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interviewLCI (sur YouTube)· 4 avril 2025 8 min

Cibler la tech américaine, la riposte ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sylvia, merci d'être là. Alors, on va parler peut-être, vous nous direz ce que vous en pensez d'ailleurs, d'une des armes, j'allais dire. Allez, on va quitter quand même l'esprit guerrier, même s'il est animé du côté de la Maison Blanche.

Mais en tout cas, c'était une réponse que l'on pourrait apporter pour combattre ces sanctions américaines. Et vous allez nous parler des gafames. Oui, les Games qui sont déjà au cœur d'un conflit entre Bruxelles et les États-Unis.

Vous savez que Meta Apple font l'objet de plusieurs enquêtes hein antitrust et la Commission européenne doit justement rendre des décisions ces prochains jour Apple qui sont accusés de ne pas avoir respecté les règles he sur les marchés numériques et le risque gros he une amende pouvant aller jusqu'à 10 % de leur chiffre d'affaires. Ce conflit n'est pas étranger au rapprochement des gars femmes de Trump. Ils espèrent tous que le président volera à leur secours.

On se souvient de cette image hein. Vous vous souvenez évidemment l'investiture de Trump. Ils étaient tous là, tous autour de Donald Trump et quelques jours plus tôt, Marie Zuckerberg en avait d'ailleurs ajouté une couche.

On l'écoute. L'Europe a un nombre croissant de lois qui institutionnalis la censure et rendent difficile toute innovation. Voilà le patron de MÉTA qui s'était d'ailleurs réjoui he de travailler avec le président américain pour contre-attaquer disait-il.

Et en effet, Donald Trump a menacé ces dernières semaines Bruxelles de représaille commercial à si jamais une décision défavorable devait tomber. Sans parler de J Events he qu'on voit ici à l'image. Il était à Paris pour le sommet de l'IA et il a sèchement critiqué la régulation européenne.

Alors justement, est-ce que cette commission peut tenir bon face aux menaces ? On va dire ça comme ça. En tout en tout cas face aux intimidations permanentes, bien certains eurodéputés appellent à la plus grande fermeté face à Washington.

À l'Union européenne. Elle a des atouts. Les gars femmes réalisent 25 % de leur revenus en Europe.

C'est plusieurs centaines de milliards d'euros chaque année. C'est Jean-Noel Barou qui le répétait à l'Assemblée il y a encore quelques jours. Il a tenu un discours offensif hein.

Il a également laissé entendre qu'en cas de hausse des droits de douane et bien l'Union européenne pourrait restreindre l'accès aux services numériques et financiers. Sophie Prima, la porte-parole du gouvernement en parler aussi ce matin en radio Olwood. les services numériques qui aujourd'hui ne sont pas taxés et qui pourraient l'être je pense les gars femmes par exemple.

Nous avons des nouveaux outils, nous nous sommes dotés en Europe de de nouveaux outils qu'on appelle des des outils anticoerci par exemple c'est aussi l'accès à nos marchés publics. Donc nous avons aujourd'hui toute une batterie d'outils et nous sommes prêts nous sommes prêts à cette à cette à cette guerre commerciale. On s voilà restreindre l'accès aux services mais aussi taxer les gars femmes.

On parle des services qui sont importés des États-Unis ou fournis par les entreprises américaines. La balance des services américaines, elle est excédentaire et les revenus des gars femmes et bien sont une cible toute trouvée. Il y a Berlin aussi qui évoque aujourd'hui même un impôt européen sur la tech américaine pour répliquer en tout cas ça pourrait aussi entamer hein le soutien des patrons de la tech envers Trump.

On verra en tout cas quelles sont les options qui sont choisies ces prochaines semaines. Merci beaucoup cher Sylvie. Alors j'ai entendu Alain Madelin qui a dit qui a glissé pendant votre intervention c'est pas une bonne idée.

Pourquoi ça ? Ah touche pas la tech. Pourquoi touche pas la tech ?

Parce que la tech on en a besoin. On en a vraiment besoin. Et c'est par nature le secteur qui à mon avis doit être le plus globalisé.

C'est le progrès, c'est l'avenir. Il frappe à notre porte, ça va très vite. Enfin franchement là, je suis pas d'accord avec ça.

Ce n'empêche pas que sur les autres doit, il y a des tas choses à faire. Il y a des tes choses à faire. Pourquoi vous êtes pas d'accord ?

Bah parce que il parce que c'est une question d'indépendance euh stratégique et euh absolue, hein. On voit bien quand même le rôle que joue euh un certain nombre de de grands géants numériques euh dans euh la déstabilisation de nos démocraties, hein. Donc euh non, il faut absolument vous avez un allié à vos côtés visiblement.

Ça c'est autre chose, ça c'est chose. Mais non, c'est ça, c'est de ça dont il est en question. Non, c'est de ça dont il est question dans dans la capacité que l'Europe aurait de se réorganiser.

Alors, le problème, c'est qu'effectivement on est dans l'urgence absolue. Il y a un autre argument qui est que on a quand même besoin au niveau européen de faire un certain nombre d'efforts euh notamment dans le secteur de la défense et que on aurait besoin d'aller chercher des financements et euh bah taxer les G femmes euh taxer les oligarques, hein. Moi, j'aime bien cette formule autour de Trump.

Et ben c'est un bon moyen de récupérer des financements dans des sommes qui sont pas des sommes impossibles, hein. C'est pas il faut pas Oui. Par rapport au volumes moi je reste dans je reste dans les clous du droit.

Alain Madelin est pas d'accord avec ça mais c'est tout à fait dans les clous. Donc moi je préfère rester dans les clous du droit. Euh c'estàdire de dire bah voilà regard règles de l'OMC vous faites ceci regardez les règles c'est je fais ça plutôt que de rentrer dans des il y a qu'à taxer les trucs et cetera, de rentrer dans des bricolages comme ça dans le droit le droit et le droit notre force on doit tenir au troit.

Nous ne sommes pas des voyouors les voyou c'est eux. Bah oui, mais Adelain Madelin, souvent on dit et on en parle sur ce plateau pour autre chose qu'une guerre économique, c'est une guerre qui se passe à quelques milliers de kilomètres de nos frontières et on se dit que face à ces gens-là, parfois il faut peut-être mettre nos valeurs entre parenthèses pour les combattre. Vous n'êtes pas d'accord ?

Surtout surtout pas. On est d'accord. On peut être habile mais on ne doit pas mettre ses valeurs.

Non mais si si on Non, mais c'est ce que dit Alain Madelin est très important. C'estàd que si on a des voyou en face, les voyou par définition ils violent les règles et et le droit. Et donc on doit faire le seul rempart en fait faire appliquer les pénalités prévues par nos codes, nos règles et notre droit.

C'est il faut pas violer nos propres règles et donc être dans une forme de mimétisme par rapport au banditisme auquel on a on est exposé. Mais j'aime bien l'idée de financer des canons César en taxant effectivement euh Facebook, Google et autres qui font de l'abus de position au dominante et ça c'est régulièrement sanctionné. Faudra juste qu'on accepte mais c'est peut-être un message que l'on peut lancer.

Je ne suis pas d'accord du tout avec Gal. Bon alors que on n'a pas encore entendu Benoît Billant. Alors, vous êtes dans quel camp ?

C'est cas de le dire pour le coup. Je dirais je suis désolé hein, mais non mais c'est vous êtes jeté dans le grand. Moi, j'ai un j'ai une analyse qui va qui va peut-être pas faire plaisir sur ce plateau, mais c'est que quand on est dans un combat de rue, si on s'interdit de frapper en dessous de la ceinture et qu'on n pas la force suffisante pour s'imposer à celui qu'on a en face, on a perdu d'avance.

Et donc aujourd'hui le problème c'est que je ne crois pas que les Européens aient la force de s'imposer face aux Américains. Non pas parce qu'ils en auraient pas forcément les outils. J'entends la question des outils.

Je pense qu'on n'a pas le logiciel. L'Union européenne a été créée pour faire tout l'inverse de ce face à quoi nous mett Trump aujourd'hui. Elle doit réécrire son logiciel sous la pression et dans l'urgence.

Je ne sais pas si elle en est capable mais c'est déjà une première chose. Deuxième chose, nous sommes 27 pour les Américains. C'est 27 angles d'attaque différents nous diviser.

Et donc ça et on le voit he ça c'est un vrai problème quand même ce qu'il n'a pas fait. Mais ce qu'il fera nécessairement s'il vous pensez que maintenant il va aller toquer à chaque porte ou convoquer comme il le fait ? C'est l'inverse.

D'accord. C'est l'inverse. C'est les c'est c'est petit à petit on va voir chacun toquer à la porte des é ce qu'on fait les Britanniques là depuis quelques jours, c'est-à-dire aller directement négocier.

Alors, ils font pas partie de l'Europe certes, mais ils nous aident dans un autre conflit. Voilà, tout le monde tout le monde tout le monde va faire ça. Tout le monde va faire ça.

Et puis en plus ces taxes ces taxes douanières, ils ont gagné. B disons que comment peut-être que quand on n pas la maîtrise du champ de bataille, vaut mieux se replier pour contre-attaquer par la suite. Mais je crois qu'en tout cas le problème c'est que ils nous ont déjà retiré un certain nombre d'arguments.

Vous parliez de l'OMC, ce que fait Trump. En fait, les Américains après avoir eu la prééminence dans les institutions financières internationales sont en train de les neutraliser de fait en les retirant du jeu. H et on n'est pas dans une guerre économique, on n'est pas dans une guerre commerciale, on est dans une dans une reconfiguration géopolitique.

C'est une transformation des relations internationales. Si on se contente de l'approcher de manière sectorielle, on aura perdu d'avance.

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