Inéligibilité de Marine Le Pen : le RN attaque la justice - C à vous : l’intégral - 14/11/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les procureurs de Marine Le Pen ont prononcé des réquisitions politiques ?
- 4:00RelanceRéponse directe
L'inéligibilité est obligatoire, mais est-ce automatique ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Ces lois ont-elles été largement approuvées ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Exécution provisoire, c'est-à-dire l'application immédiate ?
- 7:00OuverteÉludée
Est-ce que les procureurs de Marine Le Pen ont prononcé des réquisitions politiques, Jean-Yves Le Drian ?
- 8:00ComplaisanteRéponse directe
Il faut appliquer le principe de ces lois. Personne n'est au-dessus de ces lois.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00P.CohenFait
« L'individualisation des peines est un principe constitutionnel. »
- 15:00E.LucetChiffre
« La location de ce jet coûte 2 millions d'euros à l'État. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
- A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec Emilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Lorrain. Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: Pour expulser les étrangers hors de France et appliquer les OQTF, l'Etat utilise des vols commerciaux.
Il utilise aussi des jets privés. - A.-E.Lemoine: On en parle avec E.Lucet, qui sera sur notre plateau.
Mohamed? - M.Bouhafsi: L'équipe de France affronte Israël au Stade de France, qui ressemble à un bunker. 4000 policiers déployés.
Vous entendrez les mots d'E.Macron. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Je vais revenir aux sources de cette réquisition qui submerge le débat public depuis hier soir contre M.Le Pen: 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
Ca veut dire avec effet immédiat. Ca l'empêcherait d'être candidate pour 2027. - A.-E.Lemoine: Des réquisitions jugées politiques par le RN.
Nous en parlerons avec J.-Y.Le Drian.
Merci de votre présence. Vous êtes ancien ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. 5 ans à ce poste sous la présidence d'E.Macron.
Vous avez été envoyé personnel du président de la République pour le Liban, alors que l'élection de D.Trump va changer la donne, sans doute, au Proche-Orient. Lorrain? - L.Sénéchal: Après la victoire de Trump, plusieurs grands médias claquent la porte du réseau social d'E.Musk.
Il y a même une plainte de Reporters sans frontières contre Twitter. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: 3 très grands musiciens de jazz nous ont quittés ces derniers temps: Q.Jones et L.Donaldson, notamment.
Ils adoraient la France. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h, un auteur, compositeur et interprète qu'on aime depuis plus de 50 ans, L.Chedid, qui assume d'être un chanteur bisounours.
Il veut diffuser des ondes positives dans ses chansons. C'est le cas dans son 18e album, "Rêveur, rêveur". France Inter sera à l'honneur.
Jamais la radio du service public n'avait été autant écoutée de son histoire. On reçoit les piliers de sa matinale, N.Demorand, L.Salamé, C.Vanhoenacker, S.Devillers et P.Cohen... - B.Chameroy: Bonsoir.
Le gratin de France Inter en plateau et le gratin dauphinois en cuisine. - C.Teboul: Au menu du soir, rouge de Méditerranée accompagné d'un gâteau. - B.Chameroy: Ce n'est pas un gratin dauphinois. - C.Teboul: Un gâteau de pommes de terre aux cèpes. - A.-E.Lemoine: J'aurais parlé de gratin aussi.
Tout de suite, l'édito de P.Cohen. Après les réquisitions, les réactions hier soir, dans l'affaire des assistants européens.
Le parquet a requis 5 ans de prison, dont 2 ferme aménageables, 300 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité contre M.Le Pen. La cheffe de file du RN a réagi dès sa sortie du tribunal, tout comme les cadres du parti. - M.Le Pen: La seule chose qui intéresse le parquet, c'était M.Le Pen, pour pouvoir demander encore une fois son exclusion de la vie politique avec exécution provisoire.
Le RN pour pouvoir ruiner le parti. - J.-P.Tanguy: Un dossier totalement vide, couvert par des réquisitions quasi fanatiques. - S.Chenu: C'est un parquet au service d'une mission politique: empêcher M.Le Pen de pouvoir se présenter. - A.-E.Lemoine: Les procureurs de M.Le Pen ont-ils prononcé des réquisitions politiques? - P.Cohen: Ils ont d'abord appliqué la loi, que les politiques ont votée et qu'ils ont voulue de plus en plus sévère contre les élus coupables d'atteinte à la probité, mais dans le réquisitoire contre M.Le Pen, il y a 2 éléments: la peine d'inéligibilité et l'exécution provisoire qui lui donnerait un effet immédiat et l'empêcherait pour 2027. - A.-E.Lemoine: L'inéligibilité est obligatoire. - P.Cohen: Conséquence de 2 scandales qui ont entaché le quinquennat Hollande avec l'affaire Cahuzac en 2013 et en 2014, l'affaire T.Thévenoud.
On avait découvert qu'il ne payait ni ses impôts ni son loyer. Il en est resté une expression, "phobie administrative". A l'époque, vous deviez moins sourire, J.-Y.Le Drian.
C'est là que F.Hollande a demandé un rapport et des suggestions sur l'exemplarité politique. Jean-Louis Nadal a lancé l'idée d'une peine complémentaire obligatoire pour les élus reconnus coupables. - A.-E.Lemoine: Obligatoire ne veut pas dire automatique. - P.Cohen: C'est impossible.
L'individualisation des peines est un principe constitutionnel. La loi de 2016, qui pourrait sanctionner M.Le Pen et ses coprévenus, impose de rendre inéligibles les élus condamnés pour atteinte à la probité.
Les juges n'ont pas le choix, sauf dérogation motivée. Si M.Le Pen est reconnue coupable, son inéligibilité sera de droit, à moins que les juges disent...
Il faudra qu'ils prouvent que madame Le Pen soit dispensée de peine supplémentaire. A.Juppé n'a pas eu ce privilège.
Ses ambitions présidentielles ont été fusillées en 2004 par une condamnation en première instance à 10 ans d'inéligibilité pour l'affaire des emplois fictifs du RPR et de la mairie de Paris. Hier, contre M.Le Pen, les procureurs ont demandé 5 ans. - A.-E.Lemoine: Ces lois ont été largement approuvées. - P.Cohen: Très largement, sous la pression de l'opinion...
En 2017, la loi a d'ailleurs failli être durcie. Les députés voulaient imposer un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection, mesure votée à l'unanimité de l'Assemblée nationale. Idée reprise par E.Macron pendant sa campagne.
C'était l'une de ses promesses. B2, c'est le bulletin numéro 2. Mesure ensuite abandonnée lors du débat de discussion à cause d'un risque d'inconstitutionnalité.
On en est resté à l'inéligibilité obligatoire, votée à la quasi-unanimité. 319 pour, 4 contre. - A.-E.Lemoine: Avec les voix du Front national? - P.Cohen: Tous les députés FN se sont abstenus.
M.Le Pen n'a pas empêché l'idée qu'un élu condamné soit empêché de se présenter. - A.-E.Lemoine: Exécution provisoire, c'est-à-dire l'application immédiate? - P.Cohen: C'est différent.
C'est à l'appréciation des juges, qui l'utilisent de plus en plus contre des politiques, mais ce n'était pas conçu pour ça au départ. C'était utilisé en matière criminelle pour éviter la fuite des coupables et les pressions sur les témoins. Hier, l'accusation a plaidé la nécessité de condamner rapidement une affaire ancienne dans le RN à délibérément retarder le procès par une multitude de recours.
Il est temps que les sanctions tombent. C'est ce qui est arrivé à l'ancien maire de Toulon, H.Falco, que la justice a privé de tous ses mandats. 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics, pour des frais de bouche et de pressing à Toulon.
Préjudice estimé: 64 000 euros en 4 ans. Pour le RN au Parlement européen, c'est 4,5 millions. - A.-E.Lemoine: Est-ce que les procureurs de M.Le Pen ont prononcé des réquisitions politiques, J.-Y.Le Drian? - J.-Y.Le Drian: Je n'ai pas à commenter ces réquisitions.
J'ai à commenter les engagements du président Hollande à l'époque où j'étais membre d'un gouvernement sous son autorité. - A.-E.Lemoine: Pour lutter contre ces dérives politico-financières. - J.-Y.Le Drian: Avec un dispositif législatif qui permettait de respecter l'exemplarité des élus.
Il y a eu l'affaire Cahuzac et l'affaire T.Thévenoud...
Ceci dit, je n'ai pas à commenter des décisions de justice, d'autant plus que ce ne sont que des réquisitoires. - A.-E.Lemoine: Il faut appliquer le principe de ces lois.
Personne n'est au-dessus de ces lois. - J.-Y.Le Drian: Ni des lois qui ont suivi l'affaire Cahuzac ni des lois qui ont suivi l'affaire Thévenoud. - P.Cohen: Vous comprenez l'émotion que peut susciter ce type de décision.
Ils ont été 10 à 13 millions sur les dernières élections. - J.-Y.Le Drian: Ca n'empêche pas de respecter la loi. - A.-E.Lemoine: Qu'elle prive ou non une candidate qui représente une dizaine de millions de Français.
Parlons d'un vainqueur à une présidentielle, D.Trump, qui consolide ses pouvoirs. Une victoire au Sénat qui lui permet de conserver la majorité et qui permet au Parti républicain de conserver la majorité.
Victoire au Sénat, majorité conservée à la Chambre des représentants avec, en plus, une majorité conservatrice à la Cour suprême. C'est un président sans contre-pouvoir qui va rentrer à la Maison-Blanche le 20 janvier? - J.-Y.Le Drian: C'est un président élu largement.
Il est élu aussi avec l'accompagnement de députés et de sénateurs. C'est un président qui a beaucoup de pouvoir. Je l'ai rencontré dans mes fonctions antérieures pendant les 4 ans où il exerçait.
A ce moment-là, il n'était peut-être pas totalement préparé. C'était une élection surprise, en 2016. Là, il l'est.
Il va nommer des cadres politiques aux différents postes de responsabilité, des gens préparés à agir. C'est un personnage particulier, impulsif, parfois imprévisible. - A.-E.Lemoine: Avec lequel il était difficile de travailler? - J.-Y.Le Drian: Oui et non.
Il est impulsif, imprévisible, parfois brutal, parfois inattendu, mais il reste sur ses orientations. Il n'est pas irrationnel. Il mettra en oeuvre ce qu'il a annoncé.
Il faut le prendre au pied de la lettre. Il faut le faire sans naïveté ni côté anxiogène. Il fait des coups.
Il est dans une logique, au niveau international, qui est de faire des deals. On est en dehors du multilatéralisme, des alliances entre les uns et les autres. Il fait des deals entre les uns et les autres dans la mesure où ces deals rapportent aux Etats-Unis.
Il y a plus ou moins de réussite. Le deal avec Kim Jong-un, avec la Corée du Nord, ça n'a pas marché. Le deal avec les talibans, ça a existé.
Il peut y avoir des deals inattendus. C'est Trump qui a initié cette négociation de Doha permettant ce qu'on a ensuite considéré comme un désastre, le retrait américain en août 2021, même si c'est Biden qui était aux affaires. C'était Trump qui avait fait cette tentative de deal.
Il y a eu des actions spectaculaires comme le retrait de l'accord de Paris sur le climat, le retrait de l'accord sur l'Iran en 2018, mais avec aussi des tentations. Le président Macron a anticipé, dès 2017, en l'invitant au défilé des Champs-Elysées, le fait que Trump n'était pas un accident. Il fallait engager avec lui une discussion parce qu'il était là.
Il fallait faire avec. Il a anticipé le fait que ce qui se passait aux Etats-Unis représentait des forces profondes qu'on vient de retrouver là, des forces isolationnistes...
La tradition isolationniste aux Etats-Unis est ancienne. Elle se retrouve là de manière plus forte. Il y a aussi une forme de populisme qui a permis à Trump de gagner une première fois et une deuxième fois.
Il faut continuer à travailler avec lui, mais il fait des deals. - P.Cohen: Vous parlez de l'attitude d'E.Macron.
Ca n'a pas marché. - J.-Y.Le Drian: Ca a marché des fois.
Il y a eu des hauts et des bas. Il y a eu cette visite Aux Etats-Unis réussie, mais aussi... - P.Cohen: Vraiment? - J.-Y.Le Drian: A ce moment-là. - P.Cohen: D.Trump ne l'a pas traité... - A.-E.Lemoine: Comme un petit garçon? - J.-Y.Le Drian: Lors de la première rencontre à Bruxelles, c'était à égalité de fonctionnements gestuels.
Il faut parler avec lui. Il fera des deals peut-être totalement inattendus. Il ne faut pas se leurrer sur les inattendues que nous allons avoir dans les semaines qui viennent. - A.-E.Lemoine: Il est arrivé préparé.
Il a commencé à faire des nominations, notamment un présentateur de Fox News nommé secrétaire à la Défense, un homme qui n'a jamais dirigé une grande administration et qui va se retrouver à la tête de l'armée la plus puissante du monde. Vous qui avez été ministre de la Défense, ça vous inquiète? - J.-Y.Le Drian: C'est difficile de juger telle ou telle personne nommée par le président Trump.
Il choisit ses hommes sans ambiguïté, parfois avec des inexpériences, parfois avec des côtés un peu sulfureux, parfois avec une adhésion évangéliste spectaculaire, parfois avec des affirmations politiques antérieures très fortes. C'est son job. Il choisit ses proches.
Il va mettre en oeuvre ce qu'il a annoncé. - P.Cohen: Et il va sans doute adopter comme 1re mesure le fait de dégager le chef d'état-major de l'armée américaine, un Afro-Américain dont le nom m'échappe, critiqué par Trump et son entourage pour avoir fait une déclaration contre les discriminations dans l'armée après la mort de G.Floyd. - J.-Y.Le Drian: Il applique ses orientations.
Il met les hommes en place en fonction des choix que les Américains ont validés lors de l'élection. On peut le critiquer. - A.-E.Lemoine: A quel genre de deal s'attendre?
Quels signes D.Trump nous donne-t-il en nommant à la tête de la diplomatie américaine M.Rubio, un sénateur républicain connu pour ses positions anti-Pékin, hostiles à l'Iran et fervent soutien d'Israël?
Est-ce que c'est une carte blanche et des assurances données à B.Nétanyahou? - J.-Y.Le Drian: Sur la question du Proche-Orient...
On parlait de l'expérience Trump 2016-2020. Le président Trump va trouver un Proche-Orient très différent de celui qu'il a connu. L'aboutissement, ce sont les accords d'Abraham.
En tant que tels, ils étaient plutôt positifs. A partir du moment où certains pays décident de normaliser leurs relations avec Israël, c'est un facteur de pacification dans la région. Les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc...
Cette logique avait peut-être un sens, mais on a oublié les Palestiniens, dans l'histoire. Le Proche-Orient d'aujourd'hui est différent. Il y a eu les massacres horribles du 7-Octobre.
Il y a eu ensuite et il y a toujours la riposte israélienne, qui est inquiétante sur l'avenir. Les massacres se poursuivent à Gaza. Il y a là une rupture du droit international et du droit humanitaire spectaculaire, une permanence de l'horreur.
Ca existe. Il y a un autre événement qu'il me paraît souhaitable de remarquer, qui date du 11 novembre. A Riyad se sont réunis l'ensemble des chefs d'Etat du monde arabe et le Premier ministre iranien.
Il y a eu une déclaration sur une quarantaine de points de l'ensemble des chefs d'états arabes et les Iraniens sur la situation au Proche-Orient. On n'en parle pas assez. C'est un événement.
Le fait que le prince héritier d'Arabie saoudite s'entretienne la veille au téléphone avec le président Pezeshkian, le fait que l'état-major de l'armée saoudienne aille à Téhéran le jour même de cette réunion...
Tout cela montre qu'une nouvelle donne est en préparation. Il y a une détermination très forte de la part de cet ensemble sur la nécessité de 2 Etats. Nous ne participerons à rien, s'il n'y a pas une démarche qui amène un scénario à 2 Etats, même si on sait que le travail sera difficile et que l'itinéraire sera long.
Il y a aussi le fait que cette réunion dit que l'Iran est la République soeur de l'Arabie saoudite. On n'imaginait pas ça il y a 4 ans. C'est une nouvelle donne. - A.-E.Lemoine: Le "Washington Post" révélait hier qu'Israël est sur le point d'accepter un cessez-le-feu au Liban en guise de cadeau de bienvenue aux nouveaux locataires de la Maison-Blanche.
C'est le mot utilisé par un officier israélien anonyme. C'est comme ça que ça peut se jouer, le sort du Liban? - J.-Y.Le Drian: Sur le sort du Liban, il y a 3 exigences à maintenir en permanence.
Il y a d'abord la nécessité d'assurer la sécurité de la population nord-israélienne. Le Premier ministre Nétanyahou répète qu'il faut que les Israéliens soient en sécurité sur l'ensemble de leur territoire. Il a raison.
Il faut faire en sorte que le Liban garde son intégrité. C'est un Etat avec ses frontières. Il doit avoir son intégrité.
Il faut, qu'à l'intérieur du Liban, les différentes communautés soient respectées et ne soient pas agressées. Ca veut dire que s'il y a un cessez-le-feu, ça veut dire des 2 côtés et qui respecte l'intégrité du Liban. C'est ce sur quoi l'ensemble des acteurs s'étaient mis d'accord fin septembre, lors de l'assemblée générale des Nations unies.
Les Etats-Unis, les Libanais, les Arabes, les Européens, la France y avaient beaucoup contribué. Ca n'a pas eu lieu pour des raisons pour lesquelles il faudrait interroger monsieur Nétanyahou. Ensuite, il y a eu les bombardements qui affectent lourdement le Liban, avec les souffrances qui s'en suivent et les déplacements de population et des risques de violence interne au Liban en raison du nombre de réfugiés et de déplacés.
Vous avez ceux qui viennent du Sud sous les bombardements et ceux qui viennent du Nord parce qu'ils ont fui la dictature de B.Al-Assad. Il importe que le cessez-le-feu puisse se tenir.
Il y a une résolution des Nations unies qui le permet. Sans doute nécessite-t-elle des adaptations. Comment on la met en oeuvre?
Quel sera le rôle de la Force des Nations unies? Quel sera le rôle des forces libanaises pour assurer la sécurité au sud du Liban? Nous somme partie prenante de ces discussions. - E.Tran Nguyen: Concernant la guerre en Ukraine, l'armée de Kiev se prépare à un nouvel hiver avec une technique de camouflage qui consiste à cacher des tanks sous les journaux.
J.Biden a reçu D.Trump et lui a rappelé que le soutien à l'Ukraine était dans l'intérêt de la sécurité nationale américaine.
Vous pensez qu'il va être entendu? - J.-Y.Le Drian: Il y a un agresseur et un agressé.
Toute prime à l'agresseur serait une forme de renoncement de notre sécurité. Il faut aider les Ukrainiens et sans doute discuter. Il y a 3 principes à garder. - E.Tran Nguyen: D.Trump veut faire ça en 24 heures. - J.-Y.Le Drian: S'il fait ça en 24 heures, les 3 principes doivent être gardés.
Ce sont les Ukrainiens qui décident pour leur propre avenir et non pas de l'extérieur. S'il y a négociation et paix potentielle, ce serait tant mieux, mais ça se fait avec les Ukrainiens. Ils ont des élus, des responsables politiques, monsieur Zelensky aujourd'hui.
On ne peut pas passer au-dessus de l'Europe pour trouver un accord. Il s'agit aussi de notre sécurité, celle des Européens. Il faut respecter les principes de la démocratie, faire en sorte que les droits de l'Ukraine soient respectés et ne pas avoir une négociation au rabais qui met sous le boisseau l'indépendance nationale et la faculté des Ukrainiens à se doter de leurs propres responsables politiques. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.
On a d'autres sujets à vous soumettre, notamment dans la Story de M.Bouhafsi. - D.Deschamps: On a fait en sorte de préparer ce match le plus normalement possible.
Au sein du groupe France, personne ne peut être insensible au contexte lourd et pesant. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un match qui fait polémique et qui aura lieu dans quelques heures sous haute protection policière.
Plus de 4000 membres des forces de l'ordre sont déployés ce soir pour assurer la sécurité du match France-Israël. Des policiers dans le métro et dans les airs avec un hélicoptère qui survole le nord de la capitale. Tout le quartier du Stade de France est bouclé. - J'espère qu'il n'y aura pas de débordements. - Je trouve ça disproportionné.
On a vécu les JO. Pour ce petit match, c'est beaucoup. - Je n'ai jamais vu autant de sécurité et de police.
Pour un match de foot normal, même les JO, on n'a jamais eu autant de policiers. D'habitude, on travaille jusqu'à minuit, un jour de match. On récupère des frais pour les patrons...
C'est dommage. Normalement, on a 3 buvettes devant. - M.Bouhafsi: L'équipe d'Israël est arrivée lundi.
L'équipe est accompagnée par le Raid minute par minute. Un autre hélicoptère surveille leurs mouvements. Des journalistes ont eu l'interdiction de révéler le lieu de l'entraînement et même de les rencontrer. - L'équipe israélienne est doublement renforcée par des forces de sécurité israéliennes et des forces de sécurité françaises.
La délégation israélienne a invité quelques journalistes. J'ai appris quelques minutes avant le début de l'enregistrement que la préfecture de police avait décidé d'interdire toute présence journalistique aux abords du stade. C'est très difficile pour l'équipe israélienne.
Ils sont dans un hôtel. Ils prennent un bus et vont au lieu d'entraînement. Du lieu d'entraînement, ils retournent à leur hôtel et de leur hôtel directement au Stade de France.
Ils ont passé quelques jours sans pouvoir visiter Paris, rencontrer les fans. - M.Bouhafsi: Malgré cette bulle sécuritaire, le sélectionneur israélien ne veut pas entendre parler de conditions difficiles. - M.Bouhafsi: Si le dispositif policier est aussi impressionnant, c'est que le contexte du match est très tendu après les violences lors de la rencontre la semaine dernière à Amsterdam entre les supporters de l'Ajax et du Maccabi Tel-Aviv.
Hier, à Paris, se tenait à nouveau une manifestation propalestinienne. C'était notamment contre la tenue de ce match. Ces dernières heures, les autorités ont rappelé l'explosion des chiffres des attaques sur la communauté juive depuis le début de l'année. - B.Retailleau: Nos compatriotes de confession juive représentent moins de 1 % de la population française.
Pourtant, ils sont victimes, pour 57 %, de toutes les agressions racistes. 80 % de nos compatriotes de confession juive sortent la peur au ventre. - L.Nunez: Les actes antisémites, ce sont les injures et les violences physiques, heureusement en nombre plus limité.
On est à plus de 500 sur les 10 premiers mois de 2024. On était à une centaine sur les 10 premiers mois de 2022. - M.Bouhafsi: N.Sarkozy et F.Hollande ont annoncé leur présence, tout comme le chef de l'Etat. - M.Bouhafsi: Cette affiche qui a peu d'intérêt sportif a ajouté à un contexte angoissant, qui aura eu raison des supporters.
Le Stade de France va connaître sa pire affluence, seulement 15 000 personnes pour le match sur 88 000 possible. - A.-E.Lemoine: Votre regard sur l'explosion de l'antisémitisme et sur cette situation? - J.-Y.Le Drian: Il ne faut rien laisser passer.
Il faut être intransigeant dans la lutte contre l'antisémitisme. Il faut être volontaristes et exemplaires. C'est ce qui se passe.
Le fait que ce match ait lieu, c'est essentiel. Que les autorités de l'Etat y assistent, aussi. C'est un effort de mobilisation contre l'antisémitisme. - P.Lescure: L'UE semble déterminée à signer un accord de libre-échange avec le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, les pays du Mercosur. - Le Mercosur, c'est des piqûres aux hormones.
C'est des gens avec d'autres pratiques et d'autres normes. - Elle choisit combien elle vend mais elle doit tenir compte des prix de la concurrence. - Quand de la viande brésilienne vient sur les marchés, on est pénalisés. - C'est de la concurrence déloyale.
On ne peut pas nous imposer des règles tout en continuant d'importer des produits qui ne respectent pas ces normes. - P.Lescure: La Pologne est à peu près sur notre ligne.
Comment la France pourra-t-elle bloquer la signature de cet accord? - J.-Y.Le Drian: Je partage l'avis émis par les agriculteurs sur le fond.
Les normes ne sont pas au rendez-vous. Le texte ne nous convient pas. J'ai traité ce dossier quand j'étais ministre des Affaires étrangères.
Les conditions prévues par cet accord potentiel ne sont pas suffisantes pour que ce soit signé. Il y a la déforestation et les accords de Paris...
Il n'y a pas de lutte contre le réchauffement climatique. Il y a distorsion sur les antibiotiques, les normes, les pesticides, beaucoup d'éléments. Le Premier ministre est dans son rôle en allant aujourd'hui à Bruxelles pour faire valoir la position française, qui n'est pas seulement la position française.
Avec détermination, on pourrait avoir un soutien nous permettant d'obtenir la minorité de blocage: 35 % des populations et 45 % des Etats. - A.-E.Lemoine: Les flux migratoires ont atteint des niveaux record mais restent sous contrôle, chiffres de l'OCDE, qui précise qu'avec 6,5 millions de nouveaux immigrés permanents, c'est un record mais cela reste sous contrôle.
La France a fait exécuter 11 722 OQTF. Cela a été fait majoritairement par des vols commerciaux mais aussi via des jets privés loués par l'Etat. En février, exemple à Orléans. - Où sont les migrants? ...
Ils sortent du terminal sous bonne escorte. Et là, attention. Nous avons assisté à une opération d'occultation de l'opération.
Au lieu de cacher les migrants dans le van, les policiers les cachent derrière! Ah oui... - Tu crois qu'ils font ça pour masquer la vue? - L'un après l'autre, chaque homme encadré par des policiers.
Le jet est quasiment au complet. A l'intérieur, il n'y a que 19 places. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Lucet.
Le fait que l'Etat loue à l'année un jet privé pour expulser des migrants, c'est une des révélations du "Cash Investigation" de ce soir. A qui profite l'immigration? Pas aux finances publiques, en tout cas.
La location de ce jet coûte 2 millions d'euros à l'Etat. Pourquoi avoir besoin d'un jet privé pour faire ces éloignements? - E.Lucet: S'il s'agit d'éloigner quelqu'un de dangereux, qui est dans une filière terroriste, je le comprends très bien.
Je trouverais ça normal. On ne voit pas quelqu'un de dangereux dans un vol régulier avec un passager. Qu'il y ait des expulsions par jet privé, ça ne me choque pas plus ce que ça, mais on a découvert qu'il y avait des familles là-dedans.
Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas dangereux sur ces vols. - A.-E.Lemoine: Ca coûte à l'Etat. - E.Lucet: 2 millions d'euros par an. - A.-E.Lemoine: C'est peut-être aussi pour cacher que des enfants mineurs sont parfois arrachés à une scolarité et à une vie en France qu'ils ont entamée? - E.Lucet: Je ne sais pas si c'est pour cacher ça, mais ce qui est sûr, c'est que la majorité des gens, d'après les escorteurs de ces vols, c'est plutôt des familles.
Beaucoup de familles sont expulsées par ces vols qui coûtent 2 millions d'euros par an à l'Etat. On pose la question de l'utilisation de l'argent public. C'est surtout ça qui nous a intéressés. - A.-E.Lemoine: Vous avez rencontré la famille de Sandra, expulsée vers la Serbie par jet privé.
Le policier qui les escorte leur a dit: "Il n'y a plus qu'à sortir de Belgrade et vous retournez en France. Il n'y a pas de problème." A peine arrivés dans leur pays d'origine, on leur explique qu'il est simple de revenir en France.
Ca coûte de l'argent et c'est inefficace? - E.Lucet: Ils peuvent revenir en France et déposer à nouveau une demande d'asile.
Ils peuvent revenir en France avec un FlixBus de 150 euros. Cette jeune femme est diplômée, infirmière. Elle venait d'être embauchée en CDI par une association qui connaissait sa situation.
Sa demande d'asile avait été refusée. Ils s'étaient dit qu'ils désiraient voir la préfecture parce qu'ils ont besoin d'elle en tant qu'auxiliaire de vie pour aider des adultes handicapés. Ils voulaient faire les démarches pour qu'elle soit régularisée.
C'est le Cantal. On manque d'auxiliaires de vie et d'infirmières. Cette femme avait potentiellement Un CDI pour s'occuper des personnes handicapées 2 jours après son expulsion.
Son mari faisait des petits boulots. Ils ont été renvoyés avec leurs 4 enfants. 40 policiers et gendarmes sont venus les arrêter chez eux. - P.Cohen: Elle rentre dans les clous de la circulaire Valls.
C'est fait pour ça. - E.Lucet: Complètement.
On a demandé une justification que nous n'avons pas eue. L'association était désespérée. "On a besoin d'elle.
On cherche une auxiliaire de vie ou une infirmière depuis des mois. Elle remplit les critères pour être chez nous." Pourtant, elle a été expulsée. - A.-E.Lemoine: La circulaire Valls a été faite pour régulariser 30 000 personnes par an. - P.Cohen: Elle ne fixe pas de quota, mais il y en a eu 30 000 l'an dernier.
B.Retailleau a fait savoir qu'il allait faire respecter cette circulaire. Il y aura une nouvelle mouture début décembre dans une forme plus restrictive. - E.Lucet: On s'intéresse aussi aux métiers en tension dans le "Cash Investigation" de ce soir.
Certains métiers, comme le nettoyage, le BTP, la restauration...
On a besoin de beaucoup de salariés. Tous les patrons, de gauche ou de droite, disent qu'ils ont besoin des immigrés pour travailler dans leurs entreprises. On en a dans le reportage et sur le plateau.
Un patron nous dit qu'il ne peut pas faire sans. Les 3 millions d'entreprises qu'il représente ne peuvent pas faire sans. On a voulu regarder les chiffres de manière apaisée, oublier les invectives de plateaux, les discussions enflammées qu'on a eues pendant les législatives.
On voulait regarder froidement ce dont l'économie française a besoin. - A.-E.Lemoine: S'il y avait une immigration zéro, quel effet cela aurait sur l'économie française? - E.Lucet: On a un spécialiste économiste sur le plateau et dans le sujet qui dit que c'est injouable.
L'économie française s'effondre, mais aussi l'économie américaine ou allemande. C'est intéressant de voir ce que D.Trump prévoit pour la suite.
Il fait une analyse en disant qu'il y aura un effondrement de l'économie. - A.-E.Lemoine: Pourquoi est-ce qu'on expulse Sandra ou Malik, un jeune homme en situation irrégulière, mais qui est sur le point de signer...
Le restaurateur qui l'embauche ne demande que ça, de la main-d'oeuvre. Pourquoi ces OQTF? Pour faire du chiffre? - E.Lucet: Concernant ce jet privé, les escorteurs, qui travaillent pour ces expulsions, disent qu'on leur demande de faire du chiffre.
Ils raccompagnent des familles gentilles en Serbie...
Ils font aussi du dublinage. Ils raccompagnent des gens en Autriche, en Belgique ou ailleurs. Prendre un jet privé pour ça, honnêtement...
Ca coûte de l'argent et c'est pour faire du chiffre. - A.-E.Lemoine: Pour augmenter le pourcentage des OQTF exécutées?
La France est une mauvaise élève. - E.Lucet: Exactement.
Il faut s'interroger sur l'immigration de travail. Ce n'est pas trop au centre des débats. On parle beaucoup de délinquance quand on parle d'immigration.
On parle beaucoup de la présence des immigrés qui est peut-être trop forte à tel endroit, mais on parle peu de l'immigration de travail. Or, c'est capital. - A.-E.Lemoine: Il y a la liste des métiers en tension.
Mais c'est mis à jour épisodiquement. C'est 2 fois en 15 ans. C'est toujours obsolète. - E.Lucet: Je vais vous dire une chose hallucinante.
On a une cuisinière sur notre plateau qui nous dit que la restauration ne fait partie des métiers en tension dans aucune région. C'est fou. Il n'y a pas la restauration dans cette liste des métiers en tension.
Il y a les métreurs géomètres. Je ne suis pas sûre qu'on ait autant besoin de métreurs géomètres que de cuisiniers, de plongeurs ou de chefs de rang. Les restaurateurs sont affolés par le manque de salariés.
La liste des métiers en tension aurait dû être revue sous la dernière loi immigration de G.Darmanin. Elle n'a pas été publiée.
En ce moment, il y a négociation au sein du gouvernement pour savoir ce qu'il y aura dans cette liste. - P.Cohen: C'est en fonction des régions. - E.Lucet: Les patrons attendent cette liste.
Il y a une consultation région par région. Le Medef, l'U2P ou des gens comme ça doivent donner leur avis et essayer de faire évoluer la liste. Le patron de l'U2P nous dit qu'ils n'ont pas été consultés. - E.Tran Nguyen: L'immigration profite aussi aux marchands de sommeil.
Quand un migrant demande l'asile, il est placé dans 2 logements. Ces logements sont des anciens hôtels Formule 1. - E.Lucet: Je ne peux pas vous laisser dire "marchands de sommeil". - E.Tran Nguyen: Ce sont les entreprises qui ont la charge de ces hôtels...
Vous êtes allée dans l'un des plus grands centres d'accueil à Pau. C'est insalubre. Les familles y vivent parfois des années. - E.Lucet: Je ne peux pas vous laisser dire "marchands de sommeil".
Des Syriens, des Irakiens et des Afghans arrivent en masse en 2016. Il fallait loger d'urgence 10 000 personnes. L'Etat contacte la Caisse des dépôts et demande de trouver 10 000 places d'accueil en urgence, en gros.
Ils font un tour de table d'investisseurs privés. C'est rare que des investisseurs privés s'occupent de l'accueil des migrants. Ils rachètent des hôtels F1 où sont logés des demandeurs d'asile.
Vous voyez les conditions. Il y a de l'amiante, des fuites d'eau, des champignons dans la salle de bains...
Les portes anti-incendie sont grignotées par les souris. - E.Tran Nguyen: L'Etat a délégué cette gestion mais sont-ils conscients de ce qui se passe? - E.Lucet: Les investisseurs privés sont des assureurs, pour la plupart.
La Maif a décidé de se retirer de ce tour de table d'investisseurs privés. On se doute que c'est parce qu'ils ont été alertés par des associations. Ces investisseurs privés touchent un dividende de 3 %. - A.-E.Lemoine: Votre regard sur le constat d'E.Lucet? - J.-Y.Le Drian: Ce qui me paraît le plus important, c'est de faire en sorte que l'immigration de travail soit reconnue comme régulière et soit à la demande.
Ce processus doit être régionalisé. Je suis dans une région où... - E.Lucet: A Cherbourg? - J.-Y.Le Drian: Si Cherbourg est en Bretagne...
Ca va fâcher quelques Normands! - E.Lucet: Désolée. - J.-Y.Le Drian: Ca me paraît indispensable.
Il faut qu'on ait l'immigration régulière. L'immigration irrégulière aboutira à remettre en cause le droit d'asile. Il faut que ce soit identifié par région, pas de manière théorique. - A.-E.Lemoine: "Cash Investigation: à qui profite l'immigration?", sur France 2. - E.Lucet: Une enquête pendant un an avec un débat en plateau qui suit.
Ca a été enregistré hier. C'était apaisé, pas un débat d'invectives. On donne des chiffres et on essaie d'avancer. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous.
C'est le 5/5 de L.Sénéchal. Après la victoire de Trump, plusieurs grands médias claquent la porte du réseau social d'E.Musk. - L.Sénéchal: Vous le connaissez depuis longtemps...
Vous aviez consacré un portrait à celui qui n'était encore qu'un homme d'affaires, synonyme de bling-bling. D.Trump par E.Lucet en 88. - Marbre italien trop bien taillé...
L'image du jour sans le dollar trop vite gagné. Quand un milliardaire américain ne sait plus quoi faire pour démontrer qu'il est milliardaire et américain, il s'achète tout simplement le plus grand yacht du monde. Les richissimes du nouveau continent sentent trop le dentifrice au champagne et le foie gras au ketchup.
La classe ne s'achète ni au kilo ni au supermarché. - L.Sénéchal: Vous vous en souvenez? - E.Lucet: Non, mais elle est ressortie sur les réseaux sociaux dernièrement.
Le dentifrice au champagne et le foie gras au ketchup, je ne sais pas où j'ai trouvé ça. C'était un billet d'humeur. - A.-E.Lemoine: Vous étiez de mauvaise humeur! - E.Lucet: C'était un homme d'affaires bling-bling, pas le président des Etats-Unis, à l'époque, D.Trump. - L.Sénéchal: E.Musk va être chargé de coupes drastiques.
L'homme le plus riche du monde est-il aussi devenu le plus puissant en rejoignant le gouvernement américain? C'est indéniablement un ambitieux. Jusqu'où? - A.-S.Lapix: Vous aimeriez Jtre président de la République? - E.Musk: Non. - A.-S.Lapix: Pourquoi? - E.Musk: Les gens imaginent quelquefois que le président des Etats-Unis est dans un poste très puissant, mais la Constitution américaine est telle que le poste de président est dans une position limitée. - L.Sénéchal: E.Musk l'ambitieux qui inquiète.
X est accusé d'être un amplificateur de désinformation. "La Vanguardia" renonce à publier sur ce réseau. Il l'ont annoncé par tweet, évidemment.
Reporters sans frontières porte plainte contre Twitter car il y aurait des vidéos de propagande russe. - On découvre une vidéo qui présente RSF comme l'autrice d'une étude sur les prétendues sympathies des militaires ukrainiens. C'est faux.
Malheureusement, aucun des signalements n'a connu une suite favorable. X s'est rendu complice de cette situation en refusant de retirer ses contenus. - L.Sénéchal: Votre visage était utilisé dans des campagnes de désinformation en ligne par des arnaqueurs.
Vous avez vous-même été victime du même genre de procédé. - E.Lucet: C'était pour des arnaques à la cryptomonnaie.
On se servait de mon visage comme on s'est servi du visage de plein de gens. Le service juridique de France 2 a fait un boulot de dingue pour que les vidéos soient enlevées de tous les réseaux sociaux. Ca a été compliqué.
On a réussi, mais ça a pris des mois. Ca a tellement bien marché que le service juridique de France 2 a été auditionné à Bruxelles. On leur a demandé comment ils avaient réussi.
L'UE se dit que c'est un très bon exemple. Je remercie le service juridique. - A.-E.Lemoine: Il faut fuir X? - E.Lucet: C'est une bonne question.
Il faut lutter contre la désinformation, partout, tout le temps. Je ne sais pas s'il faut fuir, mais il faut lutter contre la désinformation. - A.-E.Lemoine: L'archevêque de Canterbury démissionne après un scandale. - L.Sénéchal: C'est sans précédent.
Un séisme à la une de toutes les télés anglaises. ... - L.Sénéchal: L'archevêque de Canterbury est quasiment le pape pour l'Eglise anglicane dont il est le chef religieux.
Il y a le roi d'Angleterre mais qui est un dirigeant théorique. Il avait d'ailleurs couronné le roi Charles il y a un an et demi à Westminster. C'est aussi lui, l'archevêque de Canterbury, qui a baptisé les enfants de Kate et William, dont le prince George, héritier du trône.
Il démissionne. Il aurait couvert un pédophile mort en 2018 en Afrique du Sud sans jamais être inquiété. Les médias évoquent 130 victimes. ... - L.Sénéchal: Déjà, en 2020, un rapport dénonçait une culture au sein de l'Eglise d'Angleterre qui permettait aux auteurs d'agressions de se cacher.
Malgré l'amoncellement d'affaires et de scandales, l'archevêque a voulu s'accrocher. ... - L.Sénéchal: Mais la pression était trop grande.
Démission, finalement, de cet homme le plus important de l'Eglise anglicane. Cela a été salué par le numéro 2. ... - L.Sénéchal: Le Premier ministre désigne, au nom du roi, l'archevêque de Canterbury, mais il peut faire son choix entre seulement 2 noms que lui soumet un comité au sein de l'Eglise. - A.-E.Lemoine: J'ai l'impression que vous connaissiez bien les règles de l'Eglise anglicane, mais non, vous étiez juste intéressé par le parfum de Noël qui commence à flotter. - L.Sénéchal: Le sapin du Rockefeller Center, aux Etats-Unis, a été illuminé.
Il brille de mille feux et lance la saison de Noël dans la ville. C'est devant ce sapin que Kevin McCallister retrouve sa mère à la fin de "Maman, j'ai raté l'avion". L'installation a été un peu périlleuse car cet arbre est géant. 23 m de haut et 11 t.
Il a été élu illuminé de 50 000 ampoules LED. 40 000 signatures pour que le pape renonce au sapin à Rome. ... - L.Sénéchal: En France, l'équivalent du sapin géant, c'est à Strasbourg. 31 m de haut et 9 t.
On a battu les Américains. C'est le plus grand marché de Noël de France. Ca ouvre dans 2 semaines.
Les décorations sont en train d'être installées. Puisque Noël approche, un autre signe ne trompe pas: la remontée fantastique des chansons de Noël dans nos playlists. La plus grande plateforme d'écoute en ligne a publié son classement. - P.Cohen: On ne va pas faire ça? - L.Sénéchal: Il y a d'abord... ...
Non? ...
C'est Wham!. Le numéro 1 de Noël... - A.-E.Lemoine: M.Carey! ... - L.Sénéchal: C'est les 30 ans de la chanson.
Plus de 2 millions de streams en une semaine. - A.-E.Lemoine: Il est numéro 1? - L.Sénéchal: Il est dans le top 50. - A.-E.Lemoine: Merci, E.Lucet.
Ne ratez pas "Cash Investigation" sur France 2, ce soir. Merci, J.-Y.Le Drian.
Dans un instant, le dîner de "C à vous".