«J'aime la France et quand je le dis je me fais taper dessus»: un soir avec Sonia Rolland
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Comment vous êtes arrivée en France ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Comment vous avez vécu le choc culturel en arrivant en Bourgogne ?
- 5:05OuverteRéponse directe
Vous parlez de la représentation des minorités dans les médias. Est-ce que ça a évolué ?
- 9:05OuverteRéponse directe
Miss France vous a-t-il aidé ou freiné dans votre carrière d'actrice ?
- 13:05OuverteRéponse directe
Le rapport au corps est central dans votre parcours. Comment l'avez-vous géré ?
- 17:05OuverteRéponse directe
Vous parlez de votre mariage récent. Comment l'avez-vous vécu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Chiffre
« Ils sont plus de 300, je crois, ethnie et peuple euh d'Amazonnie. »
- 8:00Fait
« Ma mère ma mère avait à cœur que je fasse des études longues. »
- 10:00Fait
« Donc à cette idée d'éradiquer une partie de la population et donc forcément du de son histoire aussi. »
- 16:00Fait
« La l'intégration, qu'est-ce que ça veut dire ? L'assimilation, qu'est-ce que ça veut dire ? »
- 18:00Fait
« Moi, j'aime ce pays et quand je le dis mais je me fais taper dessus de part et d'autre. »
- 22:00Fait
« On m'a dit "Et vous êtes française ?" Mais comment ? »
- 28:00Chiffre
« Moi, j'ai été regardé par 10 millions de téléspectateurs. »
- 36:00Fait
« On arrive dans un HLM, on refait enfin je sais pas comment on on reprend tout de zéro. »
- 38:00Fait
« Mon père nous expédie en France, ma mère et moi et on perd tout. »
- 40:00Chiffre
« J'ai reçu 2700 lettres d'insulte et de menaces de mort. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Qu'est-ce qui vous fascine le plus ? Le passé ou le futur ? Ah, les deux.
Les deux. Moi, je je j'adore l'idée de comprendre d'où on vient. Euh donc de connaître le passé et quel que soit d'ailleurs les origines de ce passé et puis le futur parce que le le ne pas savoir ce qui va ce qui va se passer peut être assez fascinant aussi.
Bonsoir Seigneur Tibo enchanté. Je suis très content de commencer l'émission ici au musée du Québranl Jacques Chirac. Jacques Chirac.
Pourquoi ici ? parce que c'est un musée qui me fascine. C'est un musée qui qui est constamment en mutation.
C'est c'est un musée aussi qui qui met en avant les arts premiers et c'est plutôt rare que d'avoir ce cette diversité en fait à à proximité de nous. Moi, j'habite pas très loin en plus donc j'y viens très souvent. C'est le grand musée français de l'ethnographie.
Et on est dans l'exposition Amazonia qui qui fait parler d'elle qui rassemble la culture et les arts amazonien moderne et ancien. Oui. Vous êtes une artiste vous ?
Alors dans l'âme certainement mais j'ai pas encore j'ai pas encore montré toutes mes toute ma création. Alors je sais pas parce que je suis réalisatrice. C'est une façon aussi de montrer sa création finalement parce que j'ai lu que vous disiez à votre maman, j'ai entendu peut-être j'écouter des interviews de vous, vous disiez à votre maman juste avant de passer le bac que vous vouliez plutôt être artiste et elle elle voulait plutôt que vous soyez médecin ou scientifique ou que sais-je ?
Oui, ma mère ma mère avait à cœur que je fasse des études longues. D'accord. et et de m'assurer une vie confortable, pérenne, sans heur, sans trouble et j'ai choisi tout l'inverse.
Je suis devenue artiste. Je suis devenue Ah, donc voyez, vous êtes devenu artiste. Ben je dis artiste, oui, parce que comédienne, c'est magnifique hein.
Ouais, c'est beau. Vous avez vu ça ? Oui.
Ouais. Ouais. Non, c'est c'est magnifique.
Une coiffe crocrocti peuple caillapo, c'est pas facile à dire. état du matrosseau ou du para au Brésil. Ouais, c'est magnifique.
Mais ce qui est fou dans cette dans cette exposition, c'est que je crois qu'on on y voit de l'art ancestral mais aussi de l'art contemporain pour montrer que finalement l'Amazonnie se réduit pas simplement à sa forêt mais aussi à sa culture très diverse, je crois. Ils sont plus de 300, je crois, ethnie et peuple euh d'Amazonnie. Et du coup c'est et qui continue à créer finalement et à s'intégrer à et à aussi un art contemporain finalement, pas uniquement un art anciencien qui n'évoluerait pas.
Ouais. Non non, c'est c'est magnifique, hein. Et moi, je passe beaucoup de temps en Martinique puisque je tourne une série qui s'appelle Tropique criminel là-bas et cette année, j'ai eu la chance de découvrir un l'art araw.
Donc c'est euh c'est un des premiers peuples martiniquais avant les Caribes qui les ont exterminés quand même. Euh et euh cet arté euh je je sais même plus trop où je crois vers le club Med. Oui.
En Martinique. Et ils ont retrouvé tout un village. Ouais. dans des fouilles, ils ont retrouvé tout un village et euh Ah oui, là on parle plus des peuples quoi.
Là on parle des corps, des peintures sur le sur les corps de ces hommes et femmes. Ouais, c'est magnifique, hein. Et les enfants aussi, c'est drôle.
Non, je vous demander si vous étiez une artiste, est-ce que artiste une profession ou c'est quelque chose qu'on a en soi, qu'on a besoin d'exprimer ? Est-ce qu'on peut être artiste sans sensibilité, sans quelque chose d'un peu super ? Je pense que ça naît quand même d'une passion ou une appétence en tout cas pour pour les arts ou les la créativité, la création, je sais pas.
Moi, je sais que j'ai toujours été très curieuse des arts, de l'histoire, de ce qui m'entourait parce que parce que voilà, je suis née en Afrique euh mais d'une culture qui a été disons euh réécrite. réécrite déjà par la colonisation et puis après par les négationnistes qui ont nié une partie de de leur population qui étaient les touts et qui a conduit au génocides en en 1994. Donc à cette idée d'éradiquer une partie de la population et donc forcément du de son histoire aussi.
Et euh et c'est vrai que moi c'est un truc qui m'a toujours habité cette quête de savoir d'où je venais aussi bien d'Afrique que qu'en France aussi d'ailleurs parce queen France quand je suis arrivée dans les années 90 une première fois en 90 une autre fois en 94 je découvrais mes ma culture française mais de façon assez brutale pas heureuse. Ah ouais, on va y venir alors. Ouais, bien sûr.
Mais c'est quand même fou de de traverser l'histoire de l'Amazonnie. C'est c'est quand même précieux d'avoir des musées comme ceuxl. C'est Est-ce que vous avez une sensibilité exacerbée ou pas ?
Parce qu'on voit les gens Non mais on voit les gens connus, on les imagine même pas forcément connus d'ailleurs nos collègues de boulot, on sait pas ce qu'ils sont vraiment dans le privé. Est-ce que vous vous avez une Oui, je peux dire que j'ai vraiment une hypersensibilité même aux choses, aux événements, aux gens. Enfin, je suis j'ai extrêmement enfin je pense que ça se caractérise comment ?
Je sais pas, j'ai une empathie mais immédiate pour les gens. Alors selon leur degré de douleur ou de par exemple c'estàd que si quelqu'un souffre, vous souffrez avec lui. Ah bah complètement.
Et c'est un c'est un problème hein dans ma vie parce que parce que je je je me soulage jamais l'esprit quand fait enfin c'est vous imaginez vous êtes tout le temps dans les tourments quoi. Donc c'est vrai que j'essaie de prendre du recul. Je consulte pas mal aussi.
Ouais. Ah mais moi je fais partie des gens qui disent aussi bien que je je fais attention à mon corps en allant à la salle de sport et ben je je fais attention à mon esprit en allant chez le petit. Voilà.
Et ça marche ? Bah oui, ça marche. Ouais.
Ah non, ça marche. Il faut trouver le bonne la bonne personne la bonne personne avec qui dialoguer. Mais mais ça marche.
Et et d'ailleurs, je pense que les sociétés qui vont bien sont celles qui s'expriment le plus. par leur créativité comme on peut le voir ici aussi. Euh d'ailleurs les quand on je reviens au peuple amérindien, mais les peuples amérindiens euh certes ont connu euh des grandes civilisation euh très euh euh très sanglante hein, mais euh mais sont connus aussi pour leur sagesse et euh ça passe aussi à travers les arts.
Euh ouais, c'est impressionnant. C'est magnifique. Waouh !
Non mais regardez ça, c'est totem. La peinture et la sculpture, vous avez jamais fait ? Si.
Ah si si. Ouais. Pas la sculpture mais la peinture.
Non. Ouais. Et vous avez explosé déjà ? que pour moi.
Ah non, non, c'est que pour moi. Et alors cette année, cette année, j'ai vraiment une vie, c'est de dessiner des tout petits personnage comme ça qui ça n'a aucun sens, hein. Mais je je crois que il y a un truc très monomaniaque.
J'écris, je dessine plein de petits personnages qui qui à un moment donnent l'impression d'une assemblée ou de d'une réunion ou de je sais pas quoi. J'ai déjà un papier. J'ai un Oui, j'ai un papier euh je vais trouver un crayon et vous allez me montrer ces petits personnages tout à l'ure.
Je ferai ça dans la voiture. Ah ouais, carrément. Carrément.
Et vous avez fait quoi donc ? Cinéma actrice oui très largement. Vous avez chanté aussi ?
Ouais, hélas, j'ai chanté dans un dans un projet quand j'étais Miss France dans Oui, hélas parce que c'était pas vraiment le projet musical auquel je voulais je voulais laisser une empreinte sur lequel je voulais laisser une empreinte mais c'est un c'est un projet qu'on a fait quand j'étais Miss France pour récolter de l'argent pour une association. Ouais sauf que la DA était vraiment minable. C'est-à-dire que la couverture de la pochette c'était moi avec ma robe de Miss France.
Oui et derrière il y avait la savane. Alors je sais pas si vous voyez mais il faut pouvoir l'assumer quoi. C'est marrant.
Et à l'époque vous aviez pas senti qu'il fallait dire vous pouviez pas dire non. Vous vous rendez compte de ce que vous êtes en train de faire ? Bah je rappelle quand même que je suis devenu Miss France à l'âge de 18 ans.
Et que en plus j'arrivais dans un dans un univers que je connaissais que très peu. Enfin je depuis que 3 mois seulement. Et euh et honnêtement euh ben je savais pas si j'avais le droit de dire oui ou non.
Si et puis l'idée n'était pas si mal finalement que de récolter de l'argent. Mais mais c'est vrai qu'en terme de DA, j'aurais pu mettre y mettre un peu ma pâte. Je l'ai su plus tard ça.
J'ai parce que j'ai tapé tout à l'heure Sonia Roland chanson sur internet. Vous savez ce qui sort ? Non.
Doc Ginecoo chez Tirardisson. Mais non. Si.
Bah pourquoi ? Bah je sais pas. C'est vous avec vous avec doco.
Ah bon ? Et on chantait tous les deux ? Une chanson de Noël.
Ah oui, je me souviens. Ah oui, alors là non plus, je suis pas sûr que c'était de la très très grande chanson. Mais c'est très rigolo.
Non non, c'était rigolo. J'imagine qu'on s'est on s'est bien marré ce jour-là. Je me souviens même plus hein.
Mais je Ouais, je crois que c'était pour un rendez-vous de Noël où il faisait des des couples improbables sur Ouais. Bah ouais, voilà. Ouais.
Ouais. Ben, je vous conseille d'aller voir ça parce que c'est vraiment très marrant. Non, je conseille pas en fait.
C'est un musée aussi important qui a fait beaucoup de qui a vraiment travaillé sur le Rwanda ici. Ouais, je sais, je sais. Ouais, ils l'ont fait.
Et puis euh mon mon moi mon envie aussi avec ce musée, ça serait aussi peut-être de mettre en avant l'art royal parce que on n'est pas le Rwanda n'est pas connu pour avoir un art particulier et pourtant depuis quelques années, on met en avant par exemple tout l'artisanat. la vanerie, les perles aussi parce qu'il y a beaucoup de choses qui sont confectionnées avec des perles et c'est un c'est un art très et par exemple l'intérieur de la case du roi, il faut le voir hein, mais c'est il y a des formes géométriques très contemporaines et je trouve que que qui serait intéressant de le faire de de le faire de l'exposer ici quoi. Voilà.
Mais ça c'est assez marrant. Regardez, c'est ce sont des œuvres d'un issu d'un livre sur l'art occidental h et retravaillé redessiner avec euh Ah ouais ! Un esprit euh amazonien.
Ouais, c'est fou. Bah voilà comment laisser son empreinte. Bien que contemporaine mais laisser son empreinte.
Est-ce que avec votre histoire vous avez plus naturellement une ouverture sur d'autres cultures ou c'est une question à la con un peu imbécile aussi ? Non du tout. Non, pas du tout.
Euh non, je la trouve assez pertinente puisque comme je le disais tout à l'heure, en fait, quand on est métisse, pour dire un peu les choses vulgairement, on a le cul entre deux chaises. On est constamment balloté entre deux cultures ou trois, peu importe d'où on vient, mais on est constamment en train de se chercher. Il y a a y a une véritable quête qui opère tout toute sa vie, quoi.
Mais moi, c'est depuis que je suis toute petite, j'essaie de comprendre qui je suis, d'où je viens comme pas mal de métises en fait. Est-ce que les choses changent en fonction des de votre âge ? Par exemple, vous dites peut-être à 20 ans, vous étiez vous sentiez plus française, à 25 plus rwandaise, je sais est-ce que ça change ?
Bah l'inverse en fait déjà parce que je suis née en Afrique, je suis née au Rwanda et c'est vrai que ma première langue était le kinaranda. Moi je j'ai grandi en parlant kinaranda et en fait c'est c'est en allant à l'école puis parce que je discutais aussi avec mon père que vraiment le français s'est imposé dans ma dans dans ma construction. Après euh euh ben disons que cette quête de mes origines française, elle a beaucoup opéré en France en fait euh parce que mon père était un français euh travailleur privé en Afrique qui était fasciné par l'Afrique.
C'était vraiment un aventurier. Je vois mes cousins l'appell l'appeler le tonton d'Afrique quoi qui était vraiment donc il avait presque mis de côté la sa culture fr culture française et mon père était 68 c'était un c'était un révolté hein il était pas il était pas tendre avec la politique française hein et du coup il a emprunté très vite les codes africains. Ma mère définissait mon père comme quelqu'un qui était beaucoup plus roin desquel quoi parfois.
Mais mais ce qu'il aimait enfin des souvenirs que j'ai de mon enfance avec avec eux en Afrique, papa c'estit quelqu'un qui tous les dimanches nous emmenait bruncher dans les quartiers populaires de Kigali. Et ensuite, tout ça dans le secret évidemment parce que ma mère comme il travaillait toute la semaine, elle disait "Bon, le weekend tu passes du temps avec tes enfants." Donc on mangeait assez vite le petit-déjeuner, puis après on filait à l'imprimerie.
Il avait une imprimerie et là on y passait mais des heures et des heures. Alors je rentrais avec de l'encre plein les mains, des odeurs de colle. Ma mère évidemment euh s'engueulait avec lui mais à longueur de temps à cause de ça parce qu'en fait il passait pas de temps, il passait du temps avec nous mais d'une d'une façon qui était pas celle que ma mère voulait.
Donc voilà. Et mais en même temps, il a aussi renforcé ma dyslexie puisque en fait euh les machines à l'époque, les lettres on les mettait à l'envers. En fait, on les pour faire des phrases.
Et donc moi, j'ai appris à écrire à l'envers avec mon père et du coup bah ça a accentué ma dyslexie. Voilà, c'est une grande question en France qui traverse la société française la question de l'assimilation ou de l'intégration. Ouais.
Vous en pensez quoi vous ? Je sais pas, j'ai pas vraiment d'avis parce que moi je pense que tout dépend franchement de de son de son vécu, de ce qu'on a vécu avec la France en fait. La l'intégration, qu'est-ce que ça veut dire ?
L'assimilation, qu'est-ce que ça veut dire ? Au fond, je pense que il y a tellement de Français qui pourraient s'apparenter à des Français de souche qui se connaissent pas, qui ne qui ne connaissent même pas leur pays en fait. Donc pourquoi vouloir absolument que les autres connaissent mieux le pays que eux-mêmes le connaît ?
C'est c'est il y a il y a vraiment une il y a une incompréhension globale générale en France et euh moi j'aime ce pays et quand je le dis mais je me fais taper dessus de part et d'autre. C'estàd que vraiment bah parce que d'un côté euh euh le fait que je sois métisse et que je représente euh un ailleur certainement dans l'imaginaire de certaines personnes, je ne peux pas dire que j'aime la France. Enfin, c'est c'est c'est une hérésie.
Et puis pour d'autres, "Oh, c'est formidable, elle est vraiment le parfait exemple de l'intégration." Mais non, puisque je suis française, mon père est français. Donc euh j'ai ça en moi et c'est et et je pense que je finalement je représente ce qu'il y a de plus enfin de plus évident en France.
On est on est on est euh la France est est plurielle, elle est multiple euh mais seulement euh je pense qu'elle est elle elle a pas envie de revendiquer absolument cette spécificité là quoi. Et c'est dommage. Moi, je le fais.
Voilà. Moi, j'ai à cœur de dire voilà, j'aime la France, c'est mon pays, mais je l'aime aussi parce qu'il est très complexe et que finalement s'il est aussi complexe, c'est parce que il s'est construit dans la complexité et que peu de gens connaissent. Voilà, on y va parce qu'on a j'ai des questions là-dessus.
Et alors si j'ai parce qu'on est quand même au musée, je l'ai dit au tout début. Ouais. Euh du pied bran Jacques Chirac.
Oui. Quand vous êtes élu Miss France, c'est lui le président de la République. Est-ce qu'il vous appelle ?
Bah il m'appelle Miss France. Je l'ai rencontré d'ailleurs. Oui.
Mais alors, est-ce que quand Ah non, il m'a pas appelé. Non, je j'ai pas souvenir d'avoir eu Jacques Chirac au téléphone au moment de mon élection. Bonjour Jacqu.
Bonjour Shaki Chirac. Non non mais moi je me souviens d'un d'un moment assez particulier avec Jacques Chirac. Euh j'étais j'étais reçu, je sais plus c'était pas au Sénat, je sais plus trop.
Et et donc il était là accompagné de son épouse et à un moment dit "Mais dites-moi alors donc vous êtes Miss France mais vous êtes d'origine rwandaise ?" On m'a dit "Et vous êtes française ?" Mais comment ?
Alors je dis "Bah en fait mon père est français." Oui mais vous êtes né au Rwanda ? Je dis oui mais donc mon père est français et puis donc je suis je suis éigible au statut de Miss France quand même et et donc il était il se posait presque la question comment elle peut avoir comment elle a ses papiers mais oui alors que mais et mais en même temps c'était en même temps c'était hyper naïf hyper bienve enfin il y avait de la bienveillance là-dedans évidemment et puis je pense que mais je crois qu'il faisait ça un peu avec tout le monde même avec des sportifs il savait pas parce que dès qu'il portait un nom un peu étranger il se demandaaiit d'où il venait ouais ouais ouais non mais c'était c'était assez C'est étrange quoi.
Mais en même temps, moi j'aimais bien, j'aimais bien Jacques Chirac. Il était drôle. Je crois que c'est le président de droite le plus à gauche qu'on a eu.
Ah c'est possible ça. Oui, ça c'est possible. On y va.
C'est par ici. Hop, je vous laisse passer. Julien su je vous ai pas présenté Julien parce que c'est lui qui porte la caméra.
Ça y est. Ouais. Bah Julien en plus on marche vite.
Ouais. Comment il fait ? Et on va encore accélérer, je vous le dis.
Non mais c'est marrant que Miss France on ne un président il appelle un sportif qui réussi. J'ai l'impression que Miss France non. Pourquoi ?
Ben je sais pas, certainement à l'époque c'était peut-être pas aussi euh enfin je sais pas, j'en sais rien. Les choses ont évolué, hein. Bon, en même temps, quand je regarde mon élection de Miss-Fance, il y avait déjà beaucoup moins de chaînes et beaucoup moins de médias, beaucoup moins deah, il y avait pas de réseaux sociaux à l'époque.
Donc on avait une sacrée notoriété hein quand même hein. Moi, j'ai été regardé par 10 millions de téléspectateurs. Ah oui.
Alors qu'aujourd'hui Miss France fait pas ça. En plus, c'est fini à 1h du matin. Et puis ça finit 1 heure du matin.
Ah madame Dun, elle aurait jamais tenu jusqu'à 1h du matin. Ah non, elle jamais. Elle aurait sinon elle aurait fait commencer l'émission à 18h quoi pour Ah bah là clairement.
Non non et puis il y a beaucoup de choses qui ont évolué dans le concours que je ne suis pas certaine que madame de Fonten aurait accepté. Ouais ouais. On en parlera après.
On parle pas. Je vous laisse monter dans notre véhicule. Installez-vous.
Mettez-vous à l'aise. Ouais. Bonjour. et je vous présente Guillaume, notre chauffeur.
Bonjour Guillaume. Bon alors il faut expliquer pour en partie je suis très content de vous recevoir de manière générale mais vous avez une vous avez une actualité. Bah j'ai une sacrée actualité.
Ouais. Une sacrée actualité. Ouais.
Euh le 18 novembre oui sur France 2. On pourra vous voir ouais 3 semaines de suite. C'est que le 18 en merc soir on est.
Je sais pas. On verra. Euh ça sera un mardi soir le mardi soir c'est bien.
Ce sera pas face aux Figara la nuit donc c'est parfait. C'est très bien. Et vous faites donc notre histoire de France saison 2.
Oui, saison 2. La première saison a été euh narré, c'est on est des narrateurs en fait, on est des compteurs. Euh c'est donc a été disons présenté par Thomer Sisley.
OK. Et qui euh qui commençait de à l'époque de Versen Getorix jusqu'à euh Henri là où vous reprenez jusqu'à Henry 4 parce que moi je reprends justement à Louis X. Ouais.
Mais on évoque évidemment 4. Ouais. Le fils de c'est c'est un truc assez extraordinaire.
Je trouve que c'est une idée géniale. Ouais. En fait, on rejoue des scènes importantes de l'histoire de France, des scènes privées.
H h et vous vous arrivez et vous nous faites le le sous-texte et vous nous racontez l'histoire. Et puis alors c'est marrant parce que vous êtes en tenue, tout le monde est enfin les acteurs jouent en tenue d'époque et vous vous êtes en première c épisode, vous êtes en cuir quoi. Ouais. ou je suis en tenue contemporaine bien que bien choisi pour que ça colle quand même un peu à l'époque parce que on voulait par exemple pour Louis X comme on est dans les heures de Versailles, on avait envie d'une tenue un peu plus chicolé par une par une tenue un peu plus armée.
Ouais. Ouais. Non mais enfin on on a donc il y a six épisodes donc de Louis X à Napoléon.
Donc j'imagine qu'il y aura une suite. Ce sera sans doute pas vous la saison 3. Non, je pense pas.
Et puis ils ont pas intérêt. J'imagine que c'est bien de changer de comment vous êtes retrouvé là-dedans ? Comment je me suis retrouvé là-dedans ?
Je pense que c'était le vœu de France Télévision et de la production ITV euh qui euh cherchait un visage évidemment qui représentait France Télévision, un visage de France Télévision et et puis très vite mon nom est arrivé sur la table. Donc moi, j'étais ravi. Ouais.
En revanche, donc j'ai reçu les enfin du moins les épisodes de l'année dernière avec Tomer Cisley, mais je n'imaginais pas euh le travail que c'était en fait. Vois le truc et je me dis bon bah c'est entre la présentation mais en même temps il y a du jeu puisqu'il faut avoir jou mais vous jouez en fait ce qui est marrant c'est que vous jouez mais vous jouez votre propre rôle. Oui, en fait je suis Sonia Roland qui invite les gens.
Oui. Mais en même temps, vous êtes pas présentatrice non plus, vous êtes quand même actrice donc c'est un truc un peu bizarre. Non, c'est très c'est très hybride en fait.
Comment on fait pour s'autojouer ? Est-ce qu'on arrive à être aussi naturel ? Bah oui et non parce queen fait euh il y a des moments où j'étais obligée de lâcher complètement euh ce que ce que je suis pour vraiment emprunter euh disons euh le chemin de de la comédienne parce que il y a des moments où je suis euh en totale empathie pour les personnages.
Par exemple, quand Louis X euh fait son discours et qu'il bége, ben il y a la maman, ça convoque la maman qui qui a envie de le prendre dans les bras et lui dire "Bon, c'est pas trop grave." Oui, c'est vrai. À ce moment-là, vous êtes derrière et vous baissez un peu les yeux un peu.
Oui. B J'ai de l'empathie pour ce ces personnages, même s'ils sont complètement controversés, qui sont complètement déconnecté du réel, euh ça reste malgré tout des humains qui ont vécu dans une dans une dans un univers qui est complètement fermé à la réalité de 80 % des gens, quoi. Est-ce que vous aviez une connaissance solide de l'histoire déjà ?
Alors, moi j'avais j'ai toujours eu une véritable appétence pour euh pour l'histoire. Euh mais évidemment, j'avais plein de lacunes. Euh ce qui est génial avec ce programme, c'est qu'on apprend aussi des détails euh de l'histoire de France euh mais des détails personnels de certains personnages et du coup ça amène vachement enfin ce côté un peu ludique aussi qui est pas mal, ce ton léger quoi, complètement.
Est-ce qu'il y a quelqu'un à côté de vous, un historien qui est là pour attention parce que les historiens, ils neguent pas dans la dans dans notre histoire de France. Non, mais jusqu'à des mots par très précis. C'est c'est ça parce que il peut y avoir un texte et puis on se le remet en bouche et puis on prend un autre terme qui ressemble enfin non là j'imagine qu'il faut que ce soit carré.
Vous savez par exemple premier ministre à une époque surtout à l'époque de la monarchie on disait principal ministre et moi j'avais tendance à dire ministre principal. Alors là non mais on m'a reprise mais plein de fois. Ah non non, Sonia, ça se dit principal ministre, c'est important, les historiens, ils tiennent et donc on m'a aussi on a enfin du moins, on a rajouté des phrases ou transformé des phrases la minute pour mieux les pour vous puissiez les dire plus facilement et que ça colle à une réalité historique quoi.
Exactement. Ouais. Ah non mais c'est pas facile hein.
Et quand j'ai reçu les textes au mois d'août et que je devais tourner en septembre, il faut savoir quand même que ça ça parente un peu à du théâtre parce qu'il faut tout apprendre par cœur. J'avais pas de prompteur. D'accord.
Ouais, c'est marrant parce que on en revient à ce qu'on disait là, c'est que vous êtes pas présentatrice ou j'ai pas de fiche, j'ai pas de de prompteur. Il faut que vraiment j'intègre ce texte, que je m'en débarrasse pour pouvoir aussi intégrer tout ce qui se passe dans l'univers que je traverse. Non, mais c'était mes schizophreniques quoi.
J'ai cru que j'allais devenir folle à un moment mais en même temps c'est une expérience et puis et puis ce qui est assez rigolo, c'est que les gens autour de vous jouent des rôles Ouais. qui sont finalement enfin enfin je me com de ce que vous vous êtes en train de dire, c'est-à-dire que vous vous êtes moderne et eux ils sont ancien. Oui.
Et puis en plus moi je j'accentue un peu les euh enfin du moins ce qui se joue dans les scènes pour mieux comprendre enfin pour mieux faire comprendre aux spectateurs. Enfin c'est c'est un vrai travail hein. Mais euh il y a une question de je me suis demandé, vous êtes de fait la seule l'actrice noire.
Euh alors métisse déjà mais non je suis pas la seule. Ah bon ? Alors moi j'ai vu que les deux premiers épisodes.
Oui. Enfin le premier une partie et la moitié du deuxème. Ah mais vous parlez de notre histoire de France ?
Ouais. Ah oui mais de toute façon je suis la seule à présenter toute la saison. Ça bien sûr mais je veux dire dans les gens derrière vous.
Ah oui oui. Alors ah bah il y a un match sénégalais à un moment. Ah ok parce que ça témoigne quand même d'une évolution dingue ou gé ce qui est génial c'est que c'est un visage comme moi qui présente l'histoire de France.
Oui. Pour le coup ça va pas plaire à tout le monde mais tant mieux. Ah bah c'est sûr à chaque année on a la on a toujours son lot de critique hein parce que pour une partie des gens on ne représente pas la France quoi.
C'est comme ça. C'estàd que en fait je crois qu'on on se rend pas compte. Moi je pas comp mais c'est parce que nos cerveaux ne comprennent pas ça et et tant mieux.
Mais mais mais c'est que vous non mais vous vous le vivez mais je me dis qui fait ça c'estàdire c'est quoi des critiques et ça c'est des messages c'est des insultes c'est au lendemain de Miss France au lendemain de mon élection j'ai reçu 2700 lettres d'insulte et de menaces de mort ça c'est c'est le cadre qui est posé au moment où je deviens mission on est en 2000 25 ans après on se dit oui mais sauf qu'à l'époque j'avais le choix de parler de ça si je voulais ou pas et moi j'ai j'ai fait j'ai demandé à jeun viè de pas en parler parce parce que c'était une façon de mettre en lumière euh une minorité de gens très actives et je pense et moi à mon sens, il reste encore cette minorité de gens très active mais qui a malheureusement accès à la parole à travers les réseaux sociaux et qui nous donne l'impression que c'est une généralité de gens qui s'expriment comme ça alors que je suis pas sûr que la France soit entièrement Oui. Encore plus à l'époque, c'est-à-dire que aujourd'hui maintenant finalement ils peuvent se réunir sur les réseaux sociaux. à l'époque c'éta complètement mais il fallait mettre un timbre, il fallait aller à la poste, il fallait mettre toutes ses insultes et parfois de la merde aussi à l'intérieur.
Non. Oui. Dans mon film, j'ai réalisé un film qui s'appelle euh Un destin inattendu euh qui est qui est passé sur France 2 l'année dernière et il y a une scène où bah la mère de mon héroïne qui est donc c'est en fait j'ai c'est c'est mon histoire que j'ai fictionné.
La mère de mon héroïne ouvre sa boîte aux lettes et tombe sur une enveloppe pleine de merde. Et c'est arrivé à ma mère. C'est arrivé aussi, ça m'est arrivé aussi quand quand j'habitais à Saint-Claud à l'époque.
Donc oui, ça existe. Est-ce que j'en ai fait état à l'époque ? Non, parce que j'avais justement envie de mettre à l'honneur cette cette majorité de gens qui avaient voté ben pour la Miss Bourgogne que j'étais et qui a fait de moi Miss France.
Et puis c'était une façon de les honorer eux et pas mettre la en lumière une minorité de gens active et haineuse quoi. Donc là quand notre histoire de France va sortir, vous savez d'ors et déjà que vous allez recevoir un mandage. Mais évidemment évidemment même chaque fois mais chaque fois c'est la même.
Et en même temps, je m'en fous. Mais alors vraiment complètement parce que est-ce que vous en êtes toujours foutu ou c'est avec le temps l'habitude ? Parce que j'imagine quand vous êtes Miss France, d'un seul coup la célébrité vous tombe dessus et en plus les insultes.
Enfin, ça doit être un truc là aujourd'hui. Bon, vous avez peut-être du recul quoi. Moi, je m'en suis toujours un peu moqué de ça parce que déjà en en Afrique, on m'appelait mouzu.
Mongu, ça veut dire la blanche ou le blanc. Mouzungu donc ça veut dire queen fait, j'ai jamais été vraiment considérée pour ce que je suis. Et je me suis dit, est-ce que je vais passer toute ma vie à devoir m'expliquer, expliquer d'où je viens ?
Mais regardez en fait c'est ça, on en reparle là ce soir alors qu'on pourrait ne pas en parler. Ouais mais c'est pas grave ça. Ça permet aussi d'éduquer les gens.
Ouais c'est vrai d'éduquer les gens à la tolérance. Ouais ouais c'est clair. C'est clair.
On va revenir dans la voiture. Oui on va revenir dans la voiture. Très bien.
Je peux boire un coup ? Bien sûr. Vous pouvez prendre la la la bouteille hein.
Je vais la prendre tiens. Allez on y va. OK.
Je peux surtout laisser mon sac ou là là normalement c'est bon. Guillaume, on peut laisser le sac ? Oui c'est bon.
Ah merci c'est gentil. Bah je le laisse là. Alors alors attention parce qu'on est sur une piste cyclable.
Ouais. Oh non, je prends mon sac quand même. J'ai trop peur.
On sait jamais. Euh et donc on est place de la Concorde. Oui.
Lieu important de l'histoire de ce pays. Ah bah lieu hautement euh important qui a quand même changé trois fois hein de nom. Oui.
Le premier nom de cette place. Mais attendez, vous allez me faire du fran du stéphan je vais vous faire un tout petit peu de de un petit cours d'histoire vite fait hein. Et vous voulez me le faire comme parce que souvent vous arrivez dans le champ dans euh l'histoire de France et pas vous racontez comme ça ouais j'arrive comme ça.
Alors donc d'accord j'arrive. Voilà alors cette place de la Concorde. Concorde.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire l'entente la paix. Mais c'est arrivé très tard parce qu'au départ cette place s'appelle la place Louis XV.
Ben en hommage à Louis XV. C'est c'est d'ailleurs les Parisiens qui lui ont offert cette statue qui le représentait sur un cheval, je crois qui n'existe plus parce que pendant la révolution, elle a été totalement détruite. Pour mettre quoi ?
À sa place ? La guillotine. Pourquoi ?
Bah pour exécuter et Louis X et Marie-Antoinette et ensuite les instigateurs de la terreur d'Anton Robespierre. Ne dites pas trop en souriant comme ça. Attention, on va se faire engueuler.
On va se faire engueuler. Mais euh Ouais, mais enfin la terreur c'est pas non plus la la période la plus glorieuse qu'on a eu en France. En revanche, euh cette cette ce monument euh qui s'appelle euh l'Obéis de Luxor a été offerte offert pardon.
D'ailleurs, c'est un Obélix a été offert par les Égyptiens au 19e siècle et puis voilà euh c'est devenu la place de la Concorde qui normalement euh a été appelé comme ça après la révolution pour euh pour célébrer la paix et l'union. Voilà. Et c'est l'un des endroits de Paris les plus extraordinaires parce que là on a donc la Madeleine.
Oui. Juste ici. Oui.
Euh on tourne, on a ici l'hôtel Cayon. Oui. D'ailleurs, attendez, attendez, attendez, je viens là.
Les Champs-Élysées. Ouais. La tour Effel.
Oui. L'Assemblée nationale. Oui.
Et si on tourne encore, on entre dans le jardin des Puleries. Et surtout le Louvre au fond. Et le Louvre au fond.
Oui. Vous savez qu'il y a la fuse en fait, elle crée la jonction entre l'ancien et le moderne. Exactement.
Et alors, paraît-il que bon, c'est un haut lieu de l'histoire de France la place de la Concorde. Et c'est un haut lieu de vos débuts en tant que personnalité. Non mais attendez les amis, vous n'imaginez même pas ce que j'ai vécu un soir de décembre 99 en devenant Miss France.
C'estàd que ma première nuit en tant que Miss France, je la fais dans ce palace du crayon dans la suite royale. Et bon euh c'est un moment assez vertigineux pour moi parce que c'était la première fois que je mettais les pieds dans un palace. Et c'est aussi le moment où je réalise ce qui s'ofre s'offre à moi en fait.
Ouais, vous avez vu là sur la place ? J'ai la vu sur la Concorde. Je me souviens de mon père qui est venu me voir.
Alors, attendez, je vous raconte une une anecdote qui est assez drôle parce que parce que c'était à l'hôtel de ville. C'était à l'hôtel de ville. Ouais.
Et ce qui était bizarre d'ailleurs comme lieu de réception. Maintenant, ça c'est dans des zit. Ouais, mais ça je pense que c'était Tibéri à l'époque qui avait envie de de ramener un peu de faste dans la mairie de ou peut-être pour ses élections, je sais pas trop.
Mais en tout cas, c'était un moment euh c'est un moment important quoi pour moi. Et alors mon père non mais mon père était quand même encore une fois je resitue. Mon père est un 68 un peu révolté, un peu un peu rebelle.
Oui. J'imagine qu'il a pas forcément a priori à très bon avis son Ah si, justement c'est lui qui m'a poussé à à me présenter. Ah oui oui parce que pour recontextualiser, pardon, j'ai du mal à parler.
Nous quand on est arrivé en France en 94, on a tout perdu pendant pendant pendant le génocide puisque mes parents avaient bah plus ou moins une bonne situation puisque mon père était patron d'entreprise, ma mère faisait de l'impôt export et euh et puis pendant pendant notre arrivée, ben en fait mon père nous expédie en France, ma mère et moi et on perd tout. Et en arrivant ici, on arrive à Clun dans une petite ville de 5000 habitants en Bourgogne et on connaît bah ce qu'on appelle le déclassement social. Et donc on arrive dans un HLM, on refait enfin je sais pas comment on on reprend tout de zéro.
Mes parents essayent de retrouver du travail, mon père devient ouvrier, manutenentionnaire, un âge assez avancé. ma mère ne trouvait pas de travail alors que bon, elle avait tous les diplômes qui lui permettaient quand même de trouver un travail stable. Et puis euh et puis euh 4 ans, 5 ans plus tard, lors d'un match de basket, il y a un recruteur de de l'élection de Miss Bourgogne qui vient me voir et qui me dit "Ça vous dirait de vous présenter à l'élection de Miss Bourgogne ?" Et moi je le regarde, je dis "Alors, écoutez, moi j'avais rien de féminin à l'époque hein, vraiment.
Ah ouais ! J'adorais le rap, je mettais des baguis. Euh je parlais avoir des photos, j'en ai.
On m'appelait Jordanette. Reste avec nous parce qu'elle nous les montrera en fin d'émission. Je m'appelais Jordanette, c'était mon mon petit surnom parce que j'étais une bonne baskette et en fait euh ben en rentrant, je une de mes coéquipières a donné la carte de ce monsieur à à mon père et puis mon père s'est dit s'est mis en tête qu'il fallait absolument que je fasse Miss Bourgogne.
Et là moi je le regarde, je dis "Mais papa enfin ça n'a aucun sens. Je sais même pas à quoi ça ressemble." Donc on regarde des cassettes, on nous file des cassettes pour regarder ce truc.
Oui, parce que vous vous êtes pas on imagine comment s'appelle le film américain sur les les minimis là. Ah Lunshine, ouais, je l'avait même pas encore vu. Voilà.
Non mais on imagine ça les parents qui poussent et tout. Non, vous pas du tout. Pas du tout.
Ma mère alors pas du tout hein. Ma mère est une femme noire qui a été jusqu'à l'université qui a arraché sa liberté grâce aux études. Il était pas question que sa fille Ouais. qui avait atterri à Cluni, petite ville de 100000 habitants encore une fois, mais première famille de noir qui s'y installent, euh se retrouve à Spavané sur TF1 un soir de 99.
Non non, pour elle, c'était pas du tout le programme qu' ou le plan en tout cas qu'elle avait en tête pour moi. Elle elle me voyait plutôt faire des études. Et donc votre père, lui, il est chaud bouillant.
Et puis faut pas oublier que j'avais que 18 ans, je passais mon bac, c'était l'année du bac. Alors, mon père, il est pas chaud bouillant, mais il se dit "Si ma fille peut échapper à un destin précaire, autant qu'elle se fasse plaisir, qu'elle se rapproche en tout cas de ce qu'il anime parce que moi je voulais être comédienne, je voulais être euh Ouais, je rêvais de ça quoi." Mais c'est vrai qu'à l'époque, on avait pas beaucoup d'exemples de réussite.
Donc c'était pas évident de se projeter à l'époque hein. Et donc votre papa, le jour où vous êtes élu ? Bah papa il arrive ici euh avec sa voiture parce que là on faut quand même le montrer.
C'est quand même c'est quand même pas mal quoi. Bah venez. Ouais, je vais vous montrer parce que Oui.
Al vous avez vu sur la place sur la chambre là ? Bah ouais. Moi j'étais dans une des chambres euh avec le grand balcon là.
Ah ouais. Oui. On vous a pas mis derrière dans la petite dans la petite rue quoi.
Ouais. Non non non. Mais c'était le papa, il est venu vous voir là.
Mon père est venu me voir là avec ma mère et ma grand-mère. Ma grand-mère n'a même pas osé marcher sur le tapis de l'entrée. Elle marchait à côté, la pauvre.
Et et puis mon père avait donc votre grand votre grand-mère la mère de la mère de mon père. Ouais. Ma grand-mère mais Cécile B qui a plus de ce monde mais bon.
Mon père non plus d'ailleurs mais mon grand mon père est arrivé avec une voiture, je crois qu'ils avaient pris la super cing de mon cousin et ils sont venus et mon père a jeté a jeté des clés. J'ai adoré. Mon père il est arrivé, il a fait parce que ma mère est sortie divine avec sa superbe robe et tout et il a jeté les clés au au voiturier.
Il a dit je vous la confier. Puis le voiturier qui a vu le truc, il était bah le il a regardé le truc, il s'est dit ouais ça c'est pas mal quand même. Et mon père lui a jeté les clés comme ça et puis il a il a fait le tour de sa super.
Il a pris ma mère par le bras et ils sont rentrés tous les deux au crayon pour venir voir leur fille fraîchement couronné. Et vous, vous étiez dans quel état ? Vous vous en souvenez ?
Ah ouais, moi je dormais déjà sur le canapé. Je m'étais endormi mais terrassé par ce par cette Et vous arrivez à vous en souvenir encore ou cette soirée ou tellement enfin vous êtes tellement du temps ? Non, je m'en souviens encore parce que parce que il y a des enfin il y a des petits moments qui me reviennent mais après c'est vrai que c'est un tourbillon.
Ça va tellement vite. C'est un tsunami qui vous qui vous prend comme ça. Enfin c'est c'est une expérience assez dingue he quand même.
On va reparler un peu de votre parcours et tout mais Ouais. Là maintenant vous êtes une experte en histoire. Qu'est-ce que vous avez appris par exemple un truc vous dites "Ah bon je savais pas là sur le tournage et ça vous a fasciné ?
Vous y repensez ?" Ça c'était génial sur l'histoire de France. J'ai appris tellement de choses, je saurais même pas par quoi commencer.
Bah en fait ce que j'ai appris surtout c'est des détails qui peuvent être complètement fous euh comme non mais des enfin je sais même pas par où commencer en fait parce que je je je présente six épisodes. Ouais. Euh non, je je suis dans six épisodes.
Il y a Louis X en premier, ensuite Ouh là là, ça va ? C'est bon, c'est bon. Il y a Louis X.
Ensuite, nous avons nous sommes passés par évidemment non Anne d'Autriche et et Louis XIV. Ensuite évidemment Marie-Antoinette, ensuite donc Louis X et puis après deux épisodes sur Napoléon et et en premier sa relation avec Joséphine de Boarnet et puis après après c'est plutôt la chute de Napoléon l'empereur et la chute. Voilà.
Endroit magique. Mais on on apprend énormément de choses he enfin euh qu'est-ce que je pourrais vous dire ? Quelle est vot votre c'est la condition des femmes par exemple qui m'a qui m'a interpellé moi dans dans tout ce que je raconte.
Ah mais c'est bon, on pe y aller. Euh dans tout ce que je raconte en fait les femmes, même si elles étaient reennes, bah souvent en fait c'était des mariages de raison souvent économique parce que ben par exemple Marie de Médicis qui venait d'une grande famille, c'est une femme de pouvoir Marie Medicis. Ouais.
Et puis elle arrive avec une sacrée dote aussi pour la France qui qui va pas très bien financièrement. Et euh et puis c'est cette femme, elle va elle va elle va être régendre parce que son mari Henri I est est tué par un illuminé catholique qui bah parce qu'à l'époque il voulait justement il était très tolérant, c'était un bon roi comme on l'appelait. Il voulait une paix entre les protestants et les et les catholiques, ce que certains n'ont pas voulu.
Euh ça a mené à des guerres euh des conflits euh des milliers de morts. Mais Marie de Médicis quand euh quand elle prend la régence euh du royaume, en fait, elle est euh elle est obligée parce que son fils est trop jeune. Euh Louis XI arrive au pouvoir un peu par la force aussi quand il commence.
Il est très jeune d'ailleurs quand il prend le pouvoir, c'est un adolescent et il va il va évincer sa mère du pouvoir mais en plusieurs étapes parce qu'elle va quand même s'échapper d'un château où il l'avait envoyé et puis elle s'échappe. Non mais ça c'est un truc complètement fou. Elle s'échappe avec une échelle.
Vous imaginez une reine avec tout ce qu'elle avait apporté. Elle était plus toute jeune en plus. Non, elle était pas toute jeune.
Et elle s'est échappé. Alors ça, j'y a pas cru. Je je suis allé me documenter et en fait c'est un fait historique quoi.
Et donc on peut le voir le 18 novembre. Le 18 novembre et d'ailleurs c'est le premier épisode. Vous pourrez voir ça.
Et comment vous la voyez vous l'histoire l'histoire de France ? Est-ce que vous la prenez en bloc là aussi c'est un sujet beaucoup plus sensible que ce qu'on peut imaginer naturellement l'histoire de France. Il y a des batailles sur les sujets.
Comment regarder notre histoire ? Est-ce qu'on doit tout prendre ? Est-ce qu'il faut oublier certaines choses ?
Est-ce qu'il faut ne regarder finalement que les erreurs ou au contraire ne regarder que les grands moments ? Je pense qu'il faut tout garder mais il faut aussi apprendre de ces erreurs. Et puis faut moi ce qui me ce qui me parfois me désole, c'est qu'on apprend rien de l'histoire.
Il y a il y a il y a un devoir de mémoire qui doit être qui doit être pris au sérieux si on veut justement ne pas réitérer les mêmes erreurs. Mais c'est c'est souvent un éternel recommencement quand on regarde finalement quand on quand on balaye toute cette période de l'histoire. C'est quand même 200 ans hein que j'ai que j'ai présenté.
Et ben on se rend compte que ça fait écho aussi à des moments de notre société. C'est plutôt contemporain d'ailleurs. Ah bah oui, bah oui, il y a des révolutions, bah des révoltes, il y a des par exemple le siècle des lumières, moi j'aurais j'aurais aimé le vivre, j'aurais aimé le voir en fait me dire tous ces intellectuels qui ont quand même œuvré pour rendre accessible le savoir au peuple et ces gens-là sont des gens éclairés, intellectuels, mais bourgeois qui ont donc un pied un petit peu dans la monarchie, un petit peu dans le peuple et qui qui crée cette jonction quoi entre ces c'est ces deux sociétés qui se connaissent pas, qui se comprennent pas euh et c'est et heureusement qu'ils ont été là finalement, même s'ils sont certains sont très controversés he parce que je je crois qu'on découvre quand même que Voltaire était antisémite, qu'il était Oui.
Alors justement, comment faire avec ces ces figures là ? Certains disent par exemple par exemple facile de Napoléon, certains veulent l'ultra glorifier et d'autres veulent expliquer que c'était un tiran absolu et qu'il n'a apporté que du négatif à la France. Comment on fait ?
Est-ce qu'on déboulonne la statue ou est-ce que justement on revient un coup de peinture dessus ou est-ce qu'on peut juste la regarder comme ça ? Non, mais je crois qu'on a un devoir de nuance tous. Évidemment que tous ces personnages hyper controversés ont ont une face sombre et et maiavellique.
Enfin, je veux dire Napoléon, il a quand même réhabilité l'esclavage, c'est pas non plus très glorieux. Mais de l'autre côté, pour certains, c'est un c'est un homme de guerre qui a su faire qui a créé aussi la Constitution. Enfin bon, bref, il y a il y a quand même énormément de de choses à prendre et des choses à laisser, mais ces choses à laisser, il faut quand même pouvoir les voir et enfin voilà, c'est c'est l'histoire de l'humanité quoi.
Ce qui ce qui est intéressant, c'est que vous racontez ça sans parti prix. Ah non, bah c'est c'està-dire que c'est très factuel. Ouais.
Factuel. Factuel. Factuel.
Ah ouais, c'est factuel. C'est c'est euh c'est factuel parce que c'est mon devoir aussi de raconter les choses avec avec neutralité euh parce que je suis une compteuse dans cette dans ce programme en fait qui est notre histoire de France. J'ai pas de partie prix mais ça veut pas dire que je je suis d'accord avec tout hein.
Ah oui ah ouais non. Ah bah oui ou mais c'est intéressant parce que sur le service public si vous aviez pris partie d'un côté ou de l'autre alors là ça aurait été Ah bah déjà et puis moi je pense que c'est pas le c'est pas le rôle de du service public. Au contraire le service public il est là pour créer de la contradiction.
D'ailleurs, je sais qu'il est il est mis à mal ces temps-ci euh parce que il a il a plus de budget. Attention, passer ici. Attendez, on passe vite.
Ah mais là c'est un peu Maryine, quoi. Ouais, c'est Mareline mais j'ai pas la robe. Euh ouais, le service public a a vraiment des de grandes difficultés ces temps-ci parce que voilà, il y a il y a des gens qui lui veulent qui lui veulent du mal, mais nous on résiste parce que je pense qu'elle a vraiment toute sa place dans notre société. elle est là pour euh pour euh pour créer des programmes qui qui euh qui œuvre aussi pour la diversité, qui œuvre pour la diversité des des sujets enfin et puis elle est essentielle en tout cas pour avoir un libre arbitre hein.
C'est c'est vive le vive le service public quoi. Bon je voudrais qu' on revienne un peu àon on l'a évoqué à plein de moments. Ouais.
Mais votre naissance donc vous êtes né à Kigali ? Oui. Votre mère est rwandaise ?
Oui. Votre père est français. Mais il se rend compte comment ?
Votre père va là-bas en fait. Mon père euh Oui. Après un divorce puisquil j'ai deux sœurs blanches.
D'accord. Ouais. Christine et Nathalie.
Donc ils sont plus âgés que vous. Elles sont plus âgées que moi. Euh c'est donc du premier mariage de mon père.
Mon père donc est allé au Rwanda parce qu'il avait fait son armée en Afrique et il était fasciné par l'Afrique. Il a répondu à une offre d'emploi en tant que directeur technique et arrivé là-bas très vite ben euh les choses se sont imposées. Il est devenu il a vite racheté cette cette imprimerie qui est devenue la sienne.
Il a eu des associés rwandais et puis et puis pendant plusieurs années, presque 20 ans, il a vécu au Rwanda. Ouais. et vos parents donc se rencontrent se rencontrent là-bas.
Vous vous parlez ma mère alors c'était pas si évident. Ah ouais non. Ah ouais mon père était fou amoureux de ma mère mais ma mère c'était pas Non c'est pas ça.
C'est qu'en fait à l'époque il faut resituer les choses. Et d'ailleurs est-ce qu'on appréciait le fait que une femme se marie avec un blanc ? Bah justement non.
C'estàd qu'à l'époque en fait, il fallait qu'elle se marie très vite pour être protégée. Mais sinon, une femme toutsi qui fréquentait un blanc était souvent considéré comme traître à la nation et il y en a beaucoup qui ont fait des séjours dans les dans les camps de redressement de l'époque qui était pas c'était certainement pire que la prison quoi. Et et donc pour ma mère, il était évident que si mon père la la courtisait, il fallait aussi que que les choses se fassent très vite.
C'est-à-dire que elle l'a vite présenté à mon à mon grand-père au village. Mon père qui est quand même un être très courageux est allé demander la main dans sa langue face à quelqu'un qui comprenait pas sa langue mais qui ils ont trouvé un accord et puis il a marié ma mère très vite quoi et puis moi je suis arrivé un an après. Et vous parlez français à quel âge ?
Il vous parle un peu parce que vous me dites tout à l'heure non lui il jouait le Rwandais enfin il jouait il randais à fond. Ouais mais il a jamais parlé un mot de rwandais sauf sauf pour parler de cigarettes et de et d'allumettes. Il disait Kibility pour les allumettes.
Non non mon père je pense qu'il comprenait très bien le Kinawanda mais il laissait toujours penser qu'il comprenait rien pour mieux pour mieux écouter. Donc si vous parlez français. Ouais il me parlait français.
D'accord. Mais vous vous au quotidien vous parlez rwandais. Moi au quotidien je je parle rwandais avec ma nounou parce que faut encore une fois faut resituer les choses.
Moi ma mère était une femme qui travaillait beaucoup. Mon père était très féministe. Il voulait que sa femme soit indépendante financièrement, que elle soit libre surtout dans un pays comme le Rwanda.
Je peux dire ça avait vraiment une grande valeur. Etth et en fait donc moi j'ai grandi beaucoup avec mes nounous et d'ailleurs j'ai une j'ai ma nounou Françoise que je revois très souvent quand je vais au Rwanda. OK.
Bah qui a évidemment vieilli, qui a des enfants qui ont grandi, mais c'est c'est une femme que je que je que j'ai plaisir à revoir tout le temps parce qu'elle fait vraiment partie de ma vie. Et donc, j'ai grandi avec elle euh avec des parents très absents parce que mon père travaille beaucoup, ma mère pareille euh mais dans une espèce de d'harmonie familiale très joyeuse avec un petit frère qui s'appelle Michaell d'ailleurs qui est arrivé 4 ans après moi. Vous êtes enfant et jeune ados ?
Oui. Est-ce que vous vous rendez compte vous de la violence qui vous entoure dans ce pays ou non ? Ah non, tout.
Non, pas tout de suite. Enfin non. Et puis de toute façon, moi je vais vous dire mon enfance au Rwanda et au Burundi après, c'est une enfance joyeuse et vous pouvez parler de ça avec tout.
Bah, j'ai un ami Gael Faille avec qui j'ai grandi au Burundi adolescente, le rappeur écrivain maintenant. Exactement. Et et pris Renaudo l'année dernière.
C'est vrai avec Jacaranda d'ailleurs, je vous conseille de le lire et c'est c'est vraiment une période de notre vie quand on en parle mais qui est très joyeuse et pour très insouciante et pourtant on un contexte parce que vos parents vous protègent ou parce que Ouais nos parents nous protègent euh bien que parce que eux ils le savent, ils le sentent. Si on en est au point, vous quittez le Rwanda parce que vous expliquez vous quittez le Rwanda un moment pour aller au Burundi. Donc c'est que là il y a un besoin de déjà de fuir.
Ouais, bien sûr. Non, non, mais ma mère en plus c'est une femme encore une fois comme c'est une intellectuelle, elle est très renseignée en fait et tous les jours on la preuve de de de renseignement ce qui se passe au Rwanda parce que nous là on est au Burundi. Entre 92 et 94, on est au Burundi.
À un moment, ma mère et mon père se sont décidé à partir parce que quand les quand le génocide démarre au Rwanda, on pense pas que c'est un génocide. On sait qu'il y a des massacres mais on n'imagine pas une minute que tout est programmé pour éradiquer cette population quoi. Et tous les jours, on apprend qu'il y a des milliers de morts, des centaines et des centaines et des centaines de morts jusqu'à ce que ça dépasse des chiffres hallucinants.
Et euh et là, à ce moment-là, vous parce que vous revenez à un moment au Rwanda. Ouais. Et pourquoi ?
C'est-à-dire que vos parents Ah au Rwanda, on est revenu après Miss France. Ah d'accord. Non, au Burundi, vous êtes reparti du Burundi en France directement.
Directement en France. D'accord. Oui.
Oui. C'était plus possible. Voilà.
Moi, j'ai quitté le Rwanda en 90. Mais même au Burundi, c'était devenu dangereux. Ah oui, ah oui oui oui.
Bah parce qu'il faut pas oublier quand même que le président du Rwanda et du Burundi était dans le même avion quand il a été quand il a été abattu cet avion et il voyageait ensemble. Alors, je sais pas trop pourquoi, mais euh en tout cas, ils se sont retrouvés ensemble et ils sont morts tous les deux sacré. Même même ce pays au sud n'était plus euh c'est sécurit en sécurité.
Ouais. Bah non, plus personne n'était en sécurité. Bien que le pouvoir était touti au Rwanda au Burundi pardon, euh il y a eu une grosse défiance, il y a eu même une un trouble dans la dans la population.
Est-ce que il y a un moment quand même où vous vous me dites "Non mais vous l'avez pas senti ou il y a enfin il y a pas de je sais pas vous entendez pas des coups de feu, de la violence des des des explosions Si si. Bah si, moi je pourrais raconter. Une fois, j'étais à l'école, j'étais dans une j'étais dans l'école, on était à l'école prive, enfin pas privée, c'était une école française mais bon, considérée comme privée et pourtant publique mais bon.
Et euh et un jour les je sais pas comment expliquer cette situation. En fait, il y a eu un événement, c'était un petit peu après que le génocide démarre au Rwanda où on a fait mais exploser des grenades à côté de l'école et là évacuation euh immédiate de l'école. Les casques bleus sont arrivés, ont pris des ressortissants bah français, étrangers, les ont amené dans leur quartier.
Moi la chance c'est que j'habitais à côté de l'école et et donc c'est notre gardien, le gardien de la maison qui est venu nous chercher avec les chiens. Je me souviens avec mon petit frère et on est allé à la maison et à partir de là, blocus, on avait plus le droit, donc on était dans une sorte de confinement, on avait plus le droit de sortir de chez nous. Euh il était très difficile d'avoir des vivres. il y avait plus de viande, il y avait plus rien qui qui transitait, quoi.
Et euh donc on a connu des un mois très difficile. Et puis mon père, pendant ce temps-là essayait de euh de euh de de trouver un moyen de repartir en France, quoi. Sauf que comme il était trè simple pour lui parce qu'il était français, il était français mais comme il était ressortissant français logiquement il pouvait parce que Jupé à ce moment-là envoyé plusieurs avions je crois deux même pour les ressortissants français pour l'évacuation sauf que mon père n'en a pas bénéficié parce qu'il n'était pas travailleur coopérant et ça ça a été un moment très difficile pour mon père mais qui lui a fait prendre conscience en fait que quand on fait partie de la colonisation finalement on a plus de privilège.
Lui était un travailleur privé, il avait décidé de faire sa vie en payant ses impôts dans le pays dans lequel il travaillait et non en France. Euh il pensait avoir fait bien les choses et puis finalement on lui a on lui a interdit l'accès en France quoi. Et ça ça a été très douloureux pour lui.
Mais l'ironie du sort c'est que je deviens miss Fran 5 ans plus tard quoi. Et voilà. Voilà.
C'est pour ça que c'est pour ça que moi j'ai tendance à toujours nuancer mes propos parce que je me dis toujours que la vie quoi qu'il arrive ouais elle vous amène toujours son lot de surprise plutôt agréable et et du coup ça fait redescendre un peu la colère quoi. On est dans un endroit là bien quand vous êtes gamine d'ailleurs. Oui.
L'histoire de France vous la connaissez on vous la prend vous en avez Ouais. Ouai on me la prend bah dans les grandes lignes ou sinon dans les manuels scolaires. Mais après parfois c'était rébarbatif. avec un enfant qui habite à Paris ou à Cuni ou je ne sais où.
Non. Ouais. Ouais.
Non. Non. Moi mais puis encore une fois, j'étais pas j'avais pas toutes les connaissances que j'ai aujourd'hui parce que évidemment depuis j'ai comblé ces carences.
Mais euh Et vous étiez vous étiez déjà allé en France avant d'y venir ? Vraiment ? Euh, j'étais Oui, j'ai été baptisée en France d'ailleurs, je suis venue toute petite en France et euh j'ai été baptisée à Massi dans un une toute petite ville de Sonéloire, enfin c'est même pas une ville, c'est un hameau de 400 habitants où vivait ma grand-mère.
Et donc euh ils ont demandé à la petite Chapelle si on pouvait faire mon baptême là-bas et j'étais baptisé en France. Bon là, on est au jardin de Suilerie. Ouais.
Là, lieu important aussi dans la période que vous racontez Napoléon. Ouais. Oui.
Ouais. Incroyable. Ouais.
Non mais les tuileries enfin tous les monuments de de Paris ont ont une ont une résonance particulière. Si devient en garder qu'un des monuments. Ouais.
Waouh ! Alors là en a qu'un, faut le garder. Il y en a qu'un, il faut le garder.
Mais non, mais il faut tous les garder. Vous avez pas le choix là, c'est foutu. Aïe aïe aïe.
Je sais pas quoi, mais il fait froid là. Il commence à faire froid. Euh bah pour bah celui qu'on vient de visiter, la Concorde parce que finalement Ouais, c'est vrai.
Bah c'est une belle place et une des plus grande places hein de de France hein. Euh et puis euh et qui a un symbole très fort puisque c'est euh l'unité du enfin pas l'unité du peuple mais en tout cas la paix. On tend vers la paix, on tend vers un avenir plus serein, plus paisible.
Pourquoi pas quoi ? Moi je prends le panthéon. Oui ouais le panthéon évidemment.
Et d'ailleurs il repose une des figures que j'aime le plus. On en parle après. On en parle.
Ah d'accord. On parle aux gens maintenant. Vous avez raison.
Elle s'appelle Joséphine Baker et puis badin aussi hein. Très récemment. Vous étiez d'ailleurs à la pantonisation de B ?
Ben non, j'ai pas pu, j'étais en tournage. Ouis. Parce que vous étiez vous avez quand même joué le rôle de Ouais.
Bah c'était un clin d'œil hein. Ouais mais c'est oui ou non. Ouais.
Non, j'aurais bien aimé la jouer mais là oui. Bon, dans le film de Woody Allen Mid Night in Paris, on a fait j'ai fait un battement de cil mais je suis sûr que vous fermez les yeux 5 secondes, vous me voyez pas. Ouais, mais bon, j'étais très flattée.
Très heureuse de participer à ce très beau film. Et alors quand vous arrivez en France ? Ouais.
Euh, comment vous êtes comment ça se passe déjà ? Vous avez donc chez dans la famille de votre père enfin Ouais, c'est ça ou euh en fait j'arrive chez ma grand-mère en en Bourgogne à Massie. En fait, elle vient nous chercher puisque mon grand-père enfin du côté de mon père était chemin et donc elle bénéficiait de de des des de billets gratuits à la CNCF à l'époque.
Mainant, je suis plus sûr que ça marche comme ça. Si ça marche toujours. Ça fait ça fait scandale d'ailleurs.
Ou et puis du coup ma ma grand-mère est venue nous chercher parce qu'on avait vraiment pas un sous. Faut imaginer quand même, il faut recontextualiser. On a quitté le Rwanda dans des conditions mais d'exil, quoi.
C'est-à-dire que vraiment, on est parti avec deux valises, un album de famille et on a tout laissé derrière nous, notre vie, nos rêves, notre une enfance joyeuse quoi. Moi, je me souviens que j'ai dû dire à mes amis adieu quoi. Et quand on a 14 15 ans, dire adieu à ses amis, c'est c'est atroce parce qu'à l'époque, il y avait pas les réseaux sociaux.
On était pas sûr de se revoir tous, quoi. C'était foutu, c'était fini. Et euh et puis surtout, j'allais dans une culture que je connaissais que très peu finalement parce que j'avais grandi en Afrique, certes dans une mentalité un peu française mais mais avec des codes très rwandais, très africains quoi.
Et euh et quand je quand je commence à découvrir la France, je la découvre par la par le le le moyen le plus brutal, enfin du arrivée très brutale parce que on arrive dans un nouveau contexte social, on arrive dans un HLM. Moi je savais même pas enfin l'idée de vivre les uns sur les autres, je connaissais pas. Nous, on avait pas de bâtiment, on avait des maisons.
Même les plus pauvres, ils ont leur petitte maison avec leur petit jardin, leur petit Nous, on était vraiment Ça paraît bizarre de raconter ça comme ça, mais vraiment c'était la première chose qui m'a marqué aussi, c'est que quand j'ai été inscrite au collège, je suis rentrée un jour à la maison en disant à ma mère "Mais je comprends pas les les élèves parlent mal au profs, quoi." Et ma mère, elle me dit "Alors il y a bien une chose que tu dois pas suivre, c'est ça, d'accord ?" Et moi je dis "Oui, d'accord." Mais maman, je comprends pas.
Il répond de profu et les profs ils disent rien. Et ma mère, elle était elle me dit "Bon, ça c'est des habitudes qu' faut pas prendre. Ça c'est les habitudes des blancs, tu les laisses au blanc." D'accord.
C'est pas drôle. Mais non, mais c'était hyper drôle parce que nous on a un respect profond des professeurs quoi. Pour nous les profs, les maîtresses d'école, c'est eux qui nous transmettent le savoir.
Donc et comme on a un respect aussi des anciens et ça c'est des choses de mon côté disons européen ou français que je n'ai jamais compris en fait de me dire comment on peut si peu euh honorer la mémoire des vieux, des anciens. On les on les parque dans des épades et allez salut, on les voit plus, on attend que l'héritage tombe. Non mais c'est que des choses un peu clichées que je sort mais qui franchement c'est le sentiment qu'on a quand on quand on voit ce par c'est pas du tout la même chose.
Mais non c'est pas du tout la même. Mais non, les vieux ils vivent avec nous jusqu'à la fin. Mais oui, bah évidemment après, il faut avoir les moyens.
Je comprends aussi que les gens se disent "Bah c'est pas c'est pas si simple d'avoir des vieux à la maison ou les anciens mais enfin moi euh je vois ma mère en elle elle a fait un AVC en 2015 donc il y a 8 ans. Euh je ne me suis pas imaginé une seconde la laisser toute seule face à tout ça. Non non mais qu'est-ce que ça dit de nous par rapport à enfin qu'est-ce que ça dit de la France et de cette habitude par rapport à Bah je pense que bah la France est un pays occidental qui tend vers l'individualité vers vers des modes de consommation qui qui en disent long sur ce que nous sommes devenus quoi.
C'est je veux dire la vie est devenue comme comme notre façon de fonctionner de et de consommer. On est des c'est des vieux quoi. Je veux dire moi je vous savez une il y a une phrase que je retiens de ma grand-mère paternelle donc Mém et Cécile de clunis de Bourgogne qui me je lui posais toujours la question.
Je disais mais toi comment tu as fait avec le grand-père ? Parce qu'on notre grand-père était quand même connu pour être un peu un peu dur un peu euh un peu sévère et je disais mais comment tu as pu tenir avec ce caractère ? Elle me disait "Tu sais, nous on fait partie d'une génération où on réparait le matériel et on réparait les choses.
Donc bah la relation aussi on la réparait et je trouvais ça magnifique." Je me disais "Mais elle a raison." C'est dire que le téléphone on le réparait quand il y avait un problème.
On le jetait pas pour en acheter un autre. Voilà. Ben si on transpose les choses aujourd'hui bah les mari et fareil pour les relations.
Mais c'est Oui. Bah c'est vrai que la consommation le mode de fonctionnement de des humains aujourd'hui est quand même bien différent d'une époque. Bon après les femmes aussi toléraient des choses que on serait enfin moi je je pourrais pas tolérer aujourd'hui.
Comment on fait pour être certain de prendre le meilleur de chacun des deux côtés ? Si vous auriez pu prendre le pire des deux côtés. Bah encore une fois, la chance que j'ai eu, c'est de vivre que enfin d'avoir eu une éducation en fait.
Voilà. Moi ce qui m'a sauvé finalement malgré la vie qui dans laquelle j'atterrissais he qui était une vie ouvrière et une vie quand même très très dure où il est difficile de se construire une confiance en soi, une une et même il est difficile aussi de se projeter tout simplement de se projeter dans des rêves. Moi, je suis métise.
À l'époque, il y avait un manque de représentation à la télévision, au cinéma, dans les films. Enfin, il y avait pas beaucoup de visage qui me ressemblaient. Ou alors ils étaient américains, noir américain.
Mais pardon. Mais encore une fois, enfin moi je suis française et dans l'idée, on va là. Ouais.
Et dans l'idée, ben j'avais envie moi de de m'inscrire dans un dans une culture française et qui donne sa chance à tout le monde quoi. Et à l'époque, c'était pas encore tout à fait le cas. Moi, je suis la première comédienne euh métis à avoir un rôle principal dans une série.
À l'époque, ça s'appelait Léa Parker. C'était une série sur M6 et j'ai fait 60 épisodes. Mon premier film, je le fais avec jamais avant.
Il y avait jamais eu avant, même en Europe. Ah bon ? Ouais.
Dans un rôle principal, hein. Attention. C'est vrai que des rôles de premier plan, il y en a pas tant que ça en fait.
Ouais. des des des des comédiens ou des comédiennes issues de la diversité qui sont dans des rôles principaux, il y en a pas. Mais c'est vrai aujourd'hui.
Alors, je vois les hommes issus de la diversité dans des stars et les femmes, il y en a moins. Il y en a moins parce que déjà il y a il y a moins de rôles disons euh de premier plan pour les femmes. Mais alors en plus s'il faut réduire à la à la diversité, enfin c'est pas évident.
Et puis mais là, je parle de noir blanc ou de noir euh euh métis, mais il y a aussi les les asiatiques, les Indiens. Enfin, il y a un très gros manque de représentation dans les dans les projets français, hein. Mais après, les choses évoluent.
On va dire ça, ça évolue quand même. Vous allez l'air sceptique. Bah non, je pense que il y a il y a des chaînes, par exemple, on revient à France Télévision, mais France Télévision, c'est une de ces missions de mettre en avant la diversité et l'inclusion.
Bah, ils le font très bien et j'en suis la preuve. D'ailleurs, avant, vous savez qu' avant on me disait "Ouais, non mais vous savez si on fait des films, bah ils appelaient ça des films communautaires." Je dis "Mais pourquoi communautaires En fait, la France est une communauté à l'échelle mondiale.
Donc, on est tous des communautés. Finalement, les Bretons sont des communautés. Les gens du nord sont des communauté.
Pourquoi ? Dès qu'il s'agit des noirs ou des des arabes, on est des communautés ? Bah non, même moi, je suis africaine.
Qu'est-ce qui me lie aux Antilles aujourd'hui ? Pourtant, je joue une anti quand même. Bon bah voilà, mais en fait, il faut juste ouvrir un petit peu euh il faut un petit peu ouvrir le champ des possibles en fait.
C'est pas et on a tous les moyens de le faire mais je sais pas pourquoi il y a encore une forme de résistance. Je sais pas. Alors on nous dit ça marche pas.
Bah si ça marche puisque tropie criminelle on est la preuve. Oui ça marche très bien. Ça fait 7 ans qu'on qu'on bat toutes les autres chaînes avec un programme qui est une fiction qui s'inscrit en Martinique et qui met en avant la diversité.
Justement, grâce à cette série qui qui est la première d'ailleurs en Martinique, on a installé on a installé la possibilité en fait d'une dessination nouvelle sur une chaîne française, quoi. On peut être fier. Et oui, et ça marche.
Et ça marche. Oui, voilà. Et puis il y a pas de problème.
La comédie française, c'est le prochain objectif. Ah bah non, je j'ai pas j'ai pas la prétenion et puis je laisse ça au super professionnel. Non non, moi j'adore la comédie frér comme aussi du théâtre.
Non. Ah le théâtre je c'est un vrai fantasme. Mais euh non là on est euh en tout cas j'ai un ami qui est qui est à la comédie française ces temps-ci, c'est euh Thierry Godard.
Thierry Godard qu'on a reçu et qui nous a fait rentrer ici. C'est vrai ? Ouais.
On était là-haut dans la loge. Ah, j'ai pas vu l'épisode avec Thierry. Ah ben je vous propose de regarder.
Je vais le regarder. Non mais Thierry il a joué dans mon film vous savez. C'est lui qui joue mon père dans un dessin inattendu.
Il m'a fait cet honneur de extraordinaire. Ah ouais, avec une douceur sous ses herbes bourues là. Ouais.
Ouais, carrément. C'est un merveilleux acteur. On entre au palais royal.
Allez. Mais je sais pas si euh il est ouvert. Normalement c'est censé être ouvert pour nous.
En pour nous et pour tout le monde. Mais alors, est-ce que ça marche ? Mais on peut entrer par là-bas.
Euh je pense qu'on peut rentrer par là-bas. Est-ce que Ah ou c'est peut-être là la petite Mais moi j'aurais dû prendre mon manteau. Vous êtes malin vous.
Bah oui mais vous voulez le mien. C'est pas si ça va. Ça va ça va pour le moment ça va.
Euh est-ce que le fait de devenir Miss France Ouais je pense que vous vous je pense que vous allez hésiter sur cette question. Est-ce que ça vous a aidé pour devenir actrice ou ça vous a freiné ? Bon je pense un peu les deux parce que ça me fait ça me fait connaître à un moment.
Ouais. Ouais. Euh ça donc ça suscite une certaine disons une certaine curiosité.
Non vous êtes sûr qu'on on a le droit de rentrer ? Ouais ouais ouais. Normalement j'ai demandé à A ou ici là ça a l'air d'être ouvert.
Oui c'est là. C'est bon c'est bon. Ah oui c'est ouvert.
Ouais c'est je crois que c'est ouvert. Euh je pense que ça suscite une certaine curiosité au moment parce que bon on va pas se mentir mais non c'est fermé. Si si, jeis.
Ah ouais bah oui, je crois qu'on peut passer par là. Je savais pas qu'on allait faire autant de monuments. Regardez ça.
Waouh ! Avant de parler de vous qu'aurait dit euh votre personnage dans notre histoire de France là sur Bon, je sais pas, on aurait dit plein de choses. Tu vois, c'est l'enfance de Louis XIV ici, hein.
Oui, le petit Louis XIV. Le petit Louis XIV avec sa mère Anne d'Autriche. D'ailleurs, vous savez que c'est une des reines que je que j'ai que j'ai que j'ai vraiment découvert et qui est assez énigmatique mais très intéressant. qui a entretenu pendant quelques temps des relations avec son royaume d'origine, l'Espagne et puis qui paraît-il a pris un jour, on dirait aujourd'hui, un coup de pression par Richelieu.
Oui, mais en fait c'est surtout que elle a elle a pris le pouvoir en fait elle a manœuvré de façon assez euh intelligente pour euh pour euh obtenir la régence et euh Oui, c'est c'est ça, c'est qu'elle était quasiment disqualifiée jusqu'à devenir euh la personnalité la plus importante de France. Exactement. Et puis elle a réigné longtemps aussi hein euh auprès de son fils.
Bon son fils c'est le roi qui a qui a bah Louis XIV a réigné c'est le roi qui a régné le plus longtemps. Il est mort à 77 ans quand même. Et elle aussi est décédée un peu tard.
Alors moi j'ai découvert surtout la l'accouchement de Anne d'Autriche puisque ça fait partie du de puis qu'au début elle avait du mal à voir des enfants. Oui. Et puis quand elle a accouché de Louis XIV euh il faut pas oublier quand même qu'il y avait une partie de la cour qui assistait à l'accouchement quoi.
Ouais. Non mais c'est ça qui m'a le plus enfin quand on parlait d'étonnement, je me suis dit mais quand même la condition des femmes à l'époque elle est pas simple quoi. Et puis là les quat fer en l'air devant les devant les devant la cour royale non mais c'est et un petit roi.
Et puis alors tout ça pour s'assurer et tout non ça c'est pas possible. Et tout ça pour s'assurer que l'enfant était bien de sang. Non mais de sang royal.
Non mais c'est fou. Ouais. Ouais. intolérable aujourd'hui.
Intéris tout à l'heure j'ai dit que je vous é en même temps, je suis pas sûr qu'aujourd'hui beaucoup de monde vous dise il avait bien raison de d'accoucher en public. Ouais, ça c'est clair que non. Je pense que tout le monde sera plus ou moins d'accord avec vous.
Ouais. Ouais, c'est ça. Donc ouais, un d'Autriche, moi j'ai j'ai bien aimé ce personnage.
Bon, Miss France. Alors donc actrice, oui ou non ? Ça aide ou ça bloque ?
Est-ce qu'on vous a dit "Ouais non, on va pas prendre une Miss France quand même ça" en fait ça peut aider parce que ça crée un nom mais après il faut vraiment prendre en considération que c'est un métier. Être acteur c'est pas faut pas prendre les choses à la légère parce que ça demande vraiment beaucoup de travail. C'est un travail d'équipe aussi euh qui repose sur une vraie cohésion et puis euh et puis surtout il faut avoir une sacrée patience parce que les choses arrivent pas comme ça hein.
Et puis enfin moi j'ai quand même j'ai quand même mis presque 15 20 ans quoi pour m'imposer aussi en tant que réalisatrice et et actrice de premier plan. En je veux dire, j'ai j'ai pas été tout. C'est dire que après Miss France, il y a une phase vous savez ce que vous voulez faire directement.
Je veux être actrice où il y a un flou que qu'est-ce que je fais ? Je suis mannequin, je vais être actrice mais en même temps ça marche pas tout de suite et je vin but en fait en en présentant à Miss France c'était d'accéder au plus près du métier de comédienne. Euh mais le problème c'est qu'à l'époque déjà je savais pas si j'allais devenir en Vissfance mais au moins je savais que j'allais avoir un pied à Paris et peut-être me faire des relations enfin en tout cas avoir un réseau quoi.
Mais j'étais loin d'imaginer que je finirais avec la couronne de Miss France, quoi. Et c'est vrai que à ce moment-là, je conscientise un truc, je me dis "Bon euh là tout est tout le enfin le champ des possibles s'ouvre à moi. Qu'est-ce que je vais faire de tout ça ?
Ce que j'ai en fait ce qui est bizarre c'est qu'à 18 ans, j'ai pris conscience que j'allais devoir me concentrer sur les 10 années qu' allit s'offrir à moi, quoi. Et et ça ça fallait exploiter ce moment. Bah ouais, il fallait en faire quelque chose.
Je me voyais pas juste me reposer sur mes lauriers en me disant "Ouais, allez vas-y". Donc quand vous êtes Miss France, bon il y a l'année de Miss France, j'imagine. Et après, il se passe quoi tout de suite ?
Vous commencez les castings ou que vous allez prendre des cours vous après l'année de Miss France en fait en fait tout s'enchaîne il y a du mannequina enfin que bah il y a plein de choses en fait on devient mannequin assez naturellement puisque les agences de mannequins quand même bous signent mais moi il faut savoir encore une fois que parce que j'étais métisse ça ne marchait pas du tout ici et puis il y avait une double peine. Ouais j'avais la double peine c'est que Miss France est un label très fort et auquel certaines marques à l'époque ne voulaient pas du tout s'associer. Oui, parce que bah ça s'annule et du coup euh ben très vite mon agence Oui, c'est-à-dire que est-ce que le luxe a du mal à s'associer à Miss France ?
Ah oui, ça c'est sûr. Bah oui, c'est pour pour beaucoup de marques de luxe, c'est pas c'est on était enfin cétait pas bienvenu quoi. Mais après, je pense que les choses sont bien démocratisées, surtout à l'arrivée des des réseaux sociaux quand ils ont vu la puissance finalement marketing de ces filles, il y en a plein qui les invitent dans ça devient un peu plus euh un peu plus clair quoi.
Non, mais parce que il y a plein de missions, c'est la force du marketing en fait. C'est clair. Vous avez vous une vous êtes une des Miss France qui a marqué et qui est resté.
Il y en a plein qui on voit bien, savent pas forcément quoi faire. Se disent que on va continuer dans ce milieu ça marche pas. Enfin c'est j'imagine que c'est très difficile.
Oui, c'est difficile parce qu'en fait c'est une année. C'est pas comme si on devient actrice puis après on est actrice, on peut le rester toute sa vie. Même s'il faut continuer à travailler la France c'est une année, c'est terminé.
C'est terminé. Mais il faut se en tout cas, il faut avoir un objectif clair, s'y tenir et puis pas lâcher quoi. Moi euh il y a eu un facteur travail que j'ai mis parce que beaucoup de gens me disent "Ouais mais tu as eu beaucoup de chance".
Bah non, en fait les gars, on peut pas se reposer que sur le facteur chance, il y a du forcément du travail. Maintenant ce travail, il est forcément fait dans l'ombre, on le voit pas. Euh il est vrai que comme on est dans une période où on on commande tout ce qu'on fait, on montre tout ce qu'on fait, moi c'est un truc que j'ai du mal à faire.
J'ai j'ai un Instagram comme beaucoup de gens mais mais j'ai du mal à l'alimenter et puis j'ai pas envie de mettre pas quoi raconter. Bah non, j'ai j'ai du mal à prendre en photo mes plats et puis dire c'est génial ce que j'ai. Alors par exemple, si je vais dans des musées ou quoi ça ?
Oui, ça j'aime bien le poster dans des stories ou des trucs comme ça. Mais le temps que ça prend, mais le temps que ça prend, je vous retweeter. Ah ben voilà, vous avez mis voilà ça, j'ai sorti la soirée Amazona, voilà.
Mais sinon voilà, il y a quoi notre histoire de France ? Euh je parle de mon travail là. J'ai parlé du film.
Ah d'ailleurs, je suis dans un film bientôt. Quiibooka ? Ouais.
Quiibooka un filmlad seigneur ? Ah sympa. Ouais. mon père ça s'est tourné au Rwanda et ça sortira au cinéma.
D'accord. Trop bien. Voilà.
Euh oui, c'est vrai que il y a beaucoup de photos un peu promo mais moins de votre vie qui marche bien sur les réseaux ces trucs quoi. Bah ça c'est sûr que si je me mets en maillot de bain, j'ai plus de vues que quand je mets mon tournage récent ou je sais quoi parce que évidemment c'est ça qui marche hein. Ouais.
C'est la culture du voisme les amis. C'est comme ça. Ouais.
Et en même temps, vous vous cachez pas. Mais moi en fait objectivement, je suis pas du tout de cette époque. Moi je j'ai grandi dans les années années 90 et 2000. 15 ans avant, non mais même quelques années avant en tout cas les réseaux sociaux.
C'est des outils avec lesquels on peut évidemment communiquer se ser Moi, j'en sers beaucoup pour tout ce qui est professionnel mais pour ma vie privée mais par pitié, même pas en rêve quoi. Alors parfois je le fais parce qu'il faut quand même créer une une forme de complicité avec nos les gens qui nous suivent. Moi je veux bien jouer le jeu de temps en temps, mais j'ai une part de mystère que je veux quand même J'ai quand même des questions sur la vie privée, sur votre rapport à ça.
C'est très intéressant. On y va. Je crois que notre chauffeur nous attend juste ici.
Ah génial. Et puis on va parler de Josephine Baker. D'accord.
Avec plaisir. Et euh vous dites "J'ai travaillé pour après avoir ce que j'ai", mais est-ce que vous avez travaillé pour être Miss France ou cé allé tellement vite qu'en fait c'était naturel et il y pas de travail ? Ouais.
Moi j'avais un truc pour moi à l'époque c'est que j'avais un don de mimétisme. Donc j'ai bien observé ce qui se passait autour de moi. Vous regardiez celle qui était entraînée depuis des années et vous avez fait la même chose.
Puis mais ouais et puis je regardais surtout euh je regardais surtout euh la façon dont elle se tenait. la façon dont elle se mouvait, la façon dont elle parlait et puis alors du coup je me disais ça je prends, ça je prends pas puis je commencer à faire devant le miroir et tout. C'était n'importe quoi.
Parce que j'imagine, vous m'a dit que vous étiez garçon manqué donc en gros vous marchiez un peu comme ça. Ouais. Moi je marchais comme une basquetteuse.
Je marchais les pieds en un peu rentré, j'étais un petit peu wesh wesh. Et après comment ? Et après on ouvre tête haute.
Bah après ma mère elle m'a elle m'a appris à marcher d'avec des talons avec un bein de téléphone sur la tête et puis je devais apprendre à marcher toujours la tête haute. Elle dit tu as un port altier alors certain. Enfin c'est le sourire ça do faire mal de le sourire ça fait mal ça fait mal aux zigomatiques mais de toute façon on les voit enfin vous en fin de soirée les vous savez ce qu'on fait aussi parfois c'est qu'on met de la vaseline sur les dents pour pas avoir l'effet bec de lièvre là.
Ah, attendez, j'ai pas compris. Vous connaissez pas les fébec de lire ? Ben non, c'est-à-dire Mais en fait euh vous savez quand la quand la lèvre redescend pas et qu'elle reste collée sur la on a l'air un peu Ah parce qu'à force de sourire, ça reste Ouais, ça on a l'air un peu idiot comme ça, non ?
Ben je sais pas, je me permettrai pas. Non, mais je sens qu'au bout de au bout de cette soirée, le sourire, il est complètement figé. Bah ouais, puis en même temps, on prend la on prend l'habitude.
Alors mais mais moi enfin moi j'ai toujours eu un sourire franc et d'ailleurs quand je l'ai pas le sourire tout le monde me dit "Ah mais qu'est-ce qui t'arrive ?" Parce que je suis assez souriante en général. Ouais.
Bon vous habitez à Paris ? J'habite à Paris. Ouais.
Oùz ? On est très proche de la voiture qui J'ai Non, moi j'ai confiance absolue en Guillaume. Je Bravo Guillaume.
Et vous euh vous retournez au Rwanda régulièrement ou pas ? Oui. Et vous, est-ce que vous avez une maison là-bas ?
Euh, pas encore. Je suis en train de la construire. Non, je suis en train de la construire avec un un de mes cousins.
On a décidé ensemble de construire la maison familiale. OK. Et euh donc j'avais un terrain là-bas euh et euh j'ai mis quelques années quand même à construire et là, ça y est, euh il est sorti enfin la maison est sortie de terre et on va commencer à s'occuper un peu de de l'habillage.
OK. Voilà. Donc elle sera elle sera opérationnelle je pense à partir de de la milieu de l'année prochaine quoi.
OK. Donc vous y allez régulièrement. Est-ce que vous y allez avec vos filles ?
J'y vais souvent. Ouais. Alors j'y suis allée mais alors c'est un moment quand même que j'y suis pas allée avec mes filles parce que j'ai eu une association pour les enfants pendant 20 ans qui s'appelait Maicha Africa et ben j'étais souvent là-bas en en mission humanitaire.
Ça ça fait ça doit faire que 2 ans peut-être que je commence à y aller en tant que touriste en fait où j'y retourne pour juste prendre du plaisir et voir la famille, voir les copains. Découvrir aussi ce pays qui est quand même juste fascinant et que je souhaite à tout le monde découvrir parce que c'est vraiment euh Et quel est le rapport de vos filles avec quand on est donc d'une 2è génération euh avec ce pays ? Alors elle c'est la 3è génération.
Ben en fait, ouais, avec mes filles ou deuxième génération, on va dire. Ouais, c'est vrai. Disons que mes filles, elles ont un rapport plutôt sain à leur culture rwandaise, mais je pense que cette curiosité va grandir quand elles vont devenir adultes.
Enfin, il y en a une qui qui entre dans l'âge adulte, elle a 18 ans Tess. Mais euh Kaina qui a 15 ans, c'est c'est pas vraiment ce qui l'intéresse le plus, mais Tess, elle commence à s'y intéresser de plus en plus et euh et je trouve ça génial. Alors, elles apprennent un peu les mots parce que moi je continue à parler Kinaronda avec ma mère, avec mes tantes, avec mes cousines quand j'y retourne.
Mais euh mais je regrette qu'elle ne parle pas par exemple la langue. En revanche, elles ont leur passeport w Ouais quand même. Et moi aussi.
Ouais. Ouais. Donc non, mais je je enfin je trouve que c'est précieux quand même cet héritage de la culture rwandaise.
Je me suis mariée très récemment et j'ai demandé à ce qu'on fasse aussi la cérémonie de la dote et on était tous C'est quoi la cérémonie de la dot en fait ? C'est une cérémonie. Bon, on l'a fait sous forme de théâtre parce qu'on était déjà marié, on s'était marié la veille à l'église.
Donc le le lendemain avant le brunch familial et tout ça, on a organisé sous forme de théâtre la fameuse cérémonie de la dote. Alors, c'est un échange entre les deux familles euh de denré, de bien, de choses comme ça. On négocie aussi le enfin pas disons la dote de la mariée et mon mari s'est s'est engagé à offrir je sais plus combien de vaches.
Je crois que c'était quatre vaches rwandaises. Et et toute cette cérémonie a vraiment mais ému tous nos invités parce que vraiment il y avait de la danse rwandaise, il y avait donc c'est c'est à la fois tribal et en même temps solennel. C'est très beau et nous on était costumé.
Euh moi, j'avais mon costume euh bah traditionnel qui s'appelle le mouhanana. En fait, c'est une espèce de ça ressemble presque à un sari. Et vous allez aussi nous montrer les photos ?
C'est un peu privé là. Ouais. Mais en tout cas, voilà, j'ai réussi quand même à me imposer ça euh à mon mari.
On sort. Ouais. Allez, c'est de ce côté.
Hop. J'ai pas besoin de ma bouteille d'eau. Non, là on va pouvoir prendre un verre.
Ah bah super. Donc je prends mon sac. Je peux encore laisser mes affaires ?
Oui oui pas de souci. J'arrête pas de poser la question. Café Joséphine.
Voilà, c'est pas celle de Bachoun, celle-là. Ah ouais, c'est Joséphine Becker. D'accord.
Bon, alors pourquoi pourquoi c'est votre idole ? Pourquoi ? Bon, mon idole euh Ah non, c'est pas votre idole.
Si si si. Disons que disons que c'est une femme que j'admire énormément pour non pas que seulement pour son parcours mais aussi pour son engagement dans la résistance. Enfin, je dirais, elle aurait pu en tant qu' artiste faire le choix du du pas de côté et puis laisser un petit peu euh Non, elle s'est engagé, elle a elle a servi les l'armée française, les services secrets et c'est aussi ce pourquoi elle est panthéonisée.
Elle a joué un rôle important dans la résistance tout en se servant de de bah de Césarour. Elle était euh c'est une artiste célèbre internationale mais qui a qui a pris des risques hein. Oui.
Qui c'est vraiment des gros risques. Puis elle a été décorée par euh par deux Gaales. On est là.
On Ouais. Ouais. Bonsoir.
Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir.
Bonsoir. Tibo. Enchanté.
Bonjour. Bonsoir. Bonsoir.
Merci de nous recevoir. Plaisir. C'est vous le patron des lieux ?
Ah ouais. Café autour de Joséphine Becker. C'est ça.
Ouais. Sais que c'est la première fois que je viens. Bah il était temps.
Non mais il était vraiment temps. Ouais. Voilà.
Et on a ouvert on a ouvert l'établissement juste avant qu'elle soit au pantéon et du coup ça a été plus une source d'inspiration et un hommage pour à le rendre. Mais pourquoi parce que vous vous êtes vous êtes fan vous aussi. Je suis devenu.
Ah oui, c'est vrai. Je suis et justement et tous les jeudis on on fait vir un DJ et qui fait avec de la musique remixé des des musiques de Josephine Baker et des années 30 et voilà. Trop beau.
Réanimer un peu son âme et et son esprit. Ah ouais. Non mais c'est génial.
Il y a un café enfin il y a une un bar Joséphine à New York. D'accord. Ouais.
Et je suis heureuse qu'il y en ait un en France pas très loin de la Madeleine où elle a été euh vous êtes au courant quand même que bah quand elle est quand elle a été enterrée, on a fait sa cérémonie à la Madeleine, il y avait mais des milliers et des milliers de gens devant. C'est c'est des images incroyables quoi. C'est drôle.
Euh ouais. Non mais c'était une femme qui était très aimée et encore très aimée par ben une partie des Français qui sont en train de nous quitter. Mais il y en a beaucoup et puis beaucoup d'étrangers aussi.
Beaucoup d'étrangers. Ah oui, c'est vrai. Ouais.
Les les Américains la connaissent. Américain et autres autres population. Ouais.
Prennent en photo, rentrent, prennent en photo un peu le le style, ses photographies. On a mis un peu tout. Ouais.
Ça c'est la robe, la fameuse ceinture de banane là-bas également. Ah ouais, elle est là-bas. On l'a un peu partout.
On peut aller s'installer ? Avec plaisir. Vous prenez quoi, Sonia ?
Moi, je vais prendre quoi ? Ouh là là ! Attendez, attendez, je Qu'est-ce que je pourrais prendre qui qui peut qui passe à la à la télé ?
Pour te prendre, c'est vrai ? Euh bah je sais pas, je vais je vais regarder la carpe. Il a un cocktail au nom de Joséphie.
Ah c'est vrai. C'est quoi comme cocktail ? Josphine Ah alors attendez, il est où ce cocktail ?
Tac tac. Il est fait de quoi ? Et c'est le premier.
Ah c'est du R alors ? Ouais bah très bien. Bah oui avec de la mandarine.
Ouais, c'est parfait. Je vais prendre un Joséphine. Deux fois.
Deux fois. Deux fois. Joséphine.
C'est drôle. Mais ouais, c'est vraiment en hommage quoi. Non mais c'est formidable.
Moi, je suis heureuse qu'on honore la mémoire de cette femme. Elle a une vie controversée, hein. Elle a une vie complètement C'est vraiment le symbole de la liberté de la femme par excellence, quoi.
Elle a défié toutes les lois à une époque où c'était pas forcément évident. Enfin, où ça paraissait pas évident. qui paraissait pas évident d'être une femme noire venue d'ailleurs euh de s'imposer sur scène nu.
Enfin, je veux dire, elle a vraiment créer la controverse et en même temps, c'était une façon aussi d'arracher sa liberté et de de devenir la femme la plus enfin, je veux dire, c'est une des artistes les mieux payées de son époque. Ouais. Elle a vraiment et puis malgré tout ça, malgré cette opulence dans laquelle elle vivait, cette ce faste et tout, elle s'est dit qu'il fallait qu'elle s'engage dans la résistance quoi.
Oui, la facilité c'était pas ça. Non, non. La question du corps tiens euh la mis en avant, elle a osé.
Vous votre corps, comment vous est-ce que vous voulez être approprié facilement ? Parce que je vous dis du temps, en gros, vous êtes un peu garçon manqué qui fait du basket et qui pas féminine. H comment c'est arrivé ?
Comment vous avez géré ça ? Est-ce que vous vous êtes rendu compte de ce qui était votre corps qui pouvait représenter ? Non, en fait je pense que je m'en suis pas rendu compte tout de suite et puis à 18 ans, est-ce qu'on a vraiment conscience de l'impact que peut avoir ou votre corps ou votre soi-disant beauté ? parce que comme j'étais Miss France à l'époque, je symbolisais un je sais pas une idée de la beauté mais j'avais pas conscience de ça. ce dont j'avais conscience, c'était de mon impact plutôt politique en fait que représentait mon image auprès des gens et et ça très vite, je l'ai conscientisé comme une chance de pouvoir exprimer euh et ou être du moins le porte-voie d'une de personnes invisibilisé quoi. et et du coup, il fallait le faire bien alors que je n'avais que 18 ans, que j'avais pas forcément toutes les connaissances que j'ai aujourd'hui et un âge où on me demandait d'être à la fois neutre sur certaines questions politiques et en même temps d'autres, il fallait que je sois engagé pour la cause féminine, pour la diversité, pour plein de choses.
Mais j'étais quand même bien accompagné parce que madame de Font était une femme très engagée, hein. Ouais. très engagée.
Et puis alors elle euh elle disait toujours cette phrase "Si les canons euh de la beauté pouvaient remplacer les canons de la de la guerre, c'était génial comme elle avait le sens de la rhtorique quand même hein. Mais euh et parce que là vous me parlez de bon, on en revient un peu à ça nous à votre couleur de peau mais la femme que vous êtes mise en avant sur un podium qui va permettre de vendre des habits qui ça moi ça m'a un peu ça m'a un peu gêné à l'époque. Je dirais pas que le passage du maillot de bain devant 100 millions de téléspectateurs est super évident.
Pas du tout. C'est pas naturel déjà de marcher en talon en maillot de bain et en talon. C'est un combo qui qui n'existe que sur les concours de beauté ou alors sur les défilés de mode.
Mais euh ben moi je me suis dit de toute façon si c'est le passage obligatoire pour euh Merci. Ah il est là Joséphine. Merci merci merci beaucoup.
Votre merci. Je me suis dit que si c'était le passage obligatoire pour obtenir cette fameuse clé de la liberté, pourquoi pas ? Finalement, Joséphine et moi, on a un peu arraché notre liberté et notre et puis on a touché du bout des doigts nos rêves, mais finalement, on s'est donné les moyens d'y accéder.
Et euh oui, j'ai j'ai conscience que c'est pas donné à tout le monde, mais en même temps quand la chance se présente et ben il faut la saisir et c'est ce que j'ai fait. Euh voilà. Miss France.
Euh mais c'est vrai que c'est pas facile. Franchement, le rapport au corps, il a toujours été difficile pour moi parce que je n'avais pas envie d'être une femme objet. Vraiment.
Oui. Mais alors c'est difficile voire impossible au début quand vous êtes personne vous connait. Oui.
Mais alors du coup, est-ce que on laisse figer les choses ? Est-ce qu'on cristallise les choses ? Moi, j'ai pas voulu les cristalliser.
Ce que je voulais, c'était euh montrer qu'on pouvait être ça, mais aussi autre chose. Oui, mais après quand vous faites du manquina et tout, forcément vous vous entretenez ça. Mais c'est c'est un équilibre.
On a les armes qu'on a, hein. Ouais, on a les armes qu'on a. Moi à l'époque c'était ça mon arme.
Puis après elle est devenue plus intellectuelle, plus elle est elle a attendu un peu vers l'artistique et et puis euh on a les armes qu'on a. Moi à 18 ans, je pense que j'étais pas suffisamment armée pour pouvoir m'imposer dans le métier. Euh il fallait aussi que je parce que ma réalité économique était la suivante, il fallait aussi que je j'aide mes parents parce que la condition économique de mes parents ne changeait pas. elle est restée la même.
Il vivait toujours dans une forme de précarité. Et moi, pendant ce temps-là, je vivais la belle vie en tant que Missrance. Non, très vite, moi j'ai eu conscience de ça, c'est que chaque sous que j'allais gagner, il y a une partie qui allait bénéficier à mes parents et à leur stabilité, à leur confort.
J'ai acheté la maison de mes parents et ça ça a été ma plus grande fierté de me dire que mon travail avait contribué à ça, à leur offrir une vie plus pérenne et plus et puis une retraite plus sereine. Est-ce que ce votre corps, votre visage, ce que vous représentez vous a aidé énormément et comme nous tous, vous allez vieillir. Oui.
Est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce que vous avez peur de ça ? Et est-ce que c'est encore plus dur pour vous que pour les autres ?
Parce que vous vous représentez quelque chose ? Oui, c'est vrai que quand on a des métiers d'image, ça peut être compliqué. Il faut apprendre en fait à faire la paix avec ça.
Moi je dis ça parce que je suis encore dans un âge où je me tolère encore à l'image mais je sais pas comment ça sera plus tard. Ce que je sais c'est que je j'ai créé l'environnement autour de moi pour pouvoir accepter cet âge et le vivre avec une certaine forme de sérénité. L'accueillir comme j'accueille tous les événements de ma vie qui soient négatif ou positif.
Je les accueille. Euh ouais, j'ai envie de grandir vieillir et puis grandir encore un peu parce que j'ai pas tout à fait fini de grandir mais en tout cas j'ai envie de vieillir sereinement. Euh c'est sûr que c'est un métier en fait notre métier où le fait d'être exposé nous fragilise vachement.
Mais on a deux choix dans la vie. Soit on finit un peu plus régulièrement chez le petit parce qu'on narrive pas à assumer cette vie ce vieillissement ou cette vie enfin j'en sais rien. Soit on se dit on fait la paix avec dès maintenant et puis on se dit bon bah voilà quand quand les rides vont arriver euh faut les laisser s'exprimer et puis euh puis peut-être tenter vers autre chose.
D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai fait la paix. C'est aussi parce que je me suis dit à mon jeune âge, j'ai été exposée mais de manière très fulgurante, très violente, même très brutale, on va dire. Miss France, c'est pas rien dans la vie d'une personne.
D'un seul coup, vous devenez la petite fiancée des Français, la petite fille des Français, tout le monde, vous appartenez à tout le monde. Et comment trouver son identité quand on appartient à autant de monde ? Ben, on cultive son son intériorité et on travaille un peu plus son univers.
Et c'est aussi ce pourquoi j'ai toujours mis un une barrière entre enfin moi, j'ai l'impression d'avoir vraiment deux personnalités, la personnalité publique et la la personnalité dans ma vie privée. Est-ce que vous avez encore des injonctions ? J'imagine que vous pouvez peut-être les les ressentir sur les réseaux sociaux à pas vieillir à faire des photos comme si comme ça les réseaux sociaux.
S'il y a bien un monde qui vous rappelle que vous vieillissez, c'est bien celui-là. Moi, je me souviens d'une Ah non mais je me souviens d'un d'un internaute hyper haineux et quand j'ai regardé son profil, je me dis il est quand même gonflé le gars de dire que je suis j'ai pris un coup de pelle dans la gueule. Ça a été ses propos.
Il a dit ah non mais Sonia Rolland a vraiment pris un coup de pelle dans la gueule. Je dis bah je suis allée sur le profil du gars, je vois sa tronche et je me dis bah non, il est gonflé ou alors il était bourré ce jour-là. Mais il est pas il a beaucoup il a pas très il a pas énormément de recul sur lui-même.
Le gars ça vous énerve ça ? Non, je trouve ça je trouve ça étonnant. Non mais je m'énerve plus pour ces trucs là.
J'aurais 18 ans. Ah ouais, j'aurais même été répondre à ce mec. Bah oui.
Oui. Connard. Ouais.
Mais euh non, s'il fallait que je réponde à tous les haters, j'en finirai pas. Enregistrance, j'en ai pas tant que ça en fait. Non non, j'en ai pas tant que ça parce que je les provoque pas et puis euh sinon je leur réponds de la manière la plus douce.
Ouais. Ouais. Miss France, tout à l'heure au début de l'émission, vous m'avez dit je suis pas sûr que toutes les évolutions auraient plu à madame de Fonten quoi par exemple.
Bah je crois qu'on a ouvert l'élection à on a ouvert l'élection à à à des enfin je crois qu'il y a plus de limite d'âge. il y a la possibilité si on est transgre de de se présenter àé de Miss France et tout ça c'est des choses qui à mon avis aurait un peu fait sursauter Jeun Viève à la fin de sa vie surtout parce que avant moi j'ai souvenir d'une jeune Viève qui comme elle était au contact de la jeunesse elle évoluait avec cette jeunesse et du coup elle pouvait dire des énormités et nous on l'a on l'a freiné on lui disait mais non je c'est pas comme ça que ça se passe aujourd'hui c'est comme ça et et et elle avait un regard tendre sur nous qui faisait que son regard évoluait aussi avec avec son époque. et et Jeun Diet dès lors qu'elle s'est éloignée de Miss France, malheureusement parce que bon les choix qu'ils ont fait les uns et les autres, elle n'était plus au contact de cette jeunesse et elle s'est fait finalement avoir par la solitude et puis par le par ce lot de de parfois de frustration, de d'incertitude, d'amertume que qui qui vient avec la l'âge aussi.
Et vous ces évolutions, vous en pensez quoi ? Moi franchement je pense que Miss France évolue avec son époque et tant mieux. Enfin maintenant après parce que cette question de d'un possible d'une possible personnalité tran clive.
Ah bah CL demande à tout le monde de se prononcer. Ouais. Bah alors moi clairement je n'ai pas d'avis là-dessus parce que je me dis c'est un peu facile comme réponse.
Vous savez que c'est la je savais que c'est la question sensible. Non parce que c'est pas une question sensible pour moi parce que je suis très ouverte. Moi je suis je suis vraiment en friendly à mort. et et LGBT.
Non mais vraiment, il y a pas de question qui se pose, c'est juste euh je sais qu'il y a un une chose importante, c'est que par exemple les Miss n'ont pas le droit à la chirurgie esthétique. Alors, est-ce que tous les transgenres n'ont pas accès à la chirurgie esthétique par exemple pour transformer, je sais pas, le nez, la bouche, le est-ce que du coup ça devient pas une concurrence déloyale à un certain endroit ? Je ne sais pas.
Moi, je sais pas comment ça se questionne tout ça. Du coup, du coup, j'arrive pas à avoir d'avis parce que moi, je suis très heureuse que ça soit ouvert bah au trent parce que ce sont des femmes, elles sont euh leur identité est féminine. Voilà, aujourd'hui c'est ce sont des femmes dans la société française.
Donc pourquoi ne pas leur ouvrir cette possibilité mais du coup, est-ce que ça devient pas de la concurrence desloyales parce que elles ont accès à la chirurgie esthétique, pas les autres ? Voilà la seule question que je pose. D'ailleurs, vous êtes sûr que aucune ne fait la chirurgie qui dans les MCU ?
Ah ça j'en sais rien mais en tout cas je crois que c'est interdit hein. Oui. Non mais vois bien c'est interdit mais moi j'arrive pas à bien voir.
On me dit souvent mais tu vois pas là moi et on me dit et honnêtement j'ai regardé votre élection par quelques les élections récentes vous avez pas la même tête quoi. Ah ouais moi non. Ben toutes vous avez tout mais déjà on évolue on vieillit.
Moi je me suis creusé avec ce que je veux dire c'est vous avez pas la même tête. Les les 1000 des années 2000 n'ont pas même tête que les années 2025. tellement pas mais je crois que vraiment les les morphotypes changent aussi hein.
Je crois que il a pas un petit Ah peut-être alors ça rien moi en tout cas à notre époque on avait pas le droit. Oui, mais honnêtement non euh vous pensez pas qu'il y a des petits coups de Est-ce que vous regardez tous les alors ? Non mais je crois qu'ils ont le droit à la chirurgie recourare.
Oui mais pour recoller les oreilles et tout. Bon ça on le sait pas mais on voit que quand même des lèvres. Non alors moi je suis pas sûr hein qu'elles ai le droit à la chirurgie.
Non mais qu'elles aient pas le droit ça c'est sûr mais qu'elle le fassent pas. J'en sais rien. Demandezleur.
Vous savez vous savez. Non vraiment je vous assure je sais pas du tout. Ah non non alors là ou alors je suis complètement naïve.
Ah ben ou alors je suis vraiment naï. Est-ce qu'il y a un petit corporatisme entre miss ? Dès qu'on a été mis, on touche plus à Miss France, on protège.
B non parce que quand il y en a une qui fait des conneries, on le dit. Quand il y en a une qui déconne, on le dit. Mais on le dit entre nous.
On l notre linchale entre nous. Et voilà. Vous le dites pas là devant la caméra.
Bah non, parce qu'il s'agit pas non plus d'aller mettre à mal parce que il faut quand même partir du postulat que certaines sont élues très jeunes, elles font des erreurs mais qui sont en lien avec cette jeunesse et et on va pas non plus les condamner. Enfin, moi si j'avais eu les réseaux sociaux à l'époque de mon élection, mais peut-être que je serais mais je serais carbonisé. Enfin, j'étais tellement révoltée, tellement Moi, j'ai j'ai une blessure d'injustice.
Donc dès qu'il y a une injustice quelque part, mais je deviens folle. Je donc je me suis calmée avec le temps, aussi avec la sagesse de la mère que je suis devenue. Mais à l'époque, vous m'auriez mis les réseaux sociaux, je serais devenu taré, hein.
Ah ouais ? Et puis alors, j'aurais été carbonisé, c'est sûr. Moi, je moi je je ne sais même pas comment elles font les filles aujourd'hui pour euh avoir autant de recul, quoi.
Ou alors c'est peut-être parce que j'avais une âme euh tout de suite euh très engagée. Je sais pas. Je voulais finir avec cette question.
Cette question de la vie privée. Ouais. Vous me dites "Ouais, je la protège." Mais en même temps, vous en parlez ?
Oui, j'en parle mais je donne pas tout. Non. Tous les détails de ma vie privée.
Alors parce que la grande info, c'est vous êtes marié. Oui, je suis mariée mais ça c'est pas une c'est paru dans Paris image. Donc je serais quand même assez malhonnête de dire que c'est euh que j'en ai pas parlé quoi.
Ouais. Mais alors l'histoire est quand même drôle parce que vous êtes marié avec quelqu'un qui vous connaissiez depuis depuis 20 ans. Ouais.
Ah. Oui oui. Bah Guillaume mon mari, on se connaît depuis 20 ans.
On a on a été comédien lui et moi sur Léa Parker que je citais tout à l'heure, la première série dans laquelle j'ai joué et et on s'est rencontré et lui il était il jouait avec moi, on était potes, on est devenu un peu amoureux et puis après certainement parce qu'il manquait de maturité à l'époque. Ah c'est ta faute ? Oui c'est de sa faute.
On s'est retrouvé plus tard. Ah oui mais mais presque quoi 20 20 ans on est resté amis pendant toutes ces années quand même. Et comment on d'un seul coup on arrive à repasser ?
Enfin ça me paraît improbable. Et ben la maturité parce qu'elle opère très tard. D'accord.
Mais il faut qu'il y a un déclic à un moment où bah en fait on a pris un verre et comme d'habitude entre copains et en fait non. Mais je crois qu'il y a toujours eu ce truc entre nous mais qui est devenu une évidence à un moment. En fait, c'est une question de timing.
Je pense que pendant des années, on était pas dans le bon timing tous les deux. Bon bah voilà, lui il était pris, moi j'étais prise et on s'est retrouvé. Est-ce que ça vous étonne ?
Ça vous a étonné ? Ça vous a moi non parce que je suis téméraire mais de lui oui parce que parce que je pensais pas du tout qu'un jour il révélerait sa flamme comme ça. Voilà.
Ah ouais. Et après je vous en plus là-dessus. Pourquoi se se marier alors que vous avez eu des enfants sur vous mari, c'est la première fois que vous vous mariez vraiment ?
Ouais, c'est la première fois que je me marie parce que c'est la première fois que je me sens je me sentais prête. Alors, je me dis que il est jamais trop tard pour pour arriver à maturité, mais je me dis qu'à 40 ans, ça y est, je suis prête à à me dire parce que c'est une c'est une question très importante. Est-ce que je vieillirai avec cette personne jusqu'à la fin de ma vie ?
C'est pourquoi j'ai dit oui. J'ai dit oui avec lui je peux vieillir toute ma vie avec Ouais parce que il y a deux écoles pour les personnalités publiques. Soit je tais tout, je cache tout, je verrouille tout, soit j'en parle pour que finalement ce soit plus très croustillant et que on vienne moins m'emmerder.
Bah il y a un peu des deux. Bah j'en garde évidemment quand même une grosse partie. Moi ce que je ce que je vous raconte c'est un peu finalement euh que j'ai déjà un petit peu révélé disons mais je non je pense qu'il faut il faut savoir un peu donner mais garder beaucoup ce sera la phrase pour clore la partie vie privée là merci beaucoup merci d'avoir passé la soirée avec nous fin chez Joséphine ouais ouais c'est cool.
Et alors euh 18 le 18 novembre sur France 2, retrouvez-moi sur notre histoire de France. Je vais vous raconter l'histoire comme vous l'avez jamais entendu. Et vous vous il y a des objectifs d'audience et tout ?
Ah ça ça vous en moquez ? Ah bah non mais complètement. Moi je enfin si j'étais animé que par ça, je ferais même pas enfin je je j'en sais rien hein.
Je non je oui j'espère que ça va marcher. J'espère qu'on va toucher une grande audience. J'espère qu'on va toucher un maximum de gens parce que de toute façon, il s'agit de l'histoire de France et qu'on a envie que les Français connaissent leur histoire, c'est tout.
Bien sûr. Absolument. Et après les les projets alors j'ai plein de projets.
Je viens de tourner dans un film qui s'appelle Criacuni qui va sortir sur France 2. France 3. Criacuni.
Ah c'est vrai ? Dans ma ville. Ah fait pour tour de vous.
Non en fait j'ai tourné un film à mon initiative avec des auteurs que j'adore Éric et Yvan. On a tourné Eric Ider et Yventre. On a tourné un film à Luni dans mon dans ma ville d'adolescence.
Je suis trop contente. Ouais. OK.
Et ça, on pourra le voir où ? Ça, on pourra le voir sur France 3. Et j'ai un film qui s'appelle Quibooka d'un jeune réalisateur qui s'appelle Jonas Dadeski.
Je partage l'affiche. Voilà, exactement avec Jean-Hugang Glad et ce film c'est un longmétrage qui sortira l'année prochaine, j'espère. Vo