Audiovisuel public : DÉCRYPTAGE d’un rapport très attendu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous nous remémorer les principales étapes de cette commission d'enquête ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment est-on passé d'une polémique sur le pluralisme à un rapport sur l'audiovisuel public ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Vous parlez de biais idéologique dès le départ. Pouvez-vous préciser ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ce rapport n'a-t-il pas défini ce qu'est un bon audiovisuel public ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La privatisation de l'audiovisuel public a-t-elle un sens selon vous ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi l'audiovisuel public ne peut-il pas être privatisé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Jérémy Patrier LetusFait
« chaque groupe politique dispose une fois par an de la capacité de créer une commission d'enquête ou une mission d'information. »
- 7:00Jérémy Patrier LetusFait
« il y a eu dès le départ une forme de dévoiement sémantique. »
- 9:00Jérémy Patrier LetusFait
« aucune chaîne de télé aujourd'hui ne s'intéresse à Poussin. Il n'y a plus que France Culture pour le faire. »
- 13:00Jérémy Patrier LetusFait
« France Télévision est l'un des premiers financeurs du cinéma. »
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Ce matin, nous recevons Jérémy Patrier Letus. Bonjour. Vous êtes député horizon et président de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement, le financement de l'audiovisuel public.
Alors, ce rapport on l'a. Je peux pas vous dire qu'on l' appris par cœur hein parce qu'il fait 540 pages et il a été dévoilé à 7h du matin. Donc, on a encore des lacunes.
Mais tout d'abord, Jérémie Patrier Lettus et j'aimerais que vous nous remémoriez les principales étapes parce que j'aimerais comprendre comment on est passé d'une affaire, d'une polémique concernant deux journalistes Patrick Cohen et Thomas le grand. comment on est passé donc de cette accusation de manque de pluralisme à un rapport qui attrape tout y compris les frais d'avion de de la société de production d'Hugo Clément. Peut-être effectivement pour reposer les choses dans leur contexte à l'Assemblée nationale, chaque groupe politique dispose une fois par an de la capacité de créer une commission d'enquête ou une mission d'information. le groupe UDR qui donc le groupe d'Éric Sioti a décidé avait décidé de créer une commission d'enquête sur l'immigration et puis à la faveur effectivement de ce qu'on a appelé une affaire le grand Cohen, on pourra peut-être y revenir en tout cas c'est comme ça qu'elle a été qualifiée par certains dans le débat public groupe UDR a changé d'avis et a décidé de consacrer son droit de tirage annuel à une commission d'enquête non pas sur le coût de l'immigration mais sur l'audiovisuel public Charles Lonc a été désigné le rapporteur Le président la présidence d'une commission d'enquête revient à un groupe politique différent de celui du rapporteur.
J'ai été élu président de cette de cette commission d'enquête. Elle s'est déroulée sur 5 mois puisque les commissions d'enquête durent 6 mois maximum et elle a permis d'auditionner 234 personnes 200 heures d'audition. On pourra en revenir ensuite si vous le souhaitez sur effectivement le contenu de cette commission d'enquête qui a bien des égards a été inédite dans la vie politique française.
Inédite mais j'insiste quand même sur le déplacement. On on est passé donc de cette question alors vous nommez les choses comme vous le souhaitez mais et de cet enregistrement volé d'une conversation entre deux journalistes et deux responsables du PS à une sorte de machin où il est question d'à peu près tout sans que les choses soient très construites intellectuellement si vous me permettez cette expression et et vous avez raison il y avait d'ailleurs un un biais de départ un biais idéologique qui était de poser le terme de neutralité qui est aujourd'hui pas une obligation qui s'impose aux éditeurs, aux entreprises publiques, à Radio France par exemple, la neutralité c'est celle des agents du service public. Or, si on veut réfléchir à l'information sur le service public, l'exigence que l'on demande à l' duel public, il faut parler d'impartialité.
Et cette confusion des notions, elle a posé dès le départ un problème presque sémantique qui a affaibli d'une certaine manière la réflexion que l'on devait avoir sur les exigences que doivent avoir les Français et donc les législateurs. C'est tout à fait normal. vis-à-vis de de l'au duel public.
C'est bien une exigence supplémentaire qui est demandée à à l'audiel public, mais cette exigence ce n'est pas la neutralité de l'information qui ne veut pas dire grand-chose, mais l'impartialité de l'information. Donc, il y a eu dès le départ une forme de dévoiement sémantique. Bon, alors on va revenir là-dessus parce que on pourrait dire donc neutralité, mais on pourrait parler aussi du pluralisme, de l'honnêteté puisque la question de l'honnêteté est aussi évidemment une question centrale.
Au-delà de ça, ce qui m'a étonné dans ce rapport c'est que finalement il n'y ait pas de réflexion ou de définition de ce qu'est un bon audiovisuel public. Parce que si on n' pas en réalité de représentation de ce que devrait être un bon audiovisuel public, je je vois mal en fait comment on peut et réfléchir là-dessus. Je vous pose la question mais je ne fais pas de vous évidemment le responsable de cette lacune.
Vous avez raison. C'est sans doute l'angle mort de de cette commission d'enquête qui s'est parfois transformé plutôt en instruction à charge et en succession de procès individuel qu'en véritable réflexion approfondie et nourri sur ce que doit être l'audiovisuel [raclement de gorge] public. Alors quand on évoque ce quand on réfléchit collectivement à ce que doit être le public, on prend toujours le sujet à l'envers.
On commence par poser la question des moyens humains, financier, la question de la gouvernance avant de poser la question sans doute la plus fondamentale. Qu'est-ce que le service public en 2026 face à la montée en puissance des plateformes étrangères, à la concurrence des réseaux sociaux, à cette guerre de l'information que vous documentez ici régulièrement sur France Culture ? quelle doit être sa spécificité, sa singularité par rapport à l'audiovisuel privé.
Et c'est à cette question qu'il nous faut répondre pour ensuite définir les moyens humain financiers adapté, la gouvernance la plus efficace et ça a été sans doute l'angle mort. Mais volontairement, Charles Long aujourd'hui se défend de vouloir la privatisation de le duel public. Je ne lui ferai pas de procès d'intention, mais le groupe UDR qui à l'origine de cette commission d'enquête a indiqué par la voix de son président souhaité la privatisation de l'usel publique.
Le Rassemblement national qui est l'allié du groupe UDR, le parti d'Éric Tioti a rappelé à plusieurs reprises souhaiter la privatisation de public. Et donc moi, ça a été ma difficulté tout au long de cette commission d'enquête, c'est que j'ai eu le sentiment à plusieurs reprises dans la manière dont les conditions étaient étaient menées que l'objectif n'était pas de faire le contrôle sur le public, de faire la transparence, mais de préparer les esprits à l'audiovisu à la privatisation de l'audiel public, ce qui a été une difficulté là aussi de conduite de [grognement] ces travaux ou pour le dire autrement transformer l'audiovisuel public en objet politique. Ça, on va en reparler aux environs de 8h20 Jérémie Patrietus sur la question de la privatisation de l'audiovisuel public et notamment de de la radio puisqu'ici nous sommes à la radio dans la radio publique.
Je vous avoue que je ne comprends pas comment on peut privatiser un objet qui n'a pas de business model, qui n'a pas de modèle économique et qui ne peut pas en avoir. On peut revenir d'ailleurs sur les raisons pour lesquelles il ne peut pas en avoir. La privatisation, elle n'a aucun sens.
Elle est même dangereuse. Aucun sens parce que l'audiovisuel privé serait durement fragilisé avec une privatisation de l'audiovisuel public et parce que l'au duel public remplit des missions que le privé ne peut pas accomplir. par exemple la qualité, le pluraliste, l'indépendance de l'information qui coûte beaucoup d'argent et qui demande là aussi un service public audiovisuel, même si le duel privé informe aussi les Français, mais il y a une exigence et dit supplémentaire de l'information de service public qui tient à l'impartialité la production culturelle, la création artistique.
Aujourd'hui, France Télévision est l'un des premiers financeurs du cinéma. Des documentaires privatiser l'audiel public, ça reviendrait à fragiliser aujourd'hui la création culturelle, la création artistique et puis l'audiel public et France Culture en est un exemple. C'est aussi la capacité d'offrir aux Français une ouverture sur le monde, une ouverture à la réflexion, prendre le temps de prendre de la hauteur dans le débat public, de s'extraire du fracas des fracas du temps pour pouvoir réfléchir collectivement.
C'est ça aussi permet l'ouel public. C'est un pilier de notre démocratie de le public et le fragiliser d'une certaine manière, c'est fragiliser durablement la démocratie. Et alors d'ailleurs, c'est toujours parmi les lacunes de ce rapport imposant 540 pages et il y a un mot qui manque et qui me paraît très étonnant surtout de la part et de de politiques qui se disent conservateurs et on sait à quel point le conservatisme est important, c'est la question des archives et euh je veux vous faire entendre ça.
Quelque chose était dicté par ma mère, mais ça n'empêchait pas d'être critique et [raclement de gorge] même un peu vache parfois parce que un jour elle me il y a il y a 15 ans de ça, elle me convoque. Il faut que je te vois vendredi prochain. C'est le premier rendez-vous qu'elle me donnait de de ma vie.
Le vendredi, j'arrive et elle me regarde avec son regard bleu acier et me dit "Écoute, ton père le pense, il n'ose pas te le dire, tes amis la même chose et cetera. Personne ne comprend rien à ce que tu écris. n'est pas dit qui c'était justement parce que cette voix elle n'est pas connue.
C'est la voix de Valarina. Valè Novarina est l'un des plus grands auteurs de théâtre. Il nous a quitté il y a quelques semaines et je me dis la chose suivante.
Je me dis si France Culture ne fait pas d'interview de Valvarina, personne ne le fera. Aucun acteur privé puisque évidemment une interview de Novarina n'a pas vocation ne peut pas être rentable. Ça n'est pas que ce n'est pas bien construit, c'est que c'est irréaliste.
Et rien, à aucun moment on ne parle d'archives, c'estàdire de production d'archives. Je parle pas de conservation d'archives à LINA. Et ça c'est quand même étonnant.
Alors, il faut dire deux choses, vous avez raison. La première, c'est qu'une commission d'enquête par principe, elle est là pour mettre en lumière les manquements et les dysfonctionnements. Une commission d'enquête, c'est pas une réflexion approfondie sur le service public audiovisuel.
C'est pas une mission du gouvernement. C'est pas une mission d'information. là, je ne pas faire de reproche à la manière dont cette commission d'enquête, j'allais dire sur son contenu à a à travailler puisque le principe d'une commission d'enquête, c'est d'exercer pour les parlementaires le contrôle le contrôle de l'utilisation de l'argent public, le contrôle des dysfonctionnements et des manquements éventuels.
Et de ce point de vue-là, les commissions d'enquête ne sont pas le lieu pour une réflexion approfondie sur l'avenir d'un secteur, mais bien l'occasion de contrôler un service public, en l'occurrence le duel public. Mais ça n'empêche pas, et vous avez raison, à l'occasion d'une commission d'enquête, de ce travail de contrôle qui est légitime, qui est nécessaire, je le redis ici, de se poser des questions sur la spécificité et la singularité de l'ou public. en un mot et vous avez raison France Culture mais comme France 5 dont je regrette que le rapporteur souhaite sa fusion avec France 2 sont au cœur des missions même du service public de ce que l'audiovisuel public peut faire doit faire là où le privé ne saurait pas ou ne pourrait pas le faire pour des questions notamment de rentabilité qui pourrait dans le privé produire des émissions comme celles que vous produisez à France Culture personne.
Elles ne sont pas rentables. Consacrer une heure par jour à la philosophie voire plus le privé ne pourrait pas le faire. il y aurait pas de ressources publicitaires pour financer de telles émissions.
La télé ne le fait pas, y compris France 5. J'ai beaucoup d'affection pour pour France 5. Mais effectivement, hier par exemple, nous sommes allés voir Pierre Rosambert qui est l'ancien directeur du Lou, le musée du Grand Siècle va ouvrir.
C'est l'un des plus grands collectionneurs de Poussins. Évidemment, aucune chaîne de télé aujourd'hui ne s'intéresse à Poussin. Il n'y a plus que France Culture pour le faire et on a l'impression que c'est un rapport qui est colonisé par le quantitatif. des gens qui ne comprennent que les chiffres à court terme parce que j'aimerais bien qu'on m'explique par exemple comment valoriser poussin à l'avenir, comment valoriser la peinture de telle ou telle peintre, je sais pas de Fragonard, c'est impossible à Écoutez moi je voulais pas faire ici l'exégèse ni le procès du du rapport de Charalong.
Je dis simplement qu'il ne peut pas s'extraire de ses alliances politiques. Lui se défend de vouloir privatiser le duel public. qui dit qu'il est attaché à certaines antennes y compris de Radio France et je veux bien le croire.
En revanche, il peut pas se départir de ses choix politiques. Il soutient aujourd'hui le Rassemblement national. Il souhaite les voir accéder à la présidence et d'ailleurs c'est d'une certaine manière son échec politique.
Alors même que son rapport n'était pas encore public, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont indiqué vouloir privatiser l'audiovisuel public. Donc, il n'a pas réussi à les convaincre de la nécessité en France de disposer d'un a duel public puissant, fort, souverain. Il n'a pas réussi à les convaincre de la spécificité d'antennes comme France culture.
La nécessité dans le débat démocratique, dans le débat culturel d'avoir des antennes comme celles de France Culture ou des chaînes comme France 5. D'une certaine manière, c'est aussi son échec politique car car au terme de cette commission d'enquête, il n'a pas réussi à convaincre ses alliés de la nécessité de conserver en France un audiel public qui permet aux Français de s'ouvrir à des choses que le privé ne peut pas faire. Je redis ici parce que je suis sur France Culture et que j'en suis un auditeur quotidien quasiment que les émissions que vous prenez comment quotidien les jours où vous n'écoutez pas France Culture les jours où l'Assemblée nationale me retient où la virulence la virulence du débat où la virulence du débat parlementaire ne me permett pas de m'extraire de ce fracas pour écouter pour écouter France Culture.
Plus sérieusement euh ce matin, je veux dire que attention la privatisation de le duel public, elle elle viendrait durablement fragiliser la manière aussi dont le débat public s'organise dans la vie politique française car le public qui permet aussi d'organiser ce débatl c'est surtout que je je ne vois pas comment on peut faire cela c'est de manière pratique je parle même pas de de réussite ou d'échec je pense que c'est juste un mot suspendu dans les nuages parce que en dehors de transformer la maison ronde en résidence hôtelière où là je Je vois bien le modèle économique. Sinon pour le reste je ne vois pas comment on fait de France culture qui est à mon avis un trésor national indépendamment de de ceux qui officient aujourd'hui. Mais de toute façon, l'idée de de construire les archives de la France et de donner la voie pour tous les Français à une partie de l'intelligence et de la beauté qui est dans ce pays, ça en fait aucun organe ne peut le faire si celui-ci est soumis à un quelconque bénéfice.
Et vous avez raison. C'est bien pour ça que d'ailleurs dans la plupart des pays européens, il y a un audiuel public qui remplit des missions de service public. Et les missions de service public, c'est bien l'occasion de produire des contenus, des offres éditoriales qui permettent aux Français de s'ouvrir à la culture, aux arts, à la lecture, à la littérature.
On parlait de France 5, on pourrait faire la liste ici et grainer la liste des émissions que le privé aujourd'hui ne pourrait pas produire. Quand Vincent Boloré en pleine audition nous explique qu'il ne souhaite pas la privatisation de l'EL public mais son financement par des ressources publicitaires. Ça ne changerait rien à l'affaire car demain si vous faites financer le duel public exclusivement par des ressources publicitaires, les émissions qu'on trouve sur le service public audiovisuel notamment celle que l'on trouve sur France Culture et sur France 5 ne trouverait pas de financement et disparaîtrait.
Mais vous savez, quand on regarde l'état de notre vie politique, quand on regarde l'état de notre démocratie, on se dit qu'on a besoin d'un audiovisuel public qui permet d'organiser aussi la conversation et peut-être qu'on y reviendra. Mais cette commission d'enquête, elle dit aussi cela, l'incapacité dans le pays de discuter, de dialoguer là où le parlement devrait être le lieu de cette conversation là. Mais alors pour que l'on comprenne bien les rôles respectifs, vous avez été président de cette commission.
Est-ce que toutes ces lacunes ne sont pas aussi celles qui découlent donc de la mauvaise orientation ou l'orientation imparfaite de cette commission ? Jérémy Patrietus ? Alors, c'est important de rappeler qui fait quoi dans une commission d'enquête ?
Dans une commission d'enquête, c'est le groupe politique qui en est à l'origine et donc c'est le rapporteur qui définit les auditions, c'est-à-dire qui indique euh au bureau de la commission, aux membres de la commission, les personnes qu'il souhaiteraient auditionner. Donc moi, j'ai organisé les auditions en fonction des souhaits du rapporteur. J'ai pu ici ou là ajouter des personnes dont je considé que l'audition permettrait d'éclairer nos travaux.
Mais c'est bien des demandes du à rapporteur. Mais il a manqué effectivement, moi j'aurais souhaité qu'on puisse auditionner les représentants de l' duel public étranger pour comprendre comment fonctionnait le duel public dans d'autres dans d'autres pays. Définir ce qu'est un bon audiovisuel public. puis que si on n pas de de projet cible, je crois qu'on apprend ça dans les écoles d'administration.
Et donc c'est pour ça que j'ai souhaité moi qu'on ait des auditions d'historiens, d'économistes, de sociologues pour essayer de prendre un peu de hauteur de vue et de réfléchir ensemble à ce que pourrait être l'audovisel public, ce qu'il devrait être car il n'est pas exent de tout reproche, il doit aussi se réformer. J'ai des propositions en ce sens mais c'est vrai que parfois et vous savez c'est c'est c'est Raymon Aaron qui disait ça, l'éthique intellectuel quand on veut essayer de de réfléchir sérieusement et objectivement, on a besoin de respecter les faits et d'être impartial dans la discussion. Or quand vous essayez de réfléchir dans une commission d'enquête à l'audiovisuel public et que vous n'êtes vous-même pas impartial, pas totalement objectif, que vous ne respectez pas toujours les faits, alors vous perdez cette éthique intellectuelle qui devrait être au fondement. euh de la réflexion démocratique et du travail parlementaire.
Jérémy Patrier, l'étus, député Horizon et président de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. On va vous retrouver dans une vingtaine de minutes. Vous serez rejoint par Nathalie Sonac, professeur en sciences de l'information.
Elle vient de publier qui veut la peau de l'audiovisuel public aux éditions de l'observatoire. On va évoquer, vous êtes cité Raymond Aaron, on va évoquer l'opium des intellectuels. C'est ainsi que Aaron désignait le marxisme des élites des années 60.
Cette commission, elle est née sur comment dirais-je, une réflexion autour de la du pluralisme et de la neutralité de l'audiovisuel public. On verra là aussi quelles sont les propositions à cet égard. 8 les matins de France Culture.
Guillaume Erner. Bah oui, c'est ainsi. On peut le déplorer mais on est obligé de le constater.
L'audiovisuel public est devenu un objet au cœur de la politique, au cœur du débat public. En témoigne donc ce rapport dont nous disposons rapport d'une commission que vous avez présidé, Jérémie Patrier Lus. Je rappelle que vous êtes député Horizon.
Et j'ai invité Nathalie Sonac. Bonjour. Vous êtes professeur en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris Panthéon Assass membre du CSA. aujourd'hui l'ARCOM donc et vous allez publier dans quelques jours.
Qui veut la peau de l'audiovisuel publique aux éditions de l'observatoire ? Vous avez lu ce rapport peut-être pas en détail puisqu'il a été publié à 7h du matin et qu'il fait 544 pages mais enfin j'aimerais avoir votre avis Nathalie Sonac sur ce qu'il contient. Suspicion doute au probre.
C'est vraiment une remise en cause du dysfonctionnement uniquement. C'est à charge en fait, c'est un rapport qui à moi me semblait très à charge dans son ensemble mais assez finalement représentatif de ce qu'on a pu voir entendre pendant pendant 6 mois. Il me semble que malgré ces 500 plus de 500 pages et les 40 propositions, on passe complètement à côté du sujet.
C'est une c'est un gâchi et c'est dommage parce que c'est la raison pour laquelle moi j'ai commis cette cet ouvrage, ce livre parce que l'audiovisuel publique appartient à tout le monde. Il a des missions d'intérêt général, c'est notre bien, c'est un bien commun et il a été d'une certaine façon complètement privatisé par une parole publique très très dure mais peut-être en lien avec le propos précédent très musclé, très plein de testostéron. Exactement. vous nous le disons en même temps et et pourtant et pourtant c'est peut-être une affaire trop importante pour la confier finalement à des politiques.
Mais alors sur le fond parce qu'il y a quand même beaucoup de propositions et il faut accepter et nous l'acceptons Jean les Marie, moi-même tous les membres de de France Culture et il faut accepter évidemment que cet audiovisuel publique soit réformé, mérite une évolution et cetera. Pour moi, c'est même essentiel. C'est il est extrêmement important de poser le constat, mais le constat, si j'ose dire, il a déjà été posé depuis plusieurs années.
On remonte à peu près à 2015 où il y avait déjà eu des désédérat de la part de de rapporteurs, de députés, de sénateurs de de créer une holding. Ça a été repris il y a 2 3 ans par le président de la commission des affaires culturelles, Laurent Lafond. c'était sur la table et puis malheureusement c'est presque même une loi qu'on a appelé une loi maudite dans la mesure où euh à plusieurs reprises elle a été posée et malheureusement pour des conditions pour lesquelles qui étaient complètement extérieures aux hommes politiques n'a pas été voté.
On se retrouve aujourd'hui face à un audisage public qui est évidemment présente des fragilités internes, financement instable, rigidité structurelle, gouvernance éclatée, un problème stratégique évident, il ne touche pas des jeunes publics mais il n'y a pas que ça. Il n'y a pas que ça. On ne peut pas circonscrire et résumer le service public et l'audiovisuel public, son importance, ses missions d'intérêt général à que la partie de dysfonctionnement interne.
Bon et à cette commission, vous joigniez vos propositions clés. Jérémy Patrier Letus. Alors là aussi, je je suis obligé d'en choisir quelques-unes.
Je ne peux évidemment pas tout dire, mais enfin parmi les plus pregnantes, il y a le fait de fusionner les entités, c'est-à-dire que vous êtes pour la création d'une entité unique. Alors, si je voulais être ironique, je dirais vous êtes pour le retour de l'ORTF. Je ne le crois pas et d'ailleurs mes propositions le montrent.
Je ne souhaite pas la reprise en main politique de l'audiovisuel public qui font partie d'ailleurs des propositions du du rapporteur. Moi, je crois à l'indépendance de l'audiovisuel public. C'est essentiel dans une démocratie. que pose dans mon rapport et pour provoquer le débat, je mets cette fusion sur la table parce que je pense qu'il faut une gouvernance commune.
Je pense qu'aujourd'hui on raisonne par cadeau. La télévision, la radio, le linéaire, la télévision ou la radio et puis les réseaux sociaux ou en tout cas les plateformes numériques. Je pense qu'il faut que l'ael public arrive et d'ailleurs chaque entreprise le fait en interne, mais il faut qu'à l'échelle de l'audel public, de toutes ces entreprises qui la composent, on arrive à réfléchir par grande mission.
L'éducation, l'information, la culture, le sport et qu'on dépasse cette logique de cano pour réfléchir aux grandes missions de service public. Je pense qu'il faut que des rapprochements qui sont déjà en cours mais se mettent en œuvre plus rapidement sur la question de l'information, le rapprochement de France info. Je pense qu'il y a aujourd'hui une grande plateforme culturelle à imaginer et à penser qui permettrait de rapprocher les offres culturelles de France Télévision de Radio France.
Je pense qu'on a besoin aujourd'hui d'un pilotage de cette audiovisuel publique, d'une gouvernance commune. Est-ce que c'est la fusion ? Est-ce que c'est la holding ?
Est-ce que c'est une coordination au niveau du ministère de la culture ? Je ne le sais pas. Moi, je mets sur la table cette fusion parce que j'ai une conviction, c'est qu'une entreprise publique pour moi permettra plus facilement sans doute la transparence, le contrôle, la création de ces convergences et de ses offres culturelles et de ces offres d'information commune.
Mais j'allais vous dire peu importe l'outil juridique et la structure qui sera mise en œuvre, ce qui compte, c'est qu'à la fin le duel public soit renforcé, soit piloté et qu'on puisse penser aujourd'hui à un duel public qui répond à la montée en puissance des réseaux sociaux et à la concurrence des plateformes étrangères. C'est ça quand même l'éléphant dans la pièce de ce rapport, c'est qu'on ne parle jamais aujourd'hui de la concurrence à laquelle fait face l'audioviel public dans notre pays. Jean les Marie, je vous parlais de renforcer l'audiovisuel public mais regardons la situation actuelle.
La radio publique bat des records d'audience y compris numérique. Ces dernières années, elle a réussi à faire des économies massives. Pourquoi voulez-vous casser ce qui marche bien ?
Alors moi je suis pas certain que rapprocher les entreprises du service public ça veut dire les les casser. Pourquoi ? Par principe parce qu'on rapprocherait regarder France Télévision quand France 2 France 3 s'est rapproché.
On a créé à la à la déconstruction de France Télévision à cette destruction. Je crois qu'aujourd'hui France Télévision fonctionne plutôt bien. Et d'ailleurs la plateforme France TV est la première plateforme de France en terme de de numérique.
Donc je ne crois pas que le rapprochement des entreprises de l'idel public serait nécessairement conduirait nécessairement à la destruction. En revanche, vous avez raison, si on avance dans cette direction, il faudra préserver la radio, l'audio, l'écoute. Présidente de Radio France avait écrit un livre intéressant, passionnant sur le rôle de l'écoute dans notre société, dans le débat dans le débat démocratique.
Il faudra préserver si France médiia monte, c'est-à-dire la voix de la France à l'étranger est inclue dans cette grande entreprise, l'international, l'information internationale, il faudra préserver le maillage, le maillage de public territorial ici, France Bleu, France 3. Euh cette fusion à laquelle j'appelle, elle a besoin de garde fou pour ne pas détruire, pour ne pas déconstruire ce qui fonctionne bien, ce qui marche bien. Radio France aujourd'hui est la première radio de France.
Vous avez raison de le rappeler. Bon, alors il y a par ailleurs un vrai problème aujourd'hui et il y a la question de de l'information. Alors, on est bien d'accord et on va en reparler que le pluralisme est quelque chose d'important, mais il y a aussi à la fois la désinformation et les ingérence étrangère et ça c'est très peu pris en compte.
Nathalie Sonac. Oui, vous le vous le rappelez à l'instant et je pense que c'est un élément qui est fondamental. Alors, même si une commission d'enquête a pour obligé de regarder ce qui se passe aujourd'hui et non pas la la projection de et c'est pas une mission d'information, néanmoins aujourd'hui Radio France, France Télévision, France Méia monde, LINA sont des acteurs qui sont extrêmement présents sur les réseaux sociaux.
Euh c'est bien l'une des problématiques centrales et effectivement moi je pense que il passe à complètement à côté de la plaque parce que aujourd'hui la grande menace c'est que notre espace public communel est dominé par les plateformes. Des plateformes qui sont des plateformes techniques étrangères donc pilotées par des intérêts privés et qui objectivement confrontent à une vraie polarisation. Lorsque vous disiez oui ça marche bien sûr la Martinale marche et le groupe France Télévision arrive en pô position de part d'audience mais c'est pas ça qui compte.
Ce qui compte aujourd'hui, enfin c'est important et ça compte bien sûr, mais ce qui compte surtout, en tout cas ce qui aujourd'hui fragilise l'audiovisuel public, c'est le fait que on peut pas nier ça, c'est que 60 % des gens s'informment sur les réseaux sociaux, qu'aujourd'hui 25 % des jeunes s'informment sur TikTok et que là, c'est un espace qui est totalement ouvert. On ne se pose pas la question du pluralisme, de la qualité de l'information, de l'indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques, de l'indépendance vis-à-vis des pouvoirs financiers. Et là, ces secteurs-là n'ont pas pour mission d'intérêt général.
Donc finalement se cacher si vous me permettez de dire vers des audiences qui fonctionnent bien, c'est pas suffisant aujourd'hui pour aborder l'espace informationnel dans lequel nous sommes tous plongés déjà depuis 20 ans et malheureusement on sort avec 6 mois d'enquête avec le banc et l'arrière-band de l'audiovisuel des gens qui s'y connaissent des producteurs, des réalisateurs, des chefs d'entreprise et on n'aboutit pas à finalement on aboutit simplement au fait qu'il y a un dysfonctionnement et c'est la raison pour laquelle une fois encore moi, j'ai écrit pris ce livre parce que je voulais que ça soit un tout petit bouquin qui soit accessible au plus grand nombre pour savoir qu'est-ce qu'on veut faire d'un audiovisuel public et la place indispensable dans nos démocraties d'un audiovisuel public quand on constate encore si vous me permettez d'ajouter un espace informationnel extrêmement polarisé. Mais alors ça ça aurait été intéressant s'il y avait eu une réflexion sur ce qu'était encore une fois un bon audiovisuel public. On peut lui demander différentes choses.
On peut lui demander de toucher les publics jeunes. On peut lui demander d'avoir des succès d'audience, d'être économique. Après tout, pourquoi pas ?
Mais encore faut-il qu'il y ait eu un débat et ce débat n'a pas du tout eu lieu. Jérémy Patrier Lettus, je rappelle la préhistoire de ce rapport. Il s'agissait donc de la question du pluralisme puisque une conversation et pied avait avec des méthodes que ce condamne he avait donné à entendre des propos Thomas le grand. manifestement hostile à Rachidati.
Lui a expliqué que ses propos avaient été tronqués. Enfin bref, je je renvoie les auditrices et les auditeurs aux multiples débats qui ont eu lieu après cette conversation, mais la question demeure, c'est celle du pluralisme de l'audiovisuel public. Alors, par rapport à ça, moi je trouve que les propositions sont évidemment assez décevantes.
C'est on parle de faire venir différents éditorialismes de différentes sensibilités, de définir l'impartialité. Enfin bref, c'est un peu du du vocabulaire. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Moi, je vais pas venir commenter ici sur France Culture les propositions du rapporteur. Jeis vous parler des miennes si vous me le permettez, ce qui sera peut-être plus clair. On demande à l'audiovisuel public de respecter comme l'audiel privé une exigence d'honnêteté de l'information.
Mais on lui demande et on a une exigence supplémentaire, c'est la loi de 1986, 40 ans déjà aujourd'hui, de respecter l'impartialité. Sauf que dans la loi et je parle full contrôle de la T Solac, cette notion là n'est pas précisée. Donc on a des entreprises de public à qui on demande d'être impartial.
On a un régulateur, l'ARCOM, anciennement le CSA, à qui on demande de vérifier si l'impartialité est respectée sur l'audiovisuel public sans que le législateur, les députés, les sénateurs n'aient précisé ce qui était l'impartialité. Moi, je fais une proposition, je sais pas si Nathalie Sonac en sera d'accord, mais je propose de définir dans la loi l'impartialité à double titre. D'un côté, l'impartialité, c'est la neutralité des agents dans leur expression publique.
Les agents du service public qui concourent au service public. Mais ça ça concerne les agents parce que une antenne neute ça ne veut pas dire grand-chose. On peut pas demander à Radio France à France Culture d'être neutre.
Et à côté moi je comprends pas ce qu'est la neutralité d'un éditorialiste politique. Je regarde Jean les Marie. La neutralité c'est la neutralité des agents et ça est importante.
Elle s'applique aussi aux agents du service public audiovisuel. L'impartialité c'est la capacité quand on présente une information de se départir de ses préjugés, de ses propres opinions, de présenter les faits dans leur globalité. C'est une exigence du service public audis.
On demande tout le contraire de à Jean les Marie. On lui demande d'avoir une une subjectivité. détermine juste d'un côté la neutralité des agents du service public et de l'autre le pluralisme interne, c'est-à-dire la capacité qu'a public audiovisuel de faire entendre la diversité des points de vue, des courants de pensée, des courants politiques.
Et c'est cette double exigence qui à mon avis permettra demain à l'audiel public de mieux respecter effectivement cette exigence d'impartialité. Mais je le dis, il y a quand même eu des manquements et des dysfonctionnements. On ne peut pas reprocher à une commission d'enquête d'avoir montré par exemple que sur France 5, il y avait eu un problème de respect du pluralisme en 2025.
L'ARCOM l'a indiqué. On peut pas reprocher à une commission d'enquête de vouloir renforcer les préventions des risques de conflit d'intérêt de mélange des genres comme on a pu le constater au cours de certains de certaines auditions et on peut très extensif. Excusez-moi, je je je vous laisse terminer mais vous voyez bien qu'on est sur des notions qui sont très divergentes et je les hiérarchise pas.
Je vois bien ce que ça veut dire un conflit d'intérêt mais ça n'est pas la même chose que le fait d'être de parti prix. Mais c'est pour ça que la commission d'enquête, elle a duré 6 mois et tout n'est pas acheté. On a mené 234 auditions et on a eu des auditions qui étaient consacrées à la gestion financière, à la gestion budgétaire, à la question des conflits d'intérêt, à la question des mélanges des genre.
Là encore, il y a bien sûr des dysfonctionnements qu'il faut corriger et ça serait regrettable de dire que la commission d'enquête n'a rien permis d'identifier. [grognement] Je marie, vous voulez être neutre ? Ah bah énorme sujet.
L'exigence de pluralisme, l'exigences d'honnêteté, elles sont évidentes, elles doivent être là. Et c'est la loi. C'est la loi.
Enfin, c'est c'est un rappel qui qui me paraît vraiment essentiel. Une fois qu'on a dit ça, monsieur le député, est-ce que vous imaginez le législateur définir ce qu'est l'impartialité, ce qu'est l'honnêteté d'un journaliste ? Comment vous faites ?
Expliquez-moi. Bah moi, je ne sais pas mais c'est dans la loi. C'estàd qu'on demande à public.
Non, je je je propose que quand on fixe une obligation, c'est mieux de la précer. C'est bien de demander aux public d'être impartial. Mais est-ce que vous pouvez nous donner un exemple de de définition de ce qu'est l'impartialité ?
Je le dis d'autant plus que les adversaires de l'audiovisuel public nous accusent matin, midi et soir d'être partiaux précisément et malhonnête. Et ben l'impartialité Bruno Laer, c'est vu confier une mission he Bruno Laer c'est pas n'importe qui. C'est une figure dans notre pays, une figure intellectuelle, un grand un grand fonctionnaire. et il nous a donné une définition très claire de l'impartialité.
La manière dont le service public doit mettre en œuvre cette exigence, la capacité quand on présente une information de la présenter de manière complète, de présenter les faits. Il ne s'agit pas de pas avoir une opinion, de pas faire votre travail d'éditorialiste, de ne pas commenter, mais c'est une exigence qu'on s'applique à soi-même l'impartialité. L'impartialité, c'est pas celle de l'antenne, c'est pas celle de Radio France ou de France Télévision, c'est celle des agents de vous-même qui concourz.
D'être capable quand vous présentez une information, de vous départir de vos propres préjugés, de vos propres opinions pour essayer d'éclairer euh l'auditeur et de lui présenter une information complète, lui permettre à la fin des fins d'impartialité, c'est permettre à un auditeur ou un téléspectateur de se forger son propre avis, sa propre opinion. C'est ça l'impartialité et elle est essentielle sur public. Sonacen pensez-vous ?
Mais je l'ai définis. Donc qui veut la peau de l'audiovisuel public ? L'impartialité.
C'est vrai que et l'historique que que vous donnez est tout à fait juste. Mais ce dont on parle c'est l'imparcalité, c'est un idéal. La neutralité, on en veut pas.
L'objectivité, c'est pas le but du jeu. Le but du jeu, c'est que c'est surtout que les antennes de services publics comme celle de privé conservent une ligne une ligne éditoriale. Donc il y a la possibilité de conserver une ligne éditoriale.
Ensuite, c'est un exercice. On voit bien que c'est l'idéal de de d'une démocratie d'arriver à objectiver le plus possible finalement le le l'information qui est qui nous qui nous est donnée. Mais qu'est-ce qui est important ici ?
C'est la notion de pluralisme. C'est vrai que les les les gens ne l'ont pas défini, mais arrêtons. Là encore, on passe à côté du sujet est-ce que son se rend compte aujourd'hui dans quel état est l'espace informationnel ?
Enfin, il y a peut-être 500 pages qui sont racontées des propositions, mais ça fait 20 ans que les propositions sont sur la table. On entend parler des propositions de fusion, mais on en a déjà parlé. On en avait déjà parlé sur la fusion France 4.
Ça ne marche pas. Mais mais la question la holding la restructuration, il y a deux points qui sont différents. Il y a d'une part une vraie réorganisation de l'audiovisuel public dans son ensemble qui est en marge, qui est beaucoup trop longue.
Ça a été tapé sur la table, ça a déjà été dit. Malheureusement ce n'est pas fait. Donc il a un problème parce que ce n'est pas acté euh le la réunion de France 3 et de et de et de et de France Bleu pardon et et d'ici c'est la raison pour laquelle je j'arrive à la bouti ici euh c'est déjà en marche mais ça ne va pas suffisamment loin mais maintenant une fois qu'on a ça on a ces réunions qui sont indispensables, cette holding cette structuration mais qu'est-ce qu'on veut notre C'est pas de ça d parle Jérémie Patri etus hein mais bah vous vous en tenez pas uniquement à la fusion Moi j'entends que je vous dire ce que dit est juste c'estàd il y a aussi une responsabilité du politique et je l'ai rappelé plusieurs fois à Charles Lon qui auditionnit effectivement les dirigeants de duel public les acteurs les public nous les politiques on aurait dû aussi passer j'allais dire dans cette commission d'enquête on a une responsabilité pardon je le dis ici quand on voit que les ministères de la culture successifs ont baladé sur la question de la gouvernance il y a des salariés deel public qui depuis des années attendent de voir à quelle sauce ils vont être mangés on attend on attend la fusion pour voir nos salaires alignés sur la télévision sur ceux de la télévision Vous voyez le problème sû ce n'est pas bien sûr c'est un problème essence, c'est une question qui se pose mais la question qui se pose aussi c'est la sanctualisation du financement de l'audiovisuel public.
C'est tenter aussi d'investir dans le numérique. s'adresser à des jeunes publics et c'est mettre au centre et ça pour le coup c'est dans le rapport, c'est peut-être la seule chose qui soit positive dans ce rapport, c'est enfin la prise de conscience de placer au centre et au cœur de l'écosystème l'éducation aux médias et à l'information une fois encore parce que je vous rappelle qu'on est dans un écosystème qui est en train d'exploser avec des médias privés parce que quand on parle de fusion avec des médias privés qui aujourd'hui seraient totalement dans la l'incapacité d'acheter une chaîne. Nous avons un marché publicitaire aujourd'hui télévisier qui fait 20 % des dépenses de consommation.
Mais alors attendez parce que là aussi dans les deux rapports alors à la fois celui de Charles Long, on lui a proposé de venir hein d'ailleurs bien sûr euh Charles Long, vous êtes le bienvenu quand vous voulez si vous voulez euh parler de votre rapport euh n'hésitez pas à nous contacter. Et on a l'impression aussi qu'il y a une volonté un peu et comme les Français lorsqu'ils regardent le foot, ils veulent tous être sélectionneurs. Là, j'ai l'impression que les députés voudraient bien être directeur des programmes.
Bah, il y a des propositions du rapporteur que je regrette. télé trop téléréalité les fictions sont pas bonnes. Moi je pense, écoutez, je vais vous dire des choses simplement, je pense qu'on doit dans le pays renforcer le duel public, en faire un acteur de la souveraineté culturelle, en faire un acteur du paysage médiatique Jérémi parce qu' c'est un peu des mots.
Mais non, non parce que mais non parce que là c'est compliqué de par que il y a mon rapport il vous me demandez de commenter le rapport de Charlong. Bah faites le0 propositions et ben j'ai présidé comme président, j'ai fait un un j'ai fait des propositions 40 propositions. Donc j'essaie de vous expliquer que moi je pense que ce que propose Charles Long, c'est-à-dire de couper dans les programmes est une mauvaise chose.
Aujourd'hui, il propose 1 milliard d'euros d'économie sur les programmes. J'essaie de vous expliquer que si on veut un audiel public souverain, il faut pas toucher au programme. Des économies de gestion, oui, supprimer les véhicules de fonction, très bien.
Il faut il faut il faut si on veut renforcer l'audiovisuel public, ne pas couper dans les contenus, dans les offres, dans les programmes, raisonner par grande mission et non pas par canau. On parle beaucoup de plateformisation, c'est ça tout l'enjeu, c'est la transformation numérique de ces acteurs de public. Et à la fin, pardon, il faut que le politique donne de la stabilité financière aux entreprises de l'el public.
Comment voulez-vous piloter une entreprise quand vos budgets, vos financements changent chaque année ? Et il faut stabiliser la gouvernance car l'audel public s'il veut se transformer, s'il veut répondre aux mutations des usages, à la révolution technologique, à la fin des fin, il doit être fixé sur la gouvernance que le politique aura décidé et sur les financements dont il dispose. On ne pas on ne peut pas aborder répondre au grands défis informationnels et culturel de notre époque sans stabilité financière, sans visibilité sous la gouvernance avec laquelle on peut mener cette transformation.
Nathalie Sonac, un mot de conclusion puisque il faut conclure. H ben écoutez, moi je partage complètement euh votre point de vue, ce qui est dommage, pardon de vous le dire ainsi, mais c'est que je n'ai pas entendu ça pendant 6 mois, c'est-à-dire bah c'est-à-dire que je n'ai pas entendu quels étaient les éléments pour justement réformer, pour renforcer cet audiovisuel public de dire comme un mantra, nous avons besoin d'un audiel public. Oui, mais pourquoi en avons-nous besoin ?
Parce que l'autobel public aujourd'hui remplit des missions d'intérêt général. C'est 80 heures d'information par jour. Comme elles n'ont pas été définie comme elles n'ont pas été définies.
Pardonnez-moi très bien définies. Pourquoi avons toujours besoin de remettre finalement on remet le curseur à zéro ? Ça déf défin que vous disiez tout à l'heure Nathalie Sonaciez et l'audience c'est bien mais à côté de l'audience il y a le fait que les jeunes regardent TikTok.
Oui, bien ça signifie que la transformation aujourd'hui de l'audiovisuel public ou l'ensemble de vos chaînes sont déjà sur les plateformes, il faut renforcer, il ne faut plus penser en fait un programme pour une version linéaire mais d'abord le penser en digital mais c'est déjà acté. Le problème c'est que les financements, la structuration et la gouvernance ne sont pas solides et n'accompagnent pas ce projet. un audiovisuel public, c'est vraiment ça don conclusion.
Ma conclusion, c'est qu'on demande beaucoup à l'el public et qu'il faut le recentrer sur ses missions principales, informer, permettre dans le pays la création artistique et culturelle, offrir aussi des jeux, des divertissements. Mais à la fin, elle a une vertu cette commission d'enquête, c'est qu'elle a permis de mettre les choses carte sur table. Nathalie Sonac, il faut qu'elle le prenne en compte.
Il y a aujourd'hui des Français et des responsables politiques qui veulent la privatisation de l'audiel public, qui ne souhaitent pas que dans le pays un audiovisuel public puisse exister. C'est une bataille politique, c'est une bataille sans doute idéologique, c'est une bataille culturelle. L'audiovisuel public, c'est pas l'instrument d'un camp, c'est pas l'instrument d'un camp politique.
C'est la capacité dans le pays à offrir aux Français une information pluraliste, fiable, indépendante, une souveraine culturelle. Et vous me dites, monsieur Guerner, et j'en termine que ce sont des mots, bah on les partage apparemment pas tous dans le pays et dans ce débat qui s'ouvre pour la présidentielle, il faudra que chacun présente son projet pour l'usel public. Mais la privatisation serait une menace pour notre pays et pour notre démocratie et je l'ai pris complètement en compte.
C'est la raison pour laquelle j'ai écrit cet ouvrage qui veut la pôle de le public intérêt. Jérémie Patrier l'étus. Donc les vos rapports, vos propositions, tout cela est désormais publique sur internet.
Chacun se fera un avis. Nathalie Sonac qui veut la peau de l'audiovisuel public. C'est aux éditions de l'Oservatoire dans quelques
Jérémie Patrier-Leitus