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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 25 avril 2025 4 min

Pau Vannier (LFI) : "Les déclarations de la fille du Premier ministre sont fracassantes"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Paul Vanier. Brigitte vient de le dire, vous êtes là principalement pour nous parler de cette commission d'enquête. La première question, c'est autour du témoignage de de la fille de François Beou qui témoigne dans un livre Le silence de Betaram qui regroupe près de 200 aujourd'hui témoignages de victimes.

Déjà à propos de son témoignage à elle, euh elle raconte les violences physiques qu'elle a subi et ajoute à cela qu'elle n'en a jamais parlé à son père. Euh comment avez-vous-vous reçu euh ce témoignage-là puisque c'est le cœur de l'un des sujets que vous traitez, c'est-à-dire le le scandale de Betaram. Ben, c'est un témoignage très fort, très puissant qui s'ajoute à beaucoup d'autres et vous avez raison de rappeler qu'il y a aujourd'hui déjà plus de 200 plaintes qui sont déposées euh pour dénoncer des crimes qui ont été commis à Betaram.

Ce témoignage, il complète la description d'un d'un véritable enfer avec euh des tabassages, des agressions sexuelles, des viols, des euh tortures même qui ont été euh conduites contre euh des enfants. Et puis il y a la relation de la fille et du père. Celle-là, elle ne me concerne pas.

Elle ne concerne pas la commission d'enquête. L'affaire de famille, elle doit rester entre les baou. L'objet de nos travaux, c'est l'affaire d'État.

L'affaire d'État née des mensonges, des dissimulations du Premier ministre qui a au sujet de Betaram beaucoup fait varier sa version d'ffit. Alors, on va en parler justement puisque à la fois elle dit euh qu'elle n'a rien dit de ce qu'elle a subi. Pour autant hier et vous y participiez lors d'une émission de Mediapart, elle dit que son père lui a confié qu'il avait bien qu'il était bien intervenu lors de d'une instruction.

Pour faire simple, en 98, celui qui dirige l'institution Notre Dame de Bétaram, le père Carikard, est mis en examen pour viol, tentative de viol, mis ce contrôle judiciaire libéré. Il sera il se suicidera 2 ans après. François Berou, jusque-là a dit qu'il n'était jamais intervenu malgré les témoignages et d'un enquêteur et du juge d'instruction.

C'est quand même entre nous soiit une bombe dans la défense de François Berou jusque là qui dit "Je n'ai rien su des violences et je ne suis jamais intervenu dans le parcours judiciaire." Il a menti. Oui, manifestement les déclarations d'Hélène Perl en tout cas sont fracassantes puisque elles contredisent entièrement la position de François Bairou qui au départ a affirmé n'avoir jamais été informé, je le cite, de quoi que ce soit de violence à forceorite de violence sexuelle.

Et la fille du Premier ministre nous confirme hier qu'en 1998, alors que François Baou a toujours nié cette rencontre, François Baou est allé chez le juge d'instruction, le juge Mirand pour s'instruire du cas du père Carikar, ce violeur en série de Betaram. Et elle ajoute autre élément absolument stupéfiant que François Bairou, faisant cette démarche allant voir le juge, a la conscience d'enfreindre le secret de l'instruction puisque quand il relate cette rencontre à sa fille, il lui dit "Garde le secret, je dois absolument ne pas ébruter cette rencontre parce que le secret d'instruction ne le répète surtout pas. J'ai juré d'être dans le secret d'instruction." Voilà ce que François Berou a dit à sa fille.

C'est ça. Donc beaucoup de questions se posent. Il y a les questions sur les mensonges, sur les dissimulations.

Que François Baou savait-il ? Pourquoi n'a-t-il rien fait dans les années 90 alors qu'il en avait les moyens pour faire cesser les violences ? Et il y a aussi les questions sur ces immictions, sur ces tentatives d'immiction dans des procédures judiciaires en cours car il y a cette rencontre avec un juge d'instruction et il y a le témoignage sous d'un gendarme devant la commission de l'enquête avec des états de service exceptionnels.

Ce gendarme qui nous indique qu'en 1998, lorsqu'il défère le père Caricar à l'issue de sa garde à vue devant le juge d'instruction Mirand, le juge lui dit il va falloir reporter l'audition car le procureur général sur consigne de François Bairou me demande d'accéder au dossier. Cette intervention de François Bairou qui est là relatée par le gendarme Hontan, elle est en principe hors de tout cadre légal.