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Discours / meetingINA (sur YouTube)· 6 août 2012 13 minAutoproduitFond programmatiqueSantéRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprises

Alain Juppé "Les grèves de 1995" | Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Alain JuppéFait
    « ce serait une erreur et je dirais même une faute que de le faire cela irait contre l'intérêt de chacune et de chacun d'entre vous et contre l'intérêt de la France »
  • 4:00Alain JuppéChiffre
    « chaque année on dépense en prestation plus qu'on encaisse en cotisation cela veut dire que il y a un moment où l'assurance maladie être en cessation de paiement on ne pourra plus vous rembourser »
  • 5:00Alain JuppéFait
    « les travailleurs actifs qui payent des cotisations afin de financer les retraites de ceux qui sont déjà pensionnés »
  • 7:00Alain JuppéChiffre
    « nous allons apporter dès 1996 et sans contrepartie 37 milliards d'aide financière à la SNCF »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

5 % je vous propose je vous rappelle que dans quelques instants nous devrions entendre une communication gouvernementale du chef du gouvernement en direct de l'hôtel de Matignon harl Chabot c'est la deuxième fois en quelques semaines qu'alin Jupé s'adresse ainsi directement à l'opinion oui effectivement dans des sujets grave et important comme il considère ce soir effectivement Alain Jupé préfère s'adresser directement à l'opinion et au français il veut convaincre sûrement les Français ce soir comme il a tenté de convaincre la représentation nationale comme l'ont dit à propos des députés de la nécessité de la réforme il compte sûrement lui aussi à nouveau expliquer aux Français les détails de la réforme et préciser les garanties qu'il a donné cet après-midi aux fonctionnaires notamment pour essayer de débloquer le conflit et la crise je rappelle que Nicole nota est toujours avec nous et qu'elle aura l'occasion de répondre ensuite aux propositions du Premier ministre que nous allons entendre dans quelques instants en direct de l'hôtel de matigon Ch compatriote j'ai souhaité ce soir vous parler personnellement parce que je sais que la vie quotidienne de beaucoup d'entre vous est difficile et que depuis quelqu temps elle est plus difficile encore je pense à ceux d'entre vous qui veulent travailler et qui doivent parfois se lever à 3 ou 4h du matin pour rejoindre leur bureau ou leur atelier dans les grandes villes vous devez parfois faire des heures de marche et avec le froid qui revient c'est de plus en plus dur puis je pense aussi au grévistes je sais que ça n'est pas une décision facile que de décider la grève et pour les plus modestes cela implique des sacrifices alors il n'est plus possible de continuer comme cela nous sommes dans une situation de blocage et d'affrontement dont chacune et chacun va finir par pâtir il faut en sortir il faut en sortir d'urgence et pour ma part je souhaite de tout cœur que les choses s'apaisent certains formulent des exigences ils disent le préalable à toute discussion c'est que le gouvernement retire son plan de réforme et de sauvegarde de la sécurité sociale et bien je veux vous parler les yeux dans les yeux je ne retirerai pas le plan de réforme et de sauvegarde de la sécurité sociale parce que ce serait une erreur et je dirais même une faute que de le faire cela irait contre l'intérêt de chacune et de chacun d'entre vous et contre l'intérêt de la France ces réformes nous les avons longuement préparé et je crois aujourd'hui qu'elles sont à la fois urgentes et justes nous allons les faire dans la concertation elles donneront des résultats elles seront utiles voilà au moins quatre raisons pour lesquelles il ne faut pas les retirer et je voudrais essayer si vous voulez bien m'écouter ce soir de vous en convaincre elles sont d'abord urgentes si nous les retirions que se passerait-il il n'y a aucune autre proposition qui soit faite par qui que ce soit ce serait donc le statut quo l'immobilisme et ce serait très dangereux je voudrais en prendre quelques exemples d'abord l'Assurance Maladie vous savez bien que chaque année on dépense en prestation plus qu'on encaisse en cotisation cela veut dire que il y a un moment où l'assurance maladie être en cessation de paiement on ne pourra plus vous rembourser et ça je ne le veux pas bien entendu autre exemple M régimes spéciaux de retraite dont on parle beaucoup ces temps-ci c'est-à-dire les retraites des fonctionnaires des agents de la RATP ou de la SNCF là encore il y a un problème pas tout de suite pas demain pas après-demain mais dans 10 ou 15 ans et gouverner c'est prévoir ce qui va se passer dans 10 ou 15 ans quel est le problème vous le comprenez facilement euh comment ça marche ce sont les travailleurs actifs qui payent des cotisations afin de financer les retraites de ceux qui sont déjà pensionnés or que se passe-t-il on rentre dans la vie de travail de plus en plus tard on arrête de travailler de plus en plus tôt il y a donc de moins en moins de cotisants et puis dans le même temps les retraités qui ont pris leur retraite de plus en plus jeune vivent et c'est heureux grâce vendu au ciel vivent de plus en plus longtemps le rapport entre les cotisants et les inactifs est donc déséquilibré et ça va continuer voilà pourquoi il faut faire quelque chose autre exemple encore la SNCF nous sommes tous très fiers de cette grande entreprise nationale nous connaissons les TGV c'est une des belles réalisations de l'industrie française mais ce qu'on ne nous a pas dit ce qu'on nous a caché trop longtemps c'est que cette entreprise ne se porte pas bien elle a des dettes considérables je ne vous donnerai pas les chiffres parce que il ne parle pas à l'imag nation elle perd de l'argent chaque année et ce qui est plus grave peut-être c'est que elle transporte proportionnellement de moins en moins de passagers et de marchandises parce que elle résiste mal à la concurrence d'autres modes de transport en particulier la route et donc là encore si nous ne faisons rien cette entreprise va aller vers des difficultés extrêmement graves il y a donc urgence à agir et je voudrais que vous en soyez convaincu ces réformes urgentes elles sont aussi justes nous avons tout fait pour qu'elles le soit ne croyez pas tous les mensonges qu' vous raconte depuis 15 jours en vous expliquant que les efforts ne seront pas équitablement répartis ce n'est pas vrai la première chose que nous voulons faire pour l'assurance maladie c'est d'abord un régime universel ça veut dire quoi actuellement les Français ne sont pas égaux devant l'assurance maladie ils ne reçoivent pas tous les mêmes prestations et bien nous voulons que ça change nous voulons la même couverture maladie pour tous les Français c'est une mesure de justice et puis nous voulons aussi que les efforts soient équitablement répartis je vous l'ai dit et là je voudrais rétablir une fois encore quelques vérités il n'est pas vrai que les plus petits vont supporter le poids du redressement de l'Assurance Maladie deux exemples précis le remboursement de la dette sociale rien ne sera demandé aux 5 de millions de Français les plus modestes et pour la cotisation maladie supplémentaire là aussi je l'ai expliqué déjà à la télévision je dois le redire parce que ceci a été un peu perdu de vue les retraités qui ne sont pas imposables il y en a plus de 6 millions c'est près de 60 % de tous les retraités ne supporteront pas cette cotisation supplémentaire et les chômeurs qui ont des ressources inférieures au SMIC 2 million et demi d'entre eux plus de 80 % de tous les chômeurs ne la supporteront pas non plus vous le voyez les Français les plus modestes ne seront pas appelés à participer au redressement financier de la sécurité sociale justice aussi en ce qui concerne la SNCF on vous a beaucoup parlé du contrat de plan bien je voudrais vous dire ce que c'est que ce contrat de plan il ne consiste aucune manière à remettre en cause le caractère d'entreprise publique de la SNCF elle restera un service public j'en prends l'engagement il ne remet pas en question non plus le statut des cheminaux qui doit être défendu et il prévoit un très large effort de la collectivité pour redresser la situation de la SNCF les contribuables nous toutes et nous tous nous allons apporter dès 1996 et sans contrepartie 37 milliards d'aide financière à la SNCF pour lui permettre de payer ses dettes et ça continuera ensuite il n'y a pas de blocage des salaires à la SNCF il n'y a pas non plus de liste de suppression de ligne ceci n'est pas vrai ça ne figure pas dans le contrat de plan qu'est-ce que nous demandons nous demandons que l'entreprise se modernise qu'elle motive davantage tous ces collaborateurs et qu'elle fasse preuve d'un nouveau dynamisme commercial c'est bien le moins qu'on puisse demander à une grande entreprise publique voilà donc pourquoi les réformes sont justes nous allons aussi les faire dans la concertation ces réformes on vous dit parfois que le gouvernement va tout décider tout seul ce n'est pas vrai prenons l'exemple des ordonnances ce n'est pas la première fois qu'on fait des ordonnances tous les gouvernements allont fait qu' soit de droite ou de gauche je me suis engagé à ce que ces ordonnances qui sont nécessaires pour aller vite soitent objet d'une information auprès du Parlement mais aussi auprès des partenaires sociaux je l'ai annoncé cet après-midi à l'Assemblée nationale de même j'ai demandé demandé à Monsieur barreau vous le connaissez vous l'avez vu souvent ces jours derniers vous avez apprécié à la fois son calme et son ouverture d'esprit j'ai demandé que Monsieur barreot reçoive toutes les confédérations syndicales pour organiser cette concertation j'ai prévu une table ronde sur l'avenir de no service public auquel nous sommes très attachés et puis enfin il y a les régimes spéciaux de retraite et là je veux être aussi très clairire aucune décision n'est prise à priori je vous ai dit pourquoi ces régimes connaissaient des difficulté et bien il faut remettre tout ça à plat et j'ai chargé une commission composée de personnalités très respecté très éminente de toute sensibilité de faire un livre blanc un peu comme Monsieur Rocard l'avait fait pour le régime général il y a quelques années mais sur la base de ce livre blanc le moment venu nous prendrons les décisions en concertation avec tous ceux que cela concerne enfin et c'est la 4e raison pour laquelle il faut faire ces réformes je suis persuadé qu'elles seront utiles qu'elles réussiront elles ne sont pas faites pour brimer pour gêner elles sont faites pour aider pour aider la SNCF pour aider l'Assurance Maladie pour aider les régimes spéciaux de retraite à se redresser et je suis persuadé que la France a en elle-même tous les atouts pour réussir je ne comprends pas cette espèce de sinistrose ou de morosité qui est en train de s'installer est-ce que nous mesurons suffisamment bien la chance que nous avons d'être français je vous pose tout simplement la question y a-t-il un seul pays au monde où vous préféreriez vivre plutôt qu'en France je le dis cela tout particulièrement à nos jeunes ils se sont beaucoup exprimés depuis quelques temps parfois dans la rue parfois brouillamment c'est de leur âge et il faut essayer de les comprendre il y a les attentes des lycéens et des étudiants il y a aussi parfois l'angoisse des jeunes des quartiers en difficulté nous les avons entendu nous les avons compris et le ministre de l'éducation nationale François baayrou a annoncé dimanche dernier des mesures d'urgence qui rejoignent complètement ce qui avait été envisagé donc aujourd'hui sur ce plan-là toutes les raisons sont réunies toutes les conditions sont réunies pour que l'université les universités françaises se remettent au travail j'ai bien conscience que derrière ces mesures d'urgence il y a quelque chose de plus grave et de plus profond et ce phénomène plus grave et plus profond c'est quoi c'est tout simplement l'angoisse de l'avenir c'est cette question que nous lanc les jeunes à quoi va servir le diplôme qui me sera donné par mon université est-ce qu'il débouchera sur un emploi sur un travail et là nous retrouvons ce qui est le fléau essentiel aujourd'hui auquel nous devons faire face et contre lequel nous devons lutter qui est le fléau du chômage j'avais fait de la bataille pour l'emploi la priorité des priorités de mon gouvernement et je n'ai pas changé d'avis depuis 6 mois nous avons marqué quelques points le chômage de longue durée a reculé et le contrat initiative emploi qui avait été un des grands engagements de Jacques Chirac pendant sa campagne présidentielle est une réussite il concerne près de 1550000 français aujourd'hui en revanche et je le dis en toute franchise pour le chômage des jeunes nous avons subi des revers il a progressé depuis 2 ou 3 mois et ce n'est pas acceptable il faut donc que toute la nation se mobilise il faut faire des réformes au lycée à l'université les réformes de fond elles aussi trop longtemps différé qui vont nous permettre d'attaquer ce fléo et puis il faut aussi que tous les employeurs se mobilisent et je m'adresse là à toutes les entreprises aux petites au moyennes aux grandes nous avons fait beaucoup d'efforts envers elle depuis quelques mois nous avons allégé leur charg et pris toute une série de décisions qui correspondent à ce qu'elles attendaient pour trouver un nouveau dynamisme et bien il faut que à leur tour maintenant elle tendent la main aux jeunes qu'elle leur offre une chance d'entrer pour une fois dans la vie de travail qu'elle leur met un peu le pied à l'étrier c'est ce que j'ai appelé le devoir national d'insertion il faut maintenant le concrétiser ce sera la nouvelle frontière que nous allons ouvrir dans les mois qui viennent la mobilisation pour l'insertion des jeunes qu'il soi étudiants ou pas étudiants des quartiers en ou ou ou des autres quartiers leur insertion dans la vie professionnelle voilà mes chers compatriotes ce que je voulais vous dire ce soir la France a besoin de réformes nous allons les faire nous allons les faire dans la concertation nous allons les faire pour réussir et nous réussirons si nous retrouvons entre nous Français et français ce lien cette fraternité qui font notre force il ne faut pas dresser les Français les uns contre les autres les usagers contre les grevvistes les cheminaux contre les salariés du secteur privé tout ceci ce sont de vieux combats ou de vieux débats il faut se réunir se rassembler se mobiliser pour réussir nous allons réussir je le crois de tout mon cœur et de toutes mes forces