François Copé avait été interrogé, y compris sur ces documents-là.

8:32
Présentateur

Il n'est pas sur le banc des prévenus.

8:34
Jérôme Lavrilleux

Il est tellement assisté. Je vous remercie de le préciser. Alors que c'était vraiment lui la cible à abattre à l'époque, il a répondu à tout ça et le juge d'instruction, le juge tournaire, a décidé qu'il ne le renvoyait pas. Il n'est pas poursuivi, il ne peut pas être condamné, il n'est pas poursuivi dans cette affaire-là. Donc ça se suffit à soi-même. Vous savez, mais j'ai gagné un pari aujourd'hui. Vous voyez, j'ai tendance à considérer que parfois, il m'arrive de ne pas avoir beaucoup de chance. J'ai gagné un pari aujourd'hui avec un ancien collaborateur en disant « Mais je pense qu'on va avoir une rafale d'articles qui viennent toujours du même source.

» Vous avez cité cet article, ça vient du point qui avait balancé...

9:19
Présentateur

Signé Marc Le Plongeon.

9:20
Jérôme Lavrilleux

Oui, qui avait balancé des tas de mensonges éhontés sur cette affaire-là, qui lui avait sans doute été vendu, clé en main, et qui a... Le magazine Le Point a d'ailleurs été condamné jusqu'en cours de cassation. Jean-François Copé a gagné en cours de cassation contre les mensonges du point. Donc j'ai gagné un pari ce matin parce que je ne savais pas d'où ça allait sortir. J'avais parié entre Le Point et le canard enchaîné, et je pense que je fais un strike en fait aujourd'hui.

9:44
Présentateur

Oui, puisque le canard enchaîné... Il y a aussi un article dans le canard enchaîné. Oui, qui publie un article faisant état d'un contrat qui vous lie à la maison d'édition Fayard, qui publie le livre de Gérard Davé et Fabrice Lhomme, La Haine, livre dont vous êtes le principal témoin. Et le canard enchaîné, il m'explique que ce contrat fait par une rémunération de 40 000 euros.

10:05
Jérôme Lavrilleux

Non, non, non, non. C'est ce que signale le canard enchaîné. L'article est marqué au maximum 40 000 euros. Oui, alors au maximum 40 000 euros, oui, je l'ai sous les yeux. Entre 1 euro et 39 999, il y a une différence.

10:16
Présentateur

Est-ce que cette somme correspond à une rémunération pour avoir témoigné ?

10:19
Jérôme Lavrilleux

Non, non.

10:20
Présentateur

A quoi correspond cette rémunération ?

10:23
Jérôme Lavrilleux

En 2014, quand il y a eu les images que vous avez montrées, j'ai été assailli de plein de demandes de maisons d'édition, qui souhaitaient que j'écrive un livre ou m'aider à écrire un livre. J'ai refusé pendant plusieurs années. Moi, je ne souhaitais pas prétendre que j'ai écrit un livre. Je suis nul pour écrire un livre. En principe, je n'écris pas beaucoup de notes. Ça me sauve la vie. Alors qu'écrire un livre, oui. Et puis, j'ai eu une proposition de Fayard pour écrire un livre d'entretien, confession et d'entretien, avec un journaliste. Ce n'est pas Davé et l'homme. C'est deux personnes différentes.

11:04
Présentateur

Oui, Gérard Davé, Fabrice Lame.

11:07
Jérôme Lavrilleux

J'ai commencé ce livre, l'écriture de ce livre. D'accord ? J'ai fait un gros travail de préparation de ce livre pour 30 ans de vie. Il y a plein de documents à aller chercher, etc. J'y ai passé des heures et des heures. J'ai un contrat pour ce livre qui prévoyait une rémunération. Pour une raison totalement indépendante de ma volonté, le journaliste qui a abandonné en cours le projet. Ça n'était pas de mon fait. Donc, c'est pour cela que j'ai été rémunéré.

11:36
Présentateur

À hauteur de préviens, puisque vous êtes transparent, puisque j'ai donné un mauvais chiffre de 40 000 euros.

11:40
Jérôme Lavrilleux

Donc, contractuellement, je n'ai pas le droit de le dire. D'accord. C'est beaucoup moins que 40 000 euros. J'ai fait un petit calcul sommaire en venant, pour que les gens aient une idée de l'ordre. J'ai passé des semaines et des mois à le préparer. C'est moins que 4 minutes d'une conférence standard au Qatar. D'accord ? Comme ça, vous aurez une petite idée. Vous ferez le calcul à peu près vous-même. Et comme ça, je ne vous aurai pas donné le prix.

12:06
Présentateur

Jérôme Lavrieux, dans la vie, aujourd'hui, vous êtes gestionnaire de deux gîtes, 5 étoiles, ce qui fait luxueux.

12:12
Jérôme Lavrilleux

Non, non, je suis désolé. Parce qu'il y a un type qui m'a appelé lundi, qui a vu que c'était 5 étoiles. Je n'ai demandé aucun classement. Donc, je ne peux pas m'arroger un classement 5 étoiles.

12:20
Présentateur

En tout cas, ils sont de bonne qualité, on va dire. Et encore, quand vous viendrez, vous verrez que c'est encore mieux que ce que vous pensez. Mais même la qualité ne vous empêche pas d'y faire le ménage une fois les clients partis. Vous êtes donc reconverti dans l'hôtellerie ? Oui. Oui, oui. Et j'avoue que c'est un métier qui me passionne. Il y a des clients qui vous reconnaissent et qui vous font la conversation ?

12:41
Jérôme Lavrilleux

Écoutez, oui. Parce que maintenant, l'anonymat n'existe plus dans ce pays. Vous savez, il y a le terme « se faire googliser ». Donc, voilà, quand vous allez sur une plateforme, vous ne connaissez pas le nom du propriétaire. Puis une fois que vous avez payé, vous avez le nom du propriétaire. Moi, je googlise mes clients. Eux me googlisent. Et ça me vaut, pour ceux qui me font l'immense plaisir et l'immense honneur de rester une semaine, j'ai le droit souvent à l'apéritif « alors ».

13:09
Présentateur

Et Libère, oui, évidemment.

13:09
Jérôme Lavrilleux

Cet été, on dira « alors, comment il est Pierre Lescure ? »

13:12
Présentateur

Et Libère racontait que vous avez reçu, il y a quelques jours, une boîte de chocolat de clients de Bordelaise avec ce petit mot « un peu de douceur » pour vous accompagner chez les fous.

13:23
Jérôme Lavrilleux

Oui, c'était des nantes, mais c'est une erreur purement factuelle. Oui, oui, ça fait plaisir. Et elles sont déjà revenues trois fois.

13:30
Présentateur

Chez les fous, c'est-à-dire ?

13:31
Jérôme Lavrilleux

Pour demain. Tout ça, tout ça, le point, le canard enchaîné, le procès, objectivement, vous, comme moi, vous savez que ce n'est pas la vie normale.

13:46
Présentateur

Je n'ai jamais été directeur adjointe d'une campagne présidentielle de Jérôme Lavrieux.

13:50
Jérôme Lavrilleux

Objectivement, j'aime trop votre émission pour vous souhaiter ça.

13:54
Présentateur

Merci beaucoup, Jérôme Lavrieux, d'être venu ce soir sur le plateau de C'est à vous.

13:57
Jérôme Lavrilleux

Merci à vous, de votre invitation.

13:59
Présentateur

Demain, démarre ce procès dont vous demandez le renvoi, puisque votre avocat est toujours en réanimation et on espère en pas trop mauvaise santé.

14:06
Jérôme Lavrilleux

Moi aussi.

14:07
Présentateur

Merci beaucoup d'être venu ce soir. C'est l'heure du 5 sur 5 d'Emilie Tringuyenne. Merci.