Taxe Zucman, mobilisation... Marylise Léon est l'invité du 20h
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Marélise Léon. Merci d'être avec nous ce soir. Vous êtes la secrétaire générale de la CFDT.
Vous avez été reçu ce matin avec les autres syndicats par le nouveau premier ministre Sébastien Lecnu. Avant d'y aller, vous aviez dit la balle est dans son camp. C'est à lui de nous montrer qu'il veut vraiment la rupture en sortant vous appelz à une nouvelle journée de manifestation.
Donc ça, il vous a pas convaincu. Il nous a pas convaincu. Je pense qu'on a nous été extrêmement clair et lui est resté flou.
Euh et je pense qu'on a vraiment fait notre travail de syndicaliste. On appelle à une journée de mobilisation, mais avant on a aussi été dans le dialogue et on a porté euh les attentes des travailleurs et travailleuses et ça je pense que c'est indispensable. des travailleurs qui nous disent, on a le sentiment d'être invisible et et je pense qu'il y a rien de pire quand on on travaille, qu'on a du mal à boucler les fins de mois, qu'on on s'use en terme de santé au travail quand ou voir on n pas de boulot et qu'on en cherche et qu'on est stigmatisé parce qu'on est chômeur, je pense que c'est le travail des syndicalistes de dire il faut mettre ces sujets sur la table.
Donc on a été je pense extrêmement clair, les réponses ont été plutôt floues donc c'est pour ça qu'on reste mobilisé. Mais justement qu'est-ce qui vous dites le compte n'y est pas ? Qu'est-ce que vous attendiez ? qu'est-ce qu'il n'a pas dit ou qu'est-ce que vous n'avez pas entendu ?
Bah l'idée c'est de d'avoir de d'avoir des éléments factuels comment comment il sort du bois qu' sort des discours et qui puisse poser véritablement et en fait il y a une question il y a une question qui est fondamentale à laquelle il n'a pas répondu c'est est-ce que le premier ministre Sébastien Lecornu est prêt à demander des efforts à ceux à qui on n rien demandé depuis des années ? ça le cœur du réacteur, les entreprises, les personnes qui ont des des très haut patrimoines ou de très haut revenus. Je pense que le cœur du du réacteur et le le cœur de cette question et ce que nous disent les travailleurs, c'est dire nous on sait que la situation elle est compliqué.
Précédent premier ministre nous a suffisamment expliqué les les messages sont bien passés, il y a un problème de déficit mais on veut pas être les seuls à faire des efforts. Et donc la question elle est là et c'est et c'est l'une des raisons pour laquelles on se remobilise le 2 octobre. Il faut qu'il puisse répondre à cette question.
Et mais quand vous lui avez dit quand vous lui avez dit Tax Duukman est-ce que ça a été prononcé par exemple ce matin ? Zucman. Je pense qu'on peut pas faire une réunion sans entendre parler de la taxman.
On peut pas allumer un écran ni écouter une radio sans qu'on parle de la taxman. Il répond que le principe il est pas opposé au fait de de résoudre une anomalie totale. L'anomalie totale c'est qu'aujourd'hui une infirmière paye plus d'impôts proportionnellement qu'un milliardaire.
Ça c'est une situation inacceptable actuelle. Donc sur le principe, il est plutôt ouvert. Après la question ça va être les modalités et pour la SDT une taxe qui permet de répondre à cet enjeu-là qu'elle s'appelle Zucman ou qu'elle porte un autre nom, c'est pas le sujet en fait.
Allez vous dire vous la taxe du c'est pas votre ligne rouge vous voulez non c'est pas à la virgule prêt. Bah nous on est prêt à regarder d'ailleurs s'il y a des entreprises pour lesquelles il peut y il pourrait y avoir des adaptations mais la taxe du elle elle révèle quand même elle est quand même symptomatique. C'est du délire, on est quand même dans un délire total autour.
Le délire, c'est d'arriver à faire croire qu'on fait on veut stigmatiser les ultra riches qui du coup se mène une fronde en expliquant que c'est absolument insupportable. Moi, j'aurais aimé qui est bien au moins une indignation pareille quand il s'est agi de stigmatiser les chômeurs. Je vous rappelle que le taux de pauvreté en France n'a jamais été aussi important.
On a 12 millions de personnes en situation de pauvreté mais les chemurs ont largement été les patrons les patrons puisque vous parlez d'eux vous entendez aussi leur colère ils vont se mobiliser aussi ils ont annoncé un grand meeting le 13 octobre vous comprenez qu'ils disent on veut pas payer plus on est déjà à l'osnet de commande ça va nous ça va nous plomber quand Bernard Arnaud dit la taxe du c'est très simple c'est une catastrophe pour l'économie français vous entendez ça ou non j'entends des déclaration je veux des arguments. Je veux des études qui illustrent et qui permettent d'argumenter. En fait, le délire actuel, c'est que on est sur des invectives et une façon aussi de de vouloir à la fois décrédibiliser les personnes qui portent ces propositions sans aller sur le fond.
C'est ça qui me gêne, c'est qu'aujourd'hui on on est dans un débat qui me semble assez irrational de stigmatisation d'une partie de la population alors que je pense que ils peuvent participer aux efforts. C'est ça la clé. Ce que vous dites donc pour que ce soit bien clair, c'est que Sébastien Lecnu, il ne vous a rien dit sur il a rien dit de de clair sur cette question de la la question du partage des efforts fondamentalement et comment ça va se concrétiser.
Donc il y aura d'autres il y aura d'autres rencontres. On aura surtout une autre mobilisation parce que je pense que le monde du travail ne doit pas abdiquer, il doit continuer de se mobiliser pour pouvoir dire on ne veut pas être les seuls à être mis à contribution. Ça c'est le rendez-vous le 2 octobre.
Le mot d'ordre, si je vous comprends bien, c'est taxer les plus riches. Parce que vous dites c'est sur c'est ça la grande question. Le mot d'ordre, c'est un chemin est possible pour construire un budget s'il y a partage des efforts.
C'est ça. Il faut un chemin qui permette de d'avoir une contribution en fonction des moyens, des contribuables, des entreprises et des travailleurs. Sophie Binet de la CGT affirme que Sébastien Lecenu vous a dit ce matin dans la Réunion qu'il était le premier ministre le plus fragile, le plus faible de la 5e République.
C'est vrai qu'il a dit ça. C'est vrai qu'il l'a dit et je pense qu'il est très lucide. Je pense qu'il est du coup assez conscient de la situation et que justement c'est parce qu'il est dans cette situation qui doit s'appuyer sur des acteurs qui s'inscrivent dans le long terme les organisations syndicales.
On était là depuis on est là depuis des dizaines d'années et on sera encore là dans les 50 100 prochaines années au moins. Je pense qu'on est un élément de stabilité important au regard des de l'instabilité politique. Donc plutôt que de ne pas vouloir ou d'avancer timidement, je pense qu'il devrait vraiment miser sur ce que l'on représente aussi.
On représente des trait on dit qu'il vous traite et vous notamment à la CFDT peut-être encore plus que les partis politiques. Peut-être pensent-il que vous avez en main les clés de son avenir politique. Je pense que dans une démocratie, c'est important que la démocratie sociale puisse avoir son espace de respiration, de discussion.
Donc moi, je considère qu'il y a jamais on prend pas de risque à discuter. On prend pas de risque à discuter et de pouvoir essayer de trouver des solutions. Mais le message c'est quand même la j'insiste lourdement, c'est cette question du partage des efforts parce que le monde du travail ne laissera pas se laissera pas faire s'il a le sentiment que les efforts sont totalement déséquilibrés et qu'il y a une partie qui ne veut pas y contribuer.
On a entendu le message. Emmanuel Macron, vous lui parlez aussi, vous échangez ? Pas pour le moment, pas pour pas dans la période, mais j'ai de quoi faire avec le Premier ministre.
Merci Marie.
Sébastien Lecornu