Industriel français : "On a plus de fermeture d'usines que d'ouverture" (Benoît Perrin)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que je j'imagine qu'il y a combien coûte une vache d'ailleurs ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous êtes plus spécialiste que moi. Mais en plus, l'indemnisation, c'est compliqué parce qu'en réalité...
- 8:00OuverteRéponse directe
À la question 'Comprenez-vous la colère des agriculteurs ?' Quelle est votre réponse chère Sabine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Annie JeunevardPromesse
« On va rembourser chaque bête euthanasié en fonction de sa valeur marchande. »
- 7:00François ValetteFait
« J'ai passé mon bac de années de prépa, je suis rentré à l'X euh à l'issue de laquelle j'ai fait une thèse de doctorat en physique au commissariat l'énergie atomique. »
- 9:00François ValettePromesse
« Il est fort probable que ça devienne une maladie endémique de l'Europe et qu'en France on soit obligé de vacciner tous les ans. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La question qu'on se pose, comprenez-vous euh la colère des agriculteurs, l'information de la matinée, c'est quand même celle qui nous vient du ministère de l'agriculture qui précise que le million de vaccinations supplémentaires annoncées par Annie Jeunevar viendrait s'ajouter aux millions de beauvins ayant déjà reçu le vaccin contre la dermatose nodulaire contagieuse depuis le lancement le 18 juillet de la phase opérationnelle de vaccination. Je crois qu'il y a 16 millions de beauvins. La route est encore longue.
Comment le gouvernement gère-t-il la crise ? Écoutez attentivement ce reportage signé Ma Hélène Trémolet. Éviter une nouvelle crise politique mais surtout sanitaire, c'est l'objectif d'Annie Jeunevenu en urgence expliquer la situation sur le plateau de CS.
C'est une course contre la montre. Moi, je veux donner aucune chance au virus. En revanche, je veux donner toute sa chance au vaccin.
La ministre de l'agriculture Satelle a une mission herculéenne imposer la vaccination obligatoire dans le sud-ouest tout en tentant de rassurer le monde agricole. On ne laissera aucun éleveur seul qu'il ait été touché par la maladie ou que qu'on fasse tout pour qu'il ne frais en fait qui aussi simple. Absolument.
Absolument. On rembourse les bêtes qui ont été euthanasiées à la valeur marchande de l'animal. Il faut dire que depuis plus de 2 ans, la colère des agriculteurs contre le gouvernement ne baisse pas.
Enfin connaisseur du dossier soupire, Matignon a pris les choses en main et demande à Annie Jeunevard d'apaiser les tensions sans garantie de succès. Après les images violente de confrontation entre éleveurs et CRS en Ariège, les blocages pourraient continuer dans les jours qui viennent. Ce serie sur le gâteau la possible signature la semaine prochaine du très controversé traité du Mercossur à Bruxelles.
L'Élsée est sous pression à raison. Il y a un trop plein soupire un représentant du monde agricole désabusé. Enfin l'Élysée c'est surtout silence radio.
Pas un mot du président de la République. Très intéressant ce papier de Mélè Trémolet. On entend Annie Jeunevard.
Et là je me tourne vers vous avant d'aller voir George Fenc. François Valrette, vous êtes secrétaire général de la coordination rurale. Il y a une déclaration de la ministre de l'agriculture qui m'a qui nécessite d'avoir quelques précisions.
La ministre dit "On va rembourser chaque bête euthanasié en fonction de sa valeur marchande. Est-ce que vous pouvez Est-ce que ça veut dire que je j'imagine qu'il y a combien coûte une vache d'ailleurs ? En ce moment où c'est pénurie, ça peut être autour des 4000 € et donc c'est 4000 € qui sera remboursé.
Voilà. Alors, on je dois reconnaître qu'on peut pas lui donner totalement tort sur sa volonté effectivement, mais bien sûr, sur sa volonté effectivement de faire en sorte que les que les agriculteurs qui sont impactés par cette maladie et qui voient leur cheptel abattu soit indemnisé à hauteur de des pertes qu'ils subissent. Sauf que on est en France dans un pays suradministré.
Donc avant que les indemnisations soient perçues par l'agriculture, l'agriculteur pardon, il faut que ça fasse le tour de 36000 bureaux administration passer par la draf, repasser par Berescendre en région à l'ASP ou je ne sais trop où trop où. Et on se retrouve avec des dossiers qui datent du mois de juillet en Savoie qui ne sont toujours pas soldés, qui ne sont toujours pas finis de d'indemniser. George Fenc.
Oui. Non, je pense qu'il voulait Oui. Non, moi je je parle sur votre contrôle, hein.
Vous êtes plus spécialiste que moi. Mais en plus, l'indemnisation, c'est compliqué parce qu'en réalité constituer un cheptel, c'est un travail d'une vie en quelque sorte parce qu'il y a une sélection génétique qui permet enfin qui permet d'avoir de la bonne la bonne viande, vous az vous avez 1000 fois raison. Là, on se base sur une valeur marchande au prix de la viande de la vache, mais qui n'inclut pas tout le travail de l'agriculteur pendant des années, qui a sélectionné ses animaux, qui a fait de la sélection génétique, qui a gardé celle qui était les plus dociles, les plus productives, euh, les plus intéressantes et tout ça est perdu.
On on aurait pu imaginer euh avant d'abattre ces animaux de faire un prélèvement d'ovocytte, de faire un prélèvement de spermatozoïdes pour ensuite pouvoir refaire de la fécondation euh euh et ainsi conserver cette euh cette génétique pour que tout le travail de de dizaines d'années ne soit pas perdu. Mais euh impossible. Alors justement, je vais proposer je vais proposer aux auditeurs d'Europa une séquence bouleversante.
On va parler d'un agriculteur qui a 28 ans. Il s'appelle Pierre Jean Duuchen. Il a été interrogé par nos confrères de boulevard Voltaire.
Ça se passe en août dernier puisque ça date pas d'hier, la dermatose. Euh et lui, il a vu son chaptel justement abattu 76 bêtes du jour au lendemain. Il tout il perd tout du jour au lendemain.
Alors c'était un des premiers hein. C des premier ou alors Christian Convert qui est un ancien l'ancien secrétaire général de la coordination rurale votre prédécesseur qui nous expliquait que pour lui les choses allaient plutôt bien. Mais en août dernier, écoutez, c'est un traumatisme euh et ça peut-être que les euh 10 spécialistes de Bruxelles ou de Paris n'ont toujours pas compris comment ça fonctionnait.
Écoutez Pierre Jean Duchen, c'est un déchirement et puis euh et puis c'est c'est quelque chose qu'on a jamais vu dans notre vie. Enfin, moi j'ai toujours vu des bêtes depuis tout petit, tous les jours de l'année, continuellement. Et puis là, de voir ça depuis 15 jours, constater que ce bâtiment, il y a plus de vie dedans.
Ouais, c'est c'est un déchirement. Puis c'est c'est quelque chose que j'arrive pas à accepter quoi. Les 76 vaages, vous connaissiez leurs 76 prénoms.
Exactement. On connaissait toutes leurs prénoms. On en avait qui était habitué.
Dès qu'on éclairait le bâtiment le matin à l'hiver, hop, je rien que de voir la lumière allumée, elle venait vers nous, elle venait se se se faire caresser. Moi, je suis persuadé qu'il y aurait moyen de sauver une grosse partie des animaux, des vaches, de maintenir une partie de notre production et de réintégrer des vaches vaccinées et qu'on aurait pu s'en remettre comme ça, voilà, comme le paysan est capable de faire, chaque paysan est capable de s'adapter à toute situation. Mais bon, on nous a pas laissé le choix et moi je je passais plus de de temps pour elle et j'étais plus inquiet pour leur santé que pour la mienne.
Donc évidemment se se les voir enlever comme ça pour une décision du sommet de l'État par des gens qui savent peut-être même pas à quoi ressemble une vache. Et ouais, c'est compliqué. Et c'est souvent et d'ailleurs votre histoire est passionnante François Valette parce que vous êtes désormais secrétaire général de la coordunition rurale mais vous avez eu 1000 vies et et [rires] finalement vous auriez pu être un petit homme gris face aux agriculteurs.
Racontez en une minute. Non, j'aurais Oui, parce que j'ai fait des études scientifiques assez poussées. J'aurais pu tout à fait être conseiller dans un ministère comme on les croise les petits jeunes de 25 ans qui sortent qui sortent de de leur diplômes et qui pensent comprendre comment fonctionne l'agriculture, comment fonctionne comment fonctionne la vie.
Et moi, qu vous avez ce petit jeune de 25 ans qui vous explique la vie, vous lui répondez quoi ? Je suis poli et bien élevé quand même. Donc mais il y a certaines fois on on hésite quand même à garder son calme he parce que ce que vous avez fait vous avez fait X pour Oui, exactement. votre juste votre parcours professionnel quand même comme vous l'a demandé Liot à l'instant.
Oui, il est modeste. Ouais, j'ai passé mon bac de années de prépa, je suis rentré à l'X euh à l'issue de laquelle j'ai fait une thèse de doctorat en physique au commissariat l'énergie atomique. Ça devient sérieux là ?
Ouais. Oui oui oui enfin le nom est peut-être plus impressionnant que ce que ce qu'on c'est vraiment mais mais attendez on pourrait même vous solliciter sur les la question du nécléaire hein vous viendrez pas que sur l'agriculture vous allez bosser je vais vous dire vous allez bosser ces prochaines semaines he François Val continue et puis donc après j'ai travaillé chez Peugeot puis j'ai fait un peu d'enseignement math physique et pour après reprendre la ferme de de mes parents quand ils ont pris leur retraite il y a une dizaine d'années 2015 et donc désormais dire que vous n'avez pas tellement un physique du céréalier franchement c'est exactement ce que m'a dit Annie Jenev hier elle a trouvé que je n'avais pas une tête de syndicaliste violent [rires] politique parisien. Voilà qui dit [rires] il y a un physique de radio.
George George Fenc qui revient à ses premières amours. C'est ça. Non, monsieur Valerette, vous n'avez pas le physique de l'agriculteur.
Sabine est avec nous. Cher Sabine, bonjour. À la question "Comprenez-vous la colère des agriculteurs ?" Quelle est votre réponse chère Sabine ?
Bonjour à tous, bonjour Elliot. Euh moi, j'ai suivi en direct YouTube avec tout ce qui se passait dans la ce qu'il se passait dans en Ariège. C'était la colère, la tristesse.
Je dis pauvres agriculteurs, pauvres animaux abattus pour le bon vouloir de l'Europe et de notre État. Je comprends pas non plus qu'aujourd'hui on ne soigne pas des piqures de moucherons. Nous sommes en plein hiver.
Je me pose la question, où sont les moucherons ? les mouches en plein hiver, on en a quand même pas beaucoup. Que va-t-il se passer cet été, quoi.
Et puis pourquoi vacciner des cheptelles alors qu'on les abat après ? Ce qu'il s'est passé il y a pas longtemps dans une ferme avec 82 vaches qui étaient vaccinés comme les canards d'ailleurs he abattus, vaccinés, abattu. Donc je ne parle pas en plus et une personne vient d'intervenir en disant que effectivement une vaccination dans la nourriture.
Donc nous on s'inquiète en tant que consommateur. Voilà. Ben ça peut-être que justement François Valet peut vous répondre.
Je rappelle qu'il est secrétaire général de la coordination rurale. Elle pose une bonne question sur la vaccination parce que je prends l'exemple des Savoix, le tout le chtel est vacciné. Si demain il y a un cas qui apparaît, une vache qui est malade dans un troupeau qui est vacciné depuis 2 3 4 5 mois, qu'est-ce qu'on fait ?
On abat de nouveau tout le tout le troupeau. Ça ça me paraît quand même pas très réaliste dans la mesure où a priori toutes les vaches alors il y en a peut-être une très seule vaccination ou est-ce que chaque année on va devoir vacciner toutes les vaches ? Pour l'instant c'est une vaccination mais qu'il faudra peut-être reprendre tous les ans si on décide de rentrer dans cette logique de vaccination.
Mais pour l'instant on n'est que sur de la vaccination ponctuelle parce que le la stratégie de la France et de l'Europe, c'est toujours l'éradication de la maladie. C'est pas de vivre avec et d'être vacciné. C'est l'éradiquer totalement.
C'est terrible parce que là on parle des des beauvins mais j'ai l'impression qu'on a vécu la même chose. On était des des beau vin 70 [rires] millions de beau vins. C'est ça.
Et le Covid, on s'est dit on va l'éradiquer en restant tous cloîrés chez nous. Ça n'a pas marqué, ça n'a pas marché et maintenant on se vaccine ou on se vaccine pas mais on vit avec et ceux qui veulent se vaccinent. Il est fort probable compte tenu du réchauffement climatique comme l'a dit l'auditrice a tout à fait raison.
Ça se transmet par les temps et par les mouches. Il est fort probable que ça devienne une maladie endémique de l'Europe et qu'en France on soit obligé de vacciner tous les ans. Et bien écoutez, un grand merci d'être venu François Valette.