Cyrielle Chatelain est l'invitée de "La politique s'éclaire"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00ComplaisanteRéponse directe
Vous êtes député de l'ISERE et président du groupe écologie et sociale à l'Assemblée nationale.
- 0:15OuverteRéponse directe
Pourquoi cette réunion entre bloc central et gauche ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Quelle est la conclusion de cette réunion ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Le Sénat pourrait rétablir la réforme des retraites si l'Assemblée la suspend ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Le gouvernement propose un ralentissement du calendrier des retraites ?
- 2:15OuverteRéponse partielle
Gérard Larcher critique les concertations actuelles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00JournalisteFait
« Un coup d'épée dans l'eau. »
- 2:00JournalisteFait
« Le Sénat rétablira la réforme des retraites si l'Assemblée la suspend. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Cel châhatelin bonjour merci d'être avec nous. Vous êtes député de l'ISER [musique] et président du groupe écologie et sociale à l'Assemblée nationale. On l'entendait tout à l'heure et c'est ce que disait nos éditorialistes qui soulignaient, j'allais dire cette cette initiative un peu inédite de ces échanges entre bloc central et et la gauche et les écologistes.
Visiblement, ça plaît pas à la droite, hein. Un peu jaloux. Il y a eu effectivement une réunion entre les groupes du Macroniste, EPR, Modem et Horizon et une partie des groupes de gauche.
Pourquoi ? Parce qu'à un moment, on voit bien que chacun donne ses positions dans les médias et qui nous semblait important qu'on puisse au moins autour d'une table objectiver les propositions de chacun. Quelle est la conclusion de cette réunion ?
En fait, c'est vraiment un coup d'épée dans l'eau. C'està dire que Gabriel, on a globalement au sein d'une bloc centrale un jeu un peu de dupe entre le gouvernement et EPR, chacun se renvoyant la balle. Sébastien Lecornu nous disant c'est à l'Assemblée qu'il faut faire des compromis et Gabriel Atal nous disant mais nous on bouge pas s'il y a pas de déclaration du premier ministre.
Donc on voit bien qu'en ce moment ils sont en train de se faire enliser les débats parce qu'il y a une refus absolue d'aller chercher euh de mettre à contribution euh les milliardaires. Donc il y a eu cette réunion pour au moins ne pas se parler par presse interposée mais globalement euh ça ne règne rien parce qu'on a un bloc central assez inflexible. Donc ça ça doit se faire à j' dire dans les couloirs à h clos comme le regrette Non ça se fait pas dans ça ne se fait pas dans les couloirs à clos c'est ce que déplore Manuel Bonpard.
Oui, mais alors écoutez, moi j'ai eu cette réunion et le reste je suis constamment dans l'hémicycle avec Manuel Bonpard, avec Olivier Fort, avec Boris Valot, avec l'ensemble de mon groupe. En fait, je pense qu'il y a aussi beaucoup de fantasmes autour de ce qui se passe. C'est vrai qu'on travaille euh et que pour le moment à ce stade, il y a pas euh toute enfin voilà, cette idée que tout serait caché n'est pas vrai.
En tout cas, de notre part, c'est assez clair. Nos propositions sont connues. Le groupe écologiste et social les a présenté.
On a un enjeu dans ce budget d'aller rechercher des recettes, que ça soit par exemple via la taxe Zucman pleine et entière sur les patrimoines des ultra riches ou sur la question des successions avec le pack du treuil. Aujourd'hui, c'est ça notre objectif, faire de nouvelles recettes pour pouvoir après financer la transition énergétique et les services publics. Vous avez lu ce matin la, j'imagine l'interview de Gérard Larcheter, président du Sénat.
Oui, dans le Parisien aujourd'hui en France qui avertit clairement hein le Sénat rétablira la réforme des retraites si l'Assemblée la suspend. Pas question d'accepter n'importe quoi dit-il. Il met un gros coup de pression là.
Alors déjà, il y a deux choses. La réforme des retraites, la proposition du gouvernement, c'est un ralentissement du calendrier. C'est-à-dire que les générations, on est entre 1964 et 1968, vont partir 3 mois plus tôt en retraite que ce qui était prévu par la réforme borne.
Un ralentissement qui va coûter 100 millions en 2026 et 1 milliard4 en 2025, ce qui était très loin des chiffres extrêmement élevés qu'on nous donnait. Mais donc c'est un ralentissement et c'est bien pour ces générations là. Mais à partir de la génération mis en 1969, la réforme elle s'applique.
Donc on est effectivement sur un ralentissement de calendrier. Déjà première chose, je pense qu'il faut dire exactement ce qu'il y a dans la de ce qui est proposé par le gouvernement. La 2e chose, c'est que effectivement le Sénat peut décider de voter contre sur les questions budgétaires.
Le dernier mot revient à l'Assemblée euh nationale. Euh il y aura pas de vote à l'Assemblée euh nationale de toute façon sans la suspension. avec avec ce ce c'est ce on va dire ce report du calendrier, ça va être à mon avis extrêmement difficile parce que le budget de la sécurité sociale est extrêmement dur et met à contribution 99 % des Français et notamment les plus faibles.
Mais sans ça, il y a même pas de discussion. On a le sentiment que Gérard Larch jalouse en quelque sorte la relation en tout cas les les concertations qui se déroulent en ce moment entre Sébastien Lescornu et Olivier Fort. Il s'en cache pas hein dans le Oui, peut-être mais enfin je je fait je suis assez désolé, ça m'intéresse pas.
Enfin, en fait, on est dans un moment où on a un budget enfin tout le monde dit il y a une situation budgétaire catastrophique et on passe notre temps à commenter les positionnements des uns et des autres, les coûts de pression des uns et des autres. En fait, moi ça c'est très bien. Gérard Larcher, il fait sa une sur le parisien.
Très bien. Voilà. Moi ce que je vous dis c'est qu'aujourd'hui on est en train de discuter du budget à l'Assemblée nationale que ce que je constate c'est que contrairement à ce qui est dit c'est toujours le le gouvernement qui a la main que par exemple il a la main sur le dérouler des débats que nous devions discuter de la taxe Zucman ce lundi qu'il a décidé de le repousser.
Donc ça démontre bien qu'on est très loin de l'image du grand parlementarisme où c'est les parlementaires qui ont la main. On est toujours extrêmement contraint sur cette question budgétaire et on est face à un gouvernement qui a un peu changé de stratégie. Avant, c'était la méthode brutale du 493.
Maintenant, en fait, il noisson. C'est-à-dire qu'ils font durer les débats, qui changent l'ordre pour ne pas discuter des sujets qui sont déterminants et qui en fait à la fin espèrent que nous n'ayons pas assez de temps pour voter. Parce qu'il faut savoir que dans les contraintes qui pèsent sur le Parlement, on a aussi 70 jours maximum pour adopter le budget.
Donc vous espérez que la taxe Zucman soit adoptée telle qu'elle est mais vous savez qu'il y a qu'elle n'a aucune chance qu'il va falloir trouver là aussi un compromis. Mais alors moi ce que je trouve intéressant c'est la notion de compromis. Comment est-ce que le gouvernement fait un compromis ?
On a sa copie sur la table. C'est eux qui ont la copie. C'est eux qui ont la capacité à faire des ordonnances ou des décrets.
Par exemple, les franchises médicales, c'était une ordonnance. et pour qu'on les amoindr parce qu'ils veulent que ça ne marche pas. La proposition qui est appelé taxe duman alléger fait par le parti socialiste, moi j'appelle ça une taxe duman à trou.
Quelle est notre inquiétude et pourquoi on est aujourd'hui assez réticent ? c'est que Gabriel Zucman l'explique quand on a en fait quand on commence à mettre des conditions. Les milliardaires qui ont une armée de d'avocats spécialistes, qu'est-ce qu'ils font ?
C'est qu' retravaillent, qui réorganisent leur patrimoine pour continuer à faire de l'optimisation. Et donc tous les trous qu'on va mettre dans l'assiette de la STAC Zucman, c'est ça va probablement permettre à ces milliardaires qu'on veut mettre à contribution de pouvoir finalement y échapper. Ça aujourd'hui c'est notre antique étude.
C'est pour ça qu'on est en train de l'analyser. le patron des républicains Laurent Veoquier qui a justement évoqué ce totem de la droite la la défiscalisation des des heures supplémentaires. Cette mesure va coûter 1 milliard d'euros he selon la ministre des comptes publics Émilie de de Montchalin.
Vous vous êtes opposé vous à cette Oui. à cette à cette mesure ? Oui, nous sommes opposés à cette mesure parce que vous pensez vraiment que ça va fraiser la création d'emploi ?
Mais alors c'est pas que je le pense, c'est que c'est prouvé. C'est-àdire que ça fait maintenant 30 ans que l'État aujourd'hui paye une partie des hausses de salaires par les allègements de cotisation. C'estd que normalement dans l'augmentation des salaires, il y a deux discussions.
Il y a l'employeur, il y a le salarié. Ben là, on a mis un troisème acteur qui est l'État qui prend de plus en plus en charge à la place des employeurs les augmentations de salaires. Qu'est-ce qu'on s'aperçoit après 30 ans ?
On s'aperçoit que le nombre de création d'emplois en France n'est pas supérieur à ses voisins européens. C'est-à-dire qui suit la conjoncture. Ça n'a pas d'effet fort et à long terme sur la création d'emploi.
C'est aujourd'hui prouvé. Mais vaut augmenter les salaires. Alors oui, déjà mieux vaut augmenter les salaires et la question c'est le partage de la valeur qu'on voit dans les entreprises du 440 qui a une c'est un accroissement mais c'est même plus un accroissement, c'est effectivement une très forte augmentation des dividendes et que à l'inverse on demande à l'État de payer les augmentations de ser via des allégements de cotisation.
Ce n'est pas normal. Les travailleurs, c'est eux qui font la richesse de l'entreprise par leur travail. C'est normal qu'une partie des bénéfices n'aillent pas augmenter les dividendes reçus par les actionnaires, mais aille augmenter leur salaire.
Et aujourd'hui, c'est ça qui est euh cassé. C'est-à-dire que alors que euh la droite nous dit qu'il faut moins d'État, il demande à l'État finalement de prendre en charge une partie des salaires à la place des employeurs. Ça ce n'est pas normal.
Et je le dis tout de suite, je sais qu'ils vont me dire il y a les petites boîtes effectivement qu'on accompagne les toutes petites PME qui n'arrivent pas à payer euh sur euh l'augmentation du SMIC ou l'augmentation des alaires. Très bien. Mais aujourd'hui, vous savez que les principaux euh bénéficiaires de ces allègements, ça va être des grands groupes, par exemple comme Carrefour.
Et Carrefour aujourd'hui, non seulement il a les moyens de payer l'augmentation de salaire des salariés, mais en plus il y a pas de risque de dédésocalisation. Donc en fait, moi je ne comprends pas la stratégie de la droite, si ce n'est continuer à faire des cadeaux euh aux actionnaires des grandes entreprises et aux très gros actionnaires. Vous serez appelé à voter à début décembre pour pour désigner un un candidat écologiste qui participera à la primaire de de la gauche initié en en en juillet dernier entre socialiste, écologiste et ex insoumis.
Et puis il y a cette déclaration de de Marine Tondelier dans le dans le Nouvel Ops. Une seule candidate donc qui s'est déclaré à cette heure-ci. Marine Tolier, vous vous auriez préféré qu'il y en ait d'autres des candidats ?
Moi, c'est pas moi de dire qu'il doit se porter candidat ou pas. Je vois que Mar une autre Marine est possible he c'est son slang c'est son slogan sur ses tractes justement. Oui. [rires] Alors Marine ton de bah une autre marine est est possible.
Enfin, moi je préfère dire l'écologie c'est possible mais je je j'entends je je comprends il y a quand même du vert dans le tract he bon. Ah non mais et et Marine porte extrêmement bien de manière positive l'écologie. C'est juste voilà, je pense que c'est ce message- là aujourd'hui euh et je pense que c'est ce qu'on doit dire aussi, que l'écologie fait partie des acteurs déterminants.
J'entendais Philippe Brin du PS tout à l'heure qui disait "Mais si les socialistes s'abstiennent, le budget tombe." Mais en fait, si les socialistes sont les seuls à gauche qui s'abstiennent, ils tombent. Donc en fait aujourd'hui, on a des socialistes qui se font un peu plus gros qu'ils ne sont.
Moi, je trouve qu'on doit être dans un moment d'affirmation de l'écologie politique à la fois et notamment sur les questions de fond, la constriction budgétaire, l'ord des municipal pour défendre le bilan de nos maires et bien sûr qu'il faut qu'on aille porter nos propositions lors de la de la primaire de la gauche, en tout cas peser sur la construction d'un programme de gauche écologiste pour les présidentiels. Il aurait dû avoir plusieurs candidats écolos selon vous. C'est pas à moi de dire enfin alors premièrement on a effectivement Marine Tondulier qui est notre secrétaire national qui légitime qui logiquement se présente à la présidentielle et s'y prépare.
On sait qu'on a d'autres personnes qui y réfléchissent pour le moment. Elles n'ont pas souhaité se porter candidate. C'est leur choix.
Enfin, c'est pas moi des j'ai des gens qui supportent ou pas candidat à une procédure interne. Et si la primaire à gauche venait à échouer, est-ce que les écologistes désigneront un candidat pour 2027 ? Mais moi, je suis assez d'accord avec Marine Tondulet.
Je ne veux pas envisager cette hypothèse en fait. Alors que l'extrême droite est au plus haut dans les sondages, on ne peut pas accepter l'hypothèse de la division de la gauche. Il faut que la gauche unie représente une alternative forte et crédible à l'extrême droite lors des présidentielles.
Je vous pose la question parce que vous savez que à gauche, il y a des des candidats en tout cas quoi qu'il arrive ne veulent pas de cette primaire. He je parle de Oui, c'est pas de Raphaël Gluxman ou encore de de Jean-Luc Mélenchon. Et puis on peut regarder également ce c'est ce que disent les sondages he quand on regarde le taux de satisfaction en cas de victoire en 2027 à la présidentielle.
On voit bien que pour l'instant Raphaël Luxman rafle la mise autour de 18 % et qui a un déficit de notoriété avec Marine Tondelier qui a encore du chemin. Alors je crois que tous les électeurs, les simples pétitions de gauche ont conscience que pour faire gagner la gauche lors de la présidentielle, il y a encore du chemin. Et je pense que la question de l'Union, elle fait partie de ce chemin. et tous ceux qui font de la question de leur personne, de leur candidature comme Raphaël Gluxman une condition indispensable, on peut dire aussi Jean-Luc Mélenchon, se trompe.
On ne peut pas faire passer la personne avant le projet. Merci beaucoup. Merci infiniment à Chatin d'avoir été avec nous.
Donc une pause he pour les députés ce dimanche avant la reprise de l'examenet nonstop 9h minuit tous les jours demain à l'assemblée. Merci Satelin d'avoir été avec nous sur France Info. rester avec nous dans
Cyrielle Chatelain