Réunion publique à Fessenheim (68) : discours de Marine Le Pen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:20PrésentateurFait
« la directive travailleurs détachés est une arme de destruction massive de l'emploi français. »
- 13:47PrésentateurChiffre
« ça nous a coûté 2 milliards d'euros cette année. »
- 10:50PrésentateurFait
« Les frontières, nous les rétablirons avec la règle du « et et » parce que nous, on préfère ceinture et bretelles. »
- 19:15PrésentateurPromesse
« le vote Rassemblement National est aussi la certitude de faire tomber le gouvernement et de stopper Emmanuel Macron. »
Temps de parole
- Présentateur94 %
- Locuteur non identifié6 %
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de travail et de l'art de vivre, de vignes et de pierres, afin de l'épouvantable esclavagisme. Et dont a un grudier à juste titre, quel beau jardin ! Merci de votre présence. Merci à Marie-Hélène de Lacoste-Larémondie et à toute son équipe pour la réussite de cette rencontre au moment où nous entrons dans le dernier rush de la campagne. Les derniers jours de campagne, on le sait, donnent lieu à une certaine surenchère, surtout de la part de ceux qui présentent le risque de décrocher.
La Macronie exhume pour l'occasion de la naphtaline, les has-beens de la politique, Juppé, Raffarin, Méniori, Cohn-Bendit, et tous les never-beens d'ailleurs, comme Martinez, le pépone de la CGT, ou Lefèvre, le défroquet de la Sarkozy. Le Fèvre qui n'est malgré ses lectures de livres imaginaires, ni Zadig, ce personnage à la recherche du juste, ni Voltaire, ce défenseur de la liberté pour les opposants. Dans cette danse du scalp dérisoire et vaine, chacun y va de la dénonciation de son petit complot. Alors un coup c'est les Russes, un coup c'est les Américains, un coup c'est les Martiens.
Chacun s'abaisse à des gesticulations pitoyables où récite le bréviaire officiel sur la criminalisation morale des opposants. Alors ne vous inquiétez pas, mes amis, rien ne nous sera épargné dans cette dernière séquence de campagne, et je l'espère pour ces mauvais acteurs dans cette dernière séance politique. Attendez-vous ces derniers jours, avant le vote, aux pires accusations contre nous, aux plus ridicules diffamations, aux insultes et aux colibets.
Moi je n'ose plus rien faire avec mes mains, je pense que je vais me balader pendant dix jours avec les mains derrière le dos, au moins j'aurai au carisme, et avec une espèce de paire de moufles, comme ça véritablement je serai assuré qu'il ne m'arrive pas de malheur. Mais je vais vous dire, c'est le propre des régimes aux abois que d'aboyer. Nous, nous avons l'âme claire, avec la certitude ancrée en nous de porter une grande espérance, une espérance nationale, mais aussi européenne. Vous savez ici combien l'Europe est importante ? J'ai dit l'Europe, hein ? Je n'ai pas dit l'Union européenne, qui n'est pas l'Europe, vous le savez.
L'Union européenne n'est qu'une armée de technocrates hors sol, ceux-là même qui ont inventé et commandé à des dirigeants français asservis l'entité administrative Grand Est sur le modèle des landers allemands en écrasant la région Alsace. Je n'ai pas l'habitude de ne pas aller droit au but, alors d'entrée je tenais à vous le dire que la région, ou plutôt le lander du Grand Est, nous n'en voulons pas sortir de ces constructions déracinées et importées. Nous rétablirons nos vraies régions, à commencer par la région Alsace. Cette région sans l'existence de laquelle la France n'est pas la France. Cette région pour laquelle la France est prête à tous les sacrifices.
Cette région dont l'âme patriote fait brûler en nous le désir et le bonheur d'être un peuple. Aujourd'hui, on assiste à un bricolage territorial innommable, peu respectueux des citoyens, qui n'a de raison d'être que le démantèlement de toute unité administrative de notre pays. Après avoir inventé des grandes régions artificielles, on sort du chapeau des euro-régions qu'on avalise subrepticement dans le traité d'Aix-la-Chapelle contre l'avis du Conseil d'État. On voit ici des velléités de créer des euro-départements, c'est la Moselle, qui se piquent de vouloir s'engager dans des relations étrangères. On met en place à Lyon la métropole qui dynamite le département. Et voilà que M.
Macron nous parle d'institutions locales à la carte. Mais c'est du grand n'importe quoi. À moins que ce ne soit une entreprise méticuleuse de déconstruction de notre pays. Derrière cette politique de gribouille, il y a une volonté manifeste de mettre à bas toute la cohérence territoriale à laquelle nous sommes attachés et qui a fait la puissance et l'unité de la France. Et ça, je vous demande de ne jamais l'oublier. Les communes, les départements, des régions, mais des régions réelles, et puis un État restauré.
S'agissant des mauvais coups portés à la France et plus particulièrement à l'Alsace, ce sont les mêmes qui, avec les dirigeants de la CDU de Mme Merkel, proposent aujourd'hui de faire déménager les institutions européennes strasbourgeoises vers la très cosmopolite Bruxelles. Cette babelle européiste tellement emblématique de leur vision. Pas sûr, mesdames et messieurs, que les élus LR qui siègent avec les Allemands de la CDU au PPE, pas plus que les macronistes également vassalisés, ne défendent Strasbourg. Notre belle Strasbourg. L'Europe n'est pas l'Europe si elle n'est pas enracinée.
Parce qu'elle n'est pas l'Europe si elle ne s'incarne pas dans un lieu symbole historique d'une véritable coopération entre les nations. Strasbourg doit rester la ville symbole de cette coopération continentale. Et nous, nous nous battrons pour que Strasbourg abrite les institutions de l'Europe, de notre Europe. Et je vais vous faire une confidence pour ceux qui espèreraient nous faire plier, ça n'est pas négociable. Nous entendons, vous l'avez compris, faire entendre à nouveau la voix de la France. que la faiblesse de nos dirigeants a laissé couvrir par le brouhaha de discussions stériles à 28, une voix française que l'européisme a étouffée pour faire triompher une logique mondialiste.
Une voix française pour défendre vraiment les intérêts de la France et des Français. Cette voix française, c'est la voix des peuples. Parce que nous croyons dans le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. En Europe, ça signifie redonner la parole aux nations souveraines et remettre la commission de Bruxelles à sa place, c'est-à-dire au rang de secrétariat administratif. Nous redonnerons le pouvoir effectif au Conseil des chefs d'État, c'est-à-dire aux États, parce que c'est là que siège la démocratie. Cette voix française, c'est la voix des peuples, je vous le disais, mais c'est aussi la voix du peuple. Elle correspond à une exigence démocratique à laquelle tout le monde aspire désormais.
Elle consiste à rendre aux citoyens sa prééminence et la considération qui lui est due. Notre projet, c'est rendre le pouvoir au peuple. Et c'est ce que demandent les Gilets jaunes, semaine après semaine, avec une pugnacité et une conviction jamais mises en défaut. C'est d'ailleurs le slogan de nos affiches. Notre projet pour l'Europe est, je vous le disais, un projet détaillé, concret, un projet d'espérance. Cette espérance, elle porte un nom, l'Alliance européenne des nations. Cette alliance, elle est décrite dans un manifeste que vous pouvez télécharger sur Internet, petit message d'ailleurs personnel à Jean-Christophe Lagarde, qui ne sait pas que nous avons un programme.
Alors, notre projet, vous pouvez le retrouver sur rn-européenne.fr, cher Jean-Christophe. C'est un projet d'émancipation, de protection, de coopération et d'ambition. C'est un projet travaillé et puissant. C'est un projet qui relie l'histoire à l'avenir. C'est un projet au service de nos identités. C'est le seul projet qui puisse sauver l'Europe de la débâcle dans laquelle l'Union européenne l'a engagée. Notre Europe, ce n'est pas celle de la norme et de la normalisation, ni celle de l'écrasement des cultures et de la négation des peuples, mais tout au contraire celle de la diversité de nos traditions, de nos arts de vivre et de nos coutumes.
Cette diversité dont Hervé Juvin tout à l'heure vous parlait si bien. Vous, dans votre région si enracinée, vous savez évidemment de quoi je parle. Notre Europe puisse sa richesse et donc sa force du génie de ces peuples, de leur capacité créatrice et de leur volonté commune est libre de travailler ensemble. Les mariages forcés en Europe, ça ne se fait pas. Personne ne peut nous forcer. En même temps, notre Europe est consciente de sa singularité dans le monde, celle qui vous fait désigner comme Européens quand vous êtes sur un autre continent. Cette singularité qui nous unit, nous la tenons d'une histoire multimillénaire partagée. C'est vrai, parfois conflictuelle.
nous la tenons de l'héritage grec, latin et chrétien, de nos cultures et de nos valeurs de civilisation qui en découlent. Le vice originel de l'Union européenne, c'est de s'être conçu comme un grand marché. Qui dit marché dit trois conséquences. Un grand marché, par définition, ce n'est pas le règle de la coopération, mais de la concurrence. Et nous la vivons tous les jours, avec la concurrence déloyale et ses conséquences. La fermeture de vos usines, des commerces de vos quartiers, nos agriculteurs qui se suicident et même maintenant la fermeture d'activités de services puisque la directive travailleurs détachés est une arme de destruction massive de l'emploi français.
La deuxième conséquence, c'est qu'un grand marché n'a pas de limite, par définition, et peut s'étendre à la Turquie ou même au Maghreb. Et cet espace sans limite géographique se fait sans protection puisqu'on a effondré volontairement et de manière irréfléchie nos frontières. Les frontières, nous les rétablirons avec la règle du « et et » parce que nous, on préfère ceinture et bretelles, vous voyez ? Et frontières nationales et frontières européennes. Sachant, sachant, et j'ai eu l'occasion mille fois de le répéter, j'entends encore régulièrement sur les plateaux « Alors, Mme Le Pen, vous voulez monter des murs ? » « Ben oui, bien sûr, des murs avec des barbelés, etc. » Bien sûr.
Évidemment que non. Évidemment que ces frontières ne sont pas des murs mais des filtres. Pas des barrages mais des écluses. Pas des handicaps mais un retour à de nécessaires protections. La troisième conséquence de cette conception mercantile, c'est que tout est à vendre. Les aéroports sont à vendre, les barrages sont à vendre, les entreprises publiques sont à vendre, la planète est à vendre, les services publics et même les enfants sont à vendre avec la GPA. Et j'ajoute une quatrième conséquence. J'ajoute une quatrième conséquence qui est chère à mon cœur. Concevoir nos pays comme un marché, ça revient à ne voir en l'homme que le producteur et le consommateur.
Non plus une personne enracinée sur un territoire mais un nomade de passage, un individu désaffilié qui va, qui vient, qui profite, qui reste, mais qui reste tant qu'il y va de ses intérêts et qui repart quand il a tout épuisé. Pour ces gens irresponsables et sauts, peu leur importe que l'Alsace soit peuplée de Turcs ou de Maliens pourvu qu'ils consomment. Peu importe que la France et l'Europe basculent sous le poids d'une submersion qui ruine nos systèmes sociaux et fait de nos quartiers des zones étrangères. Peu importe que le droit des femmes et leur liberté reculent sous la pression des islamistes pourvu qu'un petit nombre prospère sur ce trafic d'êtres humains.
Vous le savez ici parce que vous le constatez à Mulhouse et dans bien des endroits, la situation n'est plus tenable. Nous vivons une submersion doublée d'une islamisation galopante. Nous, nous voulons vivre tranquille. Nous, nous voulons qu'en France soit respecté le choix des Français, les mœurs des Français, les traditions des Français, le mode de vie des Français. N'en déplaise d'ailleurs à la Cour européenne des droits de l'homme et autres cours de justice européennes.
Nous ne nous laisserons pas imposer les scandaleux quotas de migrants que votent à l'Europe les députés LR, les contingent de prétendus mineurs isolés que les macronistes veulent nous forcer à accueillir à nos frais et ça nous a coûté 2 milliards d'euros cette année. Les faux réfugiés dont les associations complices des passeurs nous accablent. Il est temps, mes chers amis, de remettre un peu d'ordre. Remettre de l'ordre parce que ce qui règne, c'est l'impression d'une grande confusion, d'un tâtonnement, de l'airement de dirigeants qui ont fait de nos régions, de notre pays, de nos villes, le champ d'expérimentation de leur vision idéologique sans-frontériste.
Remettre de l'ordre c'est renvoyer dans ces foyers cette oligarchie qui ne gouverne pas un pays mais administre une population. Le macronisme est emblématique de cette oligarchie qui ignore les gens du peuple. Il ne les voit pas. Et quand cette oligarchie daigne les voir, elle leur témoigne du mépris par des mots insupportables, ceux qui ne sont rien, par des provocations qu'ils viennent me chercher, par des décisions comme l'augmentation de la CSG sur les petites retraites. À l'indignation s'ajoute en plus une impression de gêne. M. Macron a le chic pour transformer toutes les occasions en situations que les jeunes qualifient de ce néologisme imagé malaisante.
Des emportements verbaux ou gestuels ou des postures photographiques indignes d'un président on se souvient de la photo avec les délinquants torse nus de Martinique. Enfin, de Saint-Martin d'ailleurs. De Saint-Martin. La fête de la musique qui transforme le palais de l'Elysée en boîte de nuit pour drag queen. Conversation où dégouline le mépris pour un jeune homme à qui on conseille de traverser la route pour trouver un emploi. Le drame de Notre-Dame. Le drame de Notre-Dame. Moment de recueillement national qu'il arrive quand même à transformer en polémique en voulant laisser sa marque architecturale lors de la reconstruction de ce joyau sacré de la France et donc intouchable.
Et puis très récemment, la mort héroïque de nos soldats du commando Uber. parasité par un hommage inconvenant aux deux otages coupables d'une irresponsabilité dramatique, irresponsabilité dont les conséquences ont touché au cœur tous les Français. Et je ne parle pas de Mme Loiseau, dont l'incongruité de la présence dans cette campagne, le niveau politique, les gaffes et les pesanteurs suscitent pour ceux qui arrivent à la regarder une jeune permanente et irrépressible. Je félicite Jordan d'ailleurs pour l'avoir contrecarré hier à son débat. Il l'a fait avec un calme, avec une efficacité et une solidité qui ont fait honneur à notre lice.
Je tenais vraiment à le remercier d'avoir si bien représenté nos millions des lecteurs, notre mouvement, nos militants et je pense que ça mérite encore une salve d'applaudissements. La représentante de l'oligarchie en marche, enfin plutôt en rame d'ailleurs, et son vie, qu'une vague bienfaisante de jeunesse et d'espoir est venue balayer. Hier, le projet de refondation de l'Europe face au désenchantement et à l'épuisement d'un monde, d'un ancien monde qui n'a plus pour projet que de survivre.
Nous avons vu sa laborieuse représentante ressassée de manière mécanique et terne les éléments de langage poussif d'une Union européenne inexpressive, rébarbative et même, je crois que je peux dire, dépressive. Une Union européenne incapable de se justifier, incapable de proposer, incapable d'innover. Hier, les Français ont pu entendre une voix claire et déterminée, leur proposer le chemin, le sens et même le bon sens, celui qui conduit au redressement et à la dignité du peuple.
Le sursaut viendra des forces que le pays trouvera en lui, mes amis, de l'intelligence et de l'énergie qui bouillonnent, des sentiments et des affections qui unissent tous les Français entre eux pour le meilleur, car le meilleur est à venir. Nous arrivons à l'heure de vérité. Vous l'avez compris, mesdames et messieurs, le 26 mai, c'est l'occasion ou jamais de stopper la glissade sans fin. nous pouvons mettre fin à la politique d'Emmanuel Macron par le vote. Il aura lieu en un jour.
La nationale est aussi la certitude, évidemment, que nos élus rejoindront les groupes des nationaux en Europe pour constituer un super groupe, le super groupe du futur Parlement européen et imposer la réforme tant attendue de l'Union européenne. Mais pour la France, le vote Rassemblement National est aussi la certitude de faire tomber le gouvernement et de stopper Emmanuel Macron. Stopper Emmanuel Macron, l'Europe de Macron, la politique de Macron, les méthodes de Macron. Non, mesdames et messieurs, à ce que rabâche cette oligarchie sur tous les plateaux de télévision, sur toutes les ondes, toutes les heures de tous les jours, nous ne sommes pas un petit pays.
Nous sommes un peu et nous allons la rendre à notre pays pour vous, pour nos enfants, pour notre patrie. Alors, aux urnes, citoyens, vive la nation, vive les peuples libres,
vive les pauvres, les soldats !