L'invité de Bourdin Direct : Gabriel Attal - 24/08
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22FerméeRéponse directe
Un Afghan, accueilli en France, qui se retrouve en garde à vue, vous confirmez ?
- 1:17FerméeRéponse partielle
Est-il vrai qu'il était sur un poste de contrôle aux abords de l'ambassade de France à Kaboul ?
- 2:57FerméeRéponse partielle
Pourquoi ces cinq hommes ne sont pas expulsés ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Est-il possible de garantir qu'aucun terroriste potentiel n'est accueilli en France ?
- 4:21RelanceRéponse partielle
N'est-ce pas là la limite de l'accueil des réfugiés ?
- 4:45RelanceRéponse partielle
Le devoir d'accueil prime sur la sécurité des Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Gabriel AttalChiffre
« aujourd'hui, il y aura eu 2000 personnes évacuées depuis l'allocution du Président de la République. »
- 0:41Gabriel AttalFait
« Ce sont des Afghans qui ont travaillé pour la France en Afghanistan et qui, à ce titre, sont menacés dans leur vie. »
- 1:42Gabriel AttalFait
« Il était sur un point de contrôle, on est bien d'accord, armé. »
- 2:11Gabriel AttalFait
« il y a une mesure administrative de contrôle et de surveillance qui a été prise sur lui, et par précaution, sur les personnes qui l'accompagnaient, et donc quatre personnes. »
- 4:01Gabriel AttalFait
« tous les moyens sont mis, précisément pour contrôler qui vient sur notre sol, Jean-Jacques Bourdin. »
- 4:56Gabriel AttalFait
« ce qui primera toujours, Jean-Jacques Bourdin, c'est la sécurité des Français. »
- 5:09Gabriel AttalFait
« les personnes qui sont évacuées et qui sont accueillies sont des personnes qui ont protégé la sécurité des Français, qui étaient en Afghanistan. »
- 5:30Gabriel AttalPromesse
« La France prendra toute sa part dans l'accueil des réfugiés afghans. »
- 5:51Gabriel AttalFait
« la solution, elle est européenne, elle est internationale. »
- 6:30Jean-Jacques BourdinChiffre
« Depuis l'invasion soviétique, 6,5 millions d'Afghans fuient leur pays. »
- 8:20Gabriel AttalChiffre
« On est à 20 000 cas par jour en moyenne. »
- 8:31Gabriel AttalChiffre
« en Polynésie française, on est à 2 900 d'incidence pour 100 000 habitants. »
- 8:40Gabriel AttalChiffre
« Il y a encore 300 soignants qui sont partis vendredi dernier aux Antilles. »
- 11:00Gabriel AttalChiffre
« aujourd'hui, je crois qu'on est à trois adolescents sur cinq qui ont reçu une première injection. »
- 12:33Gabriel AttalChiffre
« Quand le président de la République s'est exprimé dans son allocution le 12 juillet, il y avait 63% des professionnels de santé dans les maisons de retraite, dans le médico-social, qui étaient vaccinés, qui avaient reçu une première injection. Aujourd'hui, on est à 85%. »
- 13:37Jean-Jacques BourdinChiffre
« On est revenu quasiment au niveau de chômage d'avant la crise. »
- 13:47Gabriel AttalFait
« Le quoi qu'il en coûte qui a été décidé par le Président de la République, ça a fonctionné. »
- 14:53Gabriel AttalChiffre
« C'est des millions de salariés qui ont été protégés, qui ont pu garder leurs emplois. »
- 14:59Gabriel AttalChiffre
« C'est des centaines de milliers de chômeurs en fin de droit, qui normalement auraient dû ne plus percevoir leurs allocations chômage, qui ont vu leurs allocations prolongées pour 3 milliards d'euros pendant près d'un an. »
- 15:19Gabriel AttalChiffre
« 6% de croissance prévue pour 2021, c'est beaucoup. »
- 17:14Gabriel AttalFait
« le salaire journalier de référence sera modifié avec un principe qui est un principe clair et je pense qu'il peut être partagé par beaucoup de Français. C'est qu'on ne doit pas gagner plus d'argent quand on est au chômage que quand on travaille. »
- 17:37Gabriel AttalChiffre
« On a 10 fois plus de contrats courts en France qu'en Allemagne et que chez la majorité de nos voisins européens. »
- 17:51Gabriel AttalChiffre
« une aide exceptionnelle de 900 euros pour les saisonniers, par exemple, qui étaient sans filet d'accompagnement. »
- 20:31Gabriel AttalChiffre
« Plus 56% depuis le début de cette année d'interpellations de trafiquants. Plus 30% de saisies d'armes à feu à Marseille depuis le début de l'année. »
Temps de parole
- Locuteur 276 %
- Locuteur 124 %
≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. RMC Jourdain Direct, Jean-Jacques Bourbain.
Gabriel Attal, bonjour. Bonjour. Porte-parole du gouvernement, je vais commencer avec l'Afghanistan. Un Afghan, expulsé, non pas expulsé, accueilli en France, qui se retrouve en garde à vue, vous confirmez ?
Oui, je vous le confirme. Vous savez qu'on procède à des évacuations d'Afghanistan. Aujourd'hui, il y aura eu 2000 personnes évacuées depuis l'allocution du Président de la République. Qui sont ces Afghans qui sont évacués ? Ce sont des Afghans qui ont travaillé pour la France en Afghanistan et qui, à ce titre, sont menacés dans leur vie. Des personnes qui ont aidé à l'évacuation de Français, qui ont sauvé des vies françaises à un moment qui était extrêmement tendu.
Vous savez, ça avait été confirmé hier par le ministère de l'Intérieur que sur ces Afghans qui ont aidé à sauver des vies françaises, à évacuer des personnes de l'ambassade, il y en a un qui, après enquête, et moi je veux saluer le travail de nos services, a retenu l'attention et fait l'objet d'une mesure administrative. Mais il a aidé, lui, à sauver des vies ? Des informations dont je dispose par le ministère de l'Intérieur.
Est-il vrai qu'il était sur un poste de contrôle aux abords de l'ambassade de France à Kaboul ?
Je vais être très factuel sur les informations dont je dispose du ministère de l'Intérieur. Parce que c'est normal d'être transparent. Il s'agit d'un Afghan qui a aidé à l'évacuation de Français, de personnes qui ont travaillé pour la France, lors de l'évacuation de l'ambassade, à un moment qui était incroyablement tendu, qui a probablement sauvé des vies. Il était sur un point de contrôle, on est bien d'accord, armé. À ce moment-là, il a évacué des personnes. Ensuite, vous savez qu'il y a des vérifications qui sont faites par nos services. Évidemment, les services extérieurs, les services intérieurs, à plusieurs niveaux. D'abord en Afghanistan, ensuite à Abu Dhabi, et puis en France.
Et qu'à l'occasion de son rapatriement, de son évacuation, il a été mis en lumière, qu'il aurait eu un lien avec les talibans, à un moment donné, qui reste à définir. Il y a des investigations qui sont en cours. Comme, évidemment, on ne prendra jamais aucun risque avec la sécurité des Français, il y a une mesure administrative de contrôle et de surveillance qui a été prise sur lui, et par précaution, sur les personnes qui l'accompagnaient, et donc quatre personnes. Voilà, et ces personnes font donc l'objet de ce qu'on appelle une MICAS, une mesure administrative de surveillance. Sauf qu'il n'a pas observé les règles qu'on lui avait imposées en France.
Alors, ce n'est pas l'Afghan en question, celui qui a fait l'objet au départ de cette mesure de surveillance. C'est une des personnes qui l'accompagnaient, qui a fait l'objet d'une mesure de surveillance parce qu'elle accompagnait cet individu, ce monsieur. C'est par précaution, il n'y a pas d'information sur un lien entre cette personne-là et le régime taliban. Et effectivement, il y a une personne qui n'a pas respecté les mesures qui étaient demandées d'isolement, et donc qui a été interpellée et qui est en garde à vue.
Alors j'ai une question toute simple, pourquoi ces cinq hommes ne sont pas expulsés ?
Mais je vous ai dit, à l'instant, il y a une personne qui fait l'objet d'investigations, qui a retenu l'attention parce qu'elle aurait eu un lien avec le régime taliban. Il se trouve que cette personne a sauvé des vies françaises ou de personnes qui ont travaillé pour la France. Que dans ces conditions, elle a été évacuée. Maintenant, ce que je vous dis aussi, c'est qu'on prendra toujours les décisions, et on prend toujours les décisions pour la sécurité des Français, pour le contrôle des personnes qui viennent sur notre sol. Et donc il y a une mesure administrative de surveillance qui fait l'objet de cette personne. Il y a des investigations qui sont menées.
Et moi, je vais vous dire, j'ai totalement confiance dans nos services, nos services intérieurs et extérieurs qui font un travail exceptionnel, dont on ne peut même pas tout dire pour des raisons de sécurité. On ne peut pas donner tous les détails du travail qui est fait. Mais s'ils ont pu identifier qu'il y avait eu à un moment ce lien, c'est précisément parce qu'il y a un travail extrêmement nourri qui est fait, et qu'on prendra toujours les décisions en juge nécessaire.
Alors j'ai une question claire. Est-il possible de garantir qu'aucun terroriste potentiel n'est accueilli en France ? Est-ce qu'il est possible de le garantir ? Sincèrement, franchement.
Ce qu'il est possible de garantir, c'est que tous les moyens sont mis, précisément pour contrôler qui vient sur notre sol, Jean-Jacques Bourdin. Et ça dans un contexte qui est extraordinairement difficile. Vous avez vu les images à Kaboul, vous voyez qu'il y a la situation d'urgence. Et d'ailleurs, c'est des difficultés entre guillemets, ou des questions qui se posent en France, mais dans d'autres pays. J'ai vu dans la presse hier soir, en Grande-Bretagne aussi. Et en Bretagne, il y avait une situation semblable.
Mais n'est-ce pas là la limite, justement, de l'accueil des réfugiés ?
Non, je crois que ça témoigne des difficultés d'un contexte qui est extraordinairement compliqué. Est-ce qu'il y a un risque, sincèrement ?
Est-ce qu'il y a un risque qu'un terroriste potentiel s'immisce, s'incruste ?
Par définition, il peut toujours y avoir des stratégies qui sont menées. C'est pour ça qu'on fait des vérifications extrêmement poussées. C'est pour ça d'ailleurs que dès lors...
Le devoir d'accueil prime sur la sécurité des Français ? Je vous pose la question. Parce que l'opposition et Marine Le Pen vous posent la question. Est-ce que le devoir d'accueil prime sur la sécurité des Français ?
Je vais vous dire, ce qui primera toujours, Jean-Jacques Bourdin, c'est la sécurité des Français. Et précisément, les personnes qui sont évacuées et qui sont accueillies sont des personnes qui ont protégé la sécurité des Français, qui étaient en Afghanistan. Qu'est-ce qui se passerait demain, partout dans nos ambassades ? Partout où vous avez des locaux qui travaillent pour les Français, pour les protéger ? Qu'est-ce qui se passerait si le message qu'envoyait la France aujourd'hui, c'est de dire finalement, les personnes qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Français, on les laisse, on les abandonne à leur sort.
Non, c'est d'abord l'honneur de la France et c'est un enjeu de sécurité. Donc, accueil sans limite des réfugiés ? Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit.
Ce n'est pas ce qu'il y a dit.
Mais je vous pose la question. On a dit, c'est que la France...
Jusqu'à quand va-t-on accueillir des réfugiés afghans ?
La France prendra toute sa part dans l'accueil des réfugiés afghans. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, évidemment, que pour une partie, on peut accueillir des réfugiés afghans. C'est encore une fois notre honneur et c'est aussi notre devoir vis-à-vis de personnes qui nous ont protégés, qui ont protégé nos ressortissants, qui ont travaillé pour la France localement et qui, à ce titre, sont potentiellement menacés de mort pour ça. Maintenant, le Président de la République l'a dit, la solution, elle est européenne, elle est internationale. Il y a un sommet du G7 qui se tient aujourd'hui pour avancer sur ces questions-là.
Il y a des discussions en cours aussi avec Angela Merkel, avec les Allemands, pour regarder si on peut pousser un mécanisme européen, ce qui est dans la logique de ce que le Président de la République pousse depuis 2017.
Je ne sais pas moi, des quotas d'accueil de réfugiés ?
Pour que chacun prenne sa juste part ? Que chaque pays ait un quota d'accueil de réfugiés ? Depuis 2017, le Président de la République, il pousse une idée claire, c'est que chaque pays en Europe prenne sa part dans l'accueil de réfugiés. Là, on parle de l'Afghanistan, il y a d'autres réfugiés qui fuient des guerres, des persécutions dans le monde. Ça ne peut pas être un pays, ou deux pays, ou trois pays qui prennent tout en charge.
Depuis l'invasion soviétique, 6,5 millions d'Afghans fuient leur pays. 6,5 millions d'Afghans. Pas qu'en France, évidemment, Gabriel Attal. Mais est-ce qu'on va fixer un nombre d'Afghans, de réfugiés afghans que nous accueillerons ? Est-ce qu'on va fixer un chiffre ? C'est une possibilité, mais d'ici là, il faut qu'il y ait un travail européen,
un travail international, Jean-Jacques Bourdin.
Et le 31 août, les Américains doivent quitter, ils se sont engagés, quitter l'Afghanistan. Et les talibans, ils tiennent. Alors que va-t-on faire ? On va stopper ce qui se passe sur l'aéroport de Kaboul ?
C'est précisément l'objet des discussions qui sont en cours avec les Américains. Jean-Yves Le Drian s'est exprimé sur le sujet hier. Il a parlé lui-même de cette échéance du 31, en expliquant qu'il faudrait probablement un peu plus de temps. Je disais tout à l'heure qu'il y avait un sommet du G7 qui se tenait cet après-midi. Aujourd'hui, ça fait précisément partie des sujets qui vont être abordés par les chefs d'État. Reconnaissance possible du nouveau pouvoir taliban par la France ? On reconnaît des États, on ne reconnaît pas des pouvoirs. Quand un gouvernement sera formé à Kaboul ? On a fixé des demandes extrêmement claires.
La liberté pour les évacuations, la liberté de circulation de l'aide humanitaire, le respect des droits fondamentaux et un gouvernement de transition qui respecte l'ensemble des sensibilités politiques. Voilà ce qui a été fixé, les exigences qui ont été fixées par la France. La situation, vous le savez, est très mouvante. Il y avait par ailleurs un procédure politique qui avait commencé avant la victoire militaire, malheureusement, des talibans en Afghanistan. Et donc, on va regarder comment les choses se déroulent dans les prochaines semaines.
Le Covid, l'épidémie progresse toujours, pique la semaine prochaine, a dit Olivier Véran. Il a dit que dans les prochains jours, on pourrait atteindre le pic. Dans les prochains jours, probablement, ou dans les prochains jours.
Maintenant, il faut être très clair, Jean-Jacques Bourdin, il y a une légère décrue, mais ce n'est pas la marée basse. Il y a encore un niveau très élevé de contamination et d'incidence dans notre pays. On est à 20 000 cas par jour en moyenne. On a des situations qui sont absolument dramatiques outre-mer. Je pense aux Antilles, je pense à la Polynésie française. On a un taux d'incidence qui reste vertigineux. Je crois qu'en Polynésie française, on est à 2 900 d'incidence pour 100 000 habitants. Ce qui est colossal. On a des hôpitaux qui sont saturés en Martinique, qui sont proches de l'être en Guadeloupe. On envoie des renforts de personnel.
Il y a encore 300 soignants qui sont partis vendredi dernier aux Antilles.
Rentrée scolaire reportée en Guadeloupe et en Martinique. C'est une possibilité. Je crois d'ailleurs qu'elle a déjà été...
Possibilité ou... Ça fait partie des discussions et des réflexions en ce moment. Il y a un conseil de défense qui se tient. Vous l'avez décidé ? Le gouvernement l'a décidé ? Si ça avait été décidé, je vous le dirai, puisque je suis transparent. Mais il y a déjà une décision qui a été prise, il me semble, en Polynésie française. Ça reste une possibilité, mais il n'y a pas de décision prise pour l'instant. Troisième dose. Je précise pour les Français qui nous écoutent, de la Guadeloupe et de la Martinique. Bien sûr.
Non mais bien sûr. Bien sûr. Je vais revenir sur la rentrée scolaire en métropole. Troisième dose de vaccin. Début septembre. A dit Olivier Véran. Possible pour les plus de 65 ans. Pour les personnes atteintes de comorbidités. Les femmes enceintes.
Ce qui a été décidé, c'est que la prise de rendez-vous pourrait démarrer dès le début du mois de septembre. Et que les premières injections pourraient avoir lieu à la mi-septembre.
Mi-septembre, vers le 15 septembre, premières injections. Voilà ce qui a été acté en conseil de défense. Le gouvernement recommande une troisième dose ?
On attend l'avis de notre autorité de santé qui est imminent. Mais probablement, Olivier Véran l'a dit hier, qu'on la recommandera. Notamment dans un premier temps, pour les plus de 65 ans. Les personnes qui ont une maladie grave qui les expose au Covid. Je précise, parce qu'Olivier Véran l'a fait hier, qu'a priori, cette recommandation vaudra pour les personnes qui ont reçu leur deuxième dose il y a six mois. Et donc, on voit bien que dans un premier temps, c'est les personnes très âgées, notamment les personnes en EHPAD, qui ont été vaccinées en premier.
En premier, c'était hier sur BFM TV. Rentrée scolaire, tous les établissements ouverts en métropole. Tous les établissements ouverts, pas de vaccination obligatoire, on est bien d'accord. Pas de passe sanitaire obligatoire, on est bien d'accord. Ni pour les enfants, ni pour les personnels enseignants, ni pour les personnels qui travaillent dans les établissements. On est bien d'accord. Avec un protocole sanitaire très strict. Avec donc un risque important.
Avec un protocole sanitaire très strict qui a été annoncé par Jean-Michel Blanquer, vous savez, à quatre niveaux. Il a retenu un niveau qui est le niveau 2. Je ne vais pas rentrer dans les détails techniques. Mais évidemment qu'il y a les mesures de port du masque à partir du CP, qu'il y a les mesures de distanciation, qu'il y a les mesures de non-brassage, notamment à la cantine, pour faire en sorte que les groupes ne se croisent pas trop. Qu'il y a des mesures d'aération qu'on recommande et qu'on va accompagner les collectivités pour l'installation de capteurs de CO2 dans les classes. Tout ça, c'est un travail qui est mené.
Il y a évidemment, pour les plus de 12 ans, la vaccination qui continue à se déployer. Vous savez qu'aujourd'hui, je crois qu'on est à trois adolescents sur cinq qui ont reçu une première injection. C'est beaucoup et je vais vous dire, c'est plus que ce qu'on avait anticipé pour la rentrée scolaire quand on a lancé la vaccination pour les mineurs et pour les adolescents.
Sans condition d'autorisation parentale en Israël, la vaccination n'est plus de 12 ans.
Vous savez qu'on a levé l'autorisation parentale pour les plus de 16 ans en France. Pour les plus de 16 ans, mais pour les plus de 12 ans, c'est envisagé. Pour les 12-16 ans, on est passé de l'autorisation nécessaire des deux parents à un parent.
Oui, un seul.
Est-ce qu'il est envisagé de lever l'autorisation parentale ? Je ne crois pas. Par ailleurs, ça fait partie de la loi. Il me semble un texte de loi puisque ça a été adopté dans le projet de loi qui a été voté par le Parlement à la fin du mois de juillet.
Vaccination obligatoire pour les gendarmes. Vaccination obligatoire bientôt pour tous les militaires français.
Je n'ai pas d'informations à communiquer de nouvelles sur ce sujet-là. Il y a une obligation de vaccination. Aux Etats-Unis, tous les soldats américains seront obligatoirement vaccinés. J'entends bien. Il y a une obligation qui a été annoncée pour les professionnels de santé, pour les personnes qui sont au contact régulier, quotidien de personnes malades. Et d'ailleurs, moi, je veux souligner le fait que l'annonce de cette obligation a eu un effet de ressaisissement pour un certain nombre de professionnels de santé qui n'avaient pas voulu se faire vacciner. Je pense qu'il faut le souligner. Donc, ils se sont fait vacciner. Quand le président de la République s'est exprimé...
Donc, l'obligation vaccinale marche ? En tout cas, l'annonce de cette obligation, mais probablement aussi le travail de conviction de pédagogie qui est fait sur le terrain par les professionnels de santé, par les médecins. Ça fonctionne, puisque je vais vous donner un chiffre qu'on m'a communiqué hier. Quand le président de la République s'est exprimé dans son allocution le 12 juillet, il y avait 63% des professionnels de santé dans les maisons de retraite, dans le médico-social, qui étaient vaccinés, qui avaient reçu une première injection. Aujourd'hui, on est à 85%. C'est beaucoup. C'est une augmentation de plus de 20 points en six semaines, il me semble.
Et donc, voilà, ça montre qu'il y a un ressaisissement qui se fait. Et je vais vous dire, on ne peut que le saluer, parce que c'est des personnes qui sont protégées elles-mêmes, qui protègent aussi les personnes qu'elles soignent.
Donc, pour les militaires, vous ne savez pas. Pour les gendarmes, oui. Et pour les policiers, pour l'instant, rien. Est-ce que vous êtes en train de préparer une loi ? Parce qu'il faut une loi pour les policiers.
Non, parce que ce que je vous ai dit, c'est qu'il y a une décision qui a été prise pour les professionnels de santé, qui a été annoncée, qui rentre en vigueur, vous le savez, pour la première injection au 15 septembre, pour le schéma vaccinal complet au 15 octobre. Et je n'ai pas d'autres informations. Pas d'autres. Pas d'autres informations. Aucune loi en préparation pour les policiers. Aucune loi en préparation. Je vous le dirai, il n'y a pas d'autres obligations prévues à ce stade.
Bien. L'économie française, chômage en baisse, on est à 8%. On est revenu quasiment au niveau de chômage d'avant la crise.
Mais qui l'aurait cru ? Avant la crise est arrivée, vous vous souvenez ? On nous avait annoncé des taux de chômage à deux chiffres, une explosion du chômage en France. Le quoi qu'il en coûte qui a été décidé par le Président de la République, ça a fonctionné. Ça a protégé des entreprises et donc des emplois. Des emplois de millions de Français qui ont été protégés par nos mesures.
Oui. Ça enrichit certains et appauvrit d'autres aussi, Gabriel Attal. L'emploi a retrouvé son niveau, on est bien d'accord, son niveau d'avant la crise. Les entreprises françaises sont aujourd'hui très dynamiques. Manque de bras d'ailleurs, parfois, dans un certain domaine. Croissance donc, mais croissance pas pour tout le monde. J'ai vu les chiffres. Ceux qui ont profité de la crise sont souvent les très riches. Les très très riches. Vont-ils payer un impôt exceptionnel ?
D'abord, je vais vous dire, tous les Français, tout le monde profite de la reprise et de la relance. Non, mais c'est important de le dire.
Oui, mais est-ce qu'il n'y a pas deux Frances aujourd'hui ? Une France qui a profité de la crise, qui s'en sort bien, qui travaille, qui a du boulot, qui a un pouvoir d'achat, et une autre France qui, elle, est un peu abandonnée. Je vous pose franchement la question.
Il y a une France qui a été protégée tout au long de cette crise, par les mesures sanitaires, évidemment, mais par le quoi qu'il en coûte. C'est des millions de salariés qui ont été protégés, qui ont pu garder leurs emplois. C'est des millions d'entreprises qui ont pu maintenir leur outil de travail. C'est des centaines de milliers de chômeurs en fin de droit, qui normalement auraient dû ne plus percevoir leurs allocations chômage, qui ont vu leurs allocations prolongées pour 3 milliards d'euros pendant près d'un an, alors qu'elles étaient en fin de droit. Il y a eu une gestion purement sociale de cette crise en France.
la plus sociale probablement, l'une des plus sociales probablement en Europe. Et ça, il faut s'en réjouir parce que c'est ce qui nous permet aujourd'hui de rebondir et de partir très fort. Vous l'avez dit, 6% de croissance prévue pour 2021, c'est beaucoup.
Oui, mais Gabriel Attal, il y a aussi des Français qui ont souffert de la crise. Et qui souffrent encore de la crise et qui sortent meurtris de cette crise. Alors, est-ce que le Président de la République et le gouvernement s'opposent à une taxe exceptionnelle payée par ceux qui se sont enrichis pendant la crise ? Je vous pose franchement la question.
Je vais vous dire, est-ce que vous pensez, Jean-Jacques Bourdin, que l'instauration d'une taxe sur certains, par principe et par magie, va faire que les autres iront mieux ? Moi, je ne le pense pas. Je ne crois pas à la fiscalité par le symbole. Mais l'État distribue. Mais bien sûr que l'État répartit la richesse, c'est son boulot. Mais c'est ce qu'on fait depuis le début de cette crise. Vous prenez une famille, un couple qui est au minima sociaux, avec deux enfants. Il a reçu des aides exceptionnelles tout au long de la crise. De 200 euros, de 400 euros, au total 1000 euros pendant l'année 2020. Son allocation de rentrée scolaire a été revalorisée.
Il bénéficie aujourd'hui de mesures pour la formation, pour le retour à l'emploi. Quand l'économie repart, quand il y a des emplois qui sont créés, ça bénéficie aux Français qui sont les plus en difficulté, qui sont ceux qui n'ont pas d'emploi. Maintenant, si vous posez la question de la rémunération des grands groupes et des bénéfices qui ont été engendrés par des entreprises. Nous, Jean-Jacques Bourdin, depuis le début, on prône un meilleur partage de la valeur dans l'entreprise.
Donc, il n'y aura pas, on est bien clair, on ne va pas tourner autour du pot, il n'y aura pas de taxes exceptionnelles. On est bien d'accord.
Mais on va passer à autre chose. Vous me dites non. Oui, je vous dis non parce qu'on s'est engagé à ne pas augmenter les impôts. Pour personne, on s'est même engagé à les baisser. Et on continue à les baisser, notamment pour 5 millions de ménages qui ont vu leur impôt sur le revenu baisser et pour ceux qui payent la taxe d'habitation, qui la voient supprimer. Ça, c'est notre engagement et on le tient.
L'assurance chômage, mise en œuvre, la réforme de l'assurance chômage, mise en œuvre le 1er octobre. Le 1er octobre, oui.
Oui, vous confirmez. Mais c'est très important. Vous savez, vous parliez tout à l'heure à la fois de la précarité et à la fois des secteurs qui n'arrivent pas à respecter. Le mode de calcul des allocations sera donc modifié le 1er octobre. Bien sûr, le salaire journalier de référence sera modifié avec un principe qui est un principe clair et je pense qu'il peut être partagé par beaucoup de Français. C'est qu'on ne doit pas gagner plus d'argent quand on est au chômage que quand on travaille. Voilà, c'est tout simplement ça la base de cette réforme. Et la base, c'est de dire qu'il y a aujourd'hui des personnes qui sont dans une précarité du fait du système de l'assurance chômage.
On a une explosion en France depuis des années des contrats courts. Parfois de moins de 5 jours, parfois d'une journée. On a 10 fois plus de contrats courts en France qu'en Allemagne et que chez la majorité de nos voisins européens. Comment est-ce qu'on peut l'expliquer ? C'est des personnes qui se retrouvent dans une précarité. Quand il y a la crise, qu'est-ce qui se passe ? Elles n'ont pas de protection. C'est pour ça qu'on a mis en place une aide exceptionnelle de 900 euros pour les saisonniers, par exemple, qui étaient sans filet d'accompagnement.
Et donc oui, le sens de cette réforme, c'est de pousser les entreprises à recruter des demandeurs d'emploi sur des contrats plus longs, des CDD plus longs ou des CDI. Avec un bonus-malus pour les entreprises qui font le plus de contrats courts et avec, oui, une incitation pour les personnes qui sont au chômage pour reprendre une activité.
Et la réforme des retraites sera-t-elle relancée cet automne ?
Ça, vous savez, le Président de la République l'a dit. Il y a deux qu'on dit. D'abord, le diagnostic, c'est qu'on a un système qui n'est pas financé.
Attention à ce que dit le Président de la République parce qu'il avait parlé d'un chèque alimentaire aussi. Je me souviens de sa promesse. Je sais. On le fera. C'était quand ? Tiens, ma mémoire ne me fait pas défaut. Le 14 décembre 2021.
C'était, je crois, en sortie des discussions de la Convention citoyenne On le fera. Alors, vous le ferez ? Il n'y a pas de... Évidemment, je veux dire, ça reste... Mais je ne vais pas vous donner le calendrier. Ça fait des mois que ça traîne. Il y a un travail qui est mené. Vous savez, puisque vous avez beaucoup parlé du sujet, notamment avec les collègues de Normandie et le maire. Oui. C'est un sujet majeur. Ça nécessite un gros travail pour cibler ce chèque alimentaire. Il y aura chèque alimentaire ? C'est modélité. Avant la fin de l'année ? Ça a été annoncé. Je ne peux pas vous dire le calendrier.
D'accord, ça a été annoncé, on le sait. Ça a été annoncé en décembre dernier. On le sait. Je ne peux pas vous dire... Il y aura chèque alimentaire avant la fin de l'année.
Je ne peux pas vous dire le calendrier. Je peux vous dire qu'on y travaille, que le gouvernement y travaille. Non, mais il y aura alors le calendrier. Il y a un engagement qui a été pris. Ah, mais bien sûr, il y a un principe. Il y a un engagement qui a été pris. Il sera tenu. Ce que je ne peux pas vous dire, c'est si c'est le mois prochain, avant la fin de l'année.
Un mot sur Marseille. Le président de la République sera à Marseille dans les prochains jours. Vous confirmez avec un plan pour... Oui, il y a un déplacement prévu à Marseille. À Marseille, avec un plan ? Avec un plan ?
Un plan global pour la ville ? S'il se déplace à Marseille, le président de la République... Pas pour rien. C'est même pour parler de beaucoup de sujets, parce que Marseille, évidemment, a besoin qu'on travaille sur beaucoup de sujets.
Est-ce qu'on peut imaginer une légalisation expérimentale et encadrée du cannabis à Marseille ?
Écoutez, je n'en ai pas entendu parler. Je ne crois pas que ce soit ce dont Marseille a besoin aujourd'hui. Moi, je crois que si on parle de la question de la sécurité et des trafics, Marseille a besoin qu'on pilonne et qu'on continue plutôt à pilonner les trafiquants, les dealers. Plus 56% depuis le début de cette année d'interpellations de trafiquants. Plus 30% de saisies d'armes à feu à Marseille depuis le début de l'année. C'est un mauvais signe, ça.
C'est à la fois un bon signe et un mauvais signe.
En tout cas, c'est un bon signe s'agissant de l'action. Ça peut que les armes circulent et que la drogue circule. Mais elles circulent depuis longtemps. J'entendais le maire de Marseille hier sur BFM TV, qui n'est pas de la majorité. Il est socialiste, il n'est pas dans la majorité présidentielle. Qu'est-ce qu'il disait ? Ça fait au moins 15 ans qu'il y a des difficultés et qu'il y a entre guillemets un abandon de Marseille. Et il a dit quoi ? Il a dit que ce gouvernement, celui de Jean Castex, sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, est le premier à tenir ses engagements quand il annonce une augmentation des moyens à Marseille.
Il y a 100 effectifs, 100 effectifs de police qui sont arrivés en plus depuis le début de l'année à Marseille. 200 qui sont prévus dans les années qui viennent. On met les moyens pour pilonner les trafiquants. Parfois, ils ripostent. C'est pour ça que vous avez régulièrement et malheureusement des situations dramatiques qu'on constate. Mais on continuera à les pilonner parce que c'est ce que nous devons en Marseille.
Merci Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, d'être venu nous voir ce matin. Il est 8h54.
Gabriel Attal